Dictionnaire des rimes
Les rimes en : inspecter
Que signifie "inspecter" ?
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- Examiner avec attention.
- Puis, cela fait, il acheva de se déshabiller, non sans inspecter les poches de ses autres vêtements, à seule fin de s'assurer qu'on n'y avait rien fourré à son insu. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 52)
- Au jour, j’inspecte minutieusement les avaries et consolide les réparations provisoires de la nuit. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- C’était la première fois qu’il se risquait au Montparnasse. Ses regards inspectèrent la salle et, finalement, se fixèrent sur la grosse nuque puissante de Feempje. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 143)
- (Par extension) Examiner avec autorité, ou avec une mission spéciale d’une autorité compétente.
- Le Prince les inspecta, comme s’il eût passé une revue, à cheval sur un fringant coursier. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 262 de l’édition de 1921)
- Il fut chargé d’inspecter ces magasins.
- Ils ne se retirèrent qu’après avoir soigneusement inspecté toute la maison.
- Inspecter des travaux publics, un collège, etc.
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "inspecter".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
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discuter
?- Examiner, débattre avec quelqu’un une question, une affaire avec soin, avec exactitude, et en bien considérer le pour et le contre.
- De l’autre côté, quelques-uns parmi nous discutaient s'il fallait ajouter foi aux affirmations du criminel qui s'était montré menteur incorrigible. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Monsieur Josèphe, observe le maire, je ne suis pas plus tendeur que vous ; je fais même partie d'une société protectrice des animaux, mais je dois veiller aux intérêts de mes administrés et en discuter sans parti-pris. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- L’affaire fit beaucoup de bruit. À l’heure de l’anisette, les officiers de l’état-major en discutaient ! — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, p.47, France-Empire, 1963)
- Ajoutons que la formation de ces grès a été et reste encore très discutée : d’aucuns leur attribuent une origine torrentielle ; d’autres y voyaient un dépôt d’eau profonde. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 11)
- (Droit) Liquider judiciairement les biens d’une personne.
- Discuter les biens d’un débiteur. — Discuter un débiteur.
- Il faut discuter le principal obligé avant que d’attaquer la caution.
- Manifester une opinion différente de celle d’une ou de plusieurs personnes.
- Nous aurions pu discuter à l’infini sans tomber d'accord sur la nécessité qu'évoquait l'inspecteur. C'était, en effet, plus au sentiment qu'à la raison qu'il appartenait, somme toute, de nous départager. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Converser.
- On a discuté toute la nuit.
- Manon aime bien discuter avec ses amis le soir sur son ordinateur. Elle connait bien comme eux tous les lol, mdr et autres smileys/émoticônes. Elle utilise Windows Live Messenger et arrive à suivre une dizaine de conversations sans problème. — (Zythom, Dans la peau d'un informaticien expert judiciaire, vol. 3 : Le dernier maillon, Lulu.com, 2012, p. 162)
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arpenter
?- Mesurer des terres par toute mesure agraire.
- Arpenter le terrain d’un village.
- Faire arpenter une pièce de terre.
- Gargaret, très vite.– L’immeuble ?Albert, de même.– C’est tant du mètre carré.Gargaret, de même.– Nous l’arpenterons… — (Eugène Labiche, Doit-on le dire ?, 1872)
- (Sens figuré) (Familier) Parcourir un espace avec vitesse et à grands pas.
- La nuit est froide. Je me réchauffe en arpentant le pont à grands pas pendant une demi-heure. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Avant que le dernier coup n'eût fait vibrer le dernier timbre, Taxis, une petite sonnette à la main, arpentait déjà la grande salle, à pas méthodiques et déterminés. — (Pierre Louÿs; Les aventures du roi Pausole, 1901))
- Il se leva, et arpenta plusieurs fois la salle d'auberge. — (Chevalier Léopold de Sacher-Masoch; Don Juan de Kolomea in "Contes Galiciens", traduction anonyme de 1874)
- Il arrive aussi, mais cet usage tend à disparaitre au début de la IIIe République, que les filles racolent en arpentant à tour de rôle le trottoir situé devant la maison. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
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partager
?- Diviser une chose en plusieurs parties séparées, pour en faire la distribution.
- Souvent deux familles prennent une ferme indivise, et les bénéfices sont partagés proportionnellement au nombre d’enfants et aux services qu’ils rendent. — (Eugène Bonnemère, Histoire des paysans, depuis la fin du moyen âge jusqu’à nos jours : 1200-1850, Paris : F. Chamerot, 1856, volume 2, page 447)
- (En particulier) Donner une partie de ce qu'on détient, physiquement ou non (on peut partager sa connaissance).
- Reste l’art et la manière d’en faire une merveille aérienne et équilibrée, ce que la pâtissier Michel Bartocetti, beau boss sucré d’une légende parisienne, le George V, ne rechigne pas à partager. — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 54)
- Répartir.
- La cour d’appel partagea alors les dommages, selon les principes de la faute commune, constatant que la victime s’était imprudemment aventurée sur un boulevard passager, sans prendre les précautions nécessaires. — (Orville Frenette, L’incidence du décès de la victime d’un délit ou d’un quasi-délit sur l’action en indemnité, Librairie de l’Université d'Ottawa, 1961, page 85)
- Il partage sa vie, son temps entre ses occupations professionnelles et ses devoirs de famille.
- (Pronominal) Sa tendresse se partage également entre tous ses enfants.
- Avoir une part, avoir droit à une part, prendre sa part d’une chose.
- Partager également un bénéfice avec quelqu’un.
- Ils se sont partagé la somme.
- (Absolument) Il ne partage pas dans cette succession.
- Achetez cette pièce d’étoffe pour nous deux, nous partagerons.
- (Sens figuré) Avoir en commun.
- Il y a aussi deux groupes d’astéroïdes, appelés Troyens, qui partagent l’orbite de Jupiter, précédant et suivant la planète de 60 degrés. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, n° 24, décembre 1992, page 41)
- En ce cas, cela veut dire que l’erreur béhachélienne était largement partagée, y compris dans les médias, où de nombreux articles étaient déjà parus avant qu’Aude Lancelin ne la signale (ça en fait au moins une qui lit). — (François Taillandier, La France de Nicolas Sarkozy: Chroniques de L’Humanité (2007-2011), éditions Desclée De Brouwer, 2012)
- Nous partageâmes notre première nuit au son de Portishead, un disque qu’elle m’offrit bientôt, la voix de la chanteuse me berçait autant que sa douceur, le bungalow devint notre cabane. — (Hervé Commère, Les Ronds dans l’eau, Fleuve Noir, 2011, chapitre XXI)
- (En particulier) (Sens figuré) Accompagner une personne dans ses sentiments.
- Rentrée à la maison, ayant réussi à faire partager aux voisins son inquiétude, Mme Mirondeau les décida, […], à partir sans tarder à la recherche de son époux. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Le premier passait son chemin en respirant une fleur et l'on se rendait compte qu'il était à cent lieues de partager l'humeur baroque et déconcertante du second. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Pourquoi ne pouvons-nous pas partager davantage d'histoires de femmes et de leurs obsessions qui ne paraissent pas ringardes et qui servent de piège à clics ? — (Sasha Grey, Juliette Society, tome 2 : La Chambre de Janus, traduit de l’anglais par Pascal Loubet, Le Livre de Poche, 2017)
- Donner en partage à quelqu’un.
- L’idéologie n'est donc qu'un système délirant d'un type un peu particulier. […]. L’idéologie est un système délirant qui se partage, qui se partage tellement qu'il peut servir de base théorique à une réorganisation totalitaire de la société. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 84)
- On vous a bien partagé, mal partagé.
- La nature ne l’a pas mal partagé.
- Diviser, former dans un tout des parties distinctes.
- Partager un nombre en deux.
- Ce fleuve partage le département.
- Le général partagea son armée en deux corps.
- Séparer en partis opposés.
- La Chambre était partagée dans ce temps-là entre azizistes et hafidistes; […]. — (Annales de la Chambre des députés: débats parlementaires, Paris : Impr. du Journal Officiel, 1911, volume 93, part.2, page 1797)
- (Pronominal) — Mais ce ne fut qu'en l'année 363 de l’hégire, sous le khalifat de Mothi l'Illah l'Abbasside, que les Sunnites et les Schiites se partagèren pour ainsi dire en deux peuples distincts ; les Sunnites se rangèrent du côté des Turcs alors tout-puissants à la cour des khalifes, et les Schiites embrassèrent le parti des Bouïdes, qui se rendirent maîtres de la Perse et de quelques autres provinces. — (Encyclopédie théologique, publiée par l’abbé Migne, Paris, 1851, volume 27, page 415)
- Curieux ! C’est lorsqu’on ne partage pas l’avis de quelqu’un que les avis sont partagés. Ah bon ! — (Michel Beaudry, Une vraie histoire, Le Journal de Montréal, 7 novembre 2020)
- (Pronominal) Se répartir dans le temps ou l’espace.
- L’année du crapaud se partage en trois périodes distinctes de longueur inégale. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
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remarquer
?- Marquer à nouveau.
- On avait déjà marqué ces pièces de vin, on les a remarquées.
- Observer quelque chose ; faire attention à quelque chose.
- En montant un vaste escalier à tapis, où je remarquai toutes les recherches du comfort anglais, le cœur me battit; j’en rougissais, je démentais mon origine, mes sentiments, ma fierté, j’étais sottement bourgeois. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- Vers 1 heure du matin, je remarque que mon feu rouge de babord est éteint. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- « J’ai remarqué qu’ils parlent plus, qu’ils se cherchent, qu’ils reprennent des idées des écologistes », analyse aussi Alexandre Florentin, du groupe écologistes de Paris. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 19 septembre 2022, page 3)
- Cependant, en allant reprendre son sac, Tarik remarqua qu'un jeune homme, d'une vingtaine d'années environ, adossé au mur d'en face à la manière d'un “ hittiste ”, une jambe levée, ne cessait de les observer en souriant. — (Kamal A. Bouayed, Les sans-destin, Alger : éditions Dahlab-Enag, 2004, page 237)
- Distinguer parmi plusieurs autres personnes ou plusieurs autres choses.
- Cet enfant se fait remarquer par sa sagesse.
- Parmi ces tableaux, j’en ai remarqué un de Raphaël.
- J’ai remarqué un tel dans la foule.
- Il s’est fait remarquer dans tous les emplois par où il a passé.
- Cette femme se fait remarquer. Elle manque de tenue (emploi péjoratif dans ce cas).
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égarer
?- Mettre hors du droit chemin.
- Je m’approchai d’elle, mais, à ma vue, l’enfant redoubla de cris. Je compris que la pauvre petite s’était égarée et qu’elle ne pouvait retrouver son chemin. — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
- Il s’est égaré de son chemin.
- Je m’égarai dans la forêt.
- (Par extension) Perdre dans un lieu, dans un espace.
- Alors se dressait devant eux l’immense cône du Popocatepelt, d’une telle altitude que l’œil s’égarait dans les nuages en cherchant le sommet de la montagne. — (Jules Verne, Un drame au Mexique, J. Hetzel et Cie, 1905, page 364)
- (Sens figuré) Jeter dans l’erreur.
- Défiez-vous de ce faux ami, il pourrait vous égarer.
- La prospérité nous égare.
- Votre sympathie, votre estime s’est égarée sur un objet indigne.
- Beaucoup de philosophes se sont égarés dans la recherche de la vérité.
- Avec une inflexible modération, le gouvernement saurait assurer le respect du suffrage universel, de la propriété individuelle, de la liberté humaine avec la liberté du travail, et contre les fauteurs de désordre, toujours prêts à égarer une population d’elle-même inoffensive et respectueuse, il userait de son droit du plus fort à protéger le plus faible. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, pages 42-43)
- L’un de nous les avait empruntés pour, croyait-il, égarer les soupçons. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 145)
- La présomption fait souvent que l’homme s’égare.
- Mettre une chose à une place qu’on ne peut se rappeler par la suite.
- Ces papiers ne sont pas perdus, je les ai seulement égarés.
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déranger
?- Ôter une chose de son rang, de sa place ; mettre en désordre ce qui était arrangé.
- Déranger quelque pièce d’une machine.
- Déranger des papiers, des livres, des meubles.
- Rien de ce qui était dans la malle ne s’est dérangé pendant le voyage.
- (Par extension) Causer du désordre dans la disposition habituelle des meubles, des objets qui se trouvent dans un lieu.
- Il se leva tout à fait, passa la main entre l’échancrure de son gilet et le plastron de sa chemise qui godait, tira les revers de son habit, et s’assura que le nœud de sa cravate n’avait pas été dérangé. — (Octave Mirbeau, Le colporteur)
- Déranger une chambre, un cabinet, etc.,
- Faire que quelqu’un soit obligé de quitter sa place, de se lever de son siège, etc.
- Il dérangea tout le monde pour aller à sa place. - Je me suis dérangé pour le faire mieux placer.
- (Sens figuré) Détourner quelqu’un d’une occupation, de ses affaires, etc.
- Il hésite désormais à s’abonner à Spotify pour ne « plus être constamment dérangé par les pubs ». — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 21 octobre 2022, page 3)
- Il creusa lui-même sa tombeEn faisant vite, en se cachant,En faisant vite, en se cachant,Et s'y étendit sans rien direPour ne pas déranger les gens ... — (Georges Brassens, Pauvre Martin, 1953)
- Je demande à la jeune coiffeuse qui s’occupe de moi : « Est-ce que vous aimez lire ? » Elle répond : « Oh ça ne me dérange pas de lire, mais je n’ai pas le temps. » (« Ça ne me dérange pas », de faire la cuisine, travailler debout, l’expression pour dire qu’on est capable de faire tranquillement des choses pénibles. Lire peut donc en faire partie.) — (Annie Ernaux, Journal du dehors, 1993, réédition Quarto Gallimard, page 531)
- (Sens propre) (Sens figuré) Faire qu’une chose n’aille plus aussi bien ; altérer ; troubler ; brouiller.
- Par malheur, M. Lefèvre était pied-bot, et sa présence dans la ronde retardait l’élan des jeunes filles, glaçait leur joie, et le plus souvent dérangeait la ronde. — (Joachim Duflot, Les secrets des coulisses des théâtres de Paris: mystères, mœurs, usages, Paris : chez Michel Lévy frères, 1865, page 90)
- Cette montre se dérange facilement. — Cela lui a dérangé le cerveau, l’estomac.
- Sa santé, son cerveau se dérange. - Cet orage va déranger le temps.
- Cela dérangea tellement ses affaires, qu’il fut sur le point de faire faillite.
- Cet événement dérangea le plan qu’ils avaient formé, dérangea tous leurs projets.
- (Sens figuré) (Familier) Chagriner quelqu’un, le contrecarrer.
- Cet événement les dérange un peu.
- Faire que la conduite de quelqu’un ne soit plus aussi réglée qu’elle l’était auparavant.
- Les mauvaises compagnies l’ont dérangé.
- C’est lui qui a dérangé ce jeune homme.
- Ce jeune homme se dérange depuis son arrivée à Paris.
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effrayer
?- Remplir de frayeur.
- Des soudacs et des esturgeons tout argentés battaient l'eau de leur queue puissante et effrayaient les sterlets et les ombres-chevaliers. — (Victor Tissot, La Russie et les Russes: Indiscrétions de voyage, Éditions E. Dentu, 1882, page 225)
- J’effraye Michal comme on effraye une cousine en Normandie, avec l’aide d’une rainette, d’une araignée. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Vous me le paierez ! Mais cela ne prenait plus, et tous étaient persuadés qu’il ne gueulait ainsi que pour effrayer les gens. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Pronominal) — T’effraie pas, dit-il. Elle est en sûreté, puisque je la protège. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Pronominal) Ahmed Abdou s’effrayait aussitôt, et craignait que la graine dure et traîtresse, cachée sous les fibres, ne blessât la fillette. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
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effacé
?- Qualifie une personne qui est discrète, voire timide.
- Ahurissant : on la juge pour la complicité dans des crimes abominables, et Monique Olivier se dépeint en ménagère effacée, régalant son tyran de mari de cacasse à cul nu et de tarte au sucre. — (Stéphane Durand-Souffland, Frissons d'assises: L'instant où le procès bascule, Denoël, 2012)
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surveiller
?- Observer avec attention ; examiner ; contrôler.
- Un travail conduit démocratiquement serait réglementé par des arrêtés, surveillé par une police et soumis à la sanction de tribunaux distribuant des amendes ou de la prison. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. VII, La morale des producteurs, 1908, p. 347)
- Près de Maidstone, ils tombèrent sur une rangée de onze canons automobiles de construction spéciale, autour desquels des artilleurs affairés surveillaient avec des jumelles une sorte de retranchement qu’on établissait sur la crête de la colline. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 54 de l’édition de 1921)
- Le Mohtasib, en effet, surveillait ces métiers pour les poids et mesures, punissant le fraudeur du châtiment du tatouif. — (Revue du Monde musulman, vol. 58, Paris : R.R. Kneider, 1924, p. 223)
- Tu sais, dit Tacherot, qu’elle toussotte un peu… Oh ! rien de grave !… Mais le docteur prétend qu’il faut surveiller ses bronches. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- Elle descendit sous prétexte de surveiller quelques préparatifs à la cuisine. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Il avait de la misère à traverser la rue : chaque fois, je le surveillais par la fenêtre. J'avais peur qu'il se fasse frapper. — (Sylvain Laquerre, Antonio le Grand : biographie, Amérik Média, 2006, p. 48)
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subsister
?- Exister encore, continuer d’être ; dans ce sens, ne peut se dire que des choses.
- Les pyramides d’Égypte subsistent depuis bien des siècles.
- La plupart des grands édifices des romains ne subsistent plus.
- Le Panthéon subsiste en son entier à Rome.
- Demeurer en force et en vigueur ; se dit particulièrement des lois, des traités qu’on invoque, des propositions qu’on avance, etc.
- Cette loi subsiste encore.
- On a révoqué cette ordonnance, elle ne subsiste plus.
- Tant que les traités subsisteront.
- Malgré vos objections, ma remarque subsiste.
- L’amitié ne peut subsister sans l’estime.
- Vivre et s’entretenir.
- Quant à ceux qui, dans ce monde de richards, n'ont pour subsister que leurs salaires, il enragent, ils maugréent; ils se considèrent comme des déshérités. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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sommet
?- Partie la plus élevée de quelque chose.
- Celui qui, au sommet de l’Etna promène à loisir ses yeux autour de lui, est principalement affecté par l’étendue et par la diversité du tableau. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire,)
- …la nuit n'était troublée que par les brusques paraboles des fusées éclairantes qui montaient aux deux côté du marécage et, parvenues au sommet de leur courbe, ouvraient leurs cône blancs et s'épanchaient doucement comme des lys renversés. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.102)
- Le roi n’eût jamais souffert qu’un pavillon, autre que le sien, flottât à une corne d’artimon ou au sommet du grand mât. — (Étienne Dupont, Le vieux Saint-Malo : Les Corsaires chez eux, Édouard Champion, 1929, page 53)
- Tout au sommet de la dune, une vigie recouvre, très au loin, le pays; rien ne peut lui échapper. — (Louis Frèrejean, Mauritanie, 1903-1911: mémoires de randonnées et de guerre au pays des Beidanes, Karthala, 1995, page 210)
- Toutes les fois que nous atteignons le sommet d’une côte, nous n’apercevons devant nous qu’une autre côte pareille, […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 27)
- Degré le plus haut.
- C’est que je veux me hisser aux sommets d’où l’on écrase les autres ! — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Je l’ai rencontrée alors qu’elle était au sommet de la gloire.
- Une conférence au sommet, c’est une réunion, à laquelle participent les plus hauts responsables.
- (Géométrie) En géométrie, point commun aux deux côtés d’un angle.
- 2°- Les alluvions dites des hautes terrasses, formant une immense plate-forme triangulaire au relief largement étalé et dont les sommets seraient marqués par les villages de Franchevelle, La Chapelle-lès-Luxeuil et Froideconche. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 14)
- Rassemblement de dirigeants, pour discuter de certains sujets.
- Lors de la rencontre au sommet sur l’Ukraine à Paris. John Kerry et Sergueï Lavrov, les chefs de la diplomatie russe et américain, s’entretiendront en tête à tête.
- Rencontre au sommet initiée pendant la guerre froide, expression inventée par Winston Churchill en 1950 par analogie aux alpinistes qui tentent de conquérir l’Everest dont l’accès est autorisé par le Népal la même année.
- Une conférence au sommet du Conseil économique supérieur eurasiatique se tiendra le 5 mars.
- Le sommet du G7 est la réunion entre les dirigeants des sept pays les plus industrialisés.
- En 2013, ne sachant pas trop quelle bonne nouvelle annoncer à l’occasion du G8, le gouvernement français déclare adhérer à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie). Depuis, il n’a jamais entamé le processus d’adhésion à cette association, conformément à la coutume voulant que les dirigeant·es racontent n’importe quoi pendant les sommets internationaux. — (Brier, Mathieu, et Naïké Desquesnes. « Pour un désastre responsable. La mine « verte », une technique de communication », Mauvaises mines. Combattre l’industrie minière en France et dans le monde, sous la direction de Brier Mathieu, Desquesnes Naïké. Éditions de la dernière lettre, 2018, pp. 23-33.)
- (Théorie des graphes) Point d’un graphe.
- Les graphes que nous allons manipuler ont donc un ensemble fini de sommets, par exemple: {1, 2, 3, 4, 5, 6}. Entre chaque paire de sommets, il y a soit une arête soit zéro arête. Une arête sera toujours pour nous dans ce livre une relation entre exactement deux sommets (il n’y a pas d'arête entre u et lui-même). — (Christian Laforest , À la découverte des graphes et des algorithmes de graphes, 2017, page 8)
- (Électrotechnique) Section unitaire d’un jeu de barres, qui ne peut être divisée par un appareillage.
- La souplesse d’exploitation voudrait que tout départ, ligne ou transformateur, puisse être raccordé indépendamment avec tout autre départ. Cette exigence conduirait à installer dans un poste un nombre de sommets d’autant plus élevé que le nombre de combinaisons de liaisons raccordées est grand. Dans la pratique, le nombre de sommets est rarement supérieur à quatre. — (Jean-Michel Delbarre, Postes à haute et très haute tension → lire en ligne)
- (Mathématiques) Dans un arbre binaire, chacun des points d’où part zéro, une ou deux arêtes. Syn. : nœud.
- Introduisons un peu de terminologie mathématique : les segments de l’arbre sont appelés « arêtes » et leurs extrémités « sommets ». — (Benoît Rittaud, Quand les maths se font discrètes, Éditions Le Pommier, Paris, 2008, p. 103)
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tablier
?- (Habillement) Pièce de toile, de serge, de cuir, etc., que les domestiques, les artisans, etc., mettent sur leurs habits pour les préserver tout en travaillant.
- Cela intéressait vivement notre maître d’hôtel pourtant, car le voici ceint de son blanc tablier, la mine souriante, la bouche en cœur, le visage jambonné par la chaleur des fourneaux et venant connaître notre opinion sur sa cuisine. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895)
- […]; et le maréchal, avec son tablier de cuir et ses manches de chemise retroussées jusqu’à l'épaule, tenait le cheval par la bride, […]. — (Gilbert Guisan, C.-F. Ramuz ou Le génie de la patience, E. Droz, 1958, page 43)
- Ses rasoirs, à manche d’agate, coupaient bien, et il arborait un tablier de basaine blanche, immaculé, détail dont il n’aurait eu cure douze ans auparavant. — (Orhan Pamuk, Mon nom est Rouge, Éditions Gallimard, 2011)
- (Habillement) Vêtement de toile que les enseignants et les écoliers portent sur leurs habits pour préserver ceux-ci pendant la classe.
- Elle porte un tablier noir d’institutrice, avec des poches où il y a des bons points, des crayons d’ardoise, de la craie ; ce vêtement à lui seul caractérise mademoiselle et il est comme une partie d’elle-même. — (Léon Frapié, Le tablier, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 69)
- Un peu engoncée dans mon épais tablier noir à longues manches fermé dans le dos, pas commode à boutonner, je me penche sur mon pupitre avec toutes les autres filles de ma classe, à peu près de la même taille et du même âge que moi… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 166)
- Morceau de cuir attaché sur le devant d’une voiture découverte, pour garantir de la pluie et des éclaboussures.
- Panneau rigide.
- Dehors les dernières gerbes montent sur le tablier de la batteuse et disparaissent à jamais. — (Charles Briand, La Batteuse, Le Cherche Midi, 1996, éditions De borée, 2005, page 117)
- (Art) Rideau composé de plusieurs plaques de tôle qu’on lève ou qu’on baisse devant le foyer d’une cheminée.
- (Art) Ornement sculpté sur la face d’un piédestal.
- (Militaire) Partie d’un pont-levis qui s’abaisse pour donner passage sur le fossé.
- Un châtelet, qui peut être isolé de la barbacane, la précède, à cheval sur le pont qui était composé de deux tabliers mobiles en bois, dont les tourillons sont encore à leur place. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- (Mobilier) Abattant d’un meuble.
- En haut, dans sa chambre, devant elles, il abattit triomphalement le tablier du secrétaire. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre X)
- (Construction) Plate-forme, plancher d’un pont.
- Ali et moi déambulons sous le tablier du métro aérien qui abrite, entre les étals du marché, les bicraves, les petits trafics du trabendo, […]. — (Jack-Alain Léger, Tartuffe fait ramadan, Denoël, 2003, page 30)
- Avant 1789, l'hôtel de ville était situé sur le tablier de ce pont. — (Jean-Luc Kourilenko, Mémoire en Images, Caen, éditions Alan Sutton, 1995, p.36)
- (Transport) (Vieilli) Plancher d’un scooter.
- Sur une Vespa ces fictions s’effondraient. Juliette serait assise, les deux pieds posés à plat sur le tablier de sa machine. De toute la surface de ses semelles elle affirmerait sa prééminence. Moi je serais à califourchon, derrière. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 186)
- (Marine) Doublure que l’on met à certaines voiles pour les garantir du frottement des hunes et des barres.
- (Jeux) (Vieilli) Support de jeu de société sur lequel on dispose des éléments du jeu comme les pions (ce tablier peut avoir un nom spécifique : échiquier pour les échecs, damier pour les dames, othellier pour Othello, goban pour le go…) ; et plus particulièrement, planche du jeu (médiéval) des « tables » (trictrac). C’est sans doute le premier sens du mot. On remplace fréquemment ce mot par le terme plateau.
- Le tablier est disposé, et les pièces bougent — (JRR Tolkien, Le Retour du Roi, 1955)
- (Sénégal) (Rare) Marchand tablier.
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personnaliser
?- Adapter pour donner un caractère personnel à un objet ou une création.
- Il est conseillé de personnaliser votre messagerie par une annonce d’accueil qui vous est propre et de la protéger par un code d'accès. — (Pierre Mainguenaud, Vous avez une messagerie..., dans Mobiles magazine, juin 2001, page 60)
- (Économie) Adapter des produits à la demande exprimée par chaque client pour les rendre plus conformes aux goûts de celui-ci.
- Il est également possible de personnaliser le lapinou avec ses propres musiques, histoires ou comptines, depuis un ordinateur, en le branchant en USB et en effectuant des copier/déposer de fichiers audio. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 novembre 2022, page 8)
- (Vieilli) Prêter des sens, une existence personnelle à une abstraction pure, ou à un être inanimé.
- Personnaliser la justice, la prudence.
- Personnaliser le vice, la vertu.
- (Vieilli) Dire des personnalités, lancer des traits piquants, injurieux et personnels contre quelqu’un.
- […] ; exposons aux regards du peuple, non pas leurs portraits , […], mais leurs horribles faits et gestes.Ils finiront par en rougir; ils finiront par nous savoir gré de leur épargner l'innocente représaille de les personnaliser, de les montrer aux regards des passans dans leur hideuse nudité , […]. — (Bernard-François-Anne Fonvielle, La théorie des factieux dévoilée et jugée par ses résultats ou essai sur l'état actuel de la France, Paris : chez J. G.Dentu, août 1815, page 71)
- (Vieilli) Rapporter tout à soi, à sa personne.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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mauvais
?- Du latin populaire *malifatius[1] (« affecté d’un mauvais sort » → voir méchant et malchanceux) composé de malus, fatum et -ius. Voir Boniface. Contre cette hypothèse, l’évolution du f latin vers v, atypique dans les langues romanes.
- Diez[2] le tire du gotique *balvavesi composé de *balwa (« mal, méchanceté », vieux haut allemand balo) et wesan (« être ») qui donne malvoisié (« mauvais, malintentionné ») en ancien français, malvoiseusement (« malencontreusement, par mégarde »). « Le changement de bal- en mal- fait difficulté (note : sémantiquement motivée par mal) ; cependant cette étymologie demeure très probable, vu la forme du reste du mot et le sens[2]. »
- L’étymon gotique est possible pour le français[3], mais elle n’explique pas les autres formes romanes qui relèvent d'un *malvatus, malvatius[3], haplologie de male levatus (« mal élevé »)
-
capturer
?- S’emparer d’un être vivant ou d’une chose.
- À Mogador, nouvelle relâche, mais la barque envoyée à terre pour rapporter de l’eau fraîche faillit être capturée par les Arabes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
- Guerre vaine, où l’on ne capturera pas des chevau-légers bleus, des hussards blancs, mais dans la même veste grise, des garçons de café, des peintres de Dresde qui découpent déjà en cubes la sentinelle berrichonne qui les conduit à l’arrière. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (Sens figuré) — Simulait-elle l’espièglerie, la naïveté pour mieux le captiver, le capturer. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Sens figuré) Photographier ou filmer.
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risquer
?- Hasarder, exposer à un danger possible, à une chance douteuse.
- Risquer sa vie, son honneur, sa réputation, son argent.
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 95-96)
- Courir le risque, oser le hasard de.
- J’avais dénoué cent fois ce sophisme, en montrant que le ressort des guerres n’était pas tant l’intérêt que l’honneur ; chose bien aisée à comprendre pour des hommes qui présentement risquaient tout, avec une faible chance de gagner, et de gagner fort peu. — (Alain, Souvenirs de guerre, p. 215, Hartmann, 1937)
- Ils se sentaient en sécurité comme les spectateurs d’une course de taureaux : ils risquaient peut-être leur argent sur le résultat, mais c’était tout. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 211 de l’édition de 1921)
- (Absolument) — Avignon, Carpentras, Cavaillon, regorgent, pour la malédiction des familles, de tripots où de grosses sommes sont à chaque instant risquées. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Oser une parole.
- Et l’air, mon Claudin, l’air reniflable, risquais-je avec rusticité ? — Tu renifles ? Et les microbes ! Prends garde ! — (Émile Bergerat, Souvenirs d’un enfant de Paris, 1912, p. 218)
- (Pronominal) S’aventurer ; se hasarder.
- C'était la première fois qu'il se risquait au Montparnasse. Ses regards inspectèrent la salle et, finalement, se fixèrent sur la grosse nuque puissante de Feempje. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 143)
- (Québec) Pouvoir, avoir une possibilité ou une occasion de.
- Tôt ou tard, sur la patinoire comme à l'extérieur, Perry risque d'être très utile au Canadien, lui qui compte 1045 matchs d'expérience en saison régulière et 145 autres en séries éliminatoires. — (Benoit Rioux, Corey Perry veut faire sa place, Le Journal de Montréal, 9 janvier 2021)
-
coincé
?- (Sens figuré) (Familier) Introverti, qui a du mal à être naturel, mal à l'aise.
- De prime abord, Moore l’avait reléguée dans la catégorie des nullardes coincées dont la virginité resterait intacte jusqu’à ce qu'un comptable bedonnant et palot ([…]) survienne et l’amène à céder de haute lutte […]. — (Tom Clancy, Sur tous les fronts, tome 1, traduit de l'anglais par Jean Bonnefoy, Éditions Albin Michel 2014)
-
vrai
?- Qui est conforme à la vérité, à ce qui est réellement.
- Cette proposition est vraie, sera toujours vraie.
- Dites des choses vraies, si vous voulez qu’on vous croie.
- Dites vrai, comment trouvez-vous sa statuette ? — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, réédition Le Livre de Poche, 1967, page 109)
- Cette nouvelle n’est pas vraie.
- S’il est vrai que vous ayez fait telle chose.
- Il n’est pas vrai qu’on l’ait maltraité.
- Il n’en reste pas moins vrai que…
- Bien est-il vrai que le public n’est guère indulgent pour les toreros. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, page 51)
- – « C’est vrai ce que vous dites là ! » La patronne s’exclame, puis, plus fort, répète : « C’est vrai ce que vous dites ! », en insistant sur le vrai, qui ici ne s’opposait pas à « faux », mais signifiait l’émerveillement d’une découverte, d’une idée que la patronne de la quincaillerie n’avait pas eue, qu’elle s’étonne de ne pas avoir eue quand son employée, elle, l’avait déjà, apparemment sans effort. — (Annie Ernaux, Journal du dehors, 1993, réédition Quarto Gallimard, pages 521-522)
- Qui est réellement ce qu’on le dit être ou qu’il doit être, qui a toutes les qualités essentielles à sa nature. — Note : En ce sens, il se met le plus souvent avant le nom.
- Le vrai Dieu. — La vraie religion.
- Du vrai marbre. — Un vrai diamant.
- Un vrai talent. — Le vrai bonheur.
- (Familier) (Par hyperbole) Qui a les qualités de.
- Cet homme est un vrai cheval, un vrai lion, etc.
- (Familier) (Par hyperbole) Qui a l'apparence de.
- Quand j'étais à Hollywood, j’ai remarqué que tous les acteurs américains ne buvaient pas. Nous, les Britanniques, on est des vrais alcolos, à côté. — (Lucinda Riley, La Rose de Minuit, traduit de l'anglais par Jocelyne Barsse, City Editions, 2014)
- C’est un vrai supplice, un vrai martyre, etc.
- (Sens figuré) Qui est unique, essentiel, principal.
- La vraie cause, le vrai motif de son action est le désir de vous être utile.
- Qui convient.
- Voilà la vraie place de ce tableau.
- Voilà des rubans de la vraie couleur qu’il fallait à sa robe.
- C’est la vraie manière de s’y prendre.
- (Art, Littérature) Qui exprime, qui rend avec vérité la nature, les pensées, les objets.
- Un style vrai. — Des caractères vrais.
- Un coloris vrai. — Des tons vrais.
- (Astronomie) Qui est conforme à la marche réelle du soleil.
- Midi vrai. — Jour vrai.
- Qui parle, qui agit sans déguisement, en parlant des personnes.
- Une personne vraie. — Cet homme est vrai.
- On a attaché beaucoup d’importance à définir ce qu’est un vrai homme ou une vraie femme, j’ai hâte qu’on s’attarde à ce qu’est une femme vraie et un homme vrai. — (Manon Massé, citée par Judith Lussier, « Manon Massé : par-delà la moustache », Urbania, 7 août 2012)
- (Mathématiques) Qui indique un résultat affirmatif ou positif, en parlant d’un état dans une logique booléenne.
- (Pris adverbialement) Vraiment.
- — J’en ai un superbe à la maison. Je vous l’apporterai demain.— Demain, vrai ? — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Non, vrai ! il n’y a pas de pièces de théâtre capables de vous donner de ces émotions-là. — (Alphonse Daudet, Les trois sommations, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, page 173)
- – Vrai ! Alissa et toi, vous êtes stupéfiants d’égoïsme. — (André Gide, La porte étroite, 1909, réédition Le Livre de Poche, page 61)
- Vrai, vrai, elle n’aurait pas dû nous raconter cette histoire-là ! — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, réédition Casterman Poche, page 201)
- — Vrai de vrai, c'est monsieur Jean ! reprit-elle. J'étais petiote à son départ, mais je le remets bien. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 72)
- Vrai que j’aimais ma vie, que je voyais l’avenir sans désespoir. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 390)
-
pouvais
?- Première personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif de pouvoir.
- Je n’ai pas repris ma vie avec Rosemond pour deux raisons : la première, parce que le mariage a été cassé pour non-consommation, coups et blessures devant témoins et que je ne pouvais même pas la réépouser. — (Gilbert Pineau, Le déclic, 1970, chapitre XIII)
- Deuxième personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif de pouvoir.
-
popularité
?- Faveur publique ; crédit parmi le peuple.
- Le capital sympathie associé au vautour fauve ne menace pas vraiment la popularité de l’ours brun ou du pottock (le poney basque), pour ne parler que des animaux des pentes pyrénéennes. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 33)
- Néanmoins, à l'occasion d'une pétition qui réclamait le rappel des bannis indistinctement, il s'exprima en des termes violemment improbatifs, qui lui valurent un jour de popularité à la cour ; mais il paraît qu'en cette occasion, le Maréchal n'avait pas suffisamment pesé ses paroles, […]. — (Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, 4e année, 1823, Paris : Ponthieu, 1824, page 100)
- Quant au duc d’Orléans, il jouissait de peu de popularité et de peu d’influence. C’était l’homme des petites menées ; il rabaissait à sa taille les choses dont il s’occupait. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Mais sa popularité ne survit pas à son mariage avec Marina, Polonaise et catholique, qui amène à la Cour une suite de gentilshommes de son pays dont l’attitude conquérante irrite les Moscovites. — (Albert Mousset, Histoire de Russie, 1945)
- Laurier n’était pas seulement, et à la fois, un dictateur par tempérament, un riche propriétaire foncier et un puissant industriel (…), mais c’était aussi un personnage populaire, fort habile à cultiver l’art de la popularité. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 390 de l’édition de 1921)
- Je ne serai jamais populaire. La popularité, c'est pour les filles qui portent des serre-têtes assortis à leurs robes et traînent avec des filles qui portent aussi des serre-têtes assortis à leurs robes. — (Felicia Day, On n'est jamais bizarre sur Internet (ou presque), traduit de l'américain par Marie-Aude Matignon, éd. Bragelonne, 2016)
- Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- La bourgeoisie, les commerçants retirés, les avocats, les notaires, tout le petit monde aisé et ambitieux qui peuple la ville neuve, tâche de donner quelque vie à Plassans. Ceux-là vont aux soirées de M. le sous-préfet et rêvent de rendre des fêtes pareilles. Ils font volontiers de la popularité, appellent un ouvrier « mon brave », parlent des récoltes aux paysans, lisent les journaux, se promènent le dimanche avec leurs dames. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. II ; réédition 1879, pages 45-46)
-
lycée
?- (France) Établissement public ou privé d’enseignement du second cycle du second degré en France. École d'enseignement secondaire (Belgique), école secondaire (Québec), école du degré secondaire II (Suisse).
- Dans ces parcs [d’Uppsala], apparaissent çà et là, à demi cachées sous le feuillage, des bâtisses régulières badigeonnées en rose tendre : ce sont les collèges où se donne l’instruction secondaire, et les salles de cours réservées à l'enseignement supérieur. Quel contraste entre ces maisons à la figure réjouissante, baignées d'air et de lumière, et nos sombres lycées : monuments d'aspect morose qui tiennent à la fois de la caserne et de la prison ! — (Albert Vandal, En karriole à travers la Suède et la Norwège, 1876)
- En septembre 2013, le proviseur Hafid Adnani, qui dirige le lycée français Bonaparte à Doha, doit précipitamment faire ses valises. Il a été incarcéré à la suite d'un différend avec la directrice financière de l’établissement […]. — (Frédéric Pichon, Syrie : Pourquoi l'Occident s'est trompé, Éditions du Rocher, 2014)
- En septembre 2010, les ministres de l’Intérieur, Brice Hortefeux, et de l’Éducation, Luc Chatel, se rendent ensemble dans un lycée de Seine-et-Marne, à Moissy-Cramayel. Ils doivent y installer le premier des cinquante-trois « policiers référents » chargés d’assurer la sécurité dans les établissements difficiles. — (Sophie Coignard, Le Pacte immoral, éd. Albin Michel, 2011, chap. 4)
- Au lycée, on nous avertit d’emblée que l’Histoire était finie. On nous expliqua que Dieu, le Roman et la Peinture étaient morts. Sur les murs de la capitale, on nous apprit que l’Amour l’était aussi. — (Puisque tout est fini, alors tout est permis, tribune du collectif Catastrophe publiée dans Libération le 22 septembre 2016)
- Étrelles est une petite commune tranquille à 40 km de Rennes, dans le canton très catholique de Vitré. C’est là, et plus précisément dans le lycée agricole privé, que naît en mars 2006 la « Journée de la jupe et du respect ». — (Christine Bard, Ce que soulève la jupe : Identités, transgressions, résistances, éd. Autrement, 2015, chap. II)
-
recadrez
?- Deuxième personne du pluriel du présent de l’indicatif de recadrer.
- Deuxième personne du pluriel de l’impératif de recadrer.
-
frapper
?- Donner un ou plusieurs coups à quelqu’un, à quelque chose.
- Le visage de Félicité s’empourpra d’une joie chaude. Elle se mit sur son séant, frappant comme une enfant dans ses mains sèches de petite vieille. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 102)
- Dans les premiers âges historiques, on ne voit pas seulement les maîtres frapper et fouetter leurs esclaves ; les rois eux-mêmes administrent le supplice de la bastonnade. — (La bastonnade et la flagellation légales, dans le Le Magasin pittoresque, 1854, volume 8, page 54)
- Surprenant un homme qui volait la ration d’un camarade, il l’invectiva et le frappa à la face. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 272 de l’édition de 1921)
- Les deux danseurs à tour de rôle s’agitaient en frappant sur un tambourin de peaux de phoque. Ce n’était pas beaucoup plus étrange que le charleston ou le black-bottom. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- L’infortuné n’avait pas eu le temps de presser ce bouton. Déjà ses assaillants le frappaient, sauvagement, par derrière. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 120)
- Il reste à trouver celui qui t’a frappé avec une barre de fer. Celui qui ordonna à quelqu’un d’ordonner à quelqu’un qui ordonna à quelqu’un d’autre de te tuer. — (Vassilis Vassilikos, Z, 1966, traduit du grec par Pierre Comberousse, NRF Gallimard, 1967, page 342)
- (Spécialement) Donner des coups à une porte pour signaler sa présence et se faire ouvrir.
- Ne m’avez-vous pas dit qu’un instant avant que nous arrivassions, un homme sans chapeau, […], était venu frapper à la porte, et qu’on lui avait ouvert ? — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VIII)
- Toute la nuit, nous entendons marcher, devant les chambres, des gens chaussés de souliers. De temps en temps, les pas s’arrêtent : on frappe à quelque porte, d’un doigt seulement, et il est amusant de se dire que malgré cela, la dame qui habite cette chambre a bien reconnu tout de suite, à sa manière de frapper, celui qui est là. — (Sei Shonagon, Notes de chevet (c. 1001-1010), traduit par André Beaujard, Gallimard, Collection Connaissance de l'Orient, format poche (no 5), 1985, pages 97-98)
- (En particulier) Donner une empreinte à quelque chose, au moyen d’une matrice ou autrement.
- Frapper de la monnaie. Frapper des médailles.
- (Sens figuré) Retenant et prodiguant les phrases toutes faites qui se frappent régulièrement à Paris pour donner en petite monnaie aux sots le sens des grandes idées ou des faits, les gens du monde le réputèrent homme de goût et de savoir. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (Par extension) Battre de la monnaie physique, des espèces.
- Banassac, qui avait fabriqué des poteries sous les Romains, frappa alors des monnaies et ce village peut « revendiquer la dixième partie des monnaies mérovingiennes éparses dans tous les cabinets du monde ». — (J.-B. Delon, Histoire de Gévaudan-Lozère, Mende : Imprimerie Saint-Privat, 1941, page 37)
- Il s'agit d'une version adaptée du portrait créé par le sculpteur Martin Jennings pour Royal Mint, l'organisme chargé de frapper la monnaie britannique. — (AFP, Royaume-Uni: Royal Mail dévoile les premiers timbres à l'image de Charles III, Le Journal de Québec, 7 février 2023)
- (Par extension) Se diriger vers, tomber sur, en parlant de la lumière
- Les parties d’un objet que la lumière frappe, où la lumière frappe.
- (Sens figuré) Faire de l’impression sur les sens, sur l’esprit, sur l’âme.
- Le bruit sourd de la chute, les flots de sang qui jaillirent du corps et diaprèrent au loin le pavé, frappèrent d’épouvante jusqu’au duc lui-même. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VIII)
- Ce qui me frappait le plus en lui, c’était le sourire le plus franc, le plus engageant que j’aie jamais vu sur aucune face humaine. — (Henry Miller, L’ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
- Si l’on met à part les simples témoignages d’argotiers proprement dits ou de personnes les fréquentant professionnellement (policiers, magistrats), ce qui frappe c’est le caractère relativement tardif des études consacrées aux argots. — (Jacques Dargaud, Les argots, réunion du 22 janvier 2011, La Lettre de la DLF Champagne-Ardenne, Reims, lettre no 84 de février 2011)
- Ce qui m’a frappé est la capacité des États à suspendre les libertés en invoquant un principe supérieur qui est « la santé », qui pourrait être très bien un jour la sécurité, qui pourrait être d’autres maladies. Et ce qui m’a frappé aussi est qu’un conseil de défense, occulte et opaque, puisse décider, sans qu’on sache sur quelles bases, qu’on ne peut pas sortir de chez soi sans que la police mette une amende sauf si l’on va travailler et faire des courses. — (Geoffroy de Lagasnerie in Hervé Kempf, Geoffroy de Lagasnerie : « Guérilla juridique, infiltration, action directe… Il faut déployer un autre imaginaire de l’action », Reporterre, 28 novembre 2020 → lire en ligne)
- Faire périr, exterminer, ou affliger par quelque grand malheur, par une calamité.
- C'était un de ces copains-là, un de ceux dont les parents travaillaient depuis toujours dans les usines de « Sainté », et dont les familles étaient frappées de plein fouet par la brutalité des licenciements, qui était venu me parler le lendemain, quand j'étais rentrée de l'enterrement. — (Anne Bennet, Revoir Benny, Éditions du Cerf, 2019)
- Le précédent record de 1,85 million de kilos de denrées avait été établi en janvier. À titre de comparaison, un peu plus de 1,2 million de kilos avaient été distribués en février 2020, avant que l'épidémie ne frappe le Québec. — (François Messier, Moisson Montréal confrontée à une demande sans précédent, site radio-canada.ca, 3 mars 2021)
- (Absolument) — Mais il comprit que oui, ils l'imaginaient et qu'il fallait frapper un grand coup s'il voulait les mettre à genoux, les obliger à capituler et terminer ainsi des combats aussi sanglants qu’inutiles et démoralisants pour ses hommes. — (Françoise Genoud, Les Galiciens, Éditions Flammarion, 1978, chap. 5)
- (Droit) Être établi, assigné sur.
- Je le répète, il n’entre pas dans ma pensée, ni dans mon sujet, d’insister particulièrement sur ce personnage […] qui, d’ailleurs, vient d’être frappé durement par un rigoureux arrêt de cour d’assises. — (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs, Joseph Victorion et Cie, 1906)
- Une hypothèque qui frappe tous les biens du débiteur. Un immeuble frappé d’hypothèques.
- Rafraîchir ; rendre extrêmement frais par le moyen de la glace.
- Frapper le champagne.
- (Pronominal) Se donner des coups à soi-même.
- Se frapper la poitrine, montrer qu’on se sent coupable, qu’on s’en veut d’avoir mal agi. → voir battre sa coulpe.
- Se frapper le front, montrer qu’on vient de trouver la solution d’un problème ou qu’on met en doute la santé mentale de quelqu’un.
- (Pronominal) (Absolument) (Familier) Avoir des pensées négatives, se faire du souci.
- Ne vous frappez pas pour ces balivernes.
- (Marine) Fixer, attacher avec un nœud. Note : Ne pas confondre avec l’expression québécoise frapper un nœud.
- (Cameroun) Escroquer.
-
situer
?- Placer, poser en certain endroit par rapport à l’exposition, à l’aspect, au voisinage, etc.
- Le duc de Guise reconduisit sa belle-sœur, la duchesse de Nevers, en son hôtel qui était situé rue du Chaume, en face de la rue de Brac, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Avant l'arrivée des Magyars, les Slaves méridionaux occupaient toute la plaine danubienne et le noyau de leur puissance était situé entre le Rab, le Danube et la Drave. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, p.96)
- Cette histoire se situe au milieu du siècle des lumières.
- La ville de Toulouse se situe en France.
- Je situe cette ville dans ce pays.
- On a mal situé ce château, il fallait le situer sur le bord de la rivière.
- Cette maison est située à mi-côte, est située dans un vallon.
- Cette ville est avantageusement située pour le commerce.
- (Sens figuré) Assigner une place en imagination, dans son esprit.
- Quelque caillou qu'on lui présentât, il en situait toujours et sans erreur l'emplacement exact : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958, page 70)
- Situer un personnage.
- Je ne situe pas bien sa maison, sa propriété.
- (Pronominal) Avoir sa place, dans l'espace ou dans le temps.
- La commune de La Chapelle-Heulin se situe au cœur du vignoble nantais, au sud-est du département de la Loire-Atlantique. — (Petit Futé Loire-Atlantique 2015, page 180)
- Pays qui se situe au douzième rang de la production de pétrole.
-
regarder
?- Porter ses regards sur quelque chose ou quelqu’un.
- […] le chat gris, un peu sauvage, nous regardait de loin, à travers la balustrade de l’escalier au fond, sans oser descendre. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Bien des fois la nuit, de cette fenêtre tapissée de lierre, j’ai regardé avant de m’endormir le grand Orion inclinant vers l’ouest. — (J. Milsand, La Poésie anglaise depuis Byron, dans la Revue des deux mondes, volume 3, 1869, page 338)
- De la petite chambre où j’étais enfermé avec ma bonne, le front contre la vitre, à travers les persiennes fermées, je regardais des pauvresses s’accroupir sur la pelouse, un cierge à la main, et marmotter des oraisons. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- Quand nous traversâmes la salle, Saint-Jérome me tenant le bras, Catherine, Lioubotchka et Volodia me regardèrent exactement du même air dont nous regardions la chaîne des forçats, qui passait tous les lundis sous nos fenêtres. — (Léon Tolstoï, Souvenirs, 1851-1857, traduction d’Ardève Barine, édition 1922)
- Ils avaient terminé leur repas et sirotaient un café-filtre, en regardant de loin le mouvement de la rue. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- « REGARDER, c’est diriger ses yeux dans une certaine direction et accommoder. VOIR, c’est simplement recueillir sur sa rétine les images des objets qu’on regarde », expliquais-je à mes élèves.Bien entendu la 5 345 ne se doutait pas que l’action de REGARDER pouvait se diviser en examiner, inspecter, fixer… Ni que celle de VOIR pouvait se nuancer en entrevoir, percevoir, apercevoir… — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 114)
- Des play-boys à la barbe de quatre jours regardent si on les regarde, et nous les regardons regarder si on les regarde, et ils nous regardent les regarder regarder si on les regarde et c’est un ballet sans fin qui rappelle le « palais des glaces », une vieille attraction de fête foraine, sorte de labyrinthe de miroirs où l’on se cogne contre son propre reflet. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 189)
- Ça me fait penser à allumer la téloche pour regarder les infos de 9 h. J'attrape la télécommande et je mets la dix. — (Boris Tzaprenko, Noti Flap, volume 2 : Tribulations détectivesques méziguifères, (autoédition), 2013, page 96)
- (Sens figuré) Être vis-à-vis ; être tourné vers, s'ouvrir vers, en parlant des choses.
- Dès huit heures moins le quart, Joseph se trouva le premier dans une grande salle dont les fenêtres ouvertes regardaient vers la campagne. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 43)
- Cette maison regarde l’orient.
- Le côté du palais qui regarde la rivière.
- L’aiguille aimantée regarde toujours le nord.
- (Sens figuré) Considérer ; examiner avec attention.
- Toute la rue, pour peu qu’on regardât au-dessus des boutiques, conservait son aspect ancien. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Tant qu’on n’enseignera pas une arachnologie dans les écoles, tant que les araignées ne seront pas regardées dans chaque maison comme des animaux sacrés, et conservées avec le même respect que les hirondelles et les cigognes, l’agriculture n’atteindra jamais à un haut degré de perfection. — (Heinrich Zschokke, Le Fugitif du Jura, ou le Grison : simple épisode des troubles de la Suisse en 1799, tome 2, traduit de l’allemand par Adolphe Loève-Veimars, Charles Gosselin, Paris, 1829, page 103)
- Le type assis à la table tenait un Rubik's Cube ; il ne le manipulait pas, il le regardait en faisant la gueule. — (Lawrence Block, Entre deux verres, traduit de l’anglais par Étienne Menanteau, Calmann-Lévy, 2011)
- (Avec la préposition comme) Estimer ; juger ; réputer.
- À peu près en même temps que Bonnet faisait ses curieuses observations, les naturalistes découvraient d’autres phénomènes bien autrement inconciliables avec les idées qu’on regardait alors comme les fondemens de la science. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, pages 496–519)
- Ceux-ci, d’ailleurs, un peu hautains et dédaigneux, affectaient souvent de regarder comme indignes d’eux les amusements habituels des gosses. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- C'est là que, soudain, un lundi matin, mon attachée de presse a cessé de me regarder comme un invendu promis au pilonnage. — (Didier Van Cauwelaert, Le Principe de Pauline, Éditions Albin Michel, 2014)
- Un message électronique à caractère impératif adressé par un directeur général d’administration centrale aux directeurs généraux des agences régionales de santé a été regardé comme ayant la nature d’une circulaire (CE, 3 février 2016, Conseil national de l’ordre des infirmiers, n°381203). — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- Concerner (en parlant des choses).
- Faites tout ce qu’il vous plaira, cela ne me regarde point.
- C’est vous que cela regarde.
- Pour ce qui regarde cette affaire.
- Cette question regarde la médecine.
- Le génie, c’est Dieu qui le donne ; mais le talent nous regarde. — (Gustave Flaubert, Correspondance, lettre à Louise Colet, 23 février 1853)
- Je ne vous dirai point ce que devint le carrosse, ni ce qu’on fit des voyageurs tués; cela ne me regarde point. — (Marivaux, La Vie de Marianne, Folio, page 64)
- Breloc. — C’est une femme mariée.Le commissaire— À qui ?Breloc.— À un pharmacien.Le commissaire— Qui s’appelle ?Breloc.— Ça ne vous regarde pas. — (Georges Courteline, Le commissaire est bon enfant, 1899)
- (Avec la préposition à) Prendre garde, faire attention à quelque chose.
- Regardez bien à ce que vous allez dire, regardez-y bien.
- Ni l’un ni l’autre ne regardaient au prix ; l’un prêt à accepter ce qu’on lui offrait, l’autre prêt à donner ce qui lui serait demandé. Jamais marché ne fut plus facile à conclure. — (Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, 1867, chapitre 11)
- Et tu sais, Lascoumettes, il n’aurait pas regardé à m’épouser ! — (Colette, Le toutounier, 1939)
- (Pronominal) S’observer mutuellement.
- Nous nous regardons dans les yeux, férocement, ainsi que deux complices prêts à se déchirer et à s’entr’égorger sur leur butin. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- Se regarder l’un l’autre.
- Ils se sont regardés sans se rien dire.
- (Pronominal) Se mirer.
- Elle arrangeait quelques boucles de sa belle chevelure noire, afin d’en marier les touffes avec un nouvel escoffion de velours, et se regardait attentivement dans son miroir. — (Honoré de Balzac, La Confidence des Ruggieri, 1846)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.