Dictionnaire des rimes
Les rimes en : glaçure
Que signifie "glaçure" ?
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- (Céramique) Action de recouvrir les poteries d’un enduit qui au feu doit se vitrifier.
- Très tôt les Egyptiens surent fabriquer des verres. L'origine de ce matériau semble avoir été dans les glaçures recouvrant les poteries pour les rendre imperméables et les décorer. — (Bernard Vidal, Histoire de la chimie, 1985, Collection Que sais-je des Presses Universitaires de France, page 10)
- (Céramique) Enduit que le potier applique sur les céramiques avant la cuisson. Ce vernis les rend imperméables et leur donne de la brillance.
- Le vert est à la mode au début du XVIe siècle : jattes, écuelles et cruches sont très souvent recouvertes d'une glaçure verte brillante. — (Alban Horry, Poteries de Lyon 1500-1800, 2012, page 22)
- (Par analogie)
- Le long du coteau blanc et des nobles versants, les chalets se semaient comme des ostensoirs sur la neige vernie où le soleil lissait des glaçures assez douces. — (Sylvain Tesson, Blanc, Gallimard, 2022, page 79)
Mots qui riment avec "ur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "glaçure".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ur , urs , ure , ures , ûre et ûres .
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mixture
?- Mélange, homogène ou non, de plusieurs substances, plus particulièrement de substances liquides.
- Ils changèrent de sujet en buvant un avant-dernier godet de la fameuse mixture régionale, car dans cette contrée verdoyante on ne disait jamais le dernier godet, il paraît que cela porte malheur. — (Bernard Freda, Jean-Guy de Brabant : Saga brabançonne, tome 1 (XI-XIIème siècle), Éditions Publibook, p. 127)
- Quel ne fut pas mon étonnement de reconnaître, après avoir goûté à cette boisson, que non seulement l'illusion était possible, mais encore que le café d'orge était vingt fois préférable aux horribles mixtures où règne la chicorée que l'on nous sert à Paris dans les établissements de second ordre. — (Louis Jacolliot, Voyage aux pays mystérieux, 1876)
- (Familier) (Péjoratif) Mélange quelconque.
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monture
?- Animal (cheval, âne, mulet, etc.) que l’on monte.
- Quant aux montures destinées au service des voyageurs, c’étaient de ces petits chevaux de race espagnole, noirs ou grisâtres de robe, […] bêtes douces et courageuses qui sont fort estimées. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
- À peine nos montures avaient-elles un assez large espace pour marcher deux de front. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Faits prisonniers par les dragons prussiens, nous avions été emmenés jusqu’à Vrigne-aux-Bois au grand trot de nos montures. — (Victor Thiéry, Après la défaite : Souvenirs et impressions d’un prisonnier de guerre en Allemagne, Paris : chez Frinzine, Klein & Cie, 1884, page 17)
- Parfois les rênes s'échappent de nos doigts engourdis, et nos montures aveuglées, tournant le dos à la tempête, refusent d'avancer. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 36)
- Accompagné de trois cavaliers, il approchait de Troyes : avec sa monture, il y avait donc quatre chevaux. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Sens figuré) — Vers le sud, à cent mètres environ au-dessus des eaux, chevauchant, telles des Valkyries, les étranges montures dont la mécanique européenne avait été l’inspiratrice, les Japonais s’avançaient sur leurs monoplans rouges. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 312 de l’édition de 1921)
- (Art) Action de monter un objet, un outil, un bijou ; résultat de cette action.
- (Par extension) Travail de l’ouvrier qui l’a monté.
- La monture de cet éventail, de ce bijou a été exécutée avec goût. Il en a coûté tant pour la monture.
- Ce qui sert à assembler, à supporter, à fixer la partie ou les parties principales d’un objet, d’un outil.
- La monture d’une scie, d’un télescope.
- (En particulier) Métal employé pour assembler, réunir, encadrer les différentes pièces dont se forment une tabatière, un étui, un vase, un bijou quelconque.
- Une monture de vermeil, d’or, d’argent. La monture d’une bague.
- (En particulier) Partie des lunettes qui maintient les verres.
- Par une fenêtre ouverte, elle aperçut un piano sur lequel jouaient à quatre mains deux filles portant les mêmes lunettes à monture d’écaille. — (Jane Thynne, Le jardin d’hiver, traduit de l’anglais par Sophie Bastide-Foltz, Éditions JC Lattès, 2016, chapitre 4)
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emblavure
?- (Agriculture) Terre emblavée.
- Dans les vergers […] on plante en général 200 pommiers ou poiriers par hectare. Mais, pour les terres que l’on cultive, on ne dépasse pas 100 pieds d’arbre, et on les espace suffisamment pour que les emblavures aient de l’air et du soleil. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 136)
- Peut-être aussi beaucoup des terres qu’il cultivait convenaient-elles aux emblavures mieux qu’à la vigne et à l’olivier. — (Gustave Bloch, La République romaine, Flammarion, 1913)
- Mais est-ce la diminution des emblavures qui a fait décroître les naissances ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (En particulier) (Agriculture) Terre ensemencée, notamment par le blé.
- Au printemps 1976, 55% de la surface étaient semés en « J73 », lorsqu’on identifia des biotopes virulents de la rouille brune. Mais il n’y avait pas de semences d’autres variétés pour remplacer « J73 » dans les emblavures de 1976-1977. — (Jean Semal, Pathologie des végétaux et géopolitique, 1982)
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feuillure
?- Entaillure dans laquelle les fenêtres et les portes s’engagent un peu pour fermer juste.
- La feuillure de ce volet n’est pas assez large, assez profonde.
- Je sentais Marco seule, dure et fiévreuses, derrière le battant. La bouche contre la feuillure, je dis « c’est moi » et Marco m’ouvrit. — (Colette, Le képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, p. 59.)
- (Par analogie) Entaillure grâce à laquelle on insère une feuille d'un matériau dans un cadre.
- Les éléments sont pré-moulés dans nos usines avec des feuillures longitudinales et d’extrémité, permettant leur emboîtement. — (Extha, fiche technique « Caniveaux coupe-feu », mise à jour du 4 février 2013.)
- Avant de mastiquer une vitre dans sa feuillure, on la maintient par quelques pointes.
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égratignure
?- Action d’égratigner ou résultat de cette action.
- Une égratignure au visage.
- Se faire une égratignure.
- ne pouvoir souffrir la moindre égratignure, être peu endurant ou trop délicat.
- (Sens figuré)
- De Gaulle que tant de tempêtes avaient assailli sans jamais l'ébranler, s'évanouit et disparut à la première égratignure que lui fit un parlement-croupion. — (François Mitterrand, Le coup d'État permanent, 1965)
- (Par extension) Blessure légère et peu dangereuse.
- Ce n’est qu’une égratignure.
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bitture
?- (Marine) (Vieilli) Portion déterminée d’un câble qui doit filer librement avec l’ancre sur laquelle il est étalingué, et qu’on élonge sur le pont en direction des écubiers, quand on se prépare à mouiller.
- Le tour de bitte doit être pris à l’avance en dedans et sur l’avant de la bitture préparée, sauf à filer plus de câble dehors si le cas l’exige, sans décapeler le tour de bitte. — (Jean-Baptiste Philibert Willaumez, Dictionnaire de marine avec huit planches, 1831, p. 80)
- Les deux ancres de bossoir furent bientôt prêtes à être mouillées, les bittures des câbles furent prises et ensuite les travailleurs regardèrent autour d’eux. — (James Fenimore Cooper, traduction de Defauconpret, Le Lac Ontario, Jouvet et Cie, Garnier frères, 1870, p. 252)
- (Familier) (Vieilli) Variante graphique de biture, l'ivresse.
- N'aspirons-nous le grand air que pour l’ineffable joie d'engloutir impunément du piqueton jusqu'au gobichonnage majeur, jusqu'à prendre une bitture ? — (Auguste Luchet, Les mœurs d'aujourd'hui : le tabac, le jeu, le canot, le pourboire, la blague, la pose, le chantage, le loyer, la boutique, l'exil, Paris : chez Coulon-Pineau, 1854, p. 47)
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relecture
?- Lecture d’un texte écrit à des fins de correction.
- Lecture à nouveau d’un texte pouvant amener à une nouvelle interprétation.
- Cette remarque pose, d'ailleurs, à l'historien, un problème. L'analyse qui est la sienne s'appuie sur SA lecture, véritable relecture dans un contexte parfaitement différent. — (Yvonne Turin, Littérature engagée et anticolonialisme européen dans l'Algérie du Centenaire: le cas singulier d'Albert Truphémus, dans la Revue d'Histoire moderne et contemporaine, tome XXIII, 1976, page 617)
- Pratique spirituelle.
- La relecture nous permet de nous rappeler les événements que nous venons de traverser, pour y discerner Dieu et son action.— (LA RELECTURE SPIRITUELLE, 2022 → lire en ligne)
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sériciculture
?- (Soierie) Ensemble des opérations qui ont pour objet la production de la soie : culture du mûrier, élevage du ver à soie pour l’obtention du cocon, dévidage du cocon, et filature de la soie.
- Des essais de sériciculture tentés à Cilaos, dans l’Île de la Réunion, tout récemment, ont donné de bons résultats. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Des musées retracent l’histoire de la sériciculture française, comme celui des Vallées cévenoles,à Saint-Jean-du-Gard, le musée de la soie à Saint-Hippolyte-du-Fort, la magnanerie de la Roque, à Molezon ou le musée du vieux Nîmes où l’on peut admirer une impressionnante collection de gilets et de broderies en soie. — (Pontoppidan Alain, 2002. Le mûrier. Actes Sud (Le nom de l’arbre) éd., 1 vol., 96 p., page 53)
-
créature
?- Résultat de la création, être humain ou animal.
- En 1214, il fit hommage du sénéchalat de Champagne à la comtesse Blanche et à son fils Thibaut, mineur, qu'il jura de défendre, comme étant son homme lige, contre les fils du comte Henri et contre toute créature morte ou vivante. — (Paulin Paris, « Essai sur la généalogie des sires de Joinville », chap. 10 de la Notice sur les manuscrits du sire de Joinville, dans Histoire de Saint Louis, par Jehan Sire de Joinville, Paris : chez Firmin Didot frères, fils & Cie, 1859, page CXXXIII)
- Les créatures animées.
- Les créatures inanimées.
- L’homme est une créature raisonnable.
- (En particulier) Ce qui est créé dans un but particulier.
- La mondialisation est une créature des gouvernements qui ont décidé de mettre en concurrence leurs propres économies et modèles sociaux. On en connaît désormais le bilan : la création et la fortification d’empires, aux puissances déchaînées, américain et chinois. — (« Arnaud Montebourg : « La mondialisation doit faire l’objet d’un débat démocratique » », le 4 novembre 2020, sur Alternatives économiques (www.alternatives-economiques.fr))
- (Spécialement) Homme, en tant qu’être créé par Dieu, humain.
- Ô phrénologues ! L’inéducabilité érigée en principe ? quel inhominalisme ! La sublime créature est éducable, voyante et libre, criminelle ou vertueuse à son choix, responsable. — (L.-V. Frédéric Amard, Homme, univers, et Dieu, vol. 2, 1844, p. 580)
- La providence accordait quelques minutes de plus à ces malheureuses créatures. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Avez-vous été à l’Odéon, monsieur, me dit-il, et avez-vous remarqué que les femmes qui viennent là sont les plus affreuses créatures du monde ? — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Les accros à la nicotine ont du mal à croire à l'existence de cette étrange créature : la fumeuse occasionnelle. Si vous appartenez à cette catégorie, vous n'en êtes pourtant guère satisfaite. Sinon, vous ne seriez pas en train de lire ce livre. — (Allen Carr, La méthode simple pour les femmes qui veulent arrêter de fumer sans prendre de poids, traduit de l'anglais par Claire Désinde, éditions Pocket (Univers Poche), 2012, chapitre 14)
- Femme.
- Il se parlait comme à lui-même, le Hollandais : « L’inconvénient des Italiennes, c’est qu’elles sont joueuses, terriblement… » Joueuses ? Où voulait-il en venir ? « Oh ! je disais ça, à cause d’une amie que j’aie eue, étant jeune, une Florentine… une créature adorable… mais joueuse ! » — (Louis Aragon, Les Beaux Quartiers, 1936, page 408)
- Mais quand une créature arrive ainsi, son excuse doit être dans une certitude d’éclipser en tendresse, en beauté, la maîtresse la plus adorée. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- À l’en croire, c’était lui qui dansait, qui levait la jambe, qui se dandinait, tellement il se donnait de mal pour communiquer à ces merveilleuses mais stupides créatures un peu du feu sacré dont il les prétendait dépourvues. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Femme, femme-objet, avec valeur péjorative plus ou moins forte, parce que sa condition, sa nature, son comportement situent à l’écart des femmes réputées honorables.
- Voudrais-tu pour ta fille une créature sans religion ?… Maintenant, mon chat, nous sommes à la merci de tout le monde, nous avons quatre enfants à pourvoir, peux-tu dire que, dans un temps donné, tu n’auras pas besoin de celui-ci, de celui-là ? — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1850, p. 65)
- J’étais si faible devant cette créature que j’obéissais à tous ses caprices. — (Prosper Mérimée, Carmen, 1847, page 52)
- Femme légère, de mœurs dissolues ou de mauvaise vie.
- J’ai été abordé par une créature dans la rue Saint-Denis.
- Elle montra sa haine d’honnête bourgeoise à marier, contre cette créature qui vivait depuis si longtemps avec un homme. — (Émile Zola, Pot-Bouille, 1882, page 320)
- Clérambard. — Il ne s’agit pas d’une plaisanterie. Octave épousera La Langouste.Louise. — C’est vrai ? Vous êtes sérieux ? Voyons, Octave épouser cette fille… cette créature ! Non, Hector, il n’est pas possible qu’une idée aussi absurde germe dans une tête raisonnable. Vous avez donc perdu tout sens commun, toute dignité ?Clérambard. — Je vous en prie, laissez là votre dignité.Louise. — Hier, ne l’avez-vous pas entendue dire elle-même que le commissaire de police lui a reproché d’être la honte de la ville ? — (Marcel Aymé, Clérambard, II, 3, 1950, page 92)
- (Québec) (Désuet) (Populaire) Femme, sans connotation particulière, mais généralement par comparaison avec les hommes. → voir criature
- D'où provient cette manière d'appeler les femmes chez nos habitants! Les sermons de nos curés sur les dangers de s'attacher aux créatures n'en formeraient-ils pas l'étymologie? — (Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Charles Guérin, G.H. Cherrier, éditeur, Montréal, 1853, II, 1, page 105)
- (Plus rarement) Homme.
- Ils [Sidoine et Médéric] avisèrent […] un bonhomme d’aspect misérable. À leur approche, la pauvre créature se leva. — (Émile Zola, Contes à Ninon, 1864, page 313)
- Oh ! les hommes, Marie-Anne, les hommes ! Quelles créatures adorables ! — (Marcel Aymé, Uranus, 1948, p. 257)
- Personne qui tient sa fortune ou son élévation d’une autre.
- Leur premier soin, après l’acte conservatoire du prince royal & de la royauté, fut de rappeler au ministère leurs créatures, Servan, Clavière & Rolland. — (Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793)
- Boris Goudounov, qui avait exercé de fait le pouvoir sous le règne précédent, sera proclamé tsar avec l’appui du patriarche Jove, sa créature. — (Albert Mousset, Histoire de Russie, 1945)
- À coups d’amendes, le préfet Foy, créature du prince-président, brisait les feuilles montagnardes ardennaises. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
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ruinure
?- (Charpenterie) Entaille faite avec le ciseau ou la cognée, dans une pièce de charpente, ou une solive , pour améliorer l'adhérencede la maçonnerie.
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reliure
?- Métier du relieur, art de relier les livres.
- Apprendre la reliure.
- Ouvrage d’un relieur ; manière dont un livre est relié.
- Non; qu’il s’agisse, d’un livre ou d’un animal, il faut aller plus loin que la reliure, il faut pénétrer sous l’enveloppe extérieure. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
- Quelques belles reliures donnent une note d’art. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Couverture d’un livre.
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injure
?- Insulte, outrage, ou de fait, ou de parole, ou par écrit.
- Louer les princes des vertus qu’ils n’ont pas, c’est leur dire impunément des injures. — (François de La Rochefoucauld, Maximes et Réflexions morales (320), 1664)
- La veille du jour où il arrêta Eugène sur le cours Sauvaire, il avait publié, dans l’Indépendant, un article terrible sur les menées du clergé, en réponse à un entrefilet de Vuillet, qui accusait les républicains de vouloir démolir les églises. Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 99)
- Il cracha une injure, s’élança et réempoigna la jeune femme qui, cette fois, se débattit en vain. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, première partie, chapitre V)
- J'aurais voulu qu'ils se missent en colère, qu'ils me dissent des injures ou qu'ils me montrassent le poing, car c'était leur impassibilité qui me rendait fou. — (Jacques Boucher de Perthes, Voyage a Constantinople par l'Italie, la Sicile et la Grèce, 1855, vol.2, chap.68, p.494)
- (En particulier) Parole offensante, outrageante.
- […] les discussions avec les camarades se réglaient toujours à la manière antique, par des bordées d’injures qui précédaient le crêpage en règle des tignasses. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Et elle me bombarde, d’une voix mauvaise, avec un accent crapuleux, d’une bordée d’injures grasses. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 159)
- Ainsi, lorsque l’injurieur (celui qui prononce l’injure) s'adresse à un injuriaire (celui à qui s'adresse l’injurieur) à propos d'un injurié (celui dont parle l’injure) : c'est l’injure référentielle, car l’injurié dans le discours est le référent, et l’injurieur ne s'adresse pas directement à lui mais à l’injuriaire. La relation est, schématiquement de type triangulaire.Ou bien , lorsqu'un injurieur s'adresse à un injuriaire qui est en même temps l’injurié : c'est l’injure interpellative. La relation est ici duelle. — (Évelyne Larguèche, L’injure, la société, l’islam. Une anthropologie de l’injure, dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, Aix-en-Provence : Édisud, 2004, n° 103-104, page 31)
- (Sens figuré) Dégradation, la ruine, la perte de certaines choses par l’effet des intempéries, de la durée, de l’âge.
- Ces monuments, ces édifices ont éprouvé, ont ressenti l’injure du temps.
- Cette statue est exposée aux injures de l’air, du temps.
- L’injure de l’âge.
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rotogravure
?- (Imprimerie) Procédé dʼhéliogravure pour le tirage sur rotatives.
- Il y a quatre timbres, imprimés en rotogravure et calcographie combinées ou en rotogravure à plusieurs couleurs. — (Jean-Claude Margolin, Neuf années de bibliographie érasmienne, 1962-1970, 1977)
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bouffissure
?- État des chairs qui sont bouffies.
- Elle se plongea la tête dans l’eau, mais le remède ne fut point efficace : les traces de larmes disparurent ; la bouffissure du visage, la rougeur des paupières, ne s’effacèrent point. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Malgré, ou plutôt à cause de cet état de bouffissure, l’acheteur, le plus souvent, est séduit par le poil lustré, onctueux et cette ardeur factice qui fait cabrioler, se cabrer, ou croupionner les chevaux, comme s’ils étaient doués d’une vigueur hors ligne […]. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- D’une pauvre maison de pisé, une paysanne sortit. Sa vieille face portait les peines d’une vie de travail, les fatigues d’une existence difficile et les bouffissures de chagrins récents. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000, collection Le Livre de Poche, page 144)
- Ces chairs bouffies elles-mêmes.
- Déjà il était souverainement beau, les bouffissures de son visage semblaient mystérieusement annulées [...]. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 258)
- (Sens figuré) Emploi de termes ampoulés ou d’expressions exagérées.
- Bouffissure du style.
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soudure
?- Action de souder ; le résultat de ce travail.
- Le polypropylène est difficilement collable. La technique adoptée est la soudure au miroir ou par rotation. — (Marc Carrega & Vincent Verney, Matières plastiques, Dunod, 2012, 3e éd., p. 117)
- Le principe est basé sur une ondulation longitudinale d'un feuillard inox en 304 L, un spiralage du feuillard ondulé sur un mandrin donnant le diamètre intérieur souhaité, une soudure en continu du feuillard et un contrôle de la soudure. — (H. Dridi, Conduites flexibles cryogéniques, dans Nouvelles technologies pour l'exploration et l'exploitation des ressources de pétrole et de gaz, Editions TECHNIP, 1986, , vol.2, page 1311)
- Endroit par où les deux pièces de métal sont soudées.
- Le principe est basé sur une ondulation longitudinale d'un feuillard inox en 304 L, un spiralage du feuillard ondulé sur un mandrin donnant le diamètre intérieur souhaité, une soudure en continu du feuillard et un contrôle de la soudure. — (H. Dridi, Conduites flexibles cryogéniques, dans Nouvelles technologies pour l'exploration et l'exploitation des ressources de pétrole et de gaz, Editions TECHNIP, 1986, , vol.2, page 1311)
- Le tuyau est crevé à la soudure.
- (Par extension) Composition métallique fusible, qui sert à souder, à unir ensemble des pièces de métal.
- (Linguistique) Suppression du trait d’union.
- Le Rapport, dans sa grande indulgence, étend aussi la soudure à divers composés à premier élément verbal et second élément nominal ou autre, tels que « (d’)arrachepied », « couvrepied », « croquemadame », « croquemonsieur », « croquemort », « fourretout », « passepartout », « porteclé », « portefeuille », « portemonnaie », « tapecul », « tirebouchon », « tournedos », etc. — (Claude Hagège, Dictionnaire amoureux des Langues, Plon/Odile Jacob, 2009, page 528, ISBN 978-2-259-20409-5)
- (Sens figuré) Chevauchement de deux périodes d'approvisionnement d'un produit.
- (Sens figuré) Chevauchement de deux périodes budgétaires.
- Est-ce qu’il ne pouvait pas donner sa paie d’un seul coup, au lieu de la débiter en tranches sous prétexte qu’on ne faisait jamais la soudure ? La soudure ! Belle fichaise. Comme s’il ne valais pas mieux vivre quelques bonnes journées – au risque d’en jeûner quelques autres – plutôt que de grignoter des miettes tout le mois. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 248)
- Période entre deux récoltes, pendant laquelle la production agricole est nulle, en particulier à cause de la sécheresse.
- Ajoutez encore la montée du « péril luthérien », les gelées de l’hiver 1523-1524 de sorte que la soudure du printemps fut difficile, les processions qu'on avait multipliées dans Paris soit à cause du temps, soit à cause de la guerre. — (Jean Delumeau, La Peur en Occident, 1978, Fayard, page 175.)
- […] leur ration alimentaire quotidienne a tendance à diminuer du fait des difficultés de la soudure. — (Sophie Bessis, Comité français pour l'UNICEF, Institut Panos, Les enfants du Sahel, 1992)
- La durée de la période de soudure est toujours de plusieurs mois et peut atteindre six mois et plus dans les années de sécheresse. — (Cahiers O.R.S.T.O.M. – Série Sciences humaines: Volume 12, 1985)
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impure
?- Féminin singulier de impur.
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teinture
?- Liquide préparé pour teindre.
- À Arles, l’archevêque, qui avait le monopole de l’exploitation de la graine d’écarlate, avec laquelle on fabriquait la teinture rouge, ne traitait, pour la vente de ses récoltes, qu’avec les juifs. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- "La magnifique teinte violette, le fait qu'elle ne décolore pas et la difficulté à produire ce colorant, que l'on trouve en minuscules quantités dans le corps de petits mollusques", ont fait de la pourpre royale une teinture prestigieuse qui "coûtait souvent plus cher que l'or", souligne-t-elle. — (AFP, Israël : première découverte de tissus pourpres vieux de 3000 ans, radio-canada.ca, 30 janvier 2021)
- Couleur que ce liquide laisse sur les étoffes et sur les autres choses que l’on teint.
- Du drap d’une belle teinture, d’une bonne teinture. - Ce drap a bien pris la teinture.
- Action, art de teindre.
- Envoyer à la teinture. La teinture est un art fort ancien. - La teinture demande beaucoup de soin.
- (Chimie, Pharmacologie) Dissolution d’une substance dans l’alcool, dans l’éther, etc.
- Teinture de tournesol. - Teinture d’iode.
- (Sens figuré) Connaissance superficielle dans quelque science, dans quelque art.
- […] M. Rémusat avait étudié la médecine, et par là il avait pris quelque teinture de toutes les connaissances qui s’y rattachent. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
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bigarrure
?- Juxtaposition de couleurs tranchantes ou mal assorties.
- Les musaraignes, petites souris microscopiques, grosses comme une noisette, se hasardaient hors de leur trou, et dessinaient sur le sol de capricieuses bigarrures du bout de leur petite queue pointue. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Là, c’était une bigarrure extraordinaire de couleurs, des rouges, des jaunes, des bleus qui détonnaient, toute une débauche d’arc-en-ciel dans l’or éclatant des cadres. — (Émile Zola, Madame Neigeon dans Naïs Micoulin,1884)
- Dans les rues, la veille encore animées par la bigarrure des costumes, où retentissaient les cris des marchands et les pas des chevaux, s’étendaient maintenant la solitude et le silence. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 161)
- Les Persans aiment surtout la bigarrure en leurs habits ; car leur justaucorps est d’une couleur, leur veste d’une autre, leurs chausses d’une autre, et leurs souliers, particulièrement ceux des femmes, sont ou verts, ou rouges, ou jaunes, ou violets. — (Jean-Baptiste Tavernier, Voyages en Perse (1679), Club des Libraires de France, 1964, page 278)
- (Sens figuré) Mélange d’éléments disparates.
- Ce pacte était un bienfait : il faisait disparaître, avec l'ancienne division territoriales, cette bigarrure de coutumes locales qui rendait en quelque sorte les provinces étrangères les unes aux autres, et perpétuait sur certains points des inimitiés d’origine féodale. — (Georges Touchard-Lafosse, Histoire politique et vie intime de Ch.-M. de Talleyrand, prince de Bénévent, Bureau de l'administration, 1848, page 39)
- L’homme, en tout et partout, n’est que rapiècement et bigarrure. — (Michel de Montaigne, Essais (XVIe siècle), édition établie par Charles Louandre, Charpentier, t. 3, 1862, page 117)
- La pièce voisine était tapissée de livres, mêlés et contradictoires comme toutes ces fièvres dont la bigarrure fait mon âme. — (Maurice Barrès, Un homme libre, Émile-Paul, 1912, page 32)
- Dès le 17 juin 1789, les États généraux, dont le but était de tendre au roi le miroir où contempler la bigarrure d’une société d’ordres, se donnent à eux-mêmes le nom d’Assemblé nationale et déclarent la représentation « une et indivisible ». — (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, page 190)
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plissure
?- Manière de faire des plis ; assemblage de plusieurs plis.
- Cette plissure est bien faite.
- Çà et là un ou deux étangs qui, sous un vent faible, développent incessamment le bataillon mouvant de leurs plissures. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
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embrasure
?- Ouverture pratiquée dans l’épaisseur des murs d’une maison, d’un appartement, pour y placer une porte, une fenêtre.
- Cette fenêtre était barricadée par une barre de fer dont les deux bouts entraient dans des trous pratiqués aux deux coins de l’embrasure. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Pendant que Sophie était assise auprès de madame Necker, son tuteur causait debout avec le comte de Morvelle, dans l’embrasure d’une croisée. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- Eh ! bien, mon petit ange, dit le père à sa fille dans l’embrasure d’une fenêtre, avoue que papa pense à tout. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Environ dix-huit mois après les événements qui remplissent la première partie de ce récit, madame de Boussac et son amie, madame de Charmois, assises dans la profonde embrasure d’une fenêtre, admiraient d’un air plus ennuyé que ravi le site admirable déployé sous leurs yeux. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Le vent fait battre sa porte disjointe, l’herbe encombre le seuil ; il y a des nids aux angles de l’autel et dans l’embrasure des hautes croisées dont les vitraux coloriés ont disparu depuis longtemps. — (Alphonse Daudet, Les trois messes basses, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 202)
- La porte s'est à peine entrebâillée et, dans l'embrasure un homme est apparu, torse nu. — (David Goudreault, La bête à sa mère, Stanké, 2015, page 176)
- Biais qu’on donne à l’épaisseur des murs à l’endroit des fenêtres.
- Les côtés de cette fenêtre n’ont pas assez d’embrasure.
- (Par extension) Vide laissé dans l'épaisseur de mur par la baie à l'extérieur mais aussi à l’intérieur, utilisé à la place de l'ébrasement ou de l'abat-jour de fenêtre en mur épais évasé vers l'intérieur.
- Ouverture pratiquée dans un parapet de bastion pour pointer et tirer du canon, entre deux merlons.
- Ce n’était qu’un balcon isolé, garanti comme à l’ordinaire par un parapet, avec des embrasures près desquelles quelques archers pouvaient se placer pour défendre la tourelle. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Comme elle est calme et majestueuse la citadelle blanche, sur l'Oder, tandis que de toutes les embrasures les canons aboient contre la ville et le camp. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Pendant ce temps, le pauvre homme, pressé contre sa vache, regardait avec effarement les embrasures des canons. — (Alphonse Daudet, Les paysans à Paris, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 74)
- Par les embrasures ouvertes au ras du pavé, des canons aux armes des anciens podestats de la ville béaient sur un gouffre immobile de vapeurs blanches d’où montait le souffle glacial du brouillard. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
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maillure
?- Ensemble des taches ou mouchetures qui se forment sur les plumes d’un oiseau.
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riziculture
?- (Agriculture) Culture du riz.
- Mais, aujourd’hui, ce double impératif se fait moins pressant, avec une riziculture qui se mécanise rapidement et une société qui, progressivement, se « déconfucianise » . — (Raymond Blanadet, Aspects du monde tropical et asiatique, 1991, page 177)
- Au Bengale, les Britanniques ont empiété sur l’immense zone humide des Sundarbans pour développer la riziculture, exposant les habitants aux bactéries aquatiques présentes dans ces eaux saumâtres. — (Sonia Shah, Contre les pandémies, l’écologie, Le Monde diplomatique, mars 2020, pages 1 et 21)
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désulfure
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe désulfurer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe désulfurer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe désulfurer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe désulfurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe désulfurer.
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froissure
?- Impression qui demeure à un corps qui a été froissé.
- Il sera facile de guérir cette froissure.
- La froissure de cette étoffe ne disparaîtrait pas sous le fer.
- Peut également s’employer au (Sens figuré)
- (...) comme ont fait toutes les femmes de la famille avant elle, qui ont risqué parfois un pied au-dehors, un baiser sur d’autres lèvres, avant de se reprendre et de s’appliquer ensuite à bien aplatir le pli de cette froissure conjugale. — (Jean Rouaud, La femme promise. Gallimard, 2009, page 346)
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mouillure
?- Action de mouiller ou état de ce qui est mouillé.
- Est-ce bon à manger ? On ne saurait le dire, concentré sur la sensation de mouillure et d’abandon. La figue impose la sexualité du reproche. — (Philippe Delerm, Le trottoir au soleil, Gallimard, 2011, collection Folio, page 23)
- La mouillure du papier avant l’impression.
- (Linguistique) Action de mouiller une consonne, palatalisation.
- La mouillure du « n ».
- Traces laissées par l’humidité.
- Il y a des mouillures dans ce livre.
- Exemplaire avec mouillures.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.