Dictionnaire des rimes
Les rimes en : gratture
Que signifie "gratture" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Résidu restant après le grattage, le raclage dʼune surface.
- (En particulier) Débris métallique issues du grattage.
- (Agriculture)(Québec) Glanure de foin.
- On appelle grattures, les restes de foin laissés sur le champ, après que la principale partie de la récolte est engrangée, et quʼon ramasse avec un râteau. — (Louis Mercier, Bernard Quemada, La Société du parler français au Canada et la mise en valeur du patrimoine linguistique québécois (1902-962) – Histoire de son enquête et genèse de son glossaire, 2002)
Mots qui riment avec "ur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "gratture".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ur , urs , ure , ures , ûre et ûres .
-
chamarrure
?- (Sens propre) (Vieilli) Manière de chamarrer, (assemblage d’ornements sur des habits, des meubles...)
- Je ne puis pas supporter les nombreuses réunions mondaines, les cohues d’habits, de chamarrures et de bijoux, où les vieilles dames, décolletées jusqu’aux reins, me font mal au cœur et les vieux messieurs, chargés de récits et d’honneurs, mal au ventre. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Salons et Journaux, Grasset, 1917, réédition Le Livre de Poche, page 272)
- Cela commença par un petit livre bleu de nuit avec des chamarrures d’or un peu noircies, dont les feuilles épaisses sentaient le cadavre et qui s’intitulait : « L’Enfance des hommes illustres ». — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 170)
- Il est revêtu du même uniforme, étincelant des mêmes chamarrures et des mêmes croix. Ce contraste inspire à Octave de sombres réflexions dont il fera part à José. Pulvis et Umbra. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 207)
- À l'origine, « être cousu d'or », c'est « avoir de l'or sur toutes les coutures », par allusion aux chamarrures et aux fils d'ors sur les vêtements des gens de cour. — (Geneviève Peillon, Cousu d’or, journal La Croix, 1-2 août 2015, page 24)
- (Par extension) (Sens figuré) (par dénigrement, moquerie) Assemblage de couleurs éclatantes et disparates.
- Quelle chamarrure que son accoutrement!
- La chamarrure de son style.
- Peut-être pensaient-ils qu'en changeant de prénom ils changeraient le sens de ce qui était écrit au livre de leur destin, qu'en s'appelant Charles, comme M. l'ambassadeur de France, ils verraient les taches et les reprises de leur veston se changer en chamarrures […]. — (Maurice Bedel, Zulfu, 1932)
-
bitture
?- (Marine) (Vieilli) Portion déterminée d’un câble qui doit filer librement avec l’ancre sur laquelle il est étalingué, et qu’on élonge sur le pont en direction des écubiers, quand on se prépare à mouiller.
- Le tour de bitte doit être pris à l’avance en dedans et sur l’avant de la bitture préparée, sauf à filer plus de câble dehors si le cas l’exige, sans décapeler le tour de bitte. — (Jean-Baptiste Philibert Willaumez, Dictionnaire de marine avec huit planches, 1831, p. 80)
- Les deux ancres de bossoir furent bientôt prêtes à être mouillées, les bittures des câbles furent prises et ensuite les travailleurs regardèrent autour d’eux. — (James Fenimore Cooper, traduction de Defauconpret, Le Lac Ontario, Jouvet et Cie, Garnier frères, 1870, p. 252)
- (Familier) (Vieilli) Variante graphique de biture, l'ivresse.
- N'aspirons-nous le grand air que pour l’ineffable joie d'engloutir impunément du piqueton jusqu'au gobichonnage majeur, jusqu'à prendre une bitture ? — (Auguste Luchet, Les mœurs d'aujourd'hui : le tabac, le jeu, le canot, le pourboire, la blague, la pose, le chantage, le loyer, la boutique, l'exil, Paris : chez Coulon-Pineau, 1854, p. 47)
-
judicature
?- (Vieilli) Profession du juge ou de toute personne employée à l’administration de la justice.
- Pour restituer au Sénat son pouvoir, il fallait avant tout lui rendre la judicature. La difficulté était grande. — (Gustave Bloch, La République romaine, Flammarion, 1913)
- Je rappelle que toutes les charges de judicature étaient vénales. Le prix de plusieurs d’entre elles avait beaucoup baissé depuis le commencement du siècle. — (Alfred Franklin, La Vie privée d’autrefois - La vie de Paris sous Louis XV devant les tribunaux, Paris, Plon, 1899, p. 10)
- (Par extension) Territoire sur lequel s’exerce cette administration.
- Un édit donné en 1730 l’érigea en sénéchal et présidial : il ne renfermait d’abord dans ses enclaves que les judicatures royales de Caussade, La Française, Septfonds, Réalville, Montfermier. — (Alexandre Du Mège, Histoire des institutions religieuses, politiques, judiciaires de la ville de Toulouse, éditeur Laurent Chapelle, 1844)
- Pour donner , en effet, un digne apanage à son frère, Louis XI joignit au pays de Guyenne les judicatures du pays toulousain qui se trouvaient sur la rive gauche de la Garonne. — (Abbé Henri-Dominique Larrondo, Monographie de la commune de Merville (Haute-Garonne), dans Monographies de communes, concours ouvert en 1897 par la Société des agriculteurs de France, J. Lefort - A. Taffin-Lefort, successeur, Paris & Lille, 1898, p. 57)
-
voiture
?- Véhicule consistant en une caisse montée sur des roues.
- Le 9 décembre 1776, sur les sept heures du soir, une voiture d’assez belle apparence, mais dans laquelle un observateur attentif pouvait reconnaître un carrosse de louage, traversa la cour de l’hôtel des finances. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, tome 2, 4, 1833)
- C’était un homme qui, comme le M. de Castries du siècle de Louis XVI, ne concevait pas que l’on pût tant parler d’un d’Alembert ou d’un Diderot, gens sans voiture. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Le goût de l’équitation, autrefois si prononcé en France, est aujourd’hui en partie perdu où tout le monde préfère monter en voiture ; aussi le cheval de selle est-il presque délaissé. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Quelquefois, lorsque j’arrive, je préviens qu’on envoie une voiture me chercher à la gare ; souvent je ne préviens pas. — (Octave Mirbeau, Le Colporteur)
- C'est durant près d'une lieue un défilé ininterrompu et très curieux, de voitures et de piétons, de bonnes femmes relevant leurs jupons et secouant les râchas de terre rouge, de bicyclistes, de gens de la montagne, descendus en Plaine. — (Émile Badel, Dix ans du Souvenir français en Lorraine, Nancy : chez A. Crépin-Leblond, 1907, page 84)
- Rencontré Artaud […] qui s’est pris le pied dans la roue de sa voiture, a cogné la tête dans le marchepied, et est retombé sur une botte de paille ; il aurait voulu le faire qu’il n’y serait jamais arrivé. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (En particulier) Automobile.
- Barboter des voitures la nuit, on n’y perd pas son temps, quoique à r’vendre une bonne bagnole neuve d’occasion, t’en tire rien. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Bien qu’il aimât les puissantes voitures de sport, Michel Gallimard n’était pas, comme on l’a parfois laissé entendre, un « fou du volant ». Il goûtait la mécanique et roulait beaucoup. — (Jérôme Dupuis, Les Dernières Heures d’Albert Camus, L’Express.fr, 4 janvier 2010)
- Après avoir garé la voiture près de la gare, empruntez le GR®20 qui longe l’Agnone. En suivant le fléchage, vous parviendrez à la première cascade après 1h de marche. — (GEOguide Corse 2018, Paris, Gallimard Loisirs, 2017)
- (Chemin de fer) Élément d’un train destiné au transport de passagers, par opposition au wagon qui est utilisé pour la marchandise.
- On me délivre un billet de première classe, valable jusqu’à Bakou. Je descends sur le quai qui donne accès aux voitures. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- La porte du pullman de queue, fermée à clef, s’ouvrit : superbement, admirablement vide, la voiture offrait à ses visiteurs impromptus le plus admirable décor de marqueterie en bois de rose —jaune citron et carmin pâle— qui se pût imaginer. — (Pierre-Jean Remy, Orient-Express, volume 2, Albin Michel, 1984)
- Et, tournant à son tour les yeux vers la portière, il s’abîma dans une soudaine et muette rêverie. Le balancement de la voiture l’engourdissait. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Vieilli) Fardeau.
- (Vieilli) Mode de transport.
- (Vieilli) (Par métonymie) Quantité que représente le contenu d’une voiture.
- En France, dans le département du Puy-de-Dôme, on emploie les os concassés comme engrais ; en Allemagne, cette pratique est plus répandue : 10 hectolitres y remplacent 80 voitures de fumier pour un hectare. — (La Maison rustique du XIXe siècle, 2e édition, 1854, tome 1, page 95 → lire en ligne).
-
confiture
?- Mélange gélifié de sucre, de pulpe ou de purée d'une ou plusieurs espèces de fruits.
- Après ce premier exploit, les époux se partagèrent une grosse poire de Saint-Germain, et mangèrent un peu de confiture d'orange. — (Brillat-Savarin, La physiologie du goût)
- Fouquet commanda qu'on portât les bassins de confiture et les fontaines de liqueurs dans le salon attenant à la galerie. — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne)
- … sur la partie haute, on voyait de la volaille, du daim, […], accompagnés de pains massifs, de galettes et de différentes confitures faites de fruits et de miel. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- … elle lui met dans la bouche une cuillerée de confitures, en symbole des douces pensées qu’il faut apporter en passant le seuil nuptial. — (Pierre Louÿs, Lesbos aujourd’hui, 1901, dans Archipel, 1932)
- La préparation des confitures nous réjouissait. C'était un rite immuable. Notre mère se servait d'un grand chaudron en cuivre rouge et d’une écumoire à trous pour clarifier le jus et surveiller sa consistance. Elle mettait au fur et à mesure l'écume dans une assiette et laissait cuire jusqu'à la perle. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 162)
- Le premier livre français sur les confitures est celui de Michel de Notre-Dame – plus connu pour ses prophéties ou « centuries » sous le nom de Nostradamus –, qui parut en 1555. — (Jean Vitaux, « Le sucre », La mondialisation à table. sous la direction de Jean Viteaux. Presses Universitaires de France, 2009, pp. 133-140.)
- (Par analogie) (Péjoratif) (Peinture) Couleur qui manque de naturel, de réalisme.
- Sur les murs nus, on avait peint des chameaux et des palmiers, noyés dans une confiture rose et violette — (Camus - L'exil et le royaume)
- (Par analogie) (Péjoratif) Galimatias.
- Le contraste de ces confitures philosophiques et de ces sépulcrales abominations formait un plat hybride, peu comestible, mais d’un goût étrange, qui plaisait à ces jolies dames, vêtues si drôlement, avec des bagues aux orteils, la ceinture au-dessus du sein, la hanche dans un fourreau de parapluie et la tête sous une gigantesque feuille de chicorée. — (Paul Féval, La Vampire, E. Dentu, 1891, pages 5-13)
- (Par analogie) (Argot) Substance hallucinogène.
-
pur
?- Qui est sans mélange, en parlant d’un produit, d’une émotion.
- Le sirop, ainsi concentré, ne renferme plus que 1/6 de son poids d'eau ; le reste est du sucre à peu près pur. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 127)
- Boire de l’eau pure, du vin pur.
- Ce pain est fait de pur froment.
- Goûter une félicité pure.
- Jouir d’un bonheur pur.
- Éprouver une joie pure.
- Un zèle pur et désintéressé.
- Aimer Dieu d’un amour pur.
- Qui n’est pas altéré, vicié, corrompu ou souillé, en parlant d'un élément physique ou en parlant d'une personne, de ses émotions ou de ses attributs.
- On respire ici un air pur.
- Une source d’eau pure.
- On ne devait offrir aux dieux que des victimes pures.
- Une lumière pure, une clarté pure, un jour pur, une lumière, une clarté nette et vive, que rien n’altère, n’obscurcit.
- Un ciel pur, un ciel sans nuages.
- Un cœur pur.
- Une âme pure.
- Un amour pur.
- C’est une vertu bien pure que la sienne.
- Tous ses sentiments sont purs.
- Ses intentions sont droites et pures.
- Il s’est conservé pur au milieu de la corruption du siècle.
- Dans cette place, il a manié des millions, et ses mains sont restées pures.
- – Mais peux-tu vraiment être aussi pur que ça?[...] Il n'arrive pas à déterminer si, pour Charlotte [...], la pureté est une qualité positive ou négative. [...]– Je sais pas. C'est quoi, être pur?– On dirait que je suis pas capable de t'imaginer te fâcher ou je sais pas : manigancer.Alexandre n'est pas très différent des autres mâles : lorsqu'une femelle le décrit comme pur en lui précisant qu'elle n'arrive pas à l'imaginer fâché ou en train de se venger, il comprend immédiatement qu'on remet sa masculinité en doute. [...] – Être pur, c'est... (Charlotte réfléchit très sérieusement, à la recherche d'une définition acceptable) c'est de jamais avoir de mauvaises intentions envers les autres. — (Thomas O. St-Pierre, Charlotte ne sourit pas, Leméac, 2016, pages 109-110)
- Désigne l’état de l’homme tel qu’on le suppose antérieurement à toute civilisation.
- Être en état de pure nature, être tout nu, sans aucun vêtement.
- Abstrait, fondamental. Antonyme : appliqué.
- L’esprit pur, l’esprit considéré sans égard à son union avec la matière.
- Mathématiques pures, celles qui considèrent la grandeur d’une manière abstraite, comme purement susceptible d’accroissement et de diminution.
- Absolu, sans mélange, s’emploie pour donner plus de force à la signification des mots auxquels on l’associe. Alors il précède ordinairement le nom mais il le suit, quand il est précédé lui-même du mot tout qui ajoute encore à son énergie.
- Suivant Descartes, les bêtes sont de pures machines.
- Les anges sont de purs esprits.
- C’est la pure vérité.
- Il a agi en cela par pure bonté, par bonté pure.
- C’est un pur motif de générosité qui le fait parler.
- Pur entêtement.
- Pure malice.
- Un pur hasard.
- Ce que vous dites là est une calomnie toute pure.
- Ce latin est du Cicéron tout pur.
- Il est quelquefois suivi de la particule de, tant au sens propre qu’au figuré.
- Une liqueur pure de tout mélange.
- Elle a rendu à Dieu une âme pure de toute souillure.
- (Art) Propre, régulier, bien construit, en parlant de style.
- Style pur.
- Langage pur.
- C’est un écrivain très pur.
- (Art) Net, exact, correctement tracé, en parlant de dessin.
- Un trait pur.
- Des contours purs.
- (Héraldique) Qui ne consiste que dans le seul émail du champ de l’écu, sans aucune pièce héraldique. Synonyme : plein.
- Il porte d’argent pur, de gueules pur.
- (Par extension) (Sylviculture) Qui est composé à au moins 80 % d’une seule essence.
- Ces données de nombre de tiges et de surface terrière à l’hectare ne doivent pas être comprises comme la recherche de peuplements purs en chêne sessile, le mélange devant être toujours recherché dès lors qu’il peut être présent naturellement. — (Thierry Sardin, Chênaies continentales, Office national des forêts, 2008, ISBN 978-2-84207-321-3 → lire en ligne)
-
exclure
?- Renvoyer, retrancher quelqu’un d’une société, d’un corps où il avait été admis.
- Tout récemment, le seul groupe lesbien qui demeurait encore affilié au centre LGBT de Paris, les Senioritas, a été exclu — du coup, le centre n'est plus que GBT — au motif qu'il serait « transphobe ». C'est vrai que pour parler d’identité sexuelle, on est mieux entre hommes... — (Gérard Biard, « Le meilleur des mondes trans », dans Charlie Hebdo, n° 1588 du 28 décembre 2022, p.13)
- On voulait l’exclure de cette compagnie.
- On l’a exclu du syndicat dont il faisait partie.
- (Plus courant) Repousser, écarter, ne pas admettre, en parlant des choses comme des personnes.
- Jamais nous n'avons eu l’ineptie de penser que les catholiques dussent être opprimés, qu'ils dussent être vus avec défaveur par le gouvernement, qu'ils dussent être exclus des emplois publics, qu'ils dussent même être exclus du ministère. — (« Quelques mots à nos contradicteurs passionnée et modérés », dans la Revue nationale de Belgique, Bruxelles : Librairie Polytechnique, 1840, vol. 4, page 85)
- Cela, au premier abord, froisse les lois de la raison et de l'équité de la raison, parce qu'il ne peut être rationnel que vous exclussiez d'un débat ceux qui y sont intéressés ; […]. — (Victor Auguste Du Hamel, L'Italie, l'Autriche, et la guerre, Paris : Librairie Amyot, 1859, p. 66)
- Les femmes étaient exclues de nombreux emplois, prétendûment masculins.
- On exclut de la tutelle ceux qui ont une inconduite notoire.
- Ils ont exclu de leurs temples toute espèce d’ornements.
- Les époux peuvent exclure de leur communauté tout leur mobilier présent et futur.
- Les principes qu’il exclut de sa doctrine.
- (En particulier) Rejeter une chose comme incompatible avec une autre.
- Pour qu'il y eût utilité à introduire ces subdivisions dans une étude sur les virus, il faudrait que les propriétés sur lesquelles elles sont établies s’exclussent les unes les autres, c'est-à-dire que les bactériens chromogènes ne fussent, ni zymogènes ni pathogènes et réciproquement. — (Saturnin Arloing, Les virus, chap. 7, Paris : chez Félix Alcan, chap. 7, 1891, p. 60)
- Si vous admettez ceci, vous êtes obligé d’exclure cela.
-
forcipressure
?- (Chirurgie) Procédé qui consiste à fermer un vaisseau sanguin à lʼaide d'une pince pour arrêter la circulation.
- Même un moyen plus adroit qui consistait, une fois repérée lʼartère dorsale de la verge à lʼangle pubien, facile à palper, à la ligaturer avec une simple forcipressure, entraînant une nécrose, a échoué. — (R. Oberson, Abélard, mon frère: Essai dʼinterprétation, 2001)
-
hachure
?- Action de hacher.
- (Dessin) Traits fins, parallèles ou croisés les uns sur les autres par lesquels on forme les demi-teintes et les ombres.
- (Sens figuré) — […], et des flocons de neige tremblotaient par instants dans le halo des réverbères au milieu des hachures de l’averse. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Cartographie) Type de figuré fait de traits par lesquels on marque l’altitude des montagnes, la ligne des côtes ou un autre zonage.
- (Héraldique) Traits ou points dont on se sert pour marquer la différence des couleurs et des métaux.
- (Médecine) Technique de massage thérapeutique qui consiste à utiliser le bord cubital de la main en extension pour percuter la partie visée.
- « Les hachures se pratiquent avec le tranchant de la main dont le bord cubital frappe les téguments d’un mouvement analogue à celui d’un couperet à l’aide duquel on voudrait couper de la viande. Les deux mains travaillent alternativement. » (Boigey 1989 : 96) — (Philippe Thoiron, Jean Iwaz, Nadine Zaouche, Étude d’implantation des arrêtés de terminologie, domaines : santé et médecine, in Loïc Depecker, Gina Mamavi, La Mesure des mots : cinq études d’implantation terminologique, Publications de l’Université de Rouen, 1997)
- (Technique) Entailles pratiquées sur les métaux avant de les dorer ou de les argenter.
-
conjecture
?- Jugement probable, opinion que l’on fonde sur des apparences.
- Les cent millions que lui accordait Süssmilch, et les évaluations de Raynal, ne sont et ne pouvaient être que des conjectures, vu l’époque où ces auteurs écrivaient. — (Adriano Balbi, La Population des deux mondes, Revue des Deux Mondes, tome 1, 1829)
- Au reste, l’événement seulement fit naître ces conjectures toutes insolubles. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- On ne peut se livrer qu’à de vagues conjectures sur ce qu’il advint de Carcassonne pendant quatre siècles […] . — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Quelle est au juste la nature du travail électrochimique qui se produit dans l’électrolyte, il est difficile de le dire, on en est réduit à des conjectures. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Mathématiques) Énoncé non démontré mais qui semble plausible, car vérifié sur un grand nombre d’exemples, ou démontré sous des hypothèses supplémentaires.
- L’hypothèse de Riemann est une conjecture sur la position des zéros de la fonction zéta.
-
brûlure
?- Impression que le feu, un corps très chaud ou une substance corrosive font sur la peau ou sur quelque autre matière et qui va jusqu’à les altérer ou même jusqu’à les détruire partiellement.
- Se faire une brûlure au visage, à la main. Panser une brûlure. C’est un trou de brûlure.
- Une brûlure de robe. (Par analogie)
- (Par analogie) Sensation de chaleur excessive qu’on éprouve.
- Elle en avait contracté l'eczéma de la face, une éruption suintante qui la dévorait de sa brûlure atroce. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Agriculture) Altérations produites sur les végétaux au printemps, soit par l’action du soleil, soit par l’effet de la gelée ou du vent.
- Les pêchers sont très sujets à la brûlure.
- (Agriculture) (Vieilli) (Désuet) Maladie du mouton.
-
électropuncture
?- (Médecine) Combinaison de l’électricité et de l’acupuncture, employée dans le traitement de quelques maladies.
- L'électricité sert aussi à soigner : elle peut être utilisée telle quelle, pour administrer des électrochocs ou stimuler des tissus nerveux ou musculaires, ou encore alimenter les appareils de pointe utilisés en médecine, permettant des techniques de soin telles que radiothérapie, électropuncture, stimulateur cardiaque, prothèse, et de diagnostic telles que radiographie, scanner, résonance magnétique, endoscopie.
- Combien de parents, et même combien de médecins n’osent infliger aux jeunes paralytiques le supplice de l’électropuncture, qui est toujours douloureuse, quelque faible que soit l’intensité du courant ! — (Guillaume-Benjamin-Armand Duchenne, De l’électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continus, 1872)
-
immature
?- Qui n’a pas atteint la maturité.
- Les adultes sexuellement immatures se nourrissent sur les rameaux, habituellement au point de jonction entre les nouvelles pousses et celles de l’année précédente.
- Qui fait preuve de peu de maturité.
- Un comportement immature.
-
bromure
?- (Chimie) Composé résultant de la combinaison du brome avec un corps simple, sel de l’acide bromhydrique.
- Celui qui veut vendre un cheval atteint d’épilepsie n’en peut pas dissimuler les accès à son gré à moins qu’il ne puisse les retarder ou les modérer par la vertu de substances médicamenteuses : le bromure de potassium par exemple ; […]. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Pour apaiser ma soif sur mes lèvres brûlées dont la peau s’enlevait, desséchée, encroûtée de fièvre, une cuillerée de bromure iodé, à goût de sel amer : c’était l’éponge trempée de vinaigre et de fiel. — (Alphonse Daudet, La Doulou)
- On a constaté que la cellulose sous forme de papier-filtre est soluble dans les solutions aqueuses concentrées de certains sels, tel que ceux d'antimoine, chlorure d’étain, bromure de zinc. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Il est certaines excitations redoutables pour les tuberculeux, et que des lectures mal choisies peuvent fort bien créer, entretenir, développer. Le bromure et les douches froides s’imposent alors. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 89)
- (Chimie) Ion Br-.
-
pâture
?- (Élevage) Nourriture des bêtes, des oiseaux, des poissons.
- […] la plus grande partie des richesses domestiques des propriétaires saxons se composait de nombreux troupeaux de porcs, et cela surtout dans le voisinage des forêts, où ces animaux trouvaient aisément leur pâture. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Derrière lui, notre bateau laissait un sillage écumeux au milieu de l’eau jaune, sur laquelle flottaient des débris de toutes sortes, des planches, des bouts de bois, des cadavres d’animaux tout ballonnés, des bouchons, des herbes ; de temps en temps un oiseau aux grandes ailes s’abattait sur ces épaves, puis aussitôt il se relevait, pour s’envoler avec un cri perçant, sa pâture dans le bec. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Parmi les facteurs locaux, nous citerons d'abord la dégradation des pâturages causée par les abus de la transhumance, d'immenses troupeaux ayant été amenés des pays du Sud pour y trouver, pendant l'été, leur pâture. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Je vérifiai mon révolver et bouclai mes cantines avec la quasi-certitude que le surlendemain nous servirions de pâture aux corbeaux du Saïs. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 280)
- (Élevage) Lieu où croît la nourriture des animaux qui paissent.
- Il fauchait les touffes d’échaudures qui poussaient dans la pâture de derrière. — (Daniel Bernier, Les terres meurtries, volume 2 : Léona, Éditions l'Archipel, 2004)
- La plus grande métairie en superficie était Mauvy : 140 hectares environ, mais la surface labourable ne représentait que 18 % des terres (25 hectares), car l’essentiel était constitué de bruyères (72 hectares), de pâtures (24 hectares) et de taillis (14,3 hectares). — (Isabelle Aristide, La fortune de Sully, Institut de la gestion publique et du développement économique, 1990, Open Edition book, 2014, page 311)
- Nourries au foin, les biquettes ne donnaient pas un lait aussi savoureux et parfumé. Rien ne valait les pâtures gourmandes du printemps et de l'été. — (Jérôme Deliry, L’Héritage de Terrefondrée, Éditions Calmann-Lévy, 2013, chapitre 6)
- Des épines il en fallait. Beaucoup. Des kilomètres d’épines pour limiter les pâtures. — (Gilles Clément, Éloge des vagabondes: Herbes, arbres et fleurs à la conquête du monde, 2014)
- (Agriculture) Action de faire pâturer.
- Il s'agit de prairies naturelles non retournables, mises en valeur par la fauche ou la pâture. — (Ingénieries : eau - agriculture - territoire, numéro spécial 2000, page 47)
- (Sens figuré) Nourriture.
- Ils étaient partis cependant, et j’avais longtemps attendu ma nourriture, ce qui n’est pas étonnant ; le sacristain goutteux était trop occupé de sa propre pâture pour songer à la mienne. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Sens figuré) Ce qui nourrit, ce qui rapporte, ce qui apporte quelque chose.
- Il sonda malicieusement ce caractère propre à se courber aux exigences d’un plan pourvu qu’il y trouvât sa 'pâture. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre septième)
-
moirure
?- Ce qui est moiré, chatoiement, éclat, reflet.
- Tantôt il n’utilise qu’une couleur et joue avec des effets abstraits de moirure, tantôt il en mêle plusieurs. — (Denis Bablet, Josef Svoboda, 1970)
- À travers les moirures de l’eau, le fond apparaissait nu : pas une algue, pas un bernard-l’hermite, pas même un de ces oursins à longues piques mouvantes qu’on appelle chardons noirs. — (Jypé Carraud, Tim-Tim-Bois-Sec, éditions Payot et Rivages, 1996, collection Rivages/Mystère, page 19)
-
ossature
?- Ensemble de la charpente osseuse d’un homme, d’un animal.
- (Par extension) Charpente, ensemble des parties solides qui tiennent un tout.
- L’ossature d’une voûte.
- L’architecte, par hasard intelligent, un jeune homme amoureux des temps nouveaux, ... avait monté toute l’ossature en fer. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- (Sens figuré) Ce qui structure un tout.
- Il est vrai qu’à l’époque le jazz - ou plus précisément sa version allégée, la musique syncopée, dernière vogue venue des États-Unis - constitue (comme le fera le rock plus tard) l’ossature de la variété. — (Serge Loupien, Trenet, le centenaire, Libération, 20 février 2001 & 16 février 2013)
- Que le président de cet organisme estime souhaitable une construction fédérale dont ladite commission formerait l’ossature, c’est archinaturel. — (Alain Peyrefitte, Parlez, écrivez, agissez, 2002)
- En voyant le petit, là, trempé jusqu’aux os, serrant son enfant dans ses bras, et entouré des siens, Gabriel Morange se sentit heureux. Il réalisa que les grands bonheurs étaient faits de petites choses, anodines, mais qui mises bout à bout en constituaient la substance même. Comme ces événements, souvent insignifiants, qui formaient patiemment l’ossature d’une vie et, ensemble, lui donnaient de la chair, toute son épaisseur, la bienveillante texture qui possédait le don de, parfois, rendre les gens heureux. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, p.165, 2018)
-
talure
?- (Agriculture) Tavelure, meurtrissure sur un fruit ou une branche.
- Dans ces derniers emballages on peut redouter des talures plus nombreuses car les fruits sont entassés sur 60-70 cm de hauteur et le risque d'écrasement est important. — (Revue pratique du froid et du conditionnement de l'air, 1968)
-
pourriture
?- Corruption, décomposition, état de ce qui est pourri.
- Sa jambe est si gangrenée qu’elle tombe en pourriture.
- (Par extension) Ce qui est pourri.
- Des hoquets de dégoût convulsèrent de nouveau leurs faces hâlées, zébrées de rides : depuis un mois, ils avaient bu de l’eau dans laquelle mijotait ce noyé ; depuis un mois tout le pays s’abreuvait de cette pourriture. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Médecine) (Désuet) Maladie contagieuse qui s’observait surtout dans certains locaux hospitaliers où les plaies et les ulcères étaient soignés, au temps où l’antisepsie et l’asepsie étaient insuffisamment pratiquées.
- (Foresterie, Menuiserie) Altération du bois accompagnée d’une dégradation de ses qualités mécaniques.
- Ces altérations limitées au bois de cœur présentent un caractère évolutif avec apparition d’une coloration jaunâtre sans dégradation du bois au départ, puis disparition progressive de la structure du bois qui prend un aspect fibreux et blanc. Au stade final, le bois disparaît au centre de la pourriture. — (Thierry Sardin, Chênaies continentales, Office national des forêts, 2008, ISBN 978-2-84207-321-3 → lire en ligne)
- (Agriculture) Moisissure de plantes cultivées qui est due à divers champignons selon les espèces.
- L’imazalil est un nouveau fongicide efficace sur les pourritures à Pénicillium des fruits en cours de conservation. — (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, vol.286, n° 1 à 8, page 427, 1978)
- (Injurieux) Individu dénué de toute valeur morale.
-
mesure
?- Dimension.
- Prendre les mesures d’une colonne, d’un bâtiment.
- Deux grandeurs qui ont une commune mesure sont commensurables entre elles.
- Étalon, grandeur prise comme terme de comparaison pour évaluer la durée, l’étendue, la quantité, le poids, etc.
- Les mesures agraires de Quarré, avant la Révolution (elles persistent aujourd'hui), n'avaient pas de base fixe. Un journal de champ, une « soiture » de pré oscillaient entre vingt-deux et trente-cinq ares de nos mesures métriques. — (Abbé Guignot, Essai sur Quarré-les-Tombes ; ses sarcophages mérovingiens et sa station préhistorique, Tours, imprimerie Bousrez, 1895, page 41)
- Les mesures de toute espèce ont été assujetties au système décimal et ont reçu de nouvelles dénominations.
- Volume.
- Une mesure de sel, d’avoine, d’huile.
- Acheter deux mesures d’avoine à son cheval.
- La bonne femme Tranchet s’avança vers moi, me caressa et me promit une bonne mesure d’avoine. — (Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne, 1860)
- Action d’évaluer une grandeur.
- La mesure d’une surface.
- La mesure du kilomètre comparée au mètre est égale à mille.
- (Métrologie) Processus consistant à obtenir expérimentalement une ou plusieurs valeurs que l’on peut raisonnablement attribuer à une grandeur : mesurage [1].
- (Poétique) Nombre de pieds ou de syllabes, propres à chaque espèce de vers.
- La mesure de l’hexamètre latin est de six pieds, dont les deux derniers sont un dactyle et un spondée.
- La mesure de l’alexandrin français classique est de douze syllabes, avec un repos nommé césure entre la sixième et la septième syllabe.
- On retient plus facilement les vers que la prose, à cause de la mesure.
- (Musique) Rythme divisant la durée d’une phrase musicale.
- Battre la mesure.
- Hâter, presser, ralentir la mesure.
- Chanter, danser, jouer en mesure, observer exactement la mesure dans le chant, dans la danse, ou en jouant de quelque instrument.
- (Musique) Chacune des parties égales d’une phrase musicale, division des portées dans une partition de durée égale aux autres divisions et délimitée par deux barres de mesures.
- Chaque mesure de ce morceau se bat à deux, trois, quatre temps.
- Mesure à deux temps, à trois temps, à quatre temps, à six temps, etc.
- Décision.
- Je suis passé dans la clandestinité pour ne pas être arrêté, car je savais que je faisais l'objet d'une mesure d'internement. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- L’expression vise tour à tour la circulation alternée ou différenciée et la vignette Crit’Air, les mesures antidiesel, la piétonnisation des berges de Seine ou l’extension des pistes cyclables. — (Olivier Blond, Pour en finir avec l’écologie punitive, 2018)
- Modération, retenue, sentiment et observation des bienséances.
- Être sans mesure, sans règle ni mesure.
- Être toujours dans la mesure.
- Ce que vous lui avez dit est hors de toute mesure, passe toute mesure.
- Il lui a écrit, il lui a parlé avec beaucoup de mesure.
- En Normandie et plus tard en Alsace, il avait obtenu, dans ce genre, des succès qui passaient toute mesure, sans avoir éprouvé jamais un seul échec. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Il y a eu ici, je t’en réponds, en fait de scandales et de provocations, des choses qui passaient la mesure, et non pas drôlement, Aldo, gravement, oui, gravement. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- (Sens figuré) Une base de comparaison.
- Il s’agit d’un changement de paradigme dont on a encore du mal à prendre toute la mesure. — (Stéphane Lauer, Taux bas : « Mettre de l’argent de côté est sur le point de devenir un vice passible de sanction », Le Monde. Mis en ligne le 23 septembre 2019)
- La mesure d'un homme est la somme de ses expériences.
- (Sens figuré) Précaution; disposition; moyen qu’on prend pour arriver au but qu’on se propose.
- La première édition, à l’été 2020, avait pris des airs de guinguette améliorée à cause des mesures sanitaires post-confinement. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 20a)
- […] ; quand les cléricaux sont les plus faibles dans un pays, il ne manquent jamais de recommander des mesures de sévère réglementation pour se venger de patrons francs-maçons. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, chapitre V La grève générale politique, page 229)
- La ministre de l’Écologie Delphine Batho a annoncé, lors de sa visite à l’entreprise MPO, en Mayenne, le 7 janvier, une série de mesures destinées à aider la filière photovoltaïque. — (Camille Chandès, Photovoltaïque : Le Made in Europe encouragé, dans L'Usine nouvelle, n°3313, 10 janvier 2013)
- Il est convaincu que la peste est un fléau endémique et non contagieux et que les seules mesures pour s'en préserver sont des mesures d'hygiène. — (Anne-Marie Mercier-Faivre et Chantal Thomas, L'invention de la catastrophe au XVIIIe siècle: du châtiment divin au désastre naturel, Droz, 2008, page 328)
- (Sens figuré) Bornes, limites, capacité.
- Régler ses pensées selon la mesure du sens commun, de la raison.
- Nos vrais besoins sont la mesure naturelle du nécessaire.
- Comme les vrais ivrognes, ceux pour lesquels la médecine ne peut rien, elle connaissait sa mesure et entretenait, chez elle, un état déterminé, cette sorte d’indifférence somnambulesque qui intriguait à première vue. — (Georges Simenon, Maigret et le corps sans tête, ch. 3, Presses de la Cité, 1955 ; rééd. Le Livre de poche no 14238, 2002, ISBN 978-2-253-14238-6, p. 53)
- Il restera donc dans cette maison où il ne peut donner toute sa mesure, hélas! — (André Franquin, Gaston 14 — La Saga des gaffes, éditions Jean Dupuis, 1982, page 26)
- (Escrime) Distance convenable pour parer ou pour porter un coup.
-
récure
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de récurer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de récurer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de récurer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de récurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de récurer.
-
forfaiture
?- (Droit féodal) Violation par un fonctionnaire public, un magistrat des devoirs essentiels de sa charge.
- Ce magistrat a été destitué pour forfaiture.
- Alors [le ministre de la Guerre] Mercier va commettre, le dernier jour du procès, ce qu'il faut bien appeler — ce n’était pas de la polémique, c’est un fait — une forfaiture. […] Le dernier jour, les juges avaient terminé, le procès était fini, […] ils devaient discuter le coup pour savoir quel verdict ils allaient prononcer. C’est à ce moment-là, les débats étant terminés, que le ministre de la Guerre fait porter à ces juges […] ce qu’on va appeler « le dossier secret ». Pourquoi est-ce qu’il y a forfaiture ? Parce que, dans tout procès, qu’il s’agisse d’un procès civil ou d’un procès militaire, on ne peut pas faire intervenir une pièce dont l’accusé n’a pas connaissance et dont son avocat […] n’a pas connaissance non plus. Une pièce clandestine ! — (Henri Guillemin, Les Dossiers de l'Histoire : L’Affaire Dreyfus, 1er épisode, Radio Télévision Suisse, réalisé par Maurice Huelin, 6 janvier 1965)
- Manquement grave à ses responsabilités, à sa parole, notamment considéré comme une trahison.
- Le bouc émissaire servira d’alibi à toutes les forfaitures officielles. Le chef commet un massacre, un vol ou une injustice, à la suite de quoi, pour ne pas être inquiété, il invente un bouc émissaire et le livre à la vindicte populaire… — (Bernard Werber, Nous les Dieux, Albin Michel, 2004, page 235)
-
portraiture
?- (Désuet) Portrait.
- Winkelmann donna à la portraiture d’Antinoüs, ou du moins à ses principaux portraits connus à l’époque, une place importante dans son Histoire de l’Art Antique. — (Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien. Note, Plon, 1958 ; coll. Folio, 1974, p. 358.)
-
obture
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de obturer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de obturer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de obturer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de obturer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de obturer.
-
morsure
?- Action de mordre.
- Je faillis poser le pied sur un énorme centipède, à morsure meurtrière; ce n'était partout que mort et désolation. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Brusquement, je sentis comme la morsure sauvage d'une bête qui m'aurait arraché la chair par saccades. […]. Ja..... m'avait branché la pince au sexe. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- (Par extension) Meurtrissure, blessure faite en mordant.
- Il faut bassiner la morsure avec la même décoction ; & mettre le marc dessus, après avoir bien graté [sic] la plaie la premiere [sic] fois seulement. — (Noël Chomel, Dictionnaire Œconomique, 1767)
- Il est donc impossible pour le vétérinaire légiste, s'il n'a recueilli aucun renseignement, de pouvoir affirmer, à l'examen d'une morsure, si cette morsure a été faite par un animal sain ou un animal en puissance de rage. — (Alfred Gallier, Médecine légale vétérinaire, 1895)
- Je me mis à courir comme un fou, en pleine nuit, emportant, comme un lambeau du cœur de Madeleine, ce paquet de fleurs où elle avait mis ses lèvres et imprimé des morsures que je savourais comme des baisers. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 204)
- (Par extension) Meurtrissure, atteinte quelconque.
- On n'échappe pas aux morsures de l’ypérite qui, sournoisement, s'accroche à la peau. — (Victor Méric, La guerre qui revient : Fraiche et Gazeuse, page 161, Sirius, 1932)
- (Sens figuré) — Les morsures de la calomnie.
- (Art) Attaque du support d'impression, en gravure (voir aussi morsure successive), en lithographie, etc.
- […] mais on voyait assez clair pour découvrir, à l'horizon — […] — la ligne ocre des sables. Elle se silhouettait sur le ciel rose, avec une précision, une netteté de morsure à l’eau-forte, […]. — (Francis Carco, Palace-Égypte, Éditions Albin Michel, Paris, 1933)
- Dans la rue Haute, et tout le long, se jettent perpendiculairement des ruelles et affluents misérables, mais de style ancien, et qui appartienent carrément à l’eau-forte, à la morsure du cuivre. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 475)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.