Dictionnaire des rimes
Les rimes en : leu
Que signifie "leu" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Linguistique) Code ISO 639-3 du kara (Papouasie-Nouvelle-Guinée).
Mots qui riment avec "eu"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "leu".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eu , eus , eut , eux , eud , eue , eues et oeuds .
-
queux
?- (Vieilli) Cuisinier.
- Un hasteur, un potager, un saussier, un queux, un sommelier d’armures, deux valets de sommiers à raison de dix livres par mois chaque ! — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, Librairie Ollendorff, 1904 (1re édition 1832), page 364)
- Parce que j’entends que ton mari, que l’on dit être un queux recommandable, se lève, crevé ou non, et mette la main à la pâte. — (George Sand, Les Beaux Messieurs de Bois-Doré, Calmann Lévy, 1879 (1re édition 1854), page 131)
- Et de geindre, voilà que, par milliers surgis,Marmitons, queux, servants, avec des pals rougis,Des fourches, des tridents et des pieux et des piques,À la file embrochaient les moines hydropiques,Et jetaient, toute chaude et vive, dans l’enfer,La Goinfrerie, ayant pour abbé Lucifer ! — (Charles Marie René Leconte de Lisle, Les Paraboles de dom Guy, Librairie Alphonse Lemerre, 1879 (1re édition 1862), page 345)
-
nauséeux
?- Qui provoque des nausées.
- La science ordonne d’avaler les remèdes les plus amers ou les plus nauséeux, nous avalons ; elle conseille de changer quelque chose à nos habitudes, nous refusons. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Nous nous faisons servir du pain, un saucisson plat [...] et des œufs frits dans une huile un peu nauséeuse. — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 315)
- — Nous approchons ! nous approchons ! Je sens l’odeur de la caserne. Mon nez me dénonce le mélange nauséeux de la sueur, du cuir et du coaltar ! Humez cette haleine ! Flairez ce vaste pet ! Ne croiriez-vous pas que monte le soupir d’une bouche d’égout en hiver ? Non… c’est moins douceâtre, moins alangui, plus viril… — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 120-121)
- Pourtant, la BBC présentait tout récemment un énième reportage sur les atrocités que subissent les Ouïghours, les camps d’internement dans lesquels ils sont torturés, les viols collectifs, la stérilisation obligatoire, les travaux forcés et la surveillance orwellienne. Ce qu’on y apprend est nauséeux, sinon carrément insupportable. — (Nathalie Elgrably-Lévy, Ouighours: des États brillent par leur inaction, Le Journal de Québec, 12 février 2021)
- Qui a des nausées.
-
creux
?- Qui présente une cavité, un trou intérieur.
- Ce pilier n’est pas massif, il est creux en dedans.
- Dent creuse.
- Qui est cave, concave.
- Avoir les joues creuses.
- Cette assiette n’est pas assez creuse.
- Certaines exigeaient une mort rapide sans effusion de sang, d'autres au contraire voulaient que la victime égorgèe ensanglantât abondamment l'autel creux. — (Jean-Louis Brunaux, Les religions gauloises, CNRS Éditions, 2020, pages 235-236)
- (Canada) Qui est profond.
- Un fossé très creux, creux de deux mètres, de trois mètres.
- Enfoncé.
- Des yeux creux, des yeux très enfoncés dans la tête.
- Qui donne une impression de vide, qui ne contient rien de sérieux ni de solide.
- Son supérieur direct — une espèce de m’as-tu-vu arrogant, obsédé par les dernières lubies en matière de management et par le jargon creux qui allait avec — avait pondu une série d’instructions sans queue ni tête qui avaient eu pour conséquence fortuite de priver Lilian de toute responsabilité. — (David Graeber, traduit par Élise Roy, Bullshit jobs, Les liens qui libèrent, 2018, ISBN 979-10-209-0633-5)
- Année creuse : Année où il s’est passé peu de choses.
- Heures creuses : Heures où il y a peu d’achalandage, par opposition à l’heure de pointe.
- C’est une tête creuse : Se dit d’une personne qui a peu d’idées ou peu de bon sens.
- (Vieilli) Viande creuse : Mets qui ne nourrit point, qui n’est pas solide.
- (En particulier) Futile ou dépourvu de sens, en parlant des ouvrages d’esprit où l’on ne peut puiser une instruction solide.
- L'éloge des nouvelles liaisons nodales, qu'entonnent imperturbablement Deleuze et Guattari, mettait des mots-clés à disposition de l’innovationnisme d'une industrie de la consultation agissant à l'échelle mondiale, mots qui tournent depuis autour de notions creuses comme « créativité », « invention », « excellence » et « incentive ». — (Peter Sloterdijk, Après nous le déluge : Les Temps modernes comme expérience antigénéalogique, traduit de l'allemand par Olivier Mannoni, Éditions Payot & Rivages, 2016)
- Le programme d'Ensemble pour les élections législatives "est un clafoutis de phrases creuses, du genre : 'il faut mieux considérer les enseignants', 'nous devons penser à l'hôpital'", a taclé Jean-Luc Mélenchon. — (Législatives, nucléaire, réponse à Michel Sardou... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Luc Mélenchon, France info, 3 juin 2022)
- (Mathématiques) Qualifie une matrice dont la plupart des éléments sont nuls.
- Qualifie une mer agitée.
- Mer creuse : mer agitée, où se forment des lames considérables.
- Une eau courait, fraîche et creuse, sur les mousses de velours (Victor Hugo, Les Contemplations, Livre I, Aurore, XIX,Vieille chanson du jeune temps, 1856)
-
promeus
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe promouvoir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe promouvoir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe promouvoir.
-
jardineux
?- (Joaillerie) Dont le vert n'est pas net et est mêlé de brun.
- Émeraudes jardineuses.
-
raboteux
?- Qui est noueux, inégal, en parlant du bois.
- Le cornouiller est raboteux. Des planches raboteuses.
- Qualifie toute surface inégale, et principalement des chemins, du sol où l’on marche.
- Je veux dire que sa chaleur aura avant peu changé l'aspect et la nature du pays, que la glace fondue ne présentera plus une surface favorable au glissage des traîneaux, que le sol redeviendra raboteux et dur. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Et nous sur la route raboteuse ou glissante nous allons droit devant nous, sans nous arrêter, et sans autre repos que le sommeil de la nuit dans une écurie ou dans une bergerie. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Il (le sentier) enjambait de gros blocs raboteux de telle sorte qu’il fallait sauter de l’un à l’autre. — (Robert Louis Stevenson, Les Gais Lurons, 1881, Traduction Jean-Pierre Naugrette, 2004)
- Sur les pierres les moins raboteuses, les ascidies composées étendaient leurs plaques luisantes, vertes, brunes, rouges, violettes, semées de figures d'une régularité géométrique. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
- Tous les dimanches, seul, il s'en allait à l'aube, suivant au hasard les routes raboteuses de la plaine et parfois les sentiers ardus de la montagne. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- (Sens figuré) Qui est rude, heurté, mal poli en parlant du style des ouvrages en vers ou en prose.
- — Nous irons à l'Engelbourg, nous irons au Thannerhubel ! on peut revenir par l'Albertsfelsen.Ils trébuchent sur ces mots raboteux. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- (Sens figuré) Qui est rude, heurté, en parlant de la voix.
- Sa voix se faisait douce comme une voix de femme qui laisse tomber un aveu ; puis elle était, parfois, pénible, incorrecte, raboteuse, s’il est permis d’employer ces mots pour peindre des effets nouveaux. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
-
montagneux
?- Où il y a beaucoup de montagnes.
- Les reliefs se dressent en puissants massifs ou encore constituent des systèmes montagneux très digités qui cloisonnent des petites pénéplaines. Aussi le paysage qui s'offre à la vue est-il toujours limité à l'horizon par des reliefs plus ou moins vigoureux. — (Jean-Yves Marchal, La colonisation agricole au Moyen-Ouest Malgache : La petite région d'Ambohimanambola (sous-préfecture de Betafo), Paris : ORSTOM, 1974, p. 15)
- La structure du relief est bien conservée, les vastes vallées du bassin lacustre se trouvent pour la plupart à une altitude de 4400-4700 m, composant une surface complète de plateau et le niveau de base de l'érosion des régions montagneuses et des collines. — (Yang Qinye & Zheng Du, La géographie au Tibet, traduit du chinois, China Intercontinental Press, 2003, p. 32)
-
muqueux
?- (Anatomie, Médecine) Relatif à la muqueuse, aux mucosités qu'elle produit.
- Aujourd’hui, j’ai couramment tendance à regarder l’organe féminin comme une chose sale ou comme une blessure, pas moins attirante en cela, mais dangereuse par elle-même comme tout ce qui est sanglant, muqueux, contaminé. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 80)
- (En particulier) Qualifie les glandes qui sécrètent des mucosités.
- (En particulier) Qualifie une membrane humectée de mucosités.
- L’auscultation révèle à gauche des râles crépitants nombreux au centre, muqueux en dessous, gros et gargouillants au bas. À droite des râles crépitants fins dans la moitié inférieure. Jusqu’ici les mouvements respiratoires ont été normaux. Je diagnostique avec assurance une bronchite double sans miliaires et sans hépatisation ; l’expectoration abondante est visqueuse et muqueuse. — Le 14, la malade crache toujours plus ; mais le bas du poumon gauche devient mat, et ses râles consonnants avec résonnance de la voix. Le soir un second frisson. Le 15, la bronchorrhée est purulente et les crachats gros et nummulaires. Abondante transpiration. Dès ce moment, la bronchite entre dans une période de résolution apparente et il se fait un temps d’arrêt. Vers le 26, la fièvre se relève plus vive encore, et la colliquation commence avec les sueurs, la diarrhée et le marasme rapide. — (« Société vaudoise de médecine : Séance du 4 novembre 1869 », in Bulletin de la Société médicale de la Suisse romande, troisième année, Librairie Rouge et Dubois, Éditeurs, Lausanne, 1869)
- L’hydrosalpinx est la dilatation de la trompe de Fallope par un liquide séreux, clair qui comprime l’épithélium muqueux. Il représente une séquelle d’inflammation tubaire. — (Alan Stevens, James S. Lowe, Anatomie pathologique générale et spéciale, De Boeck Supérieur, 1997, page 376)
- (Désuet) Qualifiait la fièvre typhoïde dans sa forme légère.
-
hébreu
?- (Linguistique) Langue sémitique, langue officielle d’Israël.
- La langue hébraïque était ici l’instrument capital, puisque, des deux Bibles chrétiennes, l’une est en hébreu et que, même pour le Nouveau Testament, il n’y a pas de complète exégèse sans la connaissance de l’hébreu. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, Calman-Lévy, Paris, 1883, page 286)
- L’étude de l’hébreu est, par ses leçons, singulièrement facilitée. Je suis tombé de surprise quand je me suis trouvé en présence de cette langue si simple, sans construction, presque sans syntaxe, expression nue de l’idée pure, une vraie langue d’enfant. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, Calman-Lévy, Paris, 1883, page 287)
- Ben Yehuda fonde la première famille hébréophone du monde moderne, ayant pris la décision d’élever en hébreu les enfants que lui donne son épouse, rencontrée autrefois à Polotsk. — (Claude Hagège, Halte à la mort des langues, Éditions Odile Jacob, 2000, page 309)
- Tandis qu’un banquier néoplatonicien régnait sur Florence, le jeune comte de Concordia, Pic de la Mirandole (1463-1494), s’initiait à l’hébreu, à l’araméen et se faisait traduire par l’énigmatique Flavius Mithridate, juif sicilien […] — (Chaim Wirszubski, Pic de la Mirandole et la cabale, traduction de Jean-Marc Mandosio, éditions de l’Éclat, Paris & Tel-Aviv, 2007)
- (Familier) Ce qu’on se reconnaît incapable de comprendre.
- Évidemment Fantômas, le criminel, les aventures, la police et le reportage, cela devait être pour eux de l’imaginaire, du roman, de l’hébreu ! — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, tome 1, collection Bouquins, Éditions Robert Laffont, 1911, page 958)
- Tout cela, c’est de l’hébreu pour moi.
-
graphiteux
?- Qui contient du graphite.
- Gneiss graphiteux.
-
besogneux
?- (Vieilli) Qui est dans la gêne, dans le besoin.
- Les petites gens eux, besogneux et si méritants, pour qui le passage des roussettes , des « tchatchas » et des draines était l'aubaine annuelle, quel tort n'allaient-ils pas subir ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Je m'installai comme menuisier dans mon village où je retrouvai la jeune et ravissante demoiselle qui me plaisait tant, fille cadette de bons et besogneux cultivateurs. — (Joseph Boreux, in Louise Monaux et Bruno Deblander, 14-18, Apocalypse en Belgique – Récits de patriotes, Éditions Racine, 2013, page 122)
- Qui fait une médiocre et mal rétribuée besogne.
- Le curé de chez nous, petit saint besogneux, […]. — (Georges Brassens, Le grand chêne)
- […] et je le retrouvais entre les mains besogneuses de la pute qui l’astiquait et le travaillait comme un souvenir oppressant mais indispensable à la jouissance. — (Olivier Sebban, Amapola, éd. du Seuil, 2008, page 131)
- Cette pièce établissait que le nommé « D » – on saura plus tard que c’était un Dubois, qui était cartographe à l’armée – ce nommé « D » touchait vingt francs par plan directeur. Alors, tout de même ! si Dreyfus avait trahi – Dreyfus qui était riche – eh bien, il aurait trahi pour une somme un peu supérieure à vingt francs qu’il aurait pris de temps en temps. Ça, c’était le fait, visiblement, d’un petit espion, d’un petit traitre besogneux. — (Henri Guillemin, Les Dossiers de l'Histoire : L’Affaire Dreyfus, 2e épisode, Radio Télévision Suisse, réalisé par Maurice Huelin, 9 janvier 1965)
-
adieu
?- (De nos jours) Terme de civilité et d’amitié dont on se sert en prenant congé de quelqu’un qu’on ne reverra plus pendant une longue période, si ce n’est jamais.
- Adieu, je m’en vais. — Je ne veux vous dire que « bonjour » et « adieu ». — Il est allé dire « adieu » à untel.
- Il ne dit jamais « adieu » à ses amis. — Il ne lui a même pas dit « adieu ». — Il y eut bien des larmes répandues quand ils se dirent « adieu ».
- Je ne vous dis pas « adieu ». ou Sans « adieu ».
- La guerre s’était enfin achevée. Pour avoir été séparés, nous serions ensemble plus heureux que jamais. Pourtant ces séparations que la vie nous ménage ne sont que la préparation de l’adieu définitif, auquel il faut arriver. Je n’étais revenu que pour quitter mes parents, cette fois sans retour. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 87)
- (Vieilli) ou (Régionalisme) Sert pour dire « Au revoir ».
- — Mon cher, vous me donnez des renseignements, et je les écoute comme un rapport sur la position occupée par l’ennemi. Du reste, adieu, au revoir. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- — Alors, adieu, à bientôt, n’est-ce pas ? tâchant par l’amabilité du regard et la contrainte du sourire de l’empêcher de penser qu’elle ne lui disait pas, comme elle eût toujours fait jusqu’ici :— À demain à Chatou, à après-demain chez moi. » — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 127)
- « J'attendrai un messager pour vous faire savoir s’il faut me mettre en route pour la France. Adieu, mon cousin. Nous nous reverrons au souper. » — (Maurice Druon, Les Rois maudits, tome 1, « Le Roi de fer »)
- Adieu, à demain !
- (Familier) (Aquitaine) (Occitanie) (Savoie) (Suisse) Se dit pour saluer une ou des connaissances de façon amicale.
- A Genève, à Lausanne, à Neuchâtel, à Chambéry et dans le midi de la France on dit adieu à une personne que l’on aborde et qu’on est dans l’usage de tutoyer. — (Jean Humbert, Nouveau glossaire genevois, tome premier, Jullien, Genève 1852, pages 7-8)
- Soldignac, entrant. — Adieu ! — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- (Sens figuré) (Familier) Se dit d’une personne qui est dans un péril évident ou d’une chose qui court un grand risque.
- Si la fièvre vient à redoubler, adieu le malade. — Si vous touchez à ce plateau, adieu mes porcelaines. — Adieu mon argent.
-
prodigieux
?- Qui tient du prodige, qui est extraordinaire.
- Un événement prodigieux.
- (Par hyperbole) (Plus courant) Qualifie quelque chose d’exceptionnel, de plus grand qu’on ne s’y attendait.
- Mais quand il s'aperçut de la vanité de ses efforts et que, d'autre part, il vit l'Église menacée dans son existence par le développement prodigieux pris par les sectes hérétiques, il changea brusquement d'attitude. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- En avril 1872, les mouches de la Saint-Marc envahirent Paris et sa région. Elles volaient en abondance et venaient s'abattre sur les passants. L'apparition surprenante en nombre prodigieux de cet insecte fit craindre à certains l'annonce d'un fléau. — (Vincent Albouy, Des insectes en ville, Éditions Quae, 2017, page 33)
-
fibromateux
?- Qui a trait au fibrome.
- Pour l’instant vous n’avez qu’un utérus fibromateux. — (Marie Cardinal, Les mots pour le dire, Livre de Poche, p. 13)
-
bleue
?- (Populaire) (Par métonymie) Nom donné à l’absinthe
- L’alcool du café luxueux tue le riche, habitué du « Pernod », comme l’alcool du bistro tue l’ouvrier, habitué de « la bleue ». Les victimes du capitalisme et les victimes de l’alcoolisme ne sont pas nécessairement les mêmes. — (Benoît Malon, Georges Renard, Eugène Fournière, La Revue socialiste, volume 55, 1912, page 359)
- (Populaire) (Par métonymie) Nom donné à la liqueur de curaçao
- (Populaire) (Par métonymie) Consommation offerte, en général par le débitant de boisson.
- Il avait gardé des relations, trouvait de ci, de là ; quelques cachets à faire, en banlieue, un camarade pour lui payer la bleue, chaque soir, au « Café Français », et le crédit pour la croustille, chez nombre de marchands de vins[…] — (Yvette Guilbert, La vedette, 1902, page 318)
- Il offre même de me payer « la bleue » à la prochaine sortie :— Ça te décidera peut-être de sortir, au lieu d'écrire tout le temps là-haut. A qui diable peux-tu bien écrire comme ça tous les jours ? — (Albert Dauzat, Impressions et choses vues (juillet-décembre 1914) : Les préliminaires de la guerre. Le carnet d’un infirmier militaire. Le journal de Barzac, 1919, page 58)
- (Populaire) (Par métonymie) Nom donné à la cigarette Gauloise.
- – Et des cigarettes, patron… des « bleues » ! — (Georges Simenon, Pietr-le-Letton, Fayard, 1931, réédition Le Livre de Poche, page 201)
- (Élevage) Variétés de poules au plumage bleu, gris ou blanc herminé.
- (Élevage) Variété de vaches à la robe bleue.
-
boutefeux
?- Pluriel de boutefeu.
-
vieux
?- D’un certain âge (relatif à un autre).
- Je suis le plus vieux de ma classe.
- Un vieil homme, une vieille femme.
- De vieilles gens.
- La grand-mère, tellement vieille qu’on ne voyait plus ses yeux, dormait dans un antique fauteuil, au haut duquel perchait une pie. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Dernièrement, j’avais eu la maladresse de m’enrhumer en pleine chaleur. Voilà pourtant ce que c’est que de devenir vieux : on ne peut résister à rien. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 125)
- Il ne rendait visite qu’à sa mère et encore, cette dernière, entourée de vieilles personnes ridicules et sujette elle-même à des radotages, lui agaçait les nerfs […]. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Le vieillard, c’est l’anormal. L’abîmé. Le déjà plus là. Le rêve l’ignore. On ne se rêve pas vieux. On ne pense pas sincèrement à « quand on sera vieux ». Même vieux, on ne se pense pas vieux. Quelqu’un a-t-il déjà dit que l’inconscient ne vieillit pas ? Tout enterrement est celui d’un jeune homme. (Ou d’une jeune fille.) — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 294)
- Ancien, qui existe depuis longtemps.
- De vieilles rapsodies.
- Les vieilles coutumes.
- Un vieux proverbe.
- De vieux papiers, de vieux parchemins.
- Ce mot, ce terme est vieux : Il a cessé d’être en usage.
- Une vieille locution, le vieux langage.
- Ce qui m'amène à vous parler de la marotte de mon ami-prêtre homme de théâtre. Lui, c'étaient les vieilles choses. Vieux habits, vieilles chaises, vieux livres, vieilles voitures. Il fallait lui servir à manger du vieux fromage dans de vieilles assiettes, il buvait du vieux café dans de vieilles tasses, parlait des vieux pays, de vieilles traditions et se peignait avec un vieux peigne. Pourtant, de ma vie, je n'ai rencontré un homme si jeune. — (Félix Leclerc, Moi, mes souliers, 1955, I, 6)
- Chez les possédants, l'agitation sociale réveille une vieille hantise particulièrement vivace chez les bourgeois français : la peur de l'ouvrier. — (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, page 13)
- Qui appartient à une époque passée ou dépassée.
- D'abord, les transformations de la vieille Autriche qu'il évoque avec mélancolie, son charme suranné, la tradition artistique de Vienne qui se maintient d'abord dans les années trente alors que les nationalismes sont de plus en plus virulents, mais qui ne survivra pas à l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne hitlérienne en 1938 [...]. — (Nuit blanche, n° 163, été 2021, page 46)
- Qui a l'apparence de la vétusté ou les dehors de la vieillesse.
- Les gendarmes étaient venus à pied, par sept kilomètres de vieux chemins. — (Joseph Jolinon, Marie Bourgogne, Éditions Didier Richard, 1931, page 190)
- Il a un air vieux.
- Être vieux avant l’âge : Présenter prématurément des symptômes de vieillesse.
- S’emploie avec les adverbes plus et moins, et autres semblables, pour marquer la différence d’âge entre deux personnes ou choses.
- Il n’a que vingt ans, et vous en avez vingt-cinq, vous êtes plus vieux que lui.
- Il n’est pas si vieux que vous.
- Il est plus vieux que lui de six ans.
- Personne qui exerce une profession, un métier, qui mène un certain genre de vie depuis longtemps.
- Vieux magistrat.
- Vieux capitaine.
- Vieux soldat.
- La vieille garde.
- Un vieux garçon, une vieille fille : Un garçon, une fille qui a passé la jeunesse et qui est encore célibataire.
- Un vieil ami : Un ami de longue date.
- Nous sommes de vieux amis.
- De vieux époux : Des époux qui sont mariés depuis longtemps.
- Sert aussi à marquer les anciennes habitudes, et surtout les habitudes vicieuses.
- Vieil ivrogne.
- Vieux débauché.
- S’emploie familièrement dans des phrases de dénigrement.
- Vieux coquin.
- Vieux sorcier, vieille sorcière.
- Vieux fou, Vieille folle.
- Vieux radoteur.
- Vieil avare.
- Tiens, c'est toi, vieille saleté, crie-t-il, tu n'es donc pas mort? — (Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938)
- Tous les quarts d'heure,Un paon siffleurNous traite de péquenots, de vendus, d'abrutis,De vieux débrisEt j'en oublie. — (Les Frères Jacques, chanson « La gavotte des bâtons blancs »)
- S’emploie pour exprimer la vénération qu’inspire le nom d’un homme célèbre mort depuis longtemps, en laissant une grande renommée.
- Le vieux Corneille.
- Le vieil Homère.
- (Sens figuré) Un homme de la vieille roche, noblesse de vieille roche. → voir roche
- Par comparaison et opposition à nouveau.
- La vieille ville.
- La vieille cour.
- Du vin vieux.
- La vieille mode.
- Vieux style. → voir style
- Choses qui sont usées, principalement des habits, des meubles, par opposition à neuf.
- Vieil habit.
- Vieux chapeau.
- Vieux linge.
- Vieux coffre.
- Vieille tapisserie.
-
molletonneux
?- Qui est de la nature du molleton.
- Étoffe molletonneuse.
-
honteux
?- Qui éprouve de la honte.
- Les bons pauvres ne savent pas que leur office est d’exercer notre générosité ; ce sont des pauvres honteux, ils rasent les murs. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 31)
- […], je vénère Faulkner et je ne peux oublier qu'en vérité c'est un pochetron, un pochetron honteux qui se cachait sous des façons collet monté. — (Pierre Michon, Le Roi vient quand il veut : Propos sur la littérature, Albin Michel, 2007)
- N’êtes-vous pas honteux de vous être emporté de la sorte ?
- Qui cause de la honte.
- C’est une chose honteuse.
- Un crime honteux.
- Un honteux trafic.
- Un procédé honteux.
- Qui est en lien avec les organes sexuels.
- Et à l'été de la Saint-Martin, l’oie est à point. Et l’oie, on s’en fourrait jusque-là, même les morceaux honteux. Et pas que l’oie, d’ailleurs. Du potage gras, et des huîtres […]. — (Jean-Luc Hennig, Érotique du vin, éd. Zulma, 1999, page 91)
- Nerf honteux (ou pudendal) — Vaisseaux honteux, artère ou veine honteuse
- (Belgique) Mauvais, vilain.
- C’est devant lui qu’un brave Belge apostropha une servante, qui vidait son eau sale jusque dans la direction de son pantalon : « Alleye, honteuse ! » — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Salons et Journaux, Grasset, 1917, réédition Le Livre de Poche, page 305)
-
cérumineux
?- (Anatomie) Qui a rapport au cérumen.
- Glandes cérumineuses.
- Follicules cérumineux.
-
floconneux
?- Qui a la forme de flocons.
- Il saisit Héloïse, l'enlève entre ses bras comme une balle de fougère, une sachée de linaigrettes floconneuses, et la transporte doucement, parmi les couvertures qu'il rabat sur elle. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C'était une soirée délicieuse : dans le firmament d'une douceur et d'une pureté inénarrables, la lune gravitait solitaire, chassant devant elle une multitude de petits nuages floconneux. — (Michel Séligny, Homme libre de couleur de la Nouvelle-Orléans, Presses de l'Université Laval, 1998)
-
malgracieux
?- Qui a de la rudesse, qui manque de civilité.
- Quel malgracieux personnage!
- On avait dû la leur refiler ce matin à la maison mère, dès la prise de service, et, depuis les aurores, ils devaient bagoter, l’Auvergnat et son collègue, se casser le pif sur les portes closes, après l’escalade de centaines d’étages. Y avait de quoi rendre malgracieux! — (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, 1958, page 168)
- Je l’avais toujours aimé et admiré, et bien que de trois ans seulement mon aîné, il m’était apparu hors d’atteinte lorsqu’il était arrivé à l’état d’homme, alors que je n’étais qu’un adolescent complexé, introverti et malgracieux. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 137)
-
pellagreux
?- Qui a rapport à la pellagre, qui est atteint par cette maladie.
- Sans discuter les détails, ces cas étaient caractérisés par un syndrome pellagreux viscéral très réduit. — (Société de biologie (Paris, France), Comptes rendus des séances de la Société de biologie et des ses filiales, 1936)
- Cʼest une bête effilée, pellagreuse, au ventre creux et aux reins tordus. — (Emma Locatelli, Les haines pures, 2013)
-
feue
?- Féminin singulier de feu.
-
malicieux
?- Qui a de la malice, qui est porté à nuire, à mal faire.
- Il est malicieux comme un singe.
- Intention malicieuse.
- Qui est porté à la plaisanterie.
- Un enfant malicieux.
- Son esprit malicieux égaie la conversation.
- Qui dénote un esprit espiègle.
- Il songe à tout, aux plus petites choses. Il crayonne de malicieux portraits, raconte avec enjouement des anecdotes spirituelles, […]. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- (Spécialement) (Vieilli) Qualifie cheval qui rue de côté, qui semble user d’adresse contre celui qui le monte ou qui l’approche.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.