Dictionnaire des rimes
Les rimes en : liad
Mots qui riment avec "ade"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "liad".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ade , ades , oide , oides et ad .
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glissade
?- Action de glisser involontairement ; effet qui en résulte.
- N’ayez pas de distraction et comptez, en cas de glissade, sur vos mains plus que sur vos pieds. — (George Sand, La Confession d’une jeune fille, L. Toinon, 1865, tome 2, page 66)
- Dans son trouble, il prit un tel élan qu’une glissade l’amena jusqu’au trou du souffleur et que, sans un heureux rétablissement, il serait tombé au plein milieu de l’orchestre. — (Albert Vanloo, Sur le plateau, souvenirs d’un librettiste, Librairie Ollendorf, 1913, chap. 11)
- La glissade de Bertara était visible sur la terre jaune humide, et, en bas, on voyait distinctement les traînées de ses mains et la trace de ses ongles incrustés dans le sol, dans les efforts qu’il avait dû faire pour arrêter sa chute. — (Jules Mary, La Marquise Gabrielle, J. Rouff, 1914, page 221)
- Et brusquement, je tourne à gauche... Le 4x4 part en glissade et s'arrête au milieu d'une petite place toute choupinou... — (David Duranteau, Le jour où mon pénis est tombé, Éditions Librinova, 2017)
- Action de s’élancer sur une surface lisse ; jeu auquel on s’amuse ainsi.
- Une glissade en « toboggan » ne s’oublie plus : c’est l’enivrement des espaces que l’on sent se dérober sous soi ; la sensation, pendant une minute, de la fuite irrévocable par delà les limites du connu... — (Sylva Clapin, Le Canada : la France transatlantique, E. Plon, Nourrit et Cie, 1885, page 118)
- Elle se surprit esquissant une glissade, sur un petit coin de glace bleue. — (André Maurois, Ni ange, ni bête, Grasset, 1919, 2e partie, chap. 7)
- Le reste de la place était couvert de petits pavés luisants, sur lesquels les enfants, sautant du tram, s’élançaient en de longues glissades vers la rue Bab-Azoun qui les menait en cinq minutes au lycée. — (Albert Camus, Le Premier Homme, Gallimard, 1994, page 197)
- (Par extension) Pente glissante ; glissoire.
- Deux grosses roches émergeaient du milieu de cette glissade, et des pins arrachés formaient de périlleux barrages contre lesquels l’écume se déchirait en réseau de dentelle. — (Léo Claretie, Vallée fumante, A. Mame et fils, 1900, p. 176)
- […] on avait établi, dans toutes les rues en pente avoisinant l’école, de superbes glissades. […] Mais la plus belle était celle de devant la cour où, selon une coutume immémoriale, on allait « luger » à toutes les sorties. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Sens figuré) Laisser-aller, relâchement, succession de fautes qui conduit à la chute.
- On voit aussi l’indigne imprévoyance des gens d’en haut, leur affreuse glissade en plein abîme, et leur air effaré, leur fausse audace de peureux qui tremblotent en fredonnant. — (Jules Michelet, Histoire de France : Louis XV, tome quinzième, Ernest Flammarion, Paris, 1893, p. 308)
- Nos systèmes de retraites actuels pavent de bonnes intentions un enfer, la glissade vers la société grisonnante, vers le ralentissement économique, vers l’impasse. — (David Cosandey, La Faillite coupable des retraites. : comment nos assurances vieillesse font chuter la natalité, Harmattan, 2003, page 174)
- Seul l’euro nous protège, pour un moment encore, d’une glissade vers l’abîme — (Jacques Attali, « Soyons sérieux ! » dans L’Express, 27 avril 2011)
- (Danse) Pas de danse que l’on fait en glissant [1].
- Oh ! vous appelez cela danser : faire trois pas en avant, avec les pieds en dedans, le corps penché et les épaules arrondies ; puis hasarder une glissade à droite sans quitter terre, et comme si vous étiez fixée au parquet ; puis, peu satisfaite de ce que vous trouvez à droite, essayer à gauche une glissade parallèle ; puis, n’ayant pu encore trouver ce que vous semblez chercher, vous décider tout à coup à traverser pour aller voir ce qui se passe en face de vous ; là, recommencer le même manège, un pas à droite, un pas à gauche, le même, toujours le même ; car, si vous faisiez un pas différent, on vous prendrait pour une femme de quarante ans. — (Delphine de Girardin, Œuvres complètes, tome 4, Lettres parisiennes : 1836-1840, H. Plon, 1861, page 61, 8 février 1837)
- (Aéronautique) Manœuvre d’accélération en descente.
- D’une brusque glissade sur l’aile, l’aéroplane échappait au tir des mitrailleuses boches. — (Arnould Galopin, Les Aventures d’un apprenti parisien : le tour du monde en hydroaéroplane, A. Michel, 1928, page 1572)
- (Québec) (Familier) Appellatiion enfantine pour désigner un toboggan d’un parc de jeux, d’une piscine, d’un plan d’eau…
- L’échelle de la glissade, c’est pas une place pour jouer.
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péliade
?- (Herpétologie) Vipère à museau arrondi.
- roquefixade
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stade
?- (Antiquité grecque) Mesure de longueur valant à peu près 180 mètres.
- Le stade grec ou italique, stade primitif, stadion, dont 8 ⅓ formaient le mille, se divisait en 6 plèthres = 10 amma = 60 acènes = 100 orgyies = 120 bême-diploun ou pas doubles = 240 bême-aploun = 400 coudées naturelles = 600 pieds.Le stade olympique faisait 400 coudées olympiques = 600 pieds olympiques.Le stade pythique ou delphique de 1000 pieds delphiques était de même valeur que le stade olympique. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- Aristote, d’après certains savants de son époque, considérait le stade, ou coudée égyptienne au temps de Sésostris, comme formant la cent millième partie du pôle à l’équateur. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
- Or, depuis Abydos jusqu’à la côte opposée, il y a un trajet de sept stades. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 2)
- (Par extension) Carrière ou enceinte ayant cette longueur et où les Grecs s’exerçaient à la course.
- Il est probable que, sans avoir construit d’édifices qui puissent se comparer aux cirques-hippodromes romains, les artistes grecs de la force et de l'agilité se sont produits autant sur les places publiques que dans les stades, comme celui d'Olympie, […]. — (Encyclopaedia universalis, tome 5, 1990, page 928)
- Courir dans le stade.
- Gagner le prix du stade.
- (Sport) (Par métonymie) Bâtiment qui entoure ce terrain de sport où se déroulent des compétitions sportives.
- Le stade de France.
- (Médecine) Période ou degré d’une maladie intermittente.
- Cette maladie est à un stade avancé.
- (Par extension) Degré ou palier dans une évolution.
- L’efficacité parasitaire des adultes peut se trouver limitée par la rupture de la coïncidence spatio-temporelle entre le stade réceptif des hôtes (œufs en cours d’embryogenèse) et le stade agressif du parasitoïde (Nenon, 1974). — (Annales de zoologie, écologie animale, volume 10, Institut national de la recherche agronomique, 1978, page 539)
- Une partie des larves des deuxième et troisième stades et toutes celles du quatrième stade hivernèrent. — (Revue de pathologie végétale et d’entomologie agricole de France, volumes 29-30, 1950, page 113)
- Le médecin traitant et le pneumologue en particulier ont donc un rôle important, en liaison avec le médecin du travail pour intervenir à tous les stades de la prévention primaire, secondaire et tertiaire vis-à-vis des risques respiratoires d’origine professionnelle. — (Dominique Choudat, « Risques professionnels et leur prévention », dans Pneumologie, sous la direction de Gérard Huchon, Éditions Masson, 2001, page 37)
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décigrade
?- Mesure d’angle qui correspond à la dixième partie du grade.
- La maison Askania construit maintenant un appareil, muni d’un petit cercle gradué et d’un vernier, permettant de lire les angles au décigrade. — (Revue industrielle: Volume 69, 1939)
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escapade
?- (Équitation) (Vieilli) Action du cheval qui s'emporte.
- (Par extension) Action de se dérober, de manquer à son devoir pour aller se divertir.
- — Ce qui n’est, pour des gens sensés, qu’une escapade, je maintiens le mot, est chez la jeune fille, un acte de courage et de fermeté qui indique une femme de volonté et de résolution, avec des côtés passionnés et violents que je ne soupçonnais pas en elle. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- On avait beau le corriger quand les voisins le ramenait en carriole, l’habitude de ces fugues était prise. […]. Si une semaine s’écoulait sans escapade, on le voyait s’ennuyer, dépérir et fureter dans le logis pour trouver une issue. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Pourtant, d’autres élus d’un peu partout au pays ont subi les conséquences d’une escapade à l’étranger. — (Guillaume St-Pierre, À bout de patience… à court de solutions ?, Le Journal de Québec, 20 janvier 2021)
- Agissement en dehors du bon sens, de ce qui est convenable.
- — Eh quoi ! c’est vous, étourdi d’Henry, qui faites de ces escapades ? Messieurs, messieurs, laissez-le, c’est un enfant. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Voyage décidé pour changer du quotidien.
- Les destinations de Plouescat et Saint-Pol-de-Léon font partie des futures escapades. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 5)
- lavalade
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panade
?- (Cuisine) Soupe ou bouillie ordinairement faite avec de la croûte de pain, de l’eau, du sel, du beurre et un jaune d’œuf.
- Une panade bien mijotée.
- Au milieu de la table, une casserole de soupe panade. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 13)
- Ma mère mettait le pain rassis dans une grande boîte en fer à gâteaux Lu et une fois par semaine, elle faisait une panade au lait qu’elle rendait onctueuse en ajoutant un œuf et un morceau de beurre. Qui mange de la panade aujourd’hui ? — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 161)
- (Cuisine) Mélange d'eau, de beurre, de farine et de sel constituant le résultat de la première étape de fabrication de la pâte à choux.
- Il faut bien dessécher la panade avant d'y ajouter les œufs pour réussir la pâte à choux.
- (Cuisine) (Belgique) Repas pour bébé, composé de fruits ou de légumes écrasés.
- Snif… Mais ce n'est pas du tout ça, Modeste ! Ça peut être très mauvais pour un bébé, une panade faite n'importe comment. — (Greg et Franquin, Modeste et Pompon, 1958)
- Nous allons aborder un sujet (presque) tabou. Vaut-il mieux donner des petits pots industriels ou de la panade ? — (« Dossier : petits pots contre panades », Père au foyer, <pereaufoyer.be>, 12 mai 2010)
- [Le bébé] comprend que le monde des bruits et des sons est intimement lié à celui des personnes et qu’on peut en tirer avantage pour obtenir certains services et prévoir le comportement des autres personnes (par exemple, l’arrivée de la mère dans la chambre, la rentrée du père à la maison, la préparation du biberon et de la panade). — (Jean-Adolphe Rondal, Votre enfant apprend à parler, 2001)
- (Sens figuré) Mauvaise posture.
- Il me saute au cou et m’invite immédiatement à son club, où, nouveau hasard – je te raconte tout cela uniquement pour que tu saches combien de hasards doivent se donner rendez-vous pour sortir quelqu’un de la panade – il y avait là celle qui est devenue ma femme. — (Stefan Zweig, traduit par Alzir Hella (2002), La pitié dangereuse, Grasset, Paris, 1939, page 269)
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clade
?- (Biologie) Embranchement, groupe d’êtres vivants rassemblant à la fois un ancêtre commun et tous ses descendants.
- Chaque groupement complet mais quelconque d’un cladogramme, défini par un certain nombre de taxons terminaux possédant un et un seul ancêtre commun, est un clade. — (Bulletin trimestriel de la Société mycologique de France, volume 118, 2002)
- Il ressort que les deux virus isolés chez un même individu appartiennent tous deux au même clade 20C qui représente le lignage prédominant observé dans le Nevada. Les virus isolés chez cet individu sont donc des variants ou souches possédant des caractéristiques génétiques communes permettant de les regrouper dans un même clade. — (Marc Gozlan, « Covid-19 : nouvelle publication d’un cas de réinfection », dans Le Monde, 29 août 2020 [texte intégral])
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pholade
?- (Zoologie) Membre d'une famille de mollusques bivalves dont certaines espèces creusent des galeries dans les roches littorales.
- (Zoologie) Synonyme de pholade commune (espèce d’animaux).
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talonnades
?- Pluriel de talonnade.
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pétarade
?- Suite de bruits provoqués par des pets.
- Pour abréger cette savante explication, qui ne me parut pas décisive, il fit claquer son fouet aux oreilles du mulet, qui répondit par une pétarade. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 150)
- (Par extension) Suite de bruits vulgaires que l’on peut faire avec la bouche.
- Ici l’orateur, […], fourra son pouce droit sous la joue gauche, l’en retira brusquement avec un bruit ressemblant à la pétarade d’un bouchon qui saute. — (Edgar Poe, Le système du docteur Goudron et du professeur Plume, dans Histoires grotesques et sérieuses, traduction de Charles Baudelaire)
- (Par extension) Suite de bruits provenant de l’explosion d’un feu d’artifice ou de pièces d’artillerie.
- Je redoutais une rixe. Une vraie bagarre avec coups de carafe, de chaise et pétarade de revolver. Il ne s’est rien passé. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Par extension) Série de bruits d’explosion au démarrage ou à l’accélération d’un moteur.
- Michel rangea son téléphone, et s’arc-boutant de toutes ses forces sur le kick remit les gaz, démarrant dans une pétarade des années twist. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 7)
- (Par extension) Série de bruits forts.
- Des myriades de cosses éclataient comme des pois fulminants, au grand effroi du docteur, qui sursautait à cette pétarade, regardant à droite et à gauche, se retournant avec épouvante, lorsque quelque sarment s’accrochait à sa veste, comme une griffe qui eût voulu le retenir. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, page 60)
- (Par extension) Bonds de gaieté bruyante que font certains animaux.
- anglade
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djihad
?- (Islam, Religion) Effort sur soi-même que tout musulman doit accomplir contre ses passions. (Il est qualifié de « djihad majeur »)
- Il arrive fréquemment que nos jeunes soient pollués intellectuellement. [...] Quand nous sommes confrontés à cela, nous cherchons à les faire revenir au sens réel des termes. Il y a un besoin de clarification. Certaines notions sont extrêmement complexes et nuancées, comme le djihad qui est un « effort dans le chemin vers Dieu » mais dont certains ne retiennent que le sens de la lutte armée pour l'Islam. — (Franck Amin Hensch (Imam de la mosquée Assahaba à Verviers (Belgique), « Face aux jeunes pollués intellectuellement, clarifier les concepts », La Croix, 1er décembre 2015, page 3)
- [...], la notion de djihad doit être prise comme un effort au service de Dieu, immense au demeurant, mais qui ne nécessite pas forcément le recours aux armes, et ne doit en aucun cas se terminer par des morts. — (Malek Chebel, Dictionnaire encyclopédique du Coran, 2009, page 185)
- (Islam) Combat pour défendre le domaine de l'Islam. (Il est qualifié de « djihad mineur ».)
- Il existe une activité politique évidente pour les membres de la communauté : le djihad, ou guerre sainte, contre les impies qui sont en dehors d'elle. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.39)
- D’autres l’intitulent djihad, que nous traduirons par guerre sainte ; le djihad n’est, en effet, qu’une guerre de religion, dont les musulmans ont pris l’initiative contre les non-musulmans, et dont les croisades ont ensuite été les représailles. — (M. du Caurroy, Législation musulmane sunnite, rite hanéfi, Paris : Imprimerie nationale, 1848, page 131)
- (Sens figuré) Croisade, guerre ou lutte à connotation religieuse.
- Bush lance son djihad pour faire suite aux attaques du 11 septembre.
- chaussade
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naïade
?- (Mythologie) Nymphe des eaux douces, comme les fontaines, les rivières, les fleuves.
- Une naïade ingénue, qui s’échappe de sa source, n’est pas plus timide, plus blanche ni plus naïve. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- (Botanique) Genre de plantes aquatiques, monocotylédones (famille des najadacées), telle que les naïas, qui croît dans les eaux douces d’Europe centrale.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Littérature) ou (Par plaisanterie) Baigneuse, nageuse.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Malacologie) Famille de mollusques comprenant les conchifères des eaux douces.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Entomologie) Terme désignant les larves de certains groupes d’insectes aquatiques.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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bastonnade
?- Volée de coups de bâton.
- Le 7 septembre 1700, le major lui fit donner une bastonnade de soixante-seize coups de la corde goudronnée et trempée à la mer. Le lendemain, il lui fit donner une seconde bastonnade de quarante-un coups, lui disant : « À demain, à demain ; songe à ce que tu auras à faire. » — (Journal des galères, dans le Bulletin historique et littéraire, Paris, 1869, vol.18, page 237)
- Dans les premiers âges historiques, on ne voit pas seulement les maîtres frapper et fouetter leurs esclaves ; les rois eux-mêmes administrent le supplice de la bastonnade. — (La bastonnade et la flagellation légales, dans Le Magasin pittoresque, 1854, vol.8, page 54)
- Qu’est-ce que c’est que cette batterie où vous avez contus de bastonnade un petit vicomte Albert de Ramonchamp ? — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
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appareillade
?- (Chasse) Formation des couples de perdrix pour la reproduction.
- Je fais donc choix , à lʼappareillade , dʼun chien dʼun an , vif , turbulent , qui ait lʼair de se moquer des coups de fouet , cʼest-à-dire qui nʼait ni timidité , ni rancune , et qui sʼévertue en gambades après la correction. — (Auguste Claude Leconte Desgraviers, Essai de vénerie ou Lʼart du valet de limier: suivi dʼun traité sur les maladies des chiens et sur leurs remèdes, dʼun Vocabulaire sur lʼintelligence des termes de Chasse et de Vénerie et dʼun Etats des divers rendez-vous de chasse et placemens des relais dans les forêts qui avoisinent Paris, 1810)
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barricade
?- Retranchement qu’on fait avec des barriques remplies de terre ou avec des pieux, des chaînes, des pavés, etc. pour se défendre, pour se mettre à couvert de l’ennemi.
- Quelques habitants avaient cru devoir barricader les portes de la ville ; mais Henri IV s'écria : Plus de barricades ! S'ils ne croient pas à mon pardon ou s'en jugent indignes, qu'ils accompagnent l'ambassadeur d'Espagne ou le cardinal légat. — (César Cantu, Histoire universelle, 1855)
- Deux cents barricades sont formées en un instant; on les pousse jusqu'à cent pas du Palais-Royal. Tous les soldats, après avoir vu tomber quelques-uns des leurs, reculent et regardent faire les bourgeois. Le parlement en corps marche à pied vers la reine, à travers les barricades qui s'abaissent devant lui, et redemande ses membres emprisonnés. — (Voltaire, Le Siècle de Louis XIV)
- Il n'y a plus de motifs de lutte. M. Lanza, qui préside, fait sur-le-champ afficher une proclamation où il demande au peuple la destruction des barricades, afin que le parlement puisse s'ouvrir paisiblement.[…]. Tout doit rentrer dans l'ordre. Il faut renverser les barricades. Plus de combats ! plus de sang inutile à répandre ! — (Louis-Antoine Garnier-Pagès, Histoire de la révolution de 1848, 1861)
- En moins d'une heure vingt-sept barricades sortirent de terre dans le seul quartier des halles.[…] Au centre était cette fameuse maison n° 50, qui fut la forteresse de Jeanne et de ses cent six compagnons, et qui, flanquée d'un côté par une barricade à Saint-Merry, et de l'autre par une barricade à la rue Maubuée, commandait trois rues. — (Victor Hugo, Les Misérables)
- La chaussée, couverte de neige, était bloquée par une barricade et des deux côtés de l'étroit passage des sentinelles veillaient, la mitraillette sur la poitrine. — (Alexandre Tchakovski, C'était à Léningrad, traduit du russe par Julia et Georges Soria, 1951)
- (Sens figuré) Tout ce qui fait obstacle ou peut protéger.
- Il n’empêche que Chateaubriand, Lamartine, Hugo (sans parler des autres) sont de gigantesques barricades à eux seuls contre l’ignorance, la bêtise et la régression en cours. — (Philippe Sollers, Éloge de l’infini, Gallimard, page 451)
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ade
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 de l’adele.
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estocade
?- (Anciennement) Épée longue et droite, sans tranchant.
- Ambroise parut bientôt au réfectoire, où les bénédictins récitaient malines en l’attendant ; il n’avait pas quitté son froc et sa cagoule, mais endossé par-dessous une cotte de mailles et posé sur sa tête un heaume dont la visière et le ventail fermés se recourbaient comme un bec d’aiglon, et dont le cimier représentait des os de mort en croix ; il s’était précautionné de deux épées, l’une courte dite braquemard, l’autre nommée estocade ou épée de longueur, outre une miséricorde pour achever un vaincu à terre. — (Paul Lacroix, Les Francs-Taupins, histoire du temps de Charles VII, Imprimerie de Walder, Paris, 1834, page 75)
- Grand coup allongé d’épée ou de fleuret donné avec la pointe de l’arme.
- Encore un mot. Ne vous faites pas un point d’honneur de ne pas rompre ; au contraire, faites-le marcher ; il manque d’haleine, essoufflez-le, et, quand vous trouverez votre belle, une bonne estocade dans la poitrine, et votre homme est à bas. — (Prosper Mérimée, Chronique du règne de Charles IX, Charpentier, 1842, page 100)
- La Goberge n’était brave naturellement qu’à coup sûr, et depuis que ses estocades lui avaient failli, ce spadassin frissonnait en regardant seulement la poignée de sa rapière. — (Auguste Maquet, Le Comte de Lavernie, L. de Potter, 1853, t. 3, page 256)
- De Morguen se rua sur lui tête baissée et lui porta sous le busc de la cuirasse une estocade bien roide, pour lui transpercer le ventre. — (Maurice Maindron, Le Tournoi de Vauplassans, E. Plon, Nourrit et Cie, 1895, page 184)
- Au commandement d’Alcide, péremptoire, ces ingénieux guerriers, posant à terre leurs sacs fictifs, couraient dans le vide décocher à d’illusoires ennemis, d’illusoires estocades. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Stelle, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 189)
- (Par extension) (Tauromachie) Coup d’épée porté par le matador pour achever le taureau.
- L’épée lui était entrée dans le front et avait piqué la cervelle, coup défendu par les lois de la tauromachie, le matador devant passer le bras entre les cornes de l’animal et lui donner l’estocade entre la nuque et les épaules, ce qui augmente le danger de l’homme et donne quelque chance à son bestial adversaire. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Les estocades produisent immédiatement la mort lorsque, pénétrant entre deux vertèbres, le fer tranche la moelle épinière, ou atteint ce que les toreros appellent la erradura. Le coup tue le taureau, même quand l’épée n'est entrée qu’à moitié. — (Théophile Gautier, La Peau de tigre, H. Souverain, 1858, t. 3, page 58)
- (Littéraire) (Sens figuré) Attaque violente et soudaine.
- Pour moi chétif, je fais la guerre jusqu’au dernier moment, jansénistes, molinistes, Frérons, Pompignans, à droite, a gauche, et des prédicants, et J. J. Rousseau. Je reçois cent estocades, j’en rends deux cents, et je ris. Je vois à ma porte Genève en combustion pour des querelles de bibus, et je ris encore ; et, Dieu merci, je regarde ce monde comme une farce qui devient quelquefois tragique. — (Voltaire, Correspondance, lettre à M. le cardinal de Bernis, 22 décembre 1766, dans Œuvres complètes, t. 41, L. Hachette, 1890, page 160)
- Brutalement, il se précipita sur elle, et, sans une parole, sans une caresse non plus, mais avec une force de rut extraordinaire, avec un élan de tout son être et de toute sa volonté, par une brève et décisive et profonde estocade d’étalon, il la viola, les yeux fermés lui aussi, et s’imaginant qu’il engrossait la terre elle-même. — (Jean Ridhepin, Le Cadet, G. Charpentier, 1890, page 121)
- cousteillades
- caracolade
- pithecoide
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tapenade
?- (Cuisine) Préparation culinaire à base d’olives noires ou vertes, de câpres et quelques anchois dessalés et broyés avec de l’ail et de l’huile d’olive.
- J’ai tellement mangé de tapenade à l’apéritif que je n’ai plus faim.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.