Dictionnaire des rimes
Les rimes en : liard
Que signifie "liard" ?
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- Ancienne monnaie française et belge en cuivre qui valait un quart de sou.
- De fait, nous n’avions pas le sou ; nos poches et nos tiroirs fouillés et renversés sur la table, tout compté et recompté, liards, centimes, monnaie de billon et pièces d'argent, – sur dix que nous étions, – nous nous trouvâmes riches d'à peu près quarante francs... Bon Dieu ! quarante francs, pour dix ! — (Léon Guérin, Le Jeune Homme, tome I : La Province, Paris : chez Urbain Canel & chez Adolphe Guyot, 1833)
- Vous êtes un homme dangereux, seigneur Grand-Eunuque. Utile mais dangereux. Si les destinées vous avaient mis à ma place, je ne donnerais pas un rouge liard du bonheur de mon propre peuple. — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
- J'ai toujours été une voleuse et je le suis restée, bien que depuis trois ans, je n'aie pas fait tort d'un liard à personne, mais l'intention du vol était en moi. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Cité de l'étrange peur, 1936)
- (Rare) (Vieilli) Monnaie quelconque, de faible valeur.
- C’était le meilleur mendiant de son couvent. […] car une veuve n’eût-elle pas même de souliers, qu’il avait d’elle un liard, avant de partir. — (Geoffrey Chaucer, Les Contes de Cantorbéry, vers 252 à 255 (p. 40), XIVe siècle)
- …, je ne te refuse pas le secours de mon art ; mais je ne donne pas un liard à ceux qui demandent l’aumône sur la grande route. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- - Cent cinquante francs, pas un liard de plus !… — (Emile Zola, L’Assommoir, 1887,Chapitre IV)
- Le bonheur, a-t-on dit, est plus ami des liards que des louis. — (Victor Cherbuliez, « La Jeunesse de Joseph de Maistre » dans Revue des Deux Mondes, 3e période, tome 118, 1893, page 217)
- Les choses qui valent vraiment la peine d’être vécues ne coûtent jamais d’argent. Cela ne te coûte pas un liard d’être capable de concevoir la splendeur multiple des choses, la science. Cela ne te coûte pas un liard d’être en Italie, d’avoir le ciel italien au-dessus de toi, de te promener dans des rues italiennes et de t’asseoir à l’ombre d’arbres italiens et le soir venu, de voir le soleil se coucher en italien. Cela ne te coûte pas un liard, si tu plais à une femme et qu’elle se donne à toi. Cela ne te coûte pas un liard d’être heureux quelquefois. Ce qui coûte de l’argent, c’est ce qu’il y a autour du bonheur, des accessoires stupides et ennuyeux. — (Antal Szerb, Le Voyageur et le clair de Lune, 1937, page 210, édition Viviane Hamy, traduction par Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huszvai)
- Pour deux liards de bonne grâce, on s’épargne un assaut cruel… On temporise, on conclut une trêve… — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 121)
- « Quelle journée, mon Dieu !– Oui, c’est beaucoup trimer pour deux liards.– Deux liards qu’on n’aura peut-être pas.– Oui, comme vous dites, deux liards qu’on n’aura peut-être pas et qui iront dans la poche des riches. » — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 21)
- – Non, je ne vous ai jamais aimés tous. Je n’ai jamais aimé que ma mère. Tous, je vous livrerais pour deux liards. Je vous ai livrés pour moins. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 493)
- (Cuisine) (Sens figuré) (Vieilli) Rondelle.
- Épluchez et coupez en liards vos pommes de terre. — (Le cuisinier impérial. vingt-septième édition augmentée de 300 articles nouveaux et du Glacier Impérial par Bernardi, Paris, 1864, page 395, entrée Pommes de terre frites)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "liard".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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grimoire
?- Livre de magie à l’aide duquel les magiciens prétendaient évoquer les démons, opérer des prodiges, etc.
- Ah! ne crois pas celui qui dit : « Je sais! je sais,Car j’ai des jours, des mois des ans penché la têteAu-dessus du grimoire où les mots sont tracés! » — (Ali-Bert, Le Coran du poète in La Parenthèse no 1, 15 octobre 1930)
- Cependant le soudard étala diaboliquement sur la table, à la lueur du suif, un grimoire où vint s’ébattre une mouche grillée. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- On feuilletait le gros catalogue de Distribution aux consommateurs comme un grimoire rempli d’objets magiques et merveilleux. — (Samuel Archibald, Le sel de la terre, éditions Atelier 10, Montréal, 2013, p. 49)
- Se riant de la liche, il saisit une page du grimoire et la déchira, certain d'avoir découvert le secret. Une nouvelle déchirure apparut dans la cape élimée de la liche. — (R.A. Salvatore, Mercenaires, tome 2 : La Promesse du Roi-Sorcier, traduit de l'anglais (États-Unis) par Élizabeth Luc, Wizards/Bragelonne, 2011, prologue)
- (Sens figuré) (Familier) Écrit obscur et écriture difficile à lire.
- Ma grand-mère ne comprenait pas, de très bonne foi, les bienfaits de l'instruction. Elle disait qu'il était inutile de se casser la tête pour y faire entrer des billevesées ; qu'il n'y avait pas d'autre science que celle de la vie, et que celle-là, l'expérience la donnait..., et non pas l'étude d'un grimoire ; que les livres étaient des paperasses, et les savants, des rêveurs. — (Hippolyte de Villemessant, Mémoires d'un journaliste, tome 1 (1867).)
- Il s’en était toujours tenu à cette idée que les Allemands étaient des individus stupides et gras, qui fumaient dans des pipes en porcelaine, passaient leur vie sur des grimoires, et se nourrissaient de viande de cheval, de choucroute et en général de toute sorte d’aliments indigestes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 131 de l’édition de 1921)
- Vous m’avez remis un rapport embarrassé et confus qui est un pur grimoire.
- Cette lettre est un grimoire que je n’ai pu déchiffrer.
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asseoir
?- Mettre quelqu’un sur un siège ou sur quelque chose qui tient lieu de siège.
- Asseoir un malade.
- Asseyons-nous sur ce banc, par terre.
- On le fit asseoir.
- (Sens figuré) L’y admettre.
- Faire asseoir quelqu’un à sa table,
- (Sens figuré) Faire monter au trône, faire devenir roi ou reine.
- Qu’à enfin produit, chez nous, l’esprit démocratique ? La constitution éphémère de 1791, chef-d’œuvre d’imbécilité (imbecillitas) […] qui, au lieu de la liberté nous a légué le plus horrible esclavage ; qui devait asseoir le Roi sur un trône constitutionnel et par suite inébranlable, et qui l’a fait périr sur un échafaud, etc. ? — (Jean François Aubuisson de Voissins, Considérations sur l’autorité royale et sur les administrations locales, Ponthieu, 1825)
- (Architecture) Poser solidement et à demeure.
- Par une douce soirée du mois d’août, en 1821, deux personnes gravissaient les chemins pierreux qui découpent les rochers sur lesquels est assis le château. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Le plateau sur lequel est assise la cité de Carcassonne commande la vallée de l’Aude, qui coule au pied de ce plateau. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- (Militaire) Placer, établir un camp.
- Asseoir un camp,
- Il assit son camp hors de la portée du canon de la ville.
- (Manège) Dresser un cheval à exécuter ses airs de manège ou à galoper avec la croupe plus basse que les épaules.
- Asseoir un cheval,
- (Sens figuré) Fonder ; établir.
- D’autre part, cette mansuétude et cette bonté vraiment chrétiennes lui avaient assis, parmi les ouailles, une solide réputation de brave et d’honnête homme. — (Louis Pergaud, « Le Sermon difficile », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Mais, depuis la bataille de Tolbiac et la conversion de Clovis, L'Église eut ses coudées franches et put rapidement asseoir son influence à travers le territoire. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Partout le rail assied la victoire de l’industrialisation, relance toutes les activités de pointe, ancre le capitalisme. — (Jean-Pierre Rioux, La Révolution industrielle 1780-1880, Le Seuil (Collection Histoire), 1971, page 78)
- (Sens figuré) Se fier à une parole, à des promesses.
- On ne peut asseoir aucun fondement sur ce qu’il dit, sur ce qu’il promet,
- S’emploie particulièrement, dans l’acception qui précède, en matière d’impositions, de rentes, etc.
- Asseoir un impôt, une contribution sur un genre de propriété, d’industrie.
- Asseoir une hypothèque sur un immeuble.
- (Eaux et forêts)
- Asseoir les ventes, Marquer le canton de bois qui doit être coupé.
- Magistrature assise. Voyez « magistrature ».
- Voter par assis et levé, se dit, dans une assemblée délibérante, lorsque les membres font connaître leur opinion, leur vote en se levant ou en restant assis.
- (Pronominal) Se mettre sur son séant. Voir s’asseoir.
- On s’assoit sur deux congèles poussés le long d’une planche… — (Alain Damasio, Les Furtifs, 2019)
- (Pronominal) (Sens figuré) Ne pas tenir compte de, désobéir. Voir s’asseoir.
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bollard
?- Bitte d’amarrage, élément fixe situé sur le quai pour amarrer un bateau dans les ports.
- Le câble peut ensuite être assujetti à un bollard d’amarrage. — (Organisation maritime internationale, Manuel sur la pollution par les hydrocarbures: Section IV – Lutte contre les déversements d’hyrocarbures, 2005)
- Le sas comporte, dans chacune de ses parois latérales, six rainures verticales pour bollards flottants, servant à l’amarrage des bateaux. Ces bollards sont fixés sur un cylindre métallique qui coulisse à l’intérieur des rainures en suivant le niveau de l’eau dans le sas. — (Bureau d’Enquêtes sur les Accidents de Transport Terrestre (BEA-TT), Titre du document : Rapport d’enquête technique sur le naufrage du PAMPERO bateau de transport de matières dangereuses survenu sur le Rhône, lors de la rupture d’une porte de l’écluse de Sablons (Isère), le 18 février 2020, décembre 2021)
- Elliott coupa le moteur, sauta à terre, un cordage en main qu’il arrima autour du bollard. — (Marc Levy, Un sentiment plus fort que la peur, chapitre 10)
- Élément physique marquant la séparation d’une zone piétonnière d'une voie routière. Dans ce sens, on dit aussi borne de protection, borne d’interdiction ou potelet.
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loire
?- Cuve de pressoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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estimatoire
?- Qui contient une estimation.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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foire
?- (Sens étymologique) Fête populaire qui a lieu à certaines dates de l’année.
- La foire de Neuilly.
- La foire du Trône.
- La foire du lendit.
- (Vieilli) Présent qu’on fait au temps d’une fête.
- Il perd exprès pour me donner ma foire; il fait les choses de bonne grâce. — (Florent Carton, Foire de St-Germain, sc. 21)
- (Belgique) Fête foraine, kermesse.
- La Foire de Liège (ou Foire d'Octobre) ; la Foire du Midi (ou Kermesse de Bruxelles).
- Assemblée considérable et publique qui se tient en temps et lieu désignés d’avance, où les marchands peuvent étaler et vendre des objets de leur commerce.
- Si les roueries employées dans le commerce des chevaux sont innombrables, elles se montrent bien mieux sous toutes les formes dans ces lieux de réunion qu’on appelle foires. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Il hochait le chef, tout pareil à l’un de ces branle-tête que vendent les camelots dans les villes aux jours de grande foire. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Les marchés et les foires ne se peuvent établir en France que par la permission du roi. — (Févret, Traité de l’abus, I, 9)
- Il y a quatre foires dans Paris : la foire St-Germain, la foire St-Laurent, la foire du Temple et la foire des jambons au parvis de Notre-Dame. — (Saint-Foix, Ess. Paris, Œuv. t. III, page 410)
- Pythagore disoit que la vie étoit semblable à une foire ; comme dans une foire les uns viennent pour s’exercer aux combats, d’autres pour négocier, et d’autres simplement pour regarder ; ainsi, dans la vie, les uns naissent esclaves de la gloire, les autres de l’ambition, et les autres ne cherchent simplement qu’à connoître la vérité. — ((attribué à) François de Salignac de La Mothe-Fénelon, Abrégé des vies des anciens philosophes : Pythagore, 1725)
- Comme il n’y avait alors aucune grande ville, et qu’on ne connaissait ni les spectacles, ni les assemblées, ni les plaisirs sédentaires de la société privée, le temps des foires était celui des amusements. — (Abbé Raynal, Historique phil. I, Introd.)
- Il détient d’ailleurs un record mondial en la matière, ayant serré 13 392 mains lors d’une foire agricole en 2002. — (Le Devoir, 22 mai 2007)
- (Par extension) Lieu de grande activité commerciale.
- La Hollande est une foire continuelle où personne n’est riche que de sa propre industrie, ou de celle de son père. — (Voltaire, Dict. phil. Économie.)
- Marché spécialisé dans un type de marchandises.
- Avant-hier, j’ai fait un grand voyage. Je suis parti à trente kilomètres de Vézelay – où je passe le plus clair de mon temps cet été – dans la ville de Corbigny (Nièvre). On m’avait dit que tous les deuxième mardi du mois se tenait une foire aux bestiaux. — (Michel Eltchaninoff, « Les Chemins de la Liberté », dans la newsletter du 16/07/2020 de Philosophie Magazine)
- Foire au pain d’épice, aux jambons.
- Foire aux ferrailles, à la ferraille.
- De la danse, une exposition, une foire gastronomique, des jeux et divertissements seront au menu de cette journée de célébrations. — (Le Devoir, 21 juin 2007)
- La foire de Paris, de Lyon, etc.
- La foire annuelle de Bâle.
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fumoir
?- Bâtiment destiné à fumer les viandes et les poissons.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Construction) Pièce qui, dans les appartements, dans les hôtels, dans les entreprises, est réservée aux fumeurs.
- Le fumoir occupait, à l’extrémité du grand salon, une des pièces rondes formées par les tourelles. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Il s’attardait dans le fumoir, attendant la fin du repas, lorsqu’on vint l’avertir que le comte était remonté dans sa chambre et l’attendait. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- Si vous ne connaissez les actrices que par les conversations de fumoir, n’en dites rien. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre II)
- Il existait encore à Torcy une petite pièce confortable qu’on appelait le fumoir : à une époque que tu n'as pas connue, on ne fumait guère devant les dames, et les messieurs étaient censés se réunir pour fumer tout à leur aise, dans cette petite pièce. Après le déjeuner, nous sommes allés au fumoir, où on a apporté du café et des liqueurs, et le jeune Bousquet est venu avec nous. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 100.)
- On aurait pu se croire dans un fumoir anglaisNous sirotions à deux un breuvage irlandaisDehors, c'était la pluie, la tempête, le froidA nos pieds, reposait un très vieux braque hongrois. — (François Morel, Fumoir anglais, 2006)
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bouilloire
?- (Cuisine) Récipient destiné à faire chauffer ou bouillir un liquide potable, souvent pourvu d’une anse et d’un bec verseur. Les modèles traditionnels se posent sur une source de chaleur, les modèles électriques on un mode de chauffage intégré.
- Il pensa pendant un instant qu’il s'était endormi à la petite table de la cuisine et que la bouilloire sifflait. — (Michel Tremblay, L'homme qui entendait siffler une bouilloire, 2001)
- Elle avait mis la bouilloire et la cafetière en route et elle glissait des tranches de pain dans le toaster. — (Bernard Minier, Glacé, XO Éditions, 2011, épilogue)
- Le long des murs courent des paillasses où sont posés samovars, cafetières, bouilloires, plaques chauffantes, mini-fours, presse-fruits et bien d’autres ustensiles. — (Annick Cherville, Et si nous étions libres, 2016)
- (Par extension) Appareil qui fait chauffer quelque chose.
- Le grand collisionneur de particules n’était finalement qu’une machine servant à chauffer le vide, une sorte de bouilloire sophistiquée capable d’offrir une vertigineuse cure de jouvence à l’Univers. — (Étienne Klein, En cherchant Majorana, Gallimard, 2013, page 25)
- (Par extension) (Sénégal) (Mali) (Islam) Récipient en plastique destiné à faire des ablutions musulmanes, se laver aux toilettes ou disposer de l'eau propre pour faire la cuisine, préparer le thé ou se laver les mains.
- Elle vérifie toujours avec appréhension si la bouilloire ou satalla contient assez d'eau pour procéder à ses ablutions. Son inquiétude est légitime, car parfois nous oublions de remplir le récipient : chez nous, la bouilloire est aux toilettes ce que les papiers sont à nos lieux d'aisance modernes ! — (Yaya Sickou Dianka, Un petit baobab pour vivre ensemble, L'Harmattan, 2012, page 28)
- Sur le sable, elle aperçut une bouilloire en plastique, grise à larges traits jaunes. [...] Ce type de bouilloire est partout au Mali. C'est l'ustensile le plus utilisé du pays. Elles est indispensable pour les ablutions religieuses avant la prière et les ablutions sanitaires. — (Claire Rozier, Derrière la porte: La tyrannie terroriste, Société des Écrivains, 2016, page 235)
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houssoir
?- (Désuet) Balai de houx ou d’autre branchage, et le plus souvent de plumes.
- Donnez un coup de houssoir à ce tapis.
- Cette chambre n’était pas de celles que harcèlent le houssoir, la tête de loup et le balai. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- Des branchages de houx énergiquement manipulés constituaient des houssoirs pour balayer, épousseter habits et tapis ou ramoner les cheminées. — (Signollet Stéphane, Le houx, 96 p., page 61, 1999, Actes Sud, Le nom de l'arbre)
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cagnard
?- (Désuet) Qui s’accroupit comme un chien et ne bouge plus.
- (Familier) (Désuet) Qui n’aime pas bouger, qui est paresseux.
- (Populaire) (Vieilli) (Désuet) Qui est lâche, poltron.
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bolivar
?- (Habillement) Chapeau évasé en vogue en France vers 1820, imité des chapeaux qu’avait coutume de porter Simón Bolívar.
- C’était le temps de la lutte des républiques de l’Amérique méridionale contre le roi d’Espagne, de Bolivar contre Morillo. Les chapeaux à petits bords étaient royalistes et se nommaient des morillos ; les libéraux portaient des chapeaux à larges bords qui s’appelaient des bolivars. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862.)
- Ah ! l’étrange passant ! Sa mise, toujours d’une élégance négligée, était sommée d’un légendaire chapeau bossué — n’est-ce pas incroyable ? — comme celui de Robert-Macaire, et affectant la forme indécise d’un bolivar d’ivrogne après vingt chutes. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Le Tzar et les Grands Ducs, 1883, dans Derniers Contes : L’Amour suprême, Mercure de France, 1909, p. 331)
- Il en avait assez des feutres à la Verdi ; il prit un Bolivar à bords durs. — (Jean Giono, Le Bonheur fou, 1957)
- (Désuet) (Textile) Sorte de flanelle.
- Nous fabriquons de la draperie d'été, qui se divise en foulés [articles pour hommes], demi-foulés [articles pour femmes], et bolivars, fantaisie remplissant l'usage de flanelle de santé. — (Traité de commerce avec l'Angleterre, t. III, p. 232)
- (Numismatique) Unité monétaire du Venezuela.
- Le bolivar souverain est la monnaie du Venezuela depuis le 20 août 2018.
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étrangloir
?- (Marine) Cordage fixé à une corne et formant la principale cargue d’une voile.
- (Marine) Mécanisme métallique qui permet de coincer la chaîne d'ancre au passage de l'écubier.
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léonard
?- Relatif au Léon, pays au nord du Finistère.
- Relatif à Léon, commune française située dans le département des Landes ou à ses habitants.
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javart
?- (Médecine vétérinaire) Sorte de furoncle dur et douloureux, qui vient au pied du cheval et du bœuf, entre le paturon et la couronne.
- Car notre jeune homme avait une monture, et cette monture était même si remarquable qu’elle fut remarquée : c’était un bidet du Béarn, âgé de 12 ou 14 ans, jaune de robe, sans crins à la queue, mais non pas sans javarts aux jambes, et qui, tout en marchant la tête plus bas que les genoux, ce qui rendait inutile l’application de la martingale, faisait encore galamment ses huit lieues par jour. — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, J.-B. Fellens et L.-P. Dufour, 1849, p. 6)
- (Phytopathologie) Nom vulgaire d'un champignon ascomycète parasite des châtaigniers, nommé Diplodina castanea. Il donne une nécrose du cambium.
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circulatoire
?- (Physiologie) Qui a rapport à la circulation du sang.
- Un des problèmes majeurs de la technique est que les vitesses circulatoires doivent être a priori connues pour éviter les phénomènes « d’aliasing » bien connus par les doppleristes. — (Francis Joffre, Traité d’imagerie vasculaire, 2015, page 45)
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compare
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de comparer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de comparer.
- L’artiste compare cette formation à celle que vivrait un footballeur international au centre de Clairefontaine. — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 50)
- Première personne du singulier du subjonctif présent de comparer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de comparer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de comparer.
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lardoire
?- (Cuisine) Brochette pointue par un des bouts, pour piquer dans la viande des bandes de lard.
- Non, répondit Cérizet, il est assez cuit par toi, sans que j’aille encore lui donner des coups de lardoire : il rendrait tout son jus. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- N’importe, dit Coconnas, j’ai bien de la peine à remettre mon épée dans le fourreau avant de m’être assuré qu’elle pique aussi bien que les lardoires de ce gaillard-là. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Une lardoire est un ustensile pointu et creux dont on garnit la gouttière avec l’élément que l’on veut introduire dans la viande. On enfonce ensuite la lardoire dans la viande, et en la retirant l’élément reste dans la viande.
- (Construction) Espèce de sabot ou de pique de fer avec lequel on arme l’extrémité des pieux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sylviculture) Éclat de bois d’environ un mètre qui reste quelquefois sur la souche d’un arbre abattu, faute par le bûcheron d’avoir fait l’entaille assez profonde de ce côté.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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flottard
?- (Argot scolaire) Élève en classe préparatoire du concours d’entrée à « Navale », l’École navale.
- Encouragé par ses nouveaux camarades, qui profitent de son ingéniosité à inventer des tours tordus, Antoine prend une part active à la guégerre que les flottards, autrement dit ceux qui, comme lui, préparent la Navale, mènent contre les cyrards, les taupins et les pistons, qui voudraient intégrer, eux, Saint-Cyr, Polytechnique ou l’École centrale. — (Virgil Tanase, Saint-Exupéry, Gallimard, « folio - biographies », 2013, pages 29-30)
- (Argot militaire) (Désuet) Saroual porté par les zouaves et d’autres troupes coloniales françaises.
- Tout le monde est soldat, aujourd’hui, mais tout le monde ne sert pas en Afrique. C’est donc à ceux qui ignorent ce vocable familier dans l’argot des casernes que nous dirons ce qu’est le flottard. Le flottard, oh pékin ! est ce pantalon vaste, sorte de jupe que portent les zouaves, les turcos et les spahis. — (Tout-Paris, Bloc-Notes Parisien - Le flottard, Le Gaulois, 5 mars 1889)
- Mohamed, très touché, porta ma main à son front, à son cœur, et partit radieux, bien que visiblement gêné par son flottard. Il marchait les jambes écartées et n’avait plus sa belle allure martiale ; d’ailleurs plus ému par cette entrevue qu’il ne voulait le laisser paraître. — (Richard O’Monroy, L’être ou ne pas l’être ?, P. Arnould, 1890, Le flottard, pages 184-185)
- Des cantinières de zouavesVersent des champoreaux suavesEn chéchia, veste et flottard,Et par maintes rondeurs de formes,Ajoutent pour leur quote-partAu prestige de l’uniforme !— (Louis Marsolleau, Vive l’almée !, La Petite République, 26 mars 1900)
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bolivares
?- Pluriel de bolivar.
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douar
?- Groupe de tentes disposées en cercle, de façon à remiser les troupeaux dans l’espace laissé libre au centre.
- D’ordinaire, elle le menait dans la gorge tourmentée et sauvage d’un oued assez loin du douar. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Mais généralement l’envoi de quelques troupes met fin aux troubles en peu de temps. Elles envahissent le territoire de la tribu à châtier, pillent les douars, razzient les troupeaux, détruisent les cultures, font des prisonniers et coupent des têtes, […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 11)
- Les jeunes exilés pour cause de guerre, […] sur les cartes postales qu’ils envoient à leur familles […] expurgent les douars fouillés, les mechtas mises à sac, les filles aux longs cheveux qui se mordent les lèvres, les visages sculptés par le turban des jeunes Arabes de leur âge, semblables à leurs compagnons coiffés d’un calot. — (Jocelyne Sauvard, Simone Veil — La force de la conviction, l’Archipel, Paris, 2012, pages 74-75)
- (Par extension) Groupe de familles obéissant à un chef en formant une fraction de la tribu.
- […]; et les premiers cavaliers revenant du champ de bataille racontaient les résultats de la journée. La souga n’avait pas réussi : pour faire bonne figure, on avait razzié deux ou trois douars et coupé autant de têtes ; […]. — (Eugène Aubin, Le Maroc dans la tourmente : 1902-1903, Librairie Armand Colin, 1904, réédition Éditions Paris-Méditérannée, 2004, page 145)
- Aussi, de la capitale, vont-ils parachuter dans les villages des dirigeants inconnus ou trop jeunes qui, investis par l’autorité centrale, entendent mener le douar ou le village comme une cellule d’entreprise. — (Frantz Fanon, Les Damnés de la Terre, 1961, page 112)
- Nous, les hommes des douars lointains, des hauts djebels, des larges vallées, nous savions que l’on ne bâtit pas sa maison si l’on n’a pas confiance dans la solidité du sol. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 26)
- Dans tous les villages, tous les douars, toutes les mechtas, placés sous ma responsabilité, je les ai convaincu de notre invincibilité sans, pratiquement, tirer un seul coup de feu. — (Didier Daeninckx et Tignous, Corvée de bois, 2002, page 58)
- Le village est entouré d’une vingtaine de douars où les mariages endogènes entretiennent un même vieux nom pour tous et assurent la transmission des prénoms des morts aux nouveau-nés. — (Kamel Daoud, Zabor ou Les psaumes, (Barzakh, Alger), Actes Sud, 2017, page 130)
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jobard
?- Simple d’esprit, crédule, niais.
- – Si vous trouvez plaisant d’être jobard…– Dans jobard il y a Job, mon ami. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- « Décidément, vous êtes le plus curieux garçon que je connaisse… Il y a en vous du paladin et du jobard, si vous me permettez de vous le dire… Chevalier à midi… Bouffon à minuit… Vous excellez dans tous les emplois !… — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 143)
- Aujourd’hui, poursuivit-il, transi, purotin, jobard, moulu par l’affliction, ayant un gros bourdon, il avait cru, naïf, qu’un cyprin du Jardin d’Acclimatation lui offrirait, pourquoi pas ? un amical bonjour. — (Georges Perec, La Disparition, 1969)
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brûloir
?- (Vieilli) Réchaud sur lequel tourne un cylindre ou une sphère en tôle pour griller le café en grains.
- Ces fragments, qui portent le nom de cossettes, sont torréfiés dans de grands brûloirs à café, […] ; on les pulvérise entre des cylindres, puis, après un blutage, la poudre grossière est mise en paquets. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 131)
- (Liturgie) Meuble sur lequel sont disposés des cierges ou des veilleuses.
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voir
?- Percevoir l’image des objets par l’organe de la vue.
- […] ; et l’on voyait déjà quelques embarcations filer doucement sur l’eau que battaient les grands avirons, pareils à des vols de goélands lents et bas. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière, 1885, Les Eaux muettes)
- – Pourtant —fit Bert— j’aimerais bien en voir un… rien que pour pouvoir y croire quand je l’aurais vu.– Vous le verrez avant qu’il soit longtemps, promit le soldat. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 27 de l’édition de 1921)
- On ne voyait pas les tramways. […]. Pourtant les quais où ils roulaient, avec des piaulements plaintifs, n'étaient guère éloignés, car la rue, quelquefois, tremblait à leur passage […]. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 41)
- C’est à Namur que Gaspard vit le premier beffroi. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Il se fabriquait une étrange réputation, personnage de légende qui voyait à travers le brouillard, savait se rendre invisible aux gabelous, capable de tout ! — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Absolument) — L’on y voyait à peine, le sanctuaire n’étant éclairé que par des veilleuses pendues au plafond […] — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- […] puis le voyant mort, car vous le tuâtes du coup, vous prîtes la fuite sur le cheval qu’il vous avait donné. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
- Donner en vis-à-vis, avoir une vue.
- Cette maison voit sur un jardin, sur une rue.
- (Par extension) (Militaire) Avoir une vue découverte sur une cible en sorte qu’on est à portée de la battre avec le canon.
- Cette hauteur voit la place, voit le rempart de la place.
- Cette hauteur voit tel ouvrage à revers.
- Être le lieu où se déroule une action ; en être le siège.
- Fort peu habitée l'hiver, Ville-d’Avray voit sa population se décupler quand éclosent les premières frondaisons de la forêt ; quand les chauds rayons du soleil de juin font revivre les palmes des grands saules sur le bord des étangs si chers à Corot. — (Jules Mary, Roger la Honte, Paris : chez Jules Rouff & Cie, 1886, page 3)
- Avec l’utilisation d’antigènes de tréponèmes pâles tués, les réactions sérologiques ont vu leur sensibilité et leur spécificité nettement améliorées. — (François Pebret, Maladies infectieuses : toutes les pathologies des programmes officiels des études médicales ou paramédicales, Heures de France, 2003, page 497)
- Vivre pendant une période désignée, avoir connu cette époque.
- J’ai vu le temps où il n’y avait pas d’autre mariage que le mariage religieux. — (George Sand)
- (Sens figuré) (Familier) Imaginer, représenter.
- Dans l’espèce humaine, la Parthénogénèse n’a été vue que par les yeux de la foi ; il n’en est pas ainsi dans les rangs inférieurs de l’animalité […] — (Yves Delage et Marie Goldsmith, La Parthénogénèse naturelle et expérimentale, Flammarion, 1913, page 2)
- Les deux Allemands le tenaient sous la menace de leurs yeux haineux. Pendant un moment Bert vit la mort proche. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 353 de l’édition de 1921)
- Prendre soin de quelqu'un, le traiter.
- C’est ce médecin qui voit ce malade.
- Il est vu par ce médecin.
- (Inversement) Consulter.
- Il faut qu’elle aille voir un médecin.
- (Absolument) Être en état de percevoir l’image des objets.
- Voir clair. — Voir trouble. — Voir double.
- Voir confusément. — Voir distinctement.
- Voir de près. — Voir au loin.
- Être témoin de l’état d’une personne ou d’une chose.
- Quelques journaux manquaient à la collection. C’étaient ceux qui relataient comment Charlotte, condamnée à mort, avait vu sa peine commuée en celle des travaux forcés à perpétuité. — (Jules Mary, Les filles de la Pocharde, 1897-1898)
- C'est ici que l'on voit deux choses bien cruelles, Des maris ennuyeux et des femmes fidelles, Car l'Amour, tu le sais, n'est pas luthérien. — (Évariste de Parny, « Lettre à Bertin, du Cap de Bonne-Espérance, octobre 1777 », dans le recueil Œuvres d'Évariste Parny, tome 1, Paris : chez Debray, impr. Didot l'aîné, 1808, page 217)
- Les gens que vous avez vus arriver, que vous avez vu mener en prison. — La maison que j’ai vue s’écrouler, que j’ai vu démolir. —C’est un homme que j’ai vu autrefois bien pauvre, bien malheureux.
- Être témoin de faits, d’événements contemporains, ou en avoir seulement entendu parler.
- L’Afrique du Sud, avec la fin de l’apartheid a vu ainsi affluer des migrants venus du Mozambique, de Zambie ou d’Angola quand les Afrikaners partaient vers l’Australie ou l’Amérique. — (Christian Pradeau et Jean-François Malterre, Migrations et territoires, dans Les cahiers d'Outre-Mer n° 234/volume 59, Presses Universitaires de Bordeaux, 2006)
- Ce que nous voyons de nos jours, était annoncé depuis longtemps.
- Les événements extraordinaires que nous avons vus s’accomplir.
- Faire des observations et des remarques en lisant ; se reporter à ce que l’on lit.
- Mais nous avons vu comment Saint Louis, poussé par ses convictions religieuses, voulut rendre l’usure impraticable. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- J’ai vu dans Démocrite.
- Où avez-vous vu cette particularité ?
- Dans quel livre avez-vous vu ce passage ?
- Fréquenter.
- Qui voyez-vous le plus souvent ?
- Qui voit-il dans son pays ?
- Nous nous voyons souvent.
- (En particulier) Avoir une relation amoureuse.
- Plus tard, j’appris un absurde mariage d’amour qu’elle fit avec un jeune homme qu’elle devait déjà voir à ce moment-là. — (Marcel Proust, Guermantes, 2, 1921, page 393)
- Je ne le vois plus.
- (En particulier) Avoir une entrevue, une conversation, avec quelqu’un.
- Il faut que je voie le directeur rapidement.
- (Spécialement) (Avec la négation) (Familier) Supporter.
- Celui-là, je ne peux pas le voir !
- Acquérir la connaissance des choses du monde, dans les voyages ou dans le commerce des hommes.
- C’est un homme qui a beaucoup vu.
- Il a vu du pays. - Il a vu les pays étrangers. - Il veut voir l’Italie.
- Regarder, considérer avec attention.
- Voyez ce tableau. — C’est une chose à voir. — Il mérite d’être vu.
- Voir un objet au microscope. — Laissez-moi voir cela. — Voyons un peu ce qu’il va faire.
- Examiner, vérifier, se réserver de prendre un parti.
- Si cela arrive, nous verrons ce qu’il faudra faire.
- Voir une affaire à fond.
- Ceci est à voir. — C’est à voir.
- (Familier) Vérifier par soi-même une assertion, une information.
- Si vous ne le croyez pas, allez-y voir.
- J’aime mieux le croire que d’y allez voir.
- S’apercevoir, se rendre compte, comprendre.
- Il y a longtemps que l’on voit qu’il se ruine.
- Je vis bien qu’il me manquerait de parole.
- Ne voyez-vous pas qu’il vous trompe, qu’il se moque de vous ?
- Je vois ce que vous voulez dire.
- Et il est amusant de penser à cette réponse que nous donnons parfois pour signifier que nous avons compris : « Je vois. » Le verbe voir devient alors synonyme d'intelligence, une autre preuve que l'ultime ou l'essentiel peuvent être invisibles pour les yeux. — (Christine Michaud et Thomas De Koninck, Le Petit Prince est toujours vivant, Gallimard/Édito, 2020, page 37)
- C’est comme ça qu’il faut faire pour retirer son billet ; vous voyez ?
- Inspecter avec autorité, veiller à.
- Cet homme n’a rien à voir à ma conduite, et je n’ai pas le droit de voir à la sienne.
- Qu’avez-vous à voir dans ma maison ?
- Voyez à ce qui se passera. — Voyez à la dépense.
- Éprouver, essayer.
- Voyez si vous pouvez résoudre ce problème.
- Voyons si la chose nous réussira mieux ainsi.
- Je veux voir jusqu’où ira sa patience.
- À toi de voir.
- (Par analogie) Juger par le sens du goût, de l’odorat, du toucher ou de l’ouïe, en parlant des choses que l’on connaît.
- Voyez si le vin est bon. — Voyez un peu si cela est chaud.
- Il faut voir si cet instrument est d’accord.
- Juger ; apprécier ; envisager.
- Jamais nous n'avons eu l’ineptie de penser que les catholiques dussent être opprimés, qu'ils dussent être vus avec défaveur par le gouvernement, qu'ils dussent être exclus des emplois publics, qu'ils dussent même être exclus du ministère. — (« Quelques mots à nos contradicteurs passionnée et modérés », dans la Revue nationale de Belgique, Bruxelles : Librairie Polytechnique, 1840, volume 4, page 85)
- Ensuite c’est à chacun de voir en quoi cela l’intéresse, le concerne, lui parle. Il n’y a strictement aucune prétention comminatoire du genre : si vous ne passez pas par là, vous êtes fichu. — (Jacqueline Legaut, La psychanalyse, l’air de rien, éditions Eres, 2012)
- Chacun a sa manière de voir. — C’est ainsi que je vois. — C’est un homme qui voit tout de travers.
- (Familier) Étudier, apprendre.
- Je ne répèterai pas ce que nous avons vu la semaine passée.
- Aller faire quelque chose.
- Notre mère est malade, papa est mort. Nous allons voir avec mon petit frère à ramasser des pommes de terre dans le champ. » — (Alphonse Daudet, L’enfant espion, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 27)
- (Québec) (Désuet) (Par euphémisme et apocope de voir ses règles) Avoir ses menstruations.
- As-tu vu ce mois-ci?
- (Religion) Connaître par l’intelligence.
- Dieu voit le fond des cœurs, voit toutes choses.
- La béatitude consiste à voir Dieu.
- (Pronominal) (Sens propre) Voir soi-même. Voir l’un l’autre.
- (Pronominal) (Avec un adjectif ou avec un participe passé) Être.
- Après une lutte soutenue entre le gros bon sens du paysan et la folle impulsion donnée par l’administration des haras, celle-ci a été forcée de céder le pas, et s’est vue obligée en 1860 de supprimer les dépôts d’étalons d’Abbeville et de Charleville, […]. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- À ce moment, la guerre tomba brutalement, sans crier gare. Le deuxième jour de mobilisation, Fagerolle se vit jeté dans un wagon à bestiaux, parmi les vomissures et les gueulements patriotiques d’un certain nombre de citoyens français. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 29)
- Mais, à la longue, elle se vit contrainte de renoncer à ses méthodes iniques, parce que trop d’enquêtes s’étaient tournées à la confusion […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Pronominal) (Avec un infinitif) Construction pour faire du COD, du COI ou du quelqu’un en question le sujet. Note : La construction passive en français avec être ne peut faire que du COD le sujet.
- — Est-ce qu’il se voit mourir ?Urbaine posait cette question à tous les parents d’agonisants et si l’on se voyait mourir, mon Dieu, tout était fini. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 24)
- Ancien sous-off’ de la Légion, il avait d’abord été cassé de son grade, puis ayant « passé au falot », il s’était vu condamner à trente ans. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 50)
- Il s’est vu obliger de payer ses dettes. : Il a été obligé de payer ses dettes.
- Elle s’est vu conférer un diplôme. : On lui a conféré un diplôme.
- Un touriste s’est vu voler son portefeuille. : On a volé le portefeuille d’un touriste.
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flemmard
?- (Familier) Qui a la flemme, qui manque de courage pour faire quoi que ce soit.
- Le point principal, pour moi, c’est la flemme. Pour moi ce n’est pas une excuse la flemme. Vous êtes flemmards ? Ben je vais vous [ses élèves] déflemmardiser. — (Georges-Alain Schertenleib et Nicole Chatelain, Travailler en classes culturellement très hétérogènes Pratiques mobilisées par les enseignantes et enseignants à l’école primaire, Revue hybride de l’éducation, volume 3, n° 1, printemps 2019)
- Je ne crois pas aux ruptures. Les humains sont beaucoup trop flemmards pour ça. — (La Quadrature du Net, Un tiers médiaire, 17 octobre 2018 → lire en ligne)
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hagard
?- le vieil anglais hauke, aujourd'hui hawk, « faucon », avec le suffixe péjoratif -ard ;
- le scandinave hak-r, « tête chaude », avec le même suffixe.
- Huet[3] avait proposé l'allemand Hag, ancien français hague[1] (d'où haie), « lieu propre à rendre fier celui qui l'a pour défense » ; l'explication est mauvaise, mais l'étymologie est bonne[3], car un auteur du XIVe siècle dit que le faucon hagard est celui qui est de mue de haie :N'est mestiers c'om m'apaie [apaise]Par tels discours ; ne sui muiers de haie — (Ménagier, II, 317).Le faucon hagard est le faucon qui mue de haie, c'est-à-dire dans les haies, et non en domesticité[3]. Mais il s'agit vraisemblablement d'une étymologie populaire[1].
- Apparenté[1] à l’anglais haggard, lui-même issu du français mais à rapprocher de hag (« sorcière, vieille femme ») ; étymologie avancée[1] par Kluge pour l'allemand hager (« maigre, hâve ») mais non retenue par la suite[1].
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.