Dictionnaire des rimes
Les rimes en : gouvernail
Que signifie "gouvernail" ?
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- (Marine) Dispositif mobile, fixé à l’arrière d’un navire, d’un bateau, d’un avion qui sert à lui faire prendre telle ou telle direction, le faire aller du côté qu’on veut[1].
- Quelques jours après, le brick perdit son grand mât et son gouvernail pendant un grain. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
- Le gouvernail et l'étambot furent brisés ; mais il suffisait à Mikkelsen que le bateau flottât. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- A 9 heures du soir, la barre en chêne de mon gouvernail se brisait, mais heureusement je possédais une barre de secours en fer. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Histoire) (Par métonymie) Personne pagayant à l'arrière d'un canot, chargé notamment de l'orientation de celui-ci. Note : Les autres pagayeurs, situés devant lui, s'appellent avironneurs ou nageurs.
- (Sens figuré) Gouvernement d’un État ou d’une grande entreprise.
- Les affaires allaient bien tandis que ce ministre tenait le gouvernail.
- Être au gouvernail.
- Abandonner le gouvernail.
Mots qui riment avec "aille"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "gouvernail".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aille , ailles , ail , ails et aï .
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marmaille
?- (Familier) Groupe, ensemble de jeunes enfants.
- Qu’à cela ne tienne, fieu. Je m’engagerai, s’il le faut, à respecter la marmaille. — (Charles Deulin, Martin et Martine)
- Imposer pour premier devoir à la femme d’être une machine à engendrer de la marmaille, aux dépens de sa jeunesse et de sa beauté, ce n’est pas la considérer comme un être humain cultivé et intelligent, […]. — (Jean Marestan, L'Éducation Sexuelle, Éditions de la "Guerre Sociale", 1910)
- Un matin de mars, ce fut parmi la marmaille de Longeverne une émotion profonde lorsqu’on vit le grand Bati revenir de la forêt […]. — (Louis Pergaud, La Chute, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- On ne tient pas à fabriquer de la marmaille et l'on se fout, contrefout, archifout de l'avenir de la race. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 78)
- Ses rues, dans le silence d'un lieu désert, attendent le claquement des volets, l'ouverture des portes, le hennissement des chevaux, l'essor d'une marmaille. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L'autobus était bourré de paysans chargés de lourds paniers, de sacs de victuailles et accompagnés d'une marmaille d'enfant. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- tranchecaille
- presailles
- chenerailles
-
camail
?- (Religion) Sorte de petit manteau qui couvre depuis les épaules jusqu’à la ceinture et que les évêques et autres ecclésiastiques privilégiés portent par-dessus le rochet dans les cérémonies. → voir mosette
- Il portait négligemment sur ses épaules courbées un long camail de velours rouge, et sa robe traînait sur ses pieds. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Il marmotta des oraisons tant que dura la nuit, sans décroiser un moment ses bras de son camail de soie violette, sans obliquer un regard vers moi, sa postérité, […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Mollement drapé d’un camail de nuées grises, le crépuscule déroulait ses brumeuses tentures sur la pourpre fondante d’un soleil couchant. — (Joris-Karl Huysmans, Le Drageoir des épices, 1877)
- Elle avait bien changé, Mme Rezeau, depuis l'époque des précepteurs en camail et de la confession familiale. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 173)
- (Religion) Collet avec capuchon que le clergé porte en hiver.
- Le dos rond sous le camail, il me précède dans le couloir qui fait communiquer la cure et la sacristie. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 76)
- Camail d’armure : pièce d’armement protégeant le cou et le haut des épaules. Le terme camail est souvent utilisé à tort pour désigner la coiffe de maille qui protège également la tête.
- (Héraldique) Lambrequin, décoration de casque [2].
- Longues plumes du cou et de la poitrine, chez le coq.
- Si le Coq de Java diffère des autres Coqs par sa crête et par son fanon sous-mandibulaire, le Coq de Sonnerat ne s'en écarte pas moins par une singularité très curieuse des plumes de son camail. — (Pierre-Amédée Pichot, Le Coqs sauvages, dans le Bulletin de la Société nationale d'acclimatation de France, 1914, volume 61, page 103)
- (Ornithologie) (Vieilli) (Désuet) Espèce de tangara de Guyane [2].
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toussaille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe toussailler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe toussailler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe toussailler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe toussailler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe toussailler.
-
bercail
?- (Vieilli) Bergerie.
- Un jardin grand et riche, une maison jolie,Un bercail spacieux pour tes chères brebis. — (Chénier, Bucoliques, « L'Oaristys », 1794)
- Troupeau de brebis, de moutons.
- Le pâtre absent par fraude !Le chien mort ! le loup rôde,Et tend ses noirs panneaux.Au bercail qui frissonne,Qui veillera ? personne.Pauvres petits agneaux ! — (Victor Hugo, Les Châtiments, 1853)
- (Religion) En allusion à la parabole du Bon Pasteur : sein de l’Église où les fidèles trouvent sûreté et paix, hors duquel ils sont égarés.
- Revenir, rentrer au bercail, revenir à la pratique de la vraie religion, à une conduite pieuse dont on s’était écarté.
- Dieu ne défend pas les routes fleuries, quand elles servent à revenir à lui, et ce n'est pas toujours par les sentiers rudes et sublimes de la montagne, que la brebis égarée retourne au bercail. — (Chateaubriand, Génie du Christianisme, 1803)
- Hélas ! mes frères, reprit le curé, cet ancien négociant, ce Kernok, c’était aussi un agneau éloigné du bercail ! — (Eugène Sue, Kernok le pirate, 1830)
- Communauté religieuse plus ou moins nombreuse.
- Il y avait à Paris des milliers de retraites semblables, où le clergé réfractaire réunissait clandestinement de petits troupeaux de fidèles. La police des sections, bien que vigilante et soupçonneuse, fermait les yeux sur ces bercails cachés, de peur des ouailles irritées et par un reste de vénération pour les choses saintes. — (Anatole France, Les Dieux ont soif, 1912)
-
intaille
?- (Bijouterie) Pierre précieuse ou pierre dure gravée en creux pour servir de sceau ou de cachet. Elle peut être présentée seule ou montée en bague, bijou ou faire partie d’une parure.
- Les chevaux sont tenus par un homme ouvrant ses bras dans la partie inférieure de l’intaille. — (Attilio Mastrocinque, Les intailles magiques du département des Monnaies, Médailles et Antiques, 2014)
- Ce coffret dont les plateaux d’acajou emboîtés les uns dans les autres contiennent des empreintes d’intailles à sujets antiques, rangées comme des fondants dans la boîte d’un grand confiseur, constitue à la fois une sorte de jeu de société (« Tiens, Jupiter ! – Non, c’est Neptune, voyez son trident ! ») et un inventaire de ce qu’on a aimé dans les musées vers 1840. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 149)
-
retaille
?- Partie ou morceau qu’on retranche d’une chose en la façonnant.
- Retaille d’une étoffe, d’une peau, etc.
- Toute l’après-midi, nous avions fait manœuvrer sur la scène des poupées de cinq à six centimètres de long, en porcelaine articulée ; nous avions peint des décors ; nous avions travaillé à Peau-d’Âne, enfin, — mais à Peau-d’Âne première manière — au milieu d’un grand fouillis de couleurs, de pinceaux, de retailles de carton, de papier doré et de morceaux de gaze. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- Action de diviser puis humecter un marc de raisin ou de pomme et de le presser de nouveau.
- (Œnologie) Vin ou cidre issu de ce processus.
- Les marcs ou aines, sont souvent retaillés, humectés d’un peu d’eau et repressés ; ils donnent ainsi un cidre léger, dit retaille. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 138)
- (Lyonnais) (Péjoratif) Individu qui se résigne à participer à des activités prévues à l’avance, qui abandonne ses amis au dernier moment.
-
ripaille
?- Grande chère, débauche de table.
- Il est triste de penser, qu’alors que l’on apporte tant de soin à mener à bien les boutures de géranium ou les greffes d’arbres, fruitiers, un très grand nombre de citoyens sont conçus suite à de crapuleuses ripailles dont on se croit obligé d’assaisonner l’anniversaire de la naissance du Christ, ou celle de la prise de la Bastille. — (Jean Marestan, L’Éducation sexuelle, Éditions de la « Guerre Sociale », 1910)
- Bordeaux, le forgeron, lui-même, qui ce jour-là était en ripaille, s’arracha aux délices de l’auberge du Petit-Salé dans laquelle il buvait. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 52)
- Cette année, la campagne de battage s’achevait chez eux. À cause de cette date tardive, l’entrepreneur leur avait consenti un marché doux, mais ils n’y gagneraient point à cause des ripailles inévitables. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Porcelaine d’Arras ! argenterie ancienne ! comment pouvez-vous supporter sans révolte la médiocrité de ce repas, qui vous outrage ? Où sont les festins d’antan, les ripailles somptueuses où de galants chevaliers lançaient de hardis propos à de grandes dames, plantureuses et festonnées ? Vous ne connaissez plus que le jambon et le gigot aux haricots ! Vanité des vanités ! Grandeur et décadence !… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 314)
- Mais, deux semaines plus tard, Raoul, qui s’amusait fort auprès de ce funèbre fantoche, profita d’une ripaille plus complète pour lui arracher des aveux. — (Maurice Leblanc, La Barre-y-va, chapitre 7)
- louailles
- betaille
-
tenaille
?- Instrument de fer composé de deux branches croisées, tenant l’une à l’autre par une goupille, et terminées par des mâchoires qui s’ouvrent et se resserrent de manière à saisir et à serrer quelque objet, ou à le couper avec un effort plus grand. — Note : S’emploie le plus souvent au pluriel.
- Tenaille de menuisier, de forgeron, d’emballeur. — Apportez la tenaille.
- Le serrurier apporta ses tenailles. — Arracher un clou avec des tenailles.
- Ah ! ce sourire ! Quel masque abominable ! On voudrait vous l’arracher avec des tenailles rougies au feu. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Sens figuré) Ce qui contraint ; ce qui enserre.
- Elle le savait, qu’en lui la jalousie était une torture physique, une plaie avivée, élargie par toutes les tenailles de l’imagination. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 363)
- Depuis les Hervieu, les Bernstein, les Marguerite[sic], les Paul Adam, les Pierre Louys et leur séquelle de journalistes caudataires, prêchèrent l’émancipation sexuelle, le bris des tenailles et le culte d’Aphrodite. — (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L’Église de Jésus, 1926, page 188)
- De plus, ils voisinaient au sud avec les Hermondures. Si l’Empire obtenait l’aide de ces derniers, une tenaille redoutable pouvait être envisagée. — (Pierre Renucci, Claude, Perrin, Paris, 2012, page 205)
- (Fortification) Ouvrage composé de deux faces qui présentent un angle rentrant vers la campagne et qui sert à couvrir une courtine.
- (Pêche) Pièce qui compose la charpente de la plate-forme couverte ou chafaud que les pêcheurs construisent sur le bord de la mer.
- L’établissement de pêche consiste dans le chaufaud, ses orgages et les tenailles¹, les cabanes et leurs portes, les étaux, lavoirs et garde-poisson ; ce sont les parties immobilières par destination de la place de pêche, sur lesquelles, par conséquent, s’étend le droit de propriété du concessionnaire, restreint comme il vient d’être dit. […] ¹ Le chaufaud, ainsi qu’il a été expliqué ci-dessus, est une espèce de plateforme couverte, construite sur le bord de la mer, les orgages sont les montants en bois qui soutiennent la charpente du toit, dont les piéces portent le nom de tenaille ou tonailles. Le toit n’est pas couvert ; pendant la saison de pêche on étend sur les tonailles des toiles, souvent les voiles du navire sont employées à cet usage. Le chaufaud est alors une espèce de tente dont la carcasse est construite en bois. — (Laurent-Basile Hautefeuille, Code de la pêche maritime, Au comptoir des imprimeurs unis, Paris, 1844, page 248–249)
- (Héraldique) Meuble représentant l’outil du même nom dans les armoiries. Suivant les auteurs, on utilise le singulier ou le pluriel. Dans sa position ordinaire, les mâchoires sont orientées vers le chef, dans le cas contraire, on dit qu’elle est renversée.
- D’azur, à des tenailles ouvertes en forme de chevron d’argent, accompagnées de trois fleurs de lis d’or, deux en chef et une en pointe, qui est de la commune de Thenailles de l’Aisne (armes parlantes) → voir illustration « armoiries avec une tenaille »
- (Jeu de dames) Type d’enchaînement, immobilisation d’un ensemble de pièces adverses.
- En général, le caractère inévitable de combinaisons qui détruisent le centre adverse constitue l’avantage caractéristique des tenailles. — (Michael Kats, traduction Nicolas Guibert, La boussole de la stratégie, 1999, tome 1, page 6)
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funérailles
?- (Funéraire) Ensemble des cérémonies qui se font dans un enterrement de quelque solennité.
- Je suis curieux de voir le banquet des funérailles d’Athelsthane ; car, si ce banquet n’est pas complet, il sortira de la tombe pour gronder le cuisinier, le maître d’hôtel et l’échanson, et ce serait un spectacle digne d’être vu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Les funérailles religieuses du maréchal de Mac-Mahon ont eu le caractère d’une imposante et solennelle manifestation. Elles offraient un consolant contraste avec les apothéoses purement laïques dont Paris a été déshonoré, durant ces dernières années. — (A. de Montbrillant, Le Maréchal de Mac Mahon, Éditions Saint-Raphaël / imprimerie Notre-Dame des Prés, Paris / Neuville-sous-Montreuil, 1894)
- Mariées au lendemain de la Grande Guerre, on les a peut-être vues en robe à pois et blouse à fleurs, l’été, pendant quatre ou cinq ans, le temps que les funérailles entrent dans la danse. — (Maxime Rapaille, Le Feu des Fagnes, Dricot, 2001, page 59)
- Le 25 novembre dernier est décédé, à Dergneau, M. Léopold Bruneau qui, depuis plus de 30 ans, vulgarisait l’apiculture raisonnée dans sa région. Ses funérailles ont eu lieu au milieu d’une grande affluence de monde ; tous les apiculteurs du pays avaient tenu à conduire, à sa dernière demeure, leur bien-aimé conseiller. — (« Fédération apicole du Hainaut et environs », dans L’Apiculture rationnelle et l’utilisation des produits du rucher, tomes 8-9, éditions E. Palate-Snappe, 1924, page 15)
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margaille
?- (Belgique) Grand désordre, pouvant aller jusqu’à l’échauffourée, la bagarre.
- On ne sait pas très bien si l’on se bat ou si l’on ne se bat plus à Shanghaï, si l’on fera la paix ou si l’on recommencera à s’éventrer : margaille, pagaille et funérailles sous la mitraille. — (Thirimont, extrait de L’avenir colonial belge dans L’Étoile de l’A.E.F., 5e année, no 16, Brazzaville, 16 avril 1932, page 4)
- Tous les pays « bougent » à la fois et c’est un vrai miracle que la guerre, les révolutions et les troubles divers qui sévissent en tant d’endroits n’aient pas encore jusqu’ici déclanché la « grande margaille ». — (Dantès, Le malaise politique mondial, dans Volonté, l’hebdomadaire économique & politique de Madagascar, 1ère année, no 40, Tamatave, 13 mai 1933, page 2)
- C’est plus encore la « margaille » morale. Il faut se défier des resquilleurs, des fripons, des voleurs ; les mœurs s’encanaillent ; les mécontentements préparent les révolutions. — (Gringoire, Le mal du siècle, dans Les bonnes soirées, 13e année, no 48, Paris, 2 décembre 1934, page 41)
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daille
?- Variante féminine de dail, sorte de faux à manche court.
- Va chercher la daille, on va aller couper l’herbe derrière la maison. — (Jacqueline Robez-Ferraris, Particularités du français parlé dans la région de Morez, Haut-Jura, 1995)
- Pour mon regard neuf, chaque détail de mon univers était source d'étonnements, de l'intensité du bleu du ciel aux herbes de notre courette deux fois plus hautes que moi. Munie d'une daille, ma mère leur coupait à ras le pied l'envie de s'étendre. Avec un râteau, elle en faisait ensuite un tas qu'elle poussait jusqu'au bord de la route. — (Monique Cluzeau, Paysanne dans une autre vie, Editions des Souvenirs d'antan, 2011, p. 51)
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bonsaï
?- (Bonsaï) Arbre cultivé en pot auquel des soins particuliers sont apportés en vue de lui conserver des proportions considérablement réduites par rapport à celles qui résulteraient d’une croissance naturelle.
- La culture du bonsaï, dont la beauté et la valeur artistique sont louées par de nombreux amateurs aux quatre coins du monde, fait partie des arts traditionnels du Japon. — (Luis Vallejo, Matías Briansó, Bonsaï: la nature et le temps, 2001)
- Cultiver des bonsaïs signifie bien plus que s’occuper d’arbres miniatures. — (Werner M. Busch, Les bonsaïs, des merveilles miniatures, 2011)
- (Bonsaï) Art et pratique visant à faire pousser un bonsaï.
- Si l’art du bonsaï a été pendant longtemps réservé à la noblesse et au clergé, sa pratique se popularise au XIVè siècle. — (K.P., Le Bonsai, 28/05/2015, Vivre le Japon → lire en ligne)
- pellouaille
- cornuaille
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passacaille
?- (Musique) Air de danse plus lent que la chaconne.
- La passacaille de Bach.
- Danse qu’on exécutait sur cet air.
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bétail
?- Ensemble des animaux domestiques d’une exploitation rurale, en exceptant la volaille.
- Dans le courant de 1849, la maladie apparut une seconde fois dans son bétail, qui pacageait sur la montagne du Trap. — (M. Yvart, « Observations faites en Auvergne sur l'épizootie connue sous le nom de péripneumonie des bêtes bovines » , dans le Recueil de médecine vétérinaire, 3e série, tome 8, avril 1851, Paris : chez Labé, p. 258)
- Les Aconits, les Asphodèles, les grandes Gentianes qui sont la parure de nos pâturages subalpins sont des plantes refusées par le bétail. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 29)
- Et presque toujours, à proximité de la plantation, un sorcier vient s’installer, qui attire les Noirs crédules, qui leur dicte des ordres, leur vend, non seulement des gris-gris, mais des poisons, soit pour tuer le bétail, soit pour tuer les hommes. — (Georges Sim (pseudonyme de Georges Simenon), Les Nains des Cataractes, éditions Jules Tallandier, 1928, réédition 1980, première partie, chapitre V)
- (Sens figuré) (Péjoratif) Collectivité, humanité.
- Quelle humanité misérable !… Pauvre bétail craintif et traqué. — (André Gide, Journal, 1943, page 167)
- (Québec) (Familier) Personne de forte corpulence.
- M’as-tu vu ce bétail !
- (Missouri) (Familier) Insecte.
- (Nouvelle-Calédonie) (Familier) Personne rustre, grossière[2].
- communailles
-
travail
?- Labeur, application à une tâche, effort soutenu pour faire quelque chose, en parlant de l’esprit comme du corps.
- L’homme qui vendait son travail, qui recevait un salaire, se dégradait au rang des esclaves, il se vendait comme esclave, il perdait sa dignité d’homme libre. Cette action dégradante est commise quotidiennement par les hommes libres de la société capitaliste. Les prolétaires de la main comme ceux de l’intelligence, n'ont qu’une unique préoccupation : se vendre, vendre leur travail manuel, vendre leur travail intellectuel, vendre la pensée, cette chose sacrée. — (Paul Lafargue, L’idéalisme et le matérialisme dans la conception de l’histoire. Réponse à la Conférence du citoyen Jean Jaurès, dans La Jeunesse socialiste, janvier 1895, page 1)
- L’Écosse l’attendait bouche bée. Il arriva à Glasgow vers une heure, et l’on raconte que le travail ne fut pas repris avant deux heures et demie dans les docks et les manufactures de cette ruche industrielle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 30 de l’édition de 1921)
- Il s’acharnera au travail, il ne ménagera ni son temps, ni ses forces, à une époque où le radium et la radiothérapie profonde était encore inconnue. — (Bulletin de la Société d’obstétrique et de gynécologie de Paris, 1924, volume 3, page 403)
- (Par extension) Activité professionnelle ; emploi.
- Lui avait trouvé deux travails : l’un dans une forge où il aidait à décharger les matériaux et à transporter diverses choses, l’autre dans un moulin où il jouait les mules. — (site feleth.superforum.fr, 13 mars 2014)
- Elle avait deux travails. Deux fatigues. Deux épuisements. Mais ça, elle savait faire et, la plupart du temps appréciait. Elle aimait travailler. — (Vincent Jolit, Clichy, Éditions La Martinière, 2013)
- Mais on ne vous en voudra hélas pas si vous devez révéler que la crise vous force à avoir deux travails, oh que non. — (Fabian Bouleau, Chienne de langue française !, 2014)
- Il faisait un froid de gueux. Dans la ville, sous un ciel plus que sombre les rares passants se pressaient de rentrer au plus tôt chez eux ou à leur travail, pour ceux qui en avaient. — (A. M. Ivankov-Diaz, Moi, Jean Thomas Collot, fils de gueux, Lyon : L’encre et le grattoir, 2017, page 126)
- Manière dont on travaille habituellement.
- Il a le travail difficile, lent.
- Ouvrage même, de quelque nature qu’il soit, qui est produit par le labeur.
- L’oxydation relativement rapide du fer n’a pas permis de retrouver aisément, parmi les restes des travaux métalliques que l’antiquité a laissés derrière elle, un grand nombre d’objets fabriqués avec ce métal ; […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 179)
- Et alors on fera juger leurs deux travails. — (M. Lockroy, Jules de Wailly, Deux compagnons du tour de France, 1845)
- Monsieur Saito lut mon travail, poussa un petit cri méprisant et le déchira: […]. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, page 10)
- (Spécialement) Ouvrage de l’esprit, étude historique, philosophique ou scientifique. — Note : Il est alors souvent au pluriel.
- Je n’insiste pas, car il existe des ouvrages sur ces questions, tels l’important mémoire de Candolle et les travaux de A. Chevalier. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 97)
- Le physiologiste hollandais Jordan écrivait que les travaux de Pavlov ont fait de Léningrad la Mecque des physiologistes du monde entier. — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953, page 3)
- Manière dont l’ouvrage est fait.
- Travail exquis, délicat. - Ce bijou est d’un beau travail.
- Ouvrage qui est à faire ou auquel on travaille présentement.
- C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Distribuer le travail aux ouvriers.
- Je ne puis faire cela à ce prix, il y a trop de travail.
- Le travail en souffrira.
- Entreprendre des travaux.
- Un ouvrier sans travail.
- J’ai beaucoup de travail à faire.
- (Par extension) Action des forces de la nature.
- En longeant l’atoll, j’étais rempli d’admiration et d’étonnement pour l’extraordinaire travail des madrépores. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le travail de la fermentation.
- Le travail des eaux le long des rives d’un fleuve.
- (Sens figuré) Les esprits sont en travail.
- (Médecine) Première période de l’accouchement caractérisée par l’apparition de contractions douloureuses de l’utérus et l’effacement du col de l’utérus. Les douleurs de l’enfantement.
- La salle de travail de la maternité.
- Par moments, la tête qui sortait, semblait vouloir rentrer, repoussée par l’élasticité des tissus, tendus à se rompre ; et des crampes atroces l’étreignaient à chaque reprise du travail, les grandes douleurs la bouclaient d’une ceinture de fer. — (Émile Zola, Pot-Bouille, chapitre XVIII, 1882)
- (Sens figuré) — Rien ne voulait sortir de ses lèvres, toute sa face exprimait un travail de gésine intellectuelle horriblement douloureux : il lui semblait que son cerveau était muré. — (Louis Pergaud, La guerre des boutons, Paris : Mercure de France, 1912, chapitre 3)
- (Mécanique, Physique) Produit d’une force appliquée sur une distance. L’unité SI de travail (d’énergie) est le joule.
- Le travail d’une machine.
- (Économie, Politique) Labeur humain considéré comme facteur essentiel de la production.
- Un système complexe de taxes permettait au gouvernement, aux aristocrates et aux religieux de profiter du travail de la plus grande partie de la population. — (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, n° 66, p. 5, été 2008)
- Le travail se rattache ainsi aujourd’hui moins à la nécessité économique de produire des marchandises qu’à la nécessité politique de produire des producteurs et des consommateurs. — (Catherine Dyja, L’Insurrection qui vient, dans la « Revue de la Défense nationale » de juillet 2009)
- (Droit) Labeur humain considéré sous le rapport des conflits qu’il soulève et des règlements qu’il y faut apporter.
- La réglementation du travail.
- Un contrat de travail.
- Les accidents du travail.
- Le Ministère du travail.
- (Équitation) Ensemble des exercices que l’on fait faire à un cheval, entraînement.
- Il dispose d'un engagement de choix et tout est parfait au travail selon son entourage. — (La dernière minute de Zone-Turf pour le Quinté du jour : le n° 8 Vison Fromentro, zone-turf.fr, 16/12/2016)
-
équivaille
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe équivaloir.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe équivaloir.
-
gouvernail
?- (Marine) Dispositif mobile, fixé à l’arrière d’un navire, d’un bateau, d’un avion qui sert à lui faire prendre telle ou telle direction, le faire aller du côté qu’on veut[1].
- Quelques jours après, le brick perdit son grand mât et son gouvernail pendant un grain. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
- Le gouvernail et l'étambot furent brisés ; mais il suffisait à Mikkelsen que le bateau flottât. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- A 9 heures du soir, la barre en chêne de mon gouvernail se brisait, mais heureusement je possédais une barre de secours en fer. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Histoire) (Par métonymie) Personne pagayant à l'arrière d'un canot, chargé notamment de l'orientation de celui-ci. Note : Les autres pagayeurs, situés devant lui, s'appellent avironneurs ou nageurs.
- (Sens figuré) Gouvernement d’un État ou d’une grande entreprise.
- Les affaires allaient bien tandis que ce ministre tenait le gouvernail.
- Être au gouvernail.
- Abandonner le gouvernail.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.