Dictionnaire des rimes
Les rimes en : jolie
Que signifie "jolie" ?
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- Féminin singulier de joli.
- La conversation fut d’abord assez triste, car l’hôte et ses enfants ne répondaient que par oui et par non, et semblaient bouder ; mais Gaspard, qui avait de l’esprit, s’adressa à la fille de la maison, lui dit qu’elle était jolie, et, pour mieux la muguetter, se plaça vis-à-vis d’elle, derrière le père, assis lui-même, entre ses deux fils, qui riaient d’un sot rire des compliments qu’on faisait à leur sœur. — (Charles Thuriet, Le Moulin-Rouge, in Contes populaires et légendes de Franche-Comté, Presses de la Renaissance, 1978, page 312)
- Les grandes marées attirent toujours du monde, des pêcheurs, des familles qui s’en vont joyeusement grattouiller les rochers à découvert, dans l’espoir de ramener une jolie petite pêche. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 2)
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "jolie".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
-
fuit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe fuir.
- Bonjour ! vous seriez gentil s’il vous plaît de me détordre mon garde-boue, il fait un bruit insupportable, et puis vous regarderez par la même occasion si le radiateur ne fuit pas. — (Gilbert Pineau, Le déclic, 1970, chapitre III)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif passé simple du verbe fuir.
-
agueusie
?- (Médecine) Perte totale ou partielle du sens du goût.
- La lésion d’un point quelconque de ces voies occasionne des troubles qui se manifestent par l’abolition de la sensation gustative (agueusie) ou sa diminution (hypogueusie), rarement par son exagération (hypergueusie). — (Henri Roger, Léon Binet, Traité de physiologie normale et pathologique, 1935)
- Lors du vol en apesanteur, nous avons expérimenté la quasi-agueusie, comme la vivent les occupants de la station spatiale internationale (ISS) : une privation presque totale du goût, due essentiellement à l’absence de rétro-olfaction. — (Thierry Marx, interview par Anne-Laure Le Gall, Bienvenue sur la planète Marx, Paris Match n° 3537, mars 2017)
- L’agueusie (privation de goût) et l’anosmie (privation d’odorat) sont les symptômes caractéristiques du covid. — (Slobodan Despot, « Pavillon 2020 ou l’hospice du docteur Knockenstein », Antipresse no 265, rubrique « Le bruit du temps », page 3, 27 décembre 2020.)
- (Sens figuré) (Rare) Perte du goût de la vie.
- Et il n'est pas rare que ce sentiment d'essoufflement intérieur s'accompagne d'une impression de ne plus goûter à la saveur de la vie, comme une agueusie existentielle... — (Jean-Guilhem Xerri, La vie profonde, éditions du Cerf, Paris, 2021, page 205)
-
phénix
?- (Mythologie) (Fantastique) Oiseau fabuleux qui, disait-on, était unique en son espèce, vivait plusieurs siècles et renaissait de ses cendres.
- Le phénix devint rapidement une figure familière dans les cercles paracelsistes, tout en suscitant des exégèses assez variées. — (Michael Maier, Sylvain Matton, Jacques Rebotier, Chansons intellectuelles sur la résurrection du Phénix, traduit du latin par M. L. L. M. (Monsieur L’abbé [Jean-Baptiste] Le Mascrier), Debure l’aîné, Paris, 1758, reproduction de J.-C. Bailly Éditeur, 1984)
- Autrement dit, le Phénix salamandrique habite dans le feu et il est l’âme iliastrique dans l’être humain. — (ibid.)
- Pour Paracelse, en effet, Adam et Ève existaient avant la chute dans un état de divine perfection qui est la « vie iliastrique » ; en revanche, après la chute, le corps de l’homme devint sujet à la corruption, et cet état correspond à la « vie cagastrique ». Toutefois au sein même de la vie cagastrique subsiste un résidu de la vie iliastrique. Ainsi y a-t-il dans l’homme à côté de l’âme cagastrique une âme iliastrique, qui correspond au phénix alchimique. — (ibid.)
- Jacques Gohory (1520–1576) insiste, en trahissant son vif intérêt pour la magie et son admiration pour Trithème, sur la signification alchimique du phénix. Après avoir décrit ce dernier d’après Pline et Albert le Grand, ainsi que le basilic, Gohory poursuit : « Je conclurai de tous ces mystères que dans les paraboles le Phénix, le Basilic, la Glaure [sic : hapax ?], la Mandragore, le Caméléon sont une même chose à propos de laquelle Roger Bacon écrit […] — (ibid.)
- Le phénix ce bûcher qui soi-même s’engendreUn instant voile tout de son ardente cendre — (Guillaume Apollinaire, « Zone », dans Alcools, 1913)
- Et je chantais cette romanceEn 1903 sans savoirQue mon amour à la semblanceDu beau Phénix s’il meurt un soirLe matin voit sa renaissance. — (Guillaume Apollinaire, « La Chanson du Mal-aimé », dans Alcools, 1913)
- (Sens figuré) Personne que l’on prétend être unique ou rare dans son espèce, que l’on trouve supérieure à toutes les autres personnes qui suivent la même carrière.
- Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. — (Jean de La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », dans Fables)
- On craignit, en recevant ce phénix berruyer, de ne pas dire des choses assez spirituelles, et naturellement on se gourma devant Mme de La Baudraye, qui produisit une espèce de terreur parmi la gent femelle. — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)
- (Botanique) Genre de palmiers de nom scientifique Phœnix[1].
- Je fus introduit par un laquais en petite tenue — habit noir sur pantalon gris fer — dans un hall jonché de peaux de bêtes, entre des floraisons excessives de phénix et de lataniers. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 28)
- (Agriculture) Variété de coq domestique du Japon dont les plumes de la queue sont très longues.
- Race de poules décoratives, originaires du Japon, de taille moyenne, à très longues plumes chez le coq.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal fabuleux du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté sous la forme d'un oiseau aux ailes éployées, la tête tournée vers l’angle chef dextre, le bas du corps disparaissant dans un brasier appelé immortalité en héraldique. On doit toujours blasonner la couleur du brasier.
- D'azur au phénix d’or sur son immortalité de gueules, qui est de Sermaize-les-Bains de la Marne → voir illustration « armoiries avec un phénix »
-
adjoignit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de adjoindre.
- Il redemanda les conseils de Schinner, auquel il adjoignit Joseph Bridau. — (Honoré de Balzac, Pierre Grassou, 1840)
-
alanguie
?- Féminin singulier de alangui.
-
ennemi
?- Concept antagoniste, en conflit avec un autre.
- Au milieu de la lutte contre le chaos, dans le sillage de la famine, survint une autre vieille ennemie de l’humanité : la peste, la Mort Pourpre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 417 de l’édition de 1921)
- L’eau est l’ennemie du feu.
- La folie est l’ennemie de la raison.
- Le temps est l’ennemi de la jeunesse.
- Ces individus sont des ennemis, car ils veulent les mêmes terres.
- Celui, celle qui veut du mal à quelqu’un.
- Bien, bien, ma cousine ! il y a deux façons de me servir : l’une en exterminant mes ennemis, l’autre en secourant mes amis. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre XI)
- Le parti adverse est un parti de concussionnaires, d’ennemis du peuple, traîtres à la patrie, vendus à l’ennemi, à quelque parti que tu appartiennes […] — (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- En passant au large d’El-Kçar, nous vîmes au flanc des montagnes des Ahl Serif le camp de Raïssouli, qui mettait à la raison les derniers partisans de son ennemi mortel le caïd Er-Remiki. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 241)
- Et puis, je peux faire clamser nos ennemis, en piquant d’une certaine façon un crapaud que j’aurai baptisé au nom de la personne condamnée. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Pour le Chili du XIXe siècle, qui faisait l’expérience d’un début d’industrialisation, l’ennemi et le partenaire principal était l’Empire britannique. — (Armando Uribe, Le Livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot et Françoise Campo, Seuil, 1974)
- (Religion) (Absolument) (Au singulier) Le diable ; le démon. Souvent capitalisé en Ennemi.
- (Courant) (Absolument) (Au singulier ou au pluriel) Nation armée avec laquelle une autre nation est en guerre.
- Tout ce qui sert votre ennemi vous nuit ; tout ce qui lui nuit vous sert. — (Machiavel, Maximes et pensées, traduction de Toussaint Guiraudet, Éditions André Silvaire, Paris, 1975)
- Les reflets du couchant, le vent de la mer nous viennent aussi ce soir de chez nos ennemis, de l’Est, du Rhin. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace – Août 1914, 1916)
- La soudaine irruption d’un ennemi prêt à l’offensive n’eut d’autre effet immédiat sur New York que d’accroître sa véhémence habituelle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 212 de l’édition de 1921)
- Passer à l’ennemi.
- Repousser l’ennemi, les ennemis.
- Mettre l’ennemi en fuite.
- De nouvelles troupes qui n’ont pas encore vu l’ennemi.
- Personne, groupe de personnes ou sentiment intérieur contre qui ou contre quoi l'on combat.
- Par contre, si je considère ma peur comme un ennemi, je cours un grand risque d’être vaincu. L'ennemi est sournois; il n’a pas les mêmes règles du jeu et je ne les connais d’ailleurs pas. Il ne s’annonce pas clairement et peut me surprendre par derrière. Je considère donc mon ennemi comme plus fort et plus rusé que moi. […] Je n’ai pas confiance en moi face à cet ennemi et je sais qu’il m’aura par ses ruses. — (Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, pages 151-152)
- (Sens figuré) C’est autant de pris sur l’ennemi : C’est toujours avoir obtenu quelque avantage, avoir tiré quelque parti d’une mauvaise affaire.
- Personne qui éprouve de l’aversion pour des choses bonnes ou mauvaises, justes ou injustes.
- Oui, nous nous avouons les ennemis de l’ordre, de cet ordre qui ne profite qu’à ceux qui, à force d’exploitation et de roueries, sont parvenus à empiler des millions dans leur coffre-fort. — (Virginie Barbet, dans le journal Égalité du 13 mars 1869 ; cité par Oscar Testut, L’Internationale, 1871)
- Ennemi de toute violence.
- (Proverbial) Le mieux est l’ennemi du bien. → voir mieux
-
alogie
?- (Rare) (Désuet) Absurdité, impertinence.
- (Psychologie) Perte de la faculté de parler.
- Pauvreté du discours ou de son contenu reflétant la pauvreté de la pensée[1]
-
agonie
?- Dernière lutte de la nature contre la mort.
- […] il y eut un silence funèbre entre ces trois hommes, silence interrompu seulement par le râle sourd du mourant, dont l’agonie commençait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- C’était bizarre. Jamalou n’éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiée, presque noire, révélaient l’atroce agonie, aucune espèce de compassion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) (Christianisme, Religion) Angoisse, combat face à une mort prochaine : en particulier, celle du Christ à Gethsémani.
- Jésus souffre dans l’agonie de sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir. — (Blaise Pascal, Les Pensées, fragment hors copies n° 6F (« Le Mystère de Jésus ») – RO 87-1)
- Le plus pascalien de nos romanciers du XXes., G. Bernanos, est lui aussi hanté par l’agonie du Christ. Elle inspire le thème du Dialogue des Carmélites, pièce dont le thème, moral et spirituel, est celui de la faiblesse ou du courage humain devant la certitude de la mort ou du supplice, de cette agonie qu’est la vie, de son appréhension et du pouvoir de la foi. L’angoisse qui est le lot des personnages bernanosiens les plus mystiques faits de chacun d’eux le prisonnier de la sainte Agonie. — (Chantal Labre, Dictionnaire biblique culturel et littéraire, 2002)
- Dans ce vaste ensemble iconographique, l’œuvre de Dürer mérite une attention particulière. Sans cesse, en effet, il a gravé sur le bois ou sur le cuivre, ou bien dessiné, la scène du Mont des Oliviers. De 1496 ou 1497, date de la Grande Passion, jusqu’à un dessin à la plume de 1524, il est revenu, inlassablement et comme fasciné, sur l’agonie du Christ et le sommeil des apôtres, à la recherche de l’image la plus juste. — (Daniel Ménagier, « Le Sommeil des apôtres au Jardin des Oliviers », Camenae, n° 5, novembre 2008)
- (Par extension) État d’un malade ou d’un blessé dans sa dernière extrémité.
- Cependant, dans ce masque de douleur, presque d’agonie, déjà, l’existence qu’elle menait depuis trois années n’avait laissé qu’une ombre de tristesse plus profonde… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu’aux enterrements, aux bouts de l’an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l’appellent que pour les derniers sacrements, et qu’il oindra, à l’agonie, dans l’inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c’est que de mourir de soif, mon général. Mais j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C’est l’évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l’agonie. C’est à ce moment là que les mouches attaqueront. — (Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk, 1961)
- (Sens figuré) Décadence à son dernier terme.
- À travers un monde bouleversé et chaotique, à travers une civilisation secouée par les derniers tressauts de l’agonie, notre faubourien de Londres retrouva son Edna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l’édition de 1921)
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amygdalectomie
?- (Médecine) Synonyme de tonsillectomie.
- Contexte : l’amygdalectomie est une des chirurgies les plus pratiquées chez l’enfant dans les pays développés, et ses indications ont évolué ces dernières décennies. — (Barthélemy Ioos, L’amygdalectomie en population pédiatrique en France: analyse de la base nationale du PMSI de 2008 à 2014, 2017)
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abasourdit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe abasourdir.
- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe abasourdir.
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agoraphobie
?- (Médecine) Peur irraisonnée des espaces libres et des lieux publics, de se retrouver dans une situation embarrassante dans de tels lieux.
- En général, la vue se heurte à des rochers serrés, à des amoncellements de prisons. Cette concentration trahit un désespoir paralysant comme une crampe : une sorte d’agoraphobie caractérise ces gravures. — (Carl Einstein, Gravures d’Hercules Seghers (1585-1645), Revue Documents n°4, septembre 1929)
- Les attaques de panique et l’agoraphobie sont des syndromes anxieux fréquemment rencontrés en pratique clinique : la souffrance et le handicap qu’ils entraînent en font un réel problème de santé publique. — (Dominique Servant, Attaques de panique et agoraphobie: diagnostic et prise en charge, 2001)
- Ce B.A-BA des phobies dresse un inventaire assez vaste des quelque six cents phobies répertoriées dans le monde. Il les sectionne en trois grandes parties distinctes : les phobies physiques (la claustrophobie, la thalassophobie, l’anémophobie...), les phobies mentales (l’agoraphobie, la bacillophobie, l’anorgasmophobie, la cafféapullophobie...) et les phobies animales (l'arachnophobie, la batracophobie, la musophobie...). — (La sélection Culture, sur le site Le guide gay.com (www.leguidegay.com), décembre 2008)
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ailloli
?- (Cuisine) Mets provençal composé d’huile et d’ail pilé.
- Nous avons mangé de l’ailloli autour de nos anguilles, assis sur de hauts escabeaux devant la petite table de bois, dans cette étroite cabane où la plus grande place était tenue par l’échelle montant à la soupente. — (Alphonse Daudet, Paysages gastronomiques, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 210)
- Le Comète le plus enflammé pouvait alors surgir, sa voix retentissant comme un coup de tonnerre pour une fadaise, échouer à monter un ailloli aussi ferme que d’habitude par exemple. Un jour comme celui-ci, il pouvait réciter du Rubén Darío ou du Quevedo les larmes aux yeux (s’il avait définitivement raté un ailloli assez forme) ; en revanche, s’il avait confectionné le plus parfait des aillolis, au prix de nombreux œufs, il se régalait quelques heures plus tard d’un repas copieux, et dans ce cas il changeait de musique. — (Imma Monsó, Un homme de parole, traduction depuis le catalan par Marie Vila Casas, Éditions Robert Laffont, 2016)
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aérophagie
?- (Médecine) Aspiration excessive de l’air dans les voies digestives, qui provoque la dilatation de l’œsophage ou de l’estomac.
- L'aérophagie se manifeste par des éructations, des ballonnements et quelquefois des lourdeurs d'estomac. — (Jean-Pierre Krasensky, Qi Gong pour chacun : La santé au quotidien, 1998)
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merci
?- (Littéraire) (Vieilli) Miséricorde, grâce, pitié.
- On devrait beaucoup prier pour les familles, les familles me font peur. Que Dieu les reçoivent à merci! — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 162)
- Les informaticiens joueront un grand rôle dans la croyance selon laquelle le langage humain est réductible à de l’information, manipulable à merci pourvu qu’on dispose de la clef. — (Philippe Breton, La parole manipulée, La Découverte / Poche, 2000, page 182)
- (Sens figuré) Ne vous ai-je pas dit que vous trouveriez assez de demoiselles chrétiennes, qui regarderaient comme un péché de refuser à un si brave chevalier le don d’amoureuse merci ; […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820.)
- Prendre, recevoir à merci. – Se rendre à merci. – Selon d’anciennes coutumes féodales, le peuple était réputé corvéable et taillable à merci et miséricorde.
- Bon vouloir par lequel on épargne quelqu’un.
- Alors s’engagea une lutte terrible et sans merci entre ces hommes qui savaient qu’ils n’avaient pas de pitié à attendre. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858.)
- Et, de fine force, je me trouvai dessous et bien battu, sans me pouvoir dégager. Nonobstant, je ne voulus crier merci, et quand il vit que je m’y ferais tuer, il se comporta en homme généreux. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, page 72)
- Si une chose frappe particulièrement, ces années-ci, lorsqu’on voit se déployer la frange radicale de ceux qui se croient en insurrection contre un Système qu’ils peinent à définir mais qu’ils ne cessent de maudire, c’est la conviction profonde que l’Histoire mettrait en scène un affrontement irréductible entre des forces obscures, agissantes, maléfiques et, de l’autre côté, une résistance composée de guerriers héroïques, déchiffrant à travers l’actualité les signes invisibles aux autres de cette lutte sans merci. — (Mathieu Bock-Côté, Couvre-feu: je réponds à vos questions!, Le Journal de Québec, 10 janvier 2021)
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accueillit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de accueillir.
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analogie
?- Association dans l'esprit de deux choses ou idées possédant des propriétés, une structure, un mode de fonctionnement communs (mais qui sont de types différents).
- Toute métaphore est fondée sur une analogie.
- C'est par analogie qu'on dit qu'une route sinueuse serpente.
- Sorte de rapport, de ressemblance dans l’ordre physique, intellectuel ou moral qui existe à certains égards entre deux ou plusieurs choses différentes.
- Les Naïs ont quelque analogie avec les Lombrics; leur sang est rouge et leur circulation très-facile à observer. — (Dictionnaire Pittoresque d'Histoire Naturelle & des Phénomènes de la Nature, sous la direction de F.E. Guérin, t.5, 1837, p.581)
- Les philologues qui affirment l'identé du slovaque et du tchèque, se sont laissé tromper par les analogies superficielles , parce qu'ils ont eu le tort de n'étudier que la langue écrite qui, depuis le XVe siècle, est le tchèque […]. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, p.97)
- Le climat arctique n'est pas le même que le climat alpin malgré certaines analogies qui sont indiscutables (enneigement, courte période de végétation, température moyenne basse). — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.143)
- J'ouvris la fenêtre et attrapai l'insecte en vol. Il offrait avec un scarabée d’or l’analogie la plus proche qu'il soit possible de trouver sous nos latitudes : c'était un scarabéidé de la famille des lamellicornes, hôte ordinaire des rosiers : une cétoine dorée, […]. — (Les grands esprits manipulés par les astrologues, dans Le Québec sceptique, n° 56, printemps 2005, page 29)
- On peut signaler une analogie entre la mer Noire et la mer Baltique, c’est la faible salure des eaux. — (Paul Vidal de La Blache, États et nations de l'Europe autour de la France, 1891, page 13)
- Dans sa typologie des modes de comparaison, Gentner décrit l’analogie comme une comparaison dans laquelle ce sont essentiellement les relations qui sont mises en correspondance entre la source et la cible, et pas (ou peu) les attributs des objets. — (Dehon, Jérémy, et Philippe Snauwaert. « L’analogie entre la langue française et la chimie : analyse linguistique et didactique », Éducation & didactique, vol. 12, no. 2, 2018, pages 9-27.)
- (Grammaire) Rapport qu’ont entre eux certains mots ou certaines lettres.
- Il y a de l’analogie entre le B et le P, consonnes labiales, le D et le T, consonnes dentales, etc.
- Les mots nouveaux ne s’introduisent d’ordinaire qu’à l’aide de l’analogie.
- (Biologie) Dans la science de l'évolution, ensemble des organes apparentés présentant des éléments structuraux communs mais n’ayant pas nécessairement la même fonction, ainsi que les organes de différents êtres vivants, hérités d’un ancêtre commun qui ont subi une modification et une spécialisation au cours du temps.
- Une autre interprétation possible des homologies, ainsi que l’a proposé Darwin, est de les inscrire dans une histoire. Chaque espèce de Tétrapode descend d’un ancêtre commun et hypothétique. Cet ancêtre possède un membre de type chiridien. Au cours de nombreuses générations, un processus d’évolution entraîne une transformation des organismes qui se spécialisent dans un mode de vie. Les membres se différencient petit à petit, s’adaptant ainsi. — (Francine Brondex, Évolution : Synthèse des faits et théories Cours et questions de révision, Dunod, 2003)
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grandit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de grandir.
- La venue de Mohamed Yattara (arrivé à Pau en début de semaine), qui a une carrière qui parle pour lui, prouve que le Pau FC grandit, qu’il fait les bons choix. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 27)
- Troisième personne du singulier du passé simple de grandir.
- En quelques jours, le chanvre trésit, poussa, grandit, mais avec une telle vigueur qu’on le voyait monter à vue d’œil, avec une tige, grosse, verte, rameuse à faire plaisir. — (Charles Thurier, Le seigneur et son fermier, in Contes populaires et légendes de Franche-Comté, Presses de la Renaissance, 1978, page 84)
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mûrie
?- Participe passé féminin singulier de mûrir.
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anurie
?- (Médecine) Défaut total de production d’urine.
- Lʼanurie diffère de la rétention dʼurine qui procède dʼun obstacle à lʼexcrétion de l’urine contenue dans la vessie. — (Émile Sergent, Technique clinique médicale et séméiologie élémentaires, 1916)
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alentie
?- Participe passé féminin singulier de alentir.
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choisi
?- Qui a fait l’objet d’un choix.
- Qui a fait l’objet d’un choix pertinent, qui est excellent, qui est meilleur en son genre.
- Livre de morceaux choisis.
- Il ne se sert en parlant que de termes choisis.
- Il ne reçoit qu’une société choisie.
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musicologie
?- (Musique) Science de la musique (histoire, esthétique, théorie).
- M. Brebisson fils continue avec succès la publication des mousses de la Normandie, collection destinée à faciliter l'étude de la musicologie de la France, et qui se composera de 8 fascicules, in-8° ; prix, 3 fr. — (Revue encyclopédique ou Analyse raisonnée des productions les plus remarquables, Paris : au bureau de la Revue & chez Sédillot, Juillet-septembre 1830, vol. 47, page 724, note n° 3)
- Monk avait-il de la « technique » ? Notons au passage que le simple énoncé de la question illustre un fait affligeant mais pourtant incontestable : la musicologie est de toutes les sciences d’analyse artistique de loin la plus réactionnaire et obtuse. Questionne-t-on la « technique » du Douanier rousseau ? De Paul Klee ? — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 136)
- Ce nouvel et multiple apport a pour effet immédiat de modifier la signification même de la musicologie qui devient dès lors une science multiforme à part entière (ou du moins devrait l’être). — (Philippe Bachman, La musicologie en France entre impasse et mutation: état des lieux et enjeux politiques, Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 1992, chap. 1)
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naquis
?- Première personne du singulier du passé simple de naître (ou naitre).
- Deuxième personne du singulier du passé simple de naître (ou naitre).
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apepsie
?- (Médecine) Défaut de digestion.
- Il va sans dire que l’apepsie et la dyspepsie peuvent être réunies, mais elles peuvent aussi être séparées. — («Clinique – mémoires – observations», Journal des connaissance médico-chiruricales, n° 23, 1854)
- De l'apepsie dans la lienterie…. — (Molière, Le Malade imaginaire, Acte III, Scène 5)
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prix
?- Estimation d’une chose, ce qu’elle se vend, ce qu’on l’achète, ce qu’on la paie.
- Le sucre était connu des anciens qui ne l’employaient qu’en très-petite quantité et comme médicament ; il y a 200 ans à peine, il se vendait seulement chez les pharmaciens, à un prix très-élevé. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 119)
- Nul n’oserait contester que, depuis 1918, les spéculations sur les denrées alimentaires ont été générales et sans frein. Le public se doute bien un peu qu’on l’affame et que les hauts prix maintenus malgré toutes les tentatives sont factices. Mais qui accuser ? — (Albert Noret, Les Féodaux du Blé, E. Figuière, 1930, page 110)
- […], depuis la Seconde Guerre mondiale, les nations d’Europe occidentale ont laissé dépérir leur industrie charbonnière, tant il était facile de se procurer, en abondance et à bas prix, le pétrole du Proche et du Moyen-Orient. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 178)
- Il existe aujourd’hui des masques de soudeur automatiques pour un prix d’environ 100 € qui s’opacifient instantanément lorsque l’arc électrique se produit ; […]. — (Henri Charlent et Patrick Agostini, Traité des installations sanitaires, Dunod, 2009, page 91)
- Valeur financière donnée à un objet exprimée en unité monétaire d’un pays.
- […], des marchands d’un champagne dont la médiocrité n’était dépassée que par son prix qui ne cessait de monter, ne se préoccupaient plus, à Montmartre comme à Montparnasse, que d’adapter les soi-disants plaisirs de Paris à des images étrangères et le plus souvent chromolithographiques. — (Jean Valmy-Baysse, La curieuse aventure des boulevards extérieurs, Éditions Albin-Michel, 1950, page 237)
- Pour tous les ouvriers et toutes les ouvrières du textile la condition empirait avec la hausse des prix, […]. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
- Ce qu’il faut payer en contrepartie d’un bien ou d’un service.
- On vient en foule me réclamer le prix du louage, mais je n’ai un peu d’argent qu’à Nouakchott. Les propriétaires devront donc attendre. — (Louis Frèrejean, Mauritanie, 1903-1911: mémoires de randonnées et de guerre au pays des Beidanes, présenté et annoté par Geneviève Désiré-Vuillemin, Éditions Karthala, 1995, page 149)
- (Sens figuré) Coût, dépense, pour obtenir quelque avantage.
- Les Américains s’étaient rendu compte du prix que leur coûteraient leurs tergiversations,et ils voulurent frapper un grand coup, de toutes leurs forces, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 245 de l’édition de 1921)
- Il a acheté la victoire au prix de son sang.
- (Sens figuré) Mérite d’une personne, excellence d’une chose.
- Je connais tout le prix de votre affection.
- (Sens figuré) Récompense.
- On doit faire de bonnes actions sans en attendre aucun prix.
- Ce retour épuisant sur soi-même était peut-être au moment d’obtenir son prix. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- (Spécialement) Récompense accordée au vainqueur d’une compétition ou d’un concours.
- Les compliments de ce maire quand Pasteur obtint, à la fin de la rhétorique, plus de prix qu’il ne pouvait en porter; les nouveaux conseils de Romanet réveillèrent l’ambition normalienne. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 18)
- Joint à la désignation de la récompense, se dit aussi du gagnant ou de l’ouvrage qui a remporté cette récompense.
- Ce peintre est un prix de Rome.
- Compétition ou concours où est offerte cette récompense.
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. En 1820 il se présentait seulement sur nos hippodromes 120 concurrents se disputant 60 prix. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Chaque dernier jeudi d'octobre, l’Académie française ouvre le bal des prix littéraires d'automne en décernant son Grand Prix du roman. Une semaine après, viennent le Goncourt et le Renaudot. Puis le Fémina et l’Interallié. — (Daniel Garcia, Coupole et dépendances: Enquête sur l'Académie française, Éditions du Moment, 2014, chapitre 7)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.