Dictionnaire des rimes
Les rimes en : hart
Que signifie "hart" ?
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- Espèce de lien fait d’osier, ou d’autre bois souple, dont on lie les fagots, les bourrées, etc.
- …on laisse le bout supérieur de ce mât déborder le soin pour pouvoir y attacher, avec des harts, des playons, au bout desquels sont pareillement attachées de grosses pierres, qui empêchent que le vent n'emporte la pointe de la meule. — (Henri-Louis Duhamel Du Monceau, Éléments d'agriculture, tome 2, 1762)
- Le saule, le peuplier, le noisetier, l'aune, le bouleau, le hêtre et le chêne, sont les essences de bois que l'on doit préférer pour les fascines, les harts, clayons et piquets, à employer pour la confection des matériaux de sape. — (Joseph Laisné, Aide-mémoire portatif à l'usage des officiers du génie, 1839)
- Il poussa la barrière qui cria dans sa hart, et à pas lents il s’avança vers la maison. — (Hector Malot, Sans famille, Dentu E., 1887)
- Avec une longe ou même avec une simple hart nouée autour des cornes, un enfant promène la vache le long des chemins herbus, là où la pâture n’appartient à personne, — (Hector Malot, Sans famille, Dentu E., 1887)
- L’un poussait devant lui, à coups de gaule, un gros cochon qui grognait, l’autre balançait un mouton sur ses épaules ; celui-ci traînait au bout d’une hart, tordue en corde, un veau qui résistait comiquement, secouait son mufle en meuglant. — (Octave Mirbeau, Le Calvaire, 1887)
- La botte de fougère fut coupée et serrée dans une hart de saule de façon à pouvoir être facilement transportée dans l’aumuche. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- …des chênes bien droits, bien drus, du bois de marine extra. Ils les attachaient sur des futailles, en radeaux que reliaient l'un à l'autre des harts grosses comme des poignets d'enfants, des harts que seul savait fabriquer le Baptiste Chapelle. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Corde avec laquelle on étranglait les criminels.
- On lui donna certaine somme.Il devait au bout de dix ansMettre son âne sur les bancs ;Sinon, il consentait d’être en place publiqueGuindé la hart au col, étranglé court et net,Ayant au dos sa Rhétorique,Et les oreilles d’un Baudet. — (La Fontaine, VI, 19, Le Charlatan)
- Vous avez fait là, drôle, une réponse qui mériterait la hart ! Savez-vous à qui vous parlez ? — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- — Oui, à mort ! hurlèrent une centaine de furieux, comme si la grande masse leur eût donné la réplique.— A la hart ! à la hart ! cria le grand ensemble ; vive le roi !— Non ! non ! pas de potence ! cria la majorité, vive Colbert ! — (Alexandre Dumas, Le vicomte de Bragelonne, tome 1)
- Ces considérations nous portaient donc à croire que l’histoire des bouts de corde était le produit de l’imagination de quelque amateur de l’horrible, de ces gens qui ne peuvent voir une hart se balançant à une branche d'arbre sans que leur esprit frappé ne mette un pendu au bout, avec des corbeaux décrivant leur affreuse courbe autour du supplicié pour en choisir les meilleurs morceaux; […]. — (Corneille Trumelet, Une page de l'histoire de la colonisation algérienne : Bou-Farik, Alger : chez Adolphe Jourdan, 1887, page 5)
- Et de par le roi, le cri fut fait à son de trompe, par tous les carrefours, que les aventuriers, gens de peu, faux mendiants et traîneurs de rues, vidassent les lieux, sur peine de la hart. — (Marcel Schwob, Les Boute-feux, dans Cœur double, Éditions Ollendorff, 1891, page 196)
- Et il a promis la hart à ceux qui désobéiraient. — (Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil, Gallimard, 2001)
- (Par extension) (Art) Chevillette de fer en demi-cercle et fixée à la muraille, sur laquelle le gantier et le peaussier passent et étirent les peaux.
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "hart".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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accordoir
?- (Musique) Outil d’accordeur.
- C’est avec l’accordoir qu’il tournera les chevilles pour trouver le bon accord. — (Marius Gibelin, Les métiers du Bois, du Cuir et de la Paille, 2007)
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histoire
?- Récit d’actions, d’événements, de choses dignes de mémoire.
- Abandonné petitement […], le général André se courba sous l’orage. Il disparut. L’histoire sera-t-elle juste à son endroit? Je la sais si souvent façonnée par les réacteurs que je suis en méfiance. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Suite des états par lesquels est passé un peuple ou un individu.
- Tout se tient dans l’histoire, et l'on ne peut s’arrêter en chemin; il faut suivre le mouvement et le flot des âges, il faut aborder avec eux. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- Toute l’histoire classique est dominée par la guerre conçue héroïquement ; les institutions des républiques grecques eurent, à l'origine, pour base l'organisation d'armées de citoyens ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre V, La grève générale politique, 1908, page 231)
- Depuis sa conquête par César et jusqu’à la fin du Ve siècle, la Gaule n’a été qu’une terre romaine, entièrement latinisée et son histoire se confond avec celle de Rome. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Viennent ensuite les historiens qui considèrent que leur premier devoir, c’est de détruire les légendes, et de rétablir la vérité. Il est certain que, sans eux, l’histoire des peuples ne serait qu’un vaste poème, où les faits agrandis et dramatisés par l’imagination des foules, grandement embellis ou inventés par les flatteurs des rois, brilleraient, couleur d’or et de sang, dans une lumineuse brume. — (Marcel Pagnol, Le Secret du Masque de Fer, 1968)
- Ne craignons pas de répéter qu’il faut que les faits de l’histoire s’épurent dans la nuit des temps ; mis au jour à l’époque où ils se sont passés, ils ne seront jamais fidèles ; celui qui écrit l’histoire d’un siècle dans le siècle même où sont arrivés les événements qu’il raconte, a nécessairement, ou les vertus ou les vices de son siècle, et c’est alors la propre histoire de son cœur qu’il nous donne à la place de ses héros ; il a dépeint ceux-ci ou comme il voulait qu’ils fussent, ou comme il craint qu’ils ne soient, et voilà la partialité nécessairement établie. — (D.A.F. de Sade, Histoire secrète d’Isabelle de Bavière Reine de France)
- En général, les intellectuels arabes musulmans, y compris ceux de gauche, ne sont pas parvenus à rappeler à leur public que la laïcité en politique était à l’ordre du jour dans l’histoire islamique après Mahomet ou après ses prophéties, contrairement aux mythes de l’historiographie islamique. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 109)
- Science humaine qui étudie le passé de l’humanité, son évolution. Connaissance des faits que rapportent les historiens. On l’emploie souvent par une sorte de personnification, et s’écrit alors Histoire.
- Quelqu’un aurait dit aux parents du gamin : « C’est bien fait pour vous ! Si vous l’aviez mis à l'école des Frères, on lui aurait fait apprendre son catéchisme, au lieu de lui faire perdre son temps à apprendre l’histoire et la géographie de la France ». — (Émile Thirion, La Politique au village, page 325, Fischbacher, 1896)
- En 1808, Napoléon, […], voulu nous remettre à notre rang! […]. Au mépris de la géographie et de l’histoire, sans consulter les populations et même contre leur gré, contre leurs intérêts, contre leurs désirs, l’autocrate dessina ce département mosaïque. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Avant le texte, il y a le contexte. Il nous apprend que notre docteur en « nanarologie » est docteur en histoire des mondes modernes et contemporains. Qu’un historien plutôt qu’un théoricien du cinéma s’intéresse au nanar n’est pas anodin. — (Antoine Katerji, Cinéma : le culte du nanar à l’heure d’Internet, le 06 avril 2015, sur le site de L'Obs & de Rue 89 (www.nouvelobs.com/rue89))
- La philosophie de l’histoire.
- Les leçons, les enseignements de l’histoire.
- Peintre d’histoire, celui qui s’attache à représenter des sujets, ou historiques, ou fabuleux, ou imaginés, par opposition aux peintres de portraits ou de paysages, de fleurs, etc.
- Récit quelconque d’actions, d’événements, de circonstances qui offrent plus ou moins d’intérêt.
- Il me conta toute son histoire, l’histoire de sa vie, l’histoire de ses amours.
- Telle est l’histoire de ce malheureux procès.
- Je connais bien son histoire, c’est un homme dont la vie et les actions me sont bien connues.
- C’est mon histoire que vous contez là ; voilà mon histoire, se dit pour faire entendre qu’il y a une grande conformité entre ce qu’une personne raconte et ce qu’on a fait ou éprouvé soi-même.
- Étude chronologique d’une science ou d’un fait social particulier.
- Les catholiques ne se sont jamais découragés au milieu des épreuves les plus dures, parce qu’ils se représentaient l’histoire de l’Église comme étant une suite de batailles engagées entre Satan et la hiérarchie soutenue par le Christ. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Le travail de Nathalie Jas touche à l’histoire des empoisonnements en milieu professionnel et à domicile, ainsi qu’à l’histoire de la phytopharmacie et de la phytopathologie. — (Christophe Bonneuil, Gilles Denis et Jean-Luc Mayaud, Sciences, chercheurs et agriculture: Pour une histoire de la recherche agronomique, 2008, page 30)
- Description des choses naturelles, comme bêtes, plantes, minéraux, etc.
- Nous avons montré combien complexes sont les aires des diverses espèces et comment on peut essayer d’expliquer chacune d’elles par des considérations de milieu actuel et par l’étude de l’histoire des lignées végétales. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 75)
- L’histoire naturelle de Pline.
- Histoire des animaux.
- Histoire des plantes.
- Histoire des minéraux.
- Récit, aventure, conte.
- Je veux vous conter, vous faire une petite histoire.
- Une histoire extraordinaire.
- Une histoire scandaleuse.
- Cette femme courait toutes les histoires du quartier.
- Que d’histoires ne sait-il pas ?
- Vous ne savez pas le plus beau de l’histoire ?
- En plus, son papa, qui a parfois des idées saugrenues, lui raconte l’histoire de la cour des Miracles, le repaire au Moyen Age de tous les voleurs, tire-laine et autres bandits qui infestaient la ville de Paris. — (Alain Chennevière, La cour des Miracles, Magnard, 2002)
- Certains enfants aiment bien qu’on leur raconte une histoire le soir avant de s’endormir.
- J’adore quand c’est l’heure des histoires.
- L'homme moderne est le fruit de millions d'années d'évolution ; s'il continue à raconter des histoires, il en tire forcément un bénéfice. — (Antoine Bello, Les Producteurs, 2015 ; édition Blanche, 2015, page 99)
- (En particulier) Mésaventure.
- Les Lettres à l’Étrangère, […], ces lettres contiennent des aveux, voilés, il est vrai, des histoires obscures, sans doute, mais reconnaissables pour qui connaît un peu l’existence secrète de Balzac. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- Monsieur le sénateur, il vous arrive une histoire fâcheuse... Vous vous êtes permis quelques privautés sur la personne d’un petit marmiton qui stationnait dans une pissotière. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 184)
- (Familier) Aventure amoureuse.
- Des histoires, des aventures, des flirts, des romances et des liaisons. Des amourettes sans importance et sans lendemain qui, avec du recul, ne semblaient exister qu’au pluriel. — (Ida Junker, Les années fastes, chez l’auteur à Asnières, 2007, page 9)
- (Familier) Mensonge, fable, affabulation.
- C’est une histoire, ce sont des histoires, c’est un mensonge, je ne crois point ce que vous dites, ce qu’il dit.
- Histoire que tout cela !
- On vous a fait une histoire.
- Il me fit là-dessus je ne sais quelle histoire, etc.
- – Ta ! ta ! ta ! Pas d’histoires ! Revenez me voir dans une huitaine de jours. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 94)
- (Sens figuré) Sujet.
- C’est une autre histoire, c’est une autre chose, ce n’est pas de cela qu’il s’agit.
- Voilà bien une autre histoire, voilà un nouvel embarras, une nouvelle difficulté, un nouvel incident qu’on n’avait pas prévu.
- — En v’là une histoire ! Ce jeune garçon, ce jeune monsieur que tu vois, c’est celui de qui Barberin parlait, il arrive, et Barberin n’est plus là, en v’là… une histoire ! — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Penser contre soi est souvent fécond ; mais ma mère, c’est une autre histoire : elle a vécu contre elle-même. Riche d’appétits, elle a employé toute son énergie à les refouler et elle a subi ce reniement dans la colère. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 61)
- (Sens figuré) Exagération.
- Voilà bien des histoires, se dit à une personne qui forme des difficultés et des embarras sur quelque chose ou qui fait trop de cérémonies, trop de façons.
- Que d’histoires !
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bonsoir
?- Formule de politesse amicale et souvent mot d’introduction lors d’une rencontre ou lors d’un départ en soirée pour saluer. — Note d’usage : Selon le moment de la journée, on utilisera bonjour ou bonsoir.
- Il plongea ses yeux dans ceux de Nan.Bonsoir, dit-il, gaiement. N'étiez-vous pas au bar, il y a quelques minutes ? — (Maeve Binchy, Le cercle des amies, traduit par Martine Céleste Desoille, éd. 12/21 (Univers poche), 1997)
- Nicolas m'adresse un petit sourire et prend la parole. — Bien, bonsoir à tous, je pense que nous allons pouvoir commencer tout le monde est arrivé. — (Nathalie P., Mon cœur t'appartient à jamais, Evidence Éditions (collection Vénus), 2017, chap. 1)
- Maman, dit-il, je viens te dire bonsoir. — (Georges Ribemont-Dessaignes, Adolescence, 1930)
- (Ironique) L’affaire est réglée, n’en discutons plus.
- Mais si un roman est aussi embêtant qu’un bouquin scientifique, bonsoir, il n’y a plus d’Art. — (Gustave Flaubert, Correspondance, lettre à Ernest Feydeau, 15 juillet 1861)
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équarrissoir
?- Endroit où lʼon équarrit les animaux morts.
- Les paysans désignaient fréquemment lʼéquarrissoir sous le nom de lʼUsine. — (Gérard Boutet, La belle ouvrage, 2003)
- Outil permettant d'agrandir un trou.
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décrottoir
?- Lame de fer fixée à l’entrée d’une maison pour que les personnes qui viennent du dehors y grattent la semelle de leurs chaussures avant d’entrer.
- C’est ainsi que l’agent voyer rêvait sur ses bordereaux, lorsqu’on frotta ses pieds sur le décrottoir, et qu’on frappa. Il se garda bien de répondre car les mendiants eux-mêmes décrottent leurs pieds, comme s’ils faisaient une visite, et souvent aussi la femme de ménage sonnait, parce qu’elle avait oublié sa clef. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 171)
- […] tombés en désuétude, les décrottoirs servaient à racler la boue des semelles des bottes et des chaussures. — (« Petite histoire des décrottoirs au fil de nos trottoirs », site LeSoir.be, 17 août 2011)
- « Combien donc de diables d’heures me laissez-vous sonner à cette vieille casserole de sonnette que Dieu confonde, dont un seul frétillement suffit pour faire tomber du haut mal le gaillard le plus robuste, ou que le diable m’emporte ? dit M. Mantalini à Newman Noggs tout en s’essuyant les bottes sur le décrottoir de Ralph Nickleby. — (Charles Dickens, Nicolas Nickleby, traduction de Paul Lorain, 1885, chapitre II (Wikisource:fr:Nicolas Nickleby (traduction Lorain)/34), tome 2 page 9 : Wikisource:fr:Page:Dickens - Nicolas Nickleby, traduction Lorain, 1885, tome 2.djvu/11)
- "What a demnition long time you have kept me ringing at this confounded old cracked tea-kettle of a bell, every tinkle of which is enough to throw a strong man into blue convulsions, upon my life and soul, oh demmit,"—said Mr. Mantalini to Newman Noggs, scraping his boots, as he spoke, on Ralph Nickleby's scraper. — (Charles Dickens, Nicholas Nickleby, édition de 1839, chapitre XXXIV (Wikisource:en:Nicholas Nickleby/Chapter 34), page 321 : Wikisource:en:Page:Nicholas Nickleby.djvu/385.) Note : Texte original en anglais.
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savoir
?- Appréhender par l’esprit ou la connaissance ; connaître de façon certaine.
- Vatelin.– Un monsieur suit ma femme, je me dis : il peut savoir qui elle est ; il me rencontre, il pense : "Tiens, voilà le mari de la dame que j’ai suivie", j’ai l’air d’un serin, mais vous, n’est-ce pas, vous savez que je sais ; je sais que vous savez que je sais ; nous savons que nous savons que nous savons ! — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- […] ils n'ignorent rien de tout cela et savent notamment fort bien que c'est en l’affirmant qu'ils créeront cette éternité de barbarie nécessaire au maintien des institutions qui leur sont chères. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue & augmentée, Grasset, 1946, page 194)
- Les potamologues savent que les levées de la Loire ne tiendront pas si des crues comme celles de 1854 et 1864 se reproduisent. Les renforcer coûterait cher et obligerait à déplacer des gens. — (Daniel Zajdenweber, Regard sur l'assurance des catastrophes, Propos recueillis par Margueritte Laforce et Guillaume Maujean, Les Échos (www.lesechos.fr), le 18/04/2006)
- J'ignore quel est le crétin qui est arrivé à la conclusion qu’une image vaut mille mots, et si je le savais, je trouverais le moyen de lui régler son compte en chambre noire. — (Ofir Touché Gafla, Le Monde de la fin, Éditions Actes Sud, 2015, chapitre 5)
- Tu sais, ô mon seigneur, que je sais que tu saisQue je viens pour jouir plus près de ta présence,Et tu sais que je sais que tu sais qui je suis :Lors à nous saluer pourquoi donc tant tarder ? — (Michel-Ange, Poésies, traduction de Michel Orcel, XIX)
- Avoir dans la mémoire.
- Arsène André étend ce mépris aux méthodes scolaires. […] une pédagogie qui refuse par système le bénéfice éprouvé des leçons sues par cœur. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- L’écolier sait sa leçon. L’actrice sait mal son rôle. — L’orateur savait son discours par cœur.
- Posséder quelque science, quelque art, être instruit, habile en quelque profession, en quelque exercice.
- Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe. — (René François, Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices, 1632, page 18)
- L’éducation moyenne atteignait un niveau extraordinaire, et, à l’aube du XXe siècle, on trouvait relativement peu de gens, dans l’Europe occidentale, qui ne sussent lire et écrire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 407 de l’édition de 1921)
- On ne peut tout savoir. — Savoir jouer du violon. — Savoir danser. — Savoir se battre.
- (Absolument) Avoir l’esprit orné et rempli de choses utiles.
- C’est un homme qui sait. — Il a un grand désir de savoir.
- Être accoutumé ou exercé à une chose, la bien faire.
- La poésie du Divan et la poésie populaire, issues de classes sociales différentes, ont su parfois puiser aux mêmes sources d’inspiration : mais ce qui forme entre elles cloison étanche, c'est la forme de la langue : […]. — (Nimet Arzık, Anthologie des poètes turcs contemporains, Gallimard (NRF), 1953, page 10)
- Savoir parler aux foules. — Il sait persuader. — Il sait plaire.
- Il sait plaisanter. — Il sait vaincre ses passions. — Il sait se modérer, se contenter de peu.
- Avoir le pouvoir, la force, le moyen, l’adresse, l’habileté de faire quelque chose.
- Je saurai bien le faire obéir. — Je saurai bien me défendre.
- Je n’y sais, je n’y saurais que faire. — Il n’a su en venir à bout.
- Pouvoir. — Note : Dans ce sens, il s’emploie surtout avec le conditionnel et avec la négation ne.
- Mais si la beauté impressionne les sens, elle ne saurait obtenir d’empire durable et puissant qu’autant qu’elle les subjugue. — (Flora Tristan, Les Femmes de Lima, dans la Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Alors, Madame Cordier, parce que Bastien m’a lâché, parce que Bastien ne part plus au Canada, moi je ne saurais plus y partir ? — (Charles Vildrac, Le Paquebot Tenacity, 1920, acte III, scène 2)
- Je ne saurais faire ce que vous me dites. — Ne sauriez-vous aller jusque-là ? — On ne saurait avoir plus d’esprit.
- Couvrez ce sein que je ne saurais voir. — (Molière, Tartuffe, acte III, scène II, 1664)
- (Belgique) Pouvoir — Note : Dans le sens « avoir la capacité de ». Il peut être à l’indicatif, dans une phrase positive.
- Sais-tu me passer le sel ?
- Je ne sais pas venir au rendez-vous, j’ai un empêchement.
- Apprendre, être instruit ou être informé de quelque chose.
- […] je ne sache pas qu’ils aient jamais rompu des lances contre les espérances insensées que les utopistes ont continué de faire miroiter aux yeux éblouis du peuple. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 169)
- Elle ne salait les mets qu’après la cuisson, bien qu’elle sût à quel point la fadeur lui en était désagréable. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 23)
- — Qu’est-ce que tu en sais, mon pauvre drôle ? — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 284)
- Désormais, pour continuer de se voir, il faut aux amants user de subterfuges. Après tout, il est prêtre, elle est mariée, tous deux savent ou devraient savoir que cela finira mal. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690–1750) , Communications, volume 46, n° 46, 1987, page 119)
- Je sais fort bien qui est Mr Kipling, bien que vous ayez cru bon dans votre "Étude en rouge" de me faire passer pour un béotien en décrivant ma culture littéraire comme nulle ! — (Philippe Chanoinat (scénario) & Frédéric Marniquet (dessin), Les Archives secrètes de Sherlock Holmes, volume 3 : Les adorateurs de Kâli, éd. Glénat BD, 2017, page 23)
- (En parlant d’une personne ou d’une chose) Être informé qu’une personne ou qu’une chose existe ou peut être trouvée.
- Je sais un habile horloger qui demeure près d’ici.
- Connaître, reconnaître, distinguer.
- Derrière l’objectif de l’appareil photo, derrière les phrases rituelles […], on est quelqu’un que les autres ne savent pas.Laurence me savait. Je l’avais cru, du moins. — (Philippe Delerm, Quiproquo, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 1999, page 4)
- (Archaïsme) À savoir ; précède une explicitation par une énumération.
- Différents effets à l'usage des dits appartements lesquels sont chez le concierge. Sçavoir, : 29 chandelliers argent, 30 paires de cuivre, mouchettes argent haché, 62 bougeoirs ferblanc. — (Cordier, « Inventaire général des meubles du château roïal de Commercy », 1764 ; dans le recueil d’Albert Jacquot, Le mobilier, les objets d’art des châteaux du roi Stanislas, duc de Lorraine, 1907, page 75 → lire en ligne)
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connard
?- (Vulgaire) (Injurieux) Insulte désignant quelqu’un qui se comporte de façon déplaisante ou déplacée, par manque d’intelligence, de savoir-vivre ou de scrupules.
- On cria haro sur un figurant qui n’y pouvait mais, un connard qui n’avait pas compris ; quant aux gros, aux puissants, aux politicards, on n’y toucha pas… — (Georges Perec, La Disparition, Gallimard, Paris, 1969)
- J'opine dans son sens : « On peut s'empêcher au moins d'être un vieillard ». Comment ? En secouant la sécheresse et l'ankylose du corps par une gymnastique des arpions ; la stagnation de l'âme et de l'esprit par d'autres exercices. L’âge vert a horreur des connards. — (Franz Hellens, Cet âge qu'on dit grand, Jacques Antoine, Bruxelles, 1970, page 66)
- De se foutre en l'air, connard ! Hé quoi, pas même damné, pensais-je, revenant assez vite à moi-même… — (Maurice Clavel, Le tiers des étoiles, 1972)
- Connard ! Tu t'étonnes d'avoir la chiasse ? Boire l'eau de la voierie à un robinet rouillé… Ici ! — (Paul Smaïl, Casa, la casa, 1998)
- « Je suis un imbécile, ai-je songé. Maintenant c'est sûr, je suis vraiment empoisonné. Quel connard ! » - Connard ! s'est exclamée sa voix qui résonnait de chaque côté de mes oreilles. Connard ! Tu as merdé ! — (Rodolfo Enrique Fogwill et Isabelle Gugnon, Muchacha punk, 2006, page 130)
- — Eh, connard, tire tes sales paluches de là ou je me fâche ! — (Retour vers le futur, 1985)
- Il fallait l'avouer, les connards de prolos, les neuneus de cassos, il y avait des jours où j'en avais plein le dos ! — (Frédéric Jacob, Vers un Eden..., TheBookEdition, 2011,)
- Moyennant quoi rien ne réfrénait sa connardise que le manque d'imagination. Il ne faisait de doute pour personne que le connard n’était pas réformable. — (François Bégaudeau, Vers la douceur, Gallimard, 2009, page 59)
- Le gérant, un peu jaloux, s'abstient de féliciter Pierre et lui dit : — Alors, ces connards de Frouzes se sont calmés ! Pierre, qui n'apprécie pas cette remarque raciste, répond du tac au tac : — Il n'y a pas de connards de Frouzes dans ce magasin, mais il y aurait eu deux connards de Suisses si nous n'avions pas éliminé les fauteurs de troubles. — (Michel Wirz, Les Dernières noces alchimiques, Mon Petit Éditeur, 2014, page 191)
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oreillard
?- Dont les oreilles sont longues, basses, pendantes ou mal plantées.
- Un cheval oreillard, une jument oreillarde.
- Qui a de longues oreilles, comme les lapins.
- Il s’agissait d’une vaste cage grillagée mobile peinturlurée en rouge & bleu, que le grand-père avait dû confectionner, qui permettait à la gent oreillarde de brouter l’herbe fraîche à la belle saison dans le pré & de se dégourdir les pattes. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 203)
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écussonnoir
?- (Jardinage) Petit couteau dont on se sert pour écussonner.
- Une branche vient à manquer, et dépare l’arbre, la greffe en écusson est un moyen de réparer cet accident, mais le mur vient encore gêner les mouvements de l’horticulteur; avec l’écussonnoir proposé par M. Laverdet, dont la spatule forme crochet, la main de l’opérateur de trouve, comme pour la scie, écartée du mur et libre dans ses mouvements. — (Bulletin de la société d’horticulture du département de la Somme, volume 1, 1844-1848, 1849)
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part
?- Portion de quelque chose qui se divise entre plusieurs personnes.
- Il s’en alla ; puis il rouvrit la porte, et dit encore d’une voix impérieuse :— Surtout, défiez-vous d’Aristide, c’est un brouillon qui gâterait tout. Je l’ai assez étudié pour être certain qu’il retombera toujours sur ses pieds. Ne vous apitoyez pas ; car, si nous faisons fortune, il saura nous voler sa part. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 101)
- Les peines encourues étaient énormes par rapport au butin. Il chercha quel mot qualifierait le mieux Poulou et Gino. « Baltringues » lui sembla le plus congruent. Lui qui détestait les romans policiers s'était embringué avec des baltringues. À présent le plus urgent était de toucher sa part ridicule et de leur fausser compagnie. — (Georges Olivier Châteaureynaud, Le corps de l'autre, éditions Grasset & Fasquelle, 2010, page 90)
- On a fait trois parts de toute la succession ; voilà votre part et voici la mienne.
- Demander, réclamer, prendre sa part. Faire la part de quelqu’un, à quelqu’un.
- Partie d'un ensemble.
- Ils avaient eu sous les rois grande somme de maux et la Chouannerie leur avait été aussi très chaude. Ils s’étaient cachés, dispersés et ils se retrouvaient là, un peu plus d’un millier, part dans la commune de Saint-Ambroise, part dans celles de Chantepie et de Château-Blanc. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- (En particulier) (Commerce) Action, participation, dans une société commerciale.
- On effectuait déjà la deuxième sortie. La première, qui avait duré trois jours, avait été assez bonne, puisque les hommes s’étaient fait chacun deux cents et des francs de part. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 85)
- Les géants de l’acier ont détrôné les rois du pétrole en 2004. […]. Les dix hommes d’affaires qui se sont le plus enrichis l’an dernier détiennent tous des parts dans les sociétés métallurgiques. — (Pascal Airault, Russie : les magnats de l’acier roulent sur l’or, Jeuneafrique.com, 14 février 2005)
- Faute de financement, le projet initial d’hôtel-restaurant avait été abandonné et Georges, dans une période difficile, avait dû revendre ses parts à son neveu, lequel était devenu l’unique propriétaire du lieu. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- (Sens figuré) Une des choses qui, sans être divisées, peuvent se communiquer à plusieurs personnes.
- Avoir part à la faveur, aux bonnes grâces du ministre.
- C’est un honneur, c’est un plaisir dont je veux avoir ma part.
- L'importance que nous avons eue l'un pour l'autre est sans commune mesure avec le temps passé ensemble et si la tendresse n'y eut point de part, l'attention n'y fit pas défaut. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 262)
- Personne d’où vient quelque chose.
- Notre hôte, absent au moment de notre arrivée, ne tarde pas à paraître et me fait l’accueil auquel je m’attendais de sa part. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 38)
- De quelle part viennent ces nouvelles? — Dites-lui cela de ma part.
- Lieu ; endroit.
- Je vous suivrai quelque part que vous alliez, en quelque part du monde que vous alliez.
- Je jugeai, à la seule expression de son regard, qu’elle exerçait quelque part une grande autorité avec beaucoup de fantaisie. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, réédition Le Livre de Poche, 1967, page 95)
- Je ne puis aller où vous voulez, il faut que j’aille autre part.
- On a beau chercher, on ne le trouve nulle part.
- J’ai lu cela quelque part.
- Côté.
- De part et d’autre de cet édifice.
- (Botanique) Dans un herbier, feuille contenant l’échantillon desséché et une étiquette.
- Une « part » d’herbier présente un végétal et est accompagnée d’une étiquette comprenant de précieuses informations pour les scientifiques. — (M. Durand, Herbiers publics et privés (novembre 2011) → lire en ligne)
-
choir
?- (Vieilli) Tomber.
- « Tire la bobinette et la chevillette cherra ». — (Charles Perrault, Le Petit Chaperon rouge, in Les Contes de ma mère l'Oye, 1697) (Conjugaison archaïque, cf. infra)
- Il chut ensuite tant de neige que les loups quittèrent les bois et entrèrent dans les maisons. — (Charles Deulin, « Le Poirier de Misère », in Cambrinus et autres Contes, circa 1847–1875)
- Il fait choir un jour les marbres les plus solidement assemblés, comme le peuple, introduit dans l’édifice de la Féodalité, l’a jeté par terre. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Cet autre paysan du Danube regagna son toit à Blangy, regarda choir une à une ses illusions, vit sa république finit en queue d’empereur, et tomba dans une complète misère, sous les yeux de Rigou, qui sut hypocritement l’y réduire. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre douzième)
- Vainement il cherchait, à la fois, sa clé et son équilibre. Soudain il faillit choir en avant. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 86)
- Il advient parfois que du haut des loges choie un programme. — (Fédor Dostoïevski, La Femme d’un autre, 1888 ; traduit du russe par Gustave Aucouturier, 1969, page 46)
- J’ai eu deux alertes, coup sur coup. Alors, j’ai laissé choir. — Vous avez aussi laissé choir mon copain ? — (Léo Malet, Les Eaux troubles de Javel, chapitre 4)
- Et surtout, cela pour vous dire, ne cherrez pas dans mes bégonias. — (Roger Peyrefitte, Correspondance Henry de Montherlant/Roger Peyrefitte, lettre du 21 avril 1941, Éditions Robert Laffont, 1983, page 272)
-
recevoir
?- Accepter, prendre ce qui est donné, ce qui est présenté, ce qui est offert sans qu’il soit dû.
- Les oumana des douanes jurent sur le mechaf el-kerim de ne rien détourner des droits perçus et de ne plus recevoir de pots-de-vin des commerçants. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- Toucher ce qui est dû, en être payé.
- Vainement avaient-ils stipulé qu'on ne pourrait les rembourser qu'en écus ; il n'en fallait pas moins qu'ils reçussent leur remboursement en assignats. — (Recueil alphabétique des questions de droit, qui se présentent le plus fréquemment dans les tribunaux, par le citoyen Merlin, tome 5, Paris : chez Danel, chez Rondonneau, & chez Portmann, an XII, page 407)
- A mesure qu’augmentait les émissions de papier-monnaie, s’accentuait la dépréciation du mark, et de plus en plus les particuliers s’efforçaient, quand ils recevaient des billets, de les échanger aussitôt contre des marchandises. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpression 2e édition revue), page 93)
- Recevoir le revenu d’une terre, le prix d’un loger, le salaire d’une peine, le prix d’un travail. - Recevoir des appointements, des gages.
- Se faire procurer ; en parlant de tout ce qui est délivré, fourni.
- Un va-et-vient fut envoyé aux deux hommes ; ils reçurent par son intermédiaire, marteaux, masses et ciseaux, ainsi que des sacs de toile qu’ils renvoyaient dès qu’il étaient remplis d’échantillons […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Recevoir sa ration. - Les soldats ont reçu des vivres pour trois jours.
- Ce régiment a reçu des recrues. - L’armée va recevoir des renforts. - Les assiégés reçurent des secours.
- (En particulier) Se faire remettre entre ses mains, se faire parvenir, en parlant des choses qui sont envoyées ou adressées à quelqu’un.
- Recevoir des lettres. - Recevoir un paquet, un colis. - Recevoir une requête, une pétition, un mémoire. - Recevoir une dépêche.
- (Par analogie) Accueillir une ou des personnes qui sont adressées à quelqu’un.
- Il répéta ce qu'il m'avoit fait dire par M. de Saci, savoir, que la volonté du roi étoit que nous ne reçussions plus à l'avenir de filles pour être religieuses, jusqu'à ce que le grand nombre que nous étions fût diminué et réduit à cinquante professes de chœur […]. Il ajouta que l'intention de Sa Majesté étoit aussi que nous renvoyassions, toutes nos pensionnaires, et que nous n'en reçussions plus à l'avenir, jusqu'à nouvel ordre. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, Port-Royal, tome 5, 5e édition, Paris : Librairie Hachette, 1888, page 170)
- Recevoir un messager, un courrier, un parlementaire, des députés.
- Accepter en parlant des biens qui arrivent, des choses qui sont données, accordées, comme grâce, faveur, récompense, etc., soit par Dieu, soit par les hommes.
- Recevoir des grâces de Dieu, des grâces d’en haut. - Recevoir des inspirations du ciel. - Les dons, les avantages, les agréments qu’il a reçus de la nature.
- Recevoir un service de quelqu’un. - Recevoir des politesses, des civilités. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves d’estime, d’amitié, d’attachement, etc.
- (Sens figuré) Être nommé dans une fonction.
- Recevoir le bâton de maréchal de France, le chapeau de cardinal, la croix de la Légion d’honneur, etc.
- Subir, éprouver des maux, quelque chose de fâcheux, soit par hasard, soit par la volonté d’autrui.
- Recevoir un coup, des coups, un soufflet, un choc, une blessure. - Recevoir une balle dans la cuisse. - Recevoir la mort.
- Recevoir un dommage. - Recevoir un outrage, une offense, un affront, une injure. - Recevoir des reproches, des remontrances. - Recevoir un châtiment, une punition.
- Recevoir le prix de ses forfaits. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves de haine, d’aversion, de mépris, de mécontentement, etc. Recevoir un mauvais accueil.
- (Au sens physique & au sens moral) Subir, éprouver des impressions, des modifications, etc.
- Le miroir reçoit les images des objets. - La cire reçoit toutes les formes qu’on veut lui donner. - Recevoir l’impulsion, le mouvement.
- Ce passage peut recevoir divers sens, diverses significations, diverses interprétations. - L’armée reçut une nouvelle organisation.
- On dit dans une acception analogue :Recevoir un nom, une dénomination, etc.
- Se faire transmettre, communiquer.
- Recevoir la vie, l’existence. - Les parents de qui elle a reçu le jour.
- Recevoir une bonne, une mauvaise éducation. - Recevoir de l’instruction. - Recevoir des leçons. - Recevoir de bons, de mauvais exemples.
- Ces peuples ne reçurent la civilisation qu’au troisième siècle.
- Se faire transmettre pour exécution, pour indication.
- Les artilleurs, qui, à la capitulation, avaient reçu l’ordre de cesser le feu, n’avaient pas quitté leur poste, […]. Les soldats déclarèrent qu’ils n’avaient pas eu une seule occasion de tirer, et ils brûlaient du désir de montrer ce qu’ils savaient faire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 235 de l’édition de 1921)
- Le 7 mai au matin, 151 bombardiers américains reçoivent la mission de détruire les installations ferroviaires de Mohon ; […]. — (Gérald Dardart, Les Ardennes dans la guerre, 1939-1945, De Borée, 2008, page 357)
- (Religion) Se faire donner des sacrements.
- Recevoir le baptême. - Recevoir la confirmation. - Recevoir les ordres. - Recevoir l’absolution.
- Tirer ; emprunter ; faire venir.
- Quelques blancheurs commencent à nuancer l’horizon vers l’est. Les nuages du zénith en reçoivent une première coloration. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Cet escalier reçoit son jour du haut du bâtiment. - Les usages qu’un peuple a reçus d’un autre peuple.
- Recueillir, contenir les choses qui viennent y aboutir ou qui viennent s’y rendre.
- Une autre voiture à deux roues […] était là aussi un peu à l’écart. Cette voiture était destinée […] à recevoir le corps après le supplice et à le porter au cimetière. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française d’Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- On ménage une porte d’entrée, à laquelle on parvient avec une échelle, et on forme des compartiments en planches pour recevoir le grain. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Nouveau dictionnaire d’agriculture, Pourrat, 1836, volume 12, page 67)
- Dans cette partie de son cours, la Lanterne reçoit les eaux de nombreux ruisseaux ou « rus » provenant des vallons tourbeux voisins. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, page 6)
- Recueillir, retenir, en parlant des personnes.
- Recevoir dans une cuvette le sang qui coule d’une saignée. - Je lui ai jeté un paquet, il l’a reçu adroitement. - Il tombait et se serait tué si je ne l’eusse reçu entre mes bras.
- Se faire donner certaines paroles ou certains écrits, pour servir d’assurance, de gage, etc.
- J’en ai reçu sa parole. - J’ai reçu sa parole qu’il n’en ferait rien. - J’en ai reçu la promesse, l’assurance. - Il a reçu ma foi, mes serments.
- Se faire confier.
- Recevoir de l’argent en dépôt. - Recevoir une confidence. - J’ai reçu sa déclaration sous le sceau du secret. - Recevoir les dernières volontés de quelqu’un.
- Accueillir, agréer, accepter.
- Je reçois vos offres. - Il en a reçu la proposition avec joie.
- La proposition qu’il a faite a été bien reçue, mal reçue. - Son compliment n’a pas été bien reçu. - Je ne reçois pas votre excuse.
- Accueillir des personnes qui viennent à vous.
- Recevoir un ambassadeur, le recevoir avec magnificence. - Il m’a reçu à bras ouverts, cordialement, avec de grandes démonstrations de joie.
- Je me suis présenté chez lui, mais il n’a pas voulu me recevoir. C’est un homme qui reçoit fort bien son monde, qui sait recevoir son monde. Absolument,
- (Absolument) Il sait recevoir.
- Admettre chez soi les personnes par qui l’on est visité.
- Ces marchands sont généralement des hommes d'excellente éducation, parlant plusieurs langues avec cette facilité propre aux peuples Scandinaves ; ils nous recevaient chez eux avec beaucoup de grâce, et nous offraient des cigares et du vin d’Espagne, ce « soleil en bouteilles » si précieux dans les contrées hyperboréennes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 58)
- J’étais alors d’une candeur stupéfiante et d’une délicatesse de sentiment si raffinée que, pour recevoir galamment une « femme mariée » qui me venait voir, j’avais allumé toutes les bougies de mes deux candélabres. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- (Absolument) Madame une telle ne reçoit pas aujourd’hui. - Le ministre reçut hier. - On reçoit demain à l’Élysée.
- Pontagnac. — Cher monsieur, ma femme reçoit tous les vendredis, si vous voulez nous faire l’honneur… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Donner retraite ; donner asile chez soi.
- Tel qu’il est aujourd’hui installé, l’asile de la rue Lecourbe peut recevoir 200 enfants. Il comprend trois divisions : le grands, les petits et les infirmes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, page 161)
- Admettre.
- Après un certain temps, on n’est pas reçu à demander les arrérages d’une rente échue. - Un tel homme est mal reçu à se plaindre. - Recevoir quelqu’un au nombre de ses amis. - Il a été brillamment reçu à son examen.
- (Justice) On l’a reçu partie intervenante. - On l’a reçu à prouver.
- Installer dans une charge, dans une dignité, dans un emploi, etc., avec le cérémonial ordinaire.
- Le jour qu’il fut reçu conseiller à la Cour de Cassation. - Cet officier fut reçu à la tête des troupes, à la tête de son régiment.
- Ce candidat était admissible, mais il n’a pas été reçu. - Il a été reçu docteur depuis peu. - Se faire recevoir avocat.
- Se soumettre, déférer à quelque chose, comme à une loi, à une règle, à une vérité reconnue.
- Recevoir une décision avec respect, avec une parfaite soumission. - Recevoir de nouvelles lois.
- Le droit romain n’était reçu qu’en quelques provinces de France. - Il n’a d’autres opinions que celles qu’il reçoit d’autrui.
- C’est un principe que tous les mathématiciens ont reçu. - Recevoir comme une vérité incontestable.
- Être doté de.
- Ce coffrage est rempli de mortier autolissant et autonivelant et peut recevoir tous les revêtements classiques de sols. — (Armand Margueritte, L’Architecture d’aujourd’hui, n° 267 à 269, 1990, page 174)
- (Pronominal) Prendre contact avec le sol.
- Mokkhi enleva ses sandales et se reçut au sol sur ses pieds nus. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
-
antiradar
?- Opposé aux radars routiers.
- L’artificier antiradars pris à son piège. Le mystère des attentats contre des détecteurs de vitesse est sans doute résolu. Hier, un postier s’est grièvement blessé avec la bombe qu’il manipulait.
- (Technique) Qui brouille les radars.
- Le brouillage peut être intentionnel (un dispositif antiradars dans le cas d’une guerre électronique) ou non voulu (par exemple dans le cas de forces alliées utilisant du matériel qui émet dans la même gamme de fréquences).
- (Militaire) Destiné à supprimer les radars ennemis.
- Un missile antiradar.
- Dans le cadre de la lutte antiradar, l’armée de l’air française déploie des moyens classiques (bombes guidées laser, missiles air-surface) en collaboration étroite avec des systèmes de renseignement électromagnétique. (Wikipédia, Wild Weasel)
-
bulgare
?- Relatif à la Bulgarie ou au bulgare.
- On répartit les langues slaves en trois groupes : oriental (le russe, le biélorusse, l’ukrainien), occidental (le polonais, le tchèque, le slovaque), méridional (le bulgare, le slovène, le serbo-croate et le macédonien qui est en très étroite parenté avec des parlers dialectaux bulgares, localisés dans le sud-ouest du pays). — (Margarita Vassileva, PARLONS BULGARE Langue et culture, éditions L'Harmattan, 1996, page 18)
- L’Église autocéphale bulgare.
-
hilare
?- Qui est gai, riant.
- De volumineux autobus arrivent, chargés à craquer : leur toit est même garni de paysans hilares assis en rang, à la place des marchandises, comme sur une impériale. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L'Allemand éclata de rire et se retourna vers ses confrères, eux-mêmes hilares. — (Pierre Bordage, Wang – I. Les portes d'Occident, « J'ai Lu », 1997, p. 162)
- Il regagna sa place au volant et démarra fissa. Au bout de quelques mètres, il eut l'idée de brancher la sirène pour ne plus entendre la rumeur hilare qui se propageait dans les équipes de pétanquistes de la paisible place des Moulins. — (Inspecteur Space (Olivier Roche), Hémophile à retordre, Paris : Florent Massot / Poche Révolver, 1996, chap. 9)
-
gueulard
?- (Manège) Cheval qui tient la bouche ouverte pour ne pas recevoir le mors.
- Cheval gueulard.
- (Populaire) Qui donne souvent et facilement de la voix.
- En rentrant, il allait raconter ça à Courtebaisse, son compagnon de chaîne, un gros rougeaud gueulard, avec qui il s’attrapait pendant leurs sept heures de vie commune. — (Marcel Martinet, La maison à l’abri, 1919)
- Tandis que je continuais à crier, il dit à Ja..... : « Bon Dieu, qu’il est gueulard ! Foutez-lui un bâillon ! » Roulant ma chemise en boule, Ja..... me l’enfonça dans la bouche et le supplice recommença. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- En ouvrant la fenêtre, il se réappropria en une inspiration la France tout entière : celle de son enfance, accueillante et gueularde, crasseuse et distinguée, fille aînée de l’Église le dimanche, et bouffeuse de curés le lundi. Laïque au lit et religieuse dans ses pâtisseries. — (Olivier Michel, À Dieu la France, NIL éditions, 2010, chapitre 3)
- Criard.
- Elle prit son sac sur le pageot couvert de cretonne gueularde et fila en claquant la porte. — (Alain Demouzon, Mes crimes imparfaits, 1978)
-
dépars
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe départir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe départir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe départir.
-
babillard
?- Qui aime à babiller, à converser par plaisir.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu’on puisse trouver sous le ciel. — (Erasme ; « Éloge de la folie » , 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1216.)
- Silvia.—Eh bien, l’honneur de lui plaire ne me sera pas inutile ; les valets sont naturellement indiscrets ; l’amour est babillard, et j’en ferai l’historien de son maître. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- Il ne réfléchit point qu’un simple grognement issu de son gosier suffirait à faire s’éloigner, vite et docilement, cette créature débonnaire, babillarde et piaillarde, qui sans cesse monologue avec elle-même. — (James Oliver Curwood, Kazan, 1914, traduit de l’anglais par P. Gruyer et L. Postif, Hachette, 1937, page 169)
- Qualifie un oiseau parleur.
- Un perroquet babillard. Une pie babillarde.
-
radar
?- Système utilisant les ondes radio pour détecter et déterminer la distance ou la vitesse d’objets tels que les avions, bateaux, voitures ou encore les gouttes de pluie.
- Les radars à hyperfréquences, qui forment l’immense majorité des radars en service, génèrent des impulsions courtes et très énergétiques et utilisent une technologie différente de celle d’un émetteur radio classique.
- (Courant) Appareil destiné à mesurer la vitesse des automobilistes (en général couplé avec un appareil photographique équipé d’un flash activé lorsqu’un véhicule passe en excès de vitesse), utilisé par les forces de l’ordre lors des contrôles de vitesse, ou installés et actifs en permanence dans des cabines automatiques.
- Les Qataris jouissent d’un statut prioritaire non écrit mais bien réel : pour eux, attendre à un guichet n’est pas envisageable, ni même ralentir à la vue d’un radar ou ne pas s’asseoir sans billet dans les tribunes d’un stade. — (Pascal Martinet, Qatar - Le Prix du rêve, Éditions Marti, 2022)
- (Sens figuré) (Par analogie) Système de repérage.
- Dans quels établissements ces décès ont-ils eu lieu ? Pourquoi aussi peu d’entre eux ne sont apparus sur les radars médiatiques ? A ces questions, pas de réponse. — (Béatrice Jérôme, Lorraine de Foucher et Sofia Fischer, Ehpad : les morts, les familles et le mur du silence, Le Monde. Mis en ligne le 23 avril 2020)
-
drayoir
?- (Vieilli) Variante de drayoire.
- Puis, la seconde opération, le débourrement, confiée aux drayeurs au chevalet (époileurs), consiste à débarrasser avec leur drayoir (boutoir) la face externe des peaux des poils rongés par le mélange de lait de chaux et d’orpiment (sulfure d’arsenic) et à écharner au drayoir (tranchet) les restes de chair et de graisse des faces internes. — (Jean-Pierre Gonay, Albert Briffoz, Luc Desamore, Théodule Guiot, Ghislain Bouvy, Bulletin du Cercle historique de Durbuy: Trimestriel n° 127: mars 2014, 2014)
-
chauffard
?- (Péjoratif) Mauvais conducteur, personne dont le comportement au volant est dangereux. Souvent utilisé de manière injurieuse.
- Le chauffard qui a mortellement percuté une femme sur le parking d'un restaurant de Béziers (Hérault) dans la nuit de samedi à dimanche a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire — («Femme percutée mortellement à Béziers : le chauffard mis en examen pour assassinat», Le Figaro avec AFP, 26 décembre 2021)
- Et puis il paraît qu’on a tous failli mourir à cause d’un chauffard. — (Soukaïna Oufkir, La vie devant moi: Une enfance dans les prisons de Hassan II, 2008)
- C’est lui qui m’a permis de me redresser et de remarcher après qu’un chauffard m’a renversée à bicyclette quand j’avais 19 ans et laissée polytraumatisée, en miettes, quasi-amnésique, sur la chaussée. — (Annick Cojean, Melody Gardot : « Je n’ai que 14 ans dans ma deuxième vie », sur Le Monde en ligne, le 18 mars 2018.)
- Les chauffards vinrent rapidement à leur hauteur, les prirent en tenaille en les fracassant sur les côtés tandis que le troisième véhicule les bloquait par l'avant. Il n'y avait plus d'échappatoire possible […]. — (Annie Dedieu, La Croisée des chemins, Société des Écrivains, 2010, page 74)
- «Peut-on permettre à un chauffard comme vous de conduire sur route ! On devrait vous pendre ! » — (Le Midi artiste : journal littéraire, artistique, théâtral et sportif , Toulouse, 11 juillet 1903)
-
banlieusard
?- Relatif à la banlieue ou à ses habitants.
-
boyard
?- (Noblesse) Nom qu’on donnait aux seigneurs en Russie ou en Transylvanie.
- Le pantalon bouffant emprisonné dans ses bottes molles en cuir jaune, les reins ceints d’une écharpe aux couleurs vives sous un ample habit ouvert, par devant, la tête coiffée d’un bonnet de fourrure, il avait l’air d’un de ces vieux boyards aussi sages que braves qui siégeaient en conseil avec les princes Vladimir et Jaroslav ou faisaient la guerre avec Igor et Roman. — (Chevalier Léopold de Sacher-Masoch, « Don Juan de Kolomea » in « Contes Galiciens », traduction anonyme de 1874)
- On faisait venir les enfants des métayers pour jouer avec elle. « Qué diz à mamizelle ? » Ils lui étaient soumis comme les petits moujiks aux petits boyards du temps du servage. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 96)
- (Vieilli) Richard, personne menant grand train.
- [Le riche colombien Santiago Nasar a dit à sa servante de le faire réveiller par sa fille.] À cinq heures trente, elle exécuta l'ordre donné, mais préféra se rendre elle-même dans la chambre avec le costume de lin demandé, car elle ne perdait aucune occasion de préserver sa fille des pattes de ce boyard. — (Gabriel García Márquez (trad. Claude Couffon, 1981), Chronique d'une mort annoncée, réédition Le Livre de Poche, page 69)
- L'hiver, tel un riche boyard, M. Magnin déambulait dans les rues de la ville, affublé de pelisses de fourrures à cols monumentaux et chaussé de bottes de daim, bordées d'astrakan. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, Le Livre de Poche, page 416)
- (Belgique) (Péjoratif) Personne mal habillée, vulgaire ; synonyme de baraki.
-
loire
?- Cuve de pressoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
fauchard
?- Arme d’hast au tranchant convexe dérivée de la faux de guerre, utilisée essentiellement au Moyen Âge.
- Ces nobles si hautains étaient-ils plus braves sous leurs corsets et leurs casques de fer, à l’épreuve de la flèche et de la lance, que ces paysans armés d’un bâton ou d’un fauchard, exposés demi-nus à la charge de ces centaures de bronze ? — (François-René de Chateaubriand, Analyse raisonnée de l’histoire de France, 1845, Invasion de la France par Édouard)
- — S’ils sont trente comme nous, en avant, amis et courage ! Droit aux chevaux avec les fauchards ! Ils ne mangeront plus notre seigle en herbe !Les coups tombaient aussi rapides que des marteaux sur des enclumes ; aussi gonflé coulait le sang que le ruisseau après l'ondée ;Aussi délabrées étaient les armures que les haillons du mendiant ; aussi sauvages étaient les cris des chevaliers dans la mêlée que la voix de la grande mer. — (Anonyme, La bataille des trente, poème breton traduit par Théodore Hersart de La Villemarqué, Barzaz Breiz, chants populaires de la Bretagne, tome 1, A. Franck, 1846, page 527)
- (Agriculture) Sorte de serpe, de gouet, servant à couper les broussailles, il possédait deux cotés tranchants.
- Or une fois, il lui fit remettre un outil, que, vu sa ressemblance avec une faux, on nomme un fauchard, pour qu'il coupât les ronces d'un certain lieu en sorte qu'on en fit un jardin. — (Pope Gregory I, Dialogues, Éd. Téqui, Paris 1978)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.