Que signifie "indompté" ?

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  • Qui n’est pas dompté ; qui n’a pu encore être dompté.
  • C’était un enfant sans raison, qui, parfois, galopait au moindre caprice, ainsi qu’un animal indompté. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre III)
  • Mon fils, dit l’homme, tu es venu chez moi en tant que jouvenceau bon à prendre, et tu en es sorti — grâce soit rendue à Dieu ! — tel un bel étalon indompté. — (Ahmad al-Tîfâchî, Les Délices des cœurs, traduction René R. Khawam, Phébus, 1981, page 219)
  • (Sens figuré) (Mélioratif) Qui ne peut être contenu, réprimé, asservi.
  • C’est un courage indompté. — Un orgueil indompté.
  • Non plus géant, semblable aux Esprits, fier et libre,Et toujours indompté, sinon victorieux ;Mais servile, rampant, rusé, lâche, envieux,Chair glacée où plus rien ne fermente et ne vibre,L’homme pullulera de nouveau sous les cieux. — (Leconte de Lisle, Poèmes barbares dans la bibliothèque Wikisource , « Qaïn », Librairie Alphonse Lemerre, 1900 (1re éd. 1862), page 17)
  • Aussi, quand sous le nombre ils fléchirent, avecQuelle rage les bons bourgeois de la miliceTuèrent les blessés indomptés à l’œil sec! — (Paul Verlaine, Des morts, in Premiers vers, 1864)
  • La collection Les Plis offre un regard inédit, intime et iconoclaste sur la biographie et le monde­ intérieur de quelques-uns des plus grands penseurs, artistes, femmes et hommes politiques de tous les temps : l’unique étiquette que ces classiques indomptés supportent est le timbre. — (L’orma Éditions, « Collections », Paris. Consulté le 20 février 2025 → lire en ligne)
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Mots qui riment avec "é"

Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "indompté".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.

Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .

  • immortalité
    • Qualité, état de ce qui est immortel ; de ce qui n'est pas soumis à la mort
    • Le livre de M. Charles Baudelaire intitulé Les Fleurs du Mal est un défi jeté aux lois qui protègent la religion et la morale. […] À côté de ces pièces et de quelques autres où l’immortalité de l’âme les plus chères croyances du christianisme sont mises à néant, il en est d’autres qui sont l’expression de la lubricité la plus révoltante. — (Rapport de la Direction Générale de la Sûreté publique du 7 juillet 1857, au Ministre de l’Intérieur)
    • S’il y a au monde un fait certain, ferme et durable, c’est la croyance de l’homme en son immortalité. — (Constantin de Piétri, De l’Existence de Dieu et de l’immortalité de l’âme, 1842)
    • Il ne s'agit pas d'escamoter la mort par un rêve d'immortalité. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, p. 101)
    • J'avais seize ans et des poussières. Je connaissais depuis deux ans l’immense pouvoir de l’immortalité des amants. — (Louise Anne Bouchard, Clélia fait enfin amende honorable, Éditions de l’Age d’Homme, 1997, page 9)
    • (Sens figuré) Prolongation sans fin du souvenir d’un homme, d’une œuvre.
    • Un auteur qui travaille pour l’immortalité.
    • Des actions dignes de l’immortalité.
    • Les grands poètes méritent l’immortalité.
    • Aspirer à l’immortalité.
    • (Héraldique) Nom donné au bûcher enflammé qui sert de nid au phénix.
    • D’azur au phénix d’or sur son immortalité de gueules, accompagné en chef de trois besants d’or, qui est de Drouville → voir illustration « phénix avec immortalité de gueules »
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  • tomber
    • Être entraîné en bas par son poids.
    • Le ciel était nuageux, l’humidité pénétrante. Entre des éclaircies de soleil, des averses tombaient. — (Paul Margueritte et Victor Margueritte, Le Désastre, 86e édition, Plon-Nourrit & Cie, page 255)
    • Les tuiles, soulevées, roulent sur le toit, tombent sur le sol détrempé ; dans la nuit, les pauvres arbres, sous l’effort du vent plus colère, gémissent et craquent. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Par cette matinée glaciale d’octobre, où tombait un mélange de pluie et de neige fondue, les deux enfants, faute de places dans l’intérieur et la rotonde, durent se blottir sous la bâche, derrière le conducteur. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 16)
    • La grande forêt des Ardennes est une des plus chargée de mystères. […] L’hiver, lorsque la neige a cessé de tomber depuis quelques jours, lorsque l’armée des sapins noirs immobiles se détache sur le sol blanc, le voyageur solitaire doit se défendre contre un sentiment de crainte, presque d’angoisse. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 130)
    • Compte tenu de la pluie qui était tombée, Misty avait sûrement laissé des dizaines de traces qui nous permettraient de remonter jusqu’à elle si on se grouillait un peu. — (Andrée A. Michaud, Lazy Bird, Québec Amérique, 2009, page 121)
    • (Impersonnel) — La pluie se remet à tomber, drue et froide, et la nuit s’approche à grands pas. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 28)
    • (Sens figuré) Descendre rapidement.
    • Nous atteignons bientôt la région des nuages, et la température tombe si bas, que le froid nous mord horriblement les mains et les pieds. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 82)
    • Les rafales d’une violence inouïe, accès de colère de Wottan ou de Thor, tombent des hauteurs en sifflant et soulèvent des tourbillons d’embruns qui sillonnent la mer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • À de grandes altitudes planaient les frégates et les phaétons, qui tombaient souvent avec une rapidité vertigineuse pour arracher en l’air leur proie aux oiseaux de mer plongeurs. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Mon père était dans le bureau de Rempart Street quand le baromètre est tombé. Il dit que c’était incroyable, terrifiant. — (J. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d’or, Gallimard, 1985)
    • Perdre son équilibre ; être renversé ou abattu.
    • Tomber à terre, par terre ; tomber dans l’eau ; tomber dans un fossé.
    • Tomber de son haut, de toute sa hauteur ; tomber tout à plat, tout de son long.
    • Tomber sur les genoux ; tomber à la renverse.
    • Tomber d’une fenêtre, par la fenêtre.
    • Tomber de cheval.
    • Il tomba percé de coups.
    • Il a failli tomber ; il a voulu courir et il est tombé.
    • Elle releva son enfant qui était tombé.
    • Cet homme est tombé les quatre fers en l’air : Il est tombé à la renverse.
    • La chaise tomba par terre.
    • Tomber aux pieds, aux genoux de quelqu’un : S’y jeter. (Sens figuré) S’abaisser devant lui aux plus humbles supplications.
    • Tendre vers le bas, de l’autre côté.
    • La salle des fêtes était habillée pour une grande cérémonie, de somptueux rideaux blancs et pourpres qui tombaient du haut plafond jusqu’au bas des portes et des fenêtres. — (Maboa Bebe, Ewande Amours, peurs, espoir, L’Harmattan Cameroun, 2014, page 7)
    • Sa robe tombe bien.
    • (Sens figuré) Laisser tomber sur quelqu’un un regard de pitié, de dédain, etc. : Le regarder avec pitié, avec dédain, etc.
    • (Sens figuré) Surprendre, être extrêmement surpris de quelque chose, dans les expressions :
    • Tomber de haut.
    • Quand je vois cela, je tombe de mon haut.
    • Les bras m’en tombent, m’en sont tombés : Ma surprise fut si grande que je demeurai comme paralysé.
    • Tomber du ciel : Survenir à l’improviste.
    • Cet homme est tombé du ciel pour nous venir en aide.
    • Ce secours nous est tombé du ciel.
    • Tomber des nues.
    • Se détacher.
    • Toutes ses dents sont tombées ; ses cheveux tombent.
    • Ce fruit est tombé ; les feuilles commencent à tomber.
    • (Sens figuré) Mes illusions sont tombées une à une.
    • Faire tomber la tête de quelqu’un : Le décapiter ; sa tête tomba sur l’échafaud.
    • (Sens figuré) Faire tomber les armes des mains : Fléchir quelqu’un, l’apaiser.
    • Les soumissions de ses ennemis lui firent tomber les armes des mains.
    • (Sens figuré) Faire tomber la plume des mains : Décourager quelqu’un, le dégoûter d’écrire, faire qu’il s’interrompe tandis qu’il écrit.
    • Cette funeste nouvelle m’a fait tomber la plume des mains.
    • (Sens figuré) Se jeter, se précipiter, fondre sur quelqu’un, sur quelque chose, le charger, l’attaquer vigoureusement.
    • Il tomba sur lui avec fureur et le frappa.
    • Ils sont tombés l’un sur l’autre avec impétuosité, à bras raccourcis.
    • Les ennemis, qui étaient en embuscade, tombèrent sur la patrouille.
    • Six vaisseaux de guerre tombèrent tout à coup sur une flotte de navires marchands.
    • (Sens figuré) Tomber sur quelqu’un : Dire de quelqu’un des choses dures et désobligeantes.
    • Et voilà qu’Eugène passait les soirées entières dans le salon jaune, écoutant religieusement ces grotesques que lui, Aristide, avait si impitoyablement raillés. Quand il sut, par les bavardages de la ville, que son frère donnait des poignées de main à Granoux et en recevait du marquis, il se demanda avec anxiété ce qu’il devait croire. Se serait-il trompé à ce point ? Les légitimistes ou les orléanistes auraient-ils quelque chance de succès ? Cette pensée le terrifia. Il perdit son équilibre, et, comme il arrive souvent, il tomba sur les conservateurs avec plus de rage, pour se venger de son aveuglement. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 99)
    • (Sens figuré) Découvrir par hasard, fortuitement (toujours suivi de sur).
    • Près de Maidstone, ils tombèrent sur une rangée de onze canons automobiles de construction spéciale, autour desquels des artilleurs affairés surveillaient avec des jumelles une sorte de retranchement qu’on établissait sur la crête de la colline. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 54 de l’édition de 1921)
    • […] à ce moment mes yeux tombèrent sur le baromètre enregistreur qui marquait une chute subite de 1 mm. 8. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Il y a une grande ironie : on cherche la perle rare et on tombe sur quelqu’un de banal. — (Iegor Gran, Entretien avec Daniel Delattre, papyrologue : « Avec la technologie, on a l’impression de comprimer le temps », dans Charlie hebdo no 1240 du 27 avril 2016, page 15)
    • Arriver inopinément.
    • Cela m’est tombé sous les yeux : Je l’ai vu par hasard.
    • Tomber bien : Arriver au bon moment, rencontrer heureusement.
    • Vous tombez bien : j’ai justement quelque chose à vous dire.
    • Tomber sur les bras de quelqu’un : Se trouver inopinément à sa charge.
    • Si, en rangeant votre bibliothèque, ce volume vous tombe sous la main, je vous prie de le mettre à part.
    • Se trouver fortuitement, subitement dans une situation désavantageuse, dans une position fâcheuse.
    • Ce coin de campagne agricole était tombé au pouvoir d’une bande de malandrins que commandait un certain Bill Gore, […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 428 de l’édition de 1921)
    • Tomber entre les mains des ennemis, au pouvoir de l’ennemi.
    • Tomber dans une embuscade, dans un piège. — Ces navires marchands tombèrent dans une flotte de vaisseaux ennemis.
    • Il tomba au milieu de gens qui lui étaient inconnus.
    • (Sens figuré) Tomber sous la main de quelqu’un : Se trouver sous sa dépendance, à portée de sa colère, de son ressentiment.
    • S’il tombe jamais sous ma main, il se repentira de m’avoir offensé.
    • Devenir, en parlant d’un état physique ou moral, le plus souvent fâcheux, où l’on se trouve plus ou moins brusquement.
    • Tomber en défaillance, en démence, en syncope.
    • Tomber en pâmoison, en langueur, en enfance, en léthargie.
    • Tomber dans l’erreur, dans la contradiction, dans le ridicule.
    • Tomber amoureux, enceinte, malade.
    • Tomber du haut mal, avoir une crise d’épilepsie.
    • Tomber de faiblesse, d’inanition : Être dans une extrême faiblesse, être près de se trouver mal, faute de nourriture.
    • Tomber dans la misère, dans le malheur : Devenir pauvre, malheureux.
    • Tomber dans le mépris : Devenir un objet de mépris.
    • Tomber en disgrâce : N’être plus dans les bonnes grâces de quelqu’un, n’avoir plus de part à sa bienveillance, à sa faveur.
    • Faire tomber quelqu’un en confusion : Lui faire éprouver, lui causer une grande confusion.
    • Tomber dans la dévotion : Devenir dévot.
    • Tomber dans l’aveuglement, dans l’endurcissement : Devenir insensible aux vérités de la religion.
    • (Religion) Pécher.
    • Tomber dans le péché : Commettre une faute, céder au péché.
    • Le juste tombe sept fois le jour.
    • Dégénérer, descendre, se laisser aller à quelque chose de blâmable.
    • Ce Comté est tombé en décadence sous le règne précédent mais la Reine aujourd’hui régnante accorda la permission en 1747 au Comte Ladislas Vagay Baron de Vis cap de gouverner ce Comté […] — (Jean Hubner, La géographie universelle, où l’on donne une idée abrégée des quatres parties du monde, 1756)
    • Le christianisme est tombé dans l’idolâtrie avec la théorie de la Trinité, l’invocation des saints, la mariolâtrie, et surtout la démonophobie. — (Charles Hacks et Imbert, Le Diable au XIXe siècle, ou les Mystères du Spiritisme, Delhomme et Briguet, 1892, page 216)
    • Cet auteur prétend au sublime et tombe souvent dans le galimatias.
    • Passer d’un état positif à un état défavorable.
    • Tomber en désuétude.
    • Cela est tombé dans l’oubli.
    • Tomber à rien : se réduire à très peu de chose.
    • Toute sa fortune est tombée à rien.
    • Cette maison est tombée en quenouille : Il n’en reste que des filles.
    • Cette couronne, cette souveraineté tombe en quenouille : Les filles en peuvent hériter au défaut des mâles.
    • Tomber en putréfaction, en pourriture : Pourrir.
    • Tomber en poussière : Se réduire en poussière.
    • Les choses y marchaient de mal en pis, car les salines ne rapportaient presque plus rien, et le pays tombait à une grande misère. — (Émile Zola, La Mort d’Olivier Bécaille, G. Charpentier, 1879)
    • Déchoir de réputation, de crédit, perdre de sa vogue.
    • Ce livre a eu d’abord quelque succès, mais il est tombé.
    • Cet homme n’a pas été longtemps en crédit, il est bientôt tombé.
    • Ces fabriques, ces manufactures sont tombées.
    • Cette mode commence à tomber.
    • Ces études sont tombées : On les néglige beaucoup aujourd’hui.
    • Son goût pour les tableaux, pour la musique est bien tombé : Il s’est bien affaibli.
    • Succomber ; périr ; s’anéantir.
    • Toutes les parties idéologiques des traités locarniens sont tombées l’une après l’autre. Et le résidu constitue l’alliance. — (André Géraud, L’assistance mutuelle franco-britannique, dans la revue Politique étrangère, 1937, volume 2, n° 2, page 111)
    • Tomber raide mort, tomber mort : Mourir tout d’un coup en tombant.
    • Il est tombé sur le champ de bataille.
    • On vit ces empires tomber les uns après les autres.
    • Le ministère est tombé : Il a été mis en minorité, il est obligé de quitter le pouvoir.
    • Ne pas réussir.
    • Cette pièce est tombée à la première représentation.
    • C’est tombé à plat.
    • (Argot) Être arrêté ou se faire prendre, en parlant d’un acte de délinquance.
    • Cette fois, les douanes ont été mystérieusement informées… A-t-on voulu faire tomber Sofiane Hambli ? — (L’ex-chef des stups lié à un vaste trafic ?, Vosges Matin, 23 mai 2016)
    • Quelques mois plus tard, on lui avait conseillé de prendre sa retraite puisqu'il était persona non grata et comme il avait réussi à faire tomber les ripous, il ne s'était pas fait prier. — (Patrick Florès, Dernier tango à Kaboul, Mon Petit Éditeur, 2014, page 197)
    • Les multirécidivistes sont paranos, ils connaissent le travail de la police et font des contre-observations. À chaque fois qu'ils tombent, ils analysent en détail le dossier judiciaire pour connaître ce qui leur a été fatal, apprenant de leurs maladresses. — (Fabio Benoit, Mauvaise personne, Lausanne & Paris : Éditions Favre, 2019)
    • Cesser ; discontinuer.
    • Comme le vent tombe, les deux galères voguent à quartier, puis avant tout jusqu’à Sète, où elles entrent à l’aube… et n’en sortent pas de sitôt, […]. — (André Zysberg, Les Galériens : vies et destins de 60 000 forçats sur les galères de France 1680-1748, Éditions du Seuil, 1991, page 361)
    • Les illusions tombent l’une après l’autre, comme les écorces d’un fruit, et le fruit, c’est l’expérience. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
    • Elle soutint presque à elle seule le poids d’une conversation qui menaçait à chaque instant de tomber et de nous laisser béants. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 181)
    • […] la discussion ne paraissant point épuisée, ils continuèrent, dans le crépuscule qui tombait, à marcher en devisant […] — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Le vent est tombé graduellement pendant la journée du 22. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)'
    • La fièvre est tombée.
    • Le jour tombe : La nuit approche.
    • Il faut laisser tomber cela : Il faut, pour empêcher qu’on n’y fasse attention, paraître n’y pas faire attention soi-même.
    • Laisser tomber la conversation : Ne pas l’entretenir, ne pas l’alimenter.
    • Sa voix tombe : Sa voix faiblit.
    • Il ne faut pas laisser tomber sa voix à la fin des phrases.
    • Cette approche conduit, lorsqu’un amendement est adopté, à faire « tomber » (c’est-à-dire à rendre sans objet) tous les amendements qui portaient sur un élément plus précis au sein de la disposition en discussion. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
    • Se porter sur ; atteindre ; frapper.
    • Le bruit du bombardement au-dessus de l’abri devient formidable. Les obus tombent sur la Chancellerie avec une précision inquiétante. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 319)
    • Pourquoi faut-il que ce genre de situation chiante et délicate tombe sur moi ? — (Katell Curcio, Lorsque le bandeau tombe…, éditions Librinova, 2017)
    • Les coups tombaient sur lui.
    • Le soupçon tomba sur lui.
    • Il cherchait à faire tomber les soupçons sur cette personne.
    • Un grand malheur est tombé sur elle.
    • Sa colère tomba sur ceux qui l’entouraient.
    • Faire tomber la conversation sur quelque sujet : L’y amener.
    • L’entretien tomba sur un tel.
    • Échoir.
    • Cette terre est tombée en partage au cadet.
    • Cela est tombé dans son lot.
    • Cela est tombé en de bonnes mains, en bonnes mains.
    • Cet ouvrage est tombé dans le domaine public : Il a cessé d’être une propriété privée.
    • Ce document, cet écrit est tombé entre mes mains, le hasard l’a fait tomber entre mes mains : C’est à une circonstance fortuite que je dois la possession, la connaissance de ce document, de cet écrit.
    • Il m’est tombé entre les mains une pièce fort curieuse.
    • Les biens de cette maison sont tombés dans telle autre par un mariage : Ils y sont passés.
    • Le sort tomba sur lui : Ce fut lui que le sort désigna.
    • Joindre, coïncider, aboutir, tant au sens physique qu’au sens moral.
    • Ce chemin tombe dans tel autre, cette rivière tombe dans telle autre.
    • La rue Saint-Benoît tombe dans la rue Jacob.
    • (Familier) Avoir lieu, se dérouler.
    • Cette fête tombe un jeudi.
    • Faire tomber les pages les unes sur les autres en imprimant : Faire que les pages imprimées sur l’un des côtés d’une feuille répondent exactement à celles qui sont imprimées sur l’autre côté.
    • (Impersonnel) (Moins courant) (Courant) Utilisé pour donner une menace de correction, de châtiment.
    • Séli : Et vous, c’est pas parce que vous êtes reine que ça peut pas tomber aussi ! — (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre I, épisode Dîner dansant)
    • Zehirmann : Trichelieu, ça va tomber ! — (JBX, Reflets d’Acide, épisode Le Mont Mucus)
    • (Populaire) (Transitif) Ôter ; enlever.
    • Alors qu’il fait encore lui-même l’objet de contrôles d’identité réguliers lorsqu’il tombe l’uniforme, Ali, policier en banlieue et natif d’un quartier, est bien placé pour comprendre le ressenti des jeunes. — (Camille Bordenet, Le difficile dialogue sur les contrôles policiers : « J’ai vite capté qu’il fallait que j’aie le moins de contact possible avec le bleu-blanc-rouge », Le Monde. Mis en ligne le 26 juin 2020)
    • Les habitants de la capitale qui le souhaitent peuvent ainsi signaler des cas de femmes tombant leur voile en voiture, ou de personnes organisant des « soirées dansantes mixtes », ou encore ceux qui « publient du contenu immoral sur Instagram », a ajouté M. Hajmohammadi. — (Le Monde avec AFP, A Téhéran, la police ferme des centaines de restaurants « portant atteinte à la morale islamique », Le Monde. Mis en ligne le 9 juin 2019)
    • Je n’ai pas le temps de continuer mon laïus : H. tombe le froc et je me retrouve à bouffer de la tarte aux poils, tandis qu’elle m’agace le gland du bout de la langue. — (Jérôme Fansten, L’amour viendra, petite !, Flamant Noir Éditions, 2014, page 114)
    • (Sport) Vaincre, l’emporter sur quelqu’un.
    • Il fallait cependant le prendre et le tomber réglementairement, ou s’exposer aux moqueries lancinantes de la foule, qui grommelait encore sur les gradins.
    • (Familier) (Transitif) Séduire.
    • Tomber une fille.
    • Il n’était pas comme Miles le dandy, qui tombait toutes les poules, ou Bird le génie qui laissait derrière lui une traînée de bouches béantes et de regards humides. — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 131)
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  • appeler
    • Désigner quelqu’un par son nom ; pourvoir quelqu’un d’un nom.
    • […]; trois mois auparavant, c’est-à-dire à l’époque où sa mère vivait encore, on l’avait appelé le prince de Béarn ; on l’appelait maintenant le roi de Navarre, en attendant qu’on l’appelât Henri IV. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
    • Le sucre de raisin que l'on appelle aussi glucose, se rencontre dans les fruits sucrés qui présentent en même temps une saveur acide, comme les raisins, les groseilles, etc. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 120)
    • Le thé le plus exquis est un thé dont les feuilles sont dorées comme celles du tabac turc ; les Chinois l’appellent le thé rouge. Ne s'en procure pas qui veut. — (Léon Caubert, Souvenirs chinois, Paris : Librairie des bibliophiles, 1891, note n° 1 page 130)
    • Roland avait, depuis le berceau, ce que nos grands-mères appelaient le diable au corps, ce que nous appellerions nous la bougeotte névrotique, un besoin viscéral de se frotter à tous les interdits, […]. — ('Francis Renaud, Justice pour le juge Renaud : Victime du gang des lyonnais ?, Éditions du Rocher, 2011, chap. 8)
    • (Pronominal) Il s’appelle Charles. — C’est ainsi qu’on l’appelle. — Cette fleur s’appelle anémone.
    • Quel est votre nom? — Je m’appelle Marie. — Un joli nom. — C’est le nom de ma mère. — En vérité! — (1854, Gustave Chouquet, Easy Conversations in French‎, page 9)
    • Désigner une personne ou une chose par une qualité bonne ou mauvaise.
    • Quand il suivit un peu plus tard comme externe les classes du collège d'Arbois, il appartint tout d'abord à la catégorie des élèves que l'on pourrait appeler bons-ordinaires. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, p. 12)
    • Le mouvement pacifiste, au XXe siècle, a été très largement porté par les femmes, plus sensibles que les hommes à l'absurdité d'une puissance qui s'édifie en semant la mort, et qui appelle « champs d'honneur » les lieux des pires massacres. — (Marie Gratton, Côté cour, côté jardin : Voyage intérieur en 365 jours, Montréal (Canada) : éditions Médiaspaul, 2001, page 492)
    • (Pronominal)Ceux qui s’appellent les gens comme il faut, les sages par excellence. Cela s’appelle un véritable ami. Cela s’appelle folie en bon français.
    • Désigner par leur nom ceux qui doivent se trouver présents en un endroit.
    • On va appeler tous les soldats l’un après l’autre. Ce soldat n’était pas à la caserne quand on l’a appelé.
    • Je ne me suis point entendu appeler quand on a lu cette liste. Beaucoup d’appelés et peu d’élus.
    • (Justice) Lire tout haut le nom des parties, afin que leurs avocats viennent plaider pour elles.
    • Appeler une cause. On vient d’appeler votre cause. La cause sera appelée à son tour de rôle.
    • Faire venir en se servant de la voix ; héler.
    • Il appela un de ses copains, un jeunot coiffé d'une gapette américaine à viscope pointée vers le ciel. — (Léo Mallet, Les rats de Montsouris, Éditions Robert Laffont, 1955)
    • Quand cette image de la mort en turban crasseux, en casaquin sinistre, regarda les grains de millet que la poule noire piquait, et appela son crapaud Astaroth pour qu’il se promenât sur les cartes étalées, Mme Cibot eut froid dans le dos, elle tressaillit. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
    • (Par extension) Ne pouvant plus l’appeler de la voix, il l’appelait encore de la main. Appeler des yeux, du geste.
    • (Transitif) ou (Pronominal) (réciproque) Contacter quelqu'un par téléphone.
    • Les toxicos t’attirent que des emmerdes. Surtout les PD. Ces chbebs qui t’appellent trois fois par jour, ils s’injectent la coke avec des seringues. — (Alexandre Kauffmann, Surdose, Paris : Éditions Goutte d'or, 2018, chap. 8)
    • T’as perdu la boule ou quoi ? Tu me l’as refilé hier en me demandant de t’appeler ce soir. La picole te réussit pas, p’tit gars. — (Greg Waden, La disparue du 5701 : Coup de cœur virtuel à Lille, Villeneuve-d'Ascq : Éditions Ravet-Anceau, 2018, chap. 5)
    • Pousser son cri pour faire venir à eux ceux de leur espèce, pour les animaux.
    • Le mâle appelle sa femelle. La brebis appelle son agneau.
    • (Par analogie) Appeler des oiseaux en imitant leur cri.
    • Inviter à venir.
    • Appeler le médecin, le chirurgien. Cet artiste fut appelé en France, à la cour, par tel prince.
    • Appeler un général à l’armée. Tous les chefs furent appelés à ce Conseil.
    • Les Maures furent appelés en Espagne par le comte Julien.
    • (En particulier) (Droit, Justice) Citer devant le juge.
    • Appeler en justice. On l’a fait appeler pour se voir condamner à payer une somme.
    • Appeler quelqu’un en témoignage. Être appelé comme témoin.
    • Appeler en garantie. Le juge ordonna que les parties seraient appelées.
    • Envoyer, défier.
    • Appeler au combat, appeler en duel ou simplement Appeler :
    • Avertir de se trouver en quelque lieu par un signal.
    • Mais avant que Kurt eût pu fournir une explication, les sonneries aiguës du branle-bas appelèrent chacun à son poste, et l’officier s’éloigna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 240 de l’édition de 1921)
    • (Sens figuré) avertir, exciter, obliger à se trouver en quelque endroit, pour quelque chose que ce puisse être.
    • J’irai où l’honneur, où le devoir m’appelle. Mes affaires m’appellent ailleurs.
    • La vengeance l’appelle. Ce beau temps nous appelle à la chasse.
    • (Rare) Rendre nécessaire.
    • Les hormones, une des plus anciennes familles d’herbicides, vont continuer à nous rendre service et elles sont un bon exemple d'un certain type de sélectivité et de systémie ; cette dernière notion appelait le glyphosate. — (Christian Gauvrit, Efficacité et sélectivité des herbicides, INRA, 1996, page 111)
    • Ce crime appelle la vengeance des lois. Ces abus appellent une réforme.
    • Ce mot ne peut être employé seul, il appelle un complément. Ce grave sujet appelle toute votre attention.
    • (Religion) Faire ressentir sa volonté aux hommes, en parlant de Dieu.
    • Il ne faut pas résister quand Dieu nous appelle. Dieu appela saint Paul à l’apostolat. Il fut appelé de Dieu à cette mission.
    • Désigner une personne, pour une fonction ou une action importante.
    • Appeler quelqu’un à un poste. Il fut appelé à siéger dans le Conseil.
    • L’important devoir que nous sommes appelés à remplir. Il fut appelé à lui succéder.
    • (Par extension) Désigner pour prendre une décision.
    • Par dérogation au premier alinéa de l’article 42 de la Constitution, la discussion d’un projet de loi devant l’Assemblée nationale appelée à statuer définitivement porte sur le texte dont cette assemblée a été saisie et non sur le texte de la commission, qui n’en adopte pas […]. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
    • Être conduit par ses qualités, ses talents et les circonstances qui déterminent la vocation, le sort, la condition.
    • Le génie de Turenne l’appelait au commandement des armées. Il a su jouer le rôle auquel il a été appelé par les événements.
    • (Absolument) (Droit, Justice) Recourir à un tribunal supérieur pour faire réformer le jugement, la sentence d’un tribunal inférieur.
    • Il appellera de ce jugement. Il a appelé du tribunal de première instance à la Cour d’appel.
    • Appeler comme de juge incompétent. Appeler a minima.
    • (Sens figuré) (Familier) Ne pas se soumettre à une décision, ne pas l’adopter.
    • J’appelle de votre décision, ou J’en appelle.
    • (Sens figuré) Invoquer ; se référer.
    • J’en appelle à votre témoignage : J’invoque votre témoignage.
    • J’en appelle à votre probité, à votre honneur, à votre sagesse, etc. : Je m’en réfère à votre probité, à votre sagesse, etc.
    • Jeunes filles, mes sœurs, et jeunes femmes, j’en appelle à vos souvenirs. Ne sont-ils pas délicieux, les moments de rêve et d’angoisse que l’on vit dans sa chambre pendant qu’au salon, une mère dit à la vôtre :— Madame, j’ai l’honneur de vous demander pour mon fils la main de Mademoiselle votre fille… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 99.)
    • (Sens figuré) (Familier) Revenir d’une grande maladie.
    • Il en a appelé.
    • (Pronominal) Porter le nom de.
    • "Il n’y a de vérité que dans les détails" : c’est un froggie, Stendhal qu’il s’appelait, qui a dit ça… — (Bernard Domeyne, Vacances trop mortelles, 2014, page 1002)
    • (Foresterie) Annoncer à voix haute les caractéristiques de l’arbre marqué ; faire un appel.
    • Les coupes d'éclaircie et de jardinage sont marquées en délivrance: seuls les arbres à abattre portent les empreintes du marteau (blanchis et empreinte au pied, blanchis et empreinte au corps). Ils sont appelés par essence, circonférence (ou diamètre) et hauteur, pour que l'estimation en soit possible. — (Jean-Paul Debleau, Peintres, peintures marques peintes sur les arbres en forêt de Fontainebleau., février 2016 → lire en ligne)
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  • nouveauté
    • Caractère de ce qui n'existait pas auparavant ou qui était inconnu.
    • La nouveauté nous fait toujours un peu peur, parce que nous nous sentons plus rassurés si nous avons tout sous contrôle. Et cela arrive aussi avec Dieu. Mais quand Dieu se révèle, il apporte la nouveauté - Dieu apporte toujours la nouveauté. Ce n’est pas la nouveauté pour la nouveauté, la recherche du nouveau pour dépasser l’ennui, comme il arrive souvent de nos jours. La nouveauté que Dieu apporte dans notre vie est ce qui vraiment nous réalise, ce qui nous donne la vraie joie, la vraie sérénité. — (Pape François, La nouveauté nous fait toujours un peu peur, Radio Vatican, 19 mai 2013)
    • Toutes les lois [sur les brevets] demandent la nouveauté. On trouve si évident qu'une invention soit nouvelle par nature, ou doive l'être pour mériter un brevet, que l'on n'analyse pas les raisons qui ont poussé le législateur à faire de la nouveauté une condition légale de la brevetabilité. [… ] La nouveauté est la caractère essentiel de l'invention. — (Antoine Scheuzer, Nouveauté et Activité Inventive en Droit Européen Des Brevets, Droz, 1981, p. 79)
    • Les habitudes freinent notre capacité à apprécier positivement la nouveauté. La nouveauté est la qualité de ce que nous percevons pour la première fois. Il s'agit donc d'un phénomène nécessairement inédit, original. La perception de la nouveauté nécessite que notre esprit soit capable de briser les rapports anciens et de se libérer des liaisons préétablies — (Brigitte Bouillerce et Emmanuel Carré, Savoir développer sa créativité, p. 41)
    • La révolution implique une certaine conception du temps historique ordonnée à l'idée de commencement entendu au sens fort d'une nouveauté radicale. « [Un] élément de nouveauté (novelty), écrit-elle, [est] inhérent à toutes les révolutions — (Marc Le Ny, Hannah Arendt ; le temps politique des hommes: Le temps comme dimension de la phénoménologie existentielle et politique, L’Harmattan, 2013, p. 323)
    • La première émotion que nous découvrons dans l'esprit humain est la curiosité. Par là, j'entends tout désir éprouvé pour la nouveauté ou tout plaisir qu'elle procure. Regardons les enfants courir de côté et d'autre à l'affut d'un objet nouveau et saisir avec avidité, sans véritable choix, tout ce qui s'offre à eux; il n'est rien qui n'engage leur attention parce qu'à ce stade de la vie, il n'est rien qui ne se pare du charme de la nouveauté. Mais ce qui nous attire seulement par sa nouveauté ne saurait nous attacher durablement. […] Une certaine nouveauté doit entrer dans la composition de tout ce qui agit sur l'esprit. — (Edmund Burke, Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau, 1757, Vrin, 1990, p. 77)
    • Nul mérite ne s’acquiert et se perd aussi facilement que celui de la nouveauté. — (Proverbe italien, dans Boiste, Dictionnaire Universel, 1823, p. 458)
    • L’innovateur en termes de développement de la nouveauté est une source d’innovation. Il innove toujours plus.
    • PHILAMINTECes titres ont toujours quelque chose de rare.ARMANDEÀ cent beaux traits d’esprit leur nouveauté prépare. — (Molière, Les Femmes savantes, 1672)
    • Caractère de ce qui est récent, de création récente, qui date de peu, qui existe depuis peu.
    • On risquait d'oublier que les aspirations contemporaines doivent s'adapter aux exigences de l'esprit chrétien. N'allait-on pas substituer un mirage moderne à une vérité éternelle et confondre la récence d'une doctrine avec sa nouveauté véritable ? — (Maurice Nédoncelle, La pensée religieuse de Friedrich von Hügel (1852-1925), Vrin, 1935, p. 16)
    • La notion de nouveauté regroupe deux critères : la récence, c'est-à-dire le fait qu'un produit soit disponible depuis peu de temps ; et la différence par rapport aux produits existants. — (Emmanuelle Le Nagard-Assayag,Delphine Manceau, Le marketing de l'innovation. De la création au lancement de nouveau produit, 2e édition, p. 28.)
    • Caractère de ce qui vient de remplacer ou succéder à quelque chose
    • D’autres auteurs proposent de définir la nouveauté comme ce qui est perçu comme récent (temps perçu depuis la découverte ou la première utilisation de l’innovation, ou durée perçue de la disponibilité de l’innovation sur le marché) et différent (caractéristiques de l’innovation perçues différemment de celles des produits typiques de la catégorie de produits, existants déjà sur le marché). — (Josselin Masson, « Effets de la modification d'un attribut constitutif d'un produit sur son adoption par les consommateurs », Montpellier SupAgro, 2010, p. 25)
    • (Commerce) Caractéristique innovante, ce qu’il y a d’unique dans un nouveau produit ou un service ; différence avantageuse.
    • Nous proposions lundi un résumé des principales nouveautés de la huitième itération d’iOS, revenons dessus en détail aujourd’hui avec ses 10 nouveautés marquantes. — (Le Journal du Geek, 4 juin 2014, iOS 8 : 10 nouveautés marquantes)
    • (Psychologie) Situation inédite et inattendue engendrant le sentiment de merveilleux.
    • L'émotion de l'étonnement est plus que la simple nouveauté. Le degré au-dessus de la nouveauté est la surprise ou choc produit par ce qui est à la fois nouveau et inattendu — (Alexander Bain, Les émotions et la volonté, Traité de psychologie II, 1859, L'Harmattan, 2006, p. 83)
    • De toutes les circonstances qui éveillent le sentiment de merveilleux, la nouveauté est celle dont l'influence est la plus puissante. ; l'aspect d'un objet nouveau produit, à l'instant, une vive impression de surprise qui s'empare de l'esprit pour un temps, à l'exclusion de toute autre idée, — (George Combe, Traité de phrénologie, 1825, p. 407.)
    • (Économie) Caractère, qualité éphémère de ce qui est nouveau, récent, présenté pour la première fois ; récence.
    • Par définition, toute innovation doit comporter un élément de nouveauté. La notion de nouveauté se décline sous trois formes […] : nouveauté pour l’entreprise, nouveauté pour le marché, nouveauté pour le monde entier. — (Manuel d’Oslo, 2005, p. 67, § 205)
    • Phénomène inédit.
    • L'apparition de l'automobile dans les années 1870-1880 fut la nouveauté de cette décennie.
    • (Commerce) Dernier produit présenté ou exposé par une entreprise.
    • La tablette du 21ème siècle est déjà une nouveauté obsolète telle qu'elle est à l’heure actuelle."
    • Les dernières nouveautés du Salon de l'électronique de Las Vegas.
    • La Golf 7 a été une des grandes nouveautés de l'année automobile 2013
    • Les nouveautés du Salon de l'Agriculture
    • (Art) Livres qui viennent de paraître, pièces de théâtre qu’on vient de monter pour la première fois, films qui viennent de sortir.
    • Mon libraire m’envoie toutes les nouveautés.
    • Elle va au théâtre voir toutes les nouveautés.
    • (Vieilli) Doctrine nouvelle, en contradiction avec les idées, le régime, la tradition établis.
    • Celui qui gagne au changement remercie la fortune et le temps; mais celui qui perd, s'en prend à l'auteur de la nouveauté. Il est bon de ne pas faire de nouvelles expériences pour raccommoder un état sans une extrême nécessité et un avantage visible. — (Diderot, Encyclopédie, Nouveauté, [Morale , Gouvernement , Politique] (Jaucourt), 1772)
    • Rappelez-vous le moment terrible qu'elle [l'Église] a passé, au temps du concile de Trente [1545-1563]. La Réforme venait de l'ébranler d'une façon profonde (...) partout, c'était un flot montant de nouveautés, d'idées soufflées par l'esprit du mal, de projets malsains qu'enfantait l'orgueil de l'homme, lâché en pleine licence.— (Émile Zola, Rome, 1895) .
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  • sauter
    • S’élancer en l’air, soit pour retomber au même endroit, soit pour franchir un espace.
    • Souvent, il prenait l’envie au chef cuisinier du restaurant de prendre sa trial et de sauter les bosses et les fossés pour aller retrouver Gladys. — (Robert Béné, Scandale au salon du livre de Ré la Blanche, 2017)
    • Le roi, en rocquant, ne doit sauter que deux cases, c'est à-dire, que la tour avec laquelle il rocque, se mettra sur la case attenant immédiatement au roi, et celui-ci, sautant par dessus, se placera de l'autre côté de la tour. — (Hilaire Le Gai, Almanach des jeux : Académie nouvelle, Paris : Passard, 1853, page 168)
    • Sauter d’un bateau dans un autre.
    • Sauter à terre.
    • Il sauta dans la rivière.
    • Sauter sur un cheval.
    • Sauter en selle.
    • Sauter en croupe.
    • Sauter de joie.
    • Un cheval qui saute.
    • Faire sauter un cheval.
    • Un oiseau qui saute de branche en branche.
    • Faire sauter un chien par-dessus un bâton.
    • Sauter à bas de son lit : Descendre vivement de son lit.
    • Sauter à la corde : Sauter par-dessus une corde qu’on fait tourner en l’air.
    • (Billard) Faire tomber, en jouant, hors de la table du billard, en passant par-dessus les bandes.
    • Faire sauter une bille.
    • La bille a sauté.
    • (Jeux) Rétablir avec dextérité un jeu de cartes dans l’état où il était avant qu’on l’eût coupé.
    • Faire sauter la coupe.
    • (Cuisine) Cuire à feu vif en agitant de temps en temps la casserole.
    • Les aliments détaillés en menus morceaux sont sautés très rapidement avec très peu de matière grasse dans un récipient hémisphérique placé sur un brûleur très puissant. — (Michel Maincent-Morel, Techno Culinaire — Bac Pro, Éditions BPI , 2011, page 270)
    • Exploser, se détruire d'un coup, voler en éclats.
    • Tout à coup, comme dans le récit de Violetta, le bruit d'un vitrail qui saute en éclats. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • Et ce ne fut pas une lente décadence qui surprit le monde européanisé ; les civilisations antiques pourrirent et s’effritèrent ; la civilisation européanisée sauta d’un coup, pour ainsi dire. En l’espace de cinq ans, elle fut entièrement ébranlée et détruite. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 392 de l’édition de 1921)
    • Forer des carottes dans le roc, en analyser les teneurs, placer des bâtons de cheddite au fond de la galerie, les faire sauter, faire sauter toute la montagne ... — (Michel Goeldlin, Panne de cerveau, Éditions Alban, 2004, page 220)
    • Faire sauter la cervelle à quelqu’un : Lui exploser la tête d’un coup de feu.
    • Se faire sauter la cervelle.
    • (Sens figuré) (Familier) Faire faillite.
    • Cette banque a sauté : Elle a fermé ses guichets.
    • (Sens figuré) (Familier) Perdre son emploi ou sa place.
    • Ainsi suspecté de servir la soupe aux généraux et aux ministres de droite (bien qu'il ait vertement envoyé aux pelotes Alain Peyrefitte lorsque ce dernier prétendit s’inviter lui-même à « Apostrophes »), Pivot eût dû, en bonne logique, « sauter » lorsque advint, en mai 1981, le pouvoir socialiste. — (Édouard Brasey, L’effet Pivot, Editions Ramsay, 1986, chapitre 3, § 2)
    • (Sens figuré) (Familier) Être supprimé.
    • Je suis déjà rentré, mon prof de physique étant en formation, mon cours a sauté.
    • S’élancer avec vivacité sur quelqu’un, sur quelque chose.
    • Sauter au collet, à la gorge de quelqu’un.
    • Il a sauté sur ses armes pour se défendre.
    • Il a sauté sur lui pour le frapper.
    • Les gens sautaient sur le radicalisme, sur le cléricalisme, le royalisme ou le général Boulanger, comme ils sautaient sur le prétexte d’une borne mitoyenne, pour affirmer que, dans leurs familles, on s’entendait à faire l’amour d’une certaine façon. Les Messelon se montraient enragés pour l’Alsace-Lorraine, la chasse aux tyrans et aux curés, parce que c’était pour eux une manière de faire l’amour — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 204)
    • Jean saute dans son short, attrape son sac à dos et dévale les escaliers, accompagné de Brigand, son chien. — (Pascale Chollet/Paskapoo, "Ligne de Crêtes" : nouvelles en Beaufortain et en Savoie, Éditions Lulu (Lulu.com), 2010, 2e édition 2011, page 51)
    • Sauter au cou de quelqu’un : L’embrasser avec empressement.
    • (Sens figuré) Parvenir d’une place inférieure à une place plus élevée, sans passer par les degrés intermédiaires.
    • Cet élève a sauté de la troisième à la première.
    • Passer subitement, rapidement d’une chose à une autre qui est différente, qui n’a point de liaison avec elle.
    • Sauter d’un sujet à un autre.
    • Il saute d’une idée à une autre, sans transition.
    • Passer d’un chapitre, d’une phrase, d’un paragraphe à un autre, dans un texte sans s’arrêter à ce qui est entre les deux.
    • Vous pouvez sans inconvénient sauter tout de suite au chapitre suivant.
    • (Marine) Changer brusquement de direction.
    • Mais, ô malheur! le vent saute au sud-ouest et nous enveloppe d'un brouillard épais. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 39)
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
    • (Transitif) Franchir en s’élançant en l’air.
    • Sauter un fossé.
    • Sauter la barrière.
    • Ce cheval saute bien les obstacles.
    • (Transitif) Omettre, passer quelque chose en récitant, en lisant, en transcrivant, etc.
    • Une feuille verte portait en tête : CONFIDENTIEL. Sautez les questions embarrassantes, mais soyez aussi complet que possible.Il me répugnait de sauter. En classe, dans les versions latines, je ne conseillais pas à mes élèves de sauter les difficultés, pour revenir, plus tard, les résoudre.« Ne soyez pas des sauteurs : » leur disais-je. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 66)
    • Sauter un passage.
    • Il a sauté deux feuillets.
    • Le copiste a sauté deux lignes.
    • Le pianiste a sauté une mesure.
    • (Transitif) (Haras) (Rare) Saillir, couvrir une jument.
    • Cet étalon a sauté tant de juments.
    • (Transitif) (Vulgaire) Posséder sexuellement.
    • Je comprends le type qui saute une vieille mocharde, parce qu’il se dit : – Elle va me filer le chèque dont j’ai besoin si je l’enfouraille comme elle veut. — (Honoré Bostel, Le roman d'un turfiste, Éditions La Table ronde, 1975)
    • Les rombières elles ont les seins remontés au maximum par des soutifs de marque, les dents pourries un peu cachées ainsi par la gouache à lèvres, espérant encore se faire sauter par des amis intimes, […]. — (Marc-Édouard Nabe, Zigzags, éditions Barrault, 1986, page 76)
    • […]. Frank est pas con au point d'épouser un paillasson pareil. — T'es jaloux, gros porc, de n'avoir jamais pu me sauter. — J'aurais eu trop peur d’attraper la chtouille ! — (F.-H. Ribes, Lecomte, la toile et l’araignée, Paris : Éditions Fleuve noir, 1985)
    • Mutatis mutandis, Hélène fut à M&mnoux ce que Judith Toumignon était à Clochemerle, sans atteindre la chaudasserie extrême de la Jacqueline de La Terre de Zola, qui se fait sauter du soir au matin par tout ce qui porte une queue. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Éditions Publibook, 2018, p. 157)
    • (Transitif) (Argot) Arrêter.
    • J’aurais dû le calotter, oui, n’est-ce pas, l’arrêter là-bas, et ce serait fini. […] C’est ainsi, fit le policier. On ne saute pas toujours qui on veut, où l’on veut. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • (Argot) Avoir faim (expression "la sauter").
    • — Rien à boire ni à bouffer. Ils la sautent, comme on ne l’a peut-être jamais sautée. — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 37)
    • « Et puis quoi, on ne peut pas tout donner pour rien. Est-ce qu’on a même le droit quand, chez vous, on la saute ? » — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 245)
    • Au camp, on la sautait, c’est vrai, mais il y avait la démerde. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 25)
    • (Transitif) (Argot) Dépasser un véhicule, le doubler à vive allure, en déboitant au dernier moment.
    • Quelqu'un a klaxonné derrière nous. [...] - Ta gueule, eh, peau de fesses, a crié Haymann à une Toronado tomate qui nous a sautés en miaulant. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, 1973, Chapitre 5, Réédition Quarto Gallimard, page 481)
    • (Transitif) (Argot) Passer une ville en la contournant.
    • Nous avons sauté Pontoise par la rocade et filé vers Paris. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, 1973, Chapitre 15, Réédition Quarto Gallimard, page 527)
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  • cliquer
    • (Vieilli) Émettre un bruit retentissant, résonner.
    • Et les cigales cliqueront sur les roses.
    • (Informatique) Enfoncer et relâcher le bouton-poussoir (ou cliquet) d’une souris ou d’un dispositif similaire.
    • Cliquer sur un bouton, une icône, un hyperlien.
    • C’est un super-média pour vos super-vidéos de pubs car si elles sont cliquées et recliquées maintes fois, elles seront reprises à l’œil par les grands médias tels que la presse ou la télévision.. — (Babette Auvray-Pagnozzi, Langue de pub : le kit de survie du publicitaire, 2012)
    • (Argot) Comprendre.
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  • différencier
    • Distinguer par telle ou telle différence.
    • Les conditions générales de vente peuvent être différenciées selon les catégories d’acheteurs de produits ou de demandeurs de prestation de services. — (Article L441-6 du Code de commerce français -2008)
    • À l’inverse, l’étendue de telle plaine divisée en une mosaïque de parcelles culturalement distinctes se verra différenciée par des contenus, eux aussi dotés d’attributs géométriques et de surface, mais sans que des discontinuités topologiques les séparent pourtant. — (Yves Poinsot, Comment l’agriculture fabrique ses paysages, p. 15, Karthala Éditions, 2008)
    • En pratique, il est cliniquement impossible de différencier un impétigo staphylococcique d’un impétigo streptococcique. — (Patrice Morel, La Dermatologie du généraliste, Springer, 2001, p. 26)
    • (Mathématiques) Prendre l’accroissement infiniment petit.
    • Différencier une quantité variable.
    • Hormis la cellule œuf, la totipotence repose sur l’aptitude de certaines cellules végétales à se dédifférencier puis à se différencier à nouveau. — (Daniel Richard, ‎Lou Barbe, ‎Loïs Morel, Mémo visuel de biologie végétale, 2019, page 8)
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  • manquer
    • (Vieilli) Faillir ; tomber en faute.
    • J'ai failli moi-même être englouti avec mon cheval par les sables mouvants du Tahaddart, entre Tanger et Azila, et j’ai manqué me noyer dans l’embouchure du Tensift. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 106)
    • Tous les hommes peuvent manquer, sont sujets à manquer. — N’avez-vous jamais manqué?
    • (Spécialement) Ne pas partir, en parlant du coup d'une arme à feu, lorsqu’on veut tirer.
    • Son revolver, son fusil a manqué.
    • (Sens figuré) Tomber, faiblir, défaillir.
    • Ce cheval manque par les jambes. — Il ne peut plus se soutenir, les jambes, les forces lui manquent.
    • Elle va s’évanouir, le cœur lui manque. — Je suis si interdit que la parole me manque.
    • Elle ne put pas y arriver, bien que la distance ne fût pas longue de leur chambre à la rue : le cœur lui manqua, et si Perrine ne l’avait pas soutenue elle serait tombée. — (Hector Malot, En famille, 1893)
    • (Par extension) Se dérober, s’affaisser, en parlant des choses.
    • La terre manqua sous leurs pieds. — Le pied lui a manqué, et il est tombé
    • Mourir, disparaître, en parlant de quelqu’un qui est nécessaire.
    • Cet homme est bien malade, s’il vient à manquer, sa famille est ruinée.
    • Au revoir, dis-je gravement à la jeune fille. Mais écoutez-moi : votre ami est vieux et peut vous manquer. Permettez-moi de ne jamais vous manquer à vous-même, et je serai tranquille. Dieu vous garde, mon enfant ! — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éditions Le Livre de Poche, 1967, page 196)
    • Faire faute, faire défaut.
    • Mais loin de son Plateau, Arsène André étouffait. L'air résineux lui manquait, les brouillards de la Meuse lui enflammaient la gorge. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958, page 71)
    • Aux élections générales de 1837, Cobden se porta candidat à Stockport. Il lui manqua une centaine de voix pour être élu. — (C. Lavollée, Richard Cobden, Revue des Deux Mondes, tome 58, 1883)
    • Les gazelles et les outardes ne manquent pas non plus, mais il faudrait organiser des battues pour s'en emparer. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 123)
    • Mes gamins y m’manquent grave, dites-leur qu'on se capte la semaine prochaine ici, au supermarché, tiens, prends ça !… 20 keusses, c’est pour la note ! — (Ferréz, Manuel pratique de la haine, traduit du brésilien par Paula Anacaona, Paris : Anacaona éd., 2009)
    • (En particulier) Ne pas se trouver là où l'on devrait être.
    • La formule du pain perdu s'inspirerait-elle des deux recettes d’Aliter dulcia données par Apicius ? sous le règne de Tibère ? N'y manquent que les œufs. — (Annie Perrier-Robert, Dictionnaire de la gourmandise : Pâtisseries, friandises et autres douceurs, éditions Robert Laffont, 2012)
    • Il manque deux élèves dans cette classe. — Il manque beaucoup de livres dans cette bibliothèque.
    • (Transitif) Ne pas réussir dans ce qu’on a entrepris, ne pas rencontrer ce qu’on cherchait, laisser échapper ce qu’on poursuivait.
    • Cependant, au milieu de la chaussée, des nègres se poursuivaient à coup de boules de neige et parfois, une de ces boules, manquant son but, s'écrasait contre une devanture ; […]. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 51)
    • De tous les pianistes soviétiques, Sofronitzki fut sans doute le plus adulé du public : Gilels et Richter eux-mêmes le vénéraient et ne manquaient pas ses récitals. — (Alain Lompech, Vladimir Sofronitzki (1901-1961), chapitre 22 de Les Grands pianistes du XXe siècle, version enrichie, Éditions Buchet-Chastel, 2013)
    • Je suis arrivé trop tard, j’ai manqué mon ami, je l’ai manqué d’un quart d’heure.
    • Il a manqué le train. — Je regrette d’avoir manqué votre visite. — Il a manqué une belle occasion. — Il a manqué son coup. — Il a manqué le but.
    • (Transitif) (Spécialement) (Chasse) Tirer un gibier et ne pas l’atteindre.
    • J’ai manqué un lièvre qui était au bout de mon fusil.
    • (Transitif) (Chasse, Pêche) Ne pas réussir à prendre.
    • Les chasseurs ont manqué le cerf.
    • (Transitif) (Par extension) Laisser échapper.
    • Il s’agit d’un évadé de la Guyane. Je le piste depuis cinq mois et je l’ai manqué une première fois à Nogent dans une guinguette du bord de l’eau, où on l’employait comme garçon. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • (Par ellipse) (Familier) Faillir ; manquer de.
    • Vic en avale de travers son sacro-saint rocher praliné, tousse, manque s'étouffer. Une bonne âme lui frappe dans le dos à tour de bras. — (Anne-Marie Pol, Danse !, tome 36 : La danseuse et le prince, Pocket jeunesse, 2010, chapitre 2)
    • La jeune fille s’écarta brusquement, manquant trébucher et chuter au bas de la falaise. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
    • Être dans le besoin, ne plus avoir d’argent.
    • Avoir peur de manquer.
    • Les deux sœurs ont toujours été parmi ceux qu’on appelle, à Maupeyrou, les heureux de ce monde. Et, en effet, elles n’ont jamais « manqué ». — (Roger Martin du Gard, Vieille France, Gallimard, 1933 ; éditions Le Livre de Poche, page 105)
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  • simplicité
    • Qualité de ce qui n’est pas composé.
    • Le lendemain, j’ai vu la chambre dans la simplicité de la lumière du jour. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • Caractère de ce qui n’est pas compliqué.
    • Le mécanisme de ce cylindre, quoique de la dernière simplicité, ne fut d'abord que très-embrouillé dans ma tête; mais, en attendant que mes premières idées se nettoyassent, je fus si aise de les avoir eues, que j'en tressaillis, […]. — (« Quatrième mémoire : Projet d'un nouvel orgue... », dans les Œuvres complètes de Diderot, tome 9, Paris : chez Garnier frères, 1875, page 158)
    • Quels termes saurai-je trouver, suffisamment simples dans leur sublimité, — suffisamment sublimes dans leur simplicité, — pour la simple énonciation de mon thème ? — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire)
    • Même s’ils en font rêver plus d’un, tout le monde n’investit pas des tracteurs high-tech. À tous ceux qui recherchent la simplicité et l’efficacité avant tout, cet essai est fait pour vous. — (« Essais de tracteurs : John Deere 6195 M contre 7810 : le choc des générations », le 8 novembre 2017, sur le site de La France agricole (www.lafranceagricole.fr).)
    • Caractère de ce qui est sans apprêt, sans recherche.
    • Il est d’une grande simplicité dans ses vêtements, dans ses manières, dans son langage.
    • Cet écrivain a une grande simplicité de style.
    • D'ailleurs, j'aime rappeler que la simplicité n'est nullement absence de profondeur. — (Nuit blanche, n° 166, printemps 2022, page 23)
    • Qualité de ce qui est sans détours, sans déguisement.
    • Pendant un moment, la morgue germanique lutta en lui avec la simplicité anglaise, et aussi avec sa bienveillance naturelle et sa loquacité, et elle eut le dessous. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 174 de l’édition de 1921)
    • La simplicité d’un enfant.
    • Simplicité de cœur.
    • Aimable simplicité.
    • La simplicité a deux sœurs : la grâce et la dignité. — (Mustapha Fahmi, La leçon de Rosalinde, éditions La Peuplade, Chicoutimi (Québec), 2018, p. 76)
    • Naïveté, trop grande facilité à croire, à se laisser tromper.
    • Je ne vis jamais une si grande simplicité.
    • C’est une grande simplicité de croire cela.
    • Il y a de la simplicité dans son cas.
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  • cesser
    • Discontinuer ; arrêter ; finir ; interrompre ; terminer.
    • Ce fut M. de Chalvet-Rochemonteix qui apprit aux paysans à se prémunir contre les ravages de la carie dans les grains par le sulfatage de la semence, dont les résultats furent souverains. Le mal cessa avec l’application de ce remède. — (Abbé Henri-Dominique Larrondo, Monographie de la commune de Merville (Haute-Garonne), dans Monographies de communes, concours ouvert en 1897 par la Société des agriculteurs de France, Paris & Lille : J. Lefort - A. Taffin-Lefort, successeur, 1898, page 96)
    • Les tramways, les chemins de fer, les bacs à vapeur avaient cessé de circuler, et seule la lumière des flammes éclairait la route des fugitifs affolés dans cette ténébreuse confusion. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 243 de l’édition de 1921)
    • Plût aux dieux que Teresa fût restée muette elle aussi ! Elle ne cessait de crier. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre X)
    • Simon a passé une heure sur ce toboggan, hier soir, en présence de son père. Il n'est pas tombé une seule fois. Alors cesse de jouer les rabat-joie et écoute ce que j'ai à te dire. — (Kay Stockham, Les promesses du Tennessee, traduit de l'anglais par Isabel Wolff-Perry, éd.Harlequin, 2010, chap. 8)
    • C'est là que, soudain, un lundi matin, mon attachée de presse a cessé de me regarder comme un invendu promis au pilonnage. — (Didier Van Cauwelaert, Le Principe de Pauline, Éditions Albin Michel, 2014)
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  • emporter
    • Porter hors d’un lieu.
    • Une cage à serins était pendue au plafond ; les oiseaux avaient été emportés, mais la mangeoire était pleine de chenevis. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • La viticulture auvergnate fut à son apogée vers le milieu du XIXe siècle […] Les bateaux qui descendaient l’Allier emportaient des vins d’Auvergne jusqu’à Paris. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Un matin du mois de Juin, il mousine un petit crachin froid. Un gros camion vient de quitter le Champ du Trou : il emporte nos meubles. — (Bernard Kuntz, Planète Rimbe, Éditions Edilivre, 2007, page 160)
    • Je n’emporterai de ces lieux qu’un souvenir agréable.
    • Le secret qu’il emporte avec lui dans la tombe.
    • Entraîner, arracher, enlever ou emmener avec effort, avec rapidité ou avec violence.
    • Il y a le nageur intrépide qui, sourd aux appels du maître baigneur, dépasse les limites du bain surveillé, gagne la pleine mer et est emporté par une lame de fond. — (Franc-Nohain [Maurice Étienne Legrand], Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
    • Son cheval prit le mors aux dents et l’emporta à travers les champs.
    • Il eut le bras emporté par un obus.
    • (Sens figuré) Causer la mort rapidement, en parlant d’une maladie.
    • Trois ans après, Burrhus mourait de maladie ou empoisonné. Ceux qui crurent sa mort naturelle dirent qu'il avait été emporté par une esquinancie qui lui avait fait perdre tout d'un coup la respiration ; […]. — (U. Barrière, « BURRHUS (Africanus) », dans le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, tome 56 (4e du supplément), Paris : chez Garnier frères, 1845, p. 32)
    • Détruire ; faire disparaître.
    • Il ne retira de sa créance qu’un millier de francs, les frais emportèrent le reste.
    • Le jus de citron emporte les taches d’encre, emporte la couleur des étoffes sur lesquelles il tombe.
    • Les canons et les fusils, les torpilleurs et les cuirassés, la poudre et la dynamite, la fumée et le massacre emportent des milliards, des sommes plus que suffisantes à nourrir tout ce que l’Europe compte de faméliques et de va-nu-pieds. — (Laurent Tailhade, Discours pour la Paix, Lettre aux conscrits, L’Idée libre, 1928, pages 21-30)
    • (En particulier) (Médecine) Guérir.
    • Ce remède emporte la fièvre.
    • (Sens figuré) Tirer l’âme de sa situation ordinaire, jeter dans quelque excès, en parlant des passions.
    • Lui non plus n’aurait pas voulu choquer Jim par son manque de délicatesse, mais sa nature brutale subitement l’emportait. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • La colère l’emporta bien loin.
    • Se laisser emporter à sa vengeance.
    • La douleur l’a emporté jusqu’à dire, jusqu’à faire…
    • La jeunesse se laisse emporter aux plaisirs.
    • (Sens figuré) Gagner ; obtenir.
    • Il emporta l’avantage sur tous ses rivaux.
    • Dans son art il emporte le prix.
    • Il emporta la gloire d’avoir triomphé de l’ennemi.
    • (Spécialement) Obtenir par une sorte de violence.
    • Cet homme a tant de crédit qu’il emporte tout ce qu’il veut.
    • Il emporta cette affaire à force de sollicitations.
    • (Militaire) Conquérir, se rendre maître, en peu de temps.
    • La veille même du combat de Zouafques, le prince Thomas avait emporté plusieurs redoutes à la faveur desquelles il rétablit aussitôt ses communications avec les assiégés […] — (Mémoires authentiques du duc de La Force, maréchal de France, et de ses deux fils, volume 1, Paris, 1843, page C)
    • Entraîner par une suite nécessaire ; comprendre ; impliquer.
    • Le droit de justice des seigneurs hauts justiciers était absolu. Il emportait la plénitude de la juridiction civile et criminelle, limitée seulement par les cas royaux. — (Alfred Franklin, La Vie privée d’autrefois - La vie de Paris sous Louis XV devant les tribunaux, Plon, Paris, 1899, page 9)
    • Un soin particulier doit donc être apporté, dans la discussion des options, à la vérification de la conformité aux principes et règles supérieurs, qu’ils soient constitutionnels, internationaux ou européens, ainsi qu’aux conséquences indirectes que la modification législative envisagée est susceptible d’emporter sur d’autres pans du droit. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
    • (Pronominal) Se livrer à un excès d’orgueil, d’audace, et en général à un sentiment immodéré.
    • Quand bien même seraient-ils cinq mille ! s’emporta le lieutenant qui, décidément, me surprenait par la hargne qu’il démontrait. On n’a point éprouvé deux jours d’emmouscaillement dans cette forêt du diable pour s’en retourner quinauds. — (Camille Bouchard, Un massacre magnifique, Éditions Hurtubise, 2010, page 236)
    • (Pronominal) (Absolument) Se fâcher violemment, s’abandonner à la colère.
    • Eh bien ! jurez, sacrez, emportez-vous, votre contraction peut vous faire encore plus de mal que la colère. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre septième)
    • (Pronominal) Ne pouvoir être retenu par celui qui le monte ou qui le conduit, en parlant d’un cheval.
    • Les chevaux s’emportèrent et la voiture versa.
    • (Par analogie) La Girafe, excitée à fuir, se presse, s’emporte, et est bientôt hors de vue ; mais elle ne soutient point longtemps cet effort, qu’elle ressent comme une fatigue […] — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
    • (Pronominal) (En particulier) (Sports hippiques) Se dit d'un cheval de trot qui se montre fautif dans ses allures et est par suite susceptible d'être disqualifié.
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  • formaté
    • Participe passé masculin singulier de formater.
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  • surchargé
    • Participe passé masculin singulier de surcharger.
    • (Héraldique) Se dit d’un élément (meuble ou pièce) sur lequel se trouve un meuble ou une pièce alors qu’il est lui-même déjà placé sur un autre élément. Qualifie donc le second élément d’un empilement de 3 éléments (le premier est dit chargé, le second surchargé).
    • D'azur à la bande d'argent chargée d'une bande de sable surchargée de trois flanchis d'or, accompagnée en chef d'une colombe du Saint Esprit aussi d'argent fondant et tenant en son bec la Sainte Ampoule aussi d'or, qui est de Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson → voir illustration « bande de sable surchargée »
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  • frapper
    • Donner un ou plusieurs coups à quelqu’un, à quelque chose.
    • Le visage de Félicité s’empourpra d’une joie chaude. Elle se mit sur son séant, frappant comme une enfant dans ses mains sèches de petite vieille. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 102)
    • Dans les premiers âges historiques, on ne voit pas seulement les maîtres frapper et fouetter leurs esclaves ; les rois eux-mêmes administrent le supplice de la bastonnade. — (La bastonnade et la flagellation légales, dans le Le Magasin pittoresque, 1854, volume 8, page 54)
    • Surprenant un homme qui volait la ration d’un camarade, il l’invectiva et le frappa à la face. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 272 de l’édition de 1921)
    • Les deux danseurs à tour de rôle s’agitaient en frappant sur un tambourin de peaux de phoque. Ce n’était pas beaucoup plus étrange que le charleston ou le black-bottom. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • L’infortuné n’avait pas eu le temps de presser ce bouton. Déjà ses assaillants le frappaient, sauvagement, par derrière. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 120)
    • Il reste à trouver celui qui t’a frappé avec une barre de fer. Celui qui ordonna à quelqu’un d’ordonner à quelqu’un qui ordonna à quelqu’un d’autre de te tuer. — (Vassilis Vassilikos, Z, 1966, traduit du grec par Pierre Comberousse, NRF Gallimard, 1967, page 342)
    • (Spécialement) Donner des coups à une porte pour signaler sa présence et se faire ouvrir.
    • Ne m’avez-vous pas dit qu’un instant avant que nous arrivassions, un homme sans chapeau, […], était venu frapper à la porte, et qu’on lui avait ouvert ? — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VIII)
    • Toute la nuit, nous entendons marcher, devant les chambres, des gens chaussés de souliers. De temps en temps, les pas s’arrêtent : on frappe à quelque porte, d’un doigt seulement, et il est amusant de se dire que malgré cela, la dame qui habite cette chambre a bien reconnu tout de suite, à sa manière de frapper, celui qui est là. — (Sei Shonagon, Notes de chevet (c. 1001-1010), traduit par André Beaujard, Gallimard, Collection Connaissance de l'Orient, format poche (no 5), 1985, pages 97-98)
    • (En particulier) Donner une empreinte à quelque chose, au moyen d’une matrice ou autrement.
    • Frapper de la monnaie. Frapper des médailles.
    • (Sens figuré) Retenant et prodiguant les phrases toutes faites qui se frappent régulièrement à Paris pour donner en petite monnaie aux sots le sens des grandes idées ou des faits, les gens du monde le réputèrent homme de goût et de savoir. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • (Par extension) Battre de la monnaie physique, des espèces.
    • Banassac, qui avait fabriqué des poteries sous les Romains, frappa alors des monnaies et ce village peut « revendiquer la dixième partie des monnaies mérovingiennes éparses dans tous les cabinets du monde ». — (J.-B. Delon, Histoire de Gévaudan-Lozère, Mende : Imprimerie Saint-Privat, 1941, page 37)
    • Il s'agit d'une version adaptée du portrait créé par le sculpteur Martin Jennings pour Royal Mint, l'organisme chargé de frapper la monnaie britannique. — (AFP, Royaume-Uni: Royal Mail dévoile les premiers timbres à l'image de Charles III, Le Journal de Québec, 7 février 2023)
    • (Par extension) Se diriger vers, tomber sur, en parlant de la lumière
    • Les parties d’un objet que la lumière frappe, où la lumière frappe.
    • (Sens figuré) Faire de l’impression sur les sens, sur l’esprit, sur l’âme.
    • Le bruit sourd de la chute, les flots de sang qui jaillirent du corps et diaprèrent au loin le pavé, frappèrent d’épouvante jusqu’au duc lui-même. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VIII)
    • Ce qui me frappait le plus en lui, c’était le sourire le plus franc, le plus engageant que j’aie jamais vu sur aucune face humaine. — (Henry Miller, L’ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
    • Si l’on met à part les simples témoignages d’argotiers proprement dits ou de personnes les fréquentant professionnellement (policiers, magistrats), ce qui frappe c’est le caractère relativement tardif des études consacrées aux argots. — (Jacques Dargaud, Les argots, réunion du 22 janvier 2011, La Lettre de la DLF Champagne-Ardenne, Reims, lettre no 84 de février 2011)
    • Ce qui m’a frappé est la capacité des États à suspendre les libertés en invoquant un principe supérieur qui est « la santé », qui pourrait être très bien un jour la sécurité, qui pourrait être d’autres maladies. Et ce qui m’a frappé aussi est qu’un conseil de défense, occulte et opaque, puisse décider, sans qu’on sache sur quelles bases, qu’on ne peut pas sortir de chez soi sans que la police mette une amende sauf si l’on va travailler et faire des courses. — (Geoffroy de Lagasnerie in Hervé Kempf, Geoffroy de Lagasnerie : « Guérilla juridique, infiltration, action directe… Il faut déployer un autre imaginaire de l’action », Reporterre, 28 novembre 2020 → lire en ligne)
    • Faire périr, exterminer, ou affliger par quelque grand malheur, par une calamité.
    • C'était un de ces copains-là, un de ceux dont les parents travaillaient depuis toujours dans les usines de « Sainté », et dont les familles étaient frappées de plein fouet par la brutalité des licenciements, qui était venu me parler le lendemain, quand j'étais rentrée de l'enterrement. — (Anne Bennet, Revoir Benny, Éditions du Cerf, 2019)
    • Le précédent record de 1,85 million de kilos de denrées avait été établi en janvier. À titre de comparaison, un peu plus de 1,2 million de kilos avaient été distribués en février 2020, avant que l'épidémie ne frappe le Québec. — (François Messier, Moisson Montréal confrontée à une demande sans précédent, site radio-canada.ca, 3 mars 2021)
    • (Absolument) — Mais il comprit que oui, ils l'imaginaient et qu'il fallait frapper un grand coup s'il voulait les mettre à genoux, les obliger à capituler et terminer ainsi des combats aussi sanglants qu’inutiles et démoralisants pour ses hommes. — (Françoise Genoud, Les Galiciens, Éditions Flammarion, 1978, chap. 5)
    • (Droit) Être établi, assigné sur.
    • Je le répète, il n’entre pas dans ma pensée, ni dans mon sujet, d’insister particulièrement sur ce personnage […] qui, d’ailleurs, vient d’être frappé durement par un rigoureux arrêt de cour d’assises. — (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs, Joseph Victorion et Cie, 1906)
    • Une hypothèque qui frappe tous les biens du débiteur. Un immeuble frappé d’hypothèques.
    • Rafraîchir ; rendre extrêmement frais par le moyen de la glace.
    • Frapper le champagne.
    • (Pronominal) Se donner des coups à soi-même.
    • Se frapper la poitrine, montrer qu’on se sent coupable, qu’on s’en veut d’avoir mal agi. → voir battre sa coulpe.
    • Se frapper le front, montrer qu’on vient de trouver la solution d’un problème ou qu’on met en doute la santé mentale de quelqu’un.
    • (Pronominal) (Absolument) (Familier) Avoir des pensées négatives, se faire du souci.
    • Ne vous frappez pas pour ces balivernes.
    • (Marine) Fixer, attacher avec un nœud. Note : Ne pas confondre avec l’expression québécoise frapper un nœud.
    • (Cameroun) Escroquer.
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  • métadonnées
    • Pluriel de métadonnée.
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  • accorder
    • Mettre d’accord.
    • Accorder les cœurs.
    • Accorder une personne avec une autre.
    • Ces deux hommes étaient en procès, en querelle, on vient de les accorder.
    • Nous tâcherons de nous accorder.
    • Ne pas rejeter ce qu'on vous propose, ne pas refuser ce qui est demandé ; reconnaître pour vrai.
    • Les successeurs de Descartes nient l'efficace des causes secondes; Descartes en partie la nie et en partie l’accorde. Il l'accorde explicitement, mais implicitement il la nie. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
    • Deux marchands qui se rendent au camp nous demandent la permission de voyager avec nous pour plus de sécurité. Elle leur est accordée, […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 52)
    • Concilier de façon à ôter l’apparence de contradiction.
    • Accorder les Écritures.
    • Il n’est pas facile d’accorder ces deux textes, ces deux passages.
    • Comment accorder toutes ces lois ?
    • (Régionalisme) Convenir.
    • Tu passes me voir quand ça t’accorde.
    • J'avais déjà trouvé un navire en partance pour l'Amérique et accordé pour mon passage. — (Philippe Suchard, Un voyage aux États-Unis d'Amérique, chapitre III ; Éditions de la Baconnière, Boudry [Suisse], 1947, page 12)
    • (Musique) Mettre plusieurs instruments au même diapason.
    • Accorder les tons.
    • Ces voix s’accordent parfaitement.
    • (Peinture) Assortir les couleurs et les nuances de manière à produire un effet harmonieux.
    • Ces deux couleurs s’accordent bien.
    • Octroyer ; concéder.
    • Cela est absolument inadmissible. Il ne faut jamais accorder à une seule personne, fût-elle en danger de mort, le privilège exorbitant de mettre en péril, et en péril très grave, toutes les personnes qui font partie d'un train. — (Maxime Du Camp, Les chemins de fer à Paris, dans la Revue des deux mondes, V.74, 1868, page 127)
    • Il accordait à son frère une grande habileté. Selon lui, ce gros garçon endormi ne sommeillait jamais que d’un œil, comme les chats à l’affût devant un trou de souris. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 98-99)
    • La grande avenue était complètement déserte : on avait accordé trois heures aux habitants pour vider les lieux, et tout le monde, semblait-il, s’était hâté d’en profiter. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
    • Aujourd'hui, on fait grief à la France de ne pas concéder à l'Alsace cette même autonomie que l'Allemagne avait accordée au Reichsland. Mais quelle était donc cette autonomie ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • À une date indéterminée, le Capétien aurait accordé aux « habitants de la ville où il avait été sacré roi » et à ses faubourgs […] divers privilèges : […]. — (Eric Bournazel, Louis VI le Gros, Fayard, 2007)
    • (Grammaire) Mettre entre les mots d'une même phrase la concordance que prescrit la syntaxe.
    • D. Quand les participes passifs sont déclinables , à quoi les fait-on accorder ?R. On les fait accorder ou avec un nom substantif, ou avec le nominatif du verbe, ou avec le régime absolu du verbe. — (Pierre Restaut, Principes généraux et raisonnés de la grammaire françoise, Paris : chez Jean Dessain, 1730, 5e édition revue & corrigée, Paris : chez Lottin, 1745, chapitre 3, article 2 , page 351)
    • M. Copernic lui a chanté une chanson […] sur la grammaire telle qu’on l’apprend au pays des rêves. C’et sur l’air du Bon tabac :Tous les mots s’accordent au pays des rêvesEt dansent ensemble le long des cahiers ;Le pluriel et le singulierEt tous les participes passés ;Les noms composés par deux se promènent
    • Et font des sourires aux mots dérivés ! — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, éd. Casterman Poche, page 189.)Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s'accordait tantôt avec le complément d'objet direct tantôt pas, c'était un cauchemar. — (Akli Tadjer, Alphonse, Jean-Claude Lattès, 2005)
    • (Marbrerie) Joindre, c'est en montant les pièces de marbre, les faire affleurer, les faire joindre avant de les polir.
    • (Pronominal) Se mettre d'accord ; s'entendre sur un sujet.
    • Les deux chevaliers s'étant donc accordés avec un égal plaisir à se reconnaître frères d'armes , ils se séparèrent pour ce moment, après mille protestations d’amitié. — (Pierre Louis de Rigaud Vaudreuil , Tableau des mœurs françaises aux temps de la chevalerie, Paris : Adrien Égron, 1825, volume 1, page 65)
    • Ils sont de même humeur, ils s’accorderont bien ensemble.
    • Les deux esprits n’auront pas de peine à s’accorder.
    • (Pronominal) (Désuet) Se fiancer.
    • On s’aime, on « s’accorde, » on s’épouse ! — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
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  • aller
    • le latin eo, is, ii (ivi), itum, ire (j’irai) pour les formes en ir- ;
    • et le latin vado, vadis, vadere (je vais) pour les formes en v- ;
    • une origine incertaine pour les formes en all- et aill-, lesquelles ont fait l'objet de nombreuses hypothèses parmi lesquelles :
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  • entier
    • Qui a toutes ses parties, ou que l’on considère dans toute son étendue.
    • Afin de couvrir les sépultures, ils se sont servi de tuiles, parfois entières, souvent fragmentaires. — (H. Duday, ‎Fanette Laubenheimer & ‎Anne-Marie Tillier, Sallèles d’Aude: nouveau-nés et nourrissons gallo-romains, Presses Univ. Franche-Comté, 1995, page 97)
    • A chaque tempête, les dunes progressent vers l’intérieur des terres. […]. Des villages entiers sont engloutis : habitations, église, tout disparaît sous le sable. — (Jean-Henri Fabre, La Plante ; leçons à mon fils sur la botanique, Paris, Delagrave, 1905, 8e éd., p.111)
    • Il paraît, nous a-t-on dit un jour, qu'il existe à Châteauneuf-le-Rouge un labyrinthe de buis si vaste que le jardinier a besoin de l'année entière pour le tailler : il commence à un bout, et, lorsqu'il arrive à la fin du tracé, recommence un nouveau circuit et une nouvelle année. — (Michel Racine & Françoise Binet, Jardins de Provence, Édisud, 1987, p. 132)
    • Note : On y joint quelquefois le mot tout, pour s’exprimer avec plus de force.
    • Attendre une heure tout entière.
    • Lire un livre tout entier.
    • (Mathématiques) Se dit des nombres composés d’une ou plusieurs unités.
    • Les nombres entiers incluent les nombres naturels.
    • (Botanique) se dit d’un élément de plante (pétale ou feuille) qui n’a aucune découpure sur ses bords.
    • Les feuilles de lilas sont entières.
    • Pétale entier.
    • (Sens figuré) Qui n’a subi aucune altération.
    • Vivre dans un entier détachement des choses du monde.
    • Avoir une entière confiance en Dieu.
    • Une entière soumission.
    • Conserver sa raison tout entière.
    • Laisser une entière liberté à ses amis.
    • Conserver sa réputation entière, sa vertu entière.
    • La confiance entière qu’on avait en cette banque a causé la ruine de bien des gens.
    • La question reste entière : la question reste intacte, est toujours la même.
    • Les choses ne sont pas entières : l’état des choses a changé, les circonstances ne sont plus les mêmes.
    • Cette affaire, cette fonction, cette science prend l’homme tout entier : (Sens figuré) Il est nécessaire d’y employer tous ses soins, toute son attention et tout son temps.
    • On dit dans un sens analogue
    • Se donner, se livrer tout entier à un travail, à une étude, etc.
    • Mourir tout entier : ne laisser aucun souvenir, aucune renommée après sa mort.
    • (Sens figuré) Qui ne supporte aucune atténuation dans ses opinions, dans ses convictions, qui ne se laisse point entamer par la discussion.
    • C’est un homme entier, bien entier, fort entier dans ses opinions.
    • C’est un esprit très entier.
    • (Au masculin) Qui n’a pas été castré.
    • Cheval entier.
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  • lamenter
    • Manifester sa douleur, ses regrets avec plaintes et gémissements.
    • Vous avez beau pleurer et lamenter.
    • Le crocodile lamente.
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  • réanimer
    • Rétablir les fonctions vitales chez un blessé humain ou animal.
    • Il est nécessaire, pour le réanimer rapidement, de le placer la gueule ouverte sous un courant d’eau de mer abondant […] — (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, Académie des sciences (France), 1965, page 466)
    • (Sens figuré) Ramener à la vie, à une activité normale.
    • Toutefois, il s’agit, d’une manière générale, de réanimer ces régions en y implantant des industries nouvelles. — (Population, Institut national d’études démographiques, 1946, page 158)
    • Désormais, la vaccination massive représente le seul espoir de réanimer la société. — (Mathieu Bock-Côté, La vaccination massive est notre seul espoir, Le Journal de Montréal, 5 janvier 2021)
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  • voter
    • Exprimer son choix, sa préférence lors d’un vote.
    • Et ce fut pour lui tout à coup une découverte incroyable ; il comprit […] que nulle part au monde il ne restait d’endroit où un Smallways pourrait orgueilleusement lever la tête, voter pour la guerre ou pour une politique étrangère énergique et intransigeante, et demeurer en sécurité, loin de ces atroces conséquences de son vote. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 240 de l’édition de 1921)
    • Si l’on organisait, en 1930, un plébiscite pour demander aux Alsaciens s’ils veulent redevenir Allemands, les neuf dixièmes voteraient négativement. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Nous avons cherché à savoir pourquoi un peuple réputé rebelle vote à 64% pour Jacques Chirac. — (Erik Empatz, La Corse démasquée, dans Les dossiers du Canard enchaîné, n° 60, p.5, juillet 1996)
    • En passant, Baudrillard associe les décadents ayant voté Non à la Constitution européenne aux banlieusards qui niquent leur mère. — (Michel Onfray, La lueur des orages désirés, chap. 7 : Racaille, Kärcher et philosophie, éd. Grasset, 2007)
    • Les gens qui votaient à droite pensaient que l’on pouvait remplacer les sandwichs américains par du pain dur, car la vie aussi l’est (dure) et que l’éducation se doit de pratiquer l’exemplarité. — (Paul Fustier, Éducation spécialisée : repères pour des pratiques, Éditions Dunod, 2013, p. 158)
    • (Transitif) Adopter par un vote.
    • Finalement, on vota une loi d’amnistie pour déclarer qu’on ne voulait plus entendre parler de toutes ces vétilles. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p. 278)
    • Les grévistes ont voté la poursuite du mouvement.
    • On vote à chaque session le budget de l’année.
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  • garder
    • Veiller ou surveiller étroitement.
    • Contrairement à ses frères, […], qui marchaient dans les pas de leur géniteur, Michele ne se voyait pas toute sa vie garder les chèvres et les mulets, […]. — (Gérard de Cortanze, Banditi, page 33, Albin Michel, 2004)
    • Garder un retranchement, une position.
    • La police garde la maison depuis quelques jours.
    • Garder les troupeaux, les vaches, les oies.
    • On l’a chargée de garder les enfants.
    • Un peloton de cavaliers gardaient la personne du roi.
    • Garder des prisonniers.
    • Que Dieu te garde !
    • Garder un malade, une femme en couches, se tenir assidûment auprès d’eux pour les soigner et les servir.
    • (En particulier) Préserver de toute atteinte, de tout danger.
    • Certains prétendaient déjà que les casques leur feraient tomber les cheveux. D’autres entrevoyaient qu’ils les garderaient au contraire des rhumes de cerveau. — (Léonce Bourliaguet, Les aventures du petit rat Justin, Société universitaire d’Éditions et de Librairie, 1935, pages 14-15)
    • Il ne suffit pas de se laver les mains avant chaque repas et de respecter le Sabbat pour se garder du péché. — (Eric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
    • Retenir en sa possession.
    • Ces gens là, quelque pitoyables que nous nous montrions pour eux, nous garderont jusqu'au bout la même haine inexpiable ; […]. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.59)
    • Ne les trouvant pas, ils en concluraient qu’il les avait gardés et ils le pourchasseraient. Il n’avait donc qu’à rester tranquillement à l’affût… Est-ce que rien ne clochait dans ce plan ? — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 361 de l’édition de 1921)
    • Garder ses habitudes.
    • Garder le silence.
    • Avoir de la peine à garder son sérieux.
    • Garder rancune à quelqu’un, lui garder de la haine.
    • Garder une consigne.
    • Ces chiens gardent la bonne voie signifie qu’ils gardent la bonne route, sans se laisser égarer et sans prendre le change.
    • Garder un secret. Ne pas le révéler.
    • Gardez cela pour vous. Ne le répétez pas.
    • C’est bon, gardez la monnaie. (Le pourboire).
    • (En particulier) Retenir quelqu’un auprès de soi.
    • Je l’ai gardé huit jours à la campagne.
    • Je vous garde à dîner !
    • Accordez-moi un moment d’entretien, je ne vous garderai pas longtemps.
    • Cet industriel a gardé tout son personnel.
    • J’ai gardé ce domestique douze ans.
    • Ne pas quitter.
    • Le chien, qui se faisait vieux et n'aimait point à découcher, était, comme d'habitude, rentré dès le premier soir et gardait le coin du feu, car on était en hiver. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Garder la chambre. — Garder le lit.
    • (Militaire) Garder les rangs, rester à l’alignement.
    • Garder son rang, soutenir avec dignité son rang, son état.
    • Garder son chapeau sur la tête.
    • Garder son pardessus, ses gants.
    • Mettre de côté, en réserve, conserver.
    • Vous ne savez pas ce que Dieu vous garde, ce que la Fortune vous garde, se dit à une personne qui est dans l’affliction, dans le malheur, pour faire entendre qu’il peut lui arriver des consolations, que sa condition peut devenir meilleure.
    • On se sert aussi de la même locution pour mettre en garde contre les chances mauvaises que peut réserver l’avenir.
    • — Est-ce raisonnable d’être heureux ainsi ? Qui sait ce que demain nous garde ? — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre X)
    • Gardez ces restes pour demain.
    • On lui gardera quelque chose pour dîner.
    • Je garde cet argent pour mon voyage.
    • Je garde ce trait pour la fin.
    • Il garde ses faveurs pour ceux qui lui sont dévoués.
    • On ne peut pas garder plus longtemps ce gibier, il faut le manger.
    • Ce vin ne se gardera pas.
    • Gardez soigneusement ces papiers, ils pourront vous être utiles.
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  • entrer
    • Aller de dehors vers dedans.
    • Une porte latérale s'ouvrit, et nous entrâmes dans une pièce voûtée où, sur un long potager, bouillaient dix ragoûts. — (Amans-Alexis Monteil, Histoire des Français des divers états aux cinq derniers siècles, page 11, 1841)
    • Dès qu’il fut descendu de voiture, celui-ci, contrairement à toutes ses habitudes, ne monta pas directement à sa chambre, il entra dans le salon et s’y promena, le visage à l’orage, très agité, très nerveux, s’impatientant de ce qu'on ne servît pas. — (Revue des deux mondes, 1890, volume 102, page 502)
    • Il continua sa marche, pénétrant dans la vieille ville, et entra dans un petit restaurant qui servait de la socca, un plat traditionnel qu'il appréciait. — (Michael Genelin, Les jeunes filles et la mort, 2013)
    • Ruisselant de sueur, Jimmy tourna la clef dans la serrure, ouvrit la porte, fit entrer Jim et la referma derrière lui. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Comment Fagerolle était-il entré ? Il se souvint plus tard que Tacherot l'avait poussé en avant d'une bourrade. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 51)
    • Passer par une ouverture.
    • La porte de la rue céda. Trois matelots entrèrent en saluant. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 180)
    • Le carré n’entre pas dans le trou rond.
    • Se mettre ; se placer ; s’engager dans quelque autre chose.
    • Ce couteau n’entre pas facilement dans sa gaine. Les dents de la roue entrent dans ce pignon.
    • (Sens figuré) Commencer d’intervenir à un moment donné.
    • C’est alors qu’il entra en scène.
    • (Par extension) Commencer à réaliser quelque chose.
    • J’entre dans la phase de conception.
    • (Sens figuré) Être admis quelque part, ou être reçu dans une compagnie, dans un corps, pour en faire partie.
    • Entrer au collège. Entrer dans une administration. Entrer dans une association, dans un parti.
    • (Sens figuré) Commencer à travailler comme employé.
    • Pierre Laporte entre au Devoir en mars 1944. — (Jean-Charles Panneton, Pierre Laporte, Septentrion, 2012, page 57)
    • (Sens figuré) Commencer à faire quelque chose; être au commencement de quelque chose.
    • Entrer dans la politique. Entrer en guerre, en procès, en dispute. Entrer en conférence, en pourparlers, en négociation.
    • Entrer en lutte, en concurrence avec quelqu’un. Entrer en jouissance, en possession. Entrer en colère, en fureur, en rage.
    • (Rare) Tenir, être contenu dans quelque chose.
    • Jamais tout cela n’entrera dans ma poche. Combien peut-il entrer de tonneaux dans cette cave ?
    • (Sens figuré) Cette partie de la science n’entre pas dans le programme des études.
    • (Impersonnellement) Être employé dans la composition ou à la confection d’une chose.
    • Il entre telle substance dans ce remède. Il y entre du quinquina. Il entre tant de drap, tant d’étoffe dans cet habit, dans cet ameublement.
    • (Sens figuré) (Sens moral) Se mêler, contribuer, ou concourir à quelque chose.
    • Cela n’entre pour rien dans ma résolution. Il entre un peu d’animosité dans cette critique, d’aigreur dans ces observations.
    • (Transitif) (Familier) Introduire.
    • Entrer du tabac, du gibier en fraude.
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  • juger
    • (Droit) Décider une affaire, un différend en qualité de juge.
    • En dépit du morcellement législatif des coutumes, nous avons une unité remarquable de législation en cette matière, car c'est l’Église qui seule légifère et juge. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.126)
    • Juger en dernier ressort. — Juger une personne, juger son procès.
    • Décider comme arbitre et comme étant choisi par ceux qui sont en différend.
    • C’est notre arbitre, il nous jugera. - Je m’en rapporte à ce qu’il en jugera.
    • (Sens figuré) Être simple spectateur des événements, les louer ou les blâmer sans y prendre part.
    • (Logique) Prononcer un jugement.
    • Un enfant de dix ans est en état de raisonner et de juger.
    • (Souvent) Se former, avoir ou énoncer, un avis, une opinion sur une personne ou sur une chose. Note : Il est parfois accompagné de la préposition de.
    • Vous jugez cet homme trop sévèrement.
    • Vous me jugez fort mal, si vous avez une telle opinion de moi.
    • Juger des gens sur l’apparence, sur la mine.
    • Juger de la pièce par l’échantillon.
    • Je ne pouvais pas bien juger de la distance.
    • Décider en bien ou en mal du mérite d’autrui, de ses pensées, de ses sentiments, du motif de ses actions.
    • Vous en jugez légèrement, témérairement. — Jugez favorablement de lui.
    • (Absolument) Ne jugez pas, si vous ne voulez être jugé.
    • Conjecturer, estimer que, être d’avis, d’opinion que…
    • La prière, c'est […] une sorte de tapage doublé de flagornerie. Ainsi en jugent […] les rationalistes qui affirment que rien n'est aussi absurde que de s'adresser à un Dieu immuable pour lui demander de bouleverser les lois de son univers en notre faveur. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 248)
    • Le système de raréfaction des naissances est ici tellement ancré dans les esprits, qu'il finit par être jugé comme le signe d'une vie raisonnable, …. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Le Prince […] ne peut naturellement vous recevoir en ce moment, mais il juge que votre venue est providentielle. Une dernière grâce du ciel, un heureux présage. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 137 de l’édition de 1921)
    • Nous serions alors préoccupés par les inégalités, que beaucoup jugent pernicieuses, plutôt que par la pauvreté absolue, que ces mêmes personnes et beaucoup d'autres jugent plus pernicieuse encore. — (A. S. Bhalla, Mondialisation, croissance et marginalisation, page 46, IDRC-CRDI, 1998)
    • Évaluer ; estimer.
    • Cependant, il juge assez correctement des distances et ne lance pas sa langue à l'étourdie sur une proie hors d'atteinte. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
    • Josiane était partagée entre le désespoir et la fureur. Elle jugea bon de tenter un dernier effort avant qu'elle ne décanillât : […]. — (André Lavacourt, Les Français de la décadence: roman, Gallimard, 1960, p. 335)
    • Elle faisait face à l'étagère où étaient regroupés mes vinyles. J'ai eu le sentiment qu'elle était en train de juger ma discothèque et qu'à travers elle, elle me jugeait moi. — (Olivier Martinelli, Une Légende, E-fractions éditions, 2014, chap.5)
    • (Pronominal) (Équitation) En parlant d'un cheval, avancer de sorte que le membre postérieur arrive au même niveau que l'antérieur lors de la foulée suivante.
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  • née
    • Féminin singulier de né.
    • Madame du Barry, née Jeanne Bécu.
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Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.