Dictionnaire des rimes
Les rimes en : indre
Que signifie "indre" ?
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Mots qui riment avec "indre"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "indre".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : indre .
-
retreindre
?- Modeler une plaque de cuivre au marteau, de manière à en former un vase d’une forme demandée.
- Lorsqu’un métal est embouti, c’est-à-dire quand on l’a battu pour en faire un cylindre, un cône, une calotte sphérique, etc. et qu’on en veut diminuer le volume ou l’un des diamètres, il faut le retreindre ; mais on devrait dire enfoncer pour augmenter la surface occupée par le métal, et retreindre quand il s’agit de la diminuer ; dès lors emboutir deviendrait un terme générique pour exprimer l’une ou l’autre opération. — (Legoarant)
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ceindre
?- Entourer ; environner.
- Pendant que le « grand frisé » s’occupe du déjeuner, nous allons promener les enfants dans les allées de tilleuls qui ceignent les débris des vieilles tours de garde du château. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- Cette zone forestière correspond à la région humide des nuages qui ceignent les flancs du pic pendant la majeure partie de l’année et qui se dissipent généralement le soir pour reparaître peu après le lever du soleil. — (Frédéric Weisgerber, Huit jours à Ténériffe, dans la Revue générale des sciences pures et appliquées, Paris : Doin, 1905, vol.16, pp. 1041)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (En particulier) Serrer et entourer quelque partie du corps, en parlant d’une chose.
- Et, embrassant son ami, il s’habilla, ceignit son épée, sortit de la chambre, descendit aux écuries, […]. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Marions nos mains, toi qui, monarque éphémère, ceins la couronne de papier doré, […]. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Cela intéressait vivement notre maître d’hôtel pourtant, car le voici ceint de son blanc tablier, la mine souriante, […]. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
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épreindre
?- Serrer, presser quelque chose pour en tirer le suc, pour en exprimer le jus.
- Épreindre des herbes.
- Épreindre du verjus.
- (Par extension) Faire sortir en pressant.
- Épreignez-en le suc.
-
oindre
?- (Vieilli) Frotter d’huile ou de quelque matière grasse.
- Quant à la couleur naturelle du corps de ce chef Béchuana, on ne pouvait la reconnaître sous l’épaisse couche d’ocre qui l’oignait des pieds à la tête. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
- Naïvement, il avait commencé par penser que c’étaient là des gens qui s’étaient blessés en faisant du cheval et maintenant, clopinant, réclamaient à grands cris qu’on les oignît d’âme ; mais il dut reconnaître peu à peu que cet appel réitéré qui lui avait paru d’abord si comique trouvait partout de vastes échos ; la science commençait à se démoder, et le type d’homme indéfini qui domine notre époque avait commencé à s’imposer. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932 ; traduction de Philippe Jaccottet, 1956, tome 1, p. 290)
- On se baque ensemble, miss et moi. Elle m’oint. Si tu verrais ces crèmes, lotions, onguents qu'elle dispose (c.d.B.) ! Un fourbi formide. Et efficace ! — (Frédéric Dard, San Antonio : Poison d'avril ou la vie sexuelle de Lili Pute, Fleuve Noir, 1985)
- Il fallait, pour fixer les fards, oindre de cérat frais le visage et la poitrine : […]. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Ils les oignirent, à cause qu’ils étaient fort fatigués. — (Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, Bible, Paralip. II, XXVIII, 15.- cité par Littré)
- (Bible) Elle [Judith] se lava le corps, se l’oignit d’un parfum précieux. — (Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, ib. Judith, X, 3.- cité par Littré)
- (Religion) Consacrer avec les huiles saintes.
- Le pape envoya un bref par lequel il permettait au roi [Louis XI] de se faire oindre une seconde fois de l’huile de la sainte ampoule. — (Charles Pinot, Œuv. t. III, page 335. - cité par Littré)
- L’église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu’aux enterrements, aux bouts de l’an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l’appellent que pour les derniers sacrements, et qu’il oindra, à l’agonie, dans l’inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il s’oignit de gomina, et traqua plaqua implacablement les touquettes qui rebiquaient. — (Patryck Froissart, La Mise à nu, Mon Petit Éditeur, 2011, page 308)
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conjoindre
?- (Vieilli) Joindre ensemble en mariage.
- Il ne faut pas que l’homme sépare ce que Dieu a conjoint — (Genèse 2:24)
- (Vieilli) Avoir un rapport sexuel.
- Mais j’ai envie d'un jeune homme que je pourrais conjoindre d'une façon licite. — (Les Délices des cœurs, Ahmad al-Tîfâchî, traduction René R. Khawam, Phébus, 1981, page 186)
- (Sens figuré) Réunir, joindre ensemble.
- Le génie de la Résistance, c’est d'avoir su conjoindre, face à une même urgence historique, toutes les forces spirituelles de ce pays. — (Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « Ce qui reste du gaullisme, c’est un sens aigu du social », dans Marianne, 12 juin 2010)
- (Pronominal) Se joindre, se réunir.
- De chaque côté de son grand nez, ses yeux divergents, globuleux et pleins de pitié se conjoignaient pour observer son consultant, pour pénétrer au fond de ses cryptes, dans ses replis les plus secrets. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 128)
-
plaindre
?- Prendre en pitié les maux d’autrui, en être touché, témoigner la compassion que l’on éprouve pour quelqu’un.
- Vraiment, par expérience, je plains le jeune prêtre que l’on envoie, pour ses débuts, évangéliser la Beauce. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière ! Les maux les plus affreux sont amassés sur toi; Le noir enfer, séjour rempli d'effroi, T’attend au bout de la carrière. — (Mort du pécheur, dans Félix Dupanloup, Manuel des petits séminaires et des maisons d'éducation chrétienne, p.106, 2e éd., 1844)
- (Pronominal) — Si donc l’histoire récompense l’abnégation résignée des hommes qui luttent sans se plaindre et accomplissent sans profit une grande œuvre de l'histoire, comme l'affirme Renan, nous avons une raison nouvelle de croire à l'avènement du socialisme, […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.330)
- Employer, donner avec répugnance, à regret, d’une manière insuffisante.
- Il ne faut pas plaindre sa peine, ses pas, son temps quand il s’agit d’obliger.
- Il ne plaint pas la dépense, Il dépense volontiers.
- Verse tout plein,Il semble que tu nous le plains. — (Jean-Joseph Vadé, La Pipe cassée, chant premier, dans Catéchisme poissard, 1758)
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astreindre
?- Contraindre à quelque chose.
- Il nous semble être retourné au collège, de nouveau nous marchons en rang, nous faisons des devoirs et surtout des pensums, et l'on nous astreint au silence... — (Jean Heimveh, Question d'Alsace, 1889)
- Jamais aucun oncle n’astreignit aussi implacablement ses petits-neveux à écouter le tic-tac de sa grosse montre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 36 de l’édition de 1921)
- Les mêmes juifs d'Arles avaient été astreints à travailler à la construction du pont de la Crau. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Pronominal) — Si les ouvriers agricoles de l'Hérault avaient la sagesse de s'astreindre à la parcimonie des gens de l'Ariège ou de la Lozère, je ne doute pas qu'ils se trouveraient très heureux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il faut s’astreindre régulièrement à arracher les baobabs dès qu’on les distingue d’avec les rosiers auxquels ils ressemblent beaucoup quand ils sont très jeunes.— (Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, Reynal and Hitchcock, 1943)
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étreindre
?- Resserrer, serrer.
- Étreindre les nœuds, les liens d’une amitié, d’une alliance.
- Un sanglot refoulé étreignait sa voix.
- Embrasser, presser entre ses bras.
- Sitôt qu’elles furent en leur lit, deux par deux, elles s’étreignirent comme pour se défendre contre cet envahissement du calme et profond sommeil de la terre. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 33)
- Hommes et femmes s'étreignaient : les hommes entre eux, les femmes entre elles, à de rares exceptions, et l'accordéon couvrait l'épaisse rumeur de son gargouillement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Il l’étreignit si fortement qu’il lui fit perdre la respiration.— (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- Il la prit dans ses bras et ils s’étreignirent avec un désespoir plus grand que la nuit. Ils se retrouvaient après une absence éternelle, mais c’était à l’occasion d’une mort, sur un tombeau… — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 177)
- Causer une sensation oppressante, de peur, d'angoisse, d'anxiété.
- J'avais l'impression de me noyer et une angoisse terrible, celle de la mort elle-même m'étreignit. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Une vive émotion étreignit les spectateurs de cette scène tragique.
- Il était étreint par le désespoir.
- Serrer violemment, enserrer fortement.
- …à l'entrée du fjord, la débâcle tardive et subite des glaces étreignit le navire et faillit le détruire. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
-
monocylindre
?- (Mécanique) Moteur thermique à explosion ou diesel qui ne compte qu’un seul cylindre.
- Sur le monocylindre on recherche pour chaque carburant le réglage de la carburation (hauteur de cuve) donnant le maximum de détonation. — (Norbert Champsaur, Étude sur la transmission de la chaleur à l’eau de refroidissement dans un moteur d’aviation, Gauthier-Villars, 1932, page 90)
- Les mesures sur le monocylindre à accès optiques permettent de rechercher une explication aux différents comportements observés sur banc classique en estimant les interactions aérodynamique/combustion. — (La Combustion dans les moteurs d’automobile : simulation, validation, les moteurs de synthèse, Groupement scientifique moteurs, Institut français du pétrole, Éditions TECHNIP, 1991, page 20)
- (Par extension) Véhicule doté d’un tel moteur. — Note : Dans ce cas, il peut être au féminin si le genre du véhicule l’est aussi.
- Des débuts dans le cambouis jusqu’aux yeux, à gonfler des mobs, et à distiller des carburants féroces, pour que le ridicule piston du monocylindre balance ses cinquante centimètres cubes d’une haleine de Belzébuth : éther, huile de ricin, Mercurochrome… — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 2)
- […] pour ne pas se laisser dépasser par un confrère, il doit acheter sa première voiture, une monocylindre Rover, bruyante et capricieuse, qui est souvent obligée de terminer la montée des côtes en marche arrière […] — (Jacques Leclaire, Francis Brett Young : un témoin de l’avènement de l’Angleterre contemporaine, Université de Rouen, 1969, page 24)
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gindre
?- (Désuet) Ouvrier d’une boulangerie, celui qui pétrit le pain.
- Le gindre a le sentiment de la pâte; ses doigts exercés lui indiquent quand il doit redoubler d'énergie. — (Bulletin des travaux de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure, Rouen, 1857-1858)
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éteindre
?- Cesser l’ignition d’une chose.
- Heureusement, bientôt après, il plut à seaux, ce qui donna la facilité d’éteindre par-tout les flammes. — (Isaac Weld, Voyage au Canada, pendant les années 1795, 1796 et 1797, traduit de l'anglais, tome 1, Paris : Imprimerie Munier & cher Lepetit jeune, an VIII, p. 187)
- Si donc, dans ces conditions, on veut mécher le tonneau, celui-ci ne contenant plus assez d’oxygène dans l'air qu'il renferme, ne pourra entretenir la combustion du soufre, et la mèche s’éteindra dès qu'elle sera introduite. — (Claude Ladrey, L'art de faire le vin, 1863, page 217)
- Vers trois heures, un adjudant passe pour faire éteindre les feux inutiles. A Paris l'on éteint en ce moment un bec de gaz sur deux, mais nous n'obéissons pas; …. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Vers 1 heure du matin, je remarque que mon feu rouge de babord est éteint. Je descends le fanal dans le poste pour le rallumer, […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Par analogie) Faire cesser une chose qui rappelle le feu ou ses attributs.
- Éteindre la lumière.
- N’oubliez pas d’éteindre l’électricité quand vous sortirez.
- (Par extension) Amortir, tempérer, voire étouffer, faire cesser.
- Éteindre de la chaux.
- Éteindre l’ardeur de la fièvre.
- L’âge éteint le feu des passions.
- Une ardeur qui s’éteint.
- Il parvint à éteindre une guerre qui menaçait d’embraser toute l’Europe.
- On comprend alors combien une large interprétation de la loi donnerait au pouvoir de moyens pour éteindre toute opposition. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- La sédition va s’éteindre d’elle-même.
- Éteindre le feu de l’ennemi, faire cesser le tir de l’ennemi par un tir supérieur.
- (Sens figuré) Faire oublier complètement, abolir.
- Rien ne semblait capable d’éteindre son ressentiment.
- On veut en éteindre la mémoire.
- (Droit) Éteindre et abolir un crime.
- (Droit) Éteindre une rente, la faire cesser par le remboursement du principal.
- Éteindre une dette.
- Adoucir, affaiblir, atténuer.
- Éteindre des couleurs trop éclatantes dans un tableau.
- Des couleurs éteintes.
- Éteindre son style.
- La souffrance, la tristesse avait éteint l’éclat de ses yeux, la vivacité de ses regards.
- Un homme éteint.
- Un génie éteint.
- Elle avait presque oublié jusqu’au souvenir de l’ennui, qui éteignait presque sa voix après la première heure passée au bal. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- (Pronominal) S’affaiblir très sensiblement ; toucher à sa fin ; se mourir lentement et presque sans s’en apercevoir.
- « Les docteurs disaient qu’elle s’éteindrait comme une bougie : ce n’est pas ça, pas ça du tout, a dit ma sœur en sanglotant. — Mais, madame, a répondu la garde, je vous assure que ç’a été une mort très douce. » — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 130)
- La Belote figure parmi les jeux les plus populaires de notre temps. […]. Elle inspira même chansonniers et revuistes, et l'extraordinaire faveur dont elle jouit ne paraît guère prête de s’éteindre. — (Frans Gerver, Le guide Marabout de Tous les Jeux de Cartes, Verviers : Gérard & C°, 1966, page 51)
- Celui qui était devenu le patriarche de la famille royale, un homme réputé pour son fort caractère, son franc-parler, mais aussi son dévouement à la reine et aux pays, s’est éteint «paisiblement» vendredi au château de Windsor, à l’ouest de Londres. — (AFP, La reine Elizabeth II ressent un grand vide, Le Journal de Montréal, 12 avril 2021)
- (Pronominal) Se finir faute d’héritiers.
- Cette maison, cette famille est près de s’éteindre.
- Cette pairie s’éteignit par la mort du dernier titulaire.
- Une famille éteinte.
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joindre
?- Approcher deux choses l’une contre l’autre, en sorte qu’elles se touchent ou qu’elles se tiennent.
- Joindre deux planches avec de la colle forte, avec des chevilles.
- Joindre deux morceaux d’étoffe en les cousant ensemble.
- L’endroit où une chose se joint à une autre, où deux choses se joignent.
- Sauter à pieds joints. Il est aussi intransitif dans cette acception :
- Ces planches, cette porte, ces fenêtres ne joignent pas bien.
- Faites que cela joigne mieux.
- Se joindre se dit des Personnes.
- Quand il a vu qu’il était égaré il est venu se joindre à nous.
- Il se joignit à l’équipe précédente.
- Nous n’avons pu nous joindre une seule fois.
- Joindre les mains, approcher les deux mains en sorte qu’elles se touchent en dedans.
- Joindre les mains pour prier Dieu, pour demander pardon.
- Faire de deux choses un tout, en sorte que l’une soit le complément de l’autre.
- Pour donner , en effet, un digne apanage à son frère, Louis XI joignit au pays de Guyenne les judicatures du pays toulousain qui se trouvaient sur la rive gauche de la Garonne. — (Abbé Henri-Dominique Larrondo, Monographie de la commune de Merville (Haute-Garonne), dans Monographies de communes, concours ouvert en 1897 par la Société des agriculteurs de France, Paris & Lille : J. Lefort - A. Taffin-Lefort, successeur, 1898, p.57)
- Joignez cette maison à la vôtre.
- Il a joint ces deux jardins.
- Joindre les intérêts au capital.
- On a joint à l’ouvrage une table analytique des matières.
- On est tenu de joindre à sa réclamation les pièces qui constatent, etc.
- Je joindrai mon témoignage au sien.
- Joindre le prénom au nom.
- Joignez à cela que… Cette rivière va se joindre à telle autre en tel endroit.
- à ces premières difficultés vint se joindre une difficulté plus grave encore.
- Ce corps d’armée est allé se joindre à tel autre.
- Unir, allier.
- La société enrichie la veille par des spéculations, honnêtes ou non, joignait à ses richesses des titres nobiliaires ; chacun s'improvisait comte, marquis ou baron. — (Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), page 240, Bloud & Barral, 1883)
- Joindre l’utile à l’agréable.
- Joindre l’autorité spirituelle avec la temporelle.
- Joindre la prudence et la valeur, à la valeur, avec la valeur.
- Ils sont joints ensemble pour leur intérêt commun.
- Ils résolurent de joindre leurs forces, de joindre leurs armes, etc.
- Joindre ses prières à celles d’un autre.
- Ils joignirent leurs efforts.
- Ces deux familles se sont jointes par plusieurs alliances.
- Quand il a vu qu’il était trop faible, il s’est joint à un tel, avec un tel.
- Atteindre.
- Quoiqu’il fût parti avant moi, je le joignis bientôt.
- Joindre quelqu’un signifie aussi Se rencontrer avec lui, parvenir à le trouver et à lui parler.
- Si une fois je puis le joindre, je lui parlerai comme il faut.
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craindre
?- Envisager par la pensée quelqu’un ou quelque chose comme devant être nuisible, dangereux.
- Ces personnes ont craint, en pénétrant trop avant dans le système de l'homme, de voir disparaître ses plus brillantes attributions. — (Journal de médecine, chirurgie, pharmacie, etc, V. 35, 1816, page 376)
- Une accusation de complot contre la vie de Napoléon III fut abandonnée par prudence ; l’idée était dans l’air, on craignait d’évoquer l’événement. — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, page 22)
- Nous ne prenions jamais une auto dans que je dise au chauffeur : « Pas trop vite hein, vieux, madame a peur. » Mais il savait bien que c’était moi qui « craignais », comme on dit en Avignon, et il riait de bon cœur. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 462)
- Stendhal dit quelque part que le soldat ne craint pas la mort, parce qu'il espère bien l'éviter par son industrie ; cela s’appliquait tout à fait à ce genre de guerre que nous faisions. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 102)
- Jim et Jimmy, qui devaient débuter le surlendemain à Genève, avaient craint qu'on ne les empêchât de partir. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Ahmed Abdou s'effrayait aussitôt, et craignait que la graine dure et traîtresse, cachée sous les fibres, ne blessât la fillette. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Ne craindre ni Dieu ni diable, se dit d’un homme qu’aucune crainte n’arrête.
- Je ne crains pas de le dire, de l’assurer, etc., Je n’hésite pas à le dire, à l’assurer, etc., parce que j’en ai la certitude.
- Respecter, révérer.
- Craindre Dieu.
- Craindre son père, sa mère.
- Être susceptible de subir certaines choses qui peuvent atteindre, endommager ou détruire.
- Ces arbres ne craignent pas le froid.
- Cette couleur craint le soleil.
- Ce vase de terre ne craint pas le feu.
- (Intransitif) (Populaire) Présenter un risque, être dangereux, en parlant d'une personne ou d'une situation.
- Des grosses bêtesDes choses pas sympaDes gros trucs cracras qui craignent grouillent et qu’ont les crocs— (Stupeflip, Les Monstres sur l’album Stupeflip, 2003)
- Il craint.
- Ça craint.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.