Dictionnaire des rimes
Les rimes en : gadoue
Que signifie "gadoue" ?
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- (Vieilli) Matière fécale tirée des fosses d’aisances dont on se sert comme engrais.
- Tu es un peu jeune, mon petit gars, pour nous mettre le nez dans la gadoue, à nous, les vieux. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Le portrait, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 187))
- Dans certaines régions, notamment dans le nord de la France, les matières de vidange sont fréquemment employées pour la fertilisation du sol ; on leur donne le nom d’engrais flamand, courte-graisse ou gadoue. — (O. Bussard, Cultures légumières, 1943)
- Boues et immondices des rues, ordures, qui sont employées comme engrais.
- Tout cela forme la gadoue, l’engrais si recherché par les paysans des environs de Paris, qui s’en servent pour faire pousser nos violettes et nos fraises. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) (Familier) Boue, terre humide.
- Patauger dans la gadoue.
- Un travail de plusieurs semaines, qui s’annonce long et difficile, à genoux dans la gadoue. Une course contre la montre, l’eau et l’automne : la nappe phréatique ne demande qu’à remonter à la moindre pluie et il a déjà fallu pomper pour dégager les salles. — (Pierre Barthélémy, Un manoir épiscopal sauvé des eaux dans le Pas-de-Calais sur LeMonde.fr, Le Monde. Mis en ligne le 25 septembre, consulté le 4 octobre 2017)
- Neige sale à moitié fondue.
- Ce que j’ai pu avoir froid dans cette sale ville ! Personne ne chauffe, et dans la rue, c’est la gadoue, ni neige ni eau… — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, pages 291-292)
- — Eh ben je te jure, heureusement qu’elle était pas éternelle, la neige. Elle a fondu presque aussitôt, mais elle nous a laissé une gadoue... les vaches en avaient jusque-là ([…]) et nous jusque-là ([…]). — (Olivier Deck, La Neige éternelle, Éditions Albin Michel, 2013)
- L’un d’eux glisse dans la gadoue de neige fondue et de terre. La place du marché forme un gigantesque bourbier. — (Sandy Williams, Sidhe, tome 2 : Éclats de chaos, traduit de l’anglais (États-Unis) par Clémentine Curie, Éditions Milady, 2013, chapitre 11)
- Il se souvenait du silence, du ciel couleur d’étain, des cristaux de givre qui lui écorchaient le nez, les joues ; de cette gadoue, neige et boue qui le faisait trébucher. — (Irène Chauvy, L’affaire des glacières: Roman policier historique, Plombières-les-Bains : Éditions Ex-Aequo, 2017, chapitre 21)
Mots qui riment avec "ou"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "gadoue".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ou , ous , out , outs , oux , oup , oups , oût , oûts , oue et oues .
- baladou
- mijoux
-
brou
?- Enveloppe (constituée de l’épicarpe et du mésocarpe) verte et coriace qui recouvre les noix jusqu’à la récolte en automne et dont la sève, colorante, est employée pour divers usages de consommation et comme teinture, le brou de noix.
- Des noix confites avec leur brou.
- Ratafia de brou de noix, (liqueur faite avec cette écale et qui a des vertus stomachiques).
- L’autre a les mains brunies par le brou des noix qu'il vient de ramasser en Corrèze.— (Violaine de Montclos, Chez Marcel Conche, la nouvelle star, Journal Le POINT, page 64, no 2212 du 29/01/2015)
-
amou
?- Amour.
- Amou bondye san mezi.
- L'amour de Dieu est incommensurable.
-
cloup
?- (Géologie, Spéléologie) Grande dépression fermée en forme d’entonnoir.
- Au lieu dit place du Souc, au fond d’un cloup. — (Centre national de la recherche scientifique, Annales de spéléologie, Volume 16, 1961)
- chalmoux
-
gabelou
?- (Histoire) Préposé à la perception de la gabelle.
- Vignacourt, en Picardie, le 5 mars 1753 : « environ cent hommes et plus de trois cents femmes » sont dans la rue, serrés en une double « haie hérissée de louchets et de bâtons » pour aider une faux-saunière conduite par trois employés à travers le bourg ; les gabelous tirent, la foule cogne, deux gardes sont blessés, la femme est libérée. — (Jean Nicolas, La rébellion française. Mouvements populaires et conscience sociale (1661-1789), éditions Gallimard (Folio Histoire), 2014, chapitre 2)
- (Par extension) (Péjoratif) Agent de la douane, de l’octroi, du service des contributions indirectes.
- Pas plus tard que cette nuit, à la Porte de Gentilly, les gabelous ont rattrapé un laitier qui se sauvait avec un million! Un million de francs en pièces d’or, dans sa carriole. Oui. — (Marcel Martinet; La maison à l’abri, 1919)
- Ce jour-là, par un heureux hasard, il avait dépisté les gabelous de Villers et glissé entre les lignes de ceux du Luhier et de Fuans sans être obligé de prendre le pas de course, […], devant le représentant du fisc. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La garde du bateau avait été confiée à deux douaniers espagnols, Luis Ortega et Jose Perez, deux braves gabelous sans grande vaillance ni intelligence. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Chambre 113, 1933)
- Tout à coup, deux coups de feu brisent le silence de midi.[…]. Puisque la chasse est fermée, il ne peut s’agir que de braconniers, à moins qu’un fraudeur, surpris par des gabelous ne leur ait tiré dessus. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Un employé de l’octroi, qui avait gardé le nom de gabelou, vérifiait si l’on entrait des marchandises dans Paris : pour une douzaine d’œufs on devait payer un ou deux sous. — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 28)
-
acajou
?- Nom désignant divers arbres d’Afrique et d’Amérique exploitées pour leur bois généralement rougeâtre et susceptible d’un beau poli, qu’on emploie dans l’ébénisterie, la tabletterie, etc.
- Le dernier groupement est le mieux représenté et le mieux connu; toutefois, les forêts denses sèches à acajou (Entandrophragma) ont fait l’objet d’études récentes.— (François Malaisse, Se nourrir en forêt claire africaine: approche écologique et nutritionnelle, Presses Agronomiques Gembloux, 1er décembre 1996)
- Sur des terres où alternent forêts d’acajou et palmeraies vivent fourmiliers géants, anacondas et tatous.— (Collectif, Bolivie - Histoire, culture et cuisine, 4e édition, Lonely Planet, 2010)
- Se dit le plus souvent du bois lui-même de ces arbres.
- Placez-vous ici, près de moi, dit-elle en lui montrant une table de marbre presque tout à fait cachée par l’énorme comptoir d’acajou qui s’avance dans la salle. — (Stendhal, Le rouge et le noir, 1830, réédition Gallimard, 2020, page 241)
- C’était une chambre garnie tout bonnement de meubles d’acajou assez laids comme tous les meubles de ce genre et tapissée de papier à douze sous. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 5, 3, 1862)
- L’Empire était judicieusement mêlé aux meubles dont l’Angleterre nous enseigna le confort et dont le cuir fauve s’harmonisait à merveille avec le rouge sanguin de l’acajou. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 954)
- L'expérience consista à faire disparaître un dé à jouer en acajou dans une salle d'expérience de l’Université du Texas afin qu'il réapparaisse dans un laboratoire de GeoTricks, quelques kilomètres plus loin. — (Christian Ost, « Un dé en acajou a disparu », dans Un dé en acajou a disparu et autres nouvelles économiques : Nouvelles, Éditions Quadrature, 2011)
- (Par ellipse) Couleur d’un brun-roux soutenu, couleur du bois d’acajou. #88421D [1]
- (Argot) (Vieilli) (Extrêmement rare) Crâne chauve [1].
- Avoir un bel acajou, un acajou bien luisant.
- lamayou
- cantaous
-
voyou
?- (Absolument) Gamin des rues ; chemineau vagabond.
- […] une vue de coulisses avec des danseuses en gaze rose, au repos, devant des portants barbouillés de verdures, des petites voyoutes exquises lutinant de grands dadais empesés dans leur tenue de bal […] — (Joris-Karl Huysmans, En ménage, 1922)
- J’ai été une voyou et je regrette, parce que je suis mère et que tout cela m’écœure à présent. — (Kheira Bourahli, L’Orient, l’Occident – Mon pire enfer !, Société des Écrivains, Paris, 2010)
- Des égueulés offraient des cure-dents et des cure-oreilles, et un affreux voyou dont les yeux se fleurissaient de compères-loriots hurlait : l’anneau brisé, la sûreté des clefs, dix centimes, deux sous ! — (Joris-Karl Huysmans, Les sœurs Vatard, 1871)
- (Par extension) (Vieilli) Homme mal élevé ou grossier.
- Le voyou est fumeur. Il aime ça, la pipe, parce que ça le fait cracher souvent, et qu’en crachant il peut salir les paletots et les robes qui marchent devant lui. Bon petit homme ! — (Louis Veuillot, Les Odeurs de Paris, Palmé, Paris, 4e éd., 1867, page 358)
- (Par extension) Homme qui impose sa volonté par la violence, ou qui se procure des revenus de façon malhonnête.
- Rapace et vaniteux, retors et ombrageux, Clovis est le type même du voyou de haute volée, qui jalonnera toute sa carrière d’assassinats commandités, dans le plus pur style mafiosique. — (Pierre Lance, Alésia : un choc de civilisation, 2004)
- En chaire, le vicaire disait que l’école laïque (la laïque) était l’école du crime et que les enfants qui en sortiraient ne feraient que des voyous […] Hélas, à cette époque le fanatisme jouait son plein. — (Claude Rivals, Pierre Roullet, meunier angevin, Éditions Cheminements, 2004, page 184)
- […] des ouvrières pressées débouchaient du métro par bandes et de minces voyous, postés à l’angle de la rue Lepic, sifflaient leurs femmes. — (Francis Carco, Jésus-la-Caille, Le Mercure de France, Paris, 1914)
- Cependant, voyant le danger, les voyous s'étaient regroupés et ils s'avançaient vers Svobodan en faisant tournoyer des fléaux japonais et des chaînes de vélo. — (Jean Failler, Roulette russe pour Mary Lester: Guerre des gangs en Bretagne, Éditions du Palémon, 2018)
- (Par extension) Vaurien.
- Le soudain tutoiement, la violence des mots, enlaidissent Hugues aussitôt. Ce n'est plus qu'un petit voyou, plein de haine. — (Laure Angélis, Le lys écarlate, Editions Pierre Téqui, 1998, page 130)
- escou
-
miaou
?- Onomatopée qui exprime le cri du chat ; bruit du miaulement.
- Il y avait une sorte de supplication touchante et furieuse dans l’accent plaintif et rageur des sempiternels miaou qu’il poussait de seconde en seconde, tantôt s’étirant sur ses pattes comme pour assouplir son corps et pour aiguiser ses griffes, tantôt courbant l’échine à la manière de ces bons apôtres, qui pour obtenir quelque faveur, vous saluent obséquieusement en faisant le gros dos. — (Médéric Charot, Jacques Dumont, C. Lévy, 1876, page 145)
- Sans boire ni manger, elle faisait des retraites prolongées sur le haut des murs, immobile pendant des journées entières à la même place, ne répondant à tous nos appels que par des regards attendris et de plaintifs petits « miaou ». — (Pierre Loti, Le Livre de la pitié et de la mort, Calmann-Lévy, 1891, p. 134)
-
burnous
?- (Habillement) Grand manteau de laine à capuchon d’origine berbère, porté dans les pays du Maghreb.
- La lisière de la forêt venait d’être dépassée, et les voyageurs purent apercevoir une trentaine de cavaliers, revêtus du large pantalon et du burnous flottant. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon)
- L’uniforme de ces cavaliers se compose de vêtements amples et longs, à manches très larges : le kaftan en drap de couleur voyante, la faradjiya de léger tissu blanc portée par-dessus et en tamisant l’éclat, serrés à la ceinture par la m’demma de cuir brodée de soie, le burnous bleu ou blanc. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 83)
- Près d’un feu à demi éteint, le vagabond était couché, roulé dans son burnous. — (Isabelle Eberhardt, La Rivale, 1904)
- Nous admirions des choses nouvelles, […]. Des cavaliers à burnous flottant galopaient sur des chevaux merveilleux. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 112)
- (Par métonymie) Porteur de ce vêtement.
- Grand manteau de femme.
- Seulement quand la pièce a été finie et que, dans l’espèce de tumulte général des loges qui se vident, la dame s’est levée, droite, dans sa loge, pour agrafer son burnous, je l’ai entendue dire à son mari, de la voix la plus conjugalement impérieuse et la plus claire : « Henri, ramassez mon capuchon ! » […] — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page)
- Peignoir de bain sans manches pour bébé.
- Elle s’amusait, parfois, à draper sur moi le burnous noir léger, rayé de lames d’or, à me coiffer du capuchon à gland ; alors elle s’applaudissait de m’avoir mise au monde. — (Colette, Le manteau de spahi, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 93)
- brenoux
-
sou
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du thaï du Sud.
-
nounou
?- (Familier) (Puériculture) Personne qui garde un ou plusieurs enfants de façon professionnelle ou occasionnellement.
- […] un grand jardin public au bas des Champs-Élysées, avec des nurses anglaises et des nounous alsaciennes, […] — (Georges Perec, Un cabinet d’amateur, 1979, Le Livre de Poche, pages 44-45)
- Travailler pour payer la nounou, est-ce bien utile? Quand arrive un enfant, puis deux, puis trois... le calcul est parfois vite fait : entre les frais de garde, de cantine, de baby-sitter, sans compter la fatigue et le stress, on se demande parfois s’il est encore bien utile de s’entêter à travailler pour un gain somme toute plutôt modique. — (Karine Hendriks, Concilier travail et vie de famille, 2006)
-
filou
?- (Vieilli) Voleur agissant par ruse, tricheur au jeu, personne qui abuse de la confiance.
- Je souffre de me voir accablé d’éloges que je ne mérite pas, on me prend pour un fort, je ne suis qu’un simple filou. Je vole à droite, à gauche, je ramasse des rejets au coin des livres. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- C’était, pour la plupart, de jeunes filous experts dans l'art d’attendre, la nuit, au coin des rues, le passant titubant dont ils vidaient les poches. — (Francis Carco, Jésus-la-Caille, Troisième partie, ch. I, Le Mercure de France, Paris, 1914)
- Voleur! Gredin! Filou! Bandit! Salopard! Elle trouve encore une quatorzaine d'autres épithètes du même tonneau. Tout en vitupérant, elle ramasse le gallinacé et l'ausculte. — (Frédéric Dard, San-Antonio : En avant la moujik, Paris : Éditions Fleuve noir, 1978, chapitre 5)
- Il avait surpris sur le fait un filou qui avait voulu lui voler son mouchoir. — (Robert Challes, Frédéric Deloffre, Jacques Popin, Mémoires, 1996)
- (Par extension) Personne malhonnête.
- Ce sont des filous qui ne pensent qu’à s’enrichir à nos dépens.
- (Familier) (Affectueux) Personnage espiègle ou coquin.
- Ce Tactale était le mari de la femme-chef, la mère du Grand-Soleil ; c’était à la fois un fier filou et un gars qui avait la langue sacrément bien pendue. — (Hubert Jules Deschamps, Manon l’Américaine : ou, La vie de René des Grieux : histoire sauvage des deux mondes, Éditions Opta, 1977, page 194)
-
contrecoup
?- Répercussion d’un corps sur un autre.
- La balle a donné contre la muraille et il a été blessé du contrecoup.
- Impression d’un coup sur une partie opposée à celle qui a été frappée.
- Il fut blessé au front et mourut du contrecoup. Le contrecoup est souvent plus dangereux que le coup.
- (Sens figuré) Événement qui arrive par suite ou à l’occasion d’un autre.
- Mais une seule secousse se produisit, qui fut plutôt un contrecoup qu'un coup direct. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- La Côte-d’Ivoire n’est en fait pas un cas isolé, nombre de PVD aux États fragiles et aux populations mobilisées par des crises aux origines multiples, subissent le contrecoup de ces afflux de populations vers les villes ou les régions plus dynamiques. — (Christian Pradeau & Jean-François Malterre, Migrations et territoires, dans Les cahiers d'Outre-Mer n° 234/vol. 59, Presses Universitaires de Bordeaux, 2006)
- Donald Trump s’est lancé dans une entreprise de sabotage de l’élection américaine. Par contrecoup, il sabote la démocratie et les États-Unis. — (Loïc Tassé, Le sabotage de Trump, Le Journal de Montréal, 7 novembre 2020)
- foux
- fauroux
-
coup
?- Impression que fait un corps sur un autre en le frappant.
- Le docteur Paul était ensuite venu, brillamment expliquer à la barre comment les coups avaient occasionné, en effet, seize blessures. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- C’est ainsi que, le 21 adar 4996 (1236), un pêcheur chrétien étant mort des coups que lui avait portés un juif au cours d’une rixe, la foule envahit la juiverie vicomtale, avec l’intention de la mettre à sac. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- J’ai vu des prisonniers jetés à coups de matraque d’un étage à l’autre et qui, hébétés par la torture et les coups, ne savaient plus que murmurer en arabe les premières paroles d’une ancienne prière. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Et crescendo, la querelle s’envenime en injures, bien sûr, et non en coups, car les deux gondoliers savent pratiquer l’art de « rompre le fer ». — (Annarosa Poli, L’Italie dans la vie et dans l’œuvre de George Sand, Centre interuniversitaire de recherche sur le voyage en Italie, 1960, page 116)
- Instinctivement Éric esquive le coup, bascule en arrière en entraînant l’homme dans sa chute et l’envoie bouler à quelques mètres. — (Michel Remoissenet, Ondes et catastrophes : Du soliton au tsunami, Books on Demand, 2008, page 111)
- Frapper un coup ou deux coups à une porte avec le marteau.
- Faire tomber une grêle de coups sur les épaules de quelqu’un.
- (Sens figuré) Se dit en parlant des choses qui nuisent, qui causent un sentiment pénible, etc.
- On affirme trop souvent qu’après la première génération félibréenne et les œuvres de Roumanille, d’Aubanel et de Mistral, la littérature de langue d’oc n’a point soutenu sa valeur, et que, Mistral disparu, le Félibrige a reçu un coup mortel. — (Émile Ripert, Le Félibrige, Armand Collin, 1924, page 129)
- Il a déjà réussi à faire renvoyer un policier. Il continuera à faire de sales coups jusqu’au bout. — (Ronan Farrow, Annick Cojean, Ronan Farrow : « Ce qui se passe autour de Roman Polanski et d’Adèle Haenel est prometteur », Le Monde. Mis en ligne le 18 novembre 2019)
- Il supporte les coups du sort, du destin, de la fortune avec une noble résignation.
- Cette défaite porta un coup funeste à la gloire de ce prince.
- Son autorité chancelante allait recevoir un dernier coup.
- Cette entreprise a porté un coup à sa fortune.
- Ce chagrin porta un coup à sa santé.
- Décharge et bruit que font les armes à feu lorsqu’on les tire.
- J’avais oublié le cran d’arrêt […] Pour un peu, je pressais la gâchette sans que le coup partît. — (Gaston Cherpillod, Les Changelins, L’Âge d’Homme, 1981, page 147)
- On chantait presque tous les mois des Te Deum pour quelque nouvelle victoire, et le canon de l’arsenal tirait ses vingt et un coups, qui vous faisaient trembler le cœur. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Mais, saperlotte ! tâchons donc que tout ça se passe tranquillement ; ça vaudrait beaucoup mieux. Puisque nous avons le suffrage universel, il n’y a plus besoin de coups de fusil. — (Émile-Ambroise Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 248)
- Tirer des coups de canon, de fusil.
- Évènement imprévu qui a frappé quelqu’un soudainement.
- Ce fut un coup de massue, un coup de foudre, un coup de tonnerre pour lui.
- Coup de fortune, de bonheur, de malheur, de hasard.
- Coup du ciel, d’en haut, de la Providence, de la grâce.
- Mort sur le coup.
- Son que rendent certains corps lorsqu’ils viennent à être frappés.
- Un coup de cloche, de tambour, de tam-tam.
- Au coup de minuit, de midi, de trois heures, etc. : Au moment où minuit, où midi, où trois heures, etc., sonnent.
- Je suis arrivé au Monte-Carlo sur le coup de onze heures. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre IX, Série noire, Gallimard, 1956, page 75)
- Action rapide et momentanée.
- D’un coup de rasoir, je lui coupai la tête, et le tronc, d’où un flot de sang s’échappait, gigota quelques secondes sur le parquet. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Les portières sont refermées, après la visite du contrôleur. Un dernier coup de sifflet annonce que le train va se mettre en marche… — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Lier plusieurs notes d’un coup d’archet. — Un coup de gosier. — Un coup de ciseau.
- (Par extension) Ce qu’on fait rapidement, légèrement, ou sans y apporter le même soin que de coutume.
- Je suis trop pressé pour me faire coiffer, un coup de peigne suffira.
- Donnez un coup de balai à cette chambre.
- Dans la vie de Clémence Dufour, il y avait quand même pas mal de vaisselles, de patins à l’entrée du salon, de « petits coups à donner » sur la table, avant de mettre le couvert. — (Philippe Delerm, Il avait plu tout le dimanche, Mercure de France, 1998, page 68)
- (Par métonymie) Petite quantité de quelque chose.
- Mettre un coup de peinture, de Tipex, d’engrais.
- Mouvement impétueux, comme du vent qui souffle sur la mer, d’une tempête.
- Coup de vent, de mistral.
- Un coup de mer écarta leurs vaisseaux, les jeta, les poussa sur les côtes.
- Manière de jouer, chance au jeu.
- Il a fait un beau coup.
- Action humaine inattendue.
- Les affaires de banque je n'y comprends peut-être pas grand-chose, mais les mauvais coups, je les sens et je dis que cette affaire n'est pas catholique. — (Jacqueline Mirande, Étranger, d'où viens-tu ?, Casterman, 1974, chapitre 2)
- Heureux coup.
- C’est un coup de génie, de désespoir.
- Fois.
- Il a réussi du premier coup.
- Il a encore trois coups à jouer.
- J’ai eu du chagrin de savoir que ton neveu s’était fait refuser aux postes encore un coup. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 25)
- Quantité que l’on boit en une fois.
- Pour l’Ogre il se remit à boire ravis d’avoir de quoy si bien regaler ses amis. Il but une douzaine de coups plus qu’à l’ordinaire, ce qui luy donna un peu dans la teste, et l’obligea de s’aller coucher. — (Charles Perrault, Histoires ou Contes du temps passé, Paris, Barbin 1697, page 209.)
- On peut voir à la terrasse des petits cafés des gens qui prennent l’apéro en famille pour tuer le dimanche comme l’homme à la bêche prend un coup de blanc le matin pour « tuer le ver » avant de retrousser ses manches, se cracher dans les mains avant d'empoigner son outil […]. — (Blaise Cendrars, La banlieue de Paris , chap. Ouest, Guilde du Livre/Pierre Seghers, 1949, dans les Œuvres complètes, tome 7, Éditions Denoël, 1963, page 155)
- « Tu bois des coups le samedi soir, et le dimanche matin tout le monde se réunit autour du même centre d’intérêt, la cafetière, pour passer la gueule de bois. » — (Stéphanie Maurice, La passion du tuning, Seuil, 2015, collection Raconter la vie, page 11)
- Acte sexuel expéditif.
- J’ai tiré mon coup.
- T’as cassé mon coup.
- C’était pas un bon coup.
- (Nouvelle-Calédonie) Partie, sortie[1].
- Un coup de chasse.
- Un coup de pêche.
- Un coup de fête.
- recoux
- banvou
- falgoux
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.