Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ingt
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ingt".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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buccin
?- Genre de mollusques à coquille univalve en forme de cornet et tournée en spirale.
- On trouve des buccins dans la mer, dans les rivières et dans la terre.
- Les corneilles cherchent des buccins à marée basse, en choisissant d’habitude les plus gros. — (David McFarland, Le comportement animal: psychobiologie, éthologie et évolution, 2001)
- (Antiquité, Musique) Instrument à vent, de la famille des cuivres, utilisé dans l’armée de la Rome antique.
- Une rumeur emplit le château, un vacarme de gens qui couraient, de meubles qu’on traînait, d’argenteries s’écroulant ; et, du haut des tours, des buccins sonnaient, pour avertir les esclaves dispersés. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Hérodias, 1897)
- Rien qu’en pensant à lui, j’ai le frisson de la grandeur ; j’entends ces trompettes romaines, ces buccins dont parle Quincey et qui annoncent les personnages souverains. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/L’Entre-Deux-Guerres, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 247)
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conviens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de convenir.
- Moi, et malgré ce qu’il m’en coûte, si le beau Chris venait me proposer un tel marché (cela m’amuse de l’écrire et qu’il n'y puisse rien : voilà ma revanche), s’il venait (allez, je le redis !), là devant moi, dans le dénuement de cette proposition (quel pied ! L’imaginer ne me coûte pas cher et me fait tant de plaisir tant que dure le suspens), s’il venait me dire « viens baiser avec moi, mais ce sera la dernière fois qu’on se voit », avec un effort surhumain j’en conviens (il faut bien que je me trouve des qualités), je puiserais au fond de moi toutes les forces que je puisse rassembler jusqu’à m’épuiser dans un effort ultime pour lui répondre « non pas mon prince, je préfère vous revoir lanlaire aussi souvent que je le veux, je préfère garder par-devers moi, de tous les biens le plus précieux, votre amitié, au gué vive la rose, la choyer sans jamais la “déchoyer”, la caresser mais jamais harasser, plutôt que l’exposer au souvenir d’un instant trop vite effacé. — (Jacques Chuilon, Le Golfeur du Temple, 2017)
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de convenir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de convenir.
- Oui, mon bon Lucien, voilà qui est vrai, jusqu’à un certain point ; mais conviens que tu as bien su leur dorer la pilule à ces bons, archibons Bourbons ; et qu’à leur tour, ils ne se sont pas montrés trop ingrats envers toi. — (Pierre Napoléon Bonaparte, Souvenirs, traditions et révélations, 1876, page 189)
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blondin
?- Jeune homme qui a les cheveux blond
- La directrice, d’un brusque sursaut, se redresse dans son fauteuil et considère l’enfant qui se tient debout devant la cheminée : un blondin de cinq ans et demi, à figure ronde, à l’air étrangement fermé. — (Léon Frapié, La ribouldingue, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 42)
- Mais elle n’osait rien demander et s’occupait seulement à faire taire trois petits blondins couleur d’épis brûlés, qui riaient autour de la nappe en croquant une bonne salade de radis noirs à la crème. — (Alphonse Daudet, Le mauvais zouave, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 47)
- Les chansons forment des vagues. Celle qui revient le plus souvent c’est :Là-haut sur la colline est un gentil moulinLe meunier qui l’habite est un petit blondinLes godillots sont lourds dans l’sacLes godillots sont lourds. — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 240.)
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humain
?- Relatif à l’espèce humaine.
- Aucune forme humaine ne surgit entre les halliers, aucun bruit humain ne m’arrive. Partout le silence et partout la solitude ! — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- Lorsque l’on ne peut faire autrement que d’affronter le mauvais temps, les forces humaines se décuplent et l’esprit devient plus clairvoyant. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- – « Tu es si humain ! » lui disait parfois ma mère, avec un accent d’indéfinissable suspicion.Elle ajoutait, pour ne le point trop blesser :– « Oui, tu comprends, tu étends la main pour savoir s’il pleut. » — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 68)
- La justice, en tant qu’elle veut l’inviolabilité de la personne humaine par le seul fait qu’elle est humaine, ne saurait considérer l’homme que dans l’abstrait. — (Julien Benda, La trahison des clercs : Appendice des valeurs cléricales, 1927, édition 1946)
- Elle se passa les doigts sur les paupières, les yeux reprirent une expression humaine comme si elle revenait d’une pâmoison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Ne revenez plus, monsieur, autrement vous tueriez aussi la mère, car la puissance de Dieu est infinie, mais la nature humaine a ses limites. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l'art littéraire chinois, dans Choix d'études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- Qui est sensible à la pitié, secourable, bienfaisant.
- Cet homme est très humain et fort sensible aux misères d’autrui.
- Je ne connais pas de cœur plus humain.
- Avoir, montrer des sentiments humains.
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comblanchien
?- Calcaire compact de teinte beige (appartenant à l’étage du bathonien) et de dureté comparable à celle du marbre.
- Grande entrée en dalles de comblanchien, expliqua Letroc avec un geste simple. Et quatre portes-fenêtres doubles sur la pelouse. — (Alain Demouzon, Carrelage au sang, in Le Crime de la porte jaune et autres nouvelles, 1985)
- Un échantillon et une lame mince qui en est issue ont été soumis au professeur P. Rat qui a formellement exclu toute identification avec le comblanchien ou la pierre de Prémeaux utilisés en Côte d’Or. — (Robert Bedon, Alain Malissard, La Loire et les fleuves de la Gaule romaine et des régions voisines, 2001)
- Une brèche béante était cependant constituée par le vaste hall d’accueil, auquel on accédait par un vaste perron aux larges marches plates en comblanchien, et qu’il fallait considérer comme la vitrine et les degrés d’une suprématie que nul ne songeait sérieusement à contester. — (Hugues Pagan, Le Carré des indigents, Rivages/Noir, 2022, page 359.)
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boulin
?- (Architecture) (Colombophilie) Trou pratiqué dans un colombier, afin que les pigeons s’y retirent et y fassent leurs petits.
- On crêpit & on blanchit les parois des murailles en dedans, & on dispose pour chaque couple de pigeons, des boulins de forme ronde, que l’on range par ordre en les serrant les uns contre les autres. — (Encyclopédie méthodique, 1787, page 136)
- Solitaire endurci, M. des Lourdines aurait, à la rigueur, consenti à voir les gens, mais il ne voulait pas être vu, de sorte qu’on avait fini par le laisser se pelotonner dans son Fougeray, comme un pigeon dans son boulin. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chapitre 1, 1910)
- Une fuie, de pied ou intégrée, est composée de boulins, c’est-à-dire de « nids » dans chacun desquels vit un couple de pigeons. Dans les colombiers de pied, les boulins font partie intégrante de la structure : les murs, épais d’environ un mètre, sont évidés en une multitude de boulins de 40 centimètres de profondeur. — (François Julien-Labruyère, Paysans charentais : histoire des campagnes d’Aunis, Saintonge et bas Angoumois, tome I, Rupella, 1982)
- […] il y a encore la fuye qui est une petite volière ». Le terme de fuie s’applique donc jusqu’à l’orée du XVIIe siècle à des ensembles de boulins de façades ou à des petites volières fermées par des volets avec peu de pigeons. « Ce tourillon avoit plus tost façon d’une fuye que d’une forteresse » (Carloix, VII, 12). — (Jean-Mary Couderc, Alain Schulé, L’Anjou insolite, CLD, 1999)
- (Colombophilie) Pots de terre faits exprès pour servir de retraite à des pigeons, pour attirer des pigeons étrangers.
- (Maçonnerie, Échafaudage) Trous laissés dans un mur en construction par les pièces de bois de soutien d’un échafaudage.
- (Maçonnerie, Échafaudage) (Par métonymie) Pièce de bois utilisée pour le montage des échafaudages.
- Les trous laissés par les boulins sont appelés trous de boulin.
- La tour conserve de nombreux boulins d’échafaudage, encore engagés dans l’épaisseur des maçonneries. Leurs extrémités sont quelques fois visibles dans le parement externe des murs. Il s’agit de boulins en bois résineux, de section circulaire (diamètre de 10 à 15 cm), habituellement pourvus de leur écorce. — (Maxime Werlé, Maurice Seiller et Willy Tegel, Les tours des Cigognes ou Ribeauvillé (Haut-Rhin) face à la menace bourguignonne (vers 1475), Revue archéologique de l’Est n° 62, 2013)
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atteins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de atteindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de atteindre.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de atteindre.
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algérien
?- (Géographie) Relatif à l’Algérie, à ses habitants ou à sa culture.
- Mais il fera immédiatement connaître au Doyen Duguit sa décision de demander sa mutation à Alger, pour raison de santé, le climat algérien se rapprochant davantage de celui qu’il avait connu en Égypte que celui de Bordeaux. — (Marc Malherbe, La Faculté de Droit de Bordeaux, 1870–1970, 1996)
- Tous les admirateurs de l’écrivain se souviennent également des difficultés inénarrables qu’il connut avec le Pouvoir algérien lorsqu’il tenta cette longue et difficile expérience de théâtre populaire en arabe algérien. — (Jacqueline)
- La presse indigénophile a joué un rôle déterminant dans la formation de la presse «indigène» et de la conscience politique des intellectuels algériens. — (Zahir Ihaddaden, Histoire de la presse indigène en Algérie: des origines jusqu'en 1930, Entreprise Nationale du Livre, 1983)
- (Histoire) Relatif à la régence d'Alger.
- la France de son droit exclusif de péche dans les eaux de la Régence, droit dont elle jouissait depuis cent cinquante ans et qu’elle avait cependant conservé avec le gouvernement algérien — (Institut français de la mer, La Revue maritime, 1875)
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commun
?- Qui sert, qui peut servir à tout le monde ou seulement à plusieurs personnes.
- Un puits commun.
- Une cour commune.
- Passage, escalier, chemin commun.
- Cela est commun à tout le bourg, commun aux deux maisons.
- Les biens les plus précieux, répondit M. Bergeret, sont communs à tous les hommes et le furent toujours. L'air et la lumière appartiennent en commun à tout ce qui respire et voit la clarté du jour. — (Anatole France, Monsieur Bergeret à Paris, chapitre XVII, 1901)
- Partagé par différents êtres ou par différentes choses.
- La cour d’appel partagea alors les dommages, selon les principes de la faute commune, constatant que la victime s’était imprudemment aventurée sur un boulevard passager, sans prendre les précautions nécessaires. — (Orville Frenette, L'incidence du décès de la victime d'un délit ou d'un quasi-délit sur l'action en indemnité, Librairie de l'Université d'Ottawa, 1961, page 85)
- Le boire et le manger sont communs à l’homme et aux animaux.
- La vie végétative est commune aux animaux et aux plantes.
- Qualités communes.
- Traits, caractères communs.
- Ami commun.
- Péril commun.
- Des goûts communs les rapprochèrent.
- Cette douleur, cette joie m’est commune avec bien des gens.
- Entreprendre une chose à frais communs.
- La commune mesure de deux quantités.
- J’ai cela de commun avec lui.
- Cette affaire n’a rien de commun avec celle dont il s’agit.
- (En particulier) Mutuel, réciproque.
- D’un commun accord.
- Public, collectif.
- L’intérêt commun
- Le bien commun.
- Général ; ordinaire ; habituel ; moyen ; qui appartient ou peut appartenir à la plupart des hommes ou à un grand nombre d’hommes.
- Le meilleur préservatif contre les souris est un chat, non pas un chat angora, mais un chat à poil lisse et ras, rayé de gris et de brun, de la race commune appelée chat de gouttière. — (« Souris », dans la Grande encyclopédie illustrée d’Économie domestique et rurale, par Jules Trousset, Paris : chez Fayard frères, s.d. (vers 1875), page 2310)
- À huit heures et demie la directrice fut remplacée par une adjointe, Mme Galant, grosse femme assez commune, qui avait l’air d’une marchande des Halles cossue, plutôt que d’une institutrice. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- […] une décence qu'on ne trouve pas à ce point dans les campagnes où la trivialité est si commune. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- C’est l’opinion commune.
- Une erreur très commune.
- Une destinée commune.
- L’usage en est fort commun.
- Il n’y a rien de si commun, rien n’est plus commun.
- Cette terre donne tant de revenu, année commune, bon an, mal an, en compensant les mauvaises années avec les bonnes.
- Répandu et abondant ; fréquent ; courant.
- Les melons sont fort communs cette année.
- Les bons muscats sont communs en Languedoc, en Provence.
- Il est commun de croiser des cerfs dans ces forêts.
- (En particulier) (Mathématiques) Propriété valable pour plusieurs nombres ou entités.
- Diviseur commun.
- Le plus grand commun diviseur.
- Dénominateur commun.
- (Géométrie) Ce qui appartient à la fois à deux figures que l’on compare.
- L’angle a, le côté b et c sont communs à tel triangle et à tel autre.
- (Droit de la copropriété) Relatif à une communauté de biens.
- Époux communs en biens.
- Le contrat porte que les époux seront communs en biens.
- (Linguistique) Qualifie les mots, les termes ordinaires d’une langue, par opposition à ceux qui ne sont usités que dans les arts et dans les sciences.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Linguistique) Qualifie la langue qui est parlée le plus généralement dans un pays, ou parfois sert de langue d'échange (koiné).
- En France, le français est la langue commune.
- Qui est médiocre, qui ne sort pas de l’ordinaire, qui est peu estimable dans son genre.
- Il a fait un discours très commun.
- C’est un orateur fort commun.
- Une invention commune.
- Rien de plus commun.
- De peu de valeur et d’une qualité médiocre.
- Un marchand qui n’a que des marchandises très communes.
- Il n’y a là rien que de commun.
- Vulgaire, bas, par opposition à noble, distingué.
- Son langage est bien commun.
- Cette femme a des manières communes.
- Tu as tous les mauvais instincts. Par-dessus le marché, tu es commune. J’ai honte de toi. Dès ta petite enfance, j’ai compris que tu ne serais jamais une dame. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 40)
- (Grammaire) Épicène, ayant une terminaison identique au masculin et au féminin [2].
- (Linguistique) Dans certaines langues, genre grammatical avec tous ses articles issu d'une fusion du masculin et du féminin, alors que le neutre demeure.
- Le mot lag (« loi ») est du genre commun en suédois.
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coréen
?- Relatif à la Corée, à ses habitants et à leur culture.
- Mon ami coréen.
- Relatif au coréen, la langue.
- La langue coréenne.
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chiromancien
?- Personne qui pratique la chiromancie.
- Paparel, le président du tribunal, attirait à lui ceux qui croyaient à ses vertus de chiromancien. — (André Brincourt, Le bonheur de rompre, 2000)
- Pourquoi, le 26 septembre 1938, Claude Cahun a-t-elle voulu prendre les empreintes de ses mains ? Parce qu'une amie l'avait convaincue des prouesses du jeune chiromancien de Jersey ? Parce qu'elle s'était souvenu des empreintes des mains d'André Gide, d'André Breton, de Paul Éluard, de Marcel Duchamp, etc., reproduites dans Minotaure et soumises à un chiromancien ? — (Georges Sebbag, « Claude Cahun surréaliste off », dans Le surréalisme et la science, dossier réuni par Henri Béhar, Mélusine n° 27, L'Age d'Homme, 2007, p. 232)
- Avant que quelques beaux esprits de la cour eussent inventé les cartes pour charmer les loisirs d'un roi imbécille , c'étoit aux chiromanciens que les curieux s'adressoient pour faire tirer leur horoscope ; mais aujourd'hui la chiromancie n'est guère plus exercée que dans les campagnes; les gens comme il faut s'adressent aux tireurs de cartes. — (Jacques-Barthélemy Salgues, Des erreurs et des préjugés répandus dans la société, tome 2, Paris : chez F. Buisson & chez Delaunau, 1811, page 88)
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drelin
?- Onomatopée utilisée pour évoquer le bruit d’une sonnette.
- Ils n'entendent point, et ma sonnette ne fait pas assez de bruit. Drelin, drelin, drelin : point d'affaire. Drelin, drelin, Drelin : ils sont sourds. Toinette! Drelin, drelin, drelin : tout comme si je ne sonnais point. Chienne, coquine! Drelin, drelin, drelin : j'enrage. Drelin, drelin, drelin : carogne, à tous les diables! Est-il possible qu'on laisse comme cela un pauvre malade tout seul ? Drelin, drelin, drelin : voilà qui est pitoyable ! Drelin, drelin, drelin : ah, mon Dieu! Ils me laisseront ici mourir. Drelin, drelin, drelin. — (Molière, Le Malade imaginaire, 1673, acte I, scène 1)
- Drelindin din !… Drelindin din !…C’est la messe de minuit qui commence. — (Alphonse Daudet, Les trois messes basses, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 198)
- Et quand mon imagination était bien tendue vers ces choses d’autrefois, dans l’obscurité tout à fait épaissie dont je n’avais plus conscience : drelin, drelin, la sonnette du dîner !… — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
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engin
?- Instrument.
- Renart, indiquant du doigt le vivier : « Mon oncle, » dit-il, « c’est là que se tiennent en quantité les barbeaux, les tanches et les anguilles ; et précisément voici l’engin qui sert à les prendre (Il montrait le seau.) » — (Anonyme, Le Roman de Renart)
- La pêche au bord de la mer, quand on n’a ni barque ni filets et qu’on ne peut la faire qu’aux engins ou à la ligne, est un chanceux métier. — (Honoré de Balzac, Un drame au bord de la mer, 1834, réédition Gallimard, Folio, page 75)
- Terme générique pour des machines ou outils ayant une fonction définie.
- Il était bulliste, conducteur de bulldozer. La puissance de son engin rejaillissait sur lui, il savait dominer les monstres des Blancs. — (Michel Croce-Spinelli, Aurélien le Magnifique, Éditions Bernard Grasset, 1978, p. 161)
- Dans les engins de construction, nous classons la pelleteuse, la niveleuse,le tombereau, le tractopelle, etc.
- (Militaire) Terme général pour désigner du matériel militaire.
- Engins de guerre.
- Engins de destruction, engin explosif.
- (Populaire) Objet ayant une forme bizarre ou dont on ignore la fonction.
- C’est quoi cet engin?
- (Par extension) Personne à l'apparence ou au comportement étrange.
- J'me comprends ! — Eh ben j'sais pas comment vous faites ! Ma parole, des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice ! — (Lionnel Astier, Kaamelott, Livre I, épisode La Potion de fécondité)
- (Désuet) Adresse. Il n’est plus employé dans ce sens que dans le vieux proverbe :
- Mieux vaut engin que ruse.
- (Argot) Pénis.
- Oh ! monsieur, m'écriai-je dès que je sentis le monstrueux engin du capitaine me sonder le derrière, je n'ai rien dit aux coups de fouet — (Marquis de Sade, Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice, 1801)
- (Gymnastique) Nom générique des accessoires utilisés en gymnastique rythmique.
- (Militaire) Missile.
- Sous-marin lanceur d’engins
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nécromancien
?- Personne qui pratique la nécromancie, la manipulation des morts.
- Je lui avais attribué, dans mon esprit, la silhouette médiévale d’un nécromancien. Il nous aurait reçus, drapé dans une robe de soie constellée d’étoiles et marquée aux équations de la Kabbale, que je n’en eusse pas été surpris. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 12)
- (Par extension) Magicien.
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douzain
?- (Versification) Strophe de douze vers.
- Trois textes médiévaux sont connus sous le nom de Vers de la Mort: un de la fin du XIIe siècle, celui d'Hélinand de Froidmont (50 douzains, 600 octosyllabes) ; deux de la seconde moitié du XIIIe siècle, ceux de Robert le Clerc d'Arras (312 douzains, 3744 octosyllabes) et d'Adam de la Halle (3 douzains, 36 octosyllabes). — (Annette Brasseur, « Avant-propos » de Les vers de la mort, édités par Annette Brasseur & Roger Berger, Librairie Droz, 2009, page 9)
- (Régional) (Désuet) Cadeau de noces offert à la mariée par sa famille ou par celle de son mari, et qui consiste en douzaines de certains objets. (Littré)
- — Quand tu te marieras, je t'offrirai un beau cadeau... laisse venir !... Ton parrain n’est pas riche, mais il vit tout seul comme un vieux loup... Il pourrait bien te payer un collier d’or ou te faire un douzain d’écus, quand tu te marieras... — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
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baisemain
?- (Féodalité) Hommage que le vassal rend au seigneur du fief en lui baisant la main.
- Il ne devait que le baisemain.
- Geste de politesse qui consiste à baiser la main d’une dame pour la saluer ou pour prendre congé d’elle.
- Aussitôt de tous les gradins partent des viva assourdissants ; les mouchoirs s’agitent ; les chapeaux des majos volent dans l’arène, et le héros vainqueur envoie modestement des baisemains de tous les côtés. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, page 49)
- Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n’employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu’ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain. Ce n’est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse. — (Léo Ferré, Poète… vos papiers !, préface, 1956)
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daim
?- (Zoologie) Cervidé d’une grandeur moyenne entre le cerf et le chevreuil, à la robe tachetée et au bois plat et palmé.
- Parfois un daim montrait sa tête effarouchée au-dessus des hautes herbes et disparaissait au loin en bondissant. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- (En particulier) Daim européen.
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acousticien
?- Spécialiste de l’acoustique.
- (Par apposition) — J’ai vu, dans ma longue carrière d’ingénieur acousticien, bien des matières excellentes conductrices du son, mais jamais je n’en rencontrerai une seule comparable, même de loin, à celle dont sont pétris les murs de l’hôtel Terminus à Marseille. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895,)
- Audioprothésiste.
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akkadien
?- Langue anciennement parlée en Akkad.
- L’inscription est ici rédigée en akkadien, langue qui utilise des caractères cunéiformes syllabiques.
- Certains donnent l’idéogramme sumérien, sa transcription phonétique en akkadien, sa traduction akkadienne. — (Michel Ballard, De Cicéron à Benjamin, 2007)
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muretin
?- Relatif à La Murette, commune de l’Isère.
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conjoins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe conjoindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe conjoindre.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe conjoindre.
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abyssinien
?- (Géographie) Qui est relatif à l’Abyssinie, ancien nom de l’Éthiopie.
- Les voyageurs modernes sont unanimes pour reconnaître le type arabe de celles des populations abyssiniennes qui ne se rattachent pas à la souche africaine. — (François Lenormant, Manuel d’histoire ancienne de l’Orient, tome III, 4e édition, page 279)
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cajun
?- Relatif aux francophones de Louisiane, comprenant entre autres les descendants des Acadiens d’Acadie, et à leur culture.
- Ici, on « laisse le bon temps rouler », dit l’adage cajun. Une philosophie héritée des Acadiens, ancêtres des Cajuns, des Français bannis du Canada qui vinrent s’exiler dans le delta du Mississippi au XVIIIe siècle.— (Olivier Pérou, « Aux rythmes de la Louisiane », Le Point n° 2405, 4 octobre 2018, p. 126)
- Partout en Louisiane, le mot « cajun », qui est en fait une déformation de « cadien » prononcé à l’américaine, demeure utilisé. Les Ragin’ Cajuns forment l’équipe omnisports de l’Université de Louisiane, et la sauce cajun promet de mettre un peu d’épices typiquement louisianaises dans votre gombo. — (« Cajun ou Cadien? », Le Devoir, 18 mai 2019)
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bain
?- Action de baigner ou de se baigner.
- Muni même d’un pain de savon, il prit, sur le bord d’un cours d’eau, hors la ville, son premier bain depuis seize mois. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 421 de l’édition de 1921)
- Je ne mentionne que pour mémoire les nombreux bains forcés, les dégringolades sur les berges raides et glissantes, […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 106)
- (En particulier) Baignoire.
- Remplir, vider le bain. Faire couler un bain.
- (Par extension) Cuve où il y a de l’eau et des drogues pour la teinture.
- (Chimie) Toute substance par l’intermédiaire de laquelle on chauffe un vase pour opérer la digestion ou la distillation de ce qu’il contient.
- Rectifier de l’alcool au bain-marie, En mettant dans l’eau chaude le vase qui le contient.
- En termes de chimie, de galvanoplastie, de peinture, de photographie, il signifie préparation liquide dans laquelle on plonge un corps.
- Bain d’or, d’argent, de mercure.
- (Sens figuré) Climat, situation générale.
- «Les événements d’Octobre ont plongé le Québec dans un bain de politisation comme jamais auparavant», titrait l’hebdomadaire Québec Presse. — (Blogue de Jacques Lanctot, Le journal de Montréal, 13 octobre 2020)
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épreint
?- Participe passé de épreindre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter) A l'égard des choses étouffées, comme le sang n'en est pas épreint, et qu'on lient que le sang est l'aliment des démons qui se nourrissent de ce qu'il exhale, notre religion nous les défend — (Justin martyr, Contre Celse Livre 8)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.