Dictionnaire des rimes
Les rimes en : léopard
Que signifie "léopard" ?
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- (Zoologie) Espèce de grand félin d’Afrique et d’Asie à peau tachetée, aussi appelé panthère (Panthera pardus). Ce mot est plus spécialement utilisé dans le cas des panthères africaines.
- Il y avait là des autruches, des gazelles, une girafe et, pêle-mêle, des renards fénecs, des léopards, et même un lion ! — (Georges Sim (pseudonyme de Georges Simenon), Les Nains des Cataractes, éditions Jules Tallandier, 1928, réédition 1980, troisième partie, chapitre IV)
- Dissimulée derrière des buissons, Jésabel voit l'inconnu introduire un léopard dans le pavillon où Bobette se repose. — (Willy Vandersteen, ‘’Le casque tartare’’, 1951, réédition 2009, Collection Bleue des éditions Standaard, Anvers, non paginée)
- (Héraldique) Meuble représentant un lion dont la tête est de face (au lieu de profil) dans les armoiries. Dans sa position naturelle, il est « passant » (à la différence du lion qui est rampant). Un léopard rampant est dit lionné. À rapprocher de lion et lionne.
- Trois léopards figurent sur l’écu de l’Angleterre.
- D’azur au léopard d'or, qui est de LeFaou du Finistère → voir illustration « armoiries avec un léopard »
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "léopard".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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regard
?- Manière de diriger les yeux vers quelque chose afin de voir.
- Si elle jetait des regards autour d'elle, c'était par un mouvement triste, et vous eussiez dit qu'elle réservait le feu de ses yeux pour d'occultes contemplations. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Pendant quelques secondes il roula son cigare entre le pouce et l’index, à hauteur de l’œil droit, suivit du regard le mince filet de fumée qui montait en spirale bleuâtre, […]. — (Octave Mirbeau, Le colporteur,)
- […], et il s’avança jusque vers le milieu du pont de Goat Island, d’où son regard commandait tout un hémisphère de ciel. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 306 de l’édition de 1921)
- Henri posa son porte-plume sur la table et ses regards errèrent au hasard. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- Je me rappelais comme mon regard n'avait cessé d'aller et de venir de la collection anthropométrique des vice-présidents au portrait de la femme de Lincoln. — (Henry Miller, L'ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947, p.159)
- Un mur de pierres blanches jointées en losange protégeait cette portion de trottoir des regards et servait de crottoir aux clébards du quartier. — (Xavier-Marie Bonnot, Les Âmes sans nom, éd. Belfond, 2010, chap. 11)
- Expression des yeux, quant aux sentiments, aux états d’âme de la personne qui regarde.
- Cet homme, sans chaperon et sans veste, au regard abruti, à la barbe et aux sourcils tachetés de plâtre, c'était son père! — (Saintine, Une maitresse de Louis XIII, Paris : Librairie de L. Hachette & Cie, 1858, p. 78)
- « Louis... taisez-vous », dit Philippe le Bel en posant sur son fils un regard glacé. — (Maurice Druon, Les Rois maudits, tome 1, Le Roi de fer)
- Cela n’a pas l’air d’être l’avis de Yolande qui lance des regards horrifiés vers les murs de la pièce couverts de rayonnages ultra-remplis. — (Madeleine Chapsal, L’Inventaire, 2014)
- J’aperçois, dans le décor que la pénombre commence à envahir, le modelé de mon front, l’ovale de mon visage et, sous ma paupière clignante, mon regard par lequel j’entre en moi comme dans un tombeau. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Et chacun de me plaisanter ; ma jeunesse à son lever, mon parfum de fille fraîche, ma chair toute neuve en son premier éclat éveillaient chez les hommes de sournoises concupiscences, aiguisaient leur regard. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 32)
- Sa froideur a, pour moi, tant d'attraits, qu’elle me brûle et me glace. J'ai beau savoir qu'au fond de ce regard, tout est calcul et complaisance, où qu'il m'entraîne, je le suivrai. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- Considération d'un objet par l'attention, par la pensée.
- Cela mérite d’arrêter notre regard quelques instants.
- Ce peuple attire tous les regards par son héroïsme.
- Cet ouvrage ne peut manquer de fixer les regards de la postérité.
- (Architecture, Maçonnerie) Ouverture maçonnée, souvent dans le sol, pratiquée pour faciliter la visite d’un aqueduc, d’un conduit, d'une canalisation, etc.
- Une seule de ces citernes a été découverte par nous ; […]. On y descend par un escalier, […], et on pouvait puiser l’eau qu’elle contenait par un regard avec margelle que l’on voit le long de ce mur en montant à la porte de l’Aude. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Il faut creuser un regard dans le sol de la cave, qui reçoit l'eau et l'évacue grâce à une petite pompe de relevage immergée. — (Yves Baret, Traiter l'humidité, Éditions Eyrolles, 2014, page 59)
- (Géologie) Ouverture que forme une faille.
- Un regard de faille.
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brocard
?- Parole de moquerie, raillerie piquante.
- Lancer des brocards.
- Essuyer des brocards.
- Votre honneur m’est cher, et je ne puis souffrirQu’aux brocards d’un chacun vous alliez vous offrir. — (Molière, Le Tartuffe ou l'Imposteur in Œuvres de Molière, tome VI, Firmin Didot, Paris, 1821, page 74)
- Nous nous battîmes un jour en plein village, sur la place, pour un brocard dont je le poursuivais. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 130)
- Elle ne parle pas ce langage, bien sûr ! Oserait-elle troquer le doux roucoulement méridional contre cette brocaille sèche, ce brocard de pierrailles qu’on jurerait de l’allemand ? Ah ! pécheresse ! — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Quand on tend l’oreille, spécialement la nuit, dans les maisons de Léandra, on les entend discuter sans arrêt, se rabaisser le caquet, se renvoyer brocards, pouffements, petits rires ironiques. — (Italo Calvino, Les Villes invisibles, 1972 ; traduite de l’italien par Jean Thibeaudeau, 1974, page 97)
- (Droit, Histoire) Adage, maxime juridique.
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furibard
?- (Populaire) Furibond, furieux.
- « Y a qu’en France qu’on voit ça ! »Le pire, c’est qu’une docilité coupable vous encourage presque à approuver cette déclaration furibarde. — (Philippe Delerm, Enregistrements pirates, Éditions du Rocher, 2003, page 67)
- […], Le Kalevala est un véritable éblouissement, auquel cette traduction de Gabriel Rebourcet rend sa faconde et son ivresse furibarde. — (André Clavel, L’Iliade boréale, dans L’Express n° 3081, 21 juillet 2010)
- Furibard, je décide que cette créature tombera de moi. — (Amélie Nothomb, Attentat, Éditions Albin Michel, Paris, 1997, p. 29)
- La vérité, c'est que les téléspectateurs du talk-show ne le savourent que lorsque les gens s’engueulent, et ce qui importe c'est moins ce qu'ils disent (on sait en général que c'est insignifiant) que la façon dont ils le disent, en prenant un air furibard pour hurler « laissez-moi finir, je ne vous ai pas interrompu » […]. — (Umberto Eco, Laissez-moi finir, vaiassa !, chronique de 2013, dans Chroniques d'une société liquide, traduites de l'italien par Myriem Bouzaher, Éditions Grasset, 2017)
- La route côtière de Honfleur à Deauville. Une route pour flâner. On peut rouler tranquillement sans risquer un dépassement furibard. — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 109)
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assommoir
?- Arme qui sert à assommer : bâton garni, à l’une de ses extrémités, d’une balle de plomb enveloppée de ficelle, massue, etc.
- […], il rêve d’un châtiment exemplaire : un assommoir pour le bigle, une bille de bois qui lui cherrait de très haut en plein crâne; […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- La victoire de Joe Biden n’a pas été le coup d’assommoir attendu, mais cela ne veut pas nécessairement dire qu’il ne pourra pas exercer les pleins pouvoirs de la présidence. — (Pierre Masrtin, Biden a gagné, Trump a perdu, Le Journal de Montréal, 7 novembre 2020)
- (Architecture militaire) Ouverture servant au défenseur à jeter des projectiles pour assommer son adversaire. Il s'agit généralement d'une ouverture placée dans une petite construction en encorbellement au dessus d'une porte. Bretèche.
- Sorte de piège que l’on tend à certaines bêtes telles que renards, blaireaux, etc., et qui est disposé de manière à les assommer lorsqu’elles s’y prennent.
- La visite des assommoirs et des pièges à renard, dont il n’oublie jamais de mettre le valet les jours de chasse ; des travaux d’exploitation, d’élagage ou de réparation de routes, sont pour le garde une occasion excellente pour faire toute une série d’observations dont il sait tirer parti : ce sont d’abord les voies qu’il remarque sur la rosée des chemins gazonnés; plus loin, il s’étonne de l’inquiétude qu’il observe chez les animaux qui rentrent du gagnage, le bavardage des pies, le coassement du corbeau, le pit-pit du rouge-gorge, la rupture de deux brins d’herbe noués la veille à travers un sentier, sont pour lui autant de circonstances et de renseignements précieux qui le conduisent souvent à une tente de collets, à la découverte d’un fusil caché sous les feuilles et à l’endroit où dix minutes avant il y avait un affûteur. — (baron de Lage de Chailou, Encyclopédie des chasses, 1868, page 361)
- Devant lui, deux clayons de genêt étrécissaient le sentier, que barrait complètement, entre eux, la trappe d'un assommoir : une lourde planche de chêne, qu'alourdissaient encore deux grosses briques liées d'un fil de fer. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925, quatrième partie, chapitre 1, page 204 de l'édition du Livre de Poche)
- (Familier) Débit de boissons où les gens du peuple s’assomment d’alcool, auberge de basse catégorie.
- Le policier aurait aussi bien pu trouver Bobinette dans un de ces assommoirs ou louches débits de vins, comme il en pullule dans les quartiers excentriques. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 1076)
- Nous arrivâmes devant le bar rustique des Quatre-Saisons. C'était, à la bifurcation de la route, une petite maison cachée sous deux grands platanes, derrière une haute fontaine de rocaille moussue. Une eau brillante, qui sortait de quatre tubes coudés, murmurait à l'ombre une chanson fraîche. Il devait faire bon, sous les arceaux de ses platanes, devant les petites tables vertes : mais nous n'entrâmes pas dans cet « assommoir », dont le charme faisait justement le danger. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 136)
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recevoir
?- Accepter, prendre ce qui est donné, ce qui est présenté, ce qui est offert sans qu’il soit dû.
- Les oumana des douanes jurent sur le mechaf el-kerim de ne rien détourner des droits perçus et de ne plus recevoir de pots-de-vin des commerçants. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- Toucher ce qui est dû, en être payé.
- Vainement avaient-ils stipulé qu'on ne pourrait les rembourser qu'en écus ; il n'en fallait pas moins qu'ils reçussent leur remboursement en assignats. — (Recueil alphabétique des questions de droit, qui se présentent le plus fréquemment dans les tribunaux, par le citoyen Merlin, tome 5, Paris : chez Danel, chez Rondonneau, & chez Portmann, an XII, page 407)
- A mesure qu’augmentait les émissions de papier-monnaie, s’accentuait la dépréciation du mark, et de plus en plus les particuliers s’efforçaient, quand ils recevaient des billets, de les échanger aussitôt contre des marchandises. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpression 2e édition revue), page 93)
- Recevoir le revenu d’une terre, le prix d’un loger, le salaire d’une peine, le prix d’un travail. - Recevoir des appointements, des gages.
- Se faire procurer ; en parlant de tout ce qui est délivré, fourni.
- Un va-et-vient fut envoyé aux deux hommes ; ils reçurent par son intermédiaire, marteaux, masses et ciseaux, ainsi que des sacs de toile qu’ils renvoyaient dès qu’il étaient remplis d’échantillons […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Recevoir sa ration. - Les soldats ont reçu des vivres pour trois jours.
- Ce régiment a reçu des recrues. - L’armée va recevoir des renforts. - Les assiégés reçurent des secours.
- (En particulier) Se faire remettre entre ses mains, se faire parvenir, en parlant des choses qui sont envoyées ou adressées à quelqu’un.
- Recevoir des lettres. - Recevoir un paquet, un colis. - Recevoir une requête, une pétition, un mémoire. - Recevoir une dépêche.
- (Par analogie) Accueillir une ou des personnes qui sont adressées à quelqu’un.
- Il répéta ce qu'il m'avoit fait dire par M. de Saci, savoir, que la volonté du roi étoit que nous ne reçussions plus à l'avenir de filles pour être religieuses, jusqu'à ce que le grand nombre que nous étions fût diminué et réduit à cinquante professes de chœur […]. Il ajouta que l'intention de Sa Majesté étoit aussi que nous renvoyassions, toutes nos pensionnaires, et que nous n'en reçussions plus à l'avenir, jusqu'à nouvel ordre. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, Port-Royal, tome 5, 5e édition, Paris : Librairie Hachette, 1888, page 170)
- Recevoir un messager, un courrier, un parlementaire, des députés.
- Accepter en parlant des biens qui arrivent, des choses qui sont données, accordées, comme grâce, faveur, récompense, etc., soit par Dieu, soit par les hommes.
- Recevoir des grâces de Dieu, des grâces d’en haut. - Recevoir des inspirations du ciel. - Les dons, les avantages, les agréments qu’il a reçus de la nature.
- Recevoir un service de quelqu’un. - Recevoir des politesses, des civilités. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves d’estime, d’amitié, d’attachement, etc.
- (Sens figuré) Être nommé dans une fonction.
- Recevoir le bâton de maréchal de France, le chapeau de cardinal, la croix de la Légion d’honneur, etc.
- Subir, éprouver des maux, quelque chose de fâcheux, soit par hasard, soit par la volonté d’autrui.
- Recevoir un coup, des coups, un soufflet, un choc, une blessure. - Recevoir une balle dans la cuisse. - Recevoir la mort.
- Recevoir un dommage. - Recevoir un outrage, une offense, un affront, une injure. - Recevoir des reproches, des remontrances. - Recevoir un châtiment, une punition.
- Recevoir le prix de ses forfaits. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves de haine, d’aversion, de mépris, de mécontentement, etc. Recevoir un mauvais accueil.
- (Au sens physique & au sens moral) Subir, éprouver des impressions, des modifications, etc.
- Le miroir reçoit les images des objets. - La cire reçoit toutes les formes qu’on veut lui donner. - Recevoir l’impulsion, le mouvement.
- Ce passage peut recevoir divers sens, diverses significations, diverses interprétations. - L’armée reçut une nouvelle organisation.
- On dit dans une acception analogue :Recevoir un nom, une dénomination, etc.
- Se faire transmettre, communiquer.
- Recevoir la vie, l’existence. - Les parents de qui elle a reçu le jour.
- Recevoir une bonne, une mauvaise éducation. - Recevoir de l’instruction. - Recevoir des leçons. - Recevoir de bons, de mauvais exemples.
- Ces peuples ne reçurent la civilisation qu’au troisième siècle.
- Se faire transmettre pour exécution, pour indication.
- Les artilleurs, qui, à la capitulation, avaient reçu l’ordre de cesser le feu, n’avaient pas quitté leur poste, […]. Les soldats déclarèrent qu’ils n’avaient pas eu une seule occasion de tirer, et ils brûlaient du désir de montrer ce qu’ils savaient faire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 235 de l’édition de 1921)
- Le 7 mai au matin, 151 bombardiers américains reçoivent la mission de détruire les installations ferroviaires de Mohon ; […]. — (Gérald Dardart, Les Ardennes dans la guerre, 1939-1945, De Borée, 2008, page 357)
- (Religion) Se faire donner des sacrements.
- Recevoir le baptême. - Recevoir la confirmation. - Recevoir les ordres. - Recevoir l’absolution.
- Tirer ; emprunter ; faire venir.
- Quelques blancheurs commencent à nuancer l’horizon vers l’est. Les nuages du zénith en reçoivent une première coloration. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Cet escalier reçoit son jour du haut du bâtiment. - Les usages qu’un peuple a reçus d’un autre peuple.
- Recueillir, contenir les choses qui viennent y aboutir ou qui viennent s’y rendre.
- Une autre voiture à deux roues […] était là aussi un peu à l’écart. Cette voiture était destinée […] à recevoir le corps après le supplice et à le porter au cimetière. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française d’Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- On ménage une porte d’entrée, à laquelle on parvient avec une échelle, et on forme des compartiments en planches pour recevoir le grain. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Nouveau dictionnaire d’agriculture, Pourrat, 1836, volume 12, page 67)
- Dans cette partie de son cours, la Lanterne reçoit les eaux de nombreux ruisseaux ou « rus » provenant des vallons tourbeux voisins. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, page 6)
- Recueillir, retenir, en parlant des personnes.
- Recevoir dans une cuvette le sang qui coule d’une saignée. - Je lui ai jeté un paquet, il l’a reçu adroitement. - Il tombait et se serait tué si je ne l’eusse reçu entre mes bras.
- Se faire donner certaines paroles ou certains écrits, pour servir d’assurance, de gage, etc.
- J’en ai reçu sa parole. - J’ai reçu sa parole qu’il n’en ferait rien. - J’en ai reçu la promesse, l’assurance. - Il a reçu ma foi, mes serments.
- Se faire confier.
- Recevoir de l’argent en dépôt. - Recevoir une confidence. - J’ai reçu sa déclaration sous le sceau du secret. - Recevoir les dernières volontés de quelqu’un.
- Accueillir, agréer, accepter.
- Je reçois vos offres. - Il en a reçu la proposition avec joie.
- La proposition qu’il a faite a été bien reçue, mal reçue. - Son compliment n’a pas été bien reçu. - Je ne reçois pas votre excuse.
- Accueillir des personnes qui viennent à vous.
- Recevoir un ambassadeur, le recevoir avec magnificence. - Il m’a reçu à bras ouverts, cordialement, avec de grandes démonstrations de joie.
- Je me suis présenté chez lui, mais il n’a pas voulu me recevoir. C’est un homme qui reçoit fort bien son monde, qui sait recevoir son monde. Absolument,
- (Absolument) Il sait recevoir.
- Admettre chez soi les personnes par qui l’on est visité.
- Ces marchands sont généralement des hommes d'excellente éducation, parlant plusieurs langues avec cette facilité propre aux peuples Scandinaves ; ils nous recevaient chez eux avec beaucoup de grâce, et nous offraient des cigares et du vin d’Espagne, ce « soleil en bouteilles » si précieux dans les contrées hyperboréennes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 58)
- J’étais alors d’une candeur stupéfiante et d’une délicatesse de sentiment si raffinée que, pour recevoir galamment une « femme mariée » qui me venait voir, j’avais allumé toutes les bougies de mes deux candélabres. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- (Absolument) Madame une telle ne reçoit pas aujourd’hui. - Le ministre reçut hier. - On reçoit demain à l’Élysée.
- Pontagnac. — Cher monsieur, ma femme reçoit tous les vendredis, si vous voulez nous faire l’honneur… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Donner retraite ; donner asile chez soi.
- Tel qu’il est aujourd’hui installé, l’asile de la rue Lecourbe peut recevoir 200 enfants. Il comprend trois divisions : le grands, les petits et les infirmes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, page 161)
- Admettre.
- Après un certain temps, on n’est pas reçu à demander les arrérages d’une rente échue. - Un tel homme est mal reçu à se plaindre. - Recevoir quelqu’un au nombre de ses amis. - Il a été brillamment reçu à son examen.
- (Justice) On l’a reçu partie intervenante. - On l’a reçu à prouver.
- Installer dans une charge, dans une dignité, dans un emploi, etc., avec le cérémonial ordinaire.
- Le jour qu’il fut reçu conseiller à la Cour de Cassation. - Cet officier fut reçu à la tête des troupes, à la tête de son régiment.
- Ce candidat était admissible, mais il n’a pas été reçu. - Il a été reçu docteur depuis peu. - Se faire recevoir avocat.
- Se soumettre, déférer à quelque chose, comme à une loi, à une règle, à une vérité reconnue.
- Recevoir une décision avec respect, avec une parfaite soumission. - Recevoir de nouvelles lois.
- Le droit romain n’était reçu qu’en quelques provinces de France. - Il n’a d’autres opinions que celles qu’il reçoit d’autrui.
- C’est un principe que tous les mathématiciens ont reçu. - Recevoir comme une vérité incontestable.
- Être doté de.
- Ce coffrage est rempli de mortier autolissant et autonivelant et peut recevoir tous les revêtements classiques de sols. — (Armand Margueritte, L’Architecture d’aujourd’hui, n° 267 à 269, 1990, page 174)
- (Pronominal) Prendre contact avec le sol.
- Mokkhi enleva ses sandales et se reçut au sol sur ses pieds nus. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
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drakkar
?- (Histoire, Marine) Bateau léger à voiles et à rames, à l'étrave très relevée, utilisé par les Vikings du haut Moyen Âge.
- Toutes ces données expliquent la remarquable tenue à la mer et la rapidité du drakkar, la légèreté et la maniabilité, le faible tirant d’eau permettant des manœuvres faciles, même sur les hauts fonds. — (Serge Sochon, Alerte ! Drakkars sur la Seine ! - Le siège de Paris par les Vikings, 1993)
- (Héraldique) Meuble représentant le bateau du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil, équipé de boucliers, arborant une tête de dragon ou une spirale en proue et muni d’une voile rectangulaire. À rapprocher de bateau, flobard, gabarot, galère, navire, nef et vaisseau.
- D’or au drakkar de gueules, à la voile d’argent chargée d’une tête de cheval de sable, voguant sur une rivière d’azur, qui est de la commune de Dannevoux de la Meuse → voir illustration « armoiries avec un drakkar »
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doloire
?- (Tonnellerie) Outil de tonnelier à lame très large, qui sert à doler le bois.
- Aplanir le bois avec une doloire.
- Tailler des douves avec la doloire.
- Feuilles en doloire, feuilles dolabriformes, cylindriques à leur base, planes et élargies en dessus, épaisses d’un côté et tranchantes de l'autre.
- Bandage en doloire, celui dont les circonvolutions vont en biaisant, de sorte que chaque tour couvre les deux tiers du précédent.
- (Charpenterie) Sorte de hache, appelée aussi épaule de mouton, utilisée par les charpentiers pour amincir ou équarrir les pièces de bois.
- Ou bien, et c’était encore plus beau, il sortait des haches, des cognées, des serpes ou des herminettes, des planes, des doloires dont le stock s’amoncelait dans le noir. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 153)
- (Maçonnerie) Instrument dont se servent les maçons pour corroyer le sable et la chaux.
- (Entomologie) Synonyme de phalène linéolée.
-
fendard
?- (Argot) Qui est particulièrement drôle.
- Le film était trop fendard.
- Les dialogues sont juste ce qu’il faut (en VO of course, la VF est évidemment fendarde vu le doublage).
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bécarre
?- (Musique) Caractère de musique en forme de petit carré (♮) : on le met devant une note qui avait été haussée ou baissée d’un demi-ton, pour rétablir cette note dans son ton naturel.
- Mettre un bécarre à une note, devant une note.
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chamarre
?- (Désuet) Variante de simarre.
- (XVIe siècle) Vostre espée use les plies de vostre chamarre. — (PALSGRAVE, p. 558.; cité par Littré)
- Broderies, ornements.
- Fût-il tout harnaché d'ordres et de chamarres. — (Victor Hugo, Ruy Blas, I, 2.; cité par Littré)
- — Des hommes entichés de chamarres militaires et de reflets de bottes, des femmes à ce point insoucieuses d’élégance, ce contraste-là me ferait réfléchir si j’étais délégué à Versailles !… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 178.)
- Je crois bien que j'ai gardé un faible pour le soldat dont les grands cordons, les étoiles, les chamarres ont ébloui mes yeux d'enfant. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p. 37)
- Veste de berger, zamarra
- « chamar(r)on », [...] « chamarre ou simarre […], ample casaque ouverte, fourrée d'une peau de mouton, recouverte de bandes d'étoffe de couleurs différentes cousues dans le sens de la longueur ; c'étaient des sortes de garnaches ou de tabards en peau de mouton fendues sur le côté que portaient les bergers de la montagne .— (Arnold Van Gennep, Les Hautes-Alpes traditionnelles, t. I, Voreppe, Curandera, 1990 (1re éd. Paris, Maisonneuve, 1946), p. 87-89.)
- (Habillement) Blouse → voir zamarra
- Landais : samarre (Palay) f. 'sac de peau des bergers ; béarnais : chamarre (Palay) blouse de paysan'. basque (avec article), zamarra, tsamarra, zamarra 'toison des bêtes à laine', blouse de peau', 'tablier de peau', 'pelisse des bergers'
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bocard
?- (Métallurgie) Machine au moyen de laquelle on écrase le minerai ou les vieilles pièces de fonte avant de le fondre.
- Les bocarts sont fréquemment employés dans le voisinage des mines métalliques pour réduire en poudre les minerais qui contiennent des parties non métalliques ou gangues, ce qui permet ensuite de les débarrasser facilement de ces gangues. — (Ch. Delaunay, Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquée, 8e éd., Paris : chez Masson & chez Garnier frères, 1873, p. 226)
- Le bocard est pourvu d’un papillon qui permet d’étrangler l’arrivée de vapeur sous le piston sans réduire la quantité admise au-dessus. — (Henri Le Chatelier, Revue de métallurgie - Volume 5, 1908)
- Le Roi était vêtu d'un habit de bocard d'or enrichi d'une broderie d'or & garni de boutons de damans son manteau était de points d'Espagne d'or. — (Supplément au corps universel diplomatique du droit des gens, Amsterdam, 1739)
-
eupatoire
?- (Botanique) Eupatorium, genre de plantes de la famille des astéracées.
- [...] le glaïeul, laissant fléchir ses glaives avec un abandon royal, étendait sur l’eupatoire et la grenouillette au pied mouillé, les fleurs de lis en lambeaux, violettes et jaunes, de son sceptre lacustre. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 135)
- Les fleurs qu’à présent on rencontre le plus souvent au bord de la rivière sont la mikania, la renouée des oiseaux, l'eupatoire pourpre, la lobélie cardinale, la sagittaire à larges feuilles, Chelone glabra, et çà et là la vernonia. — (Henry David Thoreau, Journal, traduction de Brice Matthieussent, Le Mot et le Reste, 2018, page 290)
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bétoire
?- (Normandie) Puisard de plus de 10 mètres de profondeur, souvent plongé dans la marne, servant à recueillir les eaux usées et les eaux de pluie.
- Gouffre où se perdent les cours d’eau, en pays calcaire.
- Ces bétoires s'agrandissent insensiblement, parce que l'eau, entraînant avec elle les parties les plus déliées de la terre, mêlées au sable , & déplaçant aussi les sables du fond , se creuse une route plus évasée au centre du bétoire ; ce qui produit des éboulemens le long des bords supérieurs de l'entonnoir. — (Encyclopédie méthodique, tome 3 : Géographie-physique, par M. Desmarest, Paris : H. Agasse, 1809, p.132)
- Pourtant, dans la région, il y a des bétoires, des trous naturels dans lesquels s’engouffrent les eaux de pluie. — (Professeur Canardeau, Vous reprendrez bien un peu de pesticides ?, Le Canard Enchaîné, 16 août 2017, page 5)
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circulatoire
?- (Physiologie) Qui a rapport à la circulation du sang.
- Un des problèmes majeurs de la technique est que les vitesses circulatoires doivent être a priori connues pour éviter les phénomènes « d’aliasing » bien connus par les doppleristes. — (Francis Joffre, Traité d’imagerie vasculaire, 2015, page 45)
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blutoir
?- Sorte de sac ou de tamis qui sert à passer la farine pour la séparer du son.
- Ce blutoir n’est pas assez fin, il ne rend pas la farine assez blanche.
- Notre moulin, en effet, possédait un blutoir de six mètres de long, composé du « cylindre » en toile de soie à six pans tournant sur son axe légèrement oblique. — (Claude Rivals, Pierre Roullet: la vie d’un meunier, 2004)
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avatar
?- (Hindouisme) Dans la religion hindouiste, chacune des incarnations du dieu Vishnou.
- Chenguza est beau comme le grand Avatar, (descendant de Bram) et quoique élevé pour le sacerdoce dans les austérités du cloître, il a l'imagination vive, le désir de s'instruire, et un penchant décidé pour la volupté. — (L’Épicurien français, ou les Dîners du Caveau moderne, janvier 1809)
- Retiré dans les forêts, placé à la tête de nombreux pasteurs , qui ont dû se plaire à grossir sa renommée, et dont les bras l'ont aidé à renverser le tyran, Crichna évidemment dut sortir des Djangles, où il s'était tenu jusque-là dans le mystère , comme un homme environné d'une sorte d'auréole merveilleuse, qui le fit considérer de bonne heure comme un Avatar (incarnation) de la Divinité, caractère religieux et providentiel que l'Inde a toujours accordé à ses grands hommes — (Armand Du Chatellier, «Crichna»)
- Plusieurs passages des Pouranas peuvent aussi servir à prouver que les eaux ont fait éprouver au globe terrestre une grande révolution , et la plupart des avatars ou métamorphoses et incarnations de Vichenou, paraissent avoir trait à ce cataclysme général. — (Agricol-Joseph-François-Xavier-Pierre-Esprit-Simon-Paul-Antoine Fortia d'Urban, «Mémoires pour servir à l'histoire ancienne du globe terrestre, par M. de Fortia d'Urban, … Tome 6», 1805-1809)
- (Sens figuré) Métamorphose, transformation d’un objet ou d’un individu qui en a déjà subi plusieurs.
- Que d’avatars dans la vie politique de cet homme d’État !
- Batman est l’avatar moderne de Zorro.
- L’espéranto est l’avatar moderne du sanskrit.
- Plusieurs passages des Pouranas peuvent aussi servir à prouver que les eaux ont fait éprouver au globe terrestre une grande révolution , et la plupart des avatars ou métamorphoses et incarnations de Vichenou, paraissent avoir trait à ce cataclysme général. — (Agricol-Joseph-François-Xavier-Pierre-Esprit-Simon-Paul-Antoine Fortia d'Urban, «Mémoires pour servir à l'histoire ancienne du globe terrestre, par M. de Fortia d'Urban, … Tome 6», 1805-1809)
- (Par extension) (Utilisé à tort) Mésaventure, malheur.
- Mais la guerre n’en finissait plus et c’est alors que je devins, après bien des démarches, de boulanger, élève-pilote et par la suite pilote aviateur, à ma très grande surprise et sans trop d’avatars. — (Francis Carco raconté par lui-même, Éditions Sansot, Paris, 2e édition, 1921, p. 16)
- N'avions-nous pas aidé à la constituer, en courant bien des risques et au prix de quelles avatars ! Alors, lui mort, il ne savait plus qu'en faire…. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Maison du scorpion, 1932)
- Le service social du travail – Avatars d’une fonction, vicissitudes d’un métier — (titre d’un livre de François Aballéa et Charlotte Simon, 2004)
- Compte tenu des divers avatars rencontrés ces dernières années (rouille du mélèze, puceron lanigère, tempêtes…), il n'est plus possible de s’intéresser à la seule productivité, […]. — (Vincent Thècle, Peupliers : comment réussir les nouvelles plantations., dans La France agricole, no 3361 du 26 novembre 2010)
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canard
?- Oiseau aquatique palmipède dont la chair est très recherchée, qu’il vive à l’état sauvage ou à l’état domestique.
- Es tu venu pour cy faire voler Sacre, faucon, ou éprevier en l'air? Pour joindre & prendre héron, canard, ou pie? Plutôt prendrais a ton nez la roupie. — (L'épistre de M. Malingre envoyée à Clément Marot, en laquelle est demandée la cause de son département de France, avec la responce dudit Marot..., Harlem, Paris, 1546)
- Au menu : apéritif, melon de pays, terrine de poisson, coup du milieu, mouton ou magret de canard, mojhettes, salade, fromage, glace, café cognac. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 15)
- Le canard de Rouen est des plus recommandables par sa taille, sa rusticité, sa précocité et son aptitude à l’engraissement. — (L’Élevage des Canards, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, page 106)
- Je songe à la définition de Victor Hugo : « Le canard est un cochon à plumes. » Il ne savait pas si bien dire. Car leurs ébats sexuels ont de quoi faire rougir le témoin le moins porté sur la pudibonderie. Rien n’égale leur priapisme. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 53)
- Nouvelle fausse, bobard.
- Ce serait être incomplet que de ne pas faire observer ici que Gaspard Hauser n'a jamais existé, pas plus que Clara Wendel et le brigand Schubry. Paris, la France et l’Europe ont cru à ces canards. Napoléon a pensionné un homme qui, pendant cinq ans, a publié dans le Moniteur de faux bulletins de la guerre des Affgans contre les Anglais. — (Honoré de Balzac, « Monographie de la Presse parisienne », dans La grande ville nouveau tableau de Paris comique, critique et philosophique, Paris : chez Maresq, 1844, page 146)
- Les quatre vers ci-dessus paraîtraient en effet justifier assez bien cette remarque. Canard, dans le sens de mensonge, serait-il donc une importation champenoise ? Ce qui m'empêche de le croire, c’est que, bien avant Boursault, deux auteurs qui n’étaient pas Champenois, François d'Amboise, dans ses Néapolitaines (1584), et Adrien de Montluc, dans sa comédie des Proverbes (1616), employaient déjà l’expression de bailler un canard à moitié, donneur de canard à moitié, pour tromper, trompeur. J'avoue que ce demi-canard me paraît encore moins clair que le canard tout entier. Car les raisons ne manquent pas tout à fait pour expliquer que canard ait pris l’acception de mensonge. — (O. D., « Canard », dans L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, n° 131, du 25 juin 1870, page 358)
- Dans mes deux discours, je glisse ce canard : l’empereur Dioclétien avait conçu pour son esclave Sébastien une amitié passionnée, et il aurait voulu lui faire jouer le rôle qui avait été celui d’Antinoüs auprès de son prédécesseur Hadrien. Il connaissait leur aventure par les mémoires de la confidente d’Hadrien, Margarita Yourcenaria, qui était son livre de chevet. À Paris quelques sourires accueillent mon histoire. À Francfort personne ne bronche. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 50)
- (Familier) Journal d’actualité de peu de valeur.
- — Tâche à présent, si qu’tu écris des articles sur ici, d’pas oublier d’marquer dans ton canard qu’un bal au jour d’aujourd’hui n’est plus miteux comme autrefois. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La Victoire affirmée, Fagerolle […] pensait pouvoir, sans effort, réoccuper son rang. Il dégota, péniblement, une place de sous-reporter, dans un canard impécunieux du matin. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- (Argot) Homme mené à la baguette qui cède à tous les caprices d’une femme et qui fuit toute confrontation.
- Ce mec est une vraie serpillière, j’ai rarement rencontré un canard pareil ! En tout cas, on sait qui porte le caleçon au sein du couple ; c’est elle évidemment.
- (Argot) (Par extension) Homme sortant le grand jeu, offrant énormément de choses gracieusement dans l’espoir d’entamer une relation avec une femme.
- L’un des avantages d’une meuf en boîte c’est qu’elle a juste à se trouver un canard en manque et lui vendre du rêve pour avoir les consos gratuites.
- Sébastien, il faut l’avoir à l’œil, car il s’empresse à faire le canard pour n’importe quels beaux yeux.
- Morceau de sucre que l’on trempe dans un liquide, en particulier dans du café ou une eau-de-vie, avant de le manger.
- […], il n’en va pas de même avec l’alcool. Il arrive même que la première rencontre se situe dès 4 ou 5 ans sous forme d’un « canard » (sucre trempé dans un alcool fort), du cidre, une gorgée de champagne lors d’un mariage, etc. — (O. Phan, « Les alcoolisations aiguës à l’adolescence : le phénomène du binge drinking », chapitre 8 de Alcool et troubles mentaux: De la compréhension à la prise en charge du trouble diagnostic, coordonné par Amine Benyamina, Michel Reynaud & Henri-Jean Aubin, éditions Elsevier-Masson, 2013, page 75)
- (Familier) (Musique) Fausse-note aiguë produite par un instrument à vent, le plus souvent à anche. (Voir aussi couac).
- Personne n’a entendu le canard du hautboïste car au même moment, un spectateur éternuait.
- (Industrie minière) Conduit d’aérage des galeries de mines.
- Pour l'aérage, l'air arrive dans un royon ou compartiment en briques situé dans le bouveau du Nord, monte dans le touret par les canards, puis de là redescend par le compartiment des hourds dans le bouveau du Nord , et enfin remonte au jour par le puits n° 7 muni d'un foyer d'appel. — (Henri Glépin, Note sur le creusement sous stot des puits de mines, Revue Universelle des Mines, de la Métallurgie, des Travaux Publics, des Sciences et des Arts appliqués à l'industrie, Pais & Liège, 1872, volume 31, page 9)
- Verre ergonomique permettant de boire sans en renverser.
- Armoiries avec 3 canards (sens héraldique) (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est normalement représenté de profil mais souvent, il est présenté volant. À rapprocher de cane, canette, cygne, jars et oie.
- D’azur à la fasce ondée d’argent soutenue d’un canard d’or, au chef du même chargé de deux canards affrontés de sinople, qui est de Sost des Hautes-Pyrénées → voir illustration « armoiries avec 3 canards »
- (Sports de glisse) Plongeon en canard.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Québec) Bouilloire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Belgique) Petit bisou sur les lèvres.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
découpoir
?- Instrument qui sert à faire des découpures.
- (Métallurgie) Disque de métal qui constituent les taillants d'une machine destinée à couper le fer comme une cisaille.
-
léonard
?- Relatif au Léon, pays au nord du Finistère.
- Relatif à Léon, commune française située dans le département des Landes ou à ses habitants.
-
auditoire
?- Assemblée qui écoute une personne parlant ou lisant en public ou interprétant une œuvre lyrique ou instrumentale.
- Mais l'artiste et son auditoire sont infatigables, le concert s’éternise, et nous devons fournir une bonne étape demain. Aussi, à une heure déjà avancée, je finis par donner le signal de la cessation des réjouissances […]. — ([[w:Frédéric {Weisgerber|Frédéric {Weisgerber]], Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 34)
- Rien ne pouvait désensorceler l’auditoire. Tous les yeux restaient fixés là, et les nouveaux arrivants. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- La portée de cet appareil est assez considérable; il permet de faire entendre les auditions des radioconcerts à un auditoire de plusieurs centaines de personnes dans une très grande salle. — (Bulletin de la Société française des électriciens, éditions Gauthier-Villars et Cie, 1924, volume 4, page 166)
- En solo, c'est plus âpre mais sans aucun doute ses textes prennent tout leur relief devant un auditoire qui ne suce pas que des glaçons : « Le whisky ne fait pas des menteurs, il fabrique des imbéciles », chante-t-il. — (Olivier Villepreux, Tex Mix: Avec ceux qui font la musique et le son de la ville d'Austin, Texas, éd. Publie.net, 2013, chapitre 4)
- (Belgique) Grande salle de cours à l’université ; amphithéâtre.
- Nous avons cours d’histoire dans l’auditoire principal.
- (Vieilli) Lieu où une assemblée se réunit pour écouter des discours prononcés en public.
- (Droit) Lieu où l’on plaide, dans les tribunaux.
- L’auditoire d’un tribunal.
-
commissoire
?- (Droit) Qui a pour effet d’annuler un contrat, en cas d’inexécution de celui-ci par l'une des partie
- Note : Il ne s’emploie que dans les deux expressions :
- Clause commissoire, Clause par laquelle on stipule, dans un contrat de vente, que, si l’acheteur ne paie plus le prix convenu dans un temps déterminé, la vente sera résiliée.
- Pacte commissoire, Contrat de gage par lequel le créancier demeure propriétaire de la chose engagée, si le débiteur ne paie pas au terme fixé.
-
bizarre
?- Fantasque, capricieux, extravagant.
- Mais moi, qu'un vain caprice, une bizarre humeur,Pour mes péchés, je crois, fit devenir rimeur… — (Nicolas Boileau; Satire II, à M. de Molière, 1664)
- (Par extension) Extraordinaire, singulier.
- Mais que dire du troc que la Fortune fit ?Ce sont là de ses traits ; elle s'en divertit :Plus le tour est bizarre, et plus elle est contente. — (Jean de La Fontaine; Le trésor et les deux hommes, Fable XV, Livre IX)
- Les grands flots épais mis en liberté sont usés par la friction, rongés par les mouvements de la mer et par le dégel, ils constituent fréquemment des masses aux formes bizarres et élégantes d'une glace bleue-verdâtre très dure. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- C'était bizarre. Jamalou n'éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiées, presque noires, révélaient l'atroce agonie, aucune espèce de compassion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) Qui s’écarte de l’usage ou de l’ordre commun.
- […]; et, d’autre part, elle citait, de mémoire, des morceaux d’une mystique un peu bizarre de la fin du XVIe siècle, Jeanne Chézard de Matel, la fondatrice de l’ordre du Verbe Incarné, […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Familier) Qui est mal à l’aise, pas dans son assiette.
- Je me sens tout bizarre ce matin.
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ksar
?- Village fortifié que l’on rencontre dans les pays du Maghreb.
- Dans le ksar oranais où il vivait, il avait trouvé des camarades français très distingués, très lettrés, et dont l’un possédait une assez vaste bibliothèque. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ces chasseurs du Sahara sont des hommes rudes et primitifs, vivant à ciel ouvert, sans résidence fixe. Quelques-uns laissent leurs familles très loin, dans les ksour, d’autres sont de véritables enfants des sables, errant avec femmes et enfants – mais ceux-là sont rares. — (Isabelle Eberhardt, Dans la dune)
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dépotoir
?- (Vieilli) Endroit destiné à recevoir des matières de vidange ou des ordures.
- Tous appartenaient à cette armée de pauvres diables râpés qui végètent économiquement dans une chétive maison de plâtre, avec une plate-bande pour jardin, au milieu de cette campagne à dépotoirs qui borde Paris. — (Guy de Maupassant, En famille, dans La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 126)
- Jonchées de détritus, les rues ressemblaient à un dépotoir. — (Sylvain Trudel, Le grenier de monsieur Basile, 1997)
- «C’est monsieur le baron de La Déchetterie Qui nous a délégués pour vous faire assavoir Qu’il est le grand Seigneur de tous les dépotoirs De Rouyn à Gaspé, du Nord et de l’Estrie. — (chanson Lucas l'écolo, Gilles Vigneault, album Gilles Vigneault - Arriver chez soi, 2008)
- (Archéologie) Accumulation de déchets près d’une résidence ou d’un ancien lieu d’habitation.
- Un dépotoir domestique est une fosse à détritus ou à déchets réutilisant souvent un silo, ancienne fosse de stockage.
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échenilloir
?- (Agriculture) (Vieilli) Sorte de sécateur longuement emmanché dont on se sert pour détruire les nids de chenilles dans les arbres.
- La chenille du pityocampe est considérée par les forestiers comme une calamité dans les forêts de pins. […]. On peut en détruire une grande quantité à l'aide d'un échenilloir longuement emmanché. — (Docteur Boisduval, Insectologie, dans le n° de mai 1871 de L'Horticulteur français de mil huit cent cinquante et un: journal des amateurs et des intérêts horticoles, Paris : E. Donnaud, 1872 page 145)
- Ces apparitions ont lieu en été ; nous avons remarqué que la destruction au sécateur ou à l’échenilloir muni d'une corde, ne peut se faire aux heures chaudes de la journée, pendant lesquelles, en effet, les chenilles se dispersent. — (Revue des eaux et forêts, sous la direction de Aristide & Stanislas Frézard, Berger-Levrault, 1885, vol.24, page 254)
- (Agriculture) (Par extension) Ce même instrument qui sert à couper des branches hautes sans utiliser d’échelle.
- Sur les tiges élevées, inabordables à la main ou à l'échelle, exécuter la taille en vert avec l’échenilloir ou le sécateur attaché au bout d'une perche. — (Charles Baltet, La Pépinière, fruitière, forestière, arbustive, vigneronne et coloniale, Masson & cie, 1903, page 53)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.