Dictionnaire des rimes
Les rimes en : gorille
Que signifie "gorille" ?
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- (Primatologie) Grand singe de la famille des hominidés dont la forme se rapproche le plus de celle de l’être humain et qu’on trouve dans plusieurs pays d’Afrique.
- Athlète trapu et ramassé, suant le poil jusque par les oreilles, il tenait un peu du gorille, dont il avait le bras long et velu et la mâchoire à broyer de la fonte. — (Courteline, Train de 8 h. 47, 1888)
- (Vieilli) Homme grand et fort.
- Je crains que vous ne sachiez vous faire entendre de l’estimable gorille qui préside aux destinées de cet établissement. — (Albert Camus, La Chute, in Œuvres complètes. III, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2008, p. 701)
- Un jour, je fus amené dans un sous-sol et tabassé par quatre malabars grands comme des bœufs. Duck m'avait seulement annoncé que quatre gorilles allaient me mettre une toise et que je devais me défendre par tous les moyens. — (Frédéric Dard, San-Antonio : Dégustez gourmandes, Éditions du Fleuve Noir, 1985)
- (Familier) Garde du corps.
- Juché sur les épaules de ses gorilles le Président (des États-Unis) s'adresse à la foule. — (La Tribune de Genève, 14 octobre 1964)
- […] il remarquait que l’homme politique contemporain est l'être le plus séparé de la réalité des gens, car il vit dans des forteresses protégées, voyage dans des voitures blindées, se déplace entouré par ses gorilles, si bien qu'il ne voit la population que de loin, […]. — (Umberto Eco, « La caste des parias », 2012, dans Chroniques d'une société liquide, traduites de l'italien par Myriem Bouzaher, Éditions Bernard Grasset, 2017)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "gorille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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péril
?- Danger, risque, état où il y a quelque chose de fâcheux à craindre.
- À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. — (Pierre Corneille, Le Cid, II, 2)
- Maurin crut que la République était en péril. — (Jean Aicard, Maurin des Maures - Chapitre XVII)
- […] il se demandait s’il avait bien réellement le droit d’associer à cette vie de périls et d’embûches continuelles une jeune fille de l’âge de sa nièce. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Loin du danger, il ne rêve qu’exploits héroïques, entreprises surhumaines et gigantesques ; mais, quand vient le péril, son imagination trop vive lui représente la douleur des blessures, le visage camard de la mort, et le cœur lui manque ; […]. — (Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, vol. 1, Charpentier, 1871, p. 270)
- C’était le coffret qu’Ayrton avait sauvé au péril de sa vie. — (Jules Verne, L’Île mystérieuse)
- Aussi, lorsque, après avoir franchi une porte vitrée immense, donnant sur un vestibule un peu moins vaste que le Square du temple, nous nous engageâmes dans un large escalier aux marches déclives, usées et traîtresses, mais qu’une rampe remarquablement ciselée aidait à gravir sans péril, je me contentai, toujours prudent, d’admirer l’élégante rampe en silence. — (Léo Malet, L’Ours et la Culotte, 1955, chapitre VIII)
- — Ma foi, mon cher Sorel, à vos risques et périls. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir - Tome second, Chapitre III)
- Il se peut qu’à l’heure du péril de guerre, le syndicalisme souffrît d’un léger fléchissement. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
- Qu’y a-t-il Héloïse ? Le prénom familier rompait l’envoûtement, conjurait le péril. Il la rejetait vers l’enfance, niait sa flamboyante puberté […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Lorsque le pays est menacé d’un péril imminent dans ses institutions, dans son indépendance ou dans son intégrité territoriale, le Président de la République décrète l’état d’exception. — (Constitution algérienne du 28 novembre 1996, Art. 93)
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bile
?- (Biologie) Humeur sécrétée par le foie et stockée dans la vésicule biliaire.
- Les branches les plus volumineuses de ces deux vaisseaux cheminent côte à côte dans des tractus fibreux, appelés espaces portes, accompagnés par les canaux biliaires qui véhiculent la bile dans la direction opposée, […]. — (Paul Richard Wheater, Barbara Young & John W. Heath, Histologie fonctionnelle, page 274, De Boeck Supérieur, 2004)
- La bile est un liquide vert foncé à jaune qui se mélange aux aliments dans l’intestin et qui aide à digérer les graisses. — (Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 36)
- (Sens figuré) Colère
- Émouvoir, échauffer la bile.
- Zeus Tonnerre-très-haut au fond du coeur senti une morsure et son coeur fut plein de bile, quand il vit parmi les hommes la lumière du feu – on la voit de loin. — (Hésiode, Théogonie, traduction de Jean-Louis Backès, Gallimard, 2001)
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pointille
?- (Vieilli) Point de détail, sujet léger ou de peu d'importance.
- L’affaire ne roule que sur une pointille. — (Ac.1878)
- (Vieilli) Dispute, chicane sur des bagatelles.
- Ce ne sont que des pointilles perpétuelles. — (id.)
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bidouille
?- (Sud de la France) Personne naïve, peu dégourdie et en général légèrement niaise.
- Que je suis bidouille ! s'écriât Dorian !
- (Familier) Action d'amélioration, ou de réalisation, pérenne ou temporaire réalisée sans respecter les règles de l’art.
- Quelques hackers se souviennent que, pour lui, la bidouille excluait l'idée de se laver et qu'il dégageait une forte odeur de chacal. — (Steven Levy, L'éthique des hackers, École des loisirs)
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ramille
?- (Au singulier) Ensemble des petites branches d’un arbre.
- La ramille d’un buisson touffu.
- Ramification du rameau, petite branche, brindille.
- Beaucoup de plantes et d’arbres inconnus dont pourtant j’aurais voulu savoir le nom. De chacun d’eux je cueille une ramille pour me les faire nommer, au déjeuner. — (André Gide, La porte étroite, 1909, Le Livre de Poche, page 154)
- Malgré les soleillées qui précisaient les dessins délicats des ramilles s’enchevêtrant, la forêt de la Côte, dominant le village, restait maussade et grise. — (Louis Pergaud, « Le Retour », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La poche droite contient des ramilles de ce calcaire rosâtre que ses parents nomment, Dieu sait pourquoi, lithotamnium, quand il est si simple de l’appeler corail. « Mais ce n’est pas du corail, Bel-Gazou. » Pas du corail ? Et qu’en savent-ils, ces malheureux ? — (Colette, La noisette creuse, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Livre de Poche, page 157)
- Je sentis sous ma paume, à travers le tapis de ramilles de pin, quelque chose de dur qui n’était pas une pierre. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 10)
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pompile
?- (Désuet) (Ichtyologie) Poisson du genre des coryphènes.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Entomologie) Genre d’insectes hyménoptères, de la famille des enfouisseurs.
- Les Pompiles, qui vont alertes, battant des ailes et furetant dans les recoins pour y surprendre une araignée.— (Jean-Henri Fabre, Nouveaux souvenirs entomologiques, livre II, ch. 1, 1882)
- juill
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résille
?- Sorte de filet, de réseau, qui enveloppe les cheveux.
- Une épaisse chevelure châtain, dont les boucles étaient retenues par une légère résille d’argent, ondoyait sur ses épaules. — (Clark Ashton Smith, L’Enchanteresse de Sylaire, traduit par Dominique Mols, dans Fées, sorcières et diablesses, 2002, Librio, page 28)
- En Espagne, les femmes portent la résille.
- Filet, réseau.
- La fine résille de traboules s’étend sous les maisons, compliquée comme un système d’égouts et à peu de chose près aussi sale et puante. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 167)
- Deux cents ans dʼabandon avaient peint ses façades de cette couleur blonde que mûrissait le soleil. On savait, par les grands marronniers noirs qui le masquaient de leur résille, quʼil sʼagissait dʼune maison à secrets. — (Pierre Magnan, Le tombeau dʼHélios. Paris : Gallimard, coll. « Folio policier » n° 198, 2001)
- Au-dessous de lui, s’étendait une vallée comblée par des cheminées et des toits fumants qui couvraient d’une résille bleuâtre ce sommet de ville. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- C’était l’automne, par où s’accomplissaient cinq mois de sécheresse. Et bien que le matin fût tout jeune encore, la poussière des roues, des pieds, des sabots, des pattes sans nombre, flottait déjà en trames fines, voiles mobiles et légers, tourbillons ténus où le soleil jouait comme il le fait ailleurs, à son réveil, avec la résille des brumes. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Sens figuré) (Poétique) Réseau constitué des plombs d’un vitrail.
- Les vitraux poussiéreux qui grelottent dans leur résille de plomb. — (Georges Bernanos, Sous le soleil de Satan, 1926)
- (Antiquité) Parures de perles tubulaires funéraires.
- Certaines résilles, apparues entre les VIIe et Ve siècles a.C., renforcent la signification en adjoignant à hauteur de l’abdomen les figures des quatre "Fils d’Horus". — (Jean-Claude Goyon, Les voies d’Osiris en Rê : Collections du musée des beaux-arts et du museum d’histoire naturelle de Lyon, Lyon, EMCC, collection « Des objets qui racontent l’histoire », 2002, page 50)
- (Beaux-arts) Ensemble de l’armature en plomb servant à maintenir ensemble les verres d’un vitrail.
- Lors d’une restauration des vitraux de la cathédrale de Sens en 1942, on a conservé les plombs anciens en «dépiquant» les verres et on s’est aperçu que cette résille toute ténue constituait par elle-même une œuvre d'art de grande valeur. — (Les Dossiers de l’archéologie, Éditions Archéologia, 1978)
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grouille
?- Apprentie qui fait les courses.
- (Vulgaire) (Populaire) Désordre, pagaille.
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arille
?- (Botanique) Partie charnue d’un fruit distincte du péricarpe.
- Il faut attendre juillet pour que les téguments se durcissent et que l’arille —la capsule charnue— se charge de substances mucilagineuses ; ce n’est qu’à l’automne suivant qu’il se colorera en rouge. — (Robert Bourdiu, L’If, Le nom de l’arbre, Actes Sud, 1997, page 24)
- (Botanique) Extension du cordon ombilical.
- (Botanique) Enveloppe de la graine qui n’adhère que par le style.
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rétractile
?- Qui a la faculté de se rétracter, se retirer, se contracter.
- Je le dote d’un petit perfectionnement personnel : des griffes rétractiles, comme celles d’un chat, au bout des pattes. — (Bernard Werber, Nous les Dieux, Albin Michel, 2004, page 184)
- Câble USB rétractile.
- Certes point le bain bleu que nourrit ce ciel clair Mais la mer rétractile et septentrionale — (Lucie Delarue-Mardrus, Sirène, La Figure de proue, Eugène Fasquelle, 1908, page 80)
- (Par extension) Fait de se rétracter.
- Et moi qui craignais qu’elle s’en fût aperçue (et un certain mouvement rétractile et contenu de pudeur offensée qu’elle eut un instant après, me donna à penser que je n’avais pas eu tort de le craindre), j’acceptai de lutter encore, de peur qu’elle pût croire que je ne m’étais proposé d’autre but que celui après quoi je n’avais plus envie que de rester tranquille auprès d’elle. — (Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1919)
- La bouche aussi vivait comme sous les doigts, d’un tremblement rétractile, nue comme un petit cratère de gelée marine. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
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seuil
?- Pièce de bois ou dalle de pierre qui est au bas de l’ouverture d’une porte qui l’affleure.
- La Moussotte allait de temps à autre jusqu’au seuil de la porte, interrogeant le coin du bois d’où la route s’échappait de la forêt, la main en abat-jour sur les yeux, […]. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Autrefois, monsieur, il y avait à cette fontaine un seuil de pierre. Les cantonniers s'en sont servis comme de moellon pour la construction du pont qui est là-bas. — (Anatole Le Braz, Les Saints bretons d'après la tradition populaire en Cornouaille, Les Annales de Bretagne, 1893-1894, Paris : Calmann-Lévy, 1937, p.5)
- (Architecture) Entrée d’une maison, d'un appartement ou de toute pièce de logement.
- La porte était à peine fermée derrière le prince que le roi de Navarre, […], apparut souriant sur le seuil de la chambre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Marx franchit le seuil sans prononcer un seul mot, se contentant d’observer l’habitation d’un œil inquisiteur. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, p.144, 2018)
- (Par extension) Petit barrage, courte section du lit d'un cours d'eau dont le fond est naturellement ou artificiellement fixé, conduisant à modifier la hauteur de la lame d'eau.
- (Par extension) Entrée.
- Au seuil de la vieillesse.
- Au seuil de son ouvrage, l’auteur avertit ses lecteurs que…
- Valeur limite.
- Le seuil de tolérance.
- (Géographie) Espace d’altitude intermédiaire entre deux reliefs, permettant le partage des eaux et un passage facilité des hommes.
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jubile
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de jubiler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de jubiler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de jubiler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de jubiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de jubiler.
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séguedille
?- Sorte de chanson ou de danse espagnole.
- Il me prit envie de chanter avec les jeunes Turcs, qui parurent charmés de m’entendre. Je chantai une séguedille espagnole. — (Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse, Histoire de Rébecca, 1804-1810)
- Près des remparts de SévilleChez mon ami Lilas PastiaNous danserons la SéguedilleEt boirons du Manzanilla. — (Henri Meilhac, Livret de Carmen de Georges Bizet, 1, X, 1875)
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nubile
?- Qui est en âge de se marier.
- Selon l’article 144 du Code civil français, les filles et les garçons sont réputés nubiles à dix-huit ans révolus.
- Qui est en âge de procréer, pubère.
- Ainsi nous avons, dans les campagnes du Midi et dans toutes les populations urbaines du Nord, des jeunes filles qui deviennent nubiles à l’âge de douze ou treize ans et qui ne peuvent à dix-huit ans fonder une famille où il leur semble bon, si leur père prétend avoir des raisons de leur interdire le mariage. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l’amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- Un enfant… elle avait à peine quinze ans! Il est vrai qu’au temps de sa jeunesse on était souvent mère bien avant cet âge. Il suffisait d’être nubile. — (Madeleine Mansiet-Berthaud, Wanda, Presses de la Cité, 2017, page 20)
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nombril
?- (Anatomie) Cicatrice du cordon ombilical, placée au milieu du ventre de l’être humain et des quadrupèdes.
- Sous le soleil qui brille, elle veut admirer... son petit nombril ! Il est beau, ce nombril, si beau qu’elle marche tête baissée pour continuer à l’admirer. — (Frédéric Stehr, Sylvie Poilevé, Le nombril de Souricette, Milan Presse, 2018)
- […] : comment avait-il mérité que ses esprits et ses démons lui donnassent des ordres, que ses esprits et ses démons lui bouffassent son nez et sa tête et ses bras et ses jambes et son nombril, alors qu'il était le seul à écrire sur eux, le seul à chanter leurs louanges, le seul...? — (Der Nister, Contes fantastiques et symboliques, traduits par Delphine Bechtel, Éditions du Cerf, 1997, page 58)
- Adam avait-il un nombril ? — (Jacques Lanzmann, On nous cache tout, on nous dit rien, 1966)
- (Sens figuré) Centre. → voir nombril du monde
- Le temps avait passé. Dix heures venaient de sonner à la vieille horloge comtoise dont le nombril de verre laissait voir la lentille de cuivre du balancier passer et repasser impitoyablement. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Soi-même, dans une optique égocentrique.
- Tout préoccupés de leur nombril, de leurs travaux et de leurs fréquentations, ces jeunes gens sont bien légers… — (Nuit blanche, n° 155, été 2019, page 49)
- Alors que ceux qui se foutent de leurs voisins et qui ne pensent qu’à leur nombril sont de « courageux résistants » ! — (Richard Martineau, Le Journal chez les résistants!, Le journal de Québec, 29 décembre 2020)
- (Par analogie) (Botanique) Cavité qu’on aperçoit à la partie des fruits qui est opposée au pédoncule, et à laquelle les jardiniers donnent le nom d’œil.
- Dans tous les fruits à pépin plats et ronds , comme les ernsannes, les échasseries, les ambrettes, on remarque qu’ils sont plus remplis de jus, qu’ils ont la chair plus fine et plus tendre autour de la queue que vers le nombril. — (Louis Liger, La nouvelle maison rustique ou économie rurale, pratique et générale de tous les biens de campagne, Volume 2, Déterville, 1798, page 308)
- Croissant de lune en nombril (sens héraldique) (Héraldique) Emplacement du champ se trouvant à mi-chemin entre l’abîme (centre) et la pointe de l’écu.
- D'azur, à un soleil non figuré d'or chargé des lettres IC XC de sable, à un croissant d'argent posé en nombril, aux lettres grecques ΜΡ ΘΥ du second émail posés en pointe, au chef palé d'argent et de gueules de 13 pièces, qui est de l’éparchie de Newton. → voir illustration « croissant de lune en nombril »
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mâchouille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de mâchouiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de mâchouiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de mâchouiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de mâchouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de mâchouiller.
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projectile
?- (Didactique) Tout corps lancé par une force quelconque.
- On a brûlé ce qui tombait sous la main et les livres ont servi de combustibles comme ils avaient servi de projectiles. La première chose qui avait été lancée sur les CRS, c'est une bible ! — (David Dufresne, « L'héritage : Les grandes heures du CPE », chap. 6 de Maintien de l'ordre, Hachette Littératures, 2007)
- D’énormes fumigènes rouges et une bombe agricole illuminèrent le virage de Boulogne, et différents projectiles fusèrent en direction du terrain sous les cris de : « CRS marseillais ! » Des agents de sécurité couraient dans tous les sens, […]. — (Serguei Dounovetz, Le rap de la Butte-aux-Cailles, Syros (collection Souris noire), 2011, p. 16)
- (En particulier) (Armement) Balle, obus, et en général de tout corps lancé par une arme de jet ou une arme à feu.
- Alors des flammes aveuglantes jaillirent dans toutes les directions autour du point où le projectile toucha terre, et l’homme qui avait sauté devint, pendant quelques secondes, un éclat de feu et disparut… entièrement. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 240 de l’édition de 1921)
- Ce soir-là, […], je pris ma première leçon d'artillerie. Je connus, à un bruit étrange, croissant, entièrement nouveau, que des projectiles arrivaient, tels des oiseaux criards ; […] ; l'instant d'après ils plongeaient au-dessus de notre toit et éclataient comme à notre nez, criblant l'autre maison et le carrefour. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937)
- Entre 1952 et 1999, environ 500 000 projectiles ont été tirés dans les eaux du lac par l'armée canadienne afin d'effectuer des tirs de pratique. — (Raphaël Brouillette, « Un projet pour retirer 20 000 obus du lac Saint-Pierre », Le journal de Montréal, 10 novembre 2020)
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gerbille
?- (Zoologie) Petit rongeur appartenant à la sous-famille des Gerbilles, se distinguant facilement des souris et des rats par sa queue poilue.
- La gerbille est docile et facile à apprivoiser. — (Manon Tremblay, La gerbille, 2003)
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guenille
?- (Familier) Haillon, chose sans valeur, sans importance, méprisable.
- Selon lui, le corps est une guenille dont il est honteux de s’occuper.
- Il n’a pas une guenille au cul qu’il ait gagnée par lui-même. Qu’il y vienne, vous verrez si je sais faire foutre le camp aux maquereaux ! — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 142)
- (Sens figuré)
- « Vous avez fait de mauvais devoirs cette semaine, me dit le professeur, qui n’y retrouve ni du Virgile, ni de l’Horace, si ce sont des vers ; ni des guenilles de Cicéron, si c’est du latin ; ni du Thomas, ni du Marmontel, si c’est du français. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Familier) (Régionalisme) Individu méprisable, vaurien.
- Ce type-là, c’est une guenille !
- (Familier) Appellation faussement insultante adressée à un enfant.
- – Lève-toi de ma route, guenille ! me criait-elle. Je vais t'ébouillanter si tu restes là, bouche ouverte. Tu attends des truffes ? — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- (Au pluriel) Vêtement misérable en lambeaux.
- Un vieillard et son enfant en guenilles tendirent leurs mains sales et calleuses vers nous. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
- Victorin examina d’un œil défiant ce soi-disant ermite en pèlerinage, et vit un superbe modèle de ces moines napolitains dont les robes sont sœurs des guenilles du lazzarone, dont les sandales sont les haillons de cuir, comme le moine est lui-même un haillon humain. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- (Au pluriel) Sorte de longs poils plus ou moins feutrés ou crasseux que portent certaine races de mules et de baudets.
- La nécessité des guenilles, des cadenettes et de la moustache aux talons n’est certainement pas démontrée d’une manière très-rigoureuse ; mais l’éleveur de mules repousserait le baudet qui ne les porterait pas. — (J. A. Barral, Journal d’agriculture pratique, volume 2, 1860, page 68)
- Le marchand de mules […] imite, au moyen de la bouse de vache ou du crottin délayé, les crottes ou guenilles qui pendent sur les fesses et le ventre des mules de bonne provenance qui ne sont pas débourrées. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- (Québec) Torchon, chiffon, débarbouillette.
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cheville
?- (Construction) Morceau de bois ou de métal qu’on fait entrer dans un trou pour le boucher, pour faire des assemblages ou pour d’autres usages.
- Quand on veut que la cheville fasse tirage, on perce d’abord la mortaise de part en part, le tenon n’y étant pas ; on met le tenon en place, on marque les trous, on retire le tenon, on perce les trous un peu plus haut qu’ils ne doivent l’être ; […]. — (Alexandre-Edouard Baudrimont, Dictionnaire de l’industrie manufacturière, commerciale et agricole, tome 10, Baillière, 1841, page 593)
- (Métrologie) (Désuet) Unité de mesure du bois de charpente.
- a cheville, encore usitée aujourd’hui au Havre, fait la 144e partie du pied métrique cube ou la 300e de la marque, et vaut 12 pouces cubes métriques = 257 centimètres cubes. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- Pièce, souvent en plastique que l’on enfonce dans un mur avant de fixer une vis.
- (Vieilli) Principal mobile, du principal agent d’une affaire.
- (Musique) Petit morceau de bois ou de métal qui, dans les instruments à cordes, servent à tendre ou à détendre les cordes.
- Il manque une cheville à ce violon.
- (Anatomie) Articulation qui relie la jambe et le pied, formant une saillie osseuse.
- Dès le premier jour, les chevilles tuméfiées par la pression du fer se déchirèrent. Une plaie se forma, sanieuse, putride, entourée d'une auréole d’inflammation violente. — (Georges Clemenceau, « À l’Île du Diable », dans L’Aurore, 9 juillet 1899 - En réunion dans Justice militaire, Stock, 1901, page 247)
- Il pressentait que l’eau triompherait des semelles sans résistance, et, sournoisement, s’infiltrerait jusqu’aux chevilles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- Lo…, aidé d’un autre, m’attacha par les poignets et les chevilles avec des lanières de cuir fixées au bois. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Sa silhouette montrait les contours d’une longue robe descendant jusqu’aux chevilles, une écharpe autour du cou et une épaisse tignasse tombant sur les épaules. — (Patrick Sant-Anna, Les Naufragés du destin, Publibook, 2011, page 109)
- (Anatomie, Médecine vétérinaire) Apophyse osseuse qui supporte les cornes chez les animaux.
- (Sens figuré) (Versification) Mots inutiles au vers que l’on rajoute pour obtenir le bon nombre de pieds ou la rime.
- Vers les âpres couloirs marchent d’un pas égalCes héros au front pur en quête du Graal,Montagnes ! Regardez passer là vos vainqueursTout (1) animés du feu d’une splendide ardeur…(1) C’est ce que nous autres appelons : une cheville. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 196)
- (Par extension) Industrie, activité du chevillard.
- (Au pluriel) (Chasse) (Vieilli) Andouillers.
- Sorte de clé en bois utilisée dans les anciennes serrures.
- — Si on fermait la porte à la cheville ? — (Hector Malot, En famille, 1893)
- puisqu’il
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fusil
?- (Vieilli) Petite pièce d’acier avec laquelle on battait un silex pour en tirer du feu.
- Vous savez (…) que l'école (…) est bâtie de bois et qu'il suffirait d'un fusil et d'un copeau pour la faire flamber comme un vrai feu de la Saint-Jean. — (France, Opinions J. Coignard, 1893)
- (Par extension) (Vieilli) Pièce d’acier qui couvrait le bassinet de certaines armes à feu, et contre laquelle donnait le silex qui était au chien.
- Fusil d’arquebuse. — Fusil de pistolet.
- Arquebuse à fusil. — Pistolet à fusil.
- (Par extension) Arme à feu portative qu’on tire en l’épaulant, et munie d’un mécanisme dont le mouvement de percussion enflamme la poudre renfermée dans le canon.
- Le feu des fusils Mauser commença ; ce fut un vacarme épouvantable dans lequel on percevait le ronflement des obus à la lydite, le crépitement des fusils Metford, les éclats des mitrailleuses boers et les sifflements des Mauser. — (Le Mémorial d’Aix, du 25 janvier 1900, page 1)
- Notre arsenal se compose du Winchester et du sabre d’ordonnance de notre cavalier d’escorte, d’un fusil de chasse à deux coups, un « idéal » de la manufacture de St-Étienne, […] et d’un bon revolver tirant des balles cal. 450 que je porte à la ceinture. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 45)
- Jusqu’ici, il s’était promené avec son fusil sous le bras, plein d’un sentiment d’altière sécurité. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l’édition de 1921)
- Notre chien de chasse suit mes promenades quand je prends un fusil et m’abandonne quand je me contente d’un revolver. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Les chasseurs s’étaient précipités sur leurs fusils, mais je donnai l’ordre de les remettre au râtelier. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Par extension) Habile tireur.
- Comme ils étaient, en ce temps-là, les deux seuls fusils de la commune, dès qu’un paysan avait repéré les lieux et heures de sortie d’un lièvre, […], il s’en venait annoncer la chose à l’un ou l’autre des deux compères. — (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Le Glaoui avait amené cinq cents cavaliers, les Rehamma autant et le Goundafi deux cents. Ces douze cents fusils formèrent le noyau le l’armée hafidiste. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 162)
- Et je passe pour un des bons fusils de l’Afrique Orientale. — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
- Ce duc était, d’après eux, le premier fusil de France, et ce titre de « premier fusil de France », qu’ils énonçaient d’un ton respectueux, me causa, à moi, un haut-le-cœur. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 67)
- (Cuisine) Aiguisoir à couteaux constitué d'une tige d'acier finement striée dans le sens de la longueur et emmanchée.
- (Héraldique) (Rare) Meuble représentant l’arme du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté en fasce, la bouche du canon à dextre. C’est un meuble entré récemment (XVIIIème siècle) dans les armoiries européennes. C’est souvent une référence à la chasse.
- Écartelé, au premier d’or à quatre pals de gueules, au second d’azur à un Saint-Sauveur bénissant de sa dextre et tenant un globe dans sa senestre, le tout d’or, au troisième d’azur à une boussole d’argent, l’aiguille partie de même et de gueules, le gueules pointant vers le Sud indiqué par la capitale de sable S, au quatrième d’or à une entrée de mine au naturel ouverte de sable surmontée d’un fusil contourné aussi au naturel, qui est de la commune de Lamanère des Pyrénées-Orientales → voir illustration « armoiries avec un fusil »
- (Argot) Estomac.
-
colombophile
?- Qui s’occupe de colombophilie, l'art d’élever et de dresser des pigeons.
- Ces sociétés colombophiles n'ont d'autre but que de répartir sur un grand nombre de sociétaires, d'alléger, par suite, les frais très-dispendieux de l'éducation et d'entraînement des pigeons voyageurs et de stimuler l'émulation des gens qui les élèvent par des récompenses souvent considérables. — (Gaspard de Cherville, La vie à la campagne, Paris : chez Maurice Dreyfous, 1879, page 105)
-
cannetille
?- (Art) Fil d’or, d’argent ou de laiton, enroulé autour d’une aiguille de fer ou d’une corde métallique ou en boyau, qui sert à la fabrication des tissus brodés d’or ou d’argent ou à celle des cordes basses de violon ou de violoncelle.
- Il y avait dans sa coiffure, des roses artificielles et des ornements en cannetille dédorée qui lui donnaient l’air d’une poupée. — (Honoré de Balzac, Le Charlatan, 6 mai 1830, dans les Œuvres complètes de H. de Balzac, volume 21, partie 4 : Croquis et Fantaisies, Paris : chez Michel Lévy frères, 1872, page 460)
- les feuilles longues et minces, faites de paillettes cousues chacune avec un brin de cannetille, retombaient en une pluie d’étoiles. — (Émile Zola, Le Rêve, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1888)
- (Sens figuré) Dans ses chenaux pleins de cannetille, l’Erdre laissait fluer un sirop pour têtards et se découvrir peu à peu le chevelu des souches ancrées de biais sur ses bords. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 295)
- Tissus de fil de laiton que les chapeliers utilisent pour mettre en forme les chapeaux.
- Même pour une Aielle, elle était très grande – peut-être plus que lui – et arborait une chevelure évoquant la cannetille et des yeux d’un bleu céruléen. — (Robert Jordan, Les Feux du ciel, traduit par Jean-Claude Mallé, Bragelonne, 2013, ISBN 978-2-35294-664-9)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.