Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ingt
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ingt".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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cyclopéen
?- (Antiquité) Qui remonte au temps légendaire des cyclopes.
- (Sens figuré) Qualifie un mode de construction primitif, constitué de grosses pierres non équarries.
- Dans ces contrées pleines de constructions cyclopéennes, on est surpris de trouver un temple grêle et délicat. — (Maxime Du Camp, Le Nil: Égypte et Nubie, 1854)
- En terminant, nous dirons un mot de ces bizarres constructions en pierre sèche, élevées sur des collines escarpées, et formant des enceintes cyclopéennes. Ce sont les lieux de refuge ou oppida. — (Revue du Midi, 1904, vol. 18, part. 2, page 84)
- On eût dit une cité cyclopéenne d’une architecture inconnue de l’homme et de l’imaginaire humaine, aux gigantesques accumulations de maçonnerie noire comme la nuit […] — (H.P. Lovecraft, traduction de Simone Lamblin, Les montagnes hallucinées, Denoël, 1931).
- En haut, la masse des Garrigues dormait, à peine blanchie d’une teinte laiteuse, pareille à une immense cité cyclopéenne dont les tours, les obélisques, les maisons aux terrasses hautes, auraient caché la moitié du ciel […]. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, chap. V)
- (Par extension) Qualifie ces pierres elles-mêmes.
- Nulle part d'ailleurs, mieux qu'à ces deux rives du Rhône, on ne lit plus clairement, ce testament de nos grands aïeux écrit sur le ciel de Provence en pierres cyclopéennes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Quand il n'est plus resté personne à tuer, l'aimable Titus a fait démolir la ville, abattre ses murailles, raser le Temple. […] Ces blocs cyclopéens qu'on faisait tomber, il fallait bien les mettre quelque part et, une fois comblé à ras bord le ravin qui à l'époque séparait le Temple de la ville haute, on s'est résigné à laisser le reste en tas. — (Emmanuel Carrère, Le Royaume, 2014, page 526)
- (Sens figuré) Qui tient des cyclopes.
- Les baleiniers achevaient, comme des bouchers cyclopéens, l’œuvre commencée au large avec des luttes héroïques dont je ferai plus loin un récit ; ensuite la charmante crique restait longtemps souillée par les nappes d’huile sanguinolente […] — (Albert Ier de Monaco, La carrière d'un navigateur, Monaco, 1905, page 251)
- Ouvrage cyclopéen, rappelant les voûtes de Rome et les bains de Caracalla, avec des murs épais de cinq mètres pour contenir les terrasses supérieures. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 119)
- Aussi raffinés qu’un paquebot de croisière, ce sont de grands hôtels fastueux formés de quinze voitures de quatre-vingt tonnes, et le front de leur motrice carénée, au profil de fusée, est équipé d’un phare central cyclopéen. — (Jean Echenoz, Ravel, Éditions de Minuit, Paris, 2006, page 55)
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choroïdien
?- (Anatomie) Relatif à la choroïde.
- Les [artères ciliaires] courtes postérieures ou choroïdiennes au nombre de deux, se divisent chacune en 4 à 8 branches, qui entourent le nerf optique. — (G. Gérard, Manuel d'anatomie humaine, 1912)
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chafouin
?- Celui qui est maigre, de petite taille, avec une mine basse et sournoise.
- Sans répondre, l’argousin fait signe à ses hommes et s’en va bien vite. À peine est-il sorti dans la rue qu’un chafouin l’aborde : […]. — (Hubert de Maximy, La Bande Noire : Les enquêtes de l’Écrivain public, Paris : Terres de France, 2014, chapitre 5)
- Arlette essayait aussitôt d’allumer dans son souvenir le visage de la gamine en question. « Probablement la rouquine du premier rang qui savait à peine ses lettres ! Une chafouine à surveiller, en effet ! » — (Claude Le Roy, La Horsaine, Éditions Cheminements, 2005, page 88)
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bédouin
?- Relatif aux Bédouins.
- […] Yasmina jouait distraitement avec des brindilles vertes et chantait une complainte bédouine où, comme dans la vie, l’amour et la mort se côtoient. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Casablanca est une ville bédouine. Le gros de sa population se recrute parmi les tribus voisines. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 22)
- Sous la tente maure, une petite loge de tissus isole parfois la couche conjugale, tandis que sous la tente bédouine , une cloison de roseau circonscrit le horma (pluriel : harem), l'espace intime réservé à une épouse et à ses jeunes enfants. — (Olivier D’Hont, Techniques et savoirs des communautés rurales : approche ethnographique du développement, Karthala, 2005, chapitre 14, page 172)
- (Par extension) Relatif aux communautés nomades, tribales.
- L'émergence des empires telle que la décrit Ibn Khaldûn requiert, on l'a dit, trois conditions : [...] ; un contact établi entre une ambition bédouine et un bassin de population sédentarisée ; [...]. — (Gabriel Martinez-Gros, Brève histoire des empires, 2014)
- Relatif au Versoud, commune française située dans le département de l’Isère.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Relatif à Longessaigne, commune française située dans le département du Rhône.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Relatif à Plénise, commune française située dans le département du Jura.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Relatif à Port, commune française située dans le département de l’Ain.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Relatif à Précy-Notre-Dame, commune française située dans le département de l’Aube.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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convint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de convenir.
- Avant tout, elle convint avec elle-même qu’il était impossible qu’elle se trompât. — (Honoré de Balzac, Le Bal de Sceaux, 1830)
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déclin
?- État d’une chose qui penche vers sa fin, qui arrive au terme de son cours, qui perd de sa force, de son éclat.
- Mais venez, au déclin du jour, contempler notre flotte joyeuse, groupée autour du vaisseau amiral qui porte les pères de la patrie et les héros de la fête. — (Guillaume Fatio, La campagne genevoise d'après nature, Société des arts, 1899, page 98)
- […]; Azemmour, la ville maure remontant à l’antiquité, en plein déclin aujourd'hui par suite de l’ensablement de son port et l’indolence de sa population; […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 148)
- Question oiseuse, aussi oiseuse que de demander si elle aurait pu empêcher […] le lent déclin, la désorganisation graduelle, qui, phase après phase, a délabré l’Empire occidental. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 409 de l’édition de 1921)
- Une natalité insuffisante et, on va le voir, une mortalité trop forte se conjuguent pour marquer le déclin progressif de la population de ce département. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- En outre, l'organisation de la famille française s'est achevée sous l'influence du droit canon et du droit romain qui revêtaient hier encore un aspect d'éternité et qui nous surprennent aujourd'hui par l'imminence de leur déclin. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- Dans les autres régions, constate l'INESSS, "le nombre d’hospitalisations projetées poursuit son déclin. — (Radio-Canada, Pas de levée du confinement à court terme, prévient Legault, radio-canada.ca, 21 janvier 2021)
- (En particulier) (Astronomie) La dernière phase, le dernier quartier de la lune.
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besoin
?- Privation de quelque chose qui est nécessaire.
- On lui a donné de l’argent, il en avait bien besoin.
- Avez-vous besoin de quelque chose ?
- Je n’ai plus besoin de rien.
- Chacun connaît ses besoins.
- Confier, exposer à quelqu’un ses besoins.
- Subvenir, pourvoir à ses besoins, aux besoins de sa famille.
- Cela me fait besoin, bien besoin.
- Indigence ; dénuement.
- Que répondre d'autre à cette femme qui avait été choyée, entourée... Qui n'avait certainement jamais su ce qu’étaient le besoin, les boulots permettant de gagner trois francs six sous puis la délinquance, la descente aux enfers... En dix ans, Clara avait tout connu ou presque. — (Carole Duplessy-Rousée, Le Silence d'Amarine, éd. Pygmalion, 2014, chap. 3)
- Il l’a assisté dans le besoin, dans son besoin.
- (Désuet) Manque de nourriture.
- Être épuisé de fatigue et de besoin.
- Mouvement instinctif, du sentiment qui porte à rechercher ou à faire quelque chose.
- Roland avait, depuis le berceau, ce que nos grands-mères appelaient le diable au corps, ce que nous appellerions nous la bougeotte névrotique, un besoin viscéral de se frotter à tous les interdits, […]. — ('Francis Renaud, Justice pour le juge Renaud : Victime du gang des lyonnais ?, Éditions du Rocher, 2011, chap. 8)
- Le tabac devient un besoin pour quelques personnes, [mais] à quoi bon augmenter le nombre des besoins ? La nature ne nous en avait donné que trois ou quatre. La civilisation, qui a commencé par nous faciliter la satisfaction de ces trois ou quatre besoins, y a ajouté une trentaine d'autres besoins..., et la sottise, une centaine. De ces besoins viennent la dépendance, les tyrannies, la nécessité du travail incessant, la pauvreté du plus grand nombre". — (Alphonse Karr, Menus propos, 1859)
- Les besoins du corps et de l’âme.
- Les besoins de la nature.
- C’est un besoin naturel.
- Se créer des besoins factices.
- Prévenir tous les besoins d’une personne.
- Le besoin d’aimer, de connaître.
- (Familier) Besoins du corps qui résultent de la digestion
- Je pris l'habitude, à l'imitation des goumiers et des bellahs, d'aller pisser accroupi, à flanc de dune, pour parer au risque de m'humidifier le saroual par vent tourbillonnant et parce qu'en terre d'Islam, ce besoin est à satisfaire discrètement. — (Robert Le Roy, Méhariste au Niger: souvenirs sahariens, Éditions Karthala, 1997, page 76)
- Un besoin naturel. — Faire ses besoins.
- Ici, dans mon intérieur, on tient a chier nanti. On voudrait libérer Mandela en grand tralala. Quoi de plus naturel qu'un gros besoin mené à bien aux accords du Boléro de Ravel et dans les effluves d'un déodorant à la vanille ? — (Patrice Delbourg, Villa Quolibet, Le Cherche-Midi, 2015)
- Nécessité.
- Lorsque dans une armée le besoin de récompenses se fait très vivement sentir, on peut affirmer que sa valeur est en baisse. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.359)
- Je n’ai pas besoin de vous dire que cela doit rester secret entre nous, signifie il est impératif que cela reste entre nous.
- Qu’est-il besoin de… Qu’est-il nécessaire de…
- Avoir besoin de, avoir besoin que, se dit de Ce qui est ou de Ce que l’on croit nécessaire, utile, convenable.
- Cet homme a besoin de repos, a un extrême besoin de se reposer.
- Avoir besoin de dormir, de manger, de marcher, etc.
- Vous pouvez vous retirer, je n’ai plus besoin de vous.
- Je ne puis vous prêter le livre que vous me demandez, j’en ai besoin.
- Ce jeune homme a besoin, aurait besoin, grand besoin d’être surveillé.
- Il n’a pas besoin qu’on lui dise deux fois la même chose.
- Ce plancher s’affaisse, il a besoin d’une poutre neuve.
- Ces plantes ont besoin d’eau, ont besoin d’être arrosées.
- Avoir besoin de, suivi d’un infinitif, signifie aussi être dans l’obligation, dans la nécessité de…
- J’ai besoin d’aller à tel endroit.
- J’ai besoin d’être de retour à la fin du mois.
- Tu n'avais donc pas besoin de modifier cette chose.
- Ce qui peut être utile ou nécessaire à un projet, à une entreprise, à un but.
- Il est expliqué plus bas que le scandale n’est qu’un mot, qu’on fait naître la chose selon les besoins et les circonstances et que le plus scandaleux n’est point que tel banquier couche, un beau jour à la Santé, mais que tant d’autres dorment paisibles dans leurs draps. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 173)
- Les besoins de la cause.
- (Finance) Personne à laquelle on présente une lettre de change, une créance, quand le tiré est absent ou ne paye pas. Recommandataire
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matin
?- Les premières heures du jour.
- […], mais ce lui était plaisir que de ne point manquer la sortie de l’étable fumante, dans la prime fraîcheur du matin. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chapitre 1, 1910)
- Tout le temps qui s’écoule depuis le moment où le soleil se lève jusqu’à midi ; matinée.
- Cette quasi-religieuse allait à l’église tous les matins, elle accomplissait les austérités claustrales, et faisait des économies pour soulager les pauvres… — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)'
- (Par extension) En parlant des heures qui s’écoulent depuis minuit jusqu’à midi.
- Une heure, deux heures, onze heures du matin.
- (Poétique) Commencement, début.
- Le matin de la vie : la jeunesse.
- Telles sont les chimères qui charment et égarent au matin de la vie. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
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écrivain
?- Celui dont le métier est d’écrire pour autrui.
- (Littérature) Personne dont l’occupation ou le métier consiste à écrire des ouvrages.
- C’est une sorte de psychisme, tout comme l’agora-phobie ou la crampe des écrivains, devenue après l’emploi de la machine à écrire, la crampe des dactylographes. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Il est de jeunes écrivains qui ne lisent pas Hugo. C’est pourquoi ils ont tant de certitudes heureuses et atteignent promptement au talent. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 67)
- Les premiers écrivains originaux apparurent dans le Midi. Ils s’adonnaient plus particulièrement à l’homilétique et à l’exégèse biblique. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Lorsqu'un écrivain « de sf » subit une crise d’agraphie non lésionnelle (parfois appelée flemmingite, mélancolie, coma éthylique, etc.) mais désire néanmoins assurer ses fins de mois — c'est-à-dire obtenir à peu près l'équivalent du S.M.I.C. — plusieurs possibilités s'offrent à lui. — (Pierre Bernard, Les fenêtres internes: anthologie composée et présentée, Union Générale d'éditions, 1978, page 11)
- Les grands écrivains qui attachèrent leur nom au bassin d’Arcachon n’étaient pas des enfants du pays. — (Serge Linares, Mireille Pastoureau, Raphaël Dupouy, Jean Cocteau, 2012)
- L’écrivain Taslima Nasreen a obtenu, dimanche 22 novembre, de la Haute Cour de Dacca, devant laquelle elle s’est présentée personnellement, la liberté sous caution. Rentrée en septembre au Bangladesh, après quatre d’ans d'exil en Suède, consécutifs aux menaces proférées à son encontre par des extrémistes islamiques, l’écrivain est accusé de « blasphème ». — (« BANGLADESH : liberté sous caution pour Taslima Nasreen », dans Le Monde, 24 novembre 1998 [texte intégral])
- (Spécialement) Auteur distingué par les qualités de son style.
- Il est beau d’être un grand écrivain, de tenir les hommes dans la poêle à frire de sa phrase et de les y faire sauter comme des marrons. — (Gustave Flaubert, Correspondance, lettre à Louise Colet, novembre 1859)
- Ce qu’il y a de meilleur dans les grands écrivains, ce sont les pages venues naturellement, sans choix, souvent sans conscience. Mais les heures de génie sont presque aussi rares que les hommes de génie, et les grands écrivains sont, comme les moindres, soumis à la loi de l’effort. — (Remy de Gourmont, Promenades philosophiques, 1re série, Mercure de France, 1925, page 251)
- Agent assurant à bord d’un navire des fonctions de secrétaire et de comptable.
- – Pour revenir à l’écrivain, vous savez, je pense, qu’il s’en trouve toujours un sur les navires ?– Bien sûr… Anciennement, l’on désignait sous ce titre l’agent comptable qui tenait les registres. Il avait même été stipulé qu’il « ne pouvait quitter le vaisseau que le voyage entrepris n’ait été achevé, à peine de perdre ses gages ». — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 74)
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deviens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de devenir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de devenir.
- Tu payes tes dettes, tu deviens riche de douze mille livres de rente, et tu n’as pas l’ennui de te rendre père : en voilà, des avantages ! — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de devenir.
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contrevins
?- Première personne du singulier du passé simple de contrevenir.
- Deuxième personne du singulier du passé simple de contrevenir.
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flandrin
?- (Très rare) Habitant de la Flandre.
- (Vieilli) (Familier) Sobriquet qui désigne un homme de haute taille, mince et d’allure molle.
- L’orfèvre, s’approchant. – Vous parlez en patriote, ami ; je vous conseille de prendre garde à ce flandrin.Passe un officier allemand. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 5, 1834)
- Et les paysans, ces grands flandrins qui tremblaient quelques mois auparavant comme des lièvres, lorsqu’on les regardait de travers… eh bien, je les ai vus traiter d’un air d’arrogance de vieux soldats, […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- — Maintenant que ce grand flandrin se croit libéré, se dit-il, il est capable de vouloir se mettre au travers de mon chemin pour me jouer quelque mauvais tour. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Certain long flandrin, d'âge indécis, mais qui s'exprimait avec précision en fronçant un museau de fouine, s'était amené un joyeux matin, porteur d'une lettre pour madame la concierge et escorté d'une voiture de déménagement. — (Marcel Martinet, La maison à l'abri, 1919)
- — Si ce n’est pas malheureux de voir un grand flandrin ne penser qu’à son plaisir, quand de plus jeunes que lui se font massacrer, disait Mme Blondel. — (Antoine Blondin, L’Europe buissonnière, 1949)
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africain
?- (Géographie) Relatif à l’Afrique, ses peuples, ses langues et ses cultures.
- Des communications fréquentes, sinon continues, existaient à l’Éocène entre les contrées du Sud de l’Europe et le continent africain. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 55)
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baladin
?- (Vieilli) Danseur de théâtre. Farceur de place publique.
- […] tu ferais mieux de m’indiquer un moyen de sortir des mains de ces hommes que de faire devant moi des contorsions et des grimaces comme un baladin. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- […] la pauvre désolée ne trouvait plus rien qui l’égayât. En vain avait-on mandé des quatre coins du monde les plus fameux baladins, bateleurs, bouffons, turlupins, pîtres, grimaciers, grotesques et farceurs. — (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874?))
- Comédien ambulant.
- […] l’échafaudage tremblant du maçon, les tréteaux nomades du baladin, portaient des spectateurs. — (Charles Nodier, Smarra, ou les démons de la nuit, 1821)
- Seriez-vous un simple camp-volant, un nomade, un baladin ? demanda-t-il encore au garçon. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Je n’ai pas changéJe suis toujours l’apprenti baladinQui t’écrivait des poèmesQui commençaient par « Je t’aime »Et finissaient par « aimer » — (Julio Iglesias, Je n’ai pas changé, 1979)
- (Sens figuré) Celui qui, par des bouffonneries, s’efforce de faire rire.
- Au sein de certains mouvements scouts : Scout en début de parcours en tant qu’animé (généralement entre 6 et 8 ans). Les baladins composent la ribambelle dans une unité.
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biquotidien
?- Qui revient, qui paraît deux fois par jour.
- Une promenade biquotidienne.
- Janvier, il surveille l’agnelage et commence en février la traite biquotidienne qu’il poursuivra jusqu’en juillet. — (Hélène Leroy, Vieux métiers Tout un art, éditions Debaisieux, 2013, page 6)
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juin
?- Sixième mois de l’année du calendrier grégorien, qui compte 30 jours.
- En juin 1585, il est de nouveau à Croixval; sa santé empire, et en octobre il prévoit qu’il s’en ira avec les feuilles. — (Raymond Lebègue, La poésie française de 1560 à 1630, Société d’édition d’enseignement supérieur, 1951, page 118)
- […], mais l’on n’était qu’en juin et, sauf pour les poires de moisson qui mûrissent en août, il fallait encore attendre longtemps avant de savourer concurremment les pommes du verger et la vengeance désirée. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La fenaison commence généralement dès les premiers jours de juin, époque à laquelle, dans les années sèches, beaucoup des Graminées sont arrivées à maturité; […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 84)
- La moisson de l’orge a lieu aux premiers jours de mai, celle du blé dans la seconde quinzaine de ce mois, celle du maïs au commencement de juin, et celle des légumineuses un peu plus tard. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 220)
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aurignacien
?- Relatif à Aurignac, commune française située dans le département de la Haute-Garonne.
- Relatif à la période préhistorique de l’aurignacien.
- Avec les restes de l'industrie aurignacienne, on rencontre les os de tous les animaux dont l'homme faisait alors sa nourriture, et dont il employait les dents et les os pour fabriquer les ustensiles nécessaires à sa vie, […]. — (Jacques de Morgan, L'humanité préhistorique : esquisse de préhistoire générale, Paris : La Renaissance du Livre, 1924, p.60)
- J'aurais la tentation irrésistible de les accrocher çà et là dans une cage de singes, par la queue ou la patte, en quoi je ne contredirais par la préhistoire pithécanthropique de l'homme mais la pousserais encore plus avant que l'art aurignacien. — (Nouvelle France: Pensée chrétienne et nationale, 1957, n° 1-4, p.241)
- Dans le Bassin parisien, cette discussion s’est engagée à partir du gisement de Thèmes, dans l’Yonne (fig. 15 ; Le Brun-Ricalens et Brou, 2003). Ce gisement de plein air avait été initialement considéré comme aurignacien (Bodechon, 1982 ; Bel, 1991) sur la base d’une industrie lithique associant burins carénés et produits lamellaires, en particulier des lamelles torses à retouche abrupte directe fortement latéralisée (Le Brun-Ricalens et Brou, 2003). — (Pierre Bodu, François Bon, Nicolas Teyssandier & Clément Paris, L’Aurignacien et les faciès à pièces carénées entre Yonne et Yvelines, dans Le Paléolithique supérieur ancien de l'Europe du Nord-Ouest, actes du colloque de Sens (15-18 avril 2009), Paris : Société Préhistorique française, 2013, p. 52)
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épicurien
?- Qui est partisan de la doctrine d’Épicure ; qui est conforme à cette doctrine.
- Le moment semble venu où l'on peut avec plus de justice apprécier la doctrine épicurienne, et chercher la part de vérité qu'elle renferme. — (Jean Marie Guyau, La Morale d’Épicure: et ses rapports avec les doctrines contemporaines, Librairie Félix Alcan, 1927, page 17)
- La clé de la sagesse épicurienne consiste à comprendre que nous pouvons être heureux si nos désirs, au lieu d'être illimités, se ramènent à la dimension restreinte des besoins de notre corps. — (Roger-Pol Droit, Lucrèce, l'épicurien, en préface à la traduction de Lucrèce, De la nature de José Kany-Turpin, éd.Flammarion, 2008, p.XV)
- Il semble au contraire que, dans l’épistémologie de la physique épicurienne, l'observation du monde, sa connaissance empirique, soit non seulement légitime, mais encore nécessaire. — (Pierre-Marie Morel, Épicure: la nature et la raison, Librairie J. Vrin, 2009, page 36)
- En questionnant : « Dites-moi si vous avez jamais vu ou lu des philosophes pensant que le monde a été fait par hasard », Spinoza qui, quelques lignes après, fera l'éloge des Atomistes, affirme, par là même implicitement que telle n'est pas, selon lui, la conception épicurienne du clinamen. — (Laurent Bove, La stratégie du conatus: affirmation et résistance chez Spinoza, Librairie philosophique J. Vrin, 1996, p. 149)
- Il demeurait cependant, dans le bouquet SFR, bien des pépites, sur le plan culinaire en particulier, je devenais maintenant un bon vieux gros bonhomme, un philosophe épicurien pourquoi pas, qu’est-ce qu’Épicure avait d’autre en tête, au juste ? En même temps un quignon de pain rassis et un filet d’huile d’olive c’était un peu limité, il me fallait des médaillons de homard et des Saint-Jacques avec leurs petits légumes, j’étais un décadent moi, pas un pédé rural grec. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 332.)
- (Par hyperbole) Hédoniste, qui ne songe qu’au plaisir.
- […] ; on aurait pu dire de ses traits qu’ils étaient beaux, s’il ne s’était niché sous l’arcade de son œil le sentiment rare et épicurien qui indique l’homme des brûlantes voluptés. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- En voyant ses mauvais mœurs, ses goûts épicuriens, l'impiété même dont il faisait profession ouverte, sauf à s'en défendre tant bien que mal, soupçonnerait-on que Costar était d'église ? — (Monseigneur Antonin Fabre, Les ennemis de Chapelain, tomes 1 & 2, collect. Études littéraires sur le XVIIe siècle; Éditions A. Fontemoing, 1897, p. 160)
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coquin
?- Le latin coquinus (« culinaire, de cuisine ») peut être accepté du point de vue sémantique (→ voir cuistre issu latin *coquistro de coquere) ; mais le substantif, en latin médiéval coquinus au sens de « mendiant » n’est apparemment qu’une latinisation du français et cela supposerait une formation demi-savante qui ne correspond pas aux formations populaires des mots français issus du latin[2].
- Comme coquet[1] dérivé de coq mais aucun des dérivés ne présentant un sens proche de coquin[2].
- Le dérivé de coque au sens de « coquille » pour désigner un mendiant ou un gueux portant une coquille pour faire le faux pèlerin (→ voir coquillard) est impossible du point de vue chronologique : coquin apparait au douzième siècle[2].
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disconviens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de disconvenir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de disconvenir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de disconvenir.
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airain
?- (Fontainerie) (Vieilli) Métal rouge connu sous le nom de cuivre rouge, que l'on mélange avec la calamine pour faire le cuivre jaune, et avec l'étain pour faire le bronze ou la fonte.
- (Vieilli) ou (Littéraire) (Chimie) Alliage de différents métaux dont le cuivre est la base ; bronze.
- Pendant longtemps l’airain satisfit à toutes les exigences de la civilisation ; il servait aux arts de la paix comme à ceux de la guerre, et si quelques autres métaux comme l’or, l’argent, le plomb, le mercure, étaient déjà connus des anciens, on ne les appliquait qu'à des usages très limités. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 177)
- Et, frappant du doigt une cloche sombre et nue, qui rendit un son grêle :— Celle-ci, reprit-elle, est une sainte villageoise du Ve siècle. C’est une fille spirituelle de saint Paulin de Nole, qui le premier fit chanter le ciel sur nos têtes. Elle est d’un métal rare, qu’on a nommé airain de Campanie. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 119)
- Dans l’airain de Corinthe entrait une certaine quantité d’or et d’argent.
- (Littéraire) Objet de ce métal.
- Comme ils parlaient de la sorte, la lourde cloche de l’église de Saint-Michel de Templestowe […] vint couper court à leur contestation. Leurs oreilles furent successivement frappées par ces mornes vibrations, […] avant que l’oreille se sentît remplie de nouveau par la répercussion du glas de l’airain. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Sa voix sonore tinte comme de l’airain. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Les carnets d'un fou, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 313))
- (Sens figuré) Symbole de la dureté.
- Sa vitalité était prodigieuse ; avec son poumon abîmé il vivait, au fond, en bravant toutes les lois de la médecine, mais une formidable volonté de vivre, un sentiment d’airain du devoir à accomplir le maintenait debout. — (Stefan Zweig, traduit par Dominique Tassel, Le Monde d’hier, Gallimard, 2013, page 443)
- Les injures s’écrivent sur l’airain et les bienfaits sur le sable, on se souvient longtemps des injures et on oublie vite les bienfaits.
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frangin
?- Un dérivé irrégulier de frère, le suffixe est inexpliqué, mais dans toutes les langues, les synonymes familiers de frère ont subi beaucoup de déformations ; « On dit aussi fralin » — (Dictionnaire de la langue verte: argots parisiens comparés, 1867) → voir bratr, brach et brácha en tchèque ;
- Emprunt à l’argot piémontais franzino « id. » (Bl.-W.5), mais l’inverse (emprunt à l'argot français) est aussi possible ;
- De l’argot canut lyonnais, où le mot serait une déformation de frangeur (ouvrier qui fait des franges), le nom de famille Frangin est attesté au XVIIIe siècle.
- Alice Becker-Ho rattache ce mot au romani phral, pal, bral (« frère, camarade »)[2].
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acheuléen
?- Relatif à l’Acheuléen, période du Paléolithique inférieur et à l’industrie lithique caractéristique de cette période.
- Des silex taillés datant de l'époque acheuléenne.
- C'est un autre témoignage de la pénétration de l'acheuléen récent vers l'intérieur du pays. — (Corinne Julien, Histoire de l'humanité, 2000)
- Les premiers hominidés - vraisemblablement des Homo erectus - ayant migré hors d'Afrique maîtrisaient-ils la technique acheuléenne ? — (Des outils en pierre vieux de 1,76 million d'années découverts au Kenya, nouvelObs.fr, 31 aout 2011)
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arlequin
?- De l’ancien français Hellequin (« Satan »)[1]. La maisnie Hellequin (« escorte d’Hellequin ») désigne une chevauchée de démons, halequin signifie « génie malfaisant ». Entre 1571 et 1580, un zanni, paysan bouffon de la commedia dell’arte, donne à Paris une nouvelle interprétation de son personnage en empruntant au Hellequin français son nom et son comportement de petit diable. Emprunté par l’italien sous la forme Arlecchino, il fait alors le tour de l’Europe. (1585) Harlequin désigne un personnage de théâtre. — (Histoire plaisante des Faicts et Gestes de Harlequin Commedien Italien Contenant ses songes et visions, sa descente aux enfers pour en tirer la mère Cardine, Paris, Didier Millot, 1585)
- Selon Frédéric Ozanam[2], cet Hellequin serait apparenté au germanique Elfen Koenig (« roi des elfes ») altéré en Erlkönig (« roi des aulnes »).
- D’après Antoine Court de Gébelin, de l’italien el lecchino ou al lecchino (lecchino (« gourmand », « lécheur de plats », « lèche-cul »)), ce qui correspond au caractère originel de l’Arlequin du théâtre italien.
- De la racine germanique harl- (« bigarré ») avec le suffixe diminutif -kin (= -ken, -chen) — (Michel Desfayes, Origine des noms des oiseaux et des mammifères d’Europe y compris l’espèce humaine)
- De l’italien allocco (chouette hulotte) avec le suffixe diminutif -ino, ayant donné allochino, puis arlochino, en référence aux mouvements comiques et mécaniques de l’Arlequin italien et à son masque. — (Edmond Stoullig, Revue d’art dramatique)
- De harle ou herle (« oiseau de rivière bruyant au plumage bicolore noir et blanc ») avec le suffixe diminutif -quin. — (Commentaires aux Œuvres de Rabelais)
- D’après Gilles Ménage[3], du surnom d’un acteur italien qui aurait reçu le nom d’Harlecchino (« petit Harlay ») à cause de son intimité avec le président de Harlay, hypothèse probablement fausse[3].
-
étasunien
?- (Très rare) (Péjoratif) Variante de états-unien.
- […] : en redéfinissant, au passage, la mission originelle de nos troupes dans ce pays, dans le seul but de satisfaire aux exigences étasuniennes. — (Motion pour le congrès de Reims du Parti Socialiste, Un monde d'avance; la Gauche décomplexée., 2008)
- Il y a quelques semaines, nous vous relations la douloureuse histoire du passage du confiseur Cadbury, un des fleurons britanniques, sous pavillon étasunien. — (« Obligations à haut rendement... en chocolat », Le Monde, édition du 12 juin 2010, en ligne le 11 juin 2010)
- Je sais une chose : quand il essaie de se mettre à vivre aussi fort dans les pages d’un livre que sur un trottoir, le français québécois est aussi différent de celui, prétendument international, qu’on parle et écrit à Paris que la langue des écrivains étasuniens l’est de celle de Shakespeare. — (Louis Hamelin, Le Devoir, 20 septembre 2014)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.