Dictionnaire des rimes
Les rimes en : lierre
Que signifie "lierre" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Botanique) Nom usuel des représentants du genre Hedera, plantes sempervirentes, qui rampent à terre ou qui grimpent le long des murailles et autour des arbres et dont le type est le lierre grimpant ou Hedera helix.
- Bien des fois la nuit, de cette fenêtre tapissée de lierre, j'ai regardé avant de m'endormir le grand Orion inclinant vers l'ouest ; […]. — (J. Milsand, La Poésie anglaise depuis Byron, dans la Revue des deux mondes, volume 3, 1869, page 338)
- Pour ne pas se griser, malgré les nombreuses libations inhérentes à des fêtes de ce genre, on garnissait de lierre, bouteilles, lampes et meubles ! — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895)
- Les sapins ont cent ans et ne verront pas un autre siècle, parce que le lierre gaine leurs troncs et les étouffe… — (Colette, La Retraite sentimentale, 1907)
- Le lierre, toujours vert, même en hiver, symbolise en effet pleinement la vigueur de la nature et la sève vitale. — (Darthou, Sonia. « L », Sonia Darthou éd., Lexique des symboles de la mythologie grecque. Presses Universitaires de France, 2020, pages 72-76)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "lierre".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
-
communautaire
?- Qui a trait à la communauté.
- La vie communautaire est souvent de règle dans les ordres monastiques.
- Relatif à la Communauté européenne puis à l'Union européenne.
- Les quotas betteraviers ne sont pas attachés aux terres par le règlement communautaire qui les régit. Ils peuvent l'être par les accords interprofessionnels passés entre les sucreries et les planteurs. — (Denis Barthélemy & Jacques David, « Introduction », dans L'agriculture européenne et les droits à produire, sous la direction de Denis Barthélemy & Jacques David, Paris : INRA, 1999, p. 20)
- (France) Relatif aux communautés de communes.
- Relatif au communautarisme.
- La délégitimation des observances laïques, l’usure de morales d’État - celle des droits de l’homme a trop servi pour rester disponible -, le décri de la Patrie, du Progrès comme l'assurance d'un toujours mieux […], toutes ces érosions ont peu à peu sapé le crédit des credo qui unifiait tant bien que mal notre archipel, ce puzzle de méfiances communautaires. — (Régis Debray, Le siècle vert : un changement de civilisation, Tracts Gallimard, janvier 2020, p. 32)
- En 2008, portées par une vision commune, quatre grandes associations communautaires de lutte contre le VIH/sida, AIDES (France), ALCS (Maroc), ARCAD-SIDA (Mali), COCQ-SIDA (Québec) ont créé Coalition PLUS. — (AIDES à l'international, → lire en ligne)
-
cachottière
?- Féminin singulier de cachottier.
- Quelque cachottière que fût Mlle Thuillier, qui ne disait rien de ses placements à personne, pas même à son frère ; quoiqu’elle englobât dans sa masse les économies faites sur la fortune de Mme Thuillier comme sur la sienne, il était difficile que ce jet de lumière ne passât pas sous le boisseau qui recouvrait son trésor. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- — Eh bien ! petite, lui demanda-t-il avec sa familiarité souriante, vos affaires marchent ?… Pourquoi, diantre ! fais-tu la cachottière avec moi ?— Je ne fais pas la cachottière, répondit Félicité intriguée. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
-
caractère
?- Empreinte, marque, figure tracée sur une surface quelconque avec une plume, un burin, un ciseau ou de toute autre manière, et à laquelle on attribue une signification. Note : Se dit particulièrement des lettres et autres figures dont on se sert dans l’écriture ou dans l’impression.
- J’aimerais autant que vous me dissiez que l’Iliade d’Homère, ou la Henriade de Voltaire est un résultat de jets fortuits de caractères. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Ce qui m’étonne, c’est que le propriétaire dudit bouquin ne semble pas le lire de droite à gauche. Est-ce qu’il ne serait pas imprimé en caractères chinois ? — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/72)
- La littérature tatare et kiptchake (ou ancien tatar) en caractères arméniens constitue une part intégrante de la culture arménienne et possède une valeur philologique certaine. — (Claude Mutafian, Arménie, la magie de l'écrit, Centre de la Vieille Charité , éd. Somogy, 2007, page 338)
- (Imprimerie) Type dont se servaient les imprimeurs.
- Il fabriqua, en 1621, des poinçons pour former des caractères hébreux, chaldaïques, syriaques, arabes, grecs et allemands, et pour les lettres fleuries, les notes de musique, les vignettes et les fleurons, et rendit public, durant cette année, un cahier d'épreuves de ces caractères, qu'il avait gravés. — (« Jean Jannon », dans Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, par Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Paris, 1830, vol. 2, page 56)
- On appelle caractère, en typographie, toute lettre ou signe quelconque qui se trouve en relief à l’extrémité d’un petit parallélipède [sic] de métal fondu, ou d’un morceau de bois, si ce sont des lettres destinées aux affiches. — (Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1877 → consulter cet ouvrage, tome 3, page 350, article « Caractère »)
- Caractères neufs. — Caractères d’imprimerie. — Graver, fondre des caractères.
- Caractère usé.
- La force de corps, l’œil d’un caractère.
- (Par métonymie) (Imprimerie) Ensemble des types d’une même famille.
- Garamond est le caractère littéraire français par excellence depuis François Ier. — (Emmanuel Hocquard, Le cours de Pise, POL Éditeur, 2018, page 82)
- Ce caractère n’a pas encore servi.
- Ce caractère est bon, est mauvais.
- (Par analogie) (Informatique) Donnée qui représente un élément de texte selon un système de codage.
- Caractère alphanumérique, de contrôle, spécial, imprimable.
- Les 128 caractères du code ASCII.
- Une requête SQL se termine toujours par le caractère « ; ». — (Nicolas Larrousse, Création de bases de données, Pearsons, 2006)
- (Par ellipse) (Programmation) Type de donnée existant dans certains langages de programmation, contenant un caractère.
- Une variable caractère.
- (Sciences) (Vieilli) Signe, abréviation utilisé dans une science, dans un art.
- Caractères algébriques, caractères astronomiques.
- (En particulier) (Chimie) (Vieilli) Signe dont les chimistes se servent pour représenter en abrégé les substances qu’ils emploient dans leurs opérations.
- Mission, autorité, pouvoir pour faire ou dire quelque chose.
- Il n’a pas caractère pour agir, il parle sans caractère.
- Ce qui distingue une personne des autres à l’égard des mœurs, de l’âme.
- Des observateurs mal informés ont pris cela pour du charme, ou même pour une faiblesse de ce qu’ils croyaient être le caractère autrichien. C’était faux ; il est toujours faux de vouloir expliquer les phénomènes d’un pays à travers le caractère de ses habitants. Car l’habitant d’un pays a toujours au moins neuf caractères : un caractère professionnel, un caractère de classe, un caractère sexuel, un caractère national, un caractère politique, un caractère géographique, un caractère conscient, un inconscient, et peut-être même encore, un caractère privé ; il les réunit dans sa personne, mais s’en trouve dissocié, et n’est plus finalement qu’un petit vallon creusé par cette multitude de cours d’eau, vallon dans lequel ils viennent s’écouler pour en ressortir ensuite et remplir d’autres vallons avec d’autres ruisselets. C’est pourquoi tout habitant de la terre possède encore un dixième caractère, qui n’est rien d’autre que l’imagination passive d’espaces non encore remplis ; ce caractère donne à l’homme toutes ses libertés, sauf une : celle de prendre au sérieux ce que font ses autres caractères (neuf pour le moins), et ce qui leur arrive ; donc, en d’autres termes, la seule liberté, précisément, qui pourrait remplir cet espace. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932, traduction de Philippe Jaccottet, 1956, pp. 42-43)
- Les desservants peuvent, désormais, disparaître ; le peuple tiendra. Il tiendra, car il est, par caractère, obstiné ; car il vit groupé dans un rayon peu étendu. — (Auguste Billaud, La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres, 1800–1830, Nouvelles Éditions Latines, 1961, page 594)
- La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. — (Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, 2010, ISBN 978-2-221-12336-2)
- Montrer un grand, un beau, un noble caractère.
- Force, vigueur de caractère.
- Trait de caractère.
- Caractère doux, gai, sérieux, sournois, triste, vindicatif, perfide, etc.
- Il y a des caractères difficiles à dompter.
- Le poète dramatique doit saisir, tracer, développer habilement les caractères.
- Garder, soutenir, diversifier les caractères.
- Faire sentir l’opposition des caractères.
- Comédie de caractère.
- (Par analogie) Tour d’esprit, qualité bonne ou mauvaise qui distingue un peuple des autres.
- Les étranges figures dont tout Mangarévien bigarrait sa peau […] lui donnaient un air martial et terrible, que ne démentait pas son caractère ; car il passait, avant sa conversion, pour le plus féroce insulaire de l’Océanie. — (Caret, Archipel de Mangaréva (Îles Gambier), dans Revue de l’Orient, 1844)
- Le caractère de cette nation est la légèreté, la fierté, etc.
- (Absolument) Force d’âme, fermeté.
- Il a montré, dans cette occasion, beaucoup de caractère.
- C’est un homme à caractère.
- N’avoir pas de caractère, être sans caractère, manquer de caractère.
- Expression, air expressif, personnel, original, en parlant surtout des figures peintes ou sculptées.
- Il y a du caractère, il n’y a point de caractère dans sa physionomie.
- Cette tête a un grand caractère, est d’un grand caractère.
- (Par extension) Expression musicale.
- Un beau caractère de tête.
- Cette ouverture n’a point de caractère.
- Ce qui est le propre d’une chose ; ce qui la distingue.
- Les rives de la Moselle sont vraiment pittoresques et réjouissantes au possible ; pour les artistes elles offrent un caractère tout particulier. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- Vers le soir la tempête présentait des caractères cycloniques et je pris la cape, les amures à tribord, pour m’éloigner du centre de la dépression. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le sol y est compact, souvent imperméable, marécageux par endroits, d’où le caractère mésohygrophile de la flore […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 14)
- Et s’il y a un judaïsme de rite aschkenazi, avec son caractère propre, qui le distingue nettement du judaïsme sefardi, ce n’est pas d’Allemagne qu’il est originaire, mais bien de France. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- À l’encontre des autres routes d’Europe, celles du Royaume Uni n’avaient jamais été soumises à aucun essai organisé de redressement et d’aplanissement, et c’est à cela sans doute qu’il faut attribuer leur caractère pittoresque. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 47 de l’édition de 1921)
- (Botanique, Géologie, Zoologie) (Au pluriel) Marque essentielle qui distingue une substance, une plante, un animal de tout autre.
- Dire quels sont les caractères d’une plante, d’un insecte.
- Caractères constants, variables.
-
bayadère
?- Danseuse qui danse devant les temples ou pagodes, en Inde.
- BAYADERE, s. f. (Hist. mod.) nom de femmes galantes, entretenues, comme on dit vulgairement aux Indes, par les pagodes, c’est-à-dire qui passent leur vie dans l’intérieur de ces temples des dieux de la gentilité. Voyez Pagode.Les brames ou brachmanes fournissent de quoi vivre à ces femmes destinées aux plaisirs secrets des Indiens. Toutes les fois qu’on donne des fêtes particulieres, on en envoie chercher pour danser ; elles ne sortent jamais sans être mandées, ou bien dans certains jours où elles assistent en chantant & en dansant au son de divers instrumens qu’elles touchent en l’honneur de leurs dieux qu’elles précedent toujours, quand les gentils les promenent dans les villes, ou d’une pagode à une autre. — (« Bayadère » dans L’Encyclopédie, 1751)
- Viens, nous verrons danser les jeunes bayadères. — (Victor Hugo, Odes et Ballades)
- Bayadère sans nez, irrésistible gouge,Dis donc à ces danseurs qui font les offusqués :« Fiers mignons malgré l’art des poudres et du rouge,Vous sentez tous la mort ! Ô squelettes musqués, […] » — (Charles Baudelaire, Danse macabre, Les Fleurs du Mal, XCVII)
- La bayadère Amany, lorsqu’elle dansait le pas des Colombes, peut seule donner une idée de ces œillades incendiaires que l’Orient a léguées à l’Espagne ; nous n’avons pas de termes pour exprimer ce manège de prunelles ; ojear manque à notre vocabulaire. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Mettez devant vous un pâté de foie gras constellé de truffes, un pâté qui soit ouvert, hospitalier, bon enfant, et je parie que, sous prétexte de vous emprunter une truffe — ce diamant noir de la gastronomie,— vous verrez l’essaim des bayadères venir vous manger dans la main. — (Henri Pène, Paris amoureux, 1864)
- — Il habite, à Ceylan, un palais féerique, au milieu de jardins enchantés où, nuit et jour, dansent des bayadères. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 96)
- (Tissage) Motif d'armure combinée formant des bandes dans le sens de la trame. Le résultat obtenu est un tissu à larges rayures.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Objet présentant de larges rayures, par exemple en gastronomie, un mets en verrine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
bipolaire
?- Qui a deux pôles.
- (Psychologie) Qualifie l’oscillation entre un état maniaque et un état déprimé caractéristique de la psychose maniacodépressive et opposé aux troubles unipolaires (dépressions réactionnelles, mélancolie…)
- Lucile était bipolaire et il semblerait que l’inceste figure parmi les facteurs déclenchants de la maladie. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- Ceux qui comprennent le mieux la maladie bipolaire ne sont pas les psychiatres, mais les patients qui souffrent de cette condition, ce que souligne d'ailleurs l'essor des patients partenaires. — (Argument, volume XXI, no 2, printemps-été 2019, page 23)
- Le professeur Raoul Belzeaux, auparavant psychiatre aux hôpitaux universitaires de Marseille, ainsi que des chercheurs et médecins de la fondation FondaMental, ont constaté, à travers un test, que des biomarqueurs sanguins permettant d’affiner le diagnostic du trouble bipolaire. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 18 janvier 2023, page 15)
- (Politique) Qui a deux superpuissances. En particulier, dominé par les États-Unis et l’URSS entre 1945 et 1991.
- Elle est exceptionnelle en tant que tragédie, avec ses morts et la sidération du monde. Mais elle n’est pas historique à l’instar, par exemple, de l’attentat de Sarajevo, de Pearl Harbour, des conférences de Yalta et de Potsdam, ou bien encore de la fin de l’URSS, en décembre 1991, qui a marqué la fin du monde bipolaire. — (Hubert Védrine, dans Patrice De Méritens, “Les terroristes ne peuvent pas renverser les sociétés”, Le Figaro, 2011-09-10)
-
plaire
?- Agréer ; être agréable.
- Ces lieux communs mythologiques et ce cliquetis de mots sonores, mais à peu près vides de sens, plurent au roi Sighebert et à ceux des seigneurs Francs qui, comme lui, comprenaient quelque peu la poésie latine. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- Les parties de pêche au bord de la Cuisance lui plaisaient; il admirait les coups d’épervier lancés d'une main vigoureuse par Jules Vercel. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ils causèrent au coin du feu ; l’intérieur plut sans doute à l’abbé, car il se mit à l’aise. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l’art littéraire chinois, dans Choix d’études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- (impersonnel) Vouloir.
- Il me plaît de faire ceci.
- Je ferai ce qu’il vous plaira.
- Il fait de ses amis tout ce qu’il lui plaît.
- Cela va comme il plaît à Dieu, se dit d’une affaire dont la conduite est abandonnée, négligée.
- (impersonnel) (Absolument) Terme de politesse, utilisé de façon phatique.
- S’il vous plaît ; S'il te plaît...
- Répondez, s’il vous plaît, à la question que je vais vous poser.
- Croyez, s’il vous plaît, que je sais ce que je dis.
- N’allez pas, s’il vous plaît, vous imaginer que je vous laisserai faire.
- Plaît-il ? c’est-à- dire Que vous plaît-il ? Le plus souvent, on emploie cette formule pour faire répéter ce qu’on n’a pas bien entendu ou souvent ce qu’on n’a pas apprécié avoir entendu.
- Plaise à Dieu, plût à Dieu que, Façons de parler dont on se sert pour marquer qu’on souhaite quelque chose.
- Plaise à Dieu qu’il revienne sain et sauf!
- Plût à Dieu que cela fût ! On dit aussi absolument
- Plût à Dieu !
- — Ah ! plût à Dieu, s’écria-t-elle, que mon fils eût l’âme ouverte à vos discours et le bras assez fort pour en profiter ! — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- J’eus une terreur folle qu’elle fût partie pour toujours ! Plût à Dieu, mon ami !… — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- Note d’usage : Dans les formules ci-dessus, on utilise le présent du subjonctif pour exprimer un souhait (potentiel). L’imparfait du subjonctif sert à formuler un regret ou le souhait d’une chose qu’on sait impossible (irréel).
- à Dieu ne plaise, ce qu’à Dieu ne plaise, façons de parler dont on se sert pour témoigner l’éloignement ou l’aversion que l’on a pour quelque chose.
- à Dieu ne plaise que j’y consente jamais.
- S’il meurt, ce qu’à Dieu ne plaise, je quitterai cette maison.
- Plaise à la cour, formule dont on se sert dans quelques écrits ou mémoires qu’on présente aux magistrats.
- (Pronominal) Prendre plaisir à quelque chose.
- Loin de s'occuper des jappements indicatifs du chien, notre personnage se plaisait à suivre loisireusement le sentier tortueux dans lequel il marchait. — (Angelo de Sorr, Le Châtiment, dans la Revue Parisienne, mai 1856, page 2)
- (Pronominal) Aimer à être dans un lieu, s’y trouver bien.
- Mon Dieu, mon Dieu ! quand on vient des pays où fleurit l’oranger, où trillent les cigales saoulées de soleil, comment se plaire ici ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C’est un des endroits où je me plais le plus.
- Les truites se plaisent dans l’eau vive.
- La vigne se plaît dans les terres pierreuses.
- (Pronominal) Aimer.
- Se plaire à soi-même, être content de soi.
- Se plaire l’un à l’autre, être agréable l’un à l’autre.
-
aire
?- (Mathématiques) Superficie, quantité positive associée à une surface bornée, plane ou dans l’espace à trois dimensions.
- L’aire d’un triangle. L’aire d’un carré. L’aire d’un disque. L’aire d’une sphère. Note : En ce sens, la définition peut être étendue, voir superficie.
- (Agriculture) Place qu’on a unie et préparée pour y battre les grains.
- Booz s’était couché de fatigue accablé ;Il avait tout le jour travaillé dans son aire ;Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ;Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé. — (Victor Hugo, Booz endormi in La Légende des siècles)
- L’aire Saint-Mittre est un carré long, d’une certaine étendue, qui s’allonge au ras du trottoir de la route.— (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1870)
- Mais ce qui est vraiment beau, c’est l’amoncellement des moissons au bord de la mer, les meules dorées au-dessus des flots bleus, les aires où tombent les fléaux en mesure. — (Alphonse Daudet, La moisson au bord de la mer, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle ; réédition Le Livre de Poche, 1974, pages 214-215)
- Et elle fila le long du mur de clôture, passa devant la porte d’entrée, qui ouvrait sur le chemin des Fenouillères, à cinq minutes des premières maisons de Plassans, déboucha enfin sur l’aire, une aire immense de vingt mètres de rayon, qui aurait suffi à prouver l’ancienne importance du domaine. Ah ! cette aire antique, pavée de cailloux ronds, comme au temps des Romains, cette sorte de vaste esplanade qu’une herbe courte et sèche, pareille à de l’or, semblait recouvrir d’un tapis de haute laine ! — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893)
- (Architecture) Surface plane.
- D’un plancher : l’enduit de maçonnerie sur lequel on pose le parquet ou le carrelage.
- D’un bassin : le massif de ciment ou de terre glaise dont on fait le fond d’un bassin.
- D’une maison : superficie ou espace compris entre les murs d’une maison.
-
allocataire
?- Celui ou celle qui perçoit une allocation.
- L’allocataire, qui s’estime injustement privée des allocations familiales, nous paraît avoir qualité pour intenter une action en paiement de celles-ci. — (Philippe Gosseries, La doctrine du judiciaire ou l’enseignement de la jurisprudence, 1998)
- (Prestations familiales) Personne qui ouvre droit à une ou plusieurs prestations familiales, en étant ou non l'attributaire.
-
bicentenaire
?- Qui a accompli sa deux-centième année.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Qui remonte à deux-cents ans.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
bihebdomadaire
?- Qui revient, qui paraît deux fois par semaine.
- Pour Mornet, la ville n’était sans doute qu’un puits nauséabond dans lequel il puisait à pleines mains la boue nécessaire à alimenter son torchon bihebdomadaire. — (Alain Demouzon, Le retour de Luis, 1977, chapitre 1)
- Les jours de publication de l’édition bihebdomadaire furent, quant à eux, régulièrement modifiés. — (Michel Brix, Nerval journaliste (1826-1851) : Problématique. Méthodes d’attribution, 1986)
- Mais elle est explicitement et officiellement responsable de la gestion d’un ensemble de pratiques soignantes bien qu’il ne s’agisse pas ni de la totalité ni de la majorité des protocoles soignants en cours dans le « réseau alcoologique Dr Haas » ; là encore, le portefeuille des pratiques soignantes en charge de l’URSA fluctue selon les époques : outre le Grand Cirque (pratique phare des soins clodoaldiens), l’accueil bihebdomadaire au bar de l’URSA et les activités art-thérapie et théâtre-thérapie, nous allons citer la bibliographie, la réunion des femmes, voire la cinémathèque et enfin l’intervention au chevet du patient. — (Le Papier de Verre, bulletin de l’URSA (Unité pour la recherche et les soins en alcoologie), Centre hospitalier des Quatre-Villes, Saint-Cloud, n° 55, juillet 2020, page 4)
- (Vieilli) Qui se fait, qui paraît toutes les deux semaines.
- Un quinzomadaire est un bihebdomadaire.
-
culinaire
?- Qui a rapport à la cuisine.
- Les femelles fournissaient un lait abondant à Mrs. Joliffe, qui l'employait journellement dans ses préparations culinaires. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Enfin, la rubrique Rencontre fait la part belle à l’art culinaire dont Guy Savoy, chef triplement étoilé, parle avec passion en nous racontant son parcours personnel et professionnel. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 3)
- Unique aromate de la cuisson des grives, la sauge avait son petit buisson au jardin. Elle sortait du domaine culinaire pour entrer dans la pharmacopée domestique – au même titre que de nombreuses plantes aromatiques. — (Jean Clerc , « La tousse. La reume », dans Le Journal du confinement, du vendredi 17 avril 2020, Charleville-Mézières : Éditions Terres Ardennaises)
-
cancanière
?- (Familier) Celle qui aime à faire des cancans.
- Je suis forcée de m’arrêter et de soutenir un instant la conversation. D’abord, par tempérament, je désire garder les meilleurs rapports avec le quartier ; et puis, je n’oublie pas le mot d’ordre administratif : « Il faut être bien avec tout le monde » ; or la femme de service n’a qu’un moyen de réaliser ce programme, c’est de montrer les qualités d’une parfaite cancanière. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- De la gent cancanièreVous étiez le parloirCar vous saviez, « drôlières »,Tout ce qu’on peut savoir ! — (Maurice Davau, Souvenirs en forme de poèmes, Aux Lavandières (1984), C.L.D., 2005)
-
dépositaire
?- Celui ou celle à qui on confie un dépôt.
- Auguste est mon plus fidèle compagnon, mon confident, le dépositaire de tous mes secrets, petits et grands. — (Antoine Bello, Enquête sur la disparition d'Émilie Brunet, 2010 ; édition Folio, 2012, p. 137)
- Bernard n'eut pas besoin de se recueillir pour retrouver gravées dans sa mémoire les instructions dont il était dépositaire. Il les récita d'une haleine, sans en omettre un seul mot, tandis que Guilleragues en écrivait les parties essentielles sous sa dictée, en une forme abrégée et indéchiffrable. — (Ernest Daudet, Fils d'émigré, Éditions Bibebook, 2015, p. 128)
- (Sens figuré) Celui, celle qui est garant de quelque chose.
- Les dépositaires de l’autorité.
- Être le dépositaire des secrets de quelqu’un.
- La troisième classe de prêtres était les ovates ou eubages, fidèles dépositaires des rites sacrés et des cérémonies religieuses ; cette dernière classe exerçait aussi l'art divinatoire, et remplissait ainsi le même office que les augures et les aruspices de Rome. — (Ernest Bosc, L. Bonnemère, Histoire des Gaulois sous Vercingétorix, Librairie de Firmin-Didot, Paris, 1882)
-
aptère
?- (Zoologie) Qualifie un animal dépourvu d'ailes.
- Grand chasseur, le crapaud dévore toutes sortes de petits invertébrés, aptères ou ailés. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- (En particulier) Qualifie les insectes dépourvus d'ailes alors que d'autres individus de la même espèce ou d'espèces appartenant au même taxon peuvent en avoir.
- Chez les fourmis, la caste des ouvrières est aptère alors que les individus reproducteurs possèdent des ailes fonctionnelles.
- (Antiquité) Qualifie les représentations allégoriques de la victoire sans les ailes qu'elle porte habituellement.
- (Antiquité) Est utilisé pour qualifier un temple sans colonnades latérales.
-
coquillière
?- Féminin singulier de coquillier.
- climatère
-
décisionnaire
?- Qui prend, ou peut prendre, une décision.
- Les membres décisionnaires du bureau de direction.
-
délégataire
?- (Pratique) Celui, celle qui reçoit la délégation.
- La ville prend en charge les investissements nécessaires au bon traitement de l’eau, le délégataire paie les dépenses de fonctionnement et les salaires de ses salariés. — (Emmanuel Buisson-Fenet, Marion Navarro, Micro-économie en pratique, 2012)
-
antiréglementaire
?- Qui est opposé au règlement.
- Je ne dois pas laisser pousser plus loin cet incident antiréglementaire. — (Journal officiel, 30 juin 1876)
-
ampère
?- (Métrologie) (Électricité, Physique) Unité de mesure de l’intensité du courant électrique du Système international (SI, unité de base), dont le symbole est A. Équivaut à un coulomb par seconde, soit environ 6,28×1018 charges élémentaires par seconde.
- Le régime électrolytique employé pour le dessuintage, dégraissage de la laine brute, est un courant de 300 à 350 ampères et de 10/15 volts. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Métrologie) (Physique) Unité de mesure de la force magnétomotrice dans le Système international (SI, unité dérivée), dont le symbole est A.
-
commendataire
?- (Histoire) Qui possédait un bénéfice en commende.
- On appelle de ce nom en Jurisprudence un ecclésiastique séculier qui est pourvu par le pape à titre de commende d’un bénéfice régulier, tel qu’une abbaye ou un prieuré, avec le droit de profiter des fruits du bénéfice tant qu’il en sera possesseur. La qualité de commendataire est opposée à celle de titulaire. […] Il y a des abbés et des prieurs commendataires. […] Le concile d’Aix tenu en 1585, veut que les bénéficiers commendataires tiennent un milieu entre la vie des réguliers et celle des ecclésiastiques séculiers, tant dans leur vêtement que dans leur nourriture et leurs meubles : il veut qu’ils portent la tonsure plus grande que les séculiers ; qu’ils fassent attention que l’administration des biens des monastères ne leur a pas été confiée pour vivre dans le luxe, dans la prodigalité, ni pour enrichir leurs familles ; mais pour en faire un pieux usage, comme d’un bien dont ils n’ont pas la propriété, et dont ils doivent rendre compte à Dieu. — (Biblioth. canon. au mot abbé, cité dans Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, tome 8, page 607-608, 1773, 3e édition)
- Quelques cas dérogatoires et temporaires ont existé d’attribution d’un commendite à une personne qui devait rentrer dans les ordres et retardait son ordination.
- Tous ces bénéficiers d’occasion prenaient ordinairement la prêtrise dans l’année de leur nomination ; c’était plus gênant que les abbayes commendataires de France avant la révolution, dont plusieurs titulaires étaient colonels, comme le chevalier de Boufflers, qui commandait à la fois à des moines et à des dragons. — (Anonyme, Le Clergé en Espagne, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
-
barlotière
?- (Architecture) (Vitraux) Traverse en fer qui tient les panneaux de vitrail à la maçonnerie.
- Un des premiers jours de l’installation, les verriers s’apprêtaient à creuser les trous de fixation des barlotières. Stupéfaits, ils se sont aperçus que les trous existaient déjà. Donc, les barlotières avaient déjà été fixées exactement aux mêmes endroits. — (Pierre Soulages, Outrenoir. Entretiens avec Françoise Jaunin. La Bibliothèque des Arts, 2012, p.112)
- La barlotière à grosse section divise le vitrail en panneaux, eux-mêmes consolidés par des vergettes de petite section.
-
annuaire
?- Écrit destiné à donner chaque année les renseignements nécessaires sur un organisme administratif, industriel, commercial, etc.
- On lui doit de nombreux fascicules édités à compte d’auteur, qui constituent d’irremplaçables annuaires, consacrés à l’extrême droite,à l’extrême gauche,aux religions minoritaires et aux conspirationnismes. — (Christophe Bourseiller, L’Extrémisme : Enquête sur une grande peur contemporaine, CNRS Éditions, 2012)
- L’annuaire du Commerce maritime, de l’Institut, du Bureau des longitudes, des téléphones.
- Si on interroge très souvent un annuaire, on le met à jour plus rarement. — (Danièle Dromard, Dominique Seret, Architecture des réseaux, 2010)
- (Militaire) Tableau annuel d’avancement.
- Annuaire de l’Armée.
- Ennui énorme au café et regards envieux sur l’annuaire. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
-
caniculaire
?- Qui a rapport à la canicule, très chaud, torride.
- C'est par un jour caniculaire de la fin de juillet 1911, dans un long couloir étroit sur lequel donnaient, toutes portes ouvertes, les petites pièces étouffantes du Conseil supérieur de la guerre. — (Victor Margueritte, Au bord du Gouffre, 1919)
- Chaleur caniculaire, chaleur excessive, estivale.
-
espère
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de espérer.
- Ça me motive et j’espère qu’on me le reproposera un jour. — (journal CNEWS, 11 octobre 2018, page 20)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de espérer.
- Le chercheur espère toujours secrètement (sans vraiment y croire complètement) que ses activités de recherche (en terme d’investigations empiriques (et les interactions avec les acteurs qui vont avec) d’analyses, de descriptions, d’explications, sur un mode oral ou écrit) pourront contribuer à désaffaiblir les acteurs, à réduire leurs situations problématiques en modifiant les processus et les situations de disqualification / catégorisation institutionnels qui le traversent et le constituent en partie (Payet, 2011). — (Denis Laforgue, Le chercheur, les institutions et leurs acteurs faibles : expertise ou conversation ?, XXVIIe colloque européen du réseau REFUTS : ”L’ingénierie sociale en Europe. Quel rôle pour les travailleurs sociaux et les “personnes concernées” ?”, Réseau REFUTS, juillet 2016, Toulouse)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de espérer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de espérer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de espérer.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.