Dictionnaire des rimes
Les rimes en : hoir
Que signifie "hoir" ?
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- (Désuet) (Droit) Héritier, ordinairement en ligne directe.
- La substitution avec fidéicommis sert à transmettre le patrimoine à un hoir en passant d’abord par un autre. — (Philippe Maurice, La famille en Gévaudan au XVe siècle (1380-1483), 1998)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "hoir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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escarre
?- (Médecine) Plaie cutanée reliée à une lésion tissulaire profonde, souvent due à un alitement prolongé, également parfois utilisé pour désigner une croûte résultant de la mortification d’un tissu.
- Il faut attendre que l’escarre guérisse.
- Pendant les dix premiers jours, tout alla bien. Puis, deux injections d’huile créosotée faites trop superficiellement entraînèrent des escarres, peu importantes mais douloureuses. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 148)
- En soi, la rupture du col du fémur, c’est sans gravité ; mais une longue immobilité provoque des escarres qui, chez les vieillards, ne se cicatrisent pas. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 14)
- Certaines plaies sont couvertes par du matériel nécrotique dense, l’escarre. — (Guy Magalon, Romain Vanwijck, Guide des plaies: Du pansement à la chirurgie, 2003)
- Mais ici, il y avait aussi une crème à bien faire pénétrer dans la peau pour qu’elle reste souple, des tours de lit à installer pour les patients qui s’agitaient et se débattaient, et des escarres à prévenir chez ceux qui ne bougeaient pas. — (Belinda Bauer, Cadavre 19, traduit de l’anglais par Christine Rimoldy, 10/18, 2015, page 19)
- (Vieilli) (Sens figuré) Ouverture, brèche faite à grand bruit, avec violence.
- Le canon ennemi tailla des escarres dans nos rangs.
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captatoire
?- (Droit) Qui a rapport à la captation.
- Tentatives, manœuvres captatoires.
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dérisoire
?- Qui est fait par dérision, contient de la dérision.
- Tous les laquais, tous les coupe-bourses, réunis aux écoliers, avaient été chercher processionnellement, dans l’armoire de la basoche, la tiare de carton et la simarre dérisoire du pape des fous. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1866, livre I, chapitre IV)
- Le combat se déroule malgré son côté dérisoire. Ou plutôt : le combat peut se dérouler justement à cause de son côté dérisoire. — (Christian Duverger, L'esprit du jeu chez les Aztèques, 1978)
- Susceptible de provoquer la dérision du fait de son insignifiance, de sa petitesse.
- Les noms mêmes des petits métiers qui sont à la base de l'édifice du recyclage révèlent le côté dérisoire de ces occupations : plus spécialisés encore que le chiffonnier, il y a le ramasseur de crottes de chien, le ramasseur de bouts de cigare, etc. — (Simone Delattre, Les Douze heures noires: La Nuit à Paris au XIXe siècle, Albin Michel, 2004, p. 328)
- Chacun va à son travail comme à l’habitude ou baguenaude sur les boulevards. La guerre est enfin finie. Napoléon est parti le 20 avril, oublié, relégué dans son dérisoire petit royaume de l'île d'Elbe. — (Georges Rigondet, Louis Auguste Camus de Richemont, général et baron d'Empire, ECB, 1998, page 287)
- (Spécialement) Risiblement inutile, vain, inefficace.
- Cette conservation de la machine avait on ne sait quoi de dérisoire et ajoutait l’ironie à la catastrophe. La sombre malice de l’inconnu éclate quelquefois dans ces espèces de moqueries amères. — (Victor Hugo, Les travailleurs de la mer, 1866, partie II, livre I, chapitre III)
- Dépité, il se retourne vers le rempart dont les flammes lèchent la nuit en un diadème infernal. Derrière, il distingue les efforts dérisoires des hommes qui tentent d'endiguer le brasier. — (Vincent Gessler, Cygnis, L’Atalante, 2010)
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cithare
?- (Musique) Instrument de musique fort usité dans l’Antiquité, composé d’une sorte de caisse sur la face antérieure de laquelle sont fixées des cordes rattachées au sommet.
- La cithare est un des instruments les plus pauvres, les moins expressifs qu’on puisse imaginer. — (Paul Guiraud, La vie privée et la vie publique des Grecs, 1901)
- A côté de ces pseudolyres, de ces cithares, si l'on préfère les désigner sous ce nom, qui rappelle mieux leur origine, il existait encore dans les Gaules des harpes. — (Ernest Bosc, L. Bonnemère, Histoire des Gaulois sous Vercingétorix, Librairie de Firmin-Didot, Paris, 1882)
- (Musique) Instrument de musique traditionnel chinois à cordes pincées, appelé qin.
- Le maître de musique Kuang en jouant de la cithare horizontale à sept cordes suscitait les vents et les tonnerres et évoquait les dragons et les seize grues noires qui avaient chacune deux mille ans d’âge. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 123)
- Le nom de la cithare horizontale à sept cordes (qin) se prononce comme un des mots qui désignent génériquement les tabous. D’après les institutions des Anciens, c’est originellement l’instrument dont on use pour entretenir l’essence énergique qui est propre à la vie. » — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 124)
- (Zoologie) Synonyme de fausse limande (poisson).
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linsoir
?- Variante orthographique de linçoir.
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expurgatoire
?- Index temporaire pour permettre une purge avant publication.
- Les juges déclarèrent que l'ouvrage ne serait ni censuré, ni mi dans l'expurgatoire, mais qu'il serait supprimé, pour empêcher les personnes peu instruites d'en faire un mauvais usage. — (Grand Dictionnaire des femmes de l'Ancienne France, SIEFAR)
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chamarre
?- (Désuet) Variante de simarre.
- (XVIe siècle) Vostre espée use les plies de vostre chamarre. — (PALSGRAVE, p. 558.; cité par Littré)
- Broderies, ornements.
- Fût-il tout harnaché d'ordres et de chamarres. — (Victor Hugo, Ruy Blas, I, 2.; cité par Littré)
- — Des hommes entichés de chamarres militaires et de reflets de bottes, des femmes à ce point insoucieuses d’élégance, ce contraste-là me ferait réfléchir si j’étais délégué à Versailles !… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 178.)
- Je crois bien que j'ai gardé un faible pour le soldat dont les grands cordons, les étoiles, les chamarres ont ébloui mes yeux d'enfant. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p. 37)
- Veste de berger, zamarra
- « chamar(r)on », [...] « chamarre ou simarre […], ample casaque ouverte, fourrée d'une peau de mouton, recouverte de bandes d'étoffe de couleurs différentes cousues dans le sens de la longueur ; c'étaient des sortes de garnaches ou de tabards en peau de mouton fendues sur le côté que portaient les bergers de la montagne .— (Arnold Van Gennep, Les Hautes-Alpes traditionnelles, t. I, Voreppe, Curandera, 1990 (1re éd. Paris, Maisonneuve, 1946), p. 87-89.)
- (Habillement) Blouse → voir zamarra
- Landais : samarre (Palay) f. 'sac de peau des bergers ; béarnais : chamarre (Palay) blouse de paysan'. basque (avec article), zamarra, tsamarra, zamarra 'toison des bêtes à laine', blouse de peau', 'tablier de peau', 'pelisse des bergers'
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égrillard
?- Gaillard ; grivois ; cru ; libertin.
- Il devient galant, égrillard ; son œil s’émerillonne… Il est heureux pour ma vertu que la haie me sépare de lui ; sans quoi, je suis sûre qu’il se jetterait sur moi. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900, page 325)
- Il accueillit d’un air enjoué et d’une âme égale l’annonce câlinement faite par la Julie d’une paternité future et les sourires des voisins, les cancans des commères et jusqu’aux plaisanteries égrillardes du maire. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Peu à peu notre entretien cessa d’être militaire pour devenir égrillard et puis franchement cochon, enfin, si décousu, qu’on ne savait plus par où le prendre pour le continuer ; l’un après l’autre mes convives y renoncèrent et s’endormirent et le ronflement les accabla, dégoûtant sommeil qui leur raclait les profondeurs du nez. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, 1932, Gallimard (Folio #28 réédition 2019) page 156)
- Mais c’est meugnon tout plein, ça, minaudai-je, avec des grâces ridicules de commis-voyageur égrillard. — (Léo Malet, L’Ours et la Culotte, 1955, chapitre V)
- […] Zingaro, mon cher Zingaro,Au lieu de réparer des pots,Voudrais-tu comme un bon garçonMettre la main à mon chaudron ?Alors que Mat s’en retournait, toujours en dansant, vers l’endroit d’où il était parti, plusieurs hommes de Kadere entonnèrent avec lui la chanson égrillarde. — (Robert Jordan, Les Feux du ciel, traduit par Jean-Claude Mallé, Bragelonne, 2013, ISBN 978-2-35294-664-9)
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cafard
?- Qui est faux dévot, hypocrite, bigot.
- « Si mes camarades savent ceci, se dit Lucien, gare au deuxième duel ; les épithètes de cafard vont pleuvoir sur moi. Mais comment le sauraient-ils ? ils ne voient pas ce monde-ci ; tout au plus le colonel par ses espions ; et, ma foi, tant mieux : cafard vaut mieux que républicain. » — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Elle s’excusa un instant sur son ignorance de toutes choses ; Montgenays parut prendre cette timidité pour une admirable modestie ou pour une méfiance dont il se plaignait d’une façon cafarde. — (George Sand, « Pauline », 1839-1840, in Nouvelles, Paris, des femmes-Antoinette Fouque, 1986, 2018, page 391)
- Il avait dit cela sur le petit ton cafard que M. de la Ferté connaissait bien, et qui lui donnait chaque fois envie de s’emporter. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, réédition Cercle du Bibliophile, page 284)
- Cet homme du XVIIe siècle […], qui a publié en 1808 un livre où il proposait un plan audacieux de nouvelles relations sexuelles et où il jetait les bases du féminisme moderne, va s'apercevoir qu'il était encore loin d'imaginer le degré de dévergondage que certains milieux pouvaient atteindre, que ses propres nièces, sous des dehors cafards, forment une bande de partouzardes fieffées, qui se gaussent de sa naïveté. — (Émile Lehouck, Vie de Charles Fourier, Éditions Denoël & Gonthier, 1978, page 151)
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asseoir
?- Mettre quelqu’un sur un siège ou sur quelque chose qui tient lieu de siège.
- Asseoir un malade.
- Asseyons-nous sur ce banc, par terre.
- On le fit asseoir.
- (Sens figuré) L’y admettre.
- Faire asseoir quelqu’un à sa table,
- (Sens figuré) Faire monter au trône, faire devenir roi ou reine.
- Qu’à enfin produit, chez nous, l’esprit démocratique ? La constitution éphémère de 1791, chef-d’œuvre d’imbécilité (imbecillitas) […] qui, au lieu de la liberté nous a légué le plus horrible esclavage ; qui devait asseoir le Roi sur un trône constitutionnel et par suite inébranlable, et qui l’a fait périr sur un échafaud, etc. ? — (Jean François Aubuisson de Voissins, Considérations sur l’autorité royale et sur les administrations locales, Ponthieu, 1825)
- (Architecture) Poser solidement et à demeure.
- Par une douce soirée du mois d’août, en 1821, deux personnes gravissaient les chemins pierreux qui découpent les rochers sur lesquels est assis le château. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Le plateau sur lequel est assise la cité de Carcassonne commande la vallée de l’Aude, qui coule au pied de ce plateau. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- (Militaire) Placer, établir un camp.
- Asseoir un camp,
- Il assit son camp hors de la portée du canon de la ville.
- (Manège) Dresser un cheval à exécuter ses airs de manège ou à galoper avec la croupe plus basse que les épaules.
- Asseoir un cheval,
- (Sens figuré) Fonder ; établir.
- D’autre part, cette mansuétude et cette bonté vraiment chrétiennes lui avaient assis, parmi les ouailles, une solide réputation de brave et d’honnête homme. — (Louis Pergaud, « Le Sermon difficile », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Mais, depuis la bataille de Tolbiac et la conversion de Clovis, L'Église eut ses coudées franches et put rapidement asseoir son influence à travers le territoire. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Partout le rail assied la victoire de l’industrialisation, relance toutes les activités de pointe, ancre le capitalisme. — (Jean-Pierre Rioux, La Révolution industrielle 1780-1880, Le Seuil (Collection Histoire), 1971, page 78)
- (Sens figuré) Se fier à une parole, à des promesses.
- On ne peut asseoir aucun fondement sur ce qu’il dit, sur ce qu’il promet,
- S’emploie particulièrement, dans l’acception qui précède, en matière d’impositions, de rentes, etc.
- Asseoir un impôt, une contribution sur un genre de propriété, d’industrie.
- Asseoir une hypothèque sur un immeuble.
- (Eaux et forêts)
- Asseoir les ventes, Marquer le canton de bois qui doit être coupé.
- Magistrature assise. Voyez « magistrature ».
- Voter par assis et levé, se dit, dans une assemblée délibérante, lorsque les membres font connaître leur opinion, leur vote en se levant ou en restant assis.
- (Pronominal) Se mettre sur son séant. Voir s’asseoir.
- On s’assoit sur deux congèles poussés le long d’une planche… — (Alain Damasio, Les Furtifs, 2019)
- (Pronominal) (Sens figuré) Ne pas tenir compte de, désobéir. Voir s’asseoir.
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interrogatoire
?- (Justice) Suite des questions que fait un juge sur des faits civils ou criminels, et des réponses que fait celui qui est interrogé.
- Sire, ils résultent d’un interrogatoire que j’ai fait subir à un homme de Marseille — (Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, édition de G. Sigaux, 1981 (date de l’édition), vol. 1, page 102)
- Les interrogatoires vont bon train. […]. Les arguments frappants sont de rigueur. Ils veulent les noms des meneurs, le reste ne les intéresse pas. J'apprends par ceux qui ont été interrogés que ce n'est pas de la tarte. — Les plus visés sont ceux de la deuxième cour, m'avertit Pénoche. Avant même de t'interroger, ils commencent par te filer une douille, histoire de te mettre dans l'ambiance. — (Jean-Guy Le Dano, La Mouscaille, éd.Flammarion, 1973, p. 82)
- Cédric Hapère claqua violemment la porte de la salle d’interrogatoire et se dirigea vers la machine à café en pestant : cette vieille pie les faisait tourner en bourrique ! — (Lina Drieux, Meurtres à la Une, Éditions Les nouveaux auteurs, 2018, chap. 31)
- (Par extension) (Familier) Série de questions.
- J’ai fait subir à l’enfant un interrogatoire.
- Procès-verbal qui contient les interrogations du juge et les réponses de l’accusé.
- Elle prit son temps, elle calcula ses mouvements, et, avec une agilité de chatte, elle saisit les deux interrogatoires et les lança dans le feu ; mais Camusot les y reprit, la comtesse s’élança sur le juge et ressaisit les papiers enflammés. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, troisième partie)
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liard
?- Ancienne monnaie française et belge en cuivre qui valait un quart de sou.
- De fait, nous n’avions pas le sou ; nos poches et nos tiroirs fouillés et renversés sur la table, tout compté et recompté, liards, centimes, monnaie de billon et pièces d'argent, – sur dix que nous étions, – nous nous trouvâmes riches d'à peu près quarante francs... Bon Dieu ! quarante francs, pour dix ! — (Léon Guérin, Le Jeune Homme, tome I : La Province, Paris : chez Urbain Canel & chez Adolphe Guyot, 1833)
- Vous êtes un homme dangereux, seigneur Grand-Eunuque. Utile mais dangereux. Si les destinées vous avaient mis à ma place, je ne donnerais pas un rouge liard du bonheur de mon propre peuple. — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
- J'ai toujours été une voleuse et je le suis restée, bien que depuis trois ans, je n'aie pas fait tort d'un liard à personne, mais l'intention du vol était en moi. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Cité de l'étrange peur, 1936)
- (Rare) (Vieilli) Monnaie quelconque, de faible valeur.
- C’était le meilleur mendiant de son couvent. […] car une veuve n’eût-elle pas même de souliers, qu’il avait d’elle un liard, avant de partir. — (Geoffrey Chaucer, Les Contes de Cantorbéry, vers 252 à 255 (p. 40), XIVe siècle)
- …, je ne te refuse pas le secours de mon art ; mais je ne donne pas un liard à ceux qui demandent l’aumône sur la grande route. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- - Cent cinquante francs, pas un liard de plus !… — (Emile Zola, L’Assommoir, 1887,Chapitre IV)
- Le bonheur, a-t-on dit, est plus ami des liards que des louis. — (Victor Cherbuliez, « La Jeunesse de Joseph de Maistre » dans Revue des Deux Mondes, 3e période, tome 118, 1893, page 217)
- Les choses qui valent vraiment la peine d’être vécues ne coûtent jamais d’argent. Cela ne te coûte pas un liard d’être capable de concevoir la splendeur multiple des choses, la science. Cela ne te coûte pas un liard d’être en Italie, d’avoir le ciel italien au-dessus de toi, de te promener dans des rues italiennes et de t’asseoir à l’ombre d’arbres italiens et le soir venu, de voir le soleil se coucher en italien. Cela ne te coûte pas un liard, si tu plais à une femme et qu’elle se donne à toi. Cela ne te coûte pas un liard d’être heureux quelquefois. Ce qui coûte de l’argent, c’est ce qu’il y a autour du bonheur, des accessoires stupides et ennuyeux. — (Antal Szerb, Le Voyageur et le clair de Lune, 1937, page 210, édition Viviane Hamy, traduction par Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huszvai)
- Pour deux liards de bonne grâce, on s’épargne un assaut cruel… On temporise, on conclut une trêve… — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 121)
- « Quelle journée, mon Dieu !– Oui, c’est beaucoup trimer pour deux liards.– Deux liards qu’on n’aura peut-être pas.– Oui, comme vous dites, deux liards qu’on n’aura peut-être pas et qui iront dans la poche des riches. » — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 21)
- – Non, je ne vous ai jamais aimés tous. Je n’ai jamais aimé que ma mère. Tous, je vous livrerais pour deux liards. Je vous ai livrés pour moins. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 493)
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infusoire
?- (Zoologie) Animal unicellulaire vivant en suspension dans l’eau douce ou saumâtre et se nourrissant des infusions végétales.
- Plus la substance mise en expérience est putrescible, plus vite, a lieu l'apparition des infusoires. — (Les générations spontanées, dans Revue du Monde catholique, 1869, page 384)
- En juillet survint une période de conjugaison : beaucoup d’infusoires se conjuguèrent même avant, d'avoir entièrement digéré leur nourriture. Dans les cultures à inanition presque tous les individus se conjuguèrent; […]. — (« Hertwig (R.). — La conjugaison chez Dileptus gigas », dans L'Année biologique, volume 9, Paris : chez Masson, 1907, page 53)
- Et depuis le temps que le monde dure, que des familles où existe tel défaut sous une forme s’allient à des familles où le même défaut existe sous une autre, ce qui crée une variété particulièrement complexe et détestable chez l’enfant, les égoïsmes accumulés (pour ne parler ici que de l’égoïsme) prendraient une puissance telle que l’humanité entière serait détruite, si du mal même ne naissaient, capables de le ramener à de justes proportions, des restrictions naturelles analogues à celles qui empêchent la prolifération infinie des infusoires d’anéantir notre planète, la fécondation unisexuée des plantes d’amener l’extinction du règne végétal, etc. De temps à autre une vertu vient composer avec cet égoïsme une puissance nouvelle et désintéressée. — (Marcel Proust, Albertine disparue, 1925)
- Des plissures saillantes et grises remplacèrent l’aimable couleur de fruit mûr qu’elle avait inventée, et toutes ses chairs se rétractèrent doucement, prenant le chemin lent des infusoires. — (Jean Vautrin, Je mourrai et j’irai voir mon père, dans le recueil Baby Boom, 1985, p. 237)
- (Zoologie) Synonyme de cilié.
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jar
?- (Désuet) Banc de gros graviers et de sable, amoncellements, pouvant remodeler le lit du fleuve d’une année sur l’autre, et utilisés pour l’empierrement des chaussées, la confection de béton.
- La Loire fournit en abondance sable de rivière, gros sable et caillou, encore appelé jar (ou jard). — (Gens de Ballan et de Miré: deux siècles de vie au quotidien en terre tourangelle, Amis de la Bibliothèque municipale de Ballan-Miré, 2000, page 287)
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rare
?- Qui est en petit nombre ; qui se trouve difficilement.
- Dans toute cette région agricole, les arbres sont très clairsemés; on n’y trouve guère que quelques rares plantations de figuiers et de nopals. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 221)
- C’est eux également qui importèrent le poivre, condiment devenu si rare, qu’on l’utilisa comme monnaie. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- La propriété individuelle était encore très peu développée. Il y a cinquante ans, les rares propriétaires fonciers étaient des chorfa, des zaouïas, des dignitaires du makhzen qui avaient obtenu leurs terres par dahir chérifien. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 115)
- Mais les entreprises industrielles capables de générer près de 30% de marge nette et 80% d’Ebitda sont suffisamment rares pour que cela mérite de décrypter leur modèle de développement. — (Eutelsat nous répond : La réponse de l’Usine nouvelle, dans L’Usine nouvelle, n°3256, 6 octobre 2011, page 28)
- (Sens figuré) Qui est peu commun, peu courant.
- […], et il était connu à cinq lieues à la ronde pour sa bonté naturelle et aussi (chacun a ses petits défauts) pour son insolence rare et d'ailleurs sans malice, quand les libations trop prolongées l'avaient mis hors de ce qu'il est convenu d'appeler l'état normal. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- […]; nous travaillâmes désormais ensemble, avec un accord et une communauté de jugement qu'il est rare de trouver entre deux hommes. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Deux ratés successifs cela est rare et invraisemblable ; mais tout est rare et invraisemblable si l’on ne parle pas abstraitement ; car pourquoi ici et non là ? — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 207)
- Il possédait si bien la carte des fossiles du département qu’il ne donnait jamais un coup de piochon sans exhumer un spécimen rare. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958, page 70)
- Qualifie une personne qui a un mérite extraordinaire.
- « Courageuse et de bon conseil, elle l’a été tant qu’elle a vécu, mais c’est surtout dans les commencements, juste après notre mariage, et un peu plus tard, quand ton frère et toi vous étiez encore jeunets qu’elle s’est montrée rare. » — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, Bernard Grasset, Paris, 1921)
- (Par extension) (Ironique) Vous avez eu là une étrange conduite; en vérité, vous êtes un homme rare.
- Qualifie une barbe clairsemée.
- (Médecine) Qualifie du pouls, lorsqu’il bat moins de fois qu'à l'ordinaire, dans un temps donné.
- Avoir le pouls rare.
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costard
?- (Familier) Costume d’homme, complet-veston.
- Parce que j’aime autant vous dire que pour moi Monsieur Éric avec ses costards tissés en Écosse à Roubaix, ses boutons de manchettes en simili et ses pompes à l’italienne fabriquées à Grenoble, et ben c’est rien qu’un demi-sel. — (Michel Audiard, Le Cave se rebiffe, 1962)
- Au restaurant, on me regarde avec effroi et puis tout de suite après avec un intérêt qui se transforme en curiosité malsaine, et finalement, j’aurais dû mettre un costard, parce que tous les nerds, les has been, les déclassés en portent pour se faire remarquer ce qui en fait le meilleur moyen de ne pas se faire remarquer. — (Lolita Pille, Bubble gum, Bernard Grasset, Paris, 2004, ISBN 2-246-64411-9, ch. IV, p. 63)
- Il se déloque dans son rabicoin, se fout à poil, pend soigneusement chemise et costard sur des cintres, enlève montre, chaussures et chaussettes, caleçon […]. — (Françoise Thibaut, Le Japonais chante tous les matins, Publibook, 2006, p. 304)
- (Familier) Personne vêtue d’un complet, particulièrement un supérieur hiérarchique.
- Les costards vont passer faire l’inspection demain.
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accordoir
?- (Musique) Outil d’accordeur.
- C’est avec l’accordoir qu’il tournera les chevilles pour trouver le bon accord. — (Marius Gibelin, Les métiers du Bois, du Cuir et de la Paille, 2007)
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débrouillard
?- (Familier) Qui est habile à se débrouiller.
- Ce garçon est très débrouillard : il saura se tirer d’affaire.
- Mais je crois que nous voici déjà près de chez vous, miss Poirson. Ce taximan est un débrouillard. — (Régis Messac, la Taupe d’or [1934], éditions de la Grange Batelière, 2021, première partie, chapitre IV, p. 78)
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dépare
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de déparer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de déparer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de déparer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de déparer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déparer.
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braquemart
?- (Vieilli) Épée courte et large à deux tranchants.
- On voyait dans la salle d’armes, entre des étendards et des mufles de bêtes fauves, des armes de tous les temps et de toutes les nations, depuis les frondes des Amalécites et les javelots des Garamantes jusqu’aux braquemarts des Sarrasins et aux cottes de mailles des Normands. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, 1897)
- (Marine) (Vieilli) (Désuet) Sabre, cimeterre.
- (Familier) (Par analogie) Pénis.
- Mais Mony au lieu de répondre avait sorti sa pine menaçante et, tout armé il monta sur le lit et fit entrer son braquemart en colère dans la fente poilue de l’inconnue — (Guillaume Apollinaire, Les Onze Mille Verges, chap. V)
- Sur l’écran, une transgenre à la peau cuivrée, visage de cochonne et seins énormes, se tient accroupie, fringuée dans une tenue en latex, un immense braquemart pendant entre ses cuisses. — (Johann Zarca, Chems, Éditions Bernard Grasset, 2021)
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savoir
?- Appréhender par l’esprit ou la connaissance ; connaître de façon certaine.
- Vatelin.– Un monsieur suit ma femme, je me dis : il peut savoir qui elle est ; il me rencontre, il pense : "Tiens, voilà le mari de la dame que j’ai suivie", j’ai l’air d’un serin, mais vous, n’est-ce pas, vous savez que je sais ; je sais que vous savez que je sais ; nous savons que nous savons que nous savons ! — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- […] ils n'ignorent rien de tout cela et savent notamment fort bien que c'est en l’affirmant qu'ils créeront cette éternité de barbarie nécessaire au maintien des institutions qui leur sont chères. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue & augmentée, Grasset, 1946, page 194)
- Les potamologues savent que les levées de la Loire ne tiendront pas si des crues comme celles de 1854 et 1864 se reproduisent. Les renforcer coûterait cher et obligerait à déplacer des gens. — (Daniel Zajdenweber, Regard sur l'assurance des catastrophes, Propos recueillis par Margueritte Laforce et Guillaume Maujean, Les Échos (www.lesechos.fr), le 18/04/2006)
- J'ignore quel est le crétin qui est arrivé à la conclusion qu’une image vaut mille mots, et si je le savais, je trouverais le moyen de lui régler son compte en chambre noire. — (Ofir Touché Gafla, Le Monde de la fin, Éditions Actes Sud, 2015, chapitre 5)
- Tu sais, ô mon seigneur, que je sais que tu saisQue je viens pour jouir plus près de ta présence,Et tu sais que je sais que tu sais qui je suis :Lors à nous saluer pourquoi donc tant tarder ? — (Michel-Ange, Poésies, traduction de Michel Orcel, XIX)
- Avoir dans la mémoire.
- Arsène André étend ce mépris aux méthodes scolaires. […] une pédagogie qui refuse par système le bénéfice éprouvé des leçons sues par cœur. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- L’écolier sait sa leçon. L’actrice sait mal son rôle. — L’orateur savait son discours par cœur.
- Posséder quelque science, quelque art, être instruit, habile en quelque profession, en quelque exercice.
- Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe. — (René François, Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices, 1632, page 18)
- L’éducation moyenne atteignait un niveau extraordinaire, et, à l’aube du XXe siècle, on trouvait relativement peu de gens, dans l’Europe occidentale, qui ne sussent lire et écrire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 407 de l’édition de 1921)
- On ne peut tout savoir. — Savoir jouer du violon. — Savoir danser. — Savoir se battre.
- (Absolument) Avoir l’esprit orné et rempli de choses utiles.
- C’est un homme qui sait. — Il a un grand désir de savoir.
- Être accoutumé ou exercé à une chose, la bien faire.
- La poésie du Divan et la poésie populaire, issues de classes sociales différentes, ont su parfois puiser aux mêmes sources d’inspiration : mais ce qui forme entre elles cloison étanche, c'est la forme de la langue : […]. — (Nimet Arzık, Anthologie des poètes turcs contemporains, Gallimard (NRF), 1953, page 10)
- Savoir parler aux foules. — Il sait persuader. — Il sait plaire.
- Il sait plaisanter. — Il sait vaincre ses passions. — Il sait se modérer, se contenter de peu.
- Avoir le pouvoir, la force, le moyen, l’adresse, l’habileté de faire quelque chose.
- Je saurai bien le faire obéir. — Je saurai bien me défendre.
- Je n’y sais, je n’y saurais que faire. — Il n’a su en venir à bout.
- Pouvoir. — Note : Dans ce sens, il s’emploie surtout avec le conditionnel et avec la négation ne.
- Mais si la beauté impressionne les sens, elle ne saurait obtenir d’empire durable et puissant qu’autant qu’elle les subjugue. — (Flora Tristan, Les Femmes de Lima, dans la Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Alors, Madame Cordier, parce que Bastien m’a lâché, parce que Bastien ne part plus au Canada, moi je ne saurais plus y partir ? — (Charles Vildrac, Le Paquebot Tenacity, 1920, acte III, scène 2)
- Je ne saurais faire ce que vous me dites. — Ne sauriez-vous aller jusque-là ? — On ne saurait avoir plus d’esprit.
- Couvrez ce sein que je ne saurais voir. — (Molière, Tartuffe, acte III, scène II, 1664)
- (Belgique) Pouvoir — Note : Dans le sens « avoir la capacité de ». Il peut être à l’indicatif, dans une phrase positive.
- Sais-tu me passer le sel ?
- Je ne sais pas venir au rendez-vous, j’ai un empêchement.
- Apprendre, être instruit ou être informé de quelque chose.
- […] je ne sache pas qu’ils aient jamais rompu des lances contre les espérances insensées que les utopistes ont continué de faire miroiter aux yeux éblouis du peuple. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 169)
- Elle ne salait les mets qu’après la cuisson, bien qu’elle sût à quel point la fadeur lui en était désagréable. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 23)
- — Qu’est-ce que tu en sais, mon pauvre drôle ? — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 284)
- Désormais, pour continuer de se voir, il faut aux amants user de subterfuges. Après tout, il est prêtre, elle est mariée, tous deux savent ou devraient savoir que cela finira mal. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690–1750) , Communications, volume 46, n° 46, 1987, page 119)
- Je sais fort bien qui est Mr Kipling, bien que vous ayez cru bon dans votre "Étude en rouge" de me faire passer pour un béotien en décrivant ma culture littéraire comme nulle ! — (Philippe Chanoinat (scénario) & Frédéric Marniquet (dessin), Les Archives secrètes de Sherlock Holmes, volume 3 : Les adorateurs de Kâli, éd. Glénat BD, 2017, page 23)
- (En parlant d’une personne ou d’une chose) Être informé qu’une personne ou qu’une chose existe ou peut être trouvée.
- Je sais un habile horloger qui demeure près d’ici.
- Connaître, reconnaître, distinguer.
- Derrière l’objectif de l’appareil photo, derrière les phrases rituelles […], on est quelqu’un que les autres ne savent pas.Laurence me savait. Je l’avais cru, du moins. — (Philippe Delerm, Quiproquo, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 1999, page 4)
- (Archaïsme) À savoir ; précède une explicitation par une énumération.
- Différents effets à l'usage des dits appartements lesquels sont chez le concierge. Sçavoir, : 29 chandelliers argent, 30 paires de cuivre, mouchettes argent haché, 62 bougeoirs ferblanc. — (Cordier, « Inventaire général des meubles du château roïal de Commercy », 1764 ; dans le recueil d’Albert Jacquot, Le mobilier, les objets d’art des châteaux du roi Stanislas, duc de Lorraine, 1907, page 75 → lire en ligne)
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flambart
?- Nom donné par les marins normands au feu Saint-Elme.
- Petit navire en usage sur la côte de Normandie.
- Nom qui s’est donné quelquefois aux pirates portant avec eux le fer et la flamme.
- Charbon à demi consumé qui jette encore de la flamme et de la fumée.
- Graisse que les charcutiers recueillent à la surface de l’eau dans laquelle ils font cuire les diverses parties du porc.
- Ne pourra être employé aucunes graisses appelées flambart pour l’ensimage des draps et serges, mais seulement du saindoux de porc du plus blanc, Règl. sur les manuf. août 1669, art. 53.
- (Familier) Joyeux compagnon, surtout en parlant des masques en temps de carnaval.
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centiare
?- (Agriculture) Unité de contenance d’une parcelle.
- A Jacques Barrot, un terrain communal contenant 29 ares 2 centiares, moyennant la somme de 57 francs. — (Archives parlementaires de 1787 à 1860, 1867, page 139)
- (Métrologie) Centième partie de l’are.
- Le centiare. Superficie égale à la centième partie de l'are. (Centiare est le nom affecté au mètre carré, en tant qu’il est employé, à la mesure des terrains. — (Jean Antoine Claude Chaptal, Cours complet d'agriculture, 1801, page 483)
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fumigatoire
?- (Médecine) Qui sert à faire des fumigations.
- Appareil fumigatoire.
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couard
?- Qui est poltron, qui n’a pas de courage.
- Les orgueilleux fait humbles & courtois devenir, les couards faits hardis, & par contraires les hardis fait couards — (Le grand Olympe des Histoires poëtiques du prince de poësie Ovide Naso en sa Metamorphose, Oeuvre authentique, & de hault artifice, pleine de honneste recreation, Traduyct de latin en françoys, Ovide, 1532)
- Ce ne sont pas les ripoux qui la protégeront, tous des couards, des corrompus! — (Bruno Gazzotti, Soda#10 — Dieu seul le sait, éditions Dupuis 1999, page 23)
- Wilson le considérait d’un œil froid, maintenant. Il ne s’était pas attendu à cela. C’est donc un sacré con en plus d’un foutu couard, se dit-il à part lui. Pourtant, il me plaisait assez, jusqu’à maintenant. Mais comment peut-on savoir, avec un Américain ? — (Ernest Hemingway, L’Heure triomphale de Francis Macomber, 1936. Traduit de l’anglais américain par Marcel Duhamel, 1946. Traduction revue par Marc Sapora, 2001. page 49)
- Il s’est montré couard en présence du danger.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.