Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ir
Mots qui riment avec "ir"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .
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moitir
?- Rendre moite.
- Le bracelet moitissait sa peau sous le vieux cuir. — (Tito Topin, 55 de fièvre, Série noire, Gallimard, 1983, page 20)
- Une chaleur humide moitissait tout ; les pierres transpiraient, les granits avaient de l’humeur ; les rameaux les plus secs, le houx, le chardon, tout exhalait des senteurs puerpérales qui faisaient froncer les narines. — (Martine Le Coz, La Beauté, éditions du Rocher, 2000, page 73)
- Mouiller, imbiber d’eau.
- — Nous pourrions commencer par l’enduire de notre salive, proposa Mican sans autre idée. [...]— J’y vais la première, dit Hila en moitissant la surface de la porte à différents endroits afin de déceler le symbole triangulaire. — (Dany Desjean, Les frères humains d’Agartha, Guérin, Montréal, 2011)
- (Intransitif) (Rare) Devenir moite.
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querir
?- (Archaïsme) Variante de quérir.
- Le Roy ordonna aussi tost aux Officiers de sa Garde robe d’aller querir un de ses plus beaux habits — (Charles Perrault, Le chat botté, dans Histoires, ou Contes du temps passé, page 92. 1697)
- Va querir une échelle. — (Émile Zola, La Terre, deuxième partie, chapitre IV)
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respire
?- (Québec) (Normandie) Variante orthographique de respir.
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cuire
?- Préparer les aliments par le moyen du feu, de la chaleur, pour les rendre propres à être mangés. Devenir propre à être mangé ou propre à tel ou tel usage par le moyen du feu, de la chaleur.
- Si l'on blanchit trop ce chou , il se réduira en bouillie en le cuisant pour la table : et s'il ne l'est pas suffisamment, on ne pourra le cuire assez pour le rendre mangeable; l'expérience seule apprend le point juste ; […]. — (François Rozier, Cours complet d'agriculture ou Nouveau dictionnaire d'agriculture, Paris: Pourrat Frères, 1834, vol. 6, page 361)
- J'essaie bien de cuire du porridge sur le réchaud à cadran, mais une vague plus forte envoie le porridge se coller au plafond et aux parois du poste. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Arsène André avait commencé de laver quelques pommes de terres qu'il cuirait sans les peler - à la baïenne - à l'étouffée. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Dans Mythologiques , Claude Lévi-Strauss écrit que cuire un aliment, c’est couper court au processus naturel qui fait qu’à terme un aliment cru (un légume, un fruit, un morceau de viande) devient une chose pourrie. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, page 320)
- […] en cuisine, un de leurs camarades cuit des pommes de terre et réchauffe des kippers, ces harengs ouverts par le dos salés et fumés. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, pages 30-31)
- (Vieilli) (Absolument) Cuire du pain.
- Ce boulanger cuit deux fois par jour.
- Tous les habitants d’un village étaient obligés d’aller cuire au four banal.
- (Suisse) Bouillir ou faire bouillir.
- Cuire de l’eau pour le café. L’eau cuit.
- Cuire du linge.
- (Par extension) Chauffer certaines choses pour les rendre propres à l’usage qu’on en veut faire.
- Cuire du plâtre, de la chaux.
- Un fourneau à cuire de la brique, etc.
- Cuire du fil, de la soie.
- Statue, vase de terre cuite.
- Transformer par la chaleur selon les effets souhaités ; antonyme : bruler.
- Un trop grand feu brûle les viandes, au lieu de les cuire.
- La chaleur naturelle de ces eaux est telle, qu’elles cuisent un œuf en moins de cinq minutes.
- Mûrir.
- C’est le soleil qui cuit tous les fruits.
- Le soleil n’est pas assez chaud dans ce pays-là pour bien cuire les melons.
- (Par analogie) Causer une douleur âpre et aiguë, comme celle que fait éprouver une brûlure ou une écorchure.
- Je me suis brûlé, je me suis écorché la main, cela me cuit.
- La main me cuit.
- Les yeux me cuisent, ils me cuisent comme du feu.
- La tête me cuit.
- (Sens figuré) (Familier) Nuire, causer un dommage, une vive douleur.
- Il vous en cuira quelque jour ; il m’en cuit ; il pourrait bien vous en cuire.
- — Michel est un mauvais gars qui veut rire... S’il lui en cuit, tant mieux ! — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Son adresse ! Et exacte, hein ! Sinon, il vous en cuira… — (Georges Simenon, Pietr-le-Letton, Fayard, 1931, réédition Le Livre de Poche, page 109)
- Vous oubliez que je suis la fille du plus grand maquignon de tout le Limousin. À Paris aussi, j’ai des relations très haut placées, il pourrait vous en cuire. — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 144)
- (Cuisine) Coaguler en parlant de jaunes d’œufs que l’on fait blanchir sans avoir pris soin de les fouetter énergiquement.
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brunir
?- Rendre brun.
- Le soleil l'a bruni.
- Polir un métal.
- Brunir de l'or.
- Brunir la tranche d’un livre.
- (Métallurgie) Donner à l’acier une certaine préparation qui le rend plus brun.
- (Intransitif) Devenir brun.
- Il a les cheveux qui brunissent.
- Son visage a bruni au soleil.
- « Madeleine est très-bien… Et toi aussi, tu es très-bien, ma petite Julie, dit-il à sa cousine avant même d’avoir examiné sa toilette. Seulement, reprit-il sur le même ton de lassitude ennuyée, tu as là des nœuds roses qui te brunissent un peu trop. » — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, pages 153-154)
- (Pronominal) Devenir brun.
- À mesure que le rhum vieillit, il se colore, se brunit ; il prend, avec une odeur piquante, une saveur acre & desséchante, dont la nuance empyreumatique huileuse fait dire, à ceux qui n’y sont point accoutumés, que cette liqueur sent le vieux cuir. — (Antoine-François Fourcroy et Louis-Nicolas Vauquelin, Encyclopédie méthodique: Chimie et métallurgie, volume 6, 1815, page 51)
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fournir
?- Pourvoir ; approvisionner.
- Mais, somme toute, les dirigeables n’étaient pas mieux fournis, en fait de cuirassement et d’armement, que la plus petite canonnière. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 290 de l’édition de 1921)
- Toutes ces plantes appartiennent à la classe des cultures dites industrielles, parce qu'elles fournissent des produits qui servent de matières premières à l'industrie. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 101)
- Dans les sols légers et perméables la potasse sera fournie sous forme de kaïnite. Dans les sols argileux, il faut éviter de l'employer. — (René Lafon, La culture du blé dans l'arrondissement de Barbezieux avec une étude de sols de l'arrondissement, Barbezieux : Imprimerie Émile Venthenat, 1913, page 28)
- (Absolument) — Ce commerçant qui fournit dans cette maison. - Il se fournit d’ordinaire chez ce marchand.
- En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, officier français de confession juive, est condamné à la déportation à vie pour avoir fourni des documents secrets à l'Allemagne.[1]
- Livrer ; procurer ; faire avoir.
- Ces chiffres comparés avec le nombre de pieds cubes d'eau que les aqueducs de la ville fournissent en 24 heures, démontreraient, ce que la simple inspection des fontaines publiques aux diverses heures du jour et de la nuit prouve déjà, que les deux tiers environ de l’eau potable qui arrive à Lausanne se répandent dans les égouts , sans avoir été préalablement utilisés. — (Charles Louis Mayor, Essai sur un procédé pour la distribution de l'eau potable, Lausanne : chez Georges Bridel, 1846, page 5)
- Il pense avec d’amers regrets à son pouvoir évanoui, aux empiffreries de viande de porc que lui fournissaient les nigauds, aux vaches grasses à tout jamais remplacées par des vaches maigres. — (« Missions d'Asie », dans les Annales de la propagation de la foi, vol. 80-82, chez l’Éditeur des Annales, 1908, page 88)
- Pourquoi construire d'inconfortables maisons en planches et en tôle ondulée quand le feuillage des cocotiers peut vous fournir des abris toujours frais? — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Encore aujourd'hui, le diocèse de Rodez est, de tous, celui qui fournit le plus grand nombre de prêtres, le plus grand nombre de missionnaires. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- En effet, en dehors des tossafistes, qui illustrèrent le rabbinat français au XIIe et XIIIe siècle, la famille de Raschi a fourni au judaïsme maintes célébrités. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Je m'explique: nos usines cédulent le départ et l'arrivée des bateaux, leur fournissant la quantité de glace nécessaire pour qu'ils rapportent le poisson dans le meilleur état de fraîcheur possible. — (La pêche au Canada, n° 2 à 6, Ministère des Pêcheries du Canada, 1971, page 3)
- L’huile que fournissent les graines de colza.
- Cette école préparatoire est destinée à fournir des officiers, des professeurs, des administrateurs, etc.
- Ce livre m’a fourni plusieurs citations, des idées, des renseignements.
- (En particulier) (Cartes à jouer) Mettre la carte qui est prévue par la règle du jeu.
- Si vous avez de l’atout, vous devez en fournir.
- (En particulier) Produire, exposer, surtout en termes de procédure et d’administration.
- Fournir ses défenses, ses griefs.
- Il n’a pas fourni toutes les pièces du dossier.
- J’en fournirai la preuve quand on le voudra.
- (Hippologie) Parcourir l'espace de dressage
- Ce cheval a bien fourni la carrière.
- Accomplir.
- Il s’est jeté dans sa voiture qui a fourni une course furibonde à travers Paris. — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
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mûrir
?- Devenir mûr.
- II y a le bigarreau tardif ou de fer, qui mûrit plus tard, & qui n'est pas si sujet aux vers que l'ordinaire : il fait un bel arbre. — (La nouvelle Maison rustique, ou, Économie rurale pratique et générale de tous les biens de la campagne, par Louis Liger, tome 2, Paris : chez les Libraires associés, 1790, p. 152)
- […], mais l’on n’était qu’en juin et, sauf pour les poires de moisson qui mûrissent en août, il fallait encore attendre longtemps avant de savourer concurremment les pommes du verger et la vengeance désirée. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pour faire mûrir la graine de vers à soie, celle-ci était placée dans un petit sac suspendu autour du cou et reposait entre les seins de la femme, la magnanarelle. La chaleur du corps favorisait l'éclosion des petites larves.(Muller 1874) — (Martine de Lajudie, Un savant au XIXe siècle: Correspondance d'Urbain Dortet de Tessan Ingénieur hydrographe - 1820-1875, note n°517, page 170, 2008)
- Acquérir de la maturité.
- C’est un esprit qui mûrira avec le temps.
- L’âge et l’expérience l’ont mûri !.
- Cet homme ne mûrira jamais.
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mugir
?- (Sens propre) Pousser son cri, en parlant des bovins.
- Ses concitoyens le regardaient comme un homme d’une grande opulence. Il possédait cinquante feddans de bonne terre ; cinq gamousses, dix bœufs mugissaient dans ses étables. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Sens figuré) Donner de la voix, quand on la force et qu’elle approche du mugissement, pour un humain.
- Entendez-vous dans les campagnesMugir ces féroces soldats ? (paroles extraites de l’hymne national français ‘’La Marseillaise’’, 1792)
- Cet homme mugissait de colère, de fureur, de rage, de douleur.
- (Par extension) Le fracas de l’orchestre leur arrivait, assourdissant. Par instants, les violons dominaient le vacarme qu’ils semblaient apaiser, caresser, contenir, mais le saxo, le piston, la clarinette et surtout la trompette […] se mettaient ensemble à mugir et à pétarader de telle sorte que personne ne parlait plus. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Sens figuré) Faire le bruit des flots de la mer, des vents, des torrents, etc., quand ils sont violemment agités.
- En effet, on entendait la tempête mugir autour de la maison. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Rien n’a pu effacer le souvenir de la sauvagerie de la pointe du Raz et de la Baie des Trépassés, et l’horreur fascinante de la mer mugissant dans l’enfer de Plogoff. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
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candir
?- (Cuisine) Cristalliser du sucre.
- Le sucre commence à candir.
- Les confitures trop cuites se candissent.
- Couvrir de sucre candi.
- Candir des pastilles.
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maudire
?- Lancer des imprécations contre quelqu’un pour qu’il lui arrive du mal.
- Le christianisme défend de maudire ses persécuteurs. - Il maudit tous les jours ceux qui lui ont donné de mauvais conseils.
- Il a alors compris la source de son malheur, il avait été maudit pour avoir volé le bien d’autrui. — (Nesrine Choucri, « Le pêcheur », Le progrès égyptien, 14 juin 2018)
- Réprouver.
- Je maudissais ces pauvres riches qui, dégoûtés de notre belle France, vont acheter à prix d’or le droit de dédaigner leur patrie […] — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Si une chose frappe particulièrement, ces années-ci, lorsqu’on voit se déployer la frange radicale de ceux qui se croient en insurrection contre un Système qu’ils peinent à définir mais qu’ils ne cessent de maudire, c’est la conviction profonde que l’Histoire mettrait en scène un affrontement irréductible entre des forces obscures, agissantes, maléfiques et, de l’autre côté, une résistance composée de guerriers héroïques, déchiffrant à travers l’actualité les signes invisibles aux autres de cette lutte sans merci. — (Mathieu Bock-Côté, Couvre-feu: je réponds à vos questions!, Le Journal de Québec, 10 janvier 2021)
- Détester une chose, exprimer l’horreur qu’on en a.
- Haï, Épicure le fut et le sera parce qu’il est un des héros de l’humanité. […] Et si, à sa suite, l’ensemble de l’épicurisme fut maudit, et calomnié comme libertinage dévergondé, c’est parce qu’il guérit de la peur dont tout pouvoir, religieux ou politique, a besoin ! — (Robert Redeker, Les Épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, pp. 72-73)
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enduire
?- (Absolument) (Maçonnerie) Appliquer un enduit.
- (Par extension) Couvrir d’une matière qui forme un enduit.
- Aidé des conseils d’Atala, je bâtis un canot, que j’enduisis de gomme de prunier, après en avoir recousu les écorces avec des racines de sapin. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Les colleurs d’affiches après avoir enduit de colle très liquide le panneau d’affichage appliquent leur papier en le noyant littéralement de colle pour que l'allongement soit rapide et le glissement facile. — (Papyrus: Revue de toutes les industries du papier, de l'imprimerie, & du livre, 1920, vol. 1-2, p. 94)
- […]: il était travesti en Charlot et tenait à la main une petite moustache noire qu'il enduisait de colle. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Le premier auteur-acteur tragique, Thespis, s’enduisit le visage de blanc de céruse, puis il inventa le masque de toile, d'abord assez neutre, sans expression, […]. — (Patricia Vasseur-Legangneux, Les tragédies grecques sur la scène moderne: Une utopie théâtrale, Presses Univ. Septentrion, 2004, p. 164)
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anéantir
?- Réduire au néant, mettre à néant.
- Cette objection s’anéantit d’elle-même.
- Il se passa peu de temps avant que la maison entière fût plongée dans ce silence où la campagne s’anéantit chaque soir comme dans un tombeau. — (Julien Green, Le voyageur sur la terre, 1927, Le Livre de Poche, page 193)
- (Par extension) Réduire à rien, détruire absolument.
- En consacrant la notion de risque technologique majeur, les accidents spectaculaires qui se sont produits au cours de ces dernières années ont définitivement anéanti le mythe d’une technologie sans faille et d’une technocratie ultra-compétente. — (Michel Claessens, Petit éloge de l’incompétence, 2013)
- Quelques fumigations opportunément et soigneusement faites, et tout vibrion est anéanti. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Mais à lui-même aussi, cette mort serrait le cœur qui, d'un coup, anéantissait un homme en pleine vigueur, dans la fleur de l'âge, sans l'avertir par les prodromes les plus légers, un homme sobre comme il l'était, et cela à quelque temps de la retraite. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Le garçon était assis, le dos à la porte, concentré sur l’écran de son ordinateur, sur lequel on voyait une sorte de guerrier bigorexique anéantissant des squelettes avec une épée disproportionnée. Il ne nous accorda même pas un regard. — (Luis Montero Manglano, L'Oasis éternelle, traduit de l'espagnol par Claude Bleton, éditions Actes Sud, 2018, chapitre 4)
- (Par hyperbole) Mettre dans un état d’abattement, de faiblesse.
- Cette longue course m’a anéanti.
- (À la voix passive) Être dans une stupéfaction profonde.
- Être anéanti.
- (Pronominal) (Religion) S’abaisser et s’humilier devant Dieu, par la connaissance qu’on a de son néant.
- (Pronominal) (Argot) Mourir.
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durcir
?- Rendre dur.
- La grande chaleur durcit la terre.
- (Sens figuré) — La haine lui durcit le cœur.
- Faire paraître plus dur.
- Durant notre veillée mortuaire, ma mère se levait quelquefois, soulevait le suaire et sa longue figure durcissait encore son air revêche. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 29)
- (Intransitif) Devenir dur.
- La terre durcit sous le soleil.
- Le chêne durcit dans l’eau.
- (Pronominal) Devenir dur, plus dur.
- La boue se durcit au soleil.
- La pierre se durcit à l’air.
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entretenir
?- Tenir en bon état.
- Les abords désobstrués et sablés étaient soignés par l’homme chargé d’entretenir les allées du parc. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre dixième)
- Entretenir les ponts, les chaussées, les chemins.
- Des armes bien entretenues.
- Une maison bien entretenue.
- Maintenir en un certain état une chose ou une personne.
- Entretenir quelqu’un d’espérance, l’entretenir de belles promesses, le tromper, l’amuser en lui donnant toujours des espérances, en lui faisant beaucoup de promesses.
- On a souvent fait remarquer que des sectaires anglais ou américains, dont l’exaltation religieuse était entretenue par les mythes apocalyptiques, n’en étaient pas moins souvent des hommes très pratiques. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. IV, La grève prolétarienne, 1908, note de bas de page 165)
- Je sors et vais m’asseoir près de leur feu […]. Nous l’entretenons parcimonieusement, allumant chaque nouveau sarment au sarment qui s’éteint, pour que le fagot suffise jusqu’au matin. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Cette île narcissique qui a plus d’une raison objective de se proclamer « de Beauté » a de tout temps entretenu avec les « autres » des rapports compliqués. — (Erik Empatz, La Corse démasquée, dans Les dossiers du Canard enchaîné, nº 60, p. 5, juillet 1996)
- A dater de ce moment, elle commença à entretenir l'idée qu'elle avait ou allait avoir un cancer du nez ; de là, un état d’hypochondrie et de mysophobie extrême. — (Archives internationale de neurologie, des maladies héréditaires, de médecine mentale et psychosomatique, 1881, vol.1, page 610)
- Entretenir la paix, l’amitié, la concorde. — Entretenir une correspondance avec quelqu’un, des intelligences avec l’ennemi.
- Les bons offices entretiennent l’amitié.
- (En particulier) Faire subsister en fournissant les choses nécessaires.
- Entretenir un grand train, un grand équipage, avoir beaucoup de valets, de chevaux, etc.
- Ils allumèrent des feux qu’ils entretinrent nuit et jour, et les hommes qu’on envoyait à la corvée du bois aux environs devaient tenir les loups en respect. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 271 de l’édition de 1921)
- Entretenir quelqu’un de linge, de vêtements.
- Il a de quoi s’entretenir honnêtement.
- Il s’entretient avec ce qu’il gagne, de ce qu’il gagne.
- Il s’entretient avec la pension que lui donne son père.
- Je donne tant à mon domestique pour s’entretenir.
- (Spécialement) Pourvoir aux dépenses d’une personne avec laquelle on est en commerce de galanterie.
- Le « gros » l’entretenait parcimonieusement de repas et de cadeaux mesquins et lui payait sa chambre, au coin de la rue Grange-Batelière. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 88)
- Oh certes, il aurait tout abandonné dans la seconde à Dieu, sans l'ombre d'une hésitation, mais certainement pas aux hommes censés le représenter ; afin qu'ils pètent dans la soie, entretiennent sur un grand pied leurs catins ou damoiseaux, ou dilapident son argent en mangeries et en beuveries ? — (Andrea H. Japp, Les mystères de Druon de Brévaux, vol.4 :In anima vili, Flammarion, 2013, chap.1)
- (Par extension) Converser avec quelqu’un sur tel ou tel sujet.
- C'est uniquement de cette partie que je vais vous entretenir en peu de mots, laissant à d'autres sociétés savantes le soin d'examiner ce qui est de leur domaine. — (« Rapport de la Commission de la Société royale des Antiquaires de France », donné par Labouderie, séance du 19 juillet 1829, dans Rapports faits par les diverses académies et sociétés savantes de France sur les ouvrages et collections rapportées de l’Égypte et de la Nubie par M. Rifaud, Paris : imprimerie de Crapelet, 1829, page 35)
- (Pronominal) Se conserver, se maintenir.
- L’union ne s’entretient pas longtemps entre personnes qui ont des intérêts contraires.
- Parce que, formant une communauté soudée, ils se sont entretenus mutuellement dans l'illusion que les savants seraient plus forts que les militaires ? — (Frédéric Pagès, Pétards et farandoles, Le Canard enchaîné, 18 mai 2016)
- (Pronominal) S’exercer pour se maintenir au même degré de force, de savoir.
- Il fait tous les jours des armes pour s’entretenir la main.
- (Pronominal) Converser, discuter.
- Tandis que nous nous entretenions amicalement avec ces bonnes gens, j’observais l’heureuse disposition du dressoir, de l’évier, des tablettes, où étaient rangés les pots et les assiettes. — (Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 93)
- (Sens figuré) — S’entretenir de ses propres pensées.
- (Sens figuré) — S’entretenir avec soi-même.
- (Pronominal) Se tenir, s’assujettir réciproquement.
- Ces deux pièces de bois s’entretiennent.
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ravilir
?- Rendre vil et méprisable.
- Une si étrange dépravation qui nous fait voir d’un côté combien notre orgueil nous enfle, et de l’autre combien notre sensualité nous ravilit… — (Bossuet, Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même)
- Ô qu’il était éloigné de ces prédicateurs infidèles qui ravilissent leur dignité jusqu’à faire servir au désir de plaire le ministère d’instruire ! — (Bossuet, Oraisons funèbres)
- (Pronominal) Devenir vil et méprisable.
- Ce que Jésus-Christ est venu chercher du ciel en terre, ce qu’il a cru pouvoir, sans se ravilir, racheter de son sang, n’est-ce qu’un rien ? — (Bossuet, Oraisons funèbres)
- Il ravilit entièrement l'autorité des Conciles, prétendant qu'ils n'ont pouvoir que de consulter & d'exécuter. — (Pierre Bayle, Jean Le Clerc, Jacques Bernard, Nouvelles de la république des lettres, 1703)
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similicuir
?- (Textile) Variante orthographique de simili-cuir.
- On le fait aussi en similicuir.
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déverdir
?- (Tissage) Perdre la couleur verte, en parlant des étoffes sortant de la cuve au pastel, l’air leur enlevant la teinte verte, pour leur faire prendre un ton bleu.
- Faire perdre une couleur verte à.
- (Viticulture) Faire baisser l’acidité par adjonction d’une substance.
- de tels concentrés ainsi décaramélés, comme d’ailleurs ceux provenant de moûts déverdis, ne peuvent donc être également employés à la chaptalisation. — (Revue de viticulture, 1938, volume 89, page 582)
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blettir
?- Devenir blet.
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accourir
?- Courir, venir promptement en un lieu où quelque chose ou quelqu’un nous attire.
- Mais quand tout fut fini, les magnats accoururent des quatre coins de la Pologne, en qualité de sauveurs de la patrie. Les sauveurs sont la plaie des révolutions populaires. — (François-Vincent Raspail, De la Pologne — Les deux insurrections, 1839)
- De tous les pays circonvoisins, des campagnes et des villes, malades et infirmes, paralytiques, culs-de-jatte et pieds-bots accouraient dans des carrioles, dans des calèches, sur des ânes, sur leurs moignons calleux. — (Octave Mirbeau, « Rabalan », in La Pipe de cidre, 1919)
- Mais un grand escogriffe en smoking et coiffé d’une casquette à carreaux sortait de la limousine et accourait vers les trois femmes qui l’accueillirent fraîchement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le bruit, les allées et venues des gens m’alertèrent. J’accourus avec un funèbre pressentiment, sans toutefois penser à un malheur aussi terrible. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
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martyr
?- (Christianisme) Personne qui se laisse tuer (et souvent torturer) pour porter témoignage d'une foi chrétienne inébranlable.
- Les saints martyrs canadiens.
- Or, ce qui fait le martyr, ce n'est pas sa mort, mais la cause pour laquelle il offre sa vie, le sens qu'il donne à son supplice. — (Après Jésus. L'invention du christianisme, sous la dir. de Roselyne Dupont-Roc et Antoine Guggenheim, Albin Michel, 2020, p. 438.)
- Telle que les anciens martyrs, elle accusait au fond du cœur les Indiens de perdre un temps précieux en cérémonies inutiles. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- S’il y eut des saintes et des martyres, en revanche point de papesses ou seulement de clergeonnes. La messe est purement virile. — (Roger Judrin, Goûts et couleurs : portrait abécédaire, Plon, 1966, p. 108)
- (Par extension) Personne qui est tuée ou torturée à cause de son appartenance à une religion ou de son adhésion à une doctrine qu'elle ne veut pas renier.
- Aucune classe d’hommes n’alimenta de plus de victimes les bûchers du moyen âge. Les Vaudois d’Arras eurent leurs martyrs, comme ceux de Lyon. — (Jules Michelet, Tableau de la France, dans le vol. 2 de Histoire de France, Hetzel, 1831 — éd. Paris : Les Belles Lettres & Offenbourg/Mayence : Lehrmittel, 1947, p. 65)
- (Par extension) Personne ayant involontairement subi un sort tragique dû à la méchanceté d'autres hommes.
- Du mur des fusillés de mai 71, j’aurais voulu saluer les morts des hécatombes nouvelles, les martyrs de Montjuich, les égorgés d’Arménie, les foules écrasées d’Espagne, […]. — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, à la suite du frontispice)
- (Sens figuré) Personne subissant une situation présentée comme insupportable.
- Modeste, impitoyable pour les dix martyrs qu’elle faisait, pria Canalis de lire une de ses pièces de vers. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Par analogie) Morceau de matériau destiné à être usé ou abîmé.
- (Technologie) Plateau ou cale fait d’un matériau assez tendre destiné à supporter les dépassements d’usinage, notamment les perçages ou les fraisages ; il est placé au contact (et généralement en dessous) de la pièce à usiner au moment où l’on installe dans l’étau la pièce à usiner.
- (Menuiserie) Cale dont on se sert lorsque l’on utilise une scie.
- La lame de scie, qui dépasse forcément un peu sous la pièce, entame le martyr sur quelques millimètres mais épargne le plan de travail. — (Dico Bois+ Le Bouvet → lire en ligne)
- (Marine) Pièce de métal ou de bois mise là où certains frottements ou ragages useraient le bateau.
- Les martyrs sont en général de forme plane et arrondie, et doivent adopter la forme de l’emplacement à protéger.
- (Marine) (Spécialement) Pièce en métal ou bois (en général barre ou tige) placée au centre d’un nœud afin qu’une fois souqué, il ne puisse plus être défait, et qu'on peut retirer ensuite pour donner le mou nécessaire au desserrage.
- Avant de serrer un nœud de plein poing qui permettra de haler un objet lourd, on s’avisera d’y glisser un martyr.
- Un tournevis peut servir momentanément de martyr.
- (Agriculture) Morceau de bois posé sur l’enclumette à battre les faux qui sert à être martelé par la massette à la place de cette première quand on l’enfonce dans le sol[1].
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Taille de pierre) Pièce que l’on utilise pour séparer les blocs, en les frappant pour les enfoncer.
- Les martyrs servent à décoller les bandes de pierre, placés dans les fentes et calés avec des cales plates (utilisation des crémones), sur lequel on frappe. — (Guy Prigent, Témoignage sonore enregistré de Augustin Rault, Erquy : 2004, Témoignage oral de Augustin Rault, ancien artisan carrier d’Erquy)
-
appartenir
?- Être la propriété légitime de quelqu’un, que celui à qui est la chose l’ait en sa possession ou non.
- Les biens qui appartiennent à des particuliers.
- Il retient injustement un objet qui m’appartient.
- La part et portion qui lui appartient dans cette succession.
- Il m’en appartient une moitié.
- La nue-propriété de cette maison m’appartient.
- L’usufruit de ce domaine m’appartient.
- Cela nous appartient de droit et en toute propriété.
- L’homme sage et libre s’appartient. (Pronominal) (Indirect)
- J’ai tant d’occupations que je ne m’appartiens plus. (Pronominal) (Indirect)
- Une femme, dès qu’elle se marie, cesse de s’appartenir. (Pronominal) (Indirect)
- L’heure approchait., ils en avaient l’intuition affolante, qui les verrait s’appartenir. — (Maurice Leblanc, Voici des ailes, 1898, réédition Éditions François Bourin, collection Libretto, 1999, page 78)
- Être parent de quelqu’un ou attaché à son service.
- Dorante.— Monsieur, vous avez sans doute reçu de nos nouvelles ; j’appartiens à monsieur Dorante qui me suit, et qui m’envoie toujours devant, vous assurer de ses respects, en attendant qu’il vous en assure lui-même. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- Dans les seuls évêchés de Dol, Saint-Malo et Saint-Brieuc, quatorze feudataires dont les revenus nobles propres allaient de 1500 à 40 livres monnaie appartenaient à la maison du vicomte de Rohan. — (Michel Nassiet, Parenté, noblesse et états dynastiques: XVe-XVIe siècles, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2000, page 121)
- Il appartient à d’honnêtes parents.
- Il appartenait aux plus grands seigneurs du royaume.
- L’honneur que j’ai de vous appartenir.
- Par respect pour la maison à laquelle j’appartiens.
- Être le droit, le privilège ou le propre, le caractère particulier de quelqu’un ou quelque chose.
- Le droit de faire grâce appartient ordinairement au chef de l’état.
- Les honneurs qui vous appartiennent.
- Ces droits appartiennent à ma charge.
- La connaissance de cette affaire appartient à tel juge.
- Ils ont attribué à la matière ce qui n’appartient qu’à l’esprit, à l’âme.
- La perfection n’appartient qu’à Dieu seul.
- (Impersonnel) Incomber.
- Il appartient aux pères de châtier leurs enfants.
- Il ne vous appartient pas de le reprendre.
- Il n’appartient qu’à un prince de faire une si grosse dépense.
- Il appartient au service à l’origine du projet de texte de verser au dossier une fiche justifiant de la nécessité de recueillir les contreseings retenus dans son projet et de préciser, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il y aurait lieu de recueillir des contreseings autres que juridiquement nécessaires. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- Il n’appartient qu’à peu de gens de sentir, de comprendre cela : Il n’est donné qu’à peu de gens, etc.
- Il n’appartient qu’au génie de concevoir une telle pensée : Le génie seul est capable de concevoir une telle pensée, etc.
- (Ironique) Par manière de reproche.
- Il vous appartient bien de… : Vous êtes bien hardi de…
- Il vous appartient bien de vous plaindre, après tout ce que vous avez fait.
- Ainsi qu’il appartiendra : (Droit) Terme de procédure, formule qui signifie « selon qu’il sera convenable ».
- Pour être statué ce qu’il appartiendra.
- À tous ceux qu’il appartiendra : À tous ceux qui y auront intérêt ou qui voudront en prendre connaissance.
- Faire partie de.
- Le Groenland, qui a la chance d'appartenir au Danemark, est, après l'Australie, la plus grande île du monde ; son étendue correspond approximativement au quart de celle de l'Europe. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Henri s'était rapidement familiarisé avec la plupart de ces messieurs. Grâce à Tacherot, il était accepté ; il appartenait maintenant à leur monde. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 89)
- Il avait appartenu, en qualité de porteur, à une troupe d'acrobates de cirque, puis s'était entraîné au tapis, en vue d'un numéro de « flic-flac » avec rattrape sur les épaules. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Mais, dans la société compliquée que j’habitais désormais, j’avais tôt compris que chaque saison exigeait son uniforme et qu’il y avait des styles et des modes et des mouvements et que chacun s’y pliait et que si l’on voulait « appartenir », il valait mieux porter certaines cravates et certains tissus, certaines couleurs et certaines formes. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 148)
- J’appartenais – comme ils disaient sur le campus. To belong : appartenir. Faire corps avec. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 195)
- Un membre séparé du corps auquel il appartient.
- On a trouvé le bras qui appartient à cette statue mutilée.
- Cet animal, cette plante appartient à tel genre.
- Ce soldat appartient à tel régiment.
- Avoir une relation nécessaire ou de convenance.
- Cette question appartient à la philosophie.
- Cela appartient à la matière que je traite.
- Cela appartient à la grammaire.
- Cela n’appartient pas à mon sujet.
- (Mathématiques) Être élément de
- -2 appartient à l'ensemble Z des entiers relatifs.
-
déguerpir
?- (Transitif) (Ancien droit administratif) Abandonner la possession (d'un bien, d'une maison, etc.)[1].
- Déguerpir une rente, une dette, un immeuble, etc.
- Sortir, se retirer hâtivement et malgré soi ; fuir.
- Il eut peur de revoir le comte, et retrouva l'usage de ses jambes pour déguerpir et gagner l'escalier. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- A leur pied, une fosse est ouverte, à moitié pleine ; sur le bord oscille un cadavre qu'étaient en train d'y jeter les ensevelisseurs déguerpis. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l'Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, p.355)
- En lui-même, il souhaitait que Feempje déguerpît, car les colères brusques du Hollandais le faisait trembler pour ses vitres. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 39)
- Mais alors que l’un d’entre eux, titubant, est emmené vers la sortie, l’homme au jogging rayé de jaune fait irruption pour le frapper, avant de déguerpir. Quelques secondes plus tard, sa victime s’effondre à terre. — (Eric Zemmour à Villepinte : ce que les images montrent des violences à son meeting, William Audureau, Arthur Carpentier et Adrien Sénécat → lire en ligne)
-
chauvir
?- (Zoologie) Dresser les oreilles, en parlant des animaux qui ont les oreilles longues et pointues, tels que les chevaux, les mulets ou les ânes.
- On m'avait destiné une jument appelée l'Heureuse, bête légère, mais sans bouche, ombrageuse et pleine de caprices ; assez vive image de ma fortune, qui chauvit sans cesse des oreilles. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d'Outre-tombe, 1 L 4 Chapitre 9)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
nantir
?- Munir d’un nantissement, donner des gages pour assurance d’une dette.
- Cet homme ne prête point si on ne le nantit auparavant.
- Il ne veut rien prêter s’il n’est nanti.
- Il ne perdra rien dans cette affaire, il s’était nanti de gages sûrs, il s’était nanti.
-
adoucir
?- Rendre doux, tempérer.
- Adoucir l’acide du citron avec le sucre.
- Adoucir une sauce trop salée en y ajoutant de l’eau.
- Adoucir les traits d’une figure, les rendre plus délicats, plus aimables.
- Adoucir les teintes d’un tableau, graduer avec plus de délicatesse le passage de l’une à l’autre.
- Rendre plus doux, en parlant d'un son, d'une voix.
- Il parlait couramment anglais, mais avec un fort accent tudesque, qu’on remarquait spécialement dans la prononciation des lettres v et b ; il adoucissait ses th jusqu’à faire entendre le son dz très doux, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 153 de l’édition de 1921)
- Polir en ôtant les aspérités.
- On adoucit le bois avec la prêle.
- On adoucit les glaces avec l’émeri.
- (Spécialement) (Marbrerie) Frotter le marbre avec une pierre-ponce dure et de l'eau ; c'est la quatrième opération employée pour parvenir au poli du marbre.
- (Sens figuré) Rendre plus supportable.
- Cela adoucira un peu votre mal.
- Si quelque chose pouvait adoucir ma peine.
- Adoucir l’ennui, l’amertume, le chagrin, etc.
- Tous les maux s’adoucissent avec le temps.
- Cette critique est trop sévère, il faut l’adoucir.
- Adoucir des reproches, des remontrances, un refus, etc.
- (Beaux-arts) Diminuer ce qui est trop prononcé.
- Toute la ville était éclairée par un petit nuage éblouissant qui s’était arrêté sur la lune, et le ciel était adouci de clarté. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- La hardiesse du vrai s’élève à des combinaisons interdites à l’art, tant elles sont invraisemblables ou peu décentes, à moins que l’écrivain ne les adoucisse, ne les émonde, ne les châtre. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- Apaiser.
- Adoucir la colère de quelqu’un. Adoucir un esprit irrité. Sa colère s’est adoucie.
- La loi vise à faire pression sur les nations européennes pour qu'elles adoucissent les sanctions américaines paralysantes. — (Associated Press, Iran : travaux de construction dans une usine d'enrichissement d'uranium souterraine, radio-canada.ca, 18 décembre 2020)
- (Pronominal) Devenir plus doux.
- Le temps s’adoucit.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.