Dictionnaire des rimes
Les rimes en : lipomateux
Que signifie "lipomateux" ?
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- (Médecine) Qui est de la nature des lipomes.
Mots qui riment avec "eu"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "lipomateux".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eu , eus , eut , eux , eud , eue , eues et oeuds .
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muqueux
?- (Anatomie, Médecine) Relatif à la muqueuse, aux mucosités qu'elle produit.
- Aujourd’hui, j’ai couramment tendance à regarder l’organe féminin comme une chose sale ou comme une blessure, pas moins attirante en cela, mais dangereuse par elle-même comme tout ce qui est sanglant, muqueux, contaminé. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 80)
- (En particulier) Qualifie les glandes qui sécrètent des mucosités.
- (En particulier) Qualifie une membrane humectée de mucosités.
- L’auscultation révèle à gauche des râles crépitants nombreux au centre, muqueux en dessous, gros et gargouillants au bas. À droite des râles crépitants fins dans la moitié inférieure. Jusqu’ici les mouvements respiratoires ont été normaux. Je diagnostique avec assurance une bronchite double sans miliaires et sans hépatisation ; l’expectoration abondante est visqueuse et muqueuse. — Le 14, la malade crache toujours plus ; mais le bas du poumon gauche devient mat, et ses râles consonnants avec résonnance de la voix. Le soir un second frisson. Le 15, la bronchorrhée est purulente et les crachats gros et nummulaires. Abondante transpiration. Dès ce moment, la bronchite entre dans une période de résolution apparente et il se fait un temps d’arrêt. Vers le 26, la fièvre se relève plus vive encore, et la colliquation commence avec les sueurs, la diarrhée et le marasme rapide. — (« Société vaudoise de médecine : Séance du 4 novembre 1869 », in Bulletin de la Société médicale de la Suisse romande, troisième année, Librairie Rouge et Dubois, Éditeurs, Lausanne, 1869)
- L’hydrosalpinx est la dilatation de la trompe de Fallope par un liquide séreux, clair qui comprime l’épithélium muqueux. Il représente une séquelle d’inflammation tubaire. — (Alan Stevens, James S. Lowe, Anatomie pathologique générale et spéciale, De Boeck Supérieur, 1997, page 376)
- (Désuet) Qualifiait la fièvre typhoïde dans sa forme légère.
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membraneux
?- (Anatomie) Qui est de la nature de la membrane.
- Partie membraneuse.
- Ligament membraneux.
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chatouilleux
?- Qui est fort sensible au chatouillement.
- La plante des pieds est une partie très chatouilleuse.
- Je suis très chatouilleux.
- Qualifie un cheval qui est sensible à la cravache, à l’éperon.
- Ce cheval est chatouilleux.
- (Sens figuré) (Familier) Qui s’offense aisément ; qui se fâche pour peu de chose.
- Avant 1789, les gentilshommes verriers ne sortaient jamais sans leur épée, c’était toujours cette arme à la main qu’en présence de deux témoins se vidaient les querelles et différends qui souvent s’élevaient entre ces hommes, susceptibles et chatouilleux. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895, 1923)
- Mais il est un autre point où cette confession apporte à ma conscience un total apaisement ; un point sur lequel je me suis examiné avec plus de sévérité, et sans avoir atteint, pendant longtemps, je l’avoue aujourd’hui, à calmer cette conscience chatouilleuse. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, pages 161-162)
- La langue se purifie... elle se sépare du peuple qui sent mauvais... Une langue appauvrie jusqu’à l'os... En France on est très chatouilleux sur tout ce qui concerne les problèmes de la langue. On la traite comme un objet de vénération. — (Johannes Westenfelder, Nicht Sprachschöpfer, sondern Sprachverwerter: San Antonio als Produkt der Crise de français, Kovač, 1991, page 20)
- (Sens figuré) (Vieilli) Qui exige des ménagements
- Une affaire chatouilleuse.
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areligieux
?- (Religion) Qui est sans religion.
- Je ne croyais plus depuis longtemps. Mais je ne suis pas antireligieux, non, je suis areligieux. — (Bernadette Sauvaget, « René Lebouvier, baptême moi non plus », 2 février 2015)
- Même si sa recherche a porté d’abord sur des aspects solidement « incarnés » de la culture indienne, il n’a pas voulu opposer une Inde positiviste, ou rationaliste, voire areligieuse et cynique, à l’Inde mystique que l’on propose trop souvent à l’Occident. — (« Louis Renou, L’Inde fondamentale », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1981, volume 36, numéro 5, page 841)
- Tous les poètes dans le monde arabo-musulman ont été areligieux, comme je le suis, ne serait-ce que parce que le Coran attaque les poètes encore plus durement que ne les attaquait Platon. — (Adonis, entretien dans Le Point n° 2385, 17 mai 2018, page 160)
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calleux
?- Qui présente des cals, des callosités sur la peau.
- Merci à mon tour pour ce que vous dites de mon fils, Belhumeur, répondit la vieille dame en serrant la main calleuse du chasseur. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- De tous les pays circonvoisins, des campagnes et des villes, malades et infirmes, paralytiques, culs-de-jatte et pieds-bots accouraient dans des carrioles, dans des calèches, sur des ânes, sur leurs moignons calleux. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
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farineux
?- Qui tient de la nature de la farine, qui en a la texture ou le goût.
- Les pois, les haricots, les fèves, le riz, le maïs, etc., sont des substances farineuses.
- Ces pommes de terre sont très farineuses.
- C'est une caractéristique de l'alimentation de tous les peuples industrialisés que de consommer davantage de fruits, mais c'est une originalité japonaise d'être très friand de châtaignes et de considérer réellement celles-ci comme des fruits, alors que leur statut gustatif demeure ambigu en Europe. La consistance farineuse, en effet, n'est pas considérée comme un défaut au Japon. — (Jean-Robert Pitte, La « civilisation » japonaise du châtaignier, publié dans le Bulletin de l'Association de géographes français, 1984, Volume 61 Numéro 505 pp. 341-346)
- Qui est blanc de farine.
- Du pain farineux par-dessous.
- (Par analogie) Se dit de certaines choses que recouvre ou dont il sort une espèce de poussière blanche semblable à de la farine.
- Les feuilles de cette plante sont farineuses.
- Dartre farineuse.
- Avoir la peau farineuse.
- D'un blanc flou qui rappelle la couleur et la texture de la farine.
- La lune farineuse étalait sa blancheur malade au milieu du silence. — (Yann Moix, Verdun, Grasset, 2022, p. 136.)
- (Peinture) …
- Coloris farineux : Le coloris d’un tableau dont les teintes sont fades, dont les carnations sont trop blanches et les ombres trop grises.
- (Sculpture) …
- Figure farineuse : Figure de cire qui n’est pas sortie nette du moule et qui a aspiré une partie du plâtre, ou dont le plâtre a aspiré la cire.
- fâcheu
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glorieux
?- Qui donne de la gloire.
- Combat glorieux. - De glorieuses fatigues. - De glorieux travaux. - Je ne vois dans cette action rien de glorieux.
- Il a fait une fin glorieuse. - Préférer une mort glorieuse à une longue vie. - Une journée glorieuse.
- Qui s’est acquis de la gloire.
- Cette allusion à de glorieuses journées historiques guatémaltèques que les Européens n’ont jamais consenti à prendre au sérieux, il y en aurait trop, n’impressionna pas Hernandez. — (Georges Arnaud, Le salaire de la Peur, 1950)
- (Religion) Qui possède la gloire céleste.
- […]; - le chrétien, déjà régénéré par le baptême […] attend le retour glorieux du Christ qui brisera la fatalité satanique et appellera ses compagnons de lutte dans la Jérusalem céleste. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, page16)
- La translation du corps de l’évêque myroblyte, de Myre à Bari où il repose depuis le 9 mai 1087, n'a pas interrompu le précieux charisme, le tombeau de saint Nicolas n'a point cessé d'être glorieux, et, comme tout pèlerin de Bari peut le voir de ses yeux, la « manne » ou liqueur miraculeuse continue à découler de ses ossements. — (Eugène Marin, Saint Nicolas: évêque de Myre (vers 270-341), Paris : Librairie Victor Lecoffre, 1917, page 143)
- (Par extension) Qui se fait honneur, qui tire vanité de quelque chose.
- Il se rappelait les traits des jeunes femmes qui avaient cédé, à son charme, ou à ses cadeaux; il souriait, dans le noir, glorieux et vain. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- Des hauteurs de Bon-Secours on distingue, dans la brume, la glorieuse cathédrale comme un dreadnought à l'ancre, comme une caravelle fantastique dominant une flotte enfumée. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Bernard sourit, hocha la tête et, glorieux de son vêtement coupé dans une étoffe cannelle de mauvais goût, m'offrit une cigarette. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- (Vieilli) (Péjoratif) Qui est vaniteux ; qui est imbu de lui-même.
- Mon père me demande : Lequel veux-tu des deux ?Je n'en veux point de riches, ils sont trop glorieux.Je veux mon amant Pierre, son cœur est généreux. — (Misère et Bonheur, chanson traditionnelle champenoise, recueillie et titrée ainsi par Prosper Tarbé dans les Romancero de Champagne, tome 2, Reims : chez P. Dubois, 1863-1864)
- Mais la plus forte tête du salon jaune était à coup sûr le commandant Sicardot, le beau-père d’Aristide. Taillé en Hercule, le visage rouge brique, couturé et planté de bouquets de poil gris, il comptait parmi les plus glorieuses ganaches de la grande armée. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, page 93)
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majestueux
?- Qui a de la majesté.
- Deux pages parurent, portant des flambeaux et éclairant une femme d’une taille imposante, d’un maintien majestueux, et surtout d’une admirable beauté. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- (Par extension) Qui donne l'apparence de la majesté.
- Je lui apportais les bonbons, les gâteaux, les oranges que dans nos représentations les enfants nous donnaient d’un air majestueux en nous disant : « Pour le chien ». — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- En plein Atlantique, […], se dresse un étrange rocher, majestueux et terrible dans son isolement. […]. Rokall dresse son sommet à 21 mètres, hauteur d'une maison de cinq étages, et sa circonférence est d'environ 100 mètres. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Les montagnes s'élevant à des hauteurs majestueuses formaient une espèce de cirque, d'immense amphithéâtre naturel autour du bassin qu'était la rade. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Il y a le pin d’Italie à écorce rouge avec son majestueux parasol ; il y a un cèdre âgé de deux cents ans, des saules pleureurs, un sapin du Nord, un hêtre qui le dépasse ; puis, en avant de la tourelle principale, les arbustes les plus singuliers, un if taillé qui rappelle quelque ancien jardin français détruit, des magnolias et des hortensias ; enfin, c’est les Invalides des héros de l’horticulture, tour à tour à la mode et oubliés, comme tous les héros. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre premier)
- C'était une grande pièce de laine, de couleur écrue, un habit majestueux mais lourd et encombrant. La toge était jetée sur l'épaule gauche, drapée sous le bras droit, […]. — (Barry S. Strauss, La mort de César, traduit de l'anglais par Clotilde Meyer, Paris : Albin Michel, 2018)
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houleux
?- (Marine) Qui est agité par la houle, en parlant de la mer.
- Lorsque nous arrivâmes à destination, la mer trop houleuse nous interdisait toute nouvelle tentative de débarquement. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La mer est dure et houleuse, le remorquage pénible. A midi, la remorque casse et le motor yacht me quitte fort vite en me saluant, car il désire rentrer avant l’arrivée du grain. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Par analogie) Comme agité par la houle.
- Ils se laissaient emporter au grand galop de chevaux sauvages, à travers de grandes plaines houleuses d’herbes hautes. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 113)
- (Sens figuré) Qui est agité de mouvements divers, souvent hostiles.
- Il n’entrait pas dans les disputes et les conversations houleuses ; il n’attaquait ni les puristes ni les anti-puristes. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Le portrait, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 158))
- Tous deux saignèrent dès le premier engagement et, dans la fumée grise des cigarettes, le public devint plus houleux. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Même advenant une victoire du camp adverse, il a promis de la contester par tous les moyens. Si elle s’avérait incontestable, il assure une passation des pouvoirs houleuse. — (Danièle Lorain, Le spectre d’une victoire du Joker?, dans Le Journal de Montréal, 01 novembre 2020)
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milieu
?- Endroit qui, dans un lieu ou un objet, est également distant de la périphérie ou des extrémités.
- On a mis le monument au milieu de la place.
- Couper un fruit par le milieu.
- (Géométrie) Point situé à égale distance des extrémités du segment.
- (Plus courant) Tout endroit qui est à une distance plus ou moins égale des extrémités, de la périphérie, sans que cela fût rigoureusement exact.
- Au milieu du chemin, au milieu du bois.
- La rivière passe au milieu de la ville.
- Il prit son adversaire par le milieu du corps.
- Point qui est également éloigné des deux termes d’un espace de temps.
- Vers le milieu de la nuit.
- Sur le milieu du jour.
- Être au milieu de l’été, de l’hiver.
- (Poétique) Le soleil était au milieu de sa course, la nuit était au milieu de son cours.
- (Par analogie) Partie centrale des écrits ou des discours, par rapport à leur commencement et à leur fin.
- Il fut interrompu, il demeura court au milieu de sa harangue.
- Il se leva au milieu du sermon.
- Ce passage se trouve vers le milieu du livre.
- (Sens figuré) Ce qui est également éloigné de tout ce qui est extrême, exagéré, de ce qui dépasse la mesure.
- La sagesse se trouve dans un juste milieu.
- La libéralité tient le milieu entre la prodigalité et l’avarice.
- Il faut savoir en tout garder le milieu, le juste milieu, un juste milieu.
- Trouver, saisir, prendre le milieu entre les extrêmes.
- Esprit de juste milieu.
- Opinion de juste milieu.
- Il n’y a point de milieu.
- Ne hasardez jamais votre estime trop tôt,Et soyez pour cela dans le milieu qu'il faut.— (Molière, Le Tartuffe ou l'Imposteur, acte V, scène 1, in Œuvres de Molière, tome VI, Firmin Didot, Paris, 1821, pages 161 et 162)
- (Physique) Substance dans laquelle un corps est placé, ou qui est traversée par un corps ou une radiation.
- Un gaz est un milieu produisant sur les projectiles une déviation d’autant plus grande qu’il est plus dense.
- Un rayon lumineux est réfracté quand il passe d’un milieu dans un autre.
- (Écologie) Ensemble des conditions où vivent les animaux et les végétaux.
- Les traités de phytogéographie étudient en général l’action du milieu sur la répartition des plantes. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 5)
- Le terme «soudanien» désigne couramment un milieu climatique et végétal de l’Afrique intertropicale. Se rapportant plus habituellement au nord de l’Équateur, il comporte cependant un homologue dans l'hémisphère sud, dénommé «zambézien». — (Jean Boutrais, L'élevage soudanien: des parcours de savanes aux ranchs (Cameroun-Nigeria), IRD Editions, 1983, page 9)
- (Biologie) Élément propre à la vie d’un être.
- Nous avons donc fait germer aseptiquement des spores de Funaires sur des milieux additionnés d’acide naphtyl-acétique à des concentrations de 10-9, 10-7, 10-5. Le même milieu, sans acide naphtyl-acétique, a été pris comme témoin. — (Colloques internationaux du Centre national de la recherche scientifique, N°28, Morphogenèse; CNRS, 1951, page 272)
- L’actinobacille préfère donc de beaucoup les milieux légèrement alcalins et redoute les milieux acides. — (XIVe Congrès international de médecine, Madrid, avril 23-30, 1903: Section de physiologie, physique et chimie biologiques, Imprenta de J. Sastre y ca., 1904, page 279)
- (Sens figuré) Société où nous vivons.
- Les troubles tout récents de Russie ont contribué à populariser l’idée de grève générale dans les milieux des professionnels de la politique. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre V, La grève générale politique, 1908, page 215)
- Malgré certaine curiosité professionnelle et la flatteuse illusion que rien d’humain ne lui devait demeurer étranger, Julius était peu descendu jusqu’à présent hors des coutumes de sa classe et n’avait guère eu de rapports qu’avec des gens de son milieu. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- J’ai ouï-dire qu’en mars dernier il fut sérieusement question, dans les milieux maritimes, d’envoyer une brigade aux Dardanelles ; […]. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 90)
- On ne fait plus d’enfants, chez nous, sauf dans les coins pouilleux, dans les milieux de misère, certains samedi de paye, après stations devant les comptoirs des bistrots. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 75)
- La ploutocratie chilienne s’était appuyée sur deux forces : les milieux réactionnaires de la Marine et les intérêts impérialistes britanniques. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
- Fin février, on se rendait compte dans tous les milieux français et indigènes qu'il fallait faire une fois de plus son deuil des espérances que l'on avait caressées. — (R.-A. Lortat-Jacob, Sauvons l'Indo-Chine ! Politique & Vérité, Paris : Éditions de La Griffe, sans date (fin 1926-début 1927), chapitre 4, page 30)
- (Journalisme, Littérature) (Spécialement) Pègre, l’ensemble des délinquants et des criminels.
- Il s’agissait d’un authentique drame du « milieu » ou, plutôt, […], d’une histoire de « peaux rouges », de « truands ». — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
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essieu
?- (Art) (Vieilli) Pièce de bois ou de fer qui passe dans le moyeu des roues d’une voiture.
- Le grincement des charnières et des essieux rouillés réveillèrent à l’autre bout de la ville le veilleur de nuit qui, soulevant sa hallebarde, s’écria à tue-tête : « Qui va là ? » — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842, traduction de Henri Mongault, 1949)
- […] des charrettes chargées de marchandises allaient dans tous les sens, en grinçant sur leurs essieux criards et en creusant de profondes ornières. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- (Automobile) Arbre de transmission entre le différentiel et la roue.
- (Par analogie) Axe d’une roue de poulie.
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bouseux
?- (Péjoratif) Paysan.
- J’suis peut-être un bouseux mais c’est moi qui te nourris !
- Au départ, l’homme n’avait pas grand-chose pour lui : un physique passe-partout, un accent de bouseux galiléen, et surtout il venait de Nazareth, le trou du cul du monde. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, 2000, collection Le Livre de Poche, page 88)
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morbilleux
?- (Médecine) Relatif à la rougeole.
- La supposition d'un virus morbilleux et de la contagion de la rougeole conduisit un Anglais célèbre , le docteur Home, à tenter l’inoculation de cette maladie. — (Dictionaire des Sciences médicales, Paris : C.-L.-F. Panckoucke, 1820, vol.49, page 162)
- Il en est d’autres chez lesquels les taches morbilleuses ont continué de pousser durant huit jours, sans que ces sortes de rougeoles anomales offrissent plus de danger que les autres. — (M. Ramel, Mémoire sur la rougeole qui a régné à la Ciotat durant l’été de 1789, dans le Journal de médecine, de chirurgie et de pharmacie, 1790, volume 83, page 26)
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amoureux
?- Qui aime d’amour.
- Modeste n’est pas seulement amoureuse, elle aime quelqu’un ! répondit obstinément la mère. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Les deux frères devinrent amoureux de moi, chacun avec les nuances de son caractère. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Dès le lendemain du crime, je devins éperdument amoureux de Rosalie. Je songeai aussitôt à en faire ma maîtresse, […]. — (Octave Mirbeau, Le colporteur)
- – « Je me marie parce que je suis… amoureux », fit David un peu gêné.Joseph rougit fortement et baissa les yeux. Il eût préféré que David ne se servît pas de ce mot suspect qui semblait couvrir un péché. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, pages 182-183)
- Qui est enclin à l’amour.
- Être d’un tempérament amoureux, de complexion amoureuse.
- Qui exprime, qui marque de l’amour, qui est plein de sentiments d’amour, ou qui tend, qui est propre à inspirer de l’amour.
- Bon vin, bons mots, gaillardes chansonnettes ;Sont aiguillons aux amoureux désirs,En toute porte entr’ouverte aux plaisirsL’adroit Amour aisément s’insinue. — (Jean de la Fontaine, Le Sassenage -1691- Conte, dans Contes et nouvelles en vers, Vol. 3, 1762, page 185)
- (Par extension) Qui a une grande passion pour quelque chose.
- Être amoureux de la gloire, de la liberté. - Il est amoureux de la peinture. - Il est amoureux de tableaux.
- Il ne pouvait croire que je fusse amoureux de ses vers. — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 350)
- Qui est relatif à l’amour.
- Et ce fut sans plus tarder, parmi la paille, préparée d’avance bien sûr, la culbute amoureuse, l’éclair des cuisses sans pantalon, l’étreinte farouche et brutale. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les excès amoureux donnent plus d’entraînement que de lassitude et sont moins difficiles à recommencer le lendemain que la semaine suivante. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre VIII)
- La jeune fille arabe est toujours un enfant, et c’est par là qu’elle donne le ton (de même que la vierge hellène) à la poésie amoureuse toute naïve qui refleurit depuis trois mille ans autour des mers levantines. — (Pierre Louÿs, La Femme dans la poésie arabe, 1901, dans Archipel, 1932)
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camaïeu
?- un étymon latin *chamaephaeus (lapis) (« pierre précieuse à fond sombre »), composé de chamae- (grec χαμαί « à terre, au sol » → voir cama) et phaeus (grec φαιός « gris, sombre »), proposé pour « coller » avec les formes hispaniques en -f-, manque de fondement.
- un étymon l’arabe قمعة, qama’at « relief, bosse » (« bourgeon ») avec le développement sémantique de « bourgeon » à « pierre précieuse » parallèle à gemma (« gemme »)[1][2][3].
- un étymon germanique est aussi avancé mais le moyen haut-allemand gâmahiu est un emprunt au français.
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pardieu
?- (Familier) Juron familier employé pour renforcer une affirmation ou une négation.
- Tiens, ce que je fais, je fais que la tête me tourne, pardieu ! — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- — Ce qu’il y a de bien singulier, c’est que votre maîtresse ne veut pas le voir.— Je le crois pardieu bien, dit Anne-Marie, après un tel cadeau ! — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Le Duc. – Vous êtes, pardieu ! le seul prêtre honnête homme que j’aie vu de ma vie. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 4, 1834)
- Est-ce qu’il réciterait des Oremus avec elle ? Il en est pardieu bien capable… — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Comme l’argent est fort rare en Espagne, l’ingénieux administrateur, homme de ressources s’il en fut, avisa les chaînes historiques de San Juan de los Reyes, et se dit : « Pardieu, voilà mon affaire toute trouvée ! » — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- — À cheval ! à cheval ! messieurs. Eh ! pardieu, vous aurez le temps de vous embrasser, si vous êtes si tendres ; mais ne vous faites pas arrêter, et songeons à en finir bien vite avec nos bons amis qui arrivent. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
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fumeux
?- Qui exhale, qui répand de la fumée.
- Le jour est tombé, et dans la nuit sans lune les misérables relais avec leur lampe fumeuse apparaissent tout d'un coup comme la demeure du veilleur des morts. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, volume 2, 1866)
- Toutes les fenêtres étaient closes, et la terre offrait au ciel, en échange de ses étoiles d’or déjà pâlissantes, ses lanternes fumeuses prêtes à s'éteindre, et dont le fleuve, sombre comme s’il eût roulé des flots d’encre, reflétait la lumière rougeâtre., — (Alexandre Dumas, Aventures de quatre femmes et d’un perroquet, Paris, Lévy, 1871, page 13)
- Si l’hôtel du Cantal était une maison honnête, ce n’était pas une belle maison, et quand nous nous trouvâmes avec une petite chandelle fumeuse, dans un cabinet sous les toits, et si étroit que l’un de nous était obligé de s’asseoir sur le lit quand l’autre voulait se tenir debout, je ne pus m’empêcher de penser que ce n’était pas dans une chambre de ce genre que j’avais espéré coucher. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Mon perchoir me plaît d'ailleurs beaucoup et, n'était la lampe fumeuse qui menace à chaque instant de s'éteindre comme prise de spasmes, ce serait aussi confortable qu'un bureau. — (Louise Monaux et Bruno Deblander, 14-18, Apocalypse en Belgique – Récits de patriotes, Éditions Racine, 2013, page 114)
- (Par analogie) Qui a l’apparence ou la consistance de la fumée.
- Un brouillard fumeux, ressemblant à celui de l’été indien, enveloppait toutes choses et ajoutait naturellement à mon incertitude. — (Edgar Poe, Le Cottage Landor, dans Histoires grotesques et sérieuses, traduction de Charles Baudelaire, Michel Lévy frères, 1871)
- Dans l’habitacle éclairé d’un rouge fumeux, on entendait jurer et tinter de l’argent. — (Marcel Schwob, Les Trois Gabelous dans Cœur double, 1891)
- (Par analogie) Qui est enveloppé de fumée.
- Quand la lumière fumeuse qui sentait le suint éclaira la plaie infectée, Zéré approcha tout contre elle sa figure pour en mieux renifler la puanteur. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Sens figuré) Qualifie des liqueurs capiteuses qu’on supposait envoyer des vapeurs à la tête.
- Les deux autres flairent : c’est vin fumeux comme un bouquet, comme une caresse, comme un refrain, comme une belle fille, comme l’avenir ! — (Marcel Arnac, Le Brelan de joie, 1924, p. 34)
- (Sens figuré) Qui manque de consistance, de clarté.
- Il apparaît comme l’esprit le plus fumeux, le plus compliqué, hanté d’intrigues romanesques, se complaisant aux moyens des romans-feuilletons, les papiers volés, les lettres anonymes, les rendez-vous dans les endroits déserts, les femmes mystérieuses qui colportent, de nuit, des preuves accablantes. — (Émile Zola, s:J’accuse...!, 1898)
- Les IUFM sont devenus des nids à pédagogues fumeux qui privilégient la forme au fond, aussi coûteux qu’inefficaces. — (Nicolas Dupont-Aignan, Français, reprenez le pouvoir ! 2006, III-4)
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rugueux
?- Qui est rude au toucher, qui présente de petites aspérités.
- Elle saisit le feuillage d’une façon très-singulière, faisant sortir pour cet effet une langue longue, rugueuse, très-étroite et noire, en l’entortillant autour de l’objet qu’elle convoîte. — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
- Plongeant l’éponge dans une jarre d’huile, elle en caressa jusqu’au cou sa maîtresse avant de la frotter avec une étoffe rugueuse qui fit rougir sa peau assouplie. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Les filaos géants, à l'écorce rugueuse et noire, étaient très nombreux et s'élevaient vers la voûte de feuillage comme des piliers de cathédrale. — (Michel Lemoine, L'autre univers de Simenon : guide complet des romans populaires publiés sous pseudonymes, Liège,C.L.P.C.F., 1991, page 166)
- Désagréable.
- Et nul repas ne parut meilleur à Jean que ces bouchées frugales, ce vin rugueux, partagés avec son héros dans l’attente du jour, de la gloire. — (Joseph Kessel, L’équipage, Gallimard, 1969, page 84)
- (Sens figuré) Qui est d'un caractère difficile, brusque ; qui manque d'amabilité ou de modération dans ses rapports avec autrui.
- Le barbare dorien, au contact de climats moins durs, avait discipliné sa violence, mais il restait rugueux, tout d'une pièce, très primitif. — (Faure, Histoire de l’art, 1909)
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capricieux
?- Qui a des caprices.
- Le Frisé, un jouvenceau d’un an, capricieux et fantasque en diable, lui donnait surtout du fil à retordre, cherchant à profiter de tous les passages frayés dans l’une ou l’autre haie pour s’éclipser subitement. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Par extension) Qui agit de façon désordonné, imprévisible.
- Le kusi est un vent réputé capricieux mais moins fort que son homologue du nord, qui souffle de façon plus laminaire. — (Pascal Bacuez, De Zanzibar à Kilwa : relations conflictuelles en pays swahili, 2001)
- Se dit de quelque chose qui ne fonctionne que par intermittence.
- Dehors la neige fondait, et les insolubles accords de sptième de dominante mêlaient leurs harmoniques au chant du ruissellement universel : tout un bruissement ponctué par le rythme capricieux des gouttières. — (Christian Doumet, La méthode Flaming, chez Fayard, 2001)
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hasardeux
?- Qui est lié au hasard, qui relève de l’aléatoire, qui est soumis aux imprévus, dont le résultat est incertain, risqué.
- Et l’on avait encore par la suite réglementé la pose des lacs à terre si bien que c’était de plus en plus hasardeux d’essayer d’en profiter quand les bêtes rusées refusent la « graine », à la branche ! — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il est toujours hasardeux, et peu professionnel à mon humble avis, de se prononcer de manière aussi précoce. — (Luc Laliberté, Donald Trump, pire président de l’histoire?, Le Journal de Québec, 20 janvier 2021)
- Un coup hasardeux.
- Une entreprise hasardeuse.
- Il se tira heureusement de ce pas hasardeux.
- (Vieilli) Qui hasarde volontiers sa personne, sa fortune, etc.
- Ce pilote est trop hasardeux.
- Un joueur, un marchand, un écrivain hasardeux.
- Humeur hasardeuse.
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râpeux
?- Qui est rude comme une râpe.
- Les raisins vendangés vont d'abord subir l’égrappage (ou éraflage) qui consiste à égrener les grappes, de façon aujourd’hui mécanique, afin d’éliminer la rafle qui contient des tannins astringents et râpeux souvent indésirables. — (Martine Camilleri, Vin sur 20, page 158, Ellébore, 2005)
- C’était un jeu funèbre et décevant : il fallait se planter devant le fauteuil en velours frappé et l’inspecter. Qu’y avait-il à dire? Eh bien, qu’il était recouvert d’une étoffe verte et râpeuse, qu’il avait deux bras, quatre pieds, un dossier surmonté de deux petites pommes de pin en bois. — (Jean-Paul Sartre, Les Mots, 1964, I)
- Une langue râpeuse.
- (Sens figuré) Grinçant, caustique, qui est de nature à déranger sans chercher le raffinement.
- Fondateur de Hara Kiri puis de Charlie Hebdo, son humour râpeux et caustique irrita souvent, enchanta parfois, sans laisser quiconque indifférent, contribuant ainsi, avec verve et justesse, à l’énergie du débat démocratique. — (Le Figaro, 31 janvier 2014)
- Les interviews s’enchaînent sans répit, seul défaut de ce documentaire tour à tour sensible, drôle, bouillonnant et râpeux. — (L’Express, 24 mars 2014)
- De retour au camp, le couple fit un tour à la roulotte cantine où le cook les régala de cookies et de jus de fruit, ce qui leur permit d'éliminer l’arrière-goût râpeux du pinard militaire. — (Jacques Meillon, Histoires de prospecteurs et chercheurs d'or, Société des Écrivains, 2016, page 157)
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défectueux
?- Qui présente un défaut, où il manque quelque chose des conditions requises.
- Un inventaire défectueux.
- Une marchandise livrée dans un état défectueux.
- Qui ne présente pas toutes les qualités requises.
- Le creusement d'un escalier en descente était une opération difficile et pénible, le mineur devant creuser plus bas que ses pieds au marteau et à la cisette, sous le faible éclairage des lampes à huile et avec une aération défectueuse. — (Bulletin de géologie de Lausanne, n° 249-268, Université de Lausanne (Institut de Géologie), 1980, page 352)
- Manière d’écrire défectueuse. — Raisonnement défectueux.
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floconneux
?- Qui a la forme de flocons.
- Il saisit Héloïse, l'enlève entre ses bras comme une balle de fougère, une sachée de linaigrettes floconneuses, et la transporte doucement, parmi les couvertures qu'il rabat sur elle. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C'était une soirée délicieuse : dans le firmament d'une douceur et d'une pureté inénarrables, la lune gravitait solitaire, chassant devant elle une multitude de petits nuages floconneux. — (Michel Séligny, Homme libre de couleur de la Nouvelle-Orléans, Presses de l'Université Laval, 1998)
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malheureux
?- Qui porte malheur ; qui annonce ou qui cause du malheur.
- Il est né sous une malheureuse étoile.
- Il croit que le vendredi est un jour malheureux pour lui.
- Avoir la main malheureuse, ne pouvoir rien faire sans porter malheur.
- Il a la main malheureuse, tous les mariages dont il s’est mêlé ont mal tourné.
- Ce joueur a la main malheureuse, on perd presque toujours après qu’il a donné les cartes ou qu’il les a coupées.
- Qui est funeste, désastreux.
- Il a fait là un choix bien malheureux.
- Cette affaire a eu des suites malheureuses.
- Il a la malheureuse habitude de jouer.
- Faire une fin malheureuse, finir sa vie d’une manière triste ou déshonorante.
- Qui n’est pas heureux ; qui est frappé par le malheur.
- Cuba n’était pas encore colonisée et servait de refuge aux malheureux Indiens que le désespoir chassait d’Hispaniola ; les forêts en étaient remplies, et plus d'une fois ils attaquèrent les naufragés. — (Washington Irving, Voyages et découvertes des compagnons de Colomb, Paris : librairie Hachette & Cie, 3e éd., 1893)
- Je ne connais personne de plus malheureux que lui.
- Qui est misérable, digne de pitié.
- Il est dans une situation malheureuse.
- Sa condition est des plus malheureuses.
- Il n'y a que trois sortes de personnes : les uns qui servent Dieu l'ayant trouvé, les autres qui s'emploient à le chercher ne l'ayant pas trouvé, les autres qui vivent sans le chercher ni l'avoir trouvé. Les premiers sont raisonnables et heureux, les derniers sont fous et malheureux, ceux du milieu sont malheureux et raisonnables. — (Blaise Pascal, Pensées, Fragment 192 de l'éd. Sellier, 149 de l'éd. Le Guern.)
- Qui est médiocre, de peu d’importance, négligeable.
- Ce qui détermina la chute de gros Zidore et de gros Léon ce fut tout simplement une petite jalousie de chasseurs provoquée par un malheureux renard, un vulgaire goupil, un vieux charbonnier à museau chafouin, à queue pelée […]. — (Louis Pergaud, La Chute, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- À ton âge, je buvais un julep le dimanche matin et deux ou trois malheureux cocktails en semaine. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 41)
- Un procès qu’il a eu pour un malheureux arpent de terre l’a ruiné totalement. — Pour une malheureuse économie qu’il a voulu faire, il lui en a coûté bien davantage.
- (Par extension) Médiocre, malhabile.
- Un malheureux auteur.
- Mémoire malheureuse, qui retient difficilement, qui a des défaillances.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.