Dictionnaire des rimes
Les rimes en : goût
Que signifie "goût" ?
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- Celui des cinq sens par lequel on discerne les saveurs.
- Le gras, un goût ? Tout dépend comment on définit ce dernier. Si l’on réduit le goût à la saveur fondamentale captée par les récepteurs de la cavité buccale, le gras ne peut encore accéder à ce glorieux titre, car les biochimistes ne sont pas tous d’accord. — (Camille Labro, Le gras, précieux révélateur de saveurs, Le Monde. Mis en ligne le 26 juillet 2019)
- Tout le monde a appris à l’école qu’on pouvait détecter quatre goûts fondamentaux : le salé, le sucré, l’amer et l’acide. Mais saviez-vous qu’il existe en réalité une cinquième saveur? C’est l’umami! — (Élise Madé, L’umami, ce goût qui fait dire « miam! », ici.radio-canada.ca/mordu, 10 novembre 2021)
- Avoir le goût bon, le goût fin, le goût sûr, le goût mauvais, le goût dépravé, le goût usé.
- Cela plaît au goût, chatouille le goût, flatte le goût.
- Saveur.
- Des petits pois, ainsi préparés, peuvent se conserver plusieurs années sans perdre le goût qu'ils ont dans la primeur. — (Armand Étienne Maurice Havet, Le dictionnaire des ménages, page 363, 1822)
- On obtient ainsi de l'eau-de-vie qui possède un goût empyreumatique, dit goût de feu, très prononcé ; on peut le faire disparaître en partie en distillant de nouveau l'eau-de-vie. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 143)
- « Leurs litchis sont excellents », remarqua Léopold. « Mais il faut aller les manger en Chine. Ici, ils arrivent en boîte et la conservation en atténue le goût, et puis, il n'y en a qu’à lèche-doigts. » — (Louise-Yveline Féray, La fête des eaux : une récréation asienne, Éditions Albin Michel, 1966)
- Il fut intéressé par la salade de carottes râpées en longues lamelles. Il en prit une fourchettée, mâcha. Le goût le surprit. Il n'appréciait pas. — (Roger Hanin, Les sanglots de la fête, Grasset, 1996)
- Nous nous souvenons du premier dîner avec l’être aimé (nous pouvions à peine manger, tant le désir de l’autre nous emplissait). Nous nous souvenons du goût de son corps sur notre langue. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, no 100, page 319)
- On faisait brûler légèrement les pommes de terre au lard au fond d'une casserole en fonte pour donner à ce simple ragoût un petit goût de roussi agréable. — (Paul Dunez, Les Grandes Hazelles: L’Émeraude des Ardennes, L'Harmattan, 2011, page 91)
- Odeur.
- On sent ici un goût de renfermé.
- Ce tabac a un goût de pourri.
- Y a comme un goût.
- Appétence des aliments, plaisir qu’on trouve à boire et à manger.
- Ce malade ne trouve goût à rien, ne prend goût à rien.
- Il a entièrement perdu le goût.
- Le goût commence à lui revenir.
- (Sens figuré) Faculté de sentir, de discerner les beautés et les défauts qui se trouvent dans les ouvrages d’esprit, dans les productions des arts.
- Il a le goût fin, délicat.
- Il a bon goût.
- C’est avoir le goût fort mauvais que de trouver de l’esprit à cela.
- Le goût des pointes.
- Finesse de goût.
- Délicatesse de goût.
- Le goût particulier d’une nation.
- Le goût français.
- (Par extension) Sentiment agréable ou avantageux qu’on a de quelque chose.
- — Si tu veux rester, dit-il, je te garderai, mais sans gages parce que tu n’es pas assez fort ; plus tard, je ne dis pas.Je le remerciai.— À ton goût, ce que j’en disais c’était pour toi ; bon voyage ! — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Mais cette effervescence sociale n’est pas du goût des autorités de l’Empire. L’activisme de Camélinat lui vaut quelques démêlés avec la justice. — (Rosa Moussaoui, Zéphyrin Camélinat (1840-1932) Un long chemin, de la commune au communisme, dans L'Humanité, 7 septembre 2011)
- Satisfaire tous les goûts.
- Cet ouvrage est au goût de tout le monde.
- Avoir le goût difficile.
- Attrait qui porte vers certaines choses et du plaisir qu’on y trouve.
- Il n’a aucun goût pour la musique.
- Le goût de la solitude.
- Inspirer à quelqu’un le goût d’une chose.
- Prendre goût à une chose.
- Il n’a point goût au travail qu’on lui impose.
- Son goût le porte à ce genre d’études, vers ce genre d’études.
- Faire une chose par goût, La faire pour son plaisir.
- Ouvrages de goût, Ouvrages, objets qui ne sont faits que pour l’agrément, pour l’ornement.
- En effet, le Marquisien se soucie peu de l’argent et, pour obtenir son copra, certains capitaines exploitent son goût pour l’alcool, ce qui est défendu par la loi mais très difficile d’empêcher. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Elle nous imposait ses goûts et ses dégoûts. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 23)
- (Vieilli) Inclination qu’on a pour certaines personnes.
- On a remarqué qu’il avait du goût pour cette jeune fille et on pense qu’il l’épousera.
- Ce n’est point de l’amour, c’est un goût passager.
- Manière dont une chose est faite, caractère particulier de quelque ouvrage.
- Des ornements d’un goût recherché, d’un goût mesquin.
- Ce meuble est de bon goût, de mauvais goût, d’un goût nouveau.
- Bernard sourit, hocha la tête et, glorieux de son vêtement coupé dans une étoffe cannelle de mauvais goût, m’offrit une cigarette. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Voilà une plaisanterie d’assez mauvais goût.
- Une galanterie de bon goût.
- Une toilette de bon goût.
- Cet artiste travaille dans un fort mauvais goût.
- Un mobilier d’un goût sévère.
- (En particulier) Manière propre à un artiste, de la manière d’une école, et du caractère général d’un siècle.
- Sur les crédences en style de la Renaissance se dressaient des figures de sirènes, et les chaises en bois sculpté avaient des dossiers surmontés de têtes de femmes dans le goût Henri II. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, partie 1, chapitre 1.)
- Ces vers sont dans le goût de Racine. — Ce tableau est dans le goût de Michel-Ange, de Raphaël. — Le goût de la Renaissance.
- Ce tableau est dans le goût vénitien. — Cette pièce est bien du goût du XVe siècle. — Il a écrit dans le goût de son siècle.
- (Par ellipse) Bon goût ; agrément ; grâce ; élégance.
- Les cache-nez masculins et féminins sont d'un goût parfait au Comptoir des Indes, et, à cette époque de fin d’année, il est bon de signaler les dessins les plus séduisants et les plus nouveaux. — (« Revue des magasins », dans Le Moniteur de la mode: journal du grand monde, no 50 du 14 décembre 1873, Paris : chez Adolphe Goubaud & fils, page 2)
- Avoir du goût.
- Un homme de goût, plein de goût.
- Les lois, les règles du goût.
- C’est un critique du goût le plus sur.
- Manquer de goût.
- Le goût s’épure.
- Le goût se perd.
- L’étude, la lecture forment le goût.
- La perversion du goût.
- Un ouvrage fait avec goût.
- Il y avait dans cette parure plus de richesse que de goût.
- La magnificence et le goût de ces fêtes.
- Le goût brille dans ses moindres ouvrages.
- (Sens figuré) Propriété ; caractéristique.
- « La liberté a souvent, hélas, le goût du sang versé », a clamé le président de la République. « Au nom de la nation, je m’incline devant leur sacrifice, je m’incline devant la douleur des familles », a-t-il poursuivi avant de décrire en quelques mots la carrière de chaque soldat. — (Le Monde avec AFP, L’hommage national aux treize soldats morts au Mali : « La liberté a souvent, hélas, le goût du sang versé », Le Monde. Mis en ligne le 2 décembre 2019)
- (Musique) Se dit de la manière la plus élégante d’interpréter une œuvre musicale, notamment dans les sections d’improvisation comme les cadences.
Mots qui riment avec "ou"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "goût".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ou , ous , out , outs , oux , oup , oups , oût , oûts , oue et oues .
- menoux
-
énoue
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe énouer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe énouer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe énouer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe énouer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe énouer.
- poitou
- celoux
-
choue
?- Variante de choe.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
burnous
?- (Habillement) Grand manteau de laine à capuchon d’origine berbère, porté dans les pays du Maghreb.
- La lisière de la forêt venait d’être dépassée, et les voyageurs purent apercevoir une trentaine de cavaliers, revêtus du large pantalon et du burnous flottant. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon)
- L’uniforme de ces cavaliers se compose de vêtements amples et longs, à manches très larges : le kaftan en drap de couleur voyante, la faradjiya de léger tissu blanc portée par-dessus et en tamisant l’éclat, serrés à la ceinture par la m’demma de cuir brodée de soie, le burnous bleu ou blanc. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 83)
- Près d’un feu à demi éteint, le vagabond était couché, roulé dans son burnous. — (Isabelle Eberhardt, La Rivale, 1904)
- Nous admirions des choses nouvelles, […]. Des cavaliers à burnous flottant galopaient sur des chevaux merveilleux. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 112)
- (Par métonymie) Porteur de ce vêtement.
- Grand manteau de femme.
- Seulement quand la pièce a été finie et que, dans l’espèce de tumulte général des loges qui se vident, la dame s’est levée, droite, dans sa loge, pour agrafer son burnous, je l’ai entendue dire à son mari, de la voix la plus conjugalement impérieuse et la plus claire : « Henri, ramassez mon capuchon ! » […] — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page)
- Peignoir de bain sans manches pour bébé.
- Elle s’amusait, parfois, à draper sur moi le burnous noir léger, rayé de lames d’or, à me coiffer du capuchon à gland ; alors elle s’applaudissait de m’avoir mise au monde. — (Colette, Le manteau de spahi, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 93)
-
sagou
?- Fécule amylacée qu’on tire de la moelle de diverses espèces de palmiers, en particulier du sagoutier.
- De tous ces sagous, les plus estimés ou les plus estimables, au jugement de M. Planche, sont les sagous des îles Moluques. — (Bulletin, Académie royale de médecine, 1836)
- À une aussi grande distance des lieux, il est difficile de décider, entre ces arbres, quels sont ceux qui produisent véritablement les sagous du commerce; car il y en a, plusieurs espèces. — (Nicolas Jean-Baptiste Gaston Guibourt, Histoire naturelle des drogues simples, 1849)
- Je fus un voyou et une petite brute pendant tout le déjeuner, et je ne valais pas plus cher qu’un voyou des Sablonières, et j'aurais dû montrer plus de respect, et je restais silencieusement assis, comme Tunney, à manger mon pudding au sagou. — (Dylan Thomas, Portait de l’artiste en jeune chien, in Œuvres, tome 1, traduction de Francis Dufau-Labeyrie, Seuil, 1970, page 99)
- Sagoutier.
- Le sagou du Japon.
- Dans les îles de l'Asie, le sagou contient dans son tronc épais une farine abondante. — (Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre)
-
ragoût
?- (Cuisine) Viande accommodée avec une sauce.
- Une porte latérale s'ouvrit, et nous entrâmes dans une pièce voûtée où, sur un long potager, bouillaient dix ragoûts. — (Amans-Alexis Monteil, Histoire des Français des divers états aux cinq derniers siècles, 1841, page 11)
- Entre deux falaises de primeurs étagées en munitions, les effluves toniques du ragoût de mouton luttaient désespérément contre ceux, plus sucrés, de la marijuana. — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 10)
- Ma mère faisait un délicieux ragoût de mouton qu'elle appelait barboton.
- (Par extension) Mets goûteux, même préparé sans viande.
- Une nourriture commune donne autant de plaisir qu’un festin somptueux, et c’est un ragoût admirable que l’eau et le pain lorsque l’on en trouve dans le temps de sa faim et de si soif. — (Épicure, Lettre à Ménécée, Traduction par Jacques Georges Chauffepié, 1840)
- Ah ! s’il avait su, il n’aurait jamais eu cette marmaille, qui le forçait à ne plus fumer que quatre sous de tabac par jour, et qui ramenait par trop souvent, au dîner, des ragoûts de pomme de terre, un plat qu’il méprisait profondément. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- La cacasse à cul nu, repas habituel était la fricassée du pauvre. On faisait brûler légèrement les pommes de terre au lard au fond d'une casserole en fonte pour donner à ce simple ragoût un petit goût de roussi agréable. — (Paul Dunez, Les Grandes Hazelles: L’Émeraude des Ardennes, L'Harmattan, 2011, page 91)
- (Sens figuré) (Familier) (Vieilli) Ce qui rend appétissant, ce qui excite le désir, l’intérêt.
- La difficulté est une espèce de ragoût.
- Il y a un ragoût dans la nouveauté.
- Quel ragoût trouvez-vous à cela ? : Quel plaisir y trouvez-vous ?
- En effet, il projetait dans le débat des clartés qui me paraissaient admirables… Étaient-elles en somme si admirables ?… Je crois bien que je vomirais aujourd’hui ce ragoût. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- coudoux
- briscous
-
hou
?- Suppose le cri d’un fantôme.
- Il effrayait les enfants en criant « hou hou ».
- Onomatopée pour huer ou se moquer de quelqu’un.
- Onomatopée pour signifier un doute ou une emphase.
- Quand ils sont arrivés, je te parle de ça, hou, ça remonte à loin, eh bien les niaqués savaient quasiment rien foutre. — (Pierre Lemaître, Le Grand Monde, Calmann-Lévy, 2022)
- anoux
-
floue
?- Féminin singulier de flou.
-
youyou
?- (Vieilli) Petit canot chinois utilisé en rivière ou dans des zones marines abritées et qui se manœuvre soit à l’aviron soit à la godille.
- Petit canot court et large utilisé pour la navette entre les bateaux au mouillage et les quais.
- Maintenant, camarade… marchons vite jusqu’au port. Je ne serai tranquille que lorsque nous aurons le pied sur le youyou.
- source
- Nous étions deux garçons, deux fillesSur un petit youyou de boisIl s’appelait Nina gentilleEt nous allions à Cuba. — (Jacques Hélian, Le voyage à Cuba, 1952)
- L’inquiétude les avait saisis dès le premier soir, quand Yelpy et Le Kerrec étaient revenus avec le youyou, après avoir sabordé la Jubilation. — (A. L. Dominique, Le gorille dans le cocotier, Série Noire, Gallimard, 1956, chapitre XIII)
- (Par extension) Canot pneumatique, généralement utilisé pour le sauvetage.
- (Souvent au pluriel) Cri de joie aigu modulé poussé en certaines occasions par les femmes d’Afrique du Nord.
- Des youyous de joie.
- Les Français, quand ils entendent nos mères avec leurs chœurs de youyous suraigus qui s’envolent, n’en perçoivent pas la joie, ça non! — (Assia Djebar, Nulle part dans la maison de mon père, Babel, page 99)
- Ils arrivent munis de leurs tambourins, entrent dans la maison où les femmes les reçoivent en poussant des youyou. — (Saïd Boulifa, Textes berbères en dialecte de l’Atlas marocain, Paris, Leroux, 1908, page 97)
- Les hommes chargèrent le quintal de blé. Le tambourinaire agitait sa baguette, les hommes faisaient parler la poudre, les femmes poussaient des youyous. — (Yamina Aït-Amar ou-Saïd, Le Mariage en Kabylie, fichier de documentation berbère, 1960, page 122)
- Les juges ont rendu leurs verdicts en l’absence des détenus et de leurs familles, qui ont décidé il y a quelques jours de « boycotter » le procès. Pleurs et youyous ont aussitôt résonné dans les couloirs du Tribunal dès le prononcement des verdicts. — (H24info, Nasser Zefzafi écope de 20 ans de prison ferme, 26 juin 2018)
- (Pâtisserie) Variante de yoyo, beignets tunisiens.
- (Ornithologie) Espèce de perroquet (Poicephalus senegalus).
-
août
?- Huitième mois de l’année du calendrier grégorien, constitué de 31 jours.
- Elle était si meurtrière que, du mois d’août à la fin décembre, elle ne fit pas moins de 800 victimes de tout âge et de toute condition. — (G.-A. Martin, Essai historique sur Rozoy-sur-Serre et les environs, 1864)
- Le lundi, dix-huitième jour du mois d’août 1572, il y avait grande fête au Louvre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- Après avoir passé par Brühl, Cologne, Stolberg et Malmédy, il entre le 16 août 1914 en Belgique. Le lendemain il est à Francorchamps, à sept kilomètres de Stavelot. — (Arthur Chuquet, « Le carnet du Soldat Kreuzer », dans La Revue hebdomadaire, éd. Nourrit et Cie, n° 8 (11e année/nouvelle série), du 20 février 1915, p. 307)
- […] mais l’on n’était qu’en juin et, sauf pour les poires de moisson qui mûrissent en août, il fallait encore attendre longtemps avant de savourer concurremment les pommes du verger et la vengeance désirée. — (Louis Pergaud, « Une revanche », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Par métonymie) (Vieilli) Moissons.
- Il est temps de faire l’août.
- L’août n’était pas commencé.
- laroquebrou
-
surloue
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe surlouer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe surlouer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe surlouer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe surlouer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe surlouer.
-
déjoue
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de déjouer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de déjouer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de déjouer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de déjouer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déjouer.
-
marlou
?- (Argot) (Vieilli) Homme rusé, malin, fort.
- Sobieski retrouva sa position de marlou sûr de son fait. Les jambes écartées, un coude sur le bureau, le torse légèrement penché afin de mettre en valeur toutes ses breloques. — (Jean-Christophe Grangé, La terre des morts, 2018, édition Le livre de poche, page 304)
- (Vieilli) Souteneur, proxénète.
- – […] Elle était venue chez moi, nous avions pris la goutte ensemble, et elle m’avait décidé, cette bougresse-là, à devenir son marlou pour une période de deux mille lustres, lorsque je t’ai entendu dire à ta mère, en sortant du bal du duc de la Croix de Berny, que je faisais des saloperies avec les femmes du Ciel. — (Princesse Sapho, Le Tutu, Léon Genonceaux, Paris, 1891)
- Chacun paya sa tournée, ils se levèrent. Il était quatre heures. Ils descendirent l’avenue du Maine, les mains derrière le dos, à pas lents, avec leurs regards assurés de marlous. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 103)
- Les prêtres s’entendent à merveille pour procurer de riches dots aux nobles appauvris, au point qu’on a pu accuser l’Église de considérer le mariage comme un accouplement de gentilshommes vivant en marlous et de bourgeoises réduites au rôle de marmites. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. VII, La morale des producteurs, 1908, page 340)
- La Du Barry, elle, ne fut nommée que comtesse, ce qui était tout de même une belle promotion pour une ex-pensionnaire de maison close présentée au roi libidineux par un marlou qui spéculait sur ses charmes. — (Jean-François Kahn, M la maudite, Tallandier, 2018, page 199)
- (Péjoratif) Amant, concubin.
- Quand je suis revenu chez moi, après la guerre, et que j'ai trouvé ma femme acoquinée avec son marlou, j'ai peut-être pensé comme vous. Seulement je sors du peuple, moi. — (Marcel Arland, L’Ordre, Tallandier, 1929, page 394)
- domloup
-
croup
?- (Médecine) Sorte d’angine, commune chez les enfants, et se caractérisant par le développement de fausses membranes dans les voies respiratoires et par une toux singulière qu’on a comparé au cri d’un jeune coq.
- Le croup, monstre hideux, épervier des ténèbres,Sur la blanche maison brusquement s’abattit, Horrible, et, se ruant sur le pauvre petit, Le saisit à la gorge ; ô noire maladie ! De l’air par qui l’on vit sinistre perfidie ! Qui n'a vu se débattre hélas ! ces doux enfants Qu’étreint le croup féroce en ses doigts étouffants ? Ils luttent ; l’ombre emplit lentement leurs yeux d’ange, Et de leur bouche froide il sort un râle étrange, Et si mystérieux qu’il semble qu’on entend, Dans leur poitrine où meurt le souffle haletant, L’affreux coq du tombeau chanter son aube obscure.— (Victor Hugo, Les contemplations, III, 23)
- Deux enfants moururent. C’était d’une maladie de gorge. Les femmes commencèrent à murmurer qu’il allait y avoir une épidémie de croup. Elles se firent beaucoup de mauvais sang. Leurs visages s’embellirent de regards farouches et elles gardaient leurs enfants serrés contre la poitrine. Mais il n’y eut que quelques maux de gorge bénins. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 275)
- La pauvre femme, atteinte du croup, eut à subir une laryngotomie. Une fausse couche suivit, à laquelle l’infortunée ne survécut pas — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 159)
- aunou
-
cloue
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe clouer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe clouer.
- Elle possède au plus haut degré cette science de l’existence qui bonifie les moindres parcelles de la matérialité, qui fait que votre pantoufle est la plus exquise pantoufle du monde, qui donne à votre linge une saveur indicible, qui double de cèdre et parfume les commodes ; qui verse à l’heure dite un thé suave, savamment déplié, qui bannit la poussière, cloue des tapis depuis la première marche jusque dans les derniers replis de la maison, brosse les murs des caves, polit le marteau de la porte, assouplit les ressorts du carrosse, qui fait de la matière une pulpe nourrissante et cotonneuse, brillante et propre au sein de laquelle l’âme expire sous la jouissance, qui produit l’affreuse monotonie du bien-être, donne une vie sans opposition, dénuée de spontanéité et qui pour tout dire vous machinise. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836 (en parlant de l’Angleterre))
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe clouer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe clouer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe clouer.
- escroux
- amphoux
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.