Dictionnaire des rimes
Les rimes en : juillet
Que signifie "juillet" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Septième mois de l’année. Il compte trente-et-un jours.
- Au mois de juillet.
- Il est né en juillet.
- Le quatorze juillet, Fête nationale de la France.
- La Révolution de juillet, Révolution qui s’accomplit au mois de juillet 1830.
- Les journées de juillet.
- La monarchie de juillet.
- La colonne de Juillet. Monument érigé à Paris.
- Désolation de voir finir ce mois de juillet qui est le mois de l’année que je préfère, royal et juvénile à la fois, couronné de lys et parfumé de tilleuls, le meilleur de l’été. Août, c’est l’immobilité estivale qui bascule lentement vers les putrescences de l’automne. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 156)
- On n'a plus les juillets qu'on avait! — (Le Devoir, 6 juillet 2010)
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "juillet".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
-
remet
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de remettre.
- La limande qui mouillait pour sa correspondance respire, elle glose et reglose sur les contrôleurs qui blablabla et remet une couche de sale satisfaction de vieille morue recrépie sûre de son « bon droit » - et une bonne droite dans ta gueule de bourgeoise, vieillasse ?… — (Michel Kessler, Joséphine, 2002)
-
orangé
?- Qui tire sur la couleur de l’orange, qui est d’un ton intermédiaire entre le jaune et le rouge.
- COULEUR incolore, violet, pourpre, vert, jaune, orangé, rose, rose-orangé (« Padparadscha »), noir (étoilé), parfois polychrome ou dichroïque — (Jean-Claude Boulliard, Pierres précieuses : Guide pratique d’identification, page 276)
- Elle enfila un collant fumée, un short pistache, une sorte de T-shirt long, orangé. — (Jean-Patrick Manchette, Ô dingos, ô chateaux !, 1972, Chapitre 9, Réédition Quarto Gallimard, page 259)
- Il n’avait pas oublié cette fin d’après-midi de l’été 37 et la terrasse que les derniers rayons du soleil éclairaient de rose orangé. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 17)
-
brasier
?- Feu de charbons ardents.
- Il déposa le guide auprès d’un brasier à demi éteint dans lequel il jeta quelques brassées de bois sec pour le raviver. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Il y a en elle quelque chose d’ardent, de concentré qui attire : on dirait un brasier de charbon qui n’attend qu’un souffle pour flamber. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Mon père l'avait installé commodément dans notre fauteuil Voltaire, et ma mère avait jeté une charpagnée de souches dans le brasier, qui pétillait gaîment. — (André Theuriet, L’Écureuil, dans La Revue des deux Mondes, vol. 42, 1880, page 344 ; puis dans Les enchantements de la forêt ..., Hachette, 1901, page 111)
- (Par extension) Grand feu ; incendie.
- Obsédées par la crainte des « francs-tireurs », les troupes d'invasion ont déjà, le 24 août, incendié Haybes, […]; demain, elle vont pétroler Rethel, faire de la moitié des maisons de la ville un immense brasier… — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
- Une exemplarité qui n’a pas empêché d’autres brasiers dévastateurs, comme à Saint-Jean-d’Illac en juillet 2015 ou à Lacanau en juillet 2011. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 6)
- Bassin de métal pour la braise ardente.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) Feu d'amour; corps brûlé de fièvre.
- Telle est la chair des femmes, un abîme où s'engloutir sans recours, et celle des vierges un brasier qui consume l'âme. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
-
pousser
?- Faire pression contre quelqu’un ou contre quelque chose, pour le déplacer ou l’ôter de sa place.
- Un petit levier, qui jusqu’ici s’obstinait à ne pas fonctionner, était devenu mobile. Il le poussa doucement vers la droite : l’aile gauche modifia mystérieusement sa bordure extrême, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 376 de l’édition de 1921)
- Comment Fagerolle était-il entré ? Il se souvint plus tard que Tacherot l’avait poussé en avant d’une bourrade. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 51)
- Il poussa la porte si fort que le fer à cheval suspendu au linteau de chêne tinta faiblement. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Après s'être empêtrés à plusieurs reprises dans les roulières boueuses et avoir poussé sur la voiture dans le but d'alléger la charge de Grattan, Elwin et Mary arrivèrent enfin à la cabane. — (Lina Savignac, L'Irlandais, tome 1 : Elwin, Québec : Éditions la Caboche, 2011)
- Toucher doucement pour avertir quelqu’un de quelque chose ou pour lui faire prendre garde à quelque chose.
- Pousser quelqu’un du coude, du genou.
- Il me poussa pour m’avertir que j’allais dire quelque chose de trop.
- Imprimer quelque mouvement à un corps, soit en le lançant, soit en le frappant.
- […] il remarqua que la porte de dehors n’était fermée qu’au loquet alors que, la veille au soir, il était sûr d’avoir poussé le verrou. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quand il pousse la porte du Café du Pont, à Vrigne-aux-Bois, la tante est derrière le comptoir. Le café est à elle. C’est elle qui a fait dire qu’il n'avait qu'à venir. — (Michel Séonnet, Le vent vivant des peuples : récits et légendes de Champagne-Ardenne : 1945-2005, Creaphis Éditions, 2006, page 73)
- Les vents ont poussé le navire dans le port, contre des récifs.
- (Escrime) Porter un coup.
- Pousser un coup de fleuret, un coup d’épée, une botte à quelqu’un.
- (Reliure) Imprimer sur le cuir des ornements, par le moyen de roulettes ou de fers à dorer.
- Pousser des filets, des nervures, etc.,
- Sortir avec force en parlant des paroles, des sons.
- Chacun s’époumonnait à célébrer, en cette union charmante, la grâce parisienne et l’art ultra-moderne de l’Italie nouvelle, lorsque Paul Fort réclama le silence et me pria de « pousser » une chanson. — (Francis Carco raconté par lui-même, Éditions Sansot, Paris, 2e édition, 1921)
- […] et sa mère, tout en cardant à gestes secs et comme rageurs un paquet de laine, poussait de temps à autre une virulente malédiction. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Durant la même nuit, Feempje qui n'avait jamais de cauchemar s'était débattu, en grognant et en poussant des plaintes, contre il n'aurait pu dire quelles terrifiantes figures. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 55)
- Monsieur Saito lut mon travail, poussa un petit cri méprisant et le déchira: [...]. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, page 10)
- Le buraliste, plutôt lève-tard et de mauvaise humeur, montait à peine son rideau de fer récalcitrant en poussant quelques jurons. — (Jean-Pierre Serreau, La Souris en caramel, Éditions Publibook, 2008, page 95)
- Porter plus loin ; reculer.
- La pièce de terre qu’il vient d’acheter le force à pousser son mur de clôture plus loin.
- Le traité de paix a poussé nos frontières jusqu’à tel fleuve.
- Prolonger ; étendre.
- Un reporter qui ne précise pas, c’est un géomètre qui néglige de pousser ses calculs jusqu’à la dixième décimale. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre II, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Il faudrait pousser ce parterre plus loin.
- Il faut pousser cette allée jusqu’à tel endroit.
- Alexandre a poussé ses conquêtes jusqu’à l’Indus.
- (Sens figuré) Presser, attaquer, choquer quelqu’un.
- Vous me poussez trop.
- Si vous le poussez davantage, il sera obligé de se défendre.
- Il l’a poussé vivement dans la dispute.
- Engager fortement, inciter quelqu’un.
- Il était question dans la complainte d’un assassin qui expose aux juges les raisons qui l’ont poussé à tuer sa maîtresse. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- On n'avait pas besoin de la pousser à parler. Quand il n'y avait personne dans la maison, elle devait parler toute seule ! — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VIII, Gallimard, 1937)
- — Fous ou pas, on ne tombera pas dans leur piège, lance Ahmad. Ils pensent qu'en étant si violents, ils vont nous pousser à prendre les armes pour les affronter. C'est exclu. Hors de question. — (Sofia Amara, Infiltrée dans l'enfer Syrien: Du Printemps de Damas à l’État islamique, Éditions Stock, 2014)
- Agir comme un connard irresponsable ne me ressemble pas. Ce n'est pas moi. Mes valeurs auraient dû me pousser à réfléchir davantage avant de devenir le raté qui me fixe chaque matin dans le miroir. — (Juliette Mey, Entre Deux, Butterfly Éditions, 2016, chap. 5)
- (Sens figuré) Porter en avant quelqu’un, le faire avancer.
- C’est un tel qui l’a poussé.
- Pour réussir dans cette carrière, il faut être poussé par des gens influents.
- Se pousser dans l’industrie, dans les finances.
- Pousser quelqu’un dans le monde, Lui faciliter les moyens d’y faire sa fortune, d’accéder à une situation supérieure.
- Faire faire des progrès, en parlant d’un écolier, d’un élève.
- Ce maître ne pousse pas assez ses élèves.
- Il l’a poussé assez loin dans les mathématiques.
- Il ne s’occupe guère de sa classe, mais il pousse les premiers.
- En même temps que je donnerai mes leçons, je m’occuperai à instruire deux chiens pour remplacer Zerbino et Dolce. Je pousserai leur éducation, et au printemps nous pourrons nous remettre en route tous les deux, mon petit Rémi. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Faire donner tout l’effort dont il est capable, en parlant de choses ou d’animaux.
- Pousser un cheval. Pousser son automobile.
- Il ne faut pas pousser à fond le moteur.
- (Sens figuré) Porter, étendre, en parlant des choses.
- Le cabotinage était poussé par Murat jusqu’au grotesque, et les historiens n’ont pas assez remarqué quelle responsabilité incombe à Napoléon dans cette dégénérescence du véritable esprit guerrier. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, page 359)
- Pousser la raillerie trop loin.
- Pousser un raisonnement jusqu’au bout.
- (Absolument) A 55 francs, les habitués et M. Techener lui-même abandonnèrent le livre : une seule personne poussait contre moi. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- Faire croître, faire se développer, en parlant des arbres, des plantes, des racines, des branches, des fleurs, etc.
- L’asperge des boutiques est de deux sortes, savoir la semable, & la sauvage; l’asperge semable pousse quantité de racines […]. — (Joseph Pitton de Tournefort, Traite de la matière médicale, ou l’histoire et l’usage des médicaments, et leur analyse chymique, tome 1, 1717, page 289)
- Les arbres commencent à pousser des boutons, des feuilles.
- Cet arbre pousse ses racines entre deux terres.
- (Par extension) Un Paradis pousse ses palmiers et fait chanter ses sources dans la mémoire de tous les peuples. — (Maurice Bedel, Traité du plaisir, 1945)
- Offrir un prix d'achat plus élevé lors d’une vente aux enchères.
- À la vente Vianello du 17 septembre 1895 au Palazzo Sarezin, il poussa jusqu’à deux cent mille francs un Saint Jean-Baptiste du Groziano avant de l’abandonner à sa concurrente. — (Georges Perec, Un cabinet d’amateur, 1979, Le Livre de Poche, page 61)
- (Intransitif) Croître, se développer, en parlant des végétaux, mais aussi des parties du corps.
- Au Mexique, où il pousse librement, on assure que le bégonia est charmant. Que ne l’a-t-on laissé là-bas ! — (Octave Mirbeau, Le Concombre fugitif, édition 1921)
- Et pourtant les figuiers s’obstinent à pousser spontanément parmi les gravats et je me gorge, sans rien payer, de leurs fruits cramoisis. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- C’est avec de telles calembredaines que le prêtres s’imaginent piper la confiance des enfants à l’âge où, précisément, ils commencent à discerner qu’ils n’ont pas poussé dans les choux. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 247)
- Les enfants et les chats nés en hiver poussaient moins bien que les autres […]. » — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 33.)
- […] ; des multitudes éperdues grimpèrent par d’effrayants sentiers jusqu’à ces régions si élevées que les arbres ne poussaient plus. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Chaque pièce est protégée par un toit plat fait de ce même roseau : le berdi, qui pousse en abondance dans les bas-fonds humides de l'oued. — (René Pottier, Au pays du voile bleu, Nouvelles Éd. Latines, 1945, page 194)
- Il fauchait les touffes d’échaudures qui poussaient dans la pâture de derrière. — (Daniel Bernier, Les terres meurtries, volume 2 : Léona, Éditions l'Archipel, 2004)
- (Intransitif) (Architecture) Exercer une poussée, une pression, en parlant des terres, des voûtes, etc., par leur poids, s’appuient contre les constructions destinées à les soutenir.
- Les terres ont poussé contre le mur du quai, de la terrasse.
- L’arche a poussé contre les culées du pont.
- Ce mur pousse en dehors, Une pression le porte en dehors, il subit une déformation et menace ruine.
- (Intransitif) Se porter en avant, s’avancer.
- La vieille et solide baleinière, construite pour l’Antarctique, ainsi qu’un bon canot poussèrent du bord. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Intransitif) (Familier) Continuer sa route, sa marche.
- Pousser jusqu’à tel endroit, jusqu’à tel endroit.
- Nous poussâmes jusqu’à la ville.
- Poussons jusqu’à ce village, et là nous ferons une halte.
- Allez voir la presqu'île de Penmarch, cette langue de sable éternellement balayée par le vent : l'engrais de mer en a fait une Beauce. Si vous avez le temps, poussez jusqu'aux sables de Roscofï : l'engrais de mer les a métamorphosés en jardin. — (Edmond About, Causeries, 1865)
- Ce tableau pousse au noir, Ses couleurs noircissent.
- (Intransitif) (Élevage) Avoir la respiration difficile, en parlant des chevaux.
- Un cheval qui pousse.
- Ce cheval pousse beaucoup.
- (Intransitif) (Familier) Exagérer, abuser.
- Tu pousses un peu, là.
- Faut quand même pas pousser.
- Exercer une contraction musculaire pour faciliter la défécation, l’accouchement.
- Le petit poussait parce qu'il était constipé.
- Allez-y, madame, poussez, je vois la tête.
- (Pronominal) (Familier) Se mettre en avant.
- Qu’il n’y ait pas une once de christianisme authentique chez ces prétendus chrétiens, et qu’ils soient traités comme ils méritent de l’être dès ce monde-ci, cela ne change rien aux données du problème posé à un jeune abbé désireux de se pousser à la première place. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 61)
- (Informatique) Envoyer un élément vers une machine distante.
- Il reste maintenant à générer les fichiers compilés en appelant la configuration par son nom, puis ensuite on va pousser la configuration sur le nœud ciblé. — (IT-connect.fr, Installer et configurer le SNMP avec PowerShell DSC → lire en ligne)
-
censé
?- Supposé, réputé, considéré (comme).
- En 1945 commencèrent au Chili, des pourparlers au termes desquels les États-Unis étaient censés établir des missions spéciales pour régulariser les relations militaires entre les deux pays. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
- Une loi est censée être abolie par le non-usage.
- Seuls les langagiers, un corps de métier spécialisé, sont censés connaître pratiquement toutes les règles et savoir comment les appliquer. — (Anne-Marie Beaudouin-Bégin, La langue affranchie, se raccommoder avec l’évolution linguistique, Québec, Éditions Somme toute, 2017, page 103.)
-
classifier
?- Organiser des informations en catégories en fonction de certains critères ; déterminer les classes dans lesquelles les éléments pourront être classés.
- Le législateur de 1810 a traité séparément des contraventions de simple police et les a classifiées ordinairement selon leur objet , la plupart de ces contraventions étant culpeuses de leur nature. — (Adolphe Roussel, Encyclopédie du Droit , Bruxelles : à l'Imprimerie de J. Delfosse, 1843, page 246)
- Cependant, intelligent, peu expansif, il était déjà porté à analyser ses sensations, à classifier en quelque sorte ses pensées. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- (Par extension) (Militaire) Protéger des documents contenant des informations intéressant la sûreté de l'État, en limitant leur consultation aux seules personnes autorisées par une habilitation particulière (secret défense, confidentiel défense).— (Dictionnaire Larousse → lire en ligne)
- Les faits ont eu lieu en Allemagne où un site d’actualités a diffusé un rapport militaire qu’il avait réussi à se procurer, alors que celui-ci était classifié. — (Lionel Maurel, La Propriété de l'État et le Crépuscule du Léviathan intellectuel, 29 octobre 2018 → lire en ligne)
-
réveiller
?- (Transitif) Tirer du sommeil.
- Je suis réveillé par les clairons sonnant le signal du décampement. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 115)
- Les bistros regorgeaient d’hommes, de femmes endormis, que parfois le garçon réveillait pour qu’ils cédassent la place à de nouveaux venus. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- La veille de Noël, pendant la nuit, je fus réveillé par un bruit de chaîne frottant contre des écubiers. C’était la goélette Hinano qui venait de jeter l’ancre. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Les gendarmes étaient venus à pied, par sept kilomètres de vieux chemins. En admettant qu’ils confisquassent le filet séance tenante, il leur fallait réveiller le garde-champêtre du plus proche village où tout dormait consciencieusement. — (Joseph Jolinon, Marie Bourgogne, Éditions Didier Richard, 1931, page 190)
- Les cris des coqs, les sabots des ânes poussés par l’encouragement sonore et monotone des paysans, réveillèrent Elhamy le lendemain. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- « Kevin contre la GroKo », cela pourrait être le titre d'une épopée enfantine et chevaleresque où un jeune héros finit par terrasser le monstre et réveiller la belle princesse endormie. Mais c'est bien autre chose. — (Thomas Schnee, Kevin contre la GroKo, dans Marianne, n° 1092 du 16 au 22 février 2018, page 44)
- (Transitif) (Sens figuré) Exciter de nouveau, ranimer.
- Les observateurs comprendront alors que la Péchina, chez qui la passion sortait par tous les pores, réveillât en des natures perverses la fantaisie endormie par l’abus ; de même qu’à table l’eau vient à la bouche à l’aspect de ces fruits contournés, troués, tachés de noir que les gourmands connaissent pas expérience, et sous la peau desquels la nature se plaît à mettre des saveurs et des parfums de choix. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre onzième)
- (Transitif) Renouveler ; faire renaître.
- Chez les possédants, l'agitation sociale réveille une vieille hantise particulièrement vivace chez les bourgeois français : la peur de l'ouvrier. — (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, page 13)
- Il n’y a rien dans ses discours qui réveille l’attention des auditeurs.
- (Pronominal) Sortir du sommeil.
- […] ils dormaient profondément, l’un près de l’autre, allongés, les bras collés au corps, comme des cadavres. Je les contemplai, longtemps, souhaitant qu’ils se réveillassent. — (Octave Mirbeau, Le colporteur)
- (Par analogie) (Pronominal) Se sortir de l’évanouissement, du coma, etc.
- Messire Goupil, vaguement étourdi par quelque plomb qui lui avait meurtri la caboche, se réveillait en effet fort opportunément. — (Louis Pergaud, La Chute, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Pronominal) (Sens figuré) Se ranimer, se renouveler.
- Il s’est réveillé au bruit des exploits de son rival. — Il sentait que sa haine, que sa tendresse se réveillait.
-
crier
?- Jeter un ou plusieurs cris.
- Ne faites pas crier cet enfant. Si, laissez-le crier.
- Il crie de toute sa force. — Un chien qui crie parce qu’on le bat.
- On entendait crier les hiboux.
- Élever très haut la voix dans la conversation, dans une discussion, dans un blâme, dans une gronderie, etc.
- L’épouse devient rouge et le poète devient pâle. Ils crient très fort. Le visage rouge devient pâle, la face pâle passe au rouge. Avec les mots, on en voit de toutes les couleurs. — (Amand Vereecke, La tête qui tourne, éd. André de Rache, 1969)
- Il est tellement sourd qu’il faut crier pour se faire entendre de lui. — Il crie comme un sourd. — Il ne saurait discuter sans crier.
- (Péjoratif) Forcer trop sa voix en chantant.
- Cette femme ne chante pas, elle crie.
- (Par analogie) Grincer ; produire un bruit aigre, en se frottant rudement contre d’autres ou en se cassant, en parlant des choses.
- Les sables sont les matières que l’on mélange le plus habituellement à la chaux pour former les mortiers ; ils doivent être rudes au toucher et crier quand on les serre dans la main. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 21)
- Proclamer, annoncer une chose au nom de l’autorité.
- On a crié à son de trompe que chacun eût à rendre ses armes.
- Avertir souvent quelqu’un d’une chose, la lui conseiller fortement.
- Il y a longtemps que je lui crie d’être sage, de prendre garde à lui.
- La conscience, une voix intérieure nous crie qu’une telle action ne saurait être juste.
- Prononcer, à propos d’une personne ou d’une chose, un ou plusieurs mots d’un ton de voix très élevé avec le même effort que si l’on poussait un cri.
- Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe. — (René François, Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices, 1632, page 18)
- « J’ai eu la cholérine comme tout le monde, dit l’homme. On pose culotte deux ou trois fois au lieu d’une : un point c’est tout. De celle-ci on en meurt un peu, paraît-il. C’est simplement le temps qui met les bouchées doubles. Il n’y a pas de quoi crier au voleur. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 359)
- J’ai beau lui crier de se détourner, il ne m’entend pas.
- Crier aux armes.— Crier à l’aide, au secours, à la garde. — Crier au meurtre, au voleur, au feu.
- Crier gare. — Crier miséricorde. — Crier merci.
- Exprimer fortement, même sous forme écrite, un avis, une opinion, souvent sous forme de protestation. Note : Le verbe est souvent construit avec la préposition à.
- Bien sûr, le « Vatican » égyptien (la mosquée et université Al-Azhar) a dit non, crié à l’atteinte aux valeurs, à l’insulte faite à Dieu, à la mécréance qui autorise qu’on vous tue. — (Kamel Daoud, « Fin de l’esclavage confessionnel », Le Point, no 2350, 21 septembre 2017)
- Sur son compte Instagram, l’ancien Niçois a crié à l’injustice concernant cette mise à l’écart, en reprenant une célèbre citation de Martin Luther King. — (Nicolas Laurent, « Écarté de la tournée du PSG, Ben Arfa crie à « l'injustice » », sport24.lefigaro.fr, 14 juillet 2017)
- Crier au génie.
- Mettre à l’enchère des biens, inviter à les enchérir.
- Crier des meubles, etc.
- (Vieilli) (Commerce) Attirer le chaland par ses cris ; vendre à la criée.
- Bellegarde tirait de la poche veston un étui en argent, dont il allait extirper une savoureuse abdullah, lorsqu’il se vit tout à coup environné par une bande de camelots qui criaient la troisième édition d’un journal du soir. — (Arthur Bernède, Belphégor, 1927)
- On criait les journaux étrangers. […] un homme qui, disait-on, avait crié les journaux dans les rues — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitres 7, 8)
- (Sens figuré) Dire une chose hautement ou la répéter avec importunité.
- Il ira crier cela partout. — Il ne cesse de crier que tout est perdu.
- Il crie aux oreilles de tout le monde qu’on lui a fait une injustice. — Ils m’ont trompé, je le crierai sur les toits.
-
arrêter
?- Empêcher quelqu’un ou quelque chose de continuer son déplacement.
- C’est à Rambervillers que Charles IV, duc de Lorraine, se retrancha en 1635, et arrêta l’armée française commandée par le maréchal de la Force. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Elle disposa les fleurs au chevet, fit arrêter le balancier de l’horloge, voiler les glaces et les miroirs, fermer les fenêtres et cacher les portraits. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 21)
- Il n'aimait pas la neige et ne lugeait que si les conditions étaient idéales, ce qui arrivait rarement. Les chutes ne sont pas très importantes dans cette région, sans montagnes pour arrêter les nuages. — (Jérémie Gindre, Pas d’éclairs sans tonnerre, Genève : éditions Zoé, 2017, chapitre 15)
- (Sens figuré) Cesser, ne plus faire quelque chose.
- Depuis son burn-out, Victoire Tuaillon a arrêté de boire de l’alcool. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 23 septembre 2022, page 12)
- (Chasse) Débusquer le gibier.
- Ce chien arrête bien les perdrix, les cailles.
- (Absolument) — Ce chien arrête bien.
- (Manège) (Absolument) Prendre un demi-temps d’arrêt.
- Arrêter et rendre.
- Empêcher de bouger ; fixer.
- La Sandaraque impure des marchés arabes provient du Thuya et de divers Juniperus. On l'emploie en poudre pour arrêter les petites hémorragies de l’épistaxis. — (Bulletin des sciences pharmacologiques, 1921, volume 28, page 23)
- Arrêter un volet.
- Arrêter son esprit sur quelque chose.
- (Couture) Faire un nœud pour que le fil ne s’échappe pas.
- Arrêter un point
- (Par analogie) (Vieilli) S’assurer le service de quelqu’un ou l’usage de quelque chose en s'engageant.
- Le lendemain, ma mère passa la journée dehors. Elle avait trouvé un logement au coin du faubourg du Temple et du canal; elle l’avait arrêté. Il était vacant; le lendemain nous emménageâmes. — (« Monsieur Vincent », chapitre 5 des Mémoires de Céleste Mogador, tome 1, Paris : Librairie nouvelle, 1858, p. 96)
- (En particulier) Engager un salarié.
- La tournure un peu pudibonde de la phrase anglaise me fit même un peu sourire et j’arrêtai sur-le-champ cette femme de chambre. — (Guy de Maupassant, Rose, 1885)
- (Justice) Prendre et retenir prisonnier.
- Le Saufconduit donné pour un tems marqué expire au bout du terme; & si le porteur ne s’est point retiré avant ce tems là, il peut être arrêté, & même puni, […]. — (Emer de Vattel, Le droit des gens ou principes de la loi naturelle, livre 3, 1758, page 231)
- Il faut entrer de force dans le domicile du citoyen: il faut arrêter administrativement l’homme qui ne peut être arrêté qu’en vertu d’une loi ; il faut violer la liberté de l’opinion et la liberté individuelle; il faut en un mot mettre en péril la constitution même de l’État. — (Résumé politique, dans L’Ambigu : ou Variétés littéraires et politiques, V.56, 1818, page 243)
- La veille de ce mercredi 12 juin, mon ami Maurice Andin, […], avait été arrêté à son domicile et la police y avait laissé un inspecteur. C’est lui qui m’ouvrit la porte lorsque je tombai dans la souricière. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- […]; des agents du préfet se glissèrent dans les marchés : ils arrêtaient les femmes qui portaient des fichus trop courts ou des serre-tête en soie, et les exposaient en public avec leur fichu pendu au cou. — (Aḥmad ʻAbd ar-Rāziq, La femme au temps des Mamlouks en Égypte, volume 5 de Textes arabes et études islamiques, Institut français d'archéologie orientale du Caire, 1973, page 238)
- (Sens figuré) Décider d’une chose individuellement ou de concert avec d’autres.
- Elle décidait de l’entrée au logis et de la mort des cochons, frondait le jardinier, arrêtait le menu du déjeuner et du dîner, allait de la cave au grenier, du grenier dans la cave, en y balayant tout à sa fantaisie sans rien trouver qui lui résistât. — (Honoré de Balzac, Le Médecin de campagne, 1833, édition de 1845, chapitre premier)
- Une fois l’avis du Conseil d’État rendu, une réunion de relecture coprésidée par le secrétaire général du Gouvernement et un ou plusieurs membres du cabinet du Premier ministre est organisée pour arrêter le texte définitif du projet de loi et de son étude d’impact en vue de son inscription à l’ordre du jour du conseil des ministres. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- (Comptabilité) Régler un compte, déterminer la période sur laquelle sera calculée le montant de l'impôt sur les bénéfices.
- (Intransitif) Cesser d’avancer.
- Dites au cocher d’arrêter.
- (Pronominal) Cesser d’avancer.
- Arrêtez-vous.
- Pendant que le nouveau venu se débitait à lui-même ce monologue, un autre cavalier, entré par l’autre bout de la rue, […], s’arrêtait et demeurait aussi en extase devant l’enseigne de la Belle-Étoile. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Il contemplait […] les scarabées qui couraient sur le sable chaud et s’arrêtaient tout net à l’approche de son pas. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Un jour dans Fez, le Capitaine de Latte s’arrête à l’éventaire d’un marchand de sucreries arabes. — (Michel Droit, De Lattre, maréchal de France, Pierre Horay, éditions de Flore, 1952, page 21)
- La masse des véhicules s’avançait dans un grondement sur les deux routes Minsk-Vilna et Minsk-Slonin, puis s'arrêtait, bloquée parfois pendant trois heures. — (Georges Blond, L’Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 238)
- (Pronominal) Tarder ; s’amuser ; rester quelque temps dans un lieu sans en sortir.
- Nous nous sommes arrêtés une heure chez lui.
- Il s’arrête à tous les cabarets.
- (Pronominal) (Sens figuré) Ne pas aller au fond des choses, des idées.
- S’arrêter aux apparences, à des bagatelles.
- (Pronominal) (Sens figuré) Fixer son attention sur…
- Nous ne pouvons quitter cette région sans nous arrêter un instant dans les célèbres carrières de Chevroches et d’Armes. Elles s’ouvrent l’une et l'autre dans la couche moyenne de l’étage bathonien. — (Annuaire historique du département de l'Yonne, Auxerre : Perriquet, 1851, volume 15, page 276)
- Après avoir écoulé différentes propositions, il s’arrêta à la première.
- Après avoir vu toutes ces étoffes, mon choix s’arrêta, j’arrêtai mon choix, ou je m’arrêtai à celle-là.
- (Côte d’Ivoire) Positionner en position verticale
- Avant j'avais un petit frigo donc j'étais obligé de coucher mes bouteilles, mais maintenant je peux les arrêter dedans.
- (Côte d’Ivoire) (Pronominal) Se tenir debout
- Je suis dans le taxi j'arrive, arrête-toi devant la pharmacie, comme ça dès que je suis là tu montes en même temps.
- Quand le directeur rentre dans la salle, n'oubliez pas de vous arrêter.
- Proclamer, faire un arrêté
- Régler, décider.
- « Avait-il déjà arrêté son dessein ? — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
-
vesprée
?- (Désuet) Orthographe désuète de vêprée.
- Mignonne, allons voir si la roseQui se matin avoit décloseSa robe de pourpre au Soleil,A point perdu ceste vespréeLes plis de sa robe pourprée,Et son teint au vostre pareil. — (Pierre de Ronsard, À ma maîtresse, dans Odes, 1550-1552)
-
briser
?- Rompre, mettre en pièces.
- Le travail de filature consiste à retirer le fil du cocon dont la longueur est d’environ 480 mètres et à le dévider sans le briser. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Le gouvernail et l’étambot furent brisés ; mais il suffisait à Mikkelsen que le bateau flottât. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Un scaphandrier islandais a plongé. Il a constaté que le Pourquoi pas ? gisait par 15 m. de fond et que son étrave était brisée en quatre endroits. — (José Gers, Sur la mort du Pourquoi pas ?, France libre, volume 6, 1936)
- Un nouveau beaupré, en pin d’Orégon lui aussi, remplace celui qui fut brisé dans un ouragan. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- 2° il est impossible d’admettre que le cycle indol soit rompu entre l’azote et le noyau benzène. Tous les essais effectués jusqu'à présent n'ont réussi qu'à briser l’indol entre l'azote et le carbone 1 […]. — (Pharmacodynamie biochimique, Masson, 1961, page 1054)
- Les vestiges du culte primitif et du druidisme sont assez rares, grâce au zèle des chrétiens des premiers siècles, qui renversèrent, brisèrent et enfouirent une multitude de pierres-fittes. — (Alexandre Ducourneau, Histoire nationale des départements de France : Guienne, Paris : chez Marescq & Cie, 1845, page 3)
- (Sens figuré) Se dit au sens moral.
- Briser ses fers, ses chaînes, briser le joug, S’affranchir, se délivrer d’une domination tyrannique.
- Beaucoup de gens se lient pour éviter le mariage, qui devraient au contraire se marier pour briser des chaînes. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 184)
- C'est contre sa bigoterie, sa stupidité, la stupidité mesquine des médiocres qui veulent briser les ailes du génie, que Thea Kronborg devra livrer la plus dure des luttes qui la mèneront finalement au succès. — (Albert Baiwir, Le déclin de l'individualisme chez les romanciers américains contemporains, Liège : Faculté de Philosophie et Lettres & Paris : Librairie E. Droz, 1943, page 377)
- Tout à coup, deux coups de feu brisent le silence de midi. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il fallut Keynes, Freud et une guerre mondiale supplémentaire pour briser le puritanisme économique des classes bourgeoises. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 155)
- La révolution de Palais, qui se produisait le 13 décembre 1940 et dans laquelle Alibert s’était compromis, devait briser net l’élan réformateur du premier garde des sceaux de Vichy. — (Le droit sous Vichy, Vittorio Klostermann, Francfort/Main, 2006, page 241)
- (Pronominal) — à cette pensée mon cœur se brise. - Tous leurs efforts vinrent se briser contre cet obstacle.
- (Physique) Se dit des rayons lumineux dont la direction rectiligne change ou paraît changer soudainement comme si elle se brisait au point d’inflexion.
- (Par hyperbole) Fatiguer, incommoder, harasser par une agitation trop rude.
- Les cordelettes m’entraient dans la chair, les mains me faisaient mal et la position dans laquelle mes bras étaient maintenus me brisaient les épaules. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Elle tenait par la main Pépé, et Jean la suivait, tous les trois brisés du voyage, effarés et perdus au milieu du vaste Paris, (…).— (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883, éditions Gallimard, 1980, page 29 ISBN 2070409309)
- Les cahots de la voiture l’ont brisé.
- Il a le corps tout brisé.
- Il se sent tout brisé de son dernier accès de fièvre.
- Il est brisé de fatigue.
- (Héraldique) Modifier, ajouter ou supprimer une pièce d’armoiries à l’écu des armes d’une maison, afin de distinguer les cadets, les bâtards.
- Briser d’un lambel.
- Briser d’un lion.
- Briser d’une barre.
- Briser d’une bordure de gueules.
- (Intransitif) (Sens figuré) S’arrêter, ne pas aller plus loin.
- Brisons là, brisons là-dessus, lorsqu’on veut empêcher quelqu’un de continuer un discours qui déplaît.
- Avec leur ténacité habituelle, elles ne l’avaient pas lâché avant d’être satisfaites. Et s’il avait voulu briser là, Rand aurait dû les écarter une à une pour se frayer un chemin jusqu’à la porte. — (Robert Jordan, Les Feux du ciel, traduit par Jean-Claude Mallé, Bragelonne, 2013, ISBN 978-2-35294-664-9)
- (Intransitif) ou (Pronominal) (Marine) Déferler ; devenir de l'écume.
- Les vagues brisent à bord et submergent constamment le pont qui, mal calfaté à New-York, laisse pénétrer l’eau dans la cabine. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Ce ne sont que des rochers à pic contre lesquels la mer se brise avec fureur : les vents et les vagues les ont façonnés en pyramides, en tours, en cavernes, en arcades; d'innombrables oiseaux de mer animent le paysage. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 28)
- (Intransitif) (Québec) Tomber en panne.
- Alors que les anciens trains des années 1960 tombaient en panne 80 fois par million de kilomètres, les nouveaux brisaient encore 800 fois par million de kilomètres au cours des derniers mois.
- (Pronominal) Se rompre, se mettre en pièces.
- A 9 heures du soir, la barre en chêne de mon gouvernail se brisait, mais heureusement je possédais une barre de secours en fer. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- L'une après l'autre elles tombèrent, se brisant à mes pieds, non pas que je les jetasse à terre de rage, mais parce qu'elles me glissèrent des doigts comme si cette découverte passait vraiment mes forces. — (Joseph Conrad, La ligne d'ombre: une confession, traduit de l'anglais par Hélène et Henri Hoppenot, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1929, page 169)
- (Pronominal) (Art) Certains ouvrages de fer et de bois composés de diverses pièces jointes ensemble, de manière à pouvoir aisément se plier, s’allonger, se raccourcir.
- Un bois de lit, une table, un fauteuil qui se brisent.
- Des portes, des volets, des vantaux qui se brisent.
-
fer
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du feroge.
-
avancée
?- Ce qui fait saillie.
- Le toit fait une avancée.
- Ce qui permet d'aller de l’avant.
- Comme si la couverture universelle de l’assurance maladie – qui reste une avancée formidable – était suffisante pour traiter les populations les plus marginalisées ! — (Alexandre Jardin, 1+1+1… = une révolution, Grasset, 2002, pages 146-147)
- En 1929, Bach remplace les nosodes bactériens par la muscade, l’impatience et la clématite. Les résultats l’encouragent à poursuivre. Il publie, en février 1930, le compte rendu de ses avancées dans le monde homéopathique ; […]. — (Flavia Mazelin-Salvi, Les vrais pouvoirs des fleurs de Bach, Éditions L'Archipel, 2012, chapitre 1)
- «C’est le reflet des avancées scientifiques extraordinaires pour ce type de vaccins, qui nous ont permis de faire, en l’espace de quelques mois, ce qui prenait auparavant des années», a-t-il développé. — (AFP, Le Dr Fauci assure que les vaccins anti-COVID n’ont pas été bâclés, Le Journal de Montréal, 20 novembre 2020)
- Ils ont fait d'importantes avancées dans cette négociation. — Je vous tiendrai au courant de mes avancées.
- (Militaire) Progression.
- Je pointe aussi sur une carte d’état-major l’avancée des troupes alliées en Normandie et vers l’Allemagne. — (Marguerite Duras, La douleur, P.O.L., page 97)
- (Droit) (Vieilli) Ordonnance rendue pour faire passer un procès avant son tour de rôle.
-
risquer
?- Hasarder, exposer à un danger possible, à une chance douteuse.
- Risquer sa vie, son honneur, sa réputation, son argent.
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 95-96)
- Courir le risque, oser le hasard de.
- J’avais dénoué cent fois ce sophisme, en montrant que le ressort des guerres n’était pas tant l’intérêt que l’honneur ; chose bien aisée à comprendre pour des hommes qui présentement risquaient tout, avec une faible chance de gagner, et de gagner fort peu. — (Alain, Souvenirs de guerre, p. 215, Hartmann, 1937)
- Ils se sentaient en sécurité comme les spectateurs d’une course de taureaux : ils risquaient peut-être leur argent sur le résultat, mais c’était tout. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 211 de l’édition de 1921)
- (Absolument) — Avignon, Carpentras, Cavaillon, regorgent, pour la malédiction des familles, de tripots où de grosses sommes sont à chaque instant risquées. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Oser une parole.
- Et l’air, mon Claudin, l’air reniflable, risquais-je avec rusticité ? — Tu renifles ? Et les microbes ! Prends garde ! — (Émile Bergerat, Souvenirs d’un enfant de Paris, 1912, p. 218)
- (Pronominal) S’aventurer ; se hasarder.
- C'était la première fois qu'il se risquait au Montparnasse. Ses regards inspectèrent la salle et, finalement, se fixèrent sur la grosse nuque puissante de Feempje. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 143)
- (Québec) Pouvoir, avoir une possibilité ou une occasion de.
- Tôt ou tard, sur la patinoire comme à l'extérieur, Perry risque d'être très utile au Canadien, lui qui compte 1045 matchs d'expérience en saison régulière et 145 autres en séries éliminatoires. — (Benoit Rioux, Corey Perry veut faire sa place, Le Journal de Montréal, 9 janvier 2021)
-
abonner
?- (Centre de la France) Aborner, fixer par des bornes les limites d’un champ.
- (Pronominal) (Vieilli) Composer à un prix déterminé d’une taxe, d’une redevance casuelle.
- Il y a des villes où les marchands de vin ont la faculté de s’abonner avec la régie, pour s’affranchir de l’exercice.
- On s’abonnait jadis avec les curés pour les dîmes.
- Abonner une province à telle somme, etc.
- Contracter un engagement.
- S’abonner à un journal.
- Il m’a encouragé pour les exams, initié au cinéma, m’a abonné au Monde, offert une deuch pour mes vingt et un ans. — (Maurice Attia, Pointe Rouge, 2013)
- (Tournure rare avec l'infinitif prépositionnel) (Sens figuré) Le parasite aux regards affamés,Au flair instruit, à la bouche friande,Et qui s'abonne à dîner chez autruiPour ne jamais mettre le pot chez lui. — (Léonce Mazuyer, Rimes et raison, II: Petits vers philosophiques, Les Mouches ; Victor Palmé – éditeur des bollandistes, Paris, 1887, page 88.)
-
demander
?- Indiquer à quelqu’un par des paroles, par un écrit ou tout autre moyen ce qu’on désire obtenir de lui.
- Tu me mets l’eau à la bouche, raconte-moi tout, j’ai hâte de savoir pourquoi tu m’as demandé de te rejoindre. — (Éric Gallorini, In Nomine Patris, 2019)
- Ils demandent ensuite cent francs chacun de gratification quand ils auront trouvé le pêcheur pour nous conduire à l’Oyapok. — (Albert Londres, L’Homme qui s’évada, page 103, Les éditions de France, 1928)
- Pour unique réponse, Geisha s'étira paresseusement et demanda une cigarette. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 45)
- T’as perdu la boule ou quoi ? Tu me l’as refilé hier en me demandant de t’appeler ce soir. La picole te réussit pas, p’tit gars. — (Greg Waden, La disparue du 5701 : Coup de cœur virtuel à Lille, Villeneuve-d'Ascq : Éditions Ravet-Anceau, 2018, chapitre 5)
- (Absolument) - Vous n’avez qu’à demander pour obtenir. - Ce n’est pas tout que demander, il faut fournir de bonnes raisons pour obtenir.
- (Spécialement) S’adresser à la justice, pour obtenir quelque chose, un droit.
- Demander un règlement, un renvoi, une provision, la communication des pièces.
- (Absolument) Demander l’aumône.
- Il demande de porte en porte.
- (Par extension) Dire ou prier de donner, d’apporter, d’expédier quelque chose, d’envoyer ou d’aller chercher quelqu’un, etc.
- Ôtez donc vos boutons en diamant, qui valent chacun cent mille francs ; cette singesse vous les demanderait ; et, pour les offrir à une fille, autant les mettre à mes oreilles. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
- (Absolument) (Vieilli) Demander en mariage.
- Je suis venu vous demander votre fille.
- Je n’ose pas plus vous demander maintenant que je ne l’ai osé il y a trois mois, quand j’ai été assuré de votre amour, car maintenant je suis ce que j’étais il y a trois mois : pauvre. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Faire savoir que l'on cherche quelque chose ou quelqu'un.
- Il y a deux catégories de chercheurs qui ne cherchent plus. Ceux qui ont trouvé, en général multirécompensés, qui passent leur temps à intervenir dans des émissions télévisées et finissent conseillers du gouvernement. Et ceux qu’on a licenciés, nettement moins demandés. — (Laurent Bénégui, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, Julliard, 2012, chapitre 3)
- Chercher quelqu’un pour le voir.
- On est venu pour vous demander. - Qui demandez-vous ? - On vous demande.
- Chercher à savoir, à connaître en questionnant.
- Que voulez-vous, Monsieur ? demanda-t-elle au jeune homme d’une voix qui bruit à ses oreilles comme une musique délicieuse. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- Quand on veut absolument des nouvelles de quelqu’un, faut aller les demander à ceux qui savent. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Tonton Mbagnick appelle le serveur et commande un ballon de Kir Royal et demande à Meïssa Bigué ce qu'il voulait prendre. — (Ameth Guissé, Femmes dévouées, femmes aimantes, page 46, L'Harmattan, 2011)
- Je voudrais bien qu’il me demandât mon nom ! — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre quatrième)
- (Avec un nom de chose pour sujet) Exiger, avoir besoin de.
- Cela demande explication. - Cela demande beaucoup de soin, de grands soins. - Cette étude demande une grande application.
- La vigne ne demande que du beau temps. - Cette pièce de poésie demande à être lue tout haut.
-
contrôler
?- (Administration) Examiner minutieusement.
- Contrôler les comptes. - La Cour des comptes contrôle les opérations financières des budgets de l’état.
- (Sens figuré) Examiner pour diriger.
- Le pouvoir exécutif contrôle les actes du gouvernement. — Le pilote contrôle son bolide.
- (Par analogie) Examiner avec une curiosité importune.
- Vous contrôlez tout ce qui se fait dans sa maison.
- (Par extension) — Quel droit avez-vous de me contrôler ?
- (Spécialement) (Police) Vérifier sur la base des documents administratifs et particulièrement des documents d'identité.
- Je sais que les schmitts ne vont pas tarder à me contrôler vu qu'il ne reste plus qu'un pèlerin à pied dans tout le Bois et que ce pèlerin, c'est moi. — (Johann Zarca, Le Boss de Boulogne, Don Quichotte éditions, 2014)
- Matignon pourra souligner qu’il n’est pas question, dans son projet de loi, de « contrôler », mais de « vérifier », et que l’on vérifie déjà l’identité des citoyens souhaitant payer par chèque, entrer dans un casino ou voir un film interdit aux moins de 16 ans. — (Henri Seckel;, «Passe vaccinal : les contours flous d’un contrôle d’identité inédit», LeMonde , 27 décembre 2021)
- (En particulier) Marquer du contrôle les ouvrages d’or et d’argent, pour en constater le titre, etc.
- Il a fait contrôler sa vaisselle. - Vaisselle contrôlée.
- (Anglicisme) Diriger, dominer d’une façon précise.
- (Parfois) Maitriser.
- Le bentazone est inefficace contre les graminées, le glyphosate et le vernolate en préplantation, le bentazone en postlevée contrôlent le Cyperus. — (E.M. Lavabre, Le Désherbage des cultures sous les tropiques, G.-P. Maisonneuve et Larose, 1979, page 129)
- La vitesse des véhicules est contrôlée à l'aide de voies en zigzag ou par le biais d'autres mesures comme des ralentisseurs ou des chicanes (pas encore d'évaluation). — (Sécurité routière : Quelle vision pour demain ?, OCDE, 2002, page 65)
- Sofer se rendit compte qu'il souriait niaisement bien que les questions posées méritassent beaucoup plus de sérieux. Il se contrôla et reprit sa posture distante, plus ironique que vraiment sévère. — (Marek Halter, Le Vent des Khazars, Éditions Robert Laffont, 2011, chap. 4)
- (Échecs) Pour une pièce, pouvoir prendre une pièce adverse qui viendrait sur une case.
-
met
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du mato.
-
subtilité
?- Caractère de ce qui est subtil, aux divers sens du mot.
- La subtilité des atomes, des parties de la matière. - La subtilité de l’air. - La subtilité d’un poison. - La subtilité des sens.
- Il reconnut, quoique rien ne soit défini en Grèce, […] que lutter de subtilité avec les Grecs, c’était s’exposer à être vaincu. — (Anonyme, Grèce. - Administration intérieure, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Dennis incarne la subtilité.
- (Surtout au pluriel) Distinctions ou raisonnements qui sont trop raffinés et qui échappent à l’intelligence.
- […] : rien n'est plus gênant en pareil cas que d’être aux prises avec un homme ouvert et franc, qui , sans combattre avec vous de subtilités et de ruses, vous rompt en visière à tout moment. — (Jean-Jacques Rousseau, « Lettre à M. Du Peyrou », le 8 août 1765, dans Oeuvres, Correspondance, tome 2, Paris : chez Lefèvre, 1820, p. 133)
- Les subtilités de l’ontologie ont fait tout au plus des sceptiques ; c’est à la connaissance de la nature qu’il était réservé de faire de vrais déistes. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Dans l’Aurore du 4 septembre 1905, Clemenceau reproche à Jaurès d'embrouiller l'esprit de ses partisans « en des subtilités métaphysiques où ils sont incapables de le suivre » ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.160)
-
dulcinée
?- Femme inspirant une passion romanesque sur laquelle on plaisante, par allusion à la dame des pensées de Don Quichotte.
- Il était aux pieds de sa dulcinée.
- Comme on admirait son esprit, on le traitait avec les plus grands ménagements « ainsi qu’un collégien qui se trompe de porte dans un hôtel », me disait une de ses illusoires dulcinées. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/L’Entre-Deux-Guerres, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 184)
- Après avoir trait les vaches et avoir soupé, il allait s'asseoir sur une poutre qu'il avait roulée près du bâtiment et il attendait sa dulcinée. — (Albert Laberge, Gérard Bessette, Anthologie d'Albert Laberge, 1962)
- Soudainement, monsieur, qui jusque-là n’adressait la parole à bobonne que pour lui demander d’aller lui chercher une bière dans le frigo, se vide un flacon d’Aqua Velva derrière les oreilles, achète des fleurs de dépanneur à sa dulcinée et l’amène manger chez Da Giovanni. — (Richard Martineau, De l’amour à la haine sur journaldemontreal.com. Mis en ligne le 28 octobre 2020, consulté le 5 novembre 2020)
-
envouté
?- Entièrement possédé, dominé, subjugué par une personne que l’on aime.
-
variété
?- État de ce qui est varié, diversité.
- Tom s’efforçait de vendre uniquement la récolte de son jardin, produits excellents assurément, mais de variété limitée. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 8 de l’édition de 1921)
- — Kézaco, demandé-je, encore, car, si j'avais été bien élevée et si je connaissais à fond toutes les variétés de came consommée par les gens de ma génération, je ne savais pas que le haschich était devenu chez les ouvriers le substitut du coït du samedi soir […]. — (Éric Ollivier, Les malheurs d'Annie: récit acidulé, Editions La Table Ronde, 1970, p. 54)
- La variété d’un paysage. — Il y a beaucoup de variété dans cette musique.
- Il y a dans ces vers une grande variété d’idées et d’images. — Spectacle magnifique et plein de variété.
- (Biologie) Se dit des différences qui, dans une même espèce d’animaux ou de plantes, distinguent les individus les uns des autres.
- Les poissons qu'on y pêche sont d'un goût excellent; ceux qu'on estime le plus et qu'on rencontre le plus fréquemment, sont : le rouget, le maquereau, le loup, la sole, deux espèces de sardines enfin et sur-tout le mulet (vulgairement muge), dont nos pêcheurs distinguent aussi deux variétés. — (M. de Rivière, « Mémoire sur la Camargue », dans les Annales de l'agriculture française, 2e série, tome 34, Paris : chez Madame Huzard, avril 1826, p. 76)
- La vigne est un arbrisseau sarmenteux qui présente un très-grand nombre de variétés. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 133)
- Beaucoup d’observateurs admettent l’existence de plusieurs espèces d’hématozoaires du paludisme : hématozoaires des fièvres tropicales, de la tierce et de la quarte. Je pense qu'il s'agit de simples variétés d'une même espèce polymorphe. — (M. Laveran, Essai de classification des Hématozoaires endoglobulaires ou Hæmocytozoa, dans les Comptes rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales, Masson, 1901, vol.53, page 800)
- Une deuxième forme regardée par les botanistes systématiciens comme simple variété mais que nous considérons comme une espèce jordaniennne a été dénommée par Weddell, Bœhmeria nivea var. candicans. — (Auguste Chevalier, « La Ramie au point de vue botanique », chap. 1 de « Le problème de la culture de la Ramie dans les Colonies françaises », par Auguste Chevalier & Marcel Dagron, dans le Journal d'agriculture traditionnelle et de botanique appliquée, n° 67 de mars 1927, p. 162)
- Selon Kaempfer, les camélias sauvages poussaient au Japon dans les haies et il existait également des variétés cultivées.— (WT. Stearn Les expéditions botaniques et les grands voyages d'explorations au XVIIIe siècle in, L'empire de flore : Histoire et représentation des fleurs en Europe du XVIème au XIXème siècle, 1996, p.69)
- Au regard des résultats, il nous semble que le nombre d’écotypes d’oignon répertorié ne correspond pas à la réalité. Les mêmes variétés d’une même origine peuvent être cultivées dans différents pays et porter des appellations différentes. Ces variétés le plus souvent sont appelées à tort de nouvelles populations d’oignon. — (Science et technique: Série Sciences naturelles, Centre national de la recherche scientifique et technologique, 1995, vol.22, page 31)
- Les fruits du genre Citrus étaient exotiques dans les Flandres du début du XVe siècle, mais Jan van Eyck a beaucoup voyagé en Europe du Sud, et notamment en Espagne. Et il n’a pu qu'être séduit par ceux nommés... « pommes d’Adam », c'est-à-dire ceux de l’espèce Citrus lumia, variété pomum adami. — (Loïc Mangin, La pomme d’Adam est un citron, Pour la Science, 27 février 2013)
- (Mathématiques) Espace topologique séparé localement homéomorphe à Rn, éventuellement appelé variété topologique.
- A homéomorphisme près, les seules variétés de dimension 1 sont la droite réelle et le cercle.
- (Mathématiques) Espace topologique séparé muni d'un atlas dont les applications de changement de cartes sont lisses.
-
concret
?- (Philosophie) Concept distinguant le réel de l’imaginaire.
- Nous allons voir à présent que la distinction entre l’abstrait et le concret que les linguistes cherchent à établir à l’aide de différents critères a une très grande importance dans de nombreux domaines. — (Olga Anokhina, L’ABSTRAIT ET LE CONCRET : APPROCHE LINGUISTIQUE DE L’ABSTRACTION, CNRS, p. 7)
- M. Laporte dit que l’on abstrait lorsqu’on pense à l’état isolé ce qui n’est point fait pour exister isolément. Le concret, par opposition, est une totalité qui peut exister par soi seule. — (Sartre, L’Être et le Néant, Gallimard, « Tel », 2000, page 37)
- (Chimie) (Par ellipse) Résidu solide ou épais.
- […] avec la mixtion du souphre, le concret qui s’en forme, est soluble dans l’esprit de vin. — (M. Grothe, Introduction à la chimie, accompagnée de deux traitez, à Paris chez Guérin, 1741, page 485)
-
guider
?- Accompagner quelqu’un pour lui montrer le chemin.
- Je connais la route : je vous guiderai.
- L’étoile qui guida les mages.
- Ses traces nous guidèrent jusqu’à l’endroit où il s’était caché.
- Une faible clarté nous guidait à peine.
- Il sait bien guider une barque.
- Ce cheval obéit à la main qui le guide.
- Enfin, il me guida jusqu'à une salle gigantesque dans laquelle travaillaient une quarantaine de personnes. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, p. 9)
- (Sens figuré) Diriger, au sens moral.
- Guider un enfant dans ses études, guider un jeune homme dans le choix d’une carrière.
- C’est lui qui me guide dans cette affaire.
- C’est son intérêt, son ambition qui le guide.
- Cet animal n’est guidé que par son instinct.
- Une aveugle fureur le guide.
-
soulager
?- Délivrer, débarrasser d’une partie de quelque fardeau.
- Il faut soulager ce mulet, sa charge est trop lourde.
- Diminuer, adoucir le travail, la peine, le mal, la douleur de quelqu’un.
- Enfin, une frotteuse de caractères d’imprimerie, qui était en proie à une colique saturnine des plus violentes, fut soulagée comme par enchantement par l'arrivée inespérée de ses règles. — (Louis Tanquerel des Planches, Traité des maladies de plomb ou saturnines, tome 1, Paris : chez Ferra, 1839, p. 223)
- Elle allait mourir dans des souffrances atroces, sans que rien pût la soulager. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Base d'une sorte de médecine coranique, la graine de nigelle, elle aussi recommandée par un hadith (une parole rapportée) du Prophète et réputée soulager les maux les plus divers, se décline en poudre ou en huile essentielle. — (Bernadette Sauvaget, Halal est grand, dans Libération (journal), des 8 & 9 janvier 2011)
- (Pronominal) (Par euphémisme) Satisfaire un besoin naturel, faire ses besoins.
- Médor s’est soulagé sur la moquette.
- (Pronominal) Se procurer du soulagement.
- Il s’est soulagé par cet aveu.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.