Dictionnaire des rimes
Les rimes en : kommandantur
Que signifie "kommandantur" ?
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- (Histoire) Variante de Kommandantur.
- Toutes les kommandanturs reçurent ce genre de missives et des hommes et des femmes purent être arrêtés, torturés, déportés, fusillés alors qu'ils étaient innocents des faits dont ils étaient accusés. — (Cyr Belcroix, Les conséquences de l’inconséquence, 1918-1946, Éditions Le Relais, 1995, p. 139)
- Les Allemands, qui écrouent Marie de Croÿ le 6 septembre, distribuent à toutes les kommandanturs la description de son frère Reginald, qui s’est volatilisé. — (Jean-Marc Binot, Les Héroïnes de la Grande Guerre, Éditions Fayard, 2008, chap. 9)
Mots qui riment avec "ur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "kommandantur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ur , urs , ure , ures , ûre et ûres .
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brochure
?- (Textile) Ornementation d’un tissu d’étoffe brochée.
- Action de brocher un livre ou des livres ; résultat de cette action.
- Cette femme est occupée à la brochure.
- Des livres en feuilles et en brochure.
- (Par extension) Ouvrage imprimé qui a peu d’étendue et qui n’est que broché.
- Cette fin de l'année 1871 ne fut signalée que par la propagande des partis ; un grand nombre des brochures bonapartistes et légitimistes se distribuèrent en province. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Dans une brochure qui a fait quelque scandale, le général Donop […] voudrait, comme Bugeaud et Dragomiroff, que chacun dans la bataille connût exactement le plan de ses chefs. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.351)
- Quant aux installations coopératives de la maison Michelin, elles sont un État dans l'État; elles constituent un monde dont la description nécessiterait une brochure spéciale. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il s'agissait de conférences et de parlottes défaitistes, au cours desquelles il était donné lecture de fragments de séances parlementaires en comité secret, considérés comme aptes à démoraliser les auditeurs, et aussi de tracts et de brochures progermaniques. — (Léon Daudet, La Guerre totale, 2016)
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fortraiture
?- (Manège) Fatigue excessive d’un cheval.
- Plus question de fouée: il ressentait une véritable fortraiture. — (Jean-Claude Raimbault, À la recherche des mots perdus, 2006)
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biture
?- (Marine) Longueur de chaîne filant avec l’ancre au mouillage. [1]
- L'ancre de veille de tribord, empennelée d'une ancre à jet, fut mouillée par bâbord-arrière pour servir d'ancre d’évitage ; elle avait une biture de 80 brasses. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, p. 156)
- (Populaire) État d’ivresse ; cuite.
- La biture du week-end progresse chez les jeunes Suisses. — (Le Temps du 01/11/2018 [1])
- En échange de ce paradis, en échange de toutes ces liches, en échange de toutes ces bitures, tu me turlupines comme un gogo. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- J’ai la tête qui tourne et l’envie de gerber qui va avec. Tendu ! Je ne me remets pas de ma biture. Faut dire qu'avec les potes, hier, on ne s'est vraiment pas respectés. — (Johann Zarca, Le Boss de Boulogne, Don Quichotte éditions, 2014, chap. 1)
- (Argot) Vitesse.
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désinvolture
?- Tournure ou tenue pleine d’aisance et de laisser-aller.
- Il est venu, voilà tout. Il m’a tiré des mains de M. Vampa, où, malgré mes apparences pleines de désinvolture, comme vous dites, je faisais fort mauvaise figure, je l’avoue. — (Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, édition de G. Sigaux, 1981 (date de l’édition), volume 1, page 482)
- Quand elle fut assise dans sa loge, elle se cambra la taille avec une désinvolture de duchesse. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857)
- Le tribunal était comme un théâtre. Les avocats s’animaient comme s’ils jouaient une pièce de Shakespeare. Ils parlaient haut et fort avec une désinvolture qui caractérise les acteurs de théâtre. Je n'aimais pas du tout la façon dont ces avocats parlaient. — (Frédéric Hoebeeck, « Cette blessure: Souvenirs d'un enfant de l'assistance publique », Watermael-Boitsfort : Éditions Checopa & Paris : BoD/Books on Demand, 2017, p. 287)
- Manière trop libre d’agir, de se comporter à l’égard de quelqu’un.
- Ce jeune homme est d’une désinvolture qui confine à l’impertinence.
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réassure
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe réassurer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe réassurer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe réassurer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe réassurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe réassurer.
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décarbure
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décarburer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décarburer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe décarburer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe décarburer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe décarburer.
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emplanture
?- (Marine) Encaissement destiné à recevoir le pied d'un mât.
- Les mâts menaçaient de se rompre jusque dans leur emplanture. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846, pages 255-266)
- Sur chaque navire, […], les hommes amènent la vergue, la posent sur deux chevalets, ferlent la voile ; arc-boutés, ils font basculer les quatre cents kilos du mât trapu sur son emplanture, le couchent, sortent les avirons, les empoignent de leurs mains crispées par le froid, prennent la cadence de nage. Les Vikings remontent vers Rouen. — (Patrick Louth, La civilisation des Germains et des Vikings, Genève : éditions Famot, 1976, page 141)
- Ulysse seul peut conserver les oreilles ouvertes à la condition qu’il soit trois fois lié avec des cordes : les mains liées, les pieds liés et, debout sur l’emplanture, le thorax lié au mât. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection, Folio, page 166)
- (Aéronautique) Ligne de raccordement de l'aile au fuselage.
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feuillure
?- Entaillure dans laquelle les fenêtres et les portes s’engagent un peu pour fermer juste.
- La feuillure de ce volet n’est pas assez large, assez profonde.
- Je sentais Marco seule, dure et fiévreuses, derrière le battant. La bouche contre la feuillure, je dis « c’est moi » et Marco m’ouvrit. — (Colette, Le képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, p. 59.)
- (Par analogie) Entaillure grâce à laquelle on insère une feuille d'un matériau dans un cadre.
- Les éléments sont pré-moulés dans nos usines avec des feuillures longitudinales et d’extrémité, permettant leur emboîtement. — (Extha, fiche technique « Caniveaux coupe-feu », mise à jour du 4 février 2013.)
- Avant de mastiquer une vitre dans sa feuillure, on la maintient par quelques pointes.
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manucure
?- Celui, celle qui soigne les mains et spécialement les ongles.
- Comme il aurait donné toutes ses relations pour n’importe quelle personne qu’avait l’habitude de voir Odette, fût-ce une manucure ou une demoiselle de magasin. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 170)
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maculature
?- (Imprimerie) Action de maculer ou résultat de cette action.
- Quand un relieur bat un livre fraîchement imprimé, il risque de faire des maculatures.
- La pierre d'évier qui venait d'apparaître en pleine lumière, était tachée de sang et une serviette souillée de maculatures suspectes gisait à terre. — (Jean Ray, Harry Dickson, L'Ile de Monsieur Rocamir, 1934)
- (Imprimerie) Feuille de papier tachée au tirage et qui n'est bonne qu'à envelopper.
- Maculature grise, feuille de papier gris qui sert d’enveloppe à une rame de papier.
- (Imprimerie) Feuilles de papier que l'on intercale entre des pages fraîchement typographiées.
- (Peinture) Tache provoquée par un excès d'encre ou de peinture.
- Des nuages sombres, s’élargissant de minute en minute, commencèrent à tacher le ciel ; on eût dit que l’aquarelliste de l’infini avait trop chargé son pinceau d’encre de Chine, et qu’il essayait d’affaiblir la maculature en la lavant à grande eau. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 139)
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coiffure
?- Manière dont on arrange les cheveux selon le pays et la mode.
- Coiffure à la mode.
- Coiffure à boucles.
- Coiffure à la Ninon, à la Titus.
- (Par extension) Activité consistant à coiffer.
- Un salon de coiffure.
- Ce qui sert à couvrir et à orner la tête.
- …les femmes portaient sur leur coiffure des épis de blé en signe d’abondance. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
- Sur leur tête, elles portaient une coiffure compliquée, composée de grosses tresses en laine rouge tordues avec les cheveux sur les tempes, des mouchoirs superposés, des bijoux attachés par des chaînettes. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
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pelure
?- Peau ou enveloppe de certains fruits, de certains légumes, lorsqu’on les a détachées en pelant ces fruits, ces légumes.
- Venues de 107 pays, ces crèches, tantôt en plâtre, tantôt en paille, en céramique, en pelure de maïs, en bois, en cire, en chocolat, en ébène, en bronze ou en courge, méritent vraiment le détour. — (Le Devoir, 7 janvier 2005)
- Pour illustrer cette situation dramatique, Peer Gynt ramasse un oignon par terre et le pèle. Chaque pelure évoque différents rôles qu’il a joués au cours de sa vie. Il pèle, il pèle, mais il n’arrive jamais à atteindre le cœur. — (Le Devoir, 26 mai 2006)
- Sur le trottoir, les passants dévient quelque peu de lui, de lui sur leur passage, comme s’il n'était qu’une pelure. — (Le Devoir, 25-26 février 2006)
- « On a été habitués à séparer le corps et l'âme, une conception grecque. Mais la conception moderne, c’est comme un oignon : chaque pelure est l’oignon. Si on touche de façon « inappropriée », comme dirait Clinton, on blesse tout, le corps et l'âme aussi! » — (Le Devoir, 25 mars 2005)
- (Sens figuré) Surface d’un objet, en particulier d’une planète, par opposition aux couches profondes.
- Plutôt que de se limiter à la « pelure », Corot permettra d’obtenir des données sur les diverses couches internes des étoiles. — (Le Devoir, 28 décembre 2006)
- (Sens figuré) (Par analogie) Élément qui s’ajoute graduellement à d’autres dans la conception d’une œuvre ou d’une pensée.
- « En fait, le spectacle s’est construit une pelure à la fois, de façon organique, comme un show rock, avec beaucoup d'énergie, quelques chansons aussi et des chorégraphies. À partir du texte écrit, tout est venu s’ajouter une couche à la fois — la bande sonore, la musique… Comme si on faisait ensemble une sorte de sculpture collective. — (Le Devoir, 30-31 décembre 2006)
- (Textile) Laine provenant d'un animal mort et dépilée par un moyen chimique.
- Les laines mortes sont celles qui proviennent d'animaux morts. Dans cette catégorie on distingue : les pelures ou pelades qui sont détachées de la peau du mouton par des procédés chimiques. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Argot) (Péjoratif) Individu sans intérêt, minable.
- Enfin tout ce qu’on bafouille pour se débarrasser d'une pelure… d’un foutu fâcheux… — (Louis-Ferdinand Céline, Bagatelle pour un massacre, Denoël, Paris, 1937)
- Deux pelures en goguette venaient d’offrir ferme dix sacs, première enchère, pour la fin de la noye… — (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, 1958, page 59)
- (Papeterie) Papier très fin autrefois utilisé avec des papiers carbone pour pouvoir avoir plusieurs exemplaires d'un même texte écrit à la main ou à la machine à écrire.
- Celle-ci (la machine à écrire) à permis la reproduction simultanée d'un document en intercalant derrière l'exemplaire original des feuilles de papier pelure et de papier carbone appliquées directement sur celles-ci. — (Michèle Roche, les nouvelles secrétaires, Éd. Marabout, 1984)
- Sans ce lecteur éventuel, pourquoi me donnerais-je le narcissique tintouin de manier le bic, le papier collant, le ciseau, le crayon rouge, et puis le carbone, la pelure ? — (Nicole Vedrès, Paris 6ème, Éd. Seuil, 1966)
- (Par analogie) Pardessus.
- L’agent, qui voit le pardessus. — Sa pelure ! — (Georges Courteline, Le commissaire est bon enfant, 1899)
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sulcature
?- (Géologie) Trace en forme de sillon.
- La surface intérieure du fossile au niveau de l’angle mastoïde semble plate, sans sulcature sigmoïde. — (Anne Dambricourt, Pékin 2003: science et progrès humain ; Strasbourg 2003 : construction de l’Europe : avec Pierre Teilhard de Chardin, 2004)
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injure
?- Insulte, outrage, ou de fait, ou de parole, ou par écrit.
- Louer les princes des vertus qu’ils n’ont pas, c’est leur dire impunément des injures. — (François de La Rochefoucauld, Maximes et Réflexions morales (320), 1664)
- La veille du jour où il arrêta Eugène sur le cours Sauvaire, il avait publié, dans l’Indépendant, un article terrible sur les menées du clergé, en réponse à un entrefilet de Vuillet, qui accusait les républicains de vouloir démolir les églises. Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 99)
- Il cracha une injure, s’élança et réempoigna la jeune femme qui, cette fois, se débattit en vain. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, première partie, chapitre V)
- J'aurais voulu qu'ils se missent en colère, qu'ils me dissent des injures ou qu'ils me montrassent le poing, car c'était leur impassibilité qui me rendait fou. — (Jacques Boucher de Perthes, Voyage a Constantinople par l'Italie, la Sicile et la Grèce, 1855, vol.2, chap.68, p.494)
- (En particulier) Parole offensante, outrageante.
- […] les discussions avec les camarades se réglaient toujours à la manière antique, par des bordées d’injures qui précédaient le crêpage en règle des tignasses. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Et elle me bombarde, d’une voix mauvaise, avec un accent crapuleux, d’une bordée d’injures grasses. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 159)
- Ainsi, lorsque l’injurieur (celui qui prononce l’injure) s'adresse à un injuriaire (celui à qui s'adresse l’injurieur) à propos d'un injurié (celui dont parle l’injure) : c'est l’injure référentielle, car l’injurié dans le discours est le référent, et l’injurieur ne s'adresse pas directement à lui mais à l’injuriaire. La relation est, schématiquement de type triangulaire.Ou bien , lorsqu'un injurieur s'adresse à un injuriaire qui est en même temps l’injurié : c'est l’injure interpellative. La relation est ici duelle. — (Évelyne Larguèche, L’injure, la société, l’islam. Une anthropologie de l’injure, dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, Aix-en-Provence : Édisud, 2004, n° 103-104, page 31)
- (Sens figuré) Dégradation, la ruine, la perte de certaines choses par l’effet des intempéries, de la durée, de l’âge.
- Ces monuments, ces édifices ont éprouvé, ont ressenti l’injure du temps.
- Cette statue est exposée aux injures de l’air, du temps.
- L’injure de l’âge.
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empaumure
?- Partie d’un gant qui couvre la paume de la main.
- Une empaumure bien faite.
- Il jette à l’arrière une pile de journaux écornés et une paire de gants de laine à empaumures de cuir, déverrouille la portière de droite. — (Roger Borniche, Le Boss, 1983)
- (Chasse) Haut de la tête du cerf ou du chevreuil, où il y a trois ou quatre andouillers.
- Généralement le premier andouiller est le maître andouiller, ou andouiller de massacre, le second le surandouiller, le troisième la chevillure, et le quatrième la trochure. Au-dessus, c'est la couronne ou empaumure.
- Cette année, la pousse est accomplie, les empaumures sont vastes et régulières, telles deux mains aux doigts écartés, les andouillers de massacre sont eux-mêmes d’une amplitude considérable. — (Luc Lang, La tentation, Stock, 2019, page 11)
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sinécure
?- Place ou titre qui produit des émoluments et qui n’oblige à aucun travail.
- Rien de plus difficile à déloger d’une sinécure, que des fainéants sans valeur personnelle. — (André Gide, Retouches à mon « Retour de l’U.R.S.S. », 1937)
- J’ai de traitement, de mes sinécures, de l’Académie et de mon libraire, environ trente mille francs par an, fortune énorme pour un garçon. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- C’est une fonction peu laborieuse en temps de paix, puisqu’il ne reste alors de la milice que les cadres et les états-majors, conservés comme une source de sinécures pour l’aristocratie. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- […] d’écœurants petits snobs, riches pour la plupart, en tout cas oisifs, ou lotis de quelque sinécure dans quelque ministère — ce qui est tout comme. — (Romain Rolland, Jean-Christophe, Foire sur la place, II, 1908, page 742)
- Arsène ne tarda pas à s’apercevoir que son poste de secrétaire ressemblait furieusement à une sinécure. En deux mois, il n’eut que quatre lettres insignifiantes à recopier et ne fut appelé qu’une fois dans le bureau de son patron, ce qui ne lui permit qu’une fois de contempler officiellement le coffre-fort. — (Maurice Leblanc, Le coffre-fort de Mme Imbert dans Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, 1906 (lire sur wikisource)
- (Par extension) Emploi fortement rémunéré pour très peu de travail.
- (Sens figuré) Chose ou expérience agréable et/ou ne demandant pas d'effort. Note d’usage : utilisé dans une forme négative pour indiquer que c’est désagréable ou demande de grands efforts.
- La grossesse n’avait pas été une sinécure et, maintenant qu’Agnès entamait les dernières semaines, c’était pire que tout. — (Camilla Läckberg, traduit par Lena Grumbach et Catherine Marcus, Le Tailleur de pierre, Actes Sud, 2009 (1re édition 2005), page 227)
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bouffissure
?- État des chairs qui sont bouffies.
- Elle se plongea la tête dans l’eau, mais le remède ne fut point efficace : les traces de larmes disparurent ; la bouffissure du visage, la rougeur des paupières, ne s’effacèrent point. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Malgré, ou plutôt à cause de cet état de bouffissure, l’acheteur, le plus souvent, est séduit par le poil lustré, onctueux et cette ardeur factice qui fait cabrioler, se cabrer, ou croupionner les chevaux, comme s’ils étaient doués d’une vigueur hors ligne […]. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- D’une pauvre maison de pisé, une paysanne sortit. Sa vieille face portait les peines d’une vie de travail, les fatigues d’une existence difficile et les bouffissures de chagrins récents. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000, collection Le Livre de Poche, page 144)
- Ces chairs bouffies elles-mêmes.
- Déjà il était souverainement beau, les bouffissures de son visage semblaient mystérieusement annulées [...]. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 258)
- (Sens figuré) Emploi de termes ampoulés ou d’expressions exagérées.
- Bouffissure du style.
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mouture
?- Action de moudre du blé, mais aussi d’autres grains.
- De nos jours, on a appliqué les machines à vapeur à la mouture du blé comme à toutes les autres industries. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 107)
- Prix payé au meunier pour cette opération.
- (Vieilli) Mélange du froment, du seigle et de l’orge, par tiers.
- On ne saurait tirer une bonne mouture d’un mauvais sac. — (Erckmann-Chatrian, L’ami Fritz, 1864)
- (Sens figuré) Version, en parlant d’un texte.
- «Donc, tant et aussi longtemps que la mouture finale de la loi avec toute la réglementation incluse à chacun des articles touchés ne sera pas disponible, les utilisateurs ne doivent pas changer leurs habitudes de pratique», de conclure M. Gagnon. — (Julien Cabana, Côtes-à-côtes avec cabine: des précisions tardives qui changent tout, Le Journal de Québec, 9 février 2021)
- Ce n’est pas une œuvre originale, ce n’est qu’une seconde mouture.
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gravelure
?- Propos, discours licencieux.
- Il y a bien des gravelures dans ce vaudeville.
- Puis elle se retraça d’autres jours plus sérieux, où, initiée par sa mère à de mystérieuses pensées, elle s’était éloignée des folles bergères qui se réunissaient pour conjurer la peur et pour chanter des refrains assez lestes, gravelures rustiques qui sont marquées, air et paroles, au coin du dix-huitième siècle. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Protégé par cette pure tendresse contre les gravelures de certains contes du dix-huitième siècle qui lui tombèrent entre les mains, il se plut surtout à s’enfermer avec elle dans les utopies humanitaires que de grands esprits, affolés par la chimère du bonheur universel, ont rêvées de nos jours. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- Dans la partie verbale des tendances pareilles ont pour signe l’emploi de la gravelure et du calembour. — (Henri Ouvré, Les formes littéraires de la pensée grecque, 1900)
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alcoolature
?- (Médecine) Médicament liquide qu’on obtient en faisant macérer des substances organiques avec de l’alcool.
- Ils vendaient des recettes ou fabriquaient eux-mêmes : l’ordre de Cîteaux, du chocolat, de la trappistine, de la semouline et de l’alcoolature d’arnica. — (Joris-Karl Huysmans, À rebours, 1884)
- P. Vigier a démontré que l'alcoolature d'aconit représentait à poids égal moitié moins d'aconit que la teinture. — (Robert Huguet, Traité de pharmacie: théorique et pratique, 1888)
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gelure
?- Action du froid sur le corps.
- La peau devient insensible, de sorte que la gelure peut passer inaperçue, sauf à l’inspection: la peau devient dure puis bleue. — (Sylvain Jouty, Hubert Odier, Dictionnaire de la montagne, 2009)
- Lésion résultant de cette action.
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césure
?- (Versification) Coupure d’un vers. Sorte de repos qui est placé en des endroits différents selon la nature des vers.
- …car pour y adapter sa musique, la jeune artiste en avait brisé les césures par quelques modifications qui pourraient étonner les admirateurs de la correction, souvent trop savante, de ce poète. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Poétique grecque & latine) Syllabe qui finit un mot et commence un pied.
- (Typographie) Rupture d’un mot en fin de ligne. Note : Cet emploi récent est critiqué : les typographes utilisent classiquement les termes coupure ou division d’un mot en fin de ligne[1].
- La césure permet d’atténuer les irrégularités le long des marges ou en alignement justifié, de réduire les espaces insérés entre chaque mot. — (Collectif, Word 97 : fonctions de base, éditions ENI, 1999)
- (Sens figuré) Espace laissé entre différents éléments.
- La césure a pour objectif de rompre un linéaire bâti ou de valoriser un élément végétal de qualité en cœur d’îlot. Il s’agit d’un espace ouvert :a. sur une hauteur et une profondeur égale à celle de la construction ;b. sur une largeur au moins égale au tiers de la hauteur de la construction, sans pouvoir être inférieure à 4 mètres.— (Agence d’urbanisme pour le développement de l’agglomération lyonnaise, Plan local d’urbanisme. Documents généraux. Règlement. Article URM 11. 2010 (modification n° 6), page 506)
- La première fois que j’ai réalisé un polyptyque, c’est parce que j’avais besoins de diviser une peinture en surfaces séparées. Il fallait absolument que je mette ces éléments distincts en dialogue les uns avec les autres et avec les vides ménagés par les césures. — (Pierre Soulages, Outrenoir. Entretiens avec Françoise Jaunin. La Bibliothèque des Arts, 2012, p.92)
- (Génétique) Cassure d’un brin.
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échauboulure
?- (Désuet) (Médecine) Éruption cutanée produite par la chaleur, par un eczéma dyshidrosique.
- Cela a lieu dans l’échauboulure (sudamina-hydroa), maladie locale très légère, comme dans les plus graves, telles que la fièvre jaune, le typhus, la peste, le choléra, maladie qui affectent simultanément tout l’organisme, qui le frappe de sidération. — (Barthélemy Lacoste, Pensées médicales sur la nécessité de n'avoir en médecine qu'un seul système, celui de la nature, Éditeur G. Baillière, 1838)
- (Désuet) (Médecine vétérinaire) Maladie de la peau qui apparaît subitement chez le cheval et chez le bœuf, sous la forme de bosselures.
- Une vache bretonne, de l’âge de sept ans, fut affectée de tumeurs, ressemblant à celles de l’échauboulure, et qui se montrèrent sur certaines parties du corps. — (École nationale vétérinaire d’Alfort, Recueil de médecine vétérinaire, 1837)
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blessure
?- Plaie ou fracture produite par un coup ou un choc. — Note : On le dit plus communément des coups qui entament la chair.
- Le docteur Paul était ensuite venu, brillamment expliquer à la barre comment les coups avaient occasionné, en effet, seize blessures […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Recevoir une blessure. Guérir une blessure. Mourir d’une blessure.
- Ses blessures se sont rouvertes. — Il n’a pas reçu de blessure, il a seulement une contusion.
- (Sens figuré) Atteinte à l’honneur, à la réputation, à l’amour-propre.
- Les blessures faites à l’honneur, à l’amour-propre sont plus sensibles que les autres.
- Rouvrir une blessure, renouveler le souvenir d’une injure, d’une douleur passée.
- J’aurais tant voulu nous dire… ce que l’âge en nous nettoie et simplifie, ce que nous avions à ce moment escamoté de la détresse, et de l’amour, ce que nous n’avons pas pu accomplir de la consolation… et que par delà l’offense et la blessure demeure à jamais, dans l’ordre sacré de la quête et de la connivence, une vivante, essentielle affection. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre de septembre », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 12)
- (Sens figuré) Peines morales que font éprouver certaines passions violentes.
- L’envie fait au cœur de ceux qui l’éprouvent de profondes blessures.
- Il lui semblait entendre la voix cruelle, mais elle venait de loin, cette voix, de si loin qu’elle ne pouvait presque plus faire blessure. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 265)
- (Psychologie) Traumatisme survenu dans l’enfance qui façonne la personnalité.
- Cependant, il conclut qu’il est probable que les borderline et les personnalités narcissiques sont complémentaires l’une de l’autre. De fait, j’ignore s’il est vraiment important de les scinder car, même si elles se donnent à voir différemment, la blessure initiale est du même registre. — (Danièle Zucker, Penser la crise : L’émergence du soi, De Boeck Supérieur, collection « Oxalis », Bruxelles, 2012, page 57)
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penture
?- Bande de fer clouée ou rivée transversalement sur une porte ou une fenêtre pour la soutenir sur le gond.
- Il y a de fortes pentures à cette porte.
- Il tira d’un grand coffre à pentures un des livres nouvellement venus de Constantinople. — (Anatole France, Messer Guido Cavalcanti, dans Le Puits de Sainte Claire, 1895)
- Il avait fait du bois, il avait bouché des gouttières, il avait cloué les pentures du volet qui brandouillait toute la nuit. — (Joseph Zobel, La Brocante de poésie, dans le recueil Le Soleil partagé, 1964, page 172)
- Le premier défi qu’il a eu à surmonter fut de créer une penture à pivot double qui permettrait à la porte [d’automobile] de conserver une certaine rigidité lorsqu’elle serait ouverte. — (Le Soleil, 17 octobre 2005)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.