Dictionnaire des rimes
Les rimes en : hermétisme
Que signifie "hermétisme" ?
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- Terme désignant les doctrines philosophiques des alchimistes.
- (Par extension) Caractère secret, fermé, rigoureux et inflexible d’une doctrine.
- La question cruciale sur laquelle doit se déterminer tout commentaire de Mallarmé est celle de l’hermétisme. — (Alain Vaillant, La crise de la littérature: romantisme et modernité, 2005)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "hermétisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
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beylisme
- Attitude des héros de Stendhal, caractérisée par une conscience de soi, une énergie, une recherche du bonheur.
- Nous savons des jeunes hommes qui, dans le beylisme, trouvent encore de quoi « ennoblir leur type ». — (François Mauriac, Petits essais de psychologie religieuse, L’Artisan du Livre, 1933, page 93)
- Culte de Stendhal, de sa vie, de son œuvre, de sa pensée.
- Gourmont pousse peut-être le beylisme un peu loin, si imiter, lui, à son âge, avec sa valeur, et imiter des amusements de Stendhal, mérite cette appréciation. — (Paul Léautaud, Journal littéraire, Folio, 2013, page 275)
- (Rare) Passion pour les études consacrées à Stendhal.
- On ne saurait guère être dit stendhalien si l’on n'est pas un peu beyliste, et si l'on n'a pas lu non seulement Stendhal, mais les classiques du beylisme. — (Albert Thibaudet, Réflexions sur la littérature, La Nouvelle Revue française, 1938, page 256)
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neutralisme
- (Politique) Non-alignement, politique d’évitement des conflits.
- Le neutralisme produit chez le citoyen du tiers monde une attitude d’esprit qui se traduit dans la vie courante par une intrépidité et une fierté hiératique qui ressemblent étrangement au défi. — (Frantz Fanon, Les Damnés de la Terre, 1961. p. 80.)
- La vie politique de Malte est marquée par son neutralisme dans les affaires internationales.
- (Biologie) Absence d’interaction entre deux espèces, le bénéfice ou le détriment d’une espèce sur l’autre n’est pas mesurable.
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dogmatisme
- (Philosophie) Caractère des doctrines philosophiques qui affirment certains principes, certaines vérités.
- La doctrine médicale de l’Ayurvéda est un pur dogmatisme ; elle est toute entière en théories, dont le dogmes, clairs et précis, se tiennent et se relient, et par leur solidarité composent un corps aussi nettement circonscrit que celui de la systématisation galénique. — (Augustin Cabanès, « Médecine », dans La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, par une société de savants et de gens de lettres, tome 23, Paris : Société anonyme de "La Grande encyclopédie", s.d. (vers 1900), p. 513)
- […] il se meut à l’aise dans le bel univers sphérique de son catéchisme, où la Sainte Trinité garantit tout : l’incorruptibilité des essences, la bonté de la création, le sens providentiel de l’histoire, l’infaillibilité du Pape, le dogmatisme ingénu des vicaires de village et des poètes catholiques. — (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
- La rigidité du corps auquel il appartenait, se mariant avec une sévérité innée, l’emprisonnait dans un carcan de dogmatisme. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires : (I) Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (Par extension) (Péjoratif) Disposition à donner à ses opinions, à ses raisonnements un caractère affirmatif, impérieux.
- Ce que nous reprochons au bon sens, c’est son dogmatisme, c’est d’être celui qui affirme toujours : — C’est ceci ! ou : c’est cela ! — et d’être celui qui a toujours, qui veut toujours avoir raison. — (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
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paganisme
- Religion des païens, sorte de polythéisme.
- Le paganisme des Grecs était l’une des principales causes de la perfection de leur goût dans les arts : ces dieux, toujours près des hommes, et néanmoins toujours au-dessus d’eux, consacraient l’élégance et la beauté des formes dans tous les genres de tableaux. — (Germaine de Staël, De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales, 1800)
- La Gaule était restée longtemps en dehors de cette christianisation. Pendant près de deux siècles, le paganisme résista aux entreprises de la nouvelle religion. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Jamais, peut-être, pareille orgie ne s’était déroulée à la face du ciel depuis les tristes âges du paganisme, et, si je n’avais été prévenu, je me serais cru transporté par un songe diabolique dans les sentines de Suburre, dans les lupanars de Capoue. — (Pierre Louÿs; Les Aventures du roi Pausole, 1901)
- L’enfance de la jeune fille s’était écoulée pâle et décolorée, au milieu de pratiques religieuses outrées, dans ce pays où la religion du Christ est plutôt un paganisme que la foi pure, noble et simple de nos contrées. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
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consumérisme
- (Économie) Protection des intérêts du consommateur par des associations.
- Les entreprises devaient cesser de considérer le consumérisme comme une menace à leurs intérêts, et y trouver plutôt une source de nouvelles possibilités. — (John V. Petrof, Comportement du consommateur et marketing, 1993)
- (Sociologie) (Par hyperbole) Mode de vie centré sur la consommation.
- Nous employons ici le mot « consumérisme » au sens répandu en sociologie (bien que douteux du point de vue étymologique) qui définit une attitude et un mode de vie centrés sur la consommation. Il ne s'agit donc pas ici du sens, lui aussi courant, qui définit l'« action concertée de consommateurs ». — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 682)
- C’est la victoire du consumérisme égoïste sur la responsabilité intergénérationnelle ! — (Nathalie Elgrably-Lévy, Passeport vaccinal : soyons réalistes…, Le Journal de Québec, 30 avril 2021)
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jésuitisme
- Doctrine, système de religion et de conduite attribués aux jésuites.
- (Péjoratif) Escobarderie, acte qui semble manquer de franchise et de sincérité.
- Le docteur, comme tous les gens qui font profession de jésuitisme, s’exagérait Paris ; il le voyait peuplé d’athées furibonds comme Diderot, ou ironiques comme Voltaire, et de pères jésuites fort puissants faisant bâtir des séminaires plus grands que des casernes. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Faites attention : ici il faudra choisir votre camp, il n’y a pas de place pour le double jeu. Ce qu’il me reprochait, en somme, c’était du jésuitisme. — (Jean de La Guérivière, Les bons pères, 2008)
- Cette conception des rapports avec un adversaire politique, ce jésuitisme détestable, a fait davantage pour détruire le mouvement ouvrier dans son ensemble qu’aucune des tactiques « sacrées » du bolchevisme. — (Emma Goldman, Trotsky proteste beaucoup trop, 1938)
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adamisme
- (Histoire, Religion) Nom donné à la doctrine des adamites, secte chrétienne des premiers siècles qui proscrivait le mariage et prescrivait la chasteté la plus absolue, pour ne pas perpétuer, dans la descendance, le péché originel. Pour sa doctrine, la nudité était symbole d'innocence.
- L'adamisme est une conception lourde de conséquences : ce n'est pas un tableau idyllique des peuples vivant en paix parce que nous "sommes tous des frères", loin de là. — (Léon Poliakov, Centre culturel international de Cerisy-la-Salle, Ni juif ni grec, 1978)
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messianisme
- Doctrine des hommes ou de groupes d’hommes qui attendent et annoncent un messie.
- En Iran, des influences religieuses préislamiques provoquèrent la dissension théologique et le messianisme révolutionnaire. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- Plutôt être un exterminateur qu’un messie — Un individu persuadé d’incarner le messianisme en bavera des ronds de chapeau pour mener à bien la tâche qui l’attend : sauver l’humanité... de rien d'autre que d’elle-même. — (Jean-Laurent Pawlowski, Fils de chien! , Éditions Antisthène et Cratès, 1998)
- (Par extension) Idéologie annonçant un monde miraculeusement et résolument meilleur.
- Ils soupirent après 1919 et le wilsonnisme. Grand bien leur fasse. On sait ce que les couplets sur la dernière des guerres, le droit des nations à disposer d'elles-mêmes et ce messianisme humanitaire ont donné comme résultats. — (Pierre Hervé, La Libération trahie, éd. Grasset, 1945, p. 111)
- Si conscient que je fusse de la médiocrité de mes moyens littéraires, je me considérais comme un manière de prophète et tirais une grande fierté d’un messianisme qui me semblait inhérent au sort de tout poète. C’était un peu les ailes d’Icare ou les chevaux de Phaéton. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 190.)
- On assiste à la montée de nouveaux messianismes, qu’ils soient à base spécifiquement religieuse, ou qu’ils se servent d’autres supports, comme par exemple l’espoir mis dans les nouvelles technologies. — (Philippe Breton, La parole manipulée, La Découverte / Poche, 2000, page 47)
- Le tout est enrobé de messianisme, car la mondialisation mènera à l'unité du genre humain, à la fin des conflits et à la prospérité universelle. — (Simon-Pierre Savard-Tremblay, « Le Canada, “pays” d'avant-garde », in Argument, vol. 19, n° 2, printemps-été 2017, p. 28)
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panthéisme
- (Philosophie) Système philosophicoreligieux qui affirme l’identité substantielle de Dieu et du monde et n’admet d’autre Dieu qu’une substance infinie dont tous les êtres sont des modes.
- Le panthéisme est l'idée fondamentale de la doctrine de Bouddha, mais c'est un panthéisme raffiné. Or, le panthéisme, quand on le raffine, mène loin : s'il n'y a qu'une substance absolue dont toutes les existences particulières sont des manifestations, on sera facilement conduit à nier que ces existences soient autre chose que de purs phénomènes, c'est-à-dire des apparences, […]. — (Jean-Jacques Ampère, « La Chine et les travaux d'Abel Rémusat », Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- La réalité à donner aux substances finies pour échapper à l'éléatisme ou au panthéisme a gêné à l'excès tous les philosophes ; […]. — (Jules Simon, Introduction de : « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- Les babys conservent le Coran, mais en l’altérant sensiblement sur plusieurs points; ainsi ils croient à la métempsycose, ils veulent l’émancipation de la femme, ils remplacent le théisme par un véritable panthéisme, […]. — (J. Chantrel, Statistique religieuse dans le monde, dans Le Catholique du 7 août 1869, page 94)
- Et puis, de mes contemplations continuelles des choses de la nature, de mes méditations devant les fossiles venus des montagnes ou des falaises et entassés dans mon musée, naissait déjà, au fin fond de moi-même, un vague panthéisme inconscient. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
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mérycisme
- (Nosologie) Trouble du comportement alimentaire caractérisé par la régurgitation et remastication des aliments.
- Le naïb était un vieillard frappé de paralysie et de mérycisme, au point de ne pouvoir parler que difficilement; il vivait constamment étendu sur sa couche. — (Arnauld d’Abbadie; « Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie », 1868)
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monisme
- (Philosophie) Doctrine qui explique tout l’univers, choses et êtres, par les transformations d’un élément unique.
- Toute la métaphysique d'Aristote est conditionnée par la nécessité d'échapper au monisme du Père des Métaphysiciens, de Parménide. — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd.1966)
- Le monisme va à l’encontre des doctrines qui opposent deux principes contraires, comme l’âme et le corps.
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absentéisme
- (Vieilli) (Agriculture, Économie) Absence des propriétaires terriens de la gestion de leurs exploitations agricoles.
- J’entends bien, encore une fois, qu’on me dénonce les grands magnats du vin, les féodaux du vignoble, ceux qui, séjournant à Paris ou dans les villes d’eaux se contentent de percevoir ici des revenus annuels se chiffrant par millions. Ces privilégiés ne se comptent point par centaines. L’absentéisme n’est pas ici la règle. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Éducation, Travail) Irrégularité répétée et non justifiée dans la fréquentation des lieux de travail.
- Le soir, il vérifia si Littré consignait le sens moderne du mot « absentéisme » : pour « son » lexicographe, ce substantif ne désignait rien autre que l’habitude des grands propriétaires anglais et surtout irlandais de ne pas résider sur leurs terres. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 144)
- Car pour ce professionnel, le constat est quasi général : tout absentéisme de masse est presque toujours lié à l’organisation du travail dans l’entreprise et non pas à des causes individuelles. — (Gaêlle Ginibrière, L’absentéisme au travail, ça se soigne, Le Figaro, 15 octobre 2007)
- (Systèmes électoraux) Abstention, fait de ne pas aller voter aux élections.
- […] le réalisme consensuel est anonymement totalitaire. Le consensus vide et son corollaire, l’abdication civique, ont entraîné l’absentéisme électoral. — (Bernard Ibal, Jean-Luc Schaffhauser, Une âme pour l’Europe : l’esprit d’une recomposition fondamentale, 1993)
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monachisme
- Institution monastique en général, état de moine.
- Le développement du monachisme au Moyen Âge.
- Saint Benoît avait compris qu’il fallait à une telle époque un monachisme plus humble, plus laborieux, pour défricher la terre, devenue tout inculte et sauvage, pour défricher l’esprit des barbares. — (Jules Michelet, Histoire de France, tome I, A. Lacroix et Cie, Paris, 1880, p. 278)
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absinthisme
- Dépendance à la consommation d’absinthe.
- Quelle est donc, au point de vue du diagnostic différentiel, la valeur de symptômes que l'on peut, à la fois, observer dans l'alcoolisme et dans l'absinthisme? — (Valentin Magnan, Recherches sur les centres nerveux, 1893)
- Si jeune et déjà perdu… absinthisme et grisette… — (Raymond Queneau, Le Vol d’Icare, Gallimard, Paris, 1968)
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absolutisme
- (Politique) (Sens propre) Régime politique fondé sur le pouvoir absolu du dirigeant, hors de toute limite institutionnelle.
- A l'absolutisme prétendu divin, qui, nécessairement interprété par les hommes, n’a jamais produit que l’oppression mortelle, l'écrasement de l’esprit, le massacre des corps - […] - opposons l’heureuse liberté de la diversité humaine, avec ce que nous pouvons concevoir et faire de justice faillible dans des conflits d'égoïsme universel. — (Georges Clemenceau; Article du 14 juin 1899, paru dans Justice militaire en 1901)
- Mais il était poète aussi et la poésie, à cette époque d'absolutisme et de barbarie, était chose dangereuse lorsqu'on avait l'esprit aussi caustique que Thierrat ; […]. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Bismark jugea tout autrement. La République devait causer, à son avis, la décadence définitive des Gaules alors que le quasi-absolutisme germanique maintiendrait la prééminence allemande. Les événements de 1914 ont tranché le différend. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p.27)
- Nationalisme et Socialisme en tant que nouveaux credo du pouvoir, furent expérimentés et se révélèrent insuffisants, car tous deux, comme le réformisme avant eux, sombrèrent sur l'écueil de l’absolutisme. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.73)
- (Par extension) Manière d’être intransigeant dans sa pensée ou sa façon d’agir.
- C’est le contact avec l’absolutisme de Bradley qui va permettre ce changement de perspective. — (Francois Houang, De L’humanisme a L’absolutisme, Vrin, 1964, page 66)
- (Philosophie) Métaphysique de l’absolu.
- L’absolutisme philosophique de Platon est en lui-même une révolution. — (Jean-Cassien Billier, Aglaé Maryioli, Histoire de la philosophie du droit, Armand Colin, 2001)
- (Religion) Intolérance issue de la règle divine.
- Ils avaient à défendre la plus belle des causes, celle de la liberté de conscience contre l’absolutisme religieux, mais ils la trahirent […] — (Charles Chenevière, Farel, Froment, Viret, réformateurs religieux au XVIe siècle, Ch. Gruaz, 1835, page 264)
- (Sciences humaines) Forme inconditionnelle de comportement social.
- Enrégimentés sous un chef suprême […] les templiers de la doctrine […] se distinguent […] sans aucun catéchisme écrit, ni verbal, par une certaine allure sacerdotale de l’esprit et de la physionomie, par un certain absolutisme conventionnel dans leurs théories, du reste très souples et très élastiques […] — (Évariste Bavoux, Philosophie politique ou de l'Ordre moral dans les sociétés, Delloye, 1840)
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intuitionnisme
- (Logique, Mathématiques, Philosophie) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)…
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Philosophie) (morale) Doctrine selon laquelle les jugements moraux viennent d'un seul coup à l'esprit sans que nous ne sachions quels processus mentaux les ont produits.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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illusionnisme
- (Prestidigitation) Art de l'illusionniste.
- Ce Parisien de trente-cinq ans [Méliès] dirigeait alors, depuis une dizaine d’années, le théâtre Robert Houdin, petite salle consacrée à l’illusionnisme et fondée par l’illustre prestidigitateur. — (Sadoul, Cin. des orig. à nos jours, 1949, page 27)
- Art, fait de créer l’illusion.
- M. Mauriac utilise, à cette fin d’illusionnisme, l’ambiguïté romanesque de la « troisième personne. » — (Sartre, Sit. 1, 1947, page 42)
- Création d’illusion, action de faire voir la réalité de manière erronée.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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chartisme
- (Finance) Technique d’analyse boursière reposant sur les graphiques des cours de bourse.
- (Néologisme) Limitation des pouvoirs d’un peuple souverain par une série de chartes et de traités.
- Maxime Tandonnet décrit ce que Mathieu Bock-Coté appelle le chartisme : à coups de chartes et de traités, on limite de plus en plus les pouvoirs du peuple souverain. — (fboizard.blogspot.fr, 2014)
- Mouvement social ouvrier en Angleterre entre 1838 et 1848.
- ...le chartisme, cette plaie terrible, était constitué, et, jusque aux portes de Londres la population inquiète des tisserands de soie de Spitael-Fields, poussait, dans d’innombrables meetings, des cris de haine contre la métropole. — (Paul Féval, Les Mystères de Londres, 1844)
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classicisme
- Mouvement artistique qui prône le retour aux modèles grecs et latins entendus comme classiques.
- Le classicisme atteint son apogée en France sous le règne de Louis XIV.
- Je dois préciser en terminant que ces considérations sur le classicisme français restent en marge des débats centrés sur les questions de méthodologie. — (Odette de Mourgues, Quelques paradoxes sur le classicisme, 1981)
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pessimisme
- (Philosophie) Doctrine philosophique selon laquelle le mal l’emporte sur le bien.
- J’imagine que le pessimisme grec provient de tribus pauvres, guerrières et montagnardes, qui avaient un énorme orgueil aristocratique, mais dont la situation était par contre fort médiocre […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p. 15)
- (Courant) Opinion, état d’esprit, de ceux qui sont portés à croire que tout va mal.
- Vous voulez sans doute dire, monsieur, que la vie est sans but? N'est-ce pas ce qu'on appelle le pessimisme? — (Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938)
- En dépit du mauvais pressentiment qui s'insinue en moi, je continue d'espérer. Il m'arrive parfois d'outrepasser mon pessimisme et de me retrouver « déçu en bien », comme disent les Suisses romands. — (Patrice Dard , Les nouvelles aventures de San-Antonio : Macchab Academy, Fayard, 2007, p.45)
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égotisme
- Étude sans complaisance qu’un écrivain fait de lui-même, de son physique et de son caractère, de sa personnalité ; tendance, disposition à parler de soi-même.
- On peut reprocher de l'égotisme à la forme que j'ai adoptée. On permet à un voyageur de dire : « J’étais à New-York, de là je m’embarquai pour L'Amérique du sud, je remontai jusqu’à Santa-Fé-de-Bogota. Les cousins et les moustiques me désolèrent pendant la route, et je fus privé, pendant trois jours, de l’usage de l’œil droit. » On n’accuse point ce voyageur d’aimer à parler de soi ; on lui pardonne tous ces je et tous ces moi, parce que c’est la manière la plus claire et la plus intéressante de raconter ce qu’il a vu. — (Stendhal, De l'Amour, 1re préface de 1826,)
- Moi, j’ai un heureux naturel, – que l’on me pardonne si je fais un abus de l’égotisme dans ce récit, car il est rare que la personnalité d’un auteur ne se mêle pas à ce qu’il raconte – voir Hugo, Dumas, Lamartine et tant d’autres. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Jouissance raffinée de sa propre personne ; culte du moi, intérêt excessif accordé à sa propre personnalité, au développement de celle-ci.
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marinisme
- Style affecté et de mauvais goût, qui fut celui du cavalier Marin, poète italien mort en 1628, et qui gâta la poésie italienne durant le XVIIe siècle.
- Dût-on nous taxer de marinisme et de gongorisme, nous avouons que cette recherche extrême et pleine de trouvaille nous va mieux que les idées communes coulées comme une pâte baveuse dans le gaufrier du lieu commun. — (Théophile Gautier, Feuilleton du Moniteur universel, 17 sept. 1866)
- (Néologisme) (Politique) Doctrine, idées de Marine Le Pen.
- Si de nombreux points communs existent entre le « marinisme » – la doctrine mise en avant par Mme Le Pen – et le péronisme, il n’en demeure pas moins que le calque n’est pas parfait. — (Le « marinisme » est-il un péronisme ? sur www.lemonde.fr, 20 octobre 2014)
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déviationnisme
- (Histoire, Politique, Socialisme) Concept du communisme stalinien qui indique un comportement qui n’est pas conforme à la doctrine officielle du parti sous le règne de Joseph Staline.
- Le terme « déviationnisme » est le terme générique dont se servent ceux qui se disent marxistes orthodoxes pour flétrir ou excommunier les marxistes qui, d’après eux, trahissent Marx. — (Pierre Masset, Les 50 mots-clés du marxisme, 1970)
- (Par extension) Action de quelqu’un qui ne suit pas ou a tendance à s’écarter de la ligne politique ou des recommandations d’une organisation (parti politique, syndicat, etc.) dont il est membre, selon les organes de direction de cette organisation.
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calvinisme
- (Christianisme) Doctrine de Jean Calvin.
- Cette porte, assez souvent répétée dans les petites églises du moyen âge que le hasard a préservées des ravages du calvinisme, est couronnée par un triglyphe au-dessus duquel s’élève une Vierge sculptée tenant l’Enfant Jésus. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre premier)
- Ils se sentirent au contraire, fort peu d’estime pour les quarante ou cinquante systèmes qui n’étaient bons, comme le jansénisme ou le calvinisme, qu’à troubler l’obéissance et la soumission des esprits. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- Ainsi, ceux qui s’étaient séparés de l’Église romaine appartenaient déjà à deux sectes très distinctes : les uns au luthéranisme, les autres au zwinglianisme, précurseur du calvinisme. — (Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français, Vol.6, 1858, page 158)
- Le calvinisme du XVIe siècle nous offre un spectacle qui est peut-être encore plus instructif ; mais il faut bien faire attention à ne pas le confondre, comme font beaucoup d’auteurs, avec le protestantisme contemporain ; ces deux doctrines sont placées aux antipodes l’une de l’autre […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p. 16)
- (Par extension) Église réformée qui suit cette doctrine.
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journalisme
- (Journalisme) Profession de journaliste.
- Mais le journalisme est terriblement encombré. La lutte pour la vie y est terrible, surtout à Paris ; je connais des hommes de beaucoup de talent qui n’y trouvent même pas de quoi vivre. Par contre, j’avoue que des crétins y font fortune. — (Lettre de Charles-Ange Laisant à Fernand Pelloutier du 19 janvier 1886 ; citée par Maurice Foulon dans Fernand Pelloutier, Le livre du centenaire, 1967)
- À quoi servent les faits divers ? […]. En règle générale, à faire du très mauvais journalisme, caressant le lecteur dans ses pulsions malsaines quitte à pulvériser les lignes jaunes du métier : […]. — (Nicolas Demorand, Trouble, dans Libération (journal), n°9535, 7 & 8 janvier 2012, p.3)
- Ensemble des journaux d’une ville ou d’un pays.
- Le journalisme, qui porte avec la promptitude du rayonnement, en quelques heures et en petit volume, d’une extrémité d’un empire à l’autre, ne pouvait pas exister. La parole était livre, jamais page […] — (Lamartine, Gutenberg)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.