Dictionnaire des rimes
Les rimes en : hispanisme
Que signifie "hispanisme" ?
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- (Linguistique) Locution propre à la langue espagnole, ou mot espagnol emprunté par une autre langue tel quel ou sous une forme adaptée.
- La mode des hispanismes, qui était venue, dans les années 1620-1630, équilibrer tant soit peu les anciens « italianismes », est la dernière grande vague d'emprunts à l'étranger, avant les anglicismes de la fin du XVIIIe siècle. — (Mille ans de langue française, Perrin, 2007)
- Étude de la culture de l'Espagne et de l'espace hispanique.
- Caractère propre à cette culture.
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "hispanisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
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orientalisme
?- Ensemble des études relatives à l’Orient.
- (Art, Littérature) Courant artistique occidental inspiré par la découverte des arts orientaux.
- Vue occidentale préjugée ou impérialiste du monde non occidental.
- Depuis la fin de la guerre froide, comme au temps des colonies, l’orientalisme connaît de beaux jours. La rhétorique du “conflit des civilisations”, dont l’intellectuel américain Samuel Huntington s’est fait le héraut en 1993, inspire aujourd’hui notre ministre de l’intérieur : selon Claude Guéant, “toutes les civilisations ne se valent pas”. — (Eric Fassin, « Pour un féminisme sans orientalisme », Le Monde, 9 mars 2012)
- De la même manière que Edward Saïd a soutenu que l’Orient n’existait qu’à travers l’orientalisme occidental, ils pensent que l’Afrique est la grande hétérotopie de l’Occident, son fantasme pour loger l’alter ego irrémédiablement autre.— (Stephen Smith, La Ruée vers l’Europe, 278 pages, Grasset, 2018, p. 101)
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européisme
?- Option politique préconisant l’intégration européenne.
- Le b.a.-ba de l’européisme, c’est Pascal Lamy qui, avec sa franchise coutumière, en rappelle la recette dans la revue Le Débat : on y fabrique du politique avec de l’économique, et c’est ainsi qu’il faut continuer. — (L’Express, 9 mai 2005)
- L’européisme espagnol n’a pas son équivalent en France malgré notre rôle pionnier. — (Le Nouvel Observateur, 21 février 2005)
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chrisme
?- (Religion) Symbole chrétien formé du digramme des lettres grecques entrelacées chi et rhô. Note : Ce caractère a son caractère Unicode : ☧ (U+2627).
- Le sarcophage, décoré d’un chrisme et de pampres de vigne, aurait, selon la tradition, contenu le corps de Drausin, évêque de Soissons, mort vers 680.
- Le portail principal, placé au fond d’un narthex, est décoré d’un « chrisme », monogramme du Christ, flanqué de deux lions et entouré d’inscriptions expliquant au pèlerin la signification de ces images. — (Marie-France Chabaud, Les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne, 2004)
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mutisme
?- (Médecine, Psychologie) État de celui qui est muet.
- Le mutisme est ordinairement une suite de la surdité de naissance.
- Je ne parle pas ici du mutisme causé par la destruction des nerfs récurrents ou par une attaque d’apoplexie : il n’est alors qu’un symptôme. Je passerai également sous silence le mutisme causé par les divers empoisonnements, parce que j’aurai à m’en occuper plus tard. Lorsque le mutisme est essentiellement nerveux, il constitue le seul symptôme de l’affection. — (Isidore Valleix, Guide du médecin praticien, volume 2, 1860)
- Lise était muette, mais non muette de naissance ; c’est-à-dire que le mutisme n’était point chez elle la conséquence de la surdité. Pendant deux ans elle avait parlé, puis tout à coup, un peu avant d’atteindre sa quatrième année, elle avait perdu l’usage de la parole. Cet accident, survenu à la suite de convulsions, n’avait heureusement pas atteint son intelligence, qui s’était au contraire développée avec une précocité extraordinaire ; non-seulement elle comprenait tout, mais encore elle disait, elle exprimait tout. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- (Par extension) Fait de ne pas parler, souvent pour exprimer un retrait, un rejet, un entêtement, etc.
- Jamais personne ne l’avait entendue chanter, et ce mutisme donnait lieu à de bizarres interprétations. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- Ses amis et ses compagnons de promenades lointaines, les spahis du Bureau arabe, s’étaient de nouveau retranchés dans un mutisme lourd, dans la soumission froide des premiers jours. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- Mais cette nouvelle surprise me coupait la parole : je ne répondis rien. Je donnai même à ce mutisme un air d’imbécillité pour laisser Mauricette expliquer elle-même son mystère. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre I)
- Le matin, chez Tante Madeleine, le grand-père, en proie au plus noir chagrin, avait accablé les siens de son mutisme. — (Pierre-Henri Simon, Les Valentin, 1931)
- Le mutisme, c’est l’absence de parole. Le silence n’est pas lié à la parole ou à l’absence de parole. — (Les crocodiles ne pensent pas! – Reflets du tantrisme cachemirien – Entretiens avec Éric Baret, Éditions de Mortagne, Boucherville (Québec), 1994, page 33)
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favoritisme
?- Tendance habituelle d’un supérieur ou d’un gouvernement à accorder des faveurs injustes ou illégales.
- On lui offre un poste de conseiller de préfecture, qu’il accepte, et sa nomination, quand elle paraît à L’Officiel, fait crier les libéraux au favoritisme. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 159)
- À l’article L. 131-20 (ancien L. 313-6), est ajoutée l’incrimination de l’avantage injustifié à soi-même, en plus de celle de l’avantage injustifié à autrui, ainsi que celle du favoritisme non intentionnel dans le cadre de l’accès à la commande publique. — (Exposé des motifs, Projet de loi portant réforme des juridictions financières, France, 2009)
- Après l’ex-patron de France Télés Patrick de Carolis, condamné en janvier pour favoritisme, le pédégé de Radio France, Mathieu Gallet, est à son tour renvoyé devant le tribunal correctionnel. — (Christophe Nobili, Retour de moquette à Radio France, Le Canard Enchaîné, 28 juin 2017, page 8)
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hassidisme
?- (Religion) Judaïsme hassidique, piétisme juif.
- Tous répondent à l'appel du rabbi Nahman, un des grands penseurs du hassidisme, mouvement religieux apparu au XVIIIe siècle qui constitue aujourd'hui l'un des piliers de l'orthodoxie juive. — (Ukraine : ils sont des milliers à venir fêter le Nouvel An juif, Figaro.fr, 10 sept 2010)
- Vous voulez savoir ce qu'est le Hassidisme ? Connaissez-vous l'histoire du forgeron qui voulut devenir indépendant ? Il acheta une enclume, un marteau, un soufflet et se mit au travail. En vain. La forge restait inerte. Alors un vieux forgeron, à qui il alla demander conseil, lui dit : « Tu as tout ce qu'il te faut, sauf l'étincelle. » Le Hassidisme, c'est cela. C'est l'étincelle. — (E. Wiesel, Célébration hassidique, 1972, page 43)
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fidéisme
?- Doctrine philosophique qui fonde la certitude des vérités essentielles de l’ordre moral, non seulement surnaturel, mais même naturel, sur la révélation et sur la foi.
- Ceux-ci, allant du rationalisme de saint Anselme au fidéisme des Ockhamistes, chercheront à délimiter la juridiction réciproque de la raison det de la foi et le concours mutuel qu’elles peuvent se prêter. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Fidéisme temporisateur, soumission zélée au prestige de l'Empire, traditionnalisme têtu, tous ces traits de caractère de l'élite gouvernante canadienne, qui recruta son lot de serviteurs canadiens-français britannisés attirés par les largesses du pouvoir, ne l'ont guère prédisposée à embrasser les idées radicales ou à emprunter les sentiers hasardeux de la révolution et de la rénovation démocratique, dont ses voisins du sud, de la guerre d'indépendance à la guerre de sécession, avaient fourni de redoutables exemples. — (Marc Chevrier, « La rançon de Brennus », in Argument, volume 19, n° 2, printemps-été 2017, page 122)
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monogénisme
?- (Anthropologie) Système d’après lequel on admet que toutes les races humaines dérivent d’un seul couple, ou du moins d’une seule origine.
- Blumenbach est le champion du monogénisme contre certains de ses contemporains, en particulier l’anatomiste Samuel Thomas Sömmerring et l’historien et essayiste Christoph Meiners.
- Quoiqu’il en soit, ces points -polygénisme ou monogénisme ; fécondité des métissages ou métissages eugénésiques – faisaient débat au sein de la société d’anthropologie. — (Jean-Marc Bernardini, Le darwinisme social en France (1859-1918): Fascination et rejet d’une idéologie, 1997)
- (Linguistique) Théorie selon laquelle toutes les langues humaines dériveraient d’une langue commune, la langue originelle.
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masochisme
?- Pratique sexuelle utilisant la douleur, la domination ou l'humiliation, reçue d'autrui ou de soi-même, dans la recherche du plaisir.
- Le masochisme est vu par Freud comme un sadisme retourné sur soi dans la première théorie puis comme une dérivation interne de la pulsion de mort dans la deuxième topique.
- Attitude d'une personne qui recherche la souffrance, l'humiliation ou qui s'y complaît.
- Vous avez accepté avec un masochisme naturel à des intellectuels l’idée d’une dictature de l’esprit. — (Simone de Beauvoir, Les Mandarins, 1954, p. 297)
- Dans l’art et la manie de se coiffer réside une part de masochisme. — (Colette, Belles Saisons, 1954, p. 82)
- C’est comme si ce président qui déteste par-dessus tout perdre s’infligeait à lui-même une enfilade de défaites assurées par pur masochisme. — (Pierre Martin, « La sombre comédie d’un président qui s’accroche désespérément au pouvoir », Le journal de Québec, 22 novembre 2020)
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alpinisme
?- (Alpinisme) Sport qui consiste à faire des ascensions dans les Alpes et, par extension, dans n’importe quelles montagnes.
- L’alpinisme se développe de plus en plus.
- La passion, les émotions de l’alpinisme.
- Les surprises, les dangers de l’alpinisme.
- Lʼalpinisme nʼest plus maintenant quʼune question dʼargent et dʼorganisation. — (Yves Ballu, Les alpinistes, 1997)
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humanisme
?- Mouvement intellectuel apparu au cours de la Renaissance qui puise de textes antiques des modèles de vie, d’écriture et de pensée, culture des belles-lettres, des humanités.
- Du XVIe au XVIIIe siècle, elle [Raguse] vit fleurir dans ses murs toute une école de poëtes élégants qui développèrent leur génie sous la double influence de l'humanisme et de la renaissance italienne. — (Louis Léger, Rev. historique, tome II, page 229)
- Le mot le plus honni de cette époque, je le rappelle, était le mot humanisme, et quand nous invitâmes Fernand Dumont à donner une conférence au printemps 1971, on dut presque le protéger du chahut des marxistes. — (Georges Leroux, Entretiens, propos rapportés par Christian Nadeau, Boréal, Montréal, 2017, page 151)
- (Philosophie) Doctrine centrée sur l’intérêt des hommes et de l’humanité, qui valorise l’humain avant tout.
- Débusquer les bases biologiques d’un comportement n’enlève rien à l’humanisme du geste ni au libre arbitre : nous demeurons toujours libres de choisir entre un geste altruiste ou égoïste. — (La démagogie est-elle génétique ?, dans Le Québec sceptique, n° 58, automne 2005, page 17)
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béotisme
?- Défaut de celui qui est béotien.
- On ne se convertit pas de la finesse au béotisme. — (Ernest Renan, L’Avenir de la science, pensées de 1848, Édition C. Lévy, 1890, chapitre v, pages 102.)
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esthétisme
?- (Art) Courant artistique et littéraire anglais du dernier quart du XIXe siècle, repris en France vers 1890-1900.
- (Par extension) Tendance à évaluer les choses du seul point de vue esthétique, le beau étant alors considéré comme une valeur absolue.
- La distance créée par le vieillissement du texte est certes goûtée et entre dans le jeu de l’esthétique littéraire. Mais, s’il faut répéter cette évidence, elle est aussi et d’abord subie. Elle est source d’incompréhension. — (Michel Zink, Lire un texte vieilli, du Moyen Âge à nos jours, dans La lettre du Collège de France [En ligne], 26 juin 2009)
- (Par extension) Jugement particulier sur les caractéristiques de ce qui est beau ou non.
- « Défendre la liberté du langage musical contre tous les esthétismes tyranniques », telle était la devise du groupe « Zodiaque », fondé en 1947 par Maurice Ohana. — (Christian Leblé, « Maurice Ohana », in Musiciens de notre temps depuis 1945, éditions Plume et SACEM, Paris, 1992, page 385)
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loyalisme
?- Obéissance fidèle à son souverain, au gouvernement établi.
- Dans le Haouz, dont la population était en général plus maniable et où il n’y avait qu’une garnison de mokhaznis à Marrakech, le makhzen s’appuyait sur quelques tribus d’un loyalisme plus ou moins éprouvé […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 75)
- Toutefois, les cités islamiques n’avaient jamais créé d’institutions autonomes […] Leurs habitants n’avaient aucun loyalisme civique ; ils n’étaient pas d’authentiques citoyens. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
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finalisme
?- Doctrine privilégiant l'action et l'intervention de causes finales pour expliquer soit l'ensemble des phénomènes naturels, soit plus spécifiquement les processus vitaux.
- Ce que j’appellerai – poliment – la « Loi d’empoisonnement dans la Nature » est un fait. Les doctes facultés l’eussent expliquée jadis par les humeurs peccantes, et Bernardin de Saint-Pierre, l’Ingénu du finalisme, en aurait justifié l’existence par une sorte de nécessité universelle d’exercer les hommes à la patience, cette grand-mère de la vertu. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- L'origine de ces seringues est assez mystérieuse. Avec une petite touche de finalisme à la Pangloss, professeur de métaphysico-théologo-cosmolonigologie et précepteur du Candide de Voltaire, nous serions tentés de dire qu' « elles ont été inventées par la Nature ou par toutes autres forces supérieures voire mystiques, pour répondre à la nécessité d'injecter une substance. » — (Christine Coustau & Olivier Hertel, La Malédiction du cloporte et autres histoires de parasites, Tallandier, 2014)
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abstractionnisme
?- (Art) Art abstrait, qui atteint ou recherche un niveau d’abstraction.
- C'est un abstractionnisme désincarné et morbide.
- Notre époque, empoisonnée par l’abstractionnisme galopant et par le nihilisme de l’art conceptuel, a besoin de quelqu’un qui dessine le visage de la contemporanéité.
- Il est chez nous des critiques d’art isolés prêts à affirmer que le plus grand malheur de notre art — est la diffusion insuffisante de l’abstractionnisme capable d’infuser une vie nouvelle à l’art socialiste. — (Notes et études documentaires, numéros 3051 à 3085, 1964)
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panthéisme
?- (Philosophie) Système philosophicoreligieux qui affirme l’identité substantielle de Dieu et du monde et n’admet d’autre Dieu qu’une substance infinie dont tous les êtres sont des modes.
- Le panthéisme est l'idée fondamentale de la doctrine de Bouddha, mais c'est un panthéisme raffiné. Or, le panthéisme, quand on le raffine, mène loin : s'il n'y a qu'une substance absolue dont toutes les existences particulières sont des manifestations, on sera facilement conduit à nier que ces existences soient autre chose que de purs phénomènes, c'est-à-dire des apparences, […]. — (Jean-Jacques Ampère, « La Chine et les travaux d'Abel Rémusat », Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- La réalité à donner aux substances finies pour échapper à l'éléatisme ou au panthéisme a gêné à l'excès tous les philosophes ; […]. — (Jules Simon, Introduction de : « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- Les babys conservent le Coran, mais en l’altérant sensiblement sur plusieurs points; ainsi ils croient à la métempsycose, ils veulent l’émancipation de la femme, ils remplacent le théisme par un véritable panthéisme, […]. — (J. Chantrel, Statistique religieuse dans le monde, dans Le Catholique du 7 août 1869, page 94)
- Et puis, de mes contemplations continuelles des choses de la nature, de mes méditations devant les fossiles venus des montagnes ou des falaises et entassés dans mon musée, naissait déjà, au fin fond de moi-même, un vague panthéisme inconscient. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
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onirisme
?- (Psychologie) État mental dans lequel on prend ses rêves pour la réalité.
- Il est atteint d’un délire aigu, accompagné de tremblements, de fièvre et d’onirisme.
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confusionnisme
?- (Politique) (Péjoratif) Pratique consistant à provoquer, créer, entretenir la confusion dans les esprits et à empêcher l’analyse objective des faits ou des idées.
- Avec le règne néolibéral, « la droite est amenée à se gauchiser et la gauche à se droitiser », écrivez-vous dans Le Débat. Avec le reflux de son idéologie – même Christine Lagarde propose aujourd’hui de se tourner vers l’économie sociale –, les deux camps peuvent-ils sortir du confusionnisme ? — (Nicolas Truong, http://www.lemonde.fr, 29 novembre 2016)
- Le confusionnisme, le nivellement par le bas et la malhonnêteté intellectuelle du président de la République et de ses soutiens ont servi de passerelle vers l’hémicycle aux idées racistes et xénophobes qu’ils prétendaient combattre. — (Ellen Salvi, Emmanuel Macron, l’idiot utile de l’extrême droite, Mediapart, 20 juin 2022)
- mithracisme
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intégrisme
?- (Religion) Doctrine qui prône le maintien, l’intégrité de la tradition religieuse.
- Déjà l’intégrisme est en train de ramener la foi au culte des charlatans. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 60)
- Mais ici, un train peut en cacher un autre : les conflits internes à la mollahcratie iranienne qui se mettait en place au même moment historique eurent aussi bientôt pour objet les rapports du nouvel État avec l’intégrisme en général, sunnite en particulier. — (Alexandre Adler, Le monde est un enfant qui joue, éditions Grasset, 2009)
- Le mot « intégrisme » a fait son apparition en France, dans le monde catholique. En 1907, le pape Pie X condamne par l'encyclique Pascendi le « modernisme », une école de pensée qui revendique d'examiner les données de la foi à la lumière des sciences et de manière autonome. Les adversaires les plus violents des modernistes se définissent comme des catholiques « intégraux » parce qu'ils défendent l'intégrité de la foi. Ils sont à leur tour dénoncés par le camp opposé sous le nom d' « intégristes ». […] À la fin des années 1970, ceux qu'on appelle les orientalistes - arabisants pour la plupart, et qui abordent le fait musulman à partir de l'angle religieux - ont encore recours au concept d'« intégrisme » pour décrire les évolutions du monde musulman, ébranlé par la révolution iranienne. Maxime Rodinson en donne la définition suivante : « Aspiration à résoudre au moyen de la religion tous les problèmes sociaux et politiques et simultanément à restaurer l'intégralité des dogmes. » — (Le Monde, 8 octobre 2001)
- (Par extension) Se dit de tout mouvement réclamant un retour aux sources.
- Volonté d’appliquer une doctrine dans son intégralité et sans jamais la remettre en question.
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gouvernementalisme
?- (Politique) Attitude de soutien systématique au gouvernement.
- Le gouvernementalisme, remarquez-le bien, n'est point issu d'une doctrine philosophique, il est né d'une théorie de la Providence. — (Proudhon, Confess. révol., 1849)
- Un autre signe de ce temps, c’était l’anarchie mêlée au gouvernementalisme (nom barbare du parti correct). — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
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atticisme
?- Délicatesse de langage, finesse de goût particulière aux Athéniens.
- (Par extension) Style, maintien qui joint l’élégance à la pureté.
- Sa conversation était tout à-la-fois piquante et instructive, son esprit aimable et enjoué ; il y avait de la finesse dans ses observations et de l’atticisme dans ses critiques ; mais elles glissaient sur les individus sans faire grâce aux ridicules. — (Édouard de La Grange, Lettre sur Robert de Berlin, Lettre sur Robert de Berlin, 1882)
- Écrivain élégant, attrayant de forme par son atticisme parfait, sa gentilhommerie et son joli ton, […]. — (Antoine Albalat, L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (sixième leçon), 1899)
- (Grammaire grecque) Forme de langage particulière au dialecte attique.
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djaïnisme
?- (Vieilli) Variante orthographique de jaïnisme.
- Mais deux réformateurs, vivant aux environs de 500 avant J.-C, firent radicalement éclater ce cadre et créèrent deux nouvelles religions, le djaïnisme et le bouddhisme. — (Luigi Pareti, Paolo Brezzi, Luciano Petech, L’Antiquité de 1200 avant J.-C. à 500 de notre ère, 1967)
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hyperréalisme
?- (Art) Mouvement artistique d’origine américaine, caractérisé par une représentation figurative ultraréaliste.
- L’hyperréalisme consiste en la reproduction à l’identique d’une photographie en peinture, tellement réaliste que le spectateur vient à se demander si la nature de l'œuvre artistique est une peinture ou une photographie.
- Le terme hyperréalisme est une version française du mot photorealism accrédité aux États-Unis par le marchand Louis K. Meisel et du mot superrealism proposé par le peintre Malcom Morley. — (Jean-Luc Chalumeau, Coca-Cola dans l’art, 2008)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.