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Les rimes en : lapalissade
Que signifie "lapalissade" ?
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- (Rhétorique)[1] Chose évidente, tautologique, réflexion niaise ou ridicule tant elle est évidente, et à laquelle vous répondez : « La Palice en aurait dit autant ! »
- Le comédien n'est pas une machine. C'est une lapalissade qu'il est bon de crier à tue-tête. Le comédien n'est pas un pion, un robot. — (Jean Vilar, De la tradition théâtrale, L'Arche, 1955. Cent ans de théâtre)
- La question demeure donc entière. Je me la suis posée dans tous les sens pour arriver à une conclusion en forme de lapalissade : s’il est resté aussi longtemps, c’est peut-être tout simplement parce qu’il n’est pas parti… — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 238)
- Commençons par une lapalissade : les Jeux olympiques et paralympiques (JOP), c’est beaucoup plus que du sport. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 10 mars 2023, page 3)
Mots qui riment avec "ade"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "lapalissade".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ade , ades , oide , oides et ad .
- chancelade
-
dégringolade
?- (Familier) Action de dégringoler.
- Au milieu de toutes ces impressions, un espoir subsistait : il finirait fatalement par descendre quelque part, et alors, s’il ne s’écrasait pas dans la dégringolade, quelqu’un ou quelque société peut-être le réexpédierait, lui et le ballon, en Angleterre :[…]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 90 de l’édition de 1921)
- Mais le mal est si avancé que, souvent, des dégringolades de cailloux emportent les jeunes plants. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Je ne mentionne que pour mémoire les nombreux bains forcés, les dégringolades sur les berges raides et glissantes, […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les Éditions de la Porte, 1947, page 106)
- (Par extension) Ensemble des objets qui dégringolent ou qui ont dégringolé.
- À Soissons, la fameuse nuit où les autres nous bénissaient… Quelle dégringolade!… une décoction de petit pois. On cherchait le piston partout. Pas de piston. Inconnu le piston. On l’a retrouvé, à la fin, dans une cave, plié en deux… une loque. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 13-14)
- L’ampoule, qui éclairait cette dégringolade d’objets de toute provenance […] se balançait poussiéreuse, au bout de son fil, sous la voûte basse où le salpêtre faisait des croûtes. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) Chute d’éléments divers, déchéance.
- Dans quelques années, quand on vendra les galeries formées en ces derniers temps, on verra une jolie dégringolade. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- – Si je renonce à écrire, à publier, il nous faudra revenir à notre petite existence mesquine d’autrefois.– Eh bien ?– As-tu songé à ce que représenterait pour nous, pour toi, cette dégringolade ? Tu perdrais tes amies une à une. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 188)
- La dégringolade des notes trimestrielles de l’élève jusque là modèle aurait été due à une de ces gageures héroïques comme on n’en fait que dans l’adolescence : pour laisser à l’étrangère la première place, Fernande s’éclipsait, travaillait mal, bafouillait exprès. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 290)
- Avec la chute de celui qu’on encensait il y a quelques mois et qu’on cherchait à recruter d’urgence sur le ticket présidentiel démocrate, on assiste à une dégringolade politique digne de la mythologie grecque. — (Pierre Martin, La chute brutale d’Andrew Cuomo, Le Journal de Québec, 4 mars 2021)
- (Par extension) Ensemble d'objets, vus du dessus, situés sur une pente raide ou dans une suite descendante.
- […] et, du haut en bas de la butte, une dégringolade de bidons, de sabres, de gamelles. — (Alphonse Daudet, Paysages d’insurrection, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, page 87)
- La limitait à l’est une balustrade en surplomb qui donnait sur la dégringolade des maisons et des toitures. — (Gabriel Chevallier, Brumerives, Flammarion, 1968, page 241)
- […] puis, tout à coup, Tananarive surgit, sa colline la plus élevée couronnée par le Palais de la Reine, blanc par exception, aux quatre tourelles se détachant très nettes sur le ciel ; au dessous, c'est la dégringolade d'une multitude de petits toits pointus, couverts de tuiles rondes, […]. — (Mme L. Quenedey, Promenades équatoriales, Paris : Albin Michel, ca 1910, collection IXX, 2016)
- Le parc est superbe; à plat d'un côté, en terrasse de l'autre, avec une dégringolade d'arbres centenaires sur un versant de colline jusqu'à un ravin au bas duquel coule un fou petit cours d'eau : la Tiretaine. — (Hélène Lecomte du Nouy, Amitié amoureuse, Calmann-Lévy, 1923, page 241)
- fourchades
-
journade
?- (Histoire) (Extrêmement rare) Vêtement flottant du XVe siècle, ouvert sous les bras, pourvu de manches courtes, avec ou sans ceinture, souvent utilisé pour la chevauchée et par les hérauts.
- Il y avait des journades ornées d’orfèvrerie, doublées de martre ou d’hermine. Il y en avait de bure pour le peuple : ces dernières journades étaient plus longues que celles portées par la noblesse, et quelquefois alors retenues à la taille par une ceinture. — (Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné du mobilier français de l’époque carlovingienne à la Renaissance, Veuve A. Morel & Cie, 1873, tome 4, page 5)
- Elle avait une cotte de maille sous sa journade de cuir lacé. Sa minceur disparaissait sous les plis de la cape de chevauchée. — (Suzanne Chantal, Les anneaux d’or, O. Orban, 1984, page 150)
- Leur tenue était disparate : certains portaient les journades flottantes à manches fendues du temps du Téméraire, ou des huques chamarrées ; d’autres plastronnaient dans des mantelines de velours ou de soie, des pourpoints hauts en couleur ; sur les têtes, chapeaux d’armes fastueusement emplumés ou cabassets d’acier poli, morions étincelants, bourguignottes à triple crête. — (Philippe Ragueneau, Les Marloupins du roy, Le Pré aux clercs, 1989, page 75)
-
camisade
?- (Histoire, Militaire) Attaque de nuit ou de grand matin par des soldats qui, pour se reconnaître, mettaient leurs chemises par dessus leurs habits.
- Le 13 dudit mois environ les trois heures après midi, vint à la Maiſon de la Ville un Gentilhomme de la part de Monsieur le Baron des Adrets, lequel avoit laiſſé ledit Baron à une Ville diſtante de Montpellier, de quatre lieues ; lequel advertit les Conſuls & ceux qui commandoyent ladite Ville, que ledit Baron leur mandoit qu’il trouvaſt dans deux ou trois heures 1500. chemiſes preſtes, ſans faire de bruit : ce que fut trouvé de ceux de la Ville, fort eſtrange ; entendant bien que ledit Baron vouloit donner une camisade, d’autant qu’il ne cogoiſſoit le lieu où eſtoit campé l’ennemy ; […] — (Jacques-Auguste de Thou, Mémoires de Condé, volume 3, Rollin, Paris, 1743, page 664)
- La camisade nous offre un exemple particulièrement élaboré de stratagème nocturne. — (Frédérique Verrier, Les armes de Minerve: l’humanisme militaire dans l’Italie du XVIe siècle, 1997)
-
stade
?- (Antiquité grecque) Mesure de longueur valant à peu près 180 mètres.
- Le stade grec ou italique, stade primitif, stadion, dont 8 ⅓ formaient le mille, se divisait en 6 plèthres = 10 amma = 60 acènes = 100 orgyies = 120 bême-diploun ou pas doubles = 240 bême-aploun = 400 coudées naturelles = 600 pieds.Le stade olympique faisait 400 coudées olympiques = 600 pieds olympiques.Le stade pythique ou delphique de 1000 pieds delphiques était de même valeur que le stade olympique. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- Aristote, d’après certains savants de son époque, considérait le stade, ou coudée égyptienne au temps de Sésostris, comme formant la cent millième partie du pôle à l’équateur. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
- Or, depuis Abydos jusqu’à la côte opposée, il y a un trajet de sept stades. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 2)
- (Par extension) Carrière ou enceinte ayant cette longueur et où les Grecs s’exerçaient à la course.
- Il est probable que, sans avoir construit d’édifices qui puissent se comparer aux cirques-hippodromes romains, les artistes grecs de la force et de l'agilité se sont produits autant sur les places publiques que dans les stades, comme celui d'Olympie, […]. — (Encyclopaedia universalis, tome 5, 1990, page 928)
- Courir dans le stade.
- Gagner le prix du stade.
- (Sport) (Par métonymie) Bâtiment qui entoure ce terrain de sport où se déroulent des compétitions sportives.
- Le stade de France.
- (Médecine) Période ou degré d’une maladie intermittente.
- Cette maladie est à un stade avancé.
- (Par extension) Degré ou palier dans une évolution.
- L’efficacité parasitaire des adultes peut se trouver limitée par la rupture de la coïncidence spatio-temporelle entre le stade réceptif des hôtes (œufs en cours d’embryogenèse) et le stade agressif du parasitoïde (Nenon, 1974). — (Annales de zoologie, écologie animale, volume 10, Institut national de la recherche agronomique, 1978, page 539)
- Une partie des larves des deuxième et troisième stades et toutes celles du quatrième stade hivernèrent. — (Revue de pathologie végétale et d’entomologie agricole de France, volumes 29-30, 1950, page 113)
- Le médecin traitant et le pneumologue en particulier ont donc un rôle important, en liaison avec le médecin du travail pour intervenir à tous les stades de la prévention primaire, secondaire et tertiaire vis-à-vis des risques respiratoires d’origine professionnelle. — (Dominique Choudat, « Risques professionnels et leur prévention », dans Pneumologie, sous la direction de Gérard Huchon, Éditions Masson, 2001, page 37)
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camarade
?- Celui ou celle qui, en partageant les occupations, la vie d’une ou de plusieurs personnes, contracte avec elles une sorte d’amitié et une communauté d’intérêts.
- Un seul oignon frit à l'huile un seul oignon nous change en lions. Au pas camarades, au pas camarades, au pas, au pas, au pas. — (anonyme, Le chant de l'oignon, chant militaire français, Révolution et Premier Empire)
- Les ouvriers vaincus sont persuadés que leur insuccès tient à la vilenie de quelques camarades qui n'ont pas fait tout ce qu'on avait le droit d'attendre d'eux; de nombreuses accusations de trahison se produisent. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, page 358)
- …et, surprenant un homme qui volait la ration d’un camarade, il l’invectiva et le frappa à la face. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 272 de l’édition de 1921)
- C'est un lieutenant qui me demande. Au temps où il préparait la licence, il a connu, à Louis-le-Grand, mes camarades et désire me parler d'eux. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Dans le train de Cherbourg à Paris, le hasard voulut que je trouvasse comme compagnon de wagon un de mes anciens camarades. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- À quelque cent mètres en avant, dans le même chemin, les trois vaches et les six bouvillons de sa petite camarade, la Tavie, […], prenaient le pas accéléré, excités par les coups de fouet, et les injures vigoureuses . — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Politique) Appellation que se donnent entre eux les partisans de certains partis de gauche.
- C’est un camarade. En argot politique ça signifie que c’est un anarchiste. On se comprend. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 19, page 30, 27 avril 1901)
- Lorsque, à Paris, prit naissance la Revue Commune sous la direction et grâce à l'initiative hardie du camarade Louis Aragon, celui-ci eut l'idée d'ouvrir une enquête. — (André Gide, Discours aux étudiants de Moscou, en annexe de Retour de l’U.R.S.S., 1936)
- Appel aux camarades socialistes et de toute la gauche:Le capitalisme ultra libéral impose au monde les ravages de son illusion idéologique sans rencontrer d'opposition. Les politiques ne se donnent plus les moyens de l'endiguer, ils s'y soumettent lorsqu'ils ne le favorisent pas. Le Traité pour une Constitution Européenne en est un bel exemple. — (Blog de « Rénovation Socialiste », 2008)
- En mai 1968, comme la majorité de ceux qu'on commençait à appeler, avec une tendresse où perçait déjà la déférence, « les jeunes », j'ai été happé puis porté par la vague. J'ai défilé bruyamment, j'ai vaillamment contesté, j'ai couru à perdre haleine; [...] je me suis mis, d'un seul coup comme tout le monde, à utiliser le mot « camarade », j'ai prêté allégeance à l'époque par ma rébellion même contre les diverses formes d'autorité […] et j'ai, sur ma lancée, poussé le zèle jusqu'à vouloir précéder le mouvement en militant, pendant quelques années, à la gauche du gauchisme. — (Alain Finkielkraut, À la première personne, NRF, 2019, page 15)
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pantalonnade
?- Bouffonnerie, postures comiques, semblables à celles d’un pantalon, d’un farceur.
- Les parades bien plus réjouissantes des courtisans étaient restées sans effet […] sans que tant de merveilleuses pantalonnades pussent seulement éclaircir son beau front. — (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle)
- (Par extension) Subterfuge ridicule pour sortir d’embarras.
- Il s’en est tiré par une pantalonnade.
- Fausse démonstration de joie, de douleur, de bienveillance.
- Tout plutôt que cette pantalonnade au nom d'un passé légendaire et d'un pays perdu ! — (Henri Troyat, Aliocha, Flammarion, 1991, page 103)
- Sa joie, sa douleur, l’intérêt qu’il feint de porter à votre affaire n’est qu’une pantalonnade.
- Le deuil qu’il affiche est une sinistre pantalonnade.
- Fausse démonstration de connaissances.
- Je vous l’ai dit, excepté la sensation de l’uniforme sur laquelle j’appuie, parce que c’est encore là une sensation dont votre génération à congrès de la paix et à pantalonnades philosophiques et humanitaires n’aura bientôt plus la moindre idée, et l’espoir d’entendre ronfler le canon dans la première bataille où je devais perdre (passez-moi cette expression soldatesque !) mon pucelage militaire, tout m’était égal ! — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 44)
- On n’y prouvait pas la divinité de Jésus-Christ par Mahomet ou par la bataille de Marengo. Ces pantalonnades théologiques, qu’on faisait applaudir à Notre-Dame, à force d’aplomb et d’éloquence, n’avaient aucun succès auprès de ces sérieux chrétiens. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 126)
- Réalisation pitoyable.
- [...], c’était un endroit artificiel, recréé, à l’écart des flux authentiques du commerce mondial, une pure pantalonnade touristique. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 273)
- lupoide
- lacaussade
- fibroide
-
trottade
?- Petite trotte, promenade, faite à cheval ou en voiture.
- Sʼil acceptait de demeurer sous la galerie à regarder tomber les fortes averses, dès que celles-ci diminuaient dʼintensité, il annonçait : « Je vais faire une petite trottade... » — (Maurice Denuzière, Louisiane, tome 1, 1977)
- laruscade
- laramade
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bambochade
?- Peinture, dessin qui a pour objet la nature commune et grossière, la représentation des scènes rustiques ou populaires.
- Harlem, cette admirable bambochade qui résume l’école flamande, Harlem peint par Jean Breughel, Peeter Neef, David Téniers et Paul Rembrandt. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Tableau de ce genre.
- (Familier) Divertissement immodéré. → voir bamboche
- Le plus fort, c’est que ces pique-niques étaient extrêmement gais, pleins de chants, de farces, de bonhomie comme une bambochade de bons bourgeois, de gens bien portants aux environs de Paris. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 167)
- J'écoutais les matrones se plaindre du désordre régnant sur les lieux après les fêtes nocturnes. Leurs références aux bambochades et aux fredaines des bienfaiteurs me laissaient perplexe. — (Martine Desjardins, Méduse, 2020, édition Alto, page 43.)
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calinotade
?- Niaiserie, fadaise, bêtise.
- « Et si je lègue tout, l’entendit-on murmurer un autre jour, qu’est-ce qui me restera ? »Ce qui n’était pas, comme le crut son entourage, une calinotade, mais bien un cri de cet instinct de conservation que le corps transmet à l’âme. — (Paul Morand, Feu Monsieur le duc)
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balustrade
?- (Architecture) Suite, rangée de plusieurs balustres portant une tablette d’appui et servant d’ornement ou de clôture.
- […], et le chat gris, un peu sauvage, nous regardait de loin, à travers la balustrade de l’escalier au fond, sans oser descendre. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Un énorme figuier faisait retomber comme un tapis par-dessus la balustrade ses branches cachées par les feuilles plates et ses fruits poudrés de lilas. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Durtal aboutissait à une terrasse dominant la ville et il s’accoudait à une balustrade de pierre grise, sèche, trouée […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- — Votre démon aime les souris. N'avez-vous pas ici un chat noir ? Un mistigri couleur de charbon trottait sur la balustrade, à la recherche d'une bonne fortune dotée de grandes oreilles roses et d'une queue de rat. — (Frédéric Lenormand, Le diable s'habille en Voltaire, Éditions Jean-Claude Lattès, 2013)
- (Par extension) Toute sorte de clôture qui est à jours et à hauteur d’appui.
- Brrr ! fit Bert, en se cramponnant à la balustrade, et quelques soldats auprès de lui firent entendre un murmure d’horreur. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 204 de l’édition de 1921)
- Il arrive, sans que nul puisse l’arrêter, jusqu’à la balustrade des remparts qui cède, et voilà, au douzième coup de midi, l’équipage au fond du ravin, la voiture en miettes, la femme morte. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 223)
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robinsonnade
?- Action de robinsonner, de vivre seul.
- Nous autres pour qui une telle robinsonnade demeure une chose virtuellement impossible. — (Littérature de voyage, Le Devoir.com, 5 novembre 2011)
- Récit d’aventures semblables à celles de Robinson.
- Dans Robinson Crusoé comme dans L’Île mystérieuse, les héros récapitulent à eux seuls l’ensemble des savoir-faire humains. Les robinsonnades sont comme le rêve d’un monde oublié. — (Michel Authier, Pierre Lévy, Les arbres de connaissances, La Découverte, Paris, 1996, page 165)
- Car rédiger une nouvelle robinsonnade, aussi merveilleuse et mystérieuse soit-elle, c'est forcément s'inscrire dans une lignée de roman à succès. — (Lionel Dupuy, En relisant Jules Verne, La Clef d’Argent, 2005, page 129)
- En 1711, le puritain Daniel Defoe crée l’aventurier Robinson Crusoé qui devait s’échapper de son gros roman édifiant et ennuyeux et reparaître dans nombre de « robinsonnades » extravagantes. — (Michel Tournier, Il y a quatre siècles, Don Quichotte enfourchait Rossinante, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 33)
- Je lui explique que la « robinsonnade » est devenu une sorte de genre littéraire où nous sommes nombreux à avoir travaillé. — (Michel Tournier, Un écrivain dévoré par les enfants, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, pages 182-183)
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cacade
?- (Populaire) Brusque décharge d'excréments, colique.
- Venette. Inspirer de la peur. La transpiration de la peur, l’horripilation, la pâleur, l’immobilisation, la cacade. Frémir, frissonner, trembler, se plier en deux. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 47)
- (Sens figuré) Ratage, échec.
- Après la cacade face au Costa Rica, l’équipe d’Ottmar Hitzfeld a obtenu un bon nul (1-1) contre l’Italie à Genève, au terme de son dernier match de préparation avant le départ vers l’Afrique du Sud. — (Le Temps, 7 juin 2010)
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carbonnade
?- (Cuisine) Manière d’apprêter les viandes en les faisant griller sur des charbons.
- Mettre des tranches de jambon à la carbonnade.
- Quant à la cuisine picarde, elle n’a jamais été très célébrée au moment de la Renaissance, tout juste des rôtisseries d’Amiens ; il faut seulement nommer absolument la ficelle picarde, la carbonnade flamande, etc. — (Georges Casalis, Bernard Roussel, Olivétan, traducteur de la Bible: actes du Colloque Olivétan, Noyon, mai 1985, 1987)
- Viande ainsi apprêtée.
- On lui servit une carbonnade.
- (Cuisine) (Nord de la France) Bœuf braisé, cuit dans la bière.
- (Cuisine) (Provence) Bœuf en daube au vin rouge.
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carbonade
?- (Cuisine) Variante orthographique de carbonnade.
- Chez les bouchers, quand la vieille Annou demandait une carbonade, l’étalier lui riait au nez ; il ne savait pas ce que c’était une « carbonade », ce sauvage !… — (Alphonse Daudet, Le petit chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 19)
- Je comprends pourquoi on ne trouve pas de cassoulet ni de carbonade flamande aux USA. — (René Goscinny, Strapontin - Ruée vers l’ivoire, 1961, réédition Le Lombard, 1998, page 100)
- Les bières brunes s'associent pour un accord de caractère avec des rognons grillés ou un civet de marcassin, sans oublier la fameuse carbonade, du boeuf en sauce à base de bière. — (Olivier Bompas, On pousse et ça mousse !, journal Le Point, n° 2222, 9 avril 2015, page 132)
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pétarade
?- Suite de bruits provoqués par des pets.
- Pour abréger cette savante explication, qui ne me parut pas décisive, il fit claquer son fouet aux oreilles du mulet, qui répondit par une pétarade. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 150)
- (Par extension) Suite de bruits vulgaires que l’on peut faire avec la bouche.
- Ici l’orateur, […], fourra son pouce droit sous la joue gauche, l’en retira brusquement avec un bruit ressemblant à la pétarade d’un bouchon qui saute. — (Edgar Poe, Le système du docteur Goudron et du professeur Plume, dans Histoires grotesques et sérieuses, traduction de Charles Baudelaire)
- (Par extension) Suite de bruits provenant de l’explosion d’un feu d’artifice ou de pièces d’artillerie.
- Je redoutais une rixe. Une vraie bagarre avec coups de carafe, de chaise et pétarade de revolver. Il ne s’est rien passé. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Par extension) Série de bruits d’explosion au démarrage ou à l’accélération d’un moteur.
- Michel rangea son téléphone, et s’arc-boutant de toutes ses forces sur le kick remit les gaz, démarrant dans une pétarade des années twist. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 7)
- (Par extension) Série de bruits forts.
- Des myriades de cosses éclataient comme des pois fulminants, au grand effroi du docteur, qui sursautait à cette pétarade, regardant à droite et à gauche, se retournant avec épouvante, lorsque quelque sarment s’accrochait à sa veste, comme une griffe qui eût voulu le retenir. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, page 60)
- (Par extension) Bonds de gaieté bruyante que font certains animaux.
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empoignade
?- Altercation violente.
- Jean Savant termine le récit de ces empoignades homériques en y apportant un note cocasse. — (Bruno Roy-Henry, Vidock, éditions l’Archipel, 2001, page 244)
- Vendredi 23 juin à 23 h 30, ils sont appelés pour mettre fin à une empoignade entre un chauffeur de taxi et sa cliente. — (Macroniste très mordante, Le Canard Enchaîné, 5 juillet 2017, page 4)
- C'étaient alors de terribles empoignades, des discussions sans fin.
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chiade
?- (Argot scolaire) Travail acharné en vue de préparer des concours.
- Juste avant la « chiade » (les examens de fin d’année), la Cloche de l’Université (la Cloche Anne) sonne le début d’une semaine de festivités. — (Marie-Luce Demonet, Stéphan Geonget, Les grands jours de Rabelais en Poitou: actes du colloque international de Poitiers 30 août-1erseptembre 2001, 2006)
- (Vieilli) (Argot scolaire) Bousculade.
- moutade
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.