Dictionnaire des rimes
Les rimes en : imbécile
Que signifie "imbécile" ?
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- Qui est peu capable de raisonner, de comprendre et d’agir judicieusement.
- Donner des démentis est à la portée du premier imbécile venu. C'est une forme de l’idémisme, de l'automatisme mental. Mais réfuter une objection ! Voilà qui n'est pas votre fait. — (Belles-lettres: revue mensuelle de lettres françaises, 1923, volume 9, page 205)
- (Vieilli) Dont les facultés physiques et intellectuelles sont faibles par nature ou par suite des infirmités ou de l’âge.
- M. de Védelle, vous le savez bien, est à peu près imbécile. Que deviendrai-je, grand Dieu ! avec un pareil homme ! — (Léonie d’Aunet, Un mariage en province, Hachette, Paris, 1857, page 82)
- Et l’enfance au berceau, la vieillesse imbécile. — (Tardieu-Saint-Marcel, Charles Martel ou La France délivrée, chant VI, Marié et Cie libraires, Paris, 1806, page 151)
- Pourquoi l’homme seul est-il sujet à devenir imbécile ? N’est-ce point qu’il retourne ainsi dans son état primitif, et que, tandis que la bête, qui n’a rien acquis et qui n’a rien non plus à perdre, reste toujours avec son instinct, l’homme reperdant par la vieillesse ou d’autres accidents tout ce que sa perfectibilité lui avait fait acquérir, retombe ainsi plus bas que la bête même ? — (Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Ière partie, alinéa 18.)
- (Vieilli) Dont les facultés sont affaiblies à la suite d'un choc émotionnel.
- Le vétérinaire était imbécile d’effroi. Il se mit à marcher dans l’écurie comme un pantin, soulevant la queue d’une vache par réminiscence professionnelle, et regardant son frère avec des yeux sans expression. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 118.)
- (En parlant d’un comportement, d’une action) Idiot, stupide, qui manque d’intelligence.
- Au vrai j’entrevoyais que le conflit politique était le même en tous pays, et qu’il n’était autre qu’une révolte des esclaves contre les maîtres, chose qu’il fallait attendre, après cette tuerie imbécile. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 229, Hartmann, 1937)
- Car nous vivons, il n’en faut point douter, une époque particulièrement imbécile. — (Yves-Marie Laulan, Les Nations suicidaires, 2e édition, 2003)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "imbécile".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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scille
?- (Botanique) Plante bulbeuse dont l’espèce la plus connue, la scille maritime, a un bulbe épais et était employée comme diurétique et tonicardiaque.
- Quels parterres auront pu ainsi être établis artificiellement dans les bois d’agrément avec les pervenches, les primevères, les scilles, les cyclamens, les sceaux de Salomon, les galanthes, les nivéoles, le saxifrage ombreux, etc... : […]. — (G. Plaisance, Demain la forêt, Paris : SEDES, 1964, chap. 2)
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gille
?- Ancien personnage de la comédie burlesque, représentant le type du niais.
- Les masques abondaient sur le boulevard. Il avait beau pleuvoir par intervalles, Paillasse, Pantalon et Gille s'obstinaient. — (Victor Hugo, Les Misérables, tome 2, 1862, page 630)
- (Par extension) Personne qui a l’air et le maintien d’un niais, d’un idiot.
- C’est un Gille, un vrai gille.
- Ne soit pas si gilles !
- Espèce de gilles !
- Même un gilles n’aurait pas été aussi gilles.
- Si un gilles peut le faire, alors toi aussi !
- (Par métonymie) Personne costumée en gille notamment à l'occasion d'un carnaval.
- Comme nous regardions le gille à veste blancheEt sa fraise plissée, et sa pendante manche. — (Pommier, Océanides, 1839, page 222)
- Personnage traditionnel des défilés de carnaval de Binche et de quelques autres localités de Belgique, affublé d'une bosse postiche et d’un costume avec une ceinture de grelots et un haut chapeau de plumes.
- Puis déferle la marée des plumes, les gilles, par centaines, aux chefs ornés des énormes panaches blancs ou teintés. — (S. Glotz, Le Carnaval de Binche, Bruxelles, éd. du Folklore brabançon, 1948, page 41)
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cédille
?- Signe diacritique de l’alphabet latin en forme de crochet vers la gauche (‹ ◌̧ ›) comme la moitié inférieure de z wisigothique (duquel elle provient), de petit c culbuté ou parfois de petite virgule souscrite.
- La cédille s’utilise sous le c pour noter le son ‹ s › devant a, o et u.
- La Cédille est une virgule qu’on met sous le C, pour montrer que cette lettre se prononce comme la lettre S, dans ce mot ci et semblables : leçon. — (Roch-Ambroise Sicard, Manuel de l’enfance, 1797)
- Herbin s’exprimait avec un correction parfaite, n’omettait aucun accord. On eût dit que tout en parlant, il barrait exactement les t, plaçait les accents sans en omettre un seul, mettait le point sur les i, n’oubliait aucune cédille, et exposait en italiques les mots importants. Dans ce milieu d’étrangers il triomphait modestement et rougissait un peu, pour marquer le coup, quand Desposoria faisait une faute de français. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, pages 91-92)
- Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s’accordait tantôt avec le complément d’objet direct tantôt pas, c’était un cauchemar. — (Akli Tadjer, Alphonse, Jean-Claude Lattès, 2005)
- Si l’on envoyait un message avec des accents ou des trémas, des cédilles, des perluètes, il arrivait péniblement chez la plupart des autres avec des codes chiffrés entre les lettres normales. Le débat fît rage, de savoir s’il fallait désaccentuer le français pour que la communication des idées continue (en attendant d’hypothétiques progrès techniques) […]. — (Patrick Rebollar, Les salons littéraires sont dans l'Internet, Presses universitaires de France, 2002, page 25)
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chenil
?- Lieu où logent les chiens de chasse.
- Les chiens au chenil aboyèrent tous. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857)
- Mr. et Mrs. Joliffe, aussitôt sortis de la maison, s’étaient rendus, l’un au chenil, l’autre à l’étable des rennes. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- (Sens figuré) (Familier) Logement fort sale et fort vilain.
- C’est un vrai chenil
- Établissement où on accueille les chiens.
- — Comment, dit Gazonal en regardant avec dédain le mobilier du salon par la porte que ses complices avaient laissée entr’ouverte, et en supputant ce que valait celui de la salle à manger, comment laisse-t-on une femme comme vous dans un pareil chenil ?… — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- Établissement où on élève les chiens dans le but de les vendre.
- Le directeur du chenil, un homme sensible, conservait depuis quarante ans les copies des pedigrees et une petite photo d’identité de tous les chiens qu’il avait vendus. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 184)
- (Suisse) (Franche-Comté) (Familier) Tas de poussière obtenu quand on balaye.
- Ramasser le chenil
- Ne marchez pas dans mon chenil
- La pelle, la brosse à chenil
- (Par extension) Désordre.
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écoutille
?- (Marine) Sorte de trappe, ouverture carrée ou rectangulaire pratiquée dans le pont d’un navire pour descendre dans l’intérieur[3].
- Les hommes descendaient, bouchaient tour à tour l’écoutille, se laissaient glisser le long de l’échelle de fer et avec eux de l’eau saumâtre dégringolait, se formait en rigole sur le plancher.Il y avait toujours aussi une voix pour crier :— L’écoutille, nom de D… ! — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 83)
- Du bout de son fouet il montra à Léda l’écoutille ouverte que deux soldats, tenant un lourd gourdin, gardaient. — (Max Gallo, Les Romains : Titus ou le martyre des Juifs, 2006)
- (Sens figuré) Oreille.
- Nantes. « Johanna Rolland doit ouvrir ses écoutilles » — (Ouest-France, titre d’article, 10 octobre 2017 → lire en ligne)
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décile
?- (Statistiques) Chacune des neuf valeurs qui divisent une distribution statistique ordonnée en dix groupes d’effectifs égaux.
- Si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d'affaires..., les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales.Ainsi, pour une distribution de salaires :— le premier décile (noté généralement D1) est le salaire au-dessous duquel se situent 10 % des salaires ;— le neuvième décile (noté généralement D9) est le salaire au-dessous duquel se situent 90 % des salaires. — (INSEE : Accueil > Définitions et méthodes > Définitions > Déciles, sur www.insee.fr/fr/publications-et-services, févr.2015)
- L’un des dix ensembles de données situés entre ces neuf valeurs.
- Les parts de dépenses de chacun des deux déciles les plus pauvres n’ont augmenté que marginalement au cours des années 1990. — (Wikipédia, : Économie de la Tunisie)
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pattemouille
?- Linge mouillé utilisé pour repasser à la vapeur. On place la pattemouille entre le fer et le tissu à repasser.
- Repassez la laine et le cachemire à l'envers, avec une pattemouille et sans appuyer.
- On se sert d’une pattemouille qui est un tissu humide intercalé entre le fer et le tissu à décatir. — (Lexique (textile), Maison des métiers d’art de Québec, Octobre, 2009)
- Comme le tissu noir marque facilement à la chaleur, utiliser une pattemouille évitera les miroitements indésirables. — (Louise Robitaille, Qui aime repasser?, Cahier Week-end du Journal de Montréal, 15 octobre 2022)
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remouille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe remouiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe remouiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe remouiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe remouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe remouiller.
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aphylle
?- (Botanique) Qui n’a pas de feuilles.
- L’orobanche est une plante aphylle.
- Plus celle-ci est lourde et plus elle contient dʼéléments nutritifs nécessaires à lancer la croissance aphylle des tiges vers leurs tuteurs. — (Eric Mollard, Annie Walter, Agricultures singulières, 2008)
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escadrille
?- (Militaire) Petit groupe de navires légers. Selon l’OTAN, le terme est utilisé en français pour désigner un groupe de sous-marins ou d’aéronefs de soutien ; pour les bâtiments de surface et les aéronefs de combat, on utilise flottille.
- (Militaire) Groupe d’avions.
- La mise sur pied d’une escadrille belge pose un nouveau problème du point de vue de son financement. Depuis juillet 1940, les règles régissant le paiement de nos compatriotes engagés dans la RAF par nos autorités aux Britanniques, avaient été remises à plus tard. — (Mike Donnet, Les Aviateurs belges dans la Royal Air Force, Éditions Racine, Bruxelles, 2007)
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gambille
?- (Argot) (Vieilli) Jambe.
- Tes souliers pointusMême s'ils sont fichusÇa flatte tes gambilles. — (Léo Férré, Ça te va)
- Ses gambilles se désossaient, disait-il, en se tapotant les jambes. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- (Argot) Danse
- Viens à la gambille, Tu verras les fillesQui frétillent des gambettes [...]
- — Vous allez pas nous déballer toutes vos cartes postales, non ? Le couplet sur Paris, voilà deux ans qu’on en croque. Ça revient comme du chou : Les petits bistros pas chers, les gambilles du samedi, la place du Tertre et le zouave du pont de l’Alma. Et dans cinq minutes, y en aura un qui va sortir un ticket de métro ou des photos de la Foire du Trône. Non, pour moi tout ça c’est râpé. Y’a plus de Paris. Y’a groß Paris. Un point, c’est marre !— Seriez vous insensible à la nostalgie, brigadier Dudu ?— Non ! Mais j’aime pas pas penser à reculons. Je laisse ça aux lopes et aux écrevisses. — (Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk, 1961)
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babil
?- Bavardage enfantin où le plaisir passe avant la volonté d’être compris.
- Abondance de paroles inutiles.
- […] il excitait par ses questions le babil de son guide. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Pour faire honneur à son hôte, le maître du logis avait convié quelques amis intimes, capitalistes ou commerçants, plusieurs femmes aimables, jolies, dont le gracieux babil et les manières franches étaient en harmonie avec la cordialité germanique. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Quoique l’on vendangeât les clos, l’on n’entendait ni bruit ni babil. Les vignes semblaient inhabitées, tant le silence était profond. Nous allions comme des gens dont la douleur repousse des paroles banales, et nous écoutions le comte, le seul de nous qui parlât. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Le babil de l'enfant chéri se mêla aux derniers baisers que lui donna le jeune homme. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, ch. IV, Paris, 1832 ; p. 102)
- Écoutez son babil, acceptez les musiques qu’elle n’a encore chantées que pour elle ? — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 180 de l’édition Houssiaux de 1855)
- … je me mis dès lors à le contempler avec une certaine dose de pitié et à prêter l’oreille, d’abord avec indulgence, puis, en fin de compte, non sans plaisir, à son babil incohérent. — (Robert Louis Stevenson, Olalla, 1884, Traduction Jean-Pierre Naugrette, 2004)
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carbonyle
?- (Chimie organique) Groupement chimique ne comprenant qu’un atome de carbone et un atome d’oxygène, de formule -CO-, et que l’on retrouve dans les acides carboxyliques, les aldéhydes et les cétones principalement.
- L’énol ou l’enolatc est généré à partir d’un carbonyle, souvent un aldéhyde ou une cétone, sous l’action d'un acide ou d’une base. — (Livia Van Innis, Réaction aldol organocatalysée d’aldéhydes α,ß-insaturés : application à la synthèse de dérivés de la Goniothalamine, 2007)
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débouille
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe débouillir.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe débouillir.
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maquille
?- (Argot) (Jeux) Tricherie qui consiste à marquer les cartes à jouer.
- (Argot) (Jeux) Marque faite sur une carte à jouer, dans le but de tricher.
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pompile
?- (Désuet) (Ichtyologie) Poisson du genre des coryphènes.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Entomologie) Genre d’insectes hyménoptères, de la famille des enfouisseurs.
- Les Pompiles, qui vont alertes, battant des ailes et furetant dans les recoins pour y surprendre une araignée.— (Jean-Henri Fabre, Nouveaux souvenirs entomologiques, livre II, ch. 1, 1882)
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bissextile
?- Féminin singulier de bissextil.
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faufil
?- (Couture) Fil pour faufiler.
- Enfin bref, de faufil en aiguille, voici Pâques Fleuries et il [le tailleur] loupe les boutonnières. — (Samuel Beckett, Fin de partie)
- (Sens figuré)
- Les phrases de mon cru ne sont tout au plus qu’un faufil : encore ai-je tenté de leur imprimer quelque chose de son rythme à lui. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 209)
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maxille
?- (Zoologie) Élément de la bouche des arthropodes.
- Les maxilles comprennent les palpes maxillaires placés latéralement , souvent nuls , et les galeae formant la trompe ou glossothèque , de dimensions très variables ; elle peut atteindre ou dépasser les premiers segments abdominaux, […]. — (Traité de Zoologie, tome 10 : Insectes supérieurs et Hémiptéroïdes, part. 1, par André Badonnel, Éditions Masson, 1951, p. 319)
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indélébile
?- Ineffaçable, qu’on ne peut plus modifier ou oblitérer.
- La coloration ainsi acquise est indélébile : dès lors l’insecte ne sera homochrome que s’il demeure sur le sol dont il a pris la teinte. — (Étienne Rabaud, Le hasard et la vie des espèces, 1953, page 86)
- Encre indélébile, couleur indélébile.
- (Sens figuré) Inoubliable, impossible à altérer ou à effacer de la mémoire, de l’esprit ou de l’âme.
- J’ai essayé de vous décrire ce compère indélébile que nous sommes quelques-uns à avoir fréquenté. — (René Char, « L'Absent », Seuls demeurent dans Fureur et Mystère, Gallimard, 1962, collection « Poésie », 1967, page 39)
- Et nous avions pourtant dès lors montré nos clefs, tachées chacune aux secrets indélébiles de nos chambres interdites, ma mère si tôt perdue, les grands désordres de nos pères, cette petite sœur, 18 ans, je me souvenais mais j’ai vérifié sur la plaque, 18 ans, tu y pensais tous les jours encore me disais-tu. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre de septembre », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 11)
- Le Baptême, le sacrement de l’Ordre impriment un caractère indélébile.
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terril
?- Monticule de déchets houillers.
- Les agents de l’autorité administrative compétents en matière de police des carrières en application du présent code peuvent visiter à tout moment les carrières, les haldes et terrils utilisés comme carrières et les déchets de carrières, […] — (Article 107 du Code minier français)
- À l’extrémité élargie du môle se dressait la pyramide d’un énorme tas de charbon ; on y puisait si rarement que des herbes folles, et même de petits arbrisseaux, avaient fini par le coloniser, l’apprivoiser au paysage comme les collines aux formes étranges des terrils de mine abandonnés. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- Au loin se dessinent les rondeurs des terrils, ces collines faites des déchets de l’exploitation minière, les schistes inutiles sortis de terre en même temps que le charbon. — (Stéphanie Maurice, La passion du tuning, Seuil, 2015, coll. Raconter la vie, page 32)
- Dès le printemps, Julien, accompagné de son chien Fax, emmène les chèvres gambader sur le 'terril. C'est la transhumance. Les biquettes se nourrissent des broussailles. Elles permettent l'entretien de la végétation de cette réserve naturelle. — (« Chevrettes du terril » dans le Dictionnaire amoureux du Nord, de Jean-Louis Fournier, Éditions Plon, 2018)
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cheville
?- (Construction) Morceau de bois ou de métal qu’on fait entrer dans un trou pour le boucher, pour faire des assemblages ou pour d’autres usages.
- Quand on veut que la cheville fasse tirage, on perce d’abord la mortaise de part en part, le tenon n’y étant pas ; on met le tenon en place, on marque les trous, on retire le tenon, on perce les trous un peu plus haut qu’ils ne doivent l’être ; […]. — (Alexandre-Edouard Baudrimont, Dictionnaire de l’industrie manufacturière, commerciale et agricole, tome 10, Baillière, 1841, page 593)
- (Métrologie) (Désuet) Unité de mesure du bois de charpente.
- a cheville, encore usitée aujourd’hui au Havre, fait la 144e partie du pied métrique cube ou la 300e de la marque, et vaut 12 pouces cubes métriques = 257 centimètres cubes. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- Pièce, souvent en plastique que l’on enfonce dans un mur avant de fixer une vis.
- (Vieilli) Principal mobile, du principal agent d’une affaire.
- (Musique) Petit morceau de bois ou de métal qui, dans les instruments à cordes, servent à tendre ou à détendre les cordes.
- Il manque une cheville à ce violon.
- (Anatomie) Articulation qui relie la jambe et le pied, formant une saillie osseuse.
- Dès le premier jour, les chevilles tuméfiées par la pression du fer se déchirèrent. Une plaie se forma, sanieuse, putride, entourée d'une auréole d’inflammation violente. — (Georges Clemenceau, « À l’Île du Diable », dans L’Aurore, 9 juillet 1899 - En réunion dans Justice militaire, Stock, 1901, page 247)
- Il pressentait que l’eau triompherait des semelles sans résistance, et, sournoisement, s’infiltrerait jusqu’aux chevilles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- Lo…, aidé d’un autre, m’attacha par les poignets et les chevilles avec des lanières de cuir fixées au bois. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Sa silhouette montrait les contours d’une longue robe descendant jusqu’aux chevilles, une écharpe autour du cou et une épaisse tignasse tombant sur les épaules. — (Patrick Sant-Anna, Les Naufragés du destin, Publibook, 2011, page 109)
- (Anatomie, Médecine vétérinaire) Apophyse osseuse qui supporte les cornes chez les animaux.
- (Sens figuré) (Versification) Mots inutiles au vers que l’on rajoute pour obtenir le bon nombre de pieds ou la rime.
- Vers les âpres couloirs marchent d’un pas égalCes héros au front pur en quête du Graal,Montagnes ! Regardez passer là vos vainqueursTout (1) animés du feu d’une splendide ardeur…(1) C’est ce que nous autres appelons : une cheville. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 196)
- (Par extension) Industrie, activité du chevillard.
- (Au pluriel) (Chasse) (Vieilli) Andouillers.
- Sorte de clé en bois utilisée dans les anciennes serrures.
- — Si on fermait la porte à la cheville ? — (Hector Malot, En famille, 1893)
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systyle
?- (Architecture) Ordonnance d’architecture suivant laquelle l’entrecolonnement est de deux diamètres ou quatre modules.
- Le pycnostyle et le systyle, à moins qu’il ne s’agît de monuments à proportions colossales, étaient si resserrés, qu’ils ne permettaient pas à deux personnes de passer à la fois. — (Article Entre-colonnement dans l’Encyclopédie du dix-neuvième siècle, tome XI, Paris, 1858)
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mouille
?- Affleurement temporaire d’eau dans une prairie.
- (Hydrologie) Bas-fond d’une rivière.
- (Vulgaire) (Familier) Cyprine, sécrétions vaginales.
- — Eh bien, je vais me ramoner avec la poignée de votre brosse à cheveux et l’inonder d’un tel déluge de mouille que vous ne pourrez vous coiffer aujourd’hui. — Tant mieux. Le jus de moule, ça rend les cheveux satinés. J’économiserai mon huile de macassar, de nos jours c’est hors de prix. — (L’œuvre érotique, de Pierre Louÿs, publié par Jean-Paul Goujon, Éditions Sortilèges, 1994, p. 182)
- (Argot) (Familier) Figure, visage
- Karadoc : Moi, quand on m’en fait trop, on se ramasse l’appareil judiciaire dans la mouille ! — (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre IV, épisode Le Vice de forme)
- (Par extension) (Argot) (Familier) Bouche.
- Arthur : Mais vous allez fermer vos mouilles, oui ? C’est pas vrai ! Je vous demande pas grand-chose ! Vous priez deux minutes et puis c’est marre, on enlève les casques !— (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre II, épisode Spangenhelm)
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hippomobile
?- Qui utilise les chevaux pour la traction, en parlant des véhicules.
- Les années 1855-1900 constituèrent l'âge d'or de la traction hippomobile, en particulier dans les transports publics, qui se développèrent intensément dans les grandes villes à partir des années 1850. — (Ghislaine Bouchet, Le cheval à Paris de 1850 à 1914, 1993)
- Les taxis de jadis étaient des véhicules hippomobiles. — (Jean-Luc Kourilenko, Mémoire en Images, Caen, éditions Alan Sutton, 1995)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.