Dictionnaire des rimes
Les rimes en : huileux
Que signifie "huileux" ?
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- Qui est de nature de l’huile.
- Substance huileuse.
- Baume huileux.
- Qui a une apparence rappelant l’huile.
- Avoir les cheveux gras et huileux.
- Dans la capitale chinoise de la fondue, Chengdu, les clients des restaurants plongent tranches de viande et légumes dans un bouillon épicé et huileux'. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 24 novembre 2023, page 23)
- Sauce huileuse : (Cuisine) Sauce mal liée et qui est devenue grasse en chauffant.
Mots qui riment avec "eu"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "huileux".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eu , eus , eut , eux , eud , eue , eues et oeuds .
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onctueux
?- Qui est d’une substance grasse et douce.
- Ce chocolat est onctueux.
- Cette liqueur a quelque chose d’onctueux.
- (Sens figuré) Se dit, et le plus souvent avec une nuance de critique, de ce qui a de l’onction.
- Là-dessus, je m'aperçus que deux de ses collègues, aux allures onctueuses de camériers secrets, étaient des Italiens. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Hector fit un geste d'absolution, onctueux comme un prélat, plus dissimulé qu'un Tartuffe et soulagea Arsène André de sa présence. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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aveux
?- Pluriel de aveu.
- Mais, deux semaines plus tard, Raoul, qui s’amusait fort auprès de ce funèbre fantoche, profita d’une ripaille plus complète pour lui arracher des aveux. — (Maurice Leblanc, La Barre-y-va, chapitre 7)
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miséreux
?- (Vieilli) Qui donne l’impression d’une extrême pauvreté.
- Elle se vit plus tard, miséreuse sans doute, vendant des oranges rue Saint-Denis, ou des crayons sur la Canebière, à l'âge où l'un et l'autre sexe, après s'être entendu longtemps pour la trouver digne de désir, continuerait à s'accorder pour la laisser mourir de faim. — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
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laborieux
?- Qui travaille beaucoup, qui aime le travail.
- Le P. du Han était fort laborieux, et l'on peut dire qu'il consomma autant d'huile que de vin pendant le cours de sa vie. — (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais, Paris, 1830, vol.2, p. 13)
- C’est aussi l’époque où les écureuils laborieux courent et bondissent partout désespérément, essayant de récolter le maximum de provisions pour tenir durant l’hiver.— (Haruki Murakami, Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, 2007)
- Qui est pénible, qui oblige à beaucoup de travail, de fatigue, d’efforts.
- L'hôpital est, en effet, dans l'esprit de la solide bourgeoisie, le « couronnement » naturel d'une vie désintéressée de poète et d'une vie laborieuse de pauvre homme. — (Remy de Gourmont, Le Chemin de Velours - Nouvelles dissociations d'idées, Mercure de France, 1902, éd. 1911, p. 299)
- Cette existence, si laborieuse et si monotone, du marcaire vosgien, au début du XVIIIe siècle, était cependant moins pénible que celle de ses émules de certaines régions des Alpes. — (Pierre Boyé, Les hautes-chaumes des Vosges : étude de géographie et d'économie historiques, Berger-Levrault, 1903, p. 369)
- Certaines thèses avancées par les théoriciens du complot font appel à de nombreux faits troublants que seules de laborieuses analyses poussées pourraient clairement réfuter. — (Louis Dubé, L’argument déterminant et les théories du complot, dans Le Québec sceptique, n° 67, p. 5)
- (Politique) Relatif à la classe sociale des travailleurs.
- C'est ainsi que pour Sheila Delany (1987), La Cité des Dames serait l'œuvre d’une misogyne, d’une réactionnaire pudibonde pro censura et d'une exploitante éhontée de la classe laborieuse. — (Thérèse Moreau, « Promenade en Féminie: Christine de Pizan, un imaginaire au féminin », dans Nouvelles Questions féministes, vol. 22, n°2, Éditions Antipode, 2003, p. 16)
- (Péjoratif) Qualifie les productions de l’esprit où l’effort paraît.
- Style laborieux.
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ennuyeux
?- Qui cause de l’ennui, de la lassitude.
- […] légère, étourdie, folle même, elle riait de tout, ne s’intéressait à rien ; confondait la tristesse avec l’humeur, et ne voyait dans une personne affligée qu’une personne ennuyeuse. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, dans Œuvres complètes de Mme Riccoboni, t. 1, Foucault, 1818)
- Que faire donc ? je ne fume jamais ; la fidélité matrimoniale est bien ennuyeuse ; dans une intrigue où le cœur n'est que chatouillé on ne vise qu'au dénoûment : la promenade est mon unique plaisir ; triste plaisir à vingt ans ! — (Évariste de Parny, « Lettre à Bertin, du Cap de Bonne-Espérance, octobre 1777 », dans le recueil Œuvres d'Évariste Parny, tome 1, Paris : chez Debray, impr. Didot l'aîné, 1808, page 219)
- Le calme et la monotonie, jamais ennuyeuse cependant, de cette existence au grand air provoquaient en moi une sorte d’assoupissement intellectuel et moral très doux, un apaisement bienfaisant. — (Isabelle Eberhardt, Dans la dune, 1906)
- […] je lui dictais sévèrement des choses ennuyeuses qu’elle tapait avec une application timide, toute frêle, toute mièvre dans sa robe de confection simili popeline. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 199)
- Les garçons revenus du service militaire ont trouvé de plus en plus ennuyeuses les soirées du Causse enténébré et silencieux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ils ont ainsi émis la thèse selon laquelle la vie de l'homme préhistorique, pour bienheureuse qu'elle était, ainsi que nous l’a enseigné Rousseau, n'en était pas moins aussi ennuyeuse, à telle enseigne que cet homme d’autrefois fut naturellement amené à inventer un art pour se distraire. — (Bénédicte de Villiers, La pré-histoire chez Kant et Rousseau : Roman ou conjecture ?, dans Littérature et savoir(s), sous la direction de Sophie Klimis & Laurent van Eynde, Bruxelles : Publications des Facultés universitaires Saint Louis, 2002, page 102)
- Qui cause du souci.
- J’ai un problème ennuyeux.
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avaricieux
?- Qui est d’une avarice mesquine.
- Homme avaricieux.
- Femme avaricieuse.
- Humeur avaricieuse.
- J’ai beaucoup pratiqué les morts depuis mon enfance et je sais que leur usage est de revenir à leurs amours.C’est ainsi que les morts avaricieux errent, la nuit, près des trésors qu’ils ont cachés de leur vivant. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 91)
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goutteux
?- (Médecine) Qui est sujet à la goutte.
- Elle voulut obliger le chef des mages, qui était vieux et goutteux, de danser devant elle ; et, sur le refus du mage, elle le persécuta violemment. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, XVI. Le basilic, 1748)
- Le même vieillard goutteux allait procéder à la taille des cheveux. — (Ivan Tourgueniev, L'Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Sous le porche, un vieux pauvre, goutteux, courbé, enfoncé dans une sorte de chaise, ses longs cheveux gris pendant dans son cou, récite attentivement les yeux fermés, perdu dans sa contemplation, et ses doigts déroulent les grains, pendant que l’autre main tâte le Jésus de cuivre. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Il consulta deux médecins. Leurs diagnostics furent différents. L’un attribuait les troubles dont souffrait M. de la Ferté au paludisme contracté dans les plaines de la Mitidja. Ce diagnostic émanait d’un médecin républicain. L’autre, qui émanait d’un praticien tout dévoué au gouvernement impérial, affirmait que les troubles dont il s’agissait étaient de nature goutteuse. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, réédition Cercle du Bibliophile, page 16)
- Il se leva, fit quelques pas en traînant son pied goutteux. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 40)
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halitueux
?- Qui est chargé de vapeurs, qui s’élève en vapeur comme l’haleine pendant la gelée.
- Chaleur halitueuse.
- (Médecine) Se dit d’une peau moite.
- Peau halitueuse.
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impétigineux
?- (Médecine) Relatif à l’impétigo.
- L’eczéma impétigineux apparaît dans toutes les saisons, et principalement en hiver. — (Joseph-Alexandre Auzias-Turenne, Les Virus au tribunal de l’Académie & dans la Presse, 1868)
- Cet oratoire fut érigé en 1850 à la demande d’une Jeanne Biot suite à sa guérison d’un « eczéma chronique & impétigineux » & l’on y célébrait la messe une fois l’an, ce qui était l’occasion d’un « pèlerinage du Port-d’Attelle » — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, p. 373).
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courageux
?- Qui fait preuve de courage face au danger ou à l’adversité.
- Pendant cinq siècles, sous la direction de ses capitouls et de ses consuls, Montauban fut une courageuse petite démocratie autonome. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Qui démontre le courage d’une personne.
- Donner un rein est vraiment un acte courageux.
- Ton acte courageux, est-il nécessaire de le rappeler, se tient bien droit entre ce qui aurait pu être une démission, voire une lâcheté, et ce qui, à l'inverse, aurait pu être une imprudence ou même de la témérité. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, p. 78)
- Une démarche courageuse.
- Qui montre de l’ardeur au travail. Dans sa forme négative, qui est peu enthousiaste face à une tâche, qui fait preuve de peu de volonté.
- Mon grand-père était un fermier courageux; sept jours sur sept il partait aux champs, qu’il vente ou qu’il pleuve.
- Dès qu’il s’agit de réviser, Jean-Paul n’est plus très courageux.
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richelieu
?- Variante orthographique de Richelieu, la chaussure.
- 21 octobre 1940 – Je rêve depuis longtemps de sandales dorées qui font, paraît-il, mauvais genre. Je sais que nous allons transiger comme d’habitude sur un compromis qui ne donnera satisfaction à personne et que j’irai danser demain avec un richelieu orthopédique. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 98)
- Elle était non moins strictement chaussée d’une paire de richelieu noirs impeccablement cirés qu'elle n’ôtait que pour aller au jardin. — (Marc Villin, Les chemins de la communale, 1981)
- Aux pieds l’élégant aura des derbys ou des richelieux, bouts fleuris ou non. — (Afrique magazine, éd. Groupe Jeune Afrique, février 2008, page 80)
- Il était capable de porter une chemise en drap fin sur un pantalon gris et des richelieus et d'avoir l'air aussi viril qu'un épiscopalien, […]. — (Nell Zink, Une comédie des erreurs, traduit de l'anglais (USA) par Charles Recoursé, Seuil, 2016, chapitre 1)
- Pâtisserie aux amandes.
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globuleux
?- Qui est composé de globules.
- Matière globuleuse.
- Qui a la forme d’un globule, sphérique.
- Quand on parvient à évulser adroitement, quand on désenchatonne le globe oculaire de dessous la cornée transparente qui l’abrite, on constate que la rétine qui en fait la masse a une forme ovoïde, de globuleuse qu’elle devait être avant l’énucléation. — (Mémoires présentés par divers savants à l’Académie des sciences de l’Institut impérial de France, 1862, page 347)
- Il lut la terreur dans l’œil globuleux des bovins préposés à l'attelage et appuya derechef sur les pédales pour fuir le courroux du cocher à chapeau de paille. — (René Fallet, Le Triporteur, chapitre 11 ; Éditions Denoël, Paris, 1951)
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amoureux
?- Qui aime d’amour.
- Modeste n’est pas seulement amoureuse, elle aime quelqu’un ! répondit obstinément la mère. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Les deux frères devinrent amoureux de moi, chacun avec les nuances de son caractère. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Dès le lendemain du crime, je devins éperdument amoureux de Rosalie. Je songeai aussitôt à en faire ma maîtresse, […]. — (Octave Mirbeau, Le colporteur)
- – « Je me marie parce que je suis… amoureux », fit David un peu gêné.Joseph rougit fortement et baissa les yeux. Il eût préféré que David ne se servît pas de ce mot suspect qui semblait couvrir un péché. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, pages 182-183)
- Qui est enclin à l’amour.
- Être d’un tempérament amoureux, de complexion amoureuse.
- Qui exprime, qui marque de l’amour, qui est plein de sentiments d’amour, ou qui tend, qui est propre à inspirer de l’amour.
- Bon vin, bons mots, gaillardes chansonnettes ;Sont aiguillons aux amoureux désirs,En toute porte entr’ouverte aux plaisirsL’adroit Amour aisément s’insinue. — (Jean de la Fontaine, Le Sassenage -1691- Conte, dans Contes et nouvelles en vers, Vol. 3, 1762, page 185)
- (Par extension) Qui a une grande passion pour quelque chose.
- Être amoureux de la gloire, de la liberté. - Il est amoureux de la peinture. - Il est amoureux de tableaux.
- Il ne pouvait croire que je fusse amoureux de ses vers. — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 350)
- Qui est relatif à l’amour.
- Et ce fut sans plus tarder, parmi la paille, préparée d’avance bien sûr, la culbute amoureuse, l’éclair des cuisses sans pantalon, l’étreinte farouche et brutale. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les excès amoureux donnent plus d’entraînement que de lassitude et sont moins difficiles à recommencer le lendemain que la semaine suivante. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre VIII)
- La jeune fille arabe est toujours un enfant, et c’est par là qu’elle donne le ton (de même que la vierge hellène) à la poésie amoureuse toute naïve qui refleurit depuis trois mille ans autour des mers levantines. — (Pierre Louÿs, La Femme dans la poésie arabe, 1901, dans Archipel, 1932)
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ligneux
?- Qui est de la nature de la lignine, qui en contient.
- L’Œillet des Chartreux (Dianthus Carthusianorum L.), à racine presque ligneuse; le calicule, formé de nombreuses écailles brunâtres ou rougeâtres, est entouré d’un involucre constitué par deux bractées longuement aristées. — (François Joël, Sciences physiques et naturelles, 1890, page 283)
- (En particulier) (Botanique) Qualifie une plante dont la tige a la consistance du bois, grâce à la lignine qu’elle contient.
- Structure des Fougères. — Ces sont des plantes aflores, aux tiges généralement souterraines (rhizomes) pour les espèces des régions tempérées, parfois ligneuses chez celles des zones tropicales. — (Henry Correvon, Les fougères de pleine terre et les prêles, lycopodes et sélaginelles rustiques, p. 2, Octave Droin éditeur, 1896)
- Ainsi, parmi les plantes ligneuses, le sureau et la plupart des chèvres-feuilles sont toujours les premières qui feuillent ; parmi les plantes vivaces, le safran et la tulipe. — (Louis-Auguste Clavel de Saint-Geniez, Traité de botanique, t. 1, Paris, Louis Vivès, 1855, page 84)
- Si vous êtes curieux de phénomènes ligneux, je vous conduirai voir un des peupliers qui bordent le ruisseau. Coupé au ras du sol, il donne naissance à une couronne de rameaux, poussés entre bois et écorce. Chaque rameau est entouré d'un amas de fibres, qui tendent à descendre vers le bas de l'arbre. Il y a là un fait intéressant et qui semblerait militer en faveur de la théorie des phytons, de M. Gaudichaud. — (Pierre Benoit, Le lac salé, 1921, réédition Le Livre de Poche, page 202)
- (Littéraire) (Sens figuré) Qualifie les articulations d’une personne présentant des nodosités le plus souvent dues au labeur, à la vieillesse ou à la maladie.
- Plus loin, dans la cuisine sombre, un rai de lumière traverse un rideau de poussières tourbillonnantes et vient éclairer deux mains, ligneuses comme des sarments. — (Gérard de Négri, La Brûlure des pierres, édition De Borée, 2004, page 13-14)
- Elle ouvrait ses grosses mains ligneuses comme des racines. — (Takiji Kobayashi, Le Bateau-usine, traduit par Évelyne Lesigne-Audoly, édition Yago, 1929, page 10)
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camaïeu
?- un étymon latin *chamaephaeus (lapis) (« pierre précieuse à fond sombre »), composé de chamae- (grec χαμαί « à terre, au sol » → voir cama) et phaeus (grec φαιός « gris, sombre »), proposé pour « coller » avec les formes hispaniques en -f-, manque de fondement.
- un étymon l’arabe قمعة, qama’at « relief, bosse » (« bourgeon ») avec le développement sémantique de « bourgeon » à « pierre précieuse » parallèle à gemma (« gemme »)[1][2][3].
- un étymon germanique est aussi avancé mais le moyen haut-allemand gâmahiu est un emprunt au français.
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aveu
?- Déclaration verbale ou écrite par laquelle on reconnaît avoir fait ou dit quelque chose.
- La culpabilité des sept instruments du crime, de Cibot, Lisieux, Grenier, Bruce, Horeau, Cabot, Minard, est évidente ; elle ressort des aveux de ceux d’entre eux qui sont sous la main de la justice, car Lisieux est mort pendant l’instruction, et Bruce est contumace. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)
- Les Lettres à l'Étrangère, […], ces lettres contiennent des aveux, voilés, il est vrai, des histoires obscures, sans doute, mais reconnaissables pour qui connaît un peu l'existence secrète de Balzac. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- (En particulier) (Droit) La reconnaissance que fait une partie du droit prétendu par son adversaire.
- L’aveu d’une dette. - Aveu judiciaire, extrajudiciaire.
- (Par extension) Témoignage qu’on rend de ce qu’un autre a dit ou fait.
- J’ai été, de l’aveu de tout le monde, le plus célèbre marchand de fromages à la crème dans Babylone, et j’ai été ruiné. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, 1748, chapitre XVII, Le pêcheur)
- Que deviendront les petites célébrités et qui restera dans le paysage ? Difficile à dire, de l’aveu même des directeurs de salles et responsables de festivals. — (Sandrine Blanchard, Pourquoi y a-t-il tant d’humoristes en France ?, Le Monde. Mis en ligne le 19 avril 2019)
- (Vieilli) Approbation, consentement, agrément qu’une personne supérieure donne à ce qu’un inférieur a fait ou a dessein de faire.
- Ne donne pas ton cœur sans ta main, dit Caroline à Modeste une heure avant sa mort, et surtout n’accueille aucun hommage sans l’aveu de notre mère ou de papa... — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Droit féodal) Acte qu’un vassal était obligé de donner à son seigneur et par lequel il avouait, reconnaissait tenir de lui tel ou tel héritage.
- Qui ne croirait, d'après cela, que ce devoir de grenouillage ne fût une obligation extrêmement répandue en Bretagne? Cependant, parmi les nombreux aveux de seigneuries bretonnes que j'ai eu occasion de lire, je n'en ai trouvé qu'un seul exemple, au profit de l'évêque de Saint-Brieuc. — (Arthur de La Borderie, Annuaire historique et archéologique de la Bretagne - année 1861, Rennes : Ganche & Paris : Durand, 1861, p.191)
- (Par extension) (Histoire) L’acte par lequel un seigneur avouait, reconnaissait quelqu’un pour vassal ou un vassal quelqu’un pour seigneur.
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affreux
?- Qui cause ou qui est propre à causer de la frayeur, de l’effroi.
- Le divorce entre la production et les producteurs va créer une économie abstraite, entièrement inconnue au Moyen Âge, et qui favorisera le développement de la plus affreuse pauvreté. — (André Maurois, Histoire de l’Angleterre, Fayard & Cie, 1937, p. 590)
- Quand il voyait, sur le sable des allées un piquet de chat, il entrait aussitôt dans une colère affreuse. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- Le temps se modère un peu; la mer toujours affreuse; le navire se comporte toujours très-bien, la mâture ne bouge pas quoique le navire tangue beaucoup , […]. — (Les feux flottants, dans le Magasin pittoresque, 1868, vol.36, p.118)
- Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière !Les maux les plus affreux sont amassés sur toi ;Le noir enfer, séjour rempli d’effroi,T’attend au bout de la carrière. — (Mort du pécheur, dans Félix Dupanloup, Manuel des petits séminaires et des maisons d’éducation chrétienne, 1844, 2e édition, page 106)
- (Par hyperbole) Qualifie une personne d’une grande laideur ou une chose très désagréable.
- Avez-vous été à l’Odéon, monsieur, me dit-il, et avez-vous remarqué que les femmes qui viennent là sont les plus affreuses créatures du monde ? — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Tête coupée)
- Avant la paix d’Amiens, cet Anglais avait résolu le problème de couvrir le buste sans assommer le corps de cet affreux carrick qui finit aujourd’hui sur le dos des vieux cochers de fiacre ; mais comme les fines tailles sont en minorité, la mode du spencer pour homme n’eut en France qu’un succès passager, quoique ce fût une invention anglaise. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- (Sens figuré) Qualifie une personne fort dépravée, capable des actions les plus noires, les plus viles. — Note : Se dit souvent au sens moral.
- Leur sort est affreux.
- C’est affreux à voir, à dire.
- (Sens figuré) Qualifie ce qui peut susciter une grande pénibilité ou une extrême douleur.
- Dès le début du XXe siècle, un avocat de Rocroi, François Cazin, constatait : « Souvent, j’ai vu la brigade de service sortir de Rocroi pour aller se mettre en embuscade dans les lieux les plus cachés et les plus difficiles et par les temps les plus affreux. […] » — (Jacques Lambert , « Un douanier ardennais, inventeur astucieux, Jean Victor Risse », dans Le Journal du confinement, du mercredi 24 juin 2020, Charleville-Mézières : Éditions Terres Ardennaises)
- C’est une ingratitude affreuse, une affreuse calomnie. — Il est affreux de calomnier cet homme. — Il était dans une affreuse misère.
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liquoreux
?- Qui est doux, sucré et épais ; qui a la consistance de la liqueur.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- M. de Bouvy fut remplacé bientôt par M. Daniel, être malpropre, ignare et liquoreux, qui fleurait la taverne et le bordel. — (André Gide, Si le grain ne meurt, Gallimard, 1976, page 206)
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cheveux
?- Pluriel de cheveu.
- Ils arrivaient à la baraque où les campagnardes échangent leurs cheveux contre des casseroles et des pièces d’étoffes. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 110)
- En retraversant la cour, Jensen se surprit à admirer les fleurs jaunes d’hibiscus et à imaginer l’effet qu’elles feraient dans les cheveux de Trudy. — (Whit Masterson, Une nuit pour tuer, traduction de M. Michel-Tyl, Presses de la Cité, 1956, page 140)
- Si l’homme ressemble un peu à mon père, la femme n’est pas ma mère — ça, c’est sûr, bien qu’elle se comporte comme telle quand elle vient me voir tous les jours : elle me caresse la main, m’embrasse les cheveux, me masse les pieds en suivant les instructions du physiothérapeute, et dispose des campanules et des anémones dans une cruche qu’elle a apportée ici. — (Belinda Bauer, Cadavre 19, traduit de l’anglais par Christine Rimoldy, 10/18, 2015, page 101)
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onduleux
?- Qui forme des ondulations, des sinuosités.
- Le soleil n’est pas haut encore, et pendant que les têtes onduleuses de la forêt rient, gaiement illuminées, les tranchées intérieures profondes de roc cassé restent noyées dans leur ombre noire. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- D’où diable vient-elle si matin ? se demanda-t-il en analysant le mouvement onduleux de la robe auquel elle imprimait une grâce peut-être exagérée. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- Sur le lac tranquille, une barque passa avec un lampion vert qui moirait l’eau noire de reflets onduleux. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 114)
- La foncée du Brochet avait ouvert une grande cocarde sur l’étang. Ces cercles d’eau onduleuse soulevèrent brusquement l’esquif de Justin. — (Léonce Bourliaguet, Les aventures du petit rat Justin, Société universitaire d’Éditions et de Librairie, 1935, page 116)
- Sa mise était celle des bergers des Syrtes, mais ce qui me frappa aussitôt vivement était quelque chose d’onduleux et de singulièrement souple dans la démarche, et surtout la teinte très sombre, presque exotique, du visage et des mains. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- Le canot semblait décoller du lac, dans un instant il planerait au-dessus de ce marasme onduleux. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 194)
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bruineux
?- Qui tient de la bruine.
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doucereux
?- Qui est d’une douceur fade et affectée, en parlant des personnes.
- (Par extension) — Un traitement ! répéta le prêtre enhardi par le ton doucereux du capitaine forestier ; […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Il paraissait plus âgé qu’il ne l’était, parce qu’il manquait tout à fait de cheveux ; mais il avait une vivacité étonnante et portait la grâce dans les manières jusqu’au genre doucereux. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- […] insensiblement la sombre humeur qu’on voyait sur leurs traits s’atténuait, s’effaçait. De menaçants, ils devenaient gouailleurs, puis doucereux, entreprenants. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Se dit d'un aliment qui est doux mais qui a un goût fade et déplaisant.
- Un vin doucereux, une liqueur doucereuse.
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périlleux
?- Qui est dangereux ; où il y a du péril.
- Le couple fit construire une maison à la sortie de la petite route périlleuse qui mène à Rosas et y ajouta un mini-golf pour attirer les touristes ainsi qu'une guinguette de plage. Le mini-golf fut un échec, […]. — (Jay McInerney, Bacchus et moi, traduit de l'anglais (USA) par Sophie Brissaud, éd. La Martinière, 2013)
- Occasion périlleuse.
- Poste périlleux.
- Situation périlleuse.
- Entreprise périlleuse.
- Il est périlleux de décider, de parler d’une manière si tranchante.
- L’affaire est périlleuse.
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bleu
?- De la couleur du ciel en plein jour quand il est dégagé. #0000FF
- […] sur toute l’Ardenne, le temps s’était levé. Le ciel était bleu éblouissant, la neige étincelait au soleil. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 155)
- (Par extension) D’une couleur appartenant au champ chromatique du bleu, c’est-à-dire légèrement différente de la couleur originelle mais liée à celle-ci. #DFF2FF #77B5FE #2BFAFA #3A8EBA #0000FF #17657D #686F8C
- On ne pouvait voir de fille plus fraîche, plus riante ; elle était blonde, avec de beaux yeux bleus, des joues roses et des dents blanches comme du lait […] — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Vers l’est, l’océan nuageux s’étendait bleu sombre à perte de vue, et Bert crut qu’il contemplait l’hémisphère entier du monde. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 95 de l’édition de 1921)
- Le surlendemain […] dans la soirée, la couleur bleue de l’eau, indice des grands fonds, m’apprenait ma sortie du golfe de Panama. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Au-delà des bois qui cernaient la ville, on apercevait une longue rangée de collines d’un bleu de fumée. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 43)
- À mesure que les châteaux de nuages s’éloignaient l’un de l’autre découvrant de plus en plus du ciel, l’azur vira au bleu de gentiane […]. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 274)
- Il n'y avait pas un souffle d'air ni le plus petit mouton dans le ciel, du plus beau bleu ceinture de la Vierge. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 270)
- Gordon portait une veste marron à chevrons, une chemise bleu Oxford et une cravate en tissu de la même couleur que la veste, tachetée de motifs de forme ovale striés de bleu ciel. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 44)
- De la couleur que certains épanchements de sang ou certaines contusions font prendre à la peau.
- Quand le sang lui porte à la tête, il devient tout bleu.
- L’endroit de la contusion est encore bleu.
- (Cynologie) D’une couleur de robe de chien gris clair évoquant le bleu.
- Le berger de Brie peut avoir une robe bleue.
- (Cuisine) Très peu cuit, en parlant d’une viande grillée.
- On m’a servi un bifteck bleu.
- Vivement surpris de quelque chose.
- J’en étais complètement bleue.
- (Argot) (Populaire) Complètement ivre.
- Tu aurais vu le Maurice, avec les canons qu’il s’est mis, il était bleu, il divaguait complètement !Note : Dans les cas extrêmes, on dit aussi bleu nuit.
- (Belgique) Passionnément amoureux de quelqu’un.
- Je suis bleu de Stéph.
- L’amour est comme l’oiseau de Twitter : on est bleu de lui seulement pour 48 heures. — (Stromae, « Carmen », Racine carrée, 2013)
-
ocreux
?- Qui est de la nature de l’ocre.
- Les eaux de Pougues sont claires & limpides, elles bouillonnent & pétillent à leur source, elles laissent déposer une terre ocreuse très-fine […] — (François Rozier, Cours d’agriculture, tome 4, 1783, page 67)
- Qui est de la couleur de l’ocre.
- Un teint ocreux.
- Il y avait dans ce temps-là de grands hivers, de brûlants étés. J’ai connu, depuis, des étés dont la couleur, si je ferme les yeux, est celle de la terre ocreuse, fendillée entre les tiges du blé et sous la géante ombelle du panais sauvage, celle de la mer grise ou bleue. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Sido, 1930, Fayard, page 18)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.