Dictionnaire des rimes
Les rimes en : furonculeux
Que signifie "furonculeux" ?
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- (Médecine) Qui tient du furoncle, qui se manifeste par des furoncles.
- Abcès furonculeux.
- Inflammation furonculeuse.
Mots qui riment avec "eu"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "furonculeux".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eu , eus , eut , eux , eud , eue , eues et oeuds .
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furonculeux
?- (Médecine) Qui tient du furoncle, qui se manifeste par des furoncles.
- Abcès furonculeux.
- Inflammation furonculeuse.
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moyenâgeux
?- (Moyen Âge) Qui se rapporte au Moyen Âge, médiéval.
- L’ingéniosité des guerriers moyen-âgeux à se verser des huiles bouillantes sur la tête par le mâchicoulis. — (Barrès, Jard. Bérén., 1891, page 64)
- Elle parla une fois à Swann d’une amie qui l’avait invitée et chez qui tout était « de l’époque ». Mais Swann ne put arriver à lui faire dire quelle était cette époque. Pourtant, après avoir réfléchi, elle répondit que c’était « moyenâgeux ». Elle entendait par là qu’il y avait des boiseries. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 76)
- On maintiendra également scrupuleusement la distinction entre « médiéval(e) » et « moyenâgeux(se) », le premier renvoyant à ce qui relève proprement du Moyen Âge et sur quoi travaillent les spécialistes du Moyen Âge (les médiévistes), tandis que le second correspond systématiquement à un jugement de valeur, soit positif (telle « rue moyenâgeuse » signalée par un Office du Tourisme – bref du pittoresque), soit le plus souvent négatif (synonyme de barbare, inculte, tyrannique, anarchique). — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)
- (Par hyperbole) (Péjoratif) Vieux, arriéré, obscurantiste ; relatif à des pratiques ou à des violences qui rappellent le pire du Moyen Âge.
- Pourtant, après avoir réfléchi, elle répondit que c’était « moyenâgeux ». Elle entendait par là qu’il y avait des boiseries. — (Proust, Swann, 1913, page 244)
- Drumont comptait sans doute sur la victoire du boulangisme pour faire triompher sa doctrine et imposer aux juifs une législation moyenâgeuse ? — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Au début, je le détestais avec sa fixette sur la mariologie, sa morale moyenâgeuse et ses prises de position rétrogrades sur la contraception. Et puis je suis tombée amoureuse de lui. — (Roland Brunnier, Rome Sweet Rome, Société des Écrivains, 2008, page 50)
- Ma dernière parole soit Quelques vers de maître François. Pardonnez-moi, Prince, si je Suis foutrement moyenâgeux. — (Georges Brassens, Le Moyenâgeux, album Supplique pour être enterré à la plage de Sète, 1966)
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bleu
?- De la couleur du ciel en plein jour quand il est dégagé. #0000FF
- […] sur toute l’Ardenne, le temps s’était levé. Le ciel était bleu éblouissant, la neige étincelait au soleil. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 155)
- (Par extension) D’une couleur appartenant au champ chromatique du bleu, c’est-à-dire légèrement différente de la couleur originelle mais liée à celle-ci. #DFF2FF #77B5FE #2BFAFA #3A8EBA #0000FF #17657D #686F8C
- On ne pouvait voir de fille plus fraîche, plus riante ; elle était blonde, avec de beaux yeux bleus, des joues roses et des dents blanches comme du lait […] — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Vers l’est, l’océan nuageux s’étendait bleu sombre à perte de vue, et Bert crut qu’il contemplait l’hémisphère entier du monde. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 95 de l’édition de 1921)
- Le surlendemain […] dans la soirée, la couleur bleue de l’eau, indice des grands fonds, m’apprenait ma sortie du golfe de Panama. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Au-delà des bois qui cernaient la ville, on apercevait une longue rangée de collines d’un bleu de fumée. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 43)
- À mesure que les châteaux de nuages s’éloignaient l’un de l’autre découvrant de plus en plus du ciel, l’azur vira au bleu de gentiane […]. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 274)
- Il n'y avait pas un souffle d'air ni le plus petit mouton dans le ciel, du plus beau bleu ceinture de la Vierge. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 270)
- Gordon portait une veste marron à chevrons, une chemise bleu Oxford et une cravate en tissu de la même couleur que la veste, tachetée de motifs de forme ovale striés de bleu ciel. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 44)
- De la couleur que certains épanchements de sang ou certaines contusions font prendre à la peau.
- Quand le sang lui porte à la tête, il devient tout bleu.
- L’endroit de la contusion est encore bleu.
- (Cynologie) D’une couleur de robe de chien gris clair évoquant le bleu.
- Le berger de Brie peut avoir une robe bleue.
- (Cuisine) Très peu cuit, en parlant d’une viande grillée.
- On m’a servi un bifteck bleu.
- Vivement surpris de quelque chose.
- J’en étais complètement bleue.
- (Argot) (Populaire) Complètement ivre.
- Tu aurais vu le Maurice, avec les canons qu’il s’est mis, il était bleu, il divaguait complètement !Note : Dans les cas extrêmes, on dit aussi bleu nuit.
- (Belgique) Passionnément amoureux de quelqu’un.
- Je suis bleu de Stéph.
- L’amour est comme l’oiseau de Twitter : on est bleu de lui seulement pour 48 heures. — (Stromae, « Carmen », Racine carrée, 2013)
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honteux
?- Qui éprouve de la honte.
- Les bons pauvres ne savent pas que leur office est d’exercer notre générosité ; ce sont des pauvres honteux, ils rasent les murs. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 31)
- […], je vénère Faulkner et je ne peux oublier qu'en vérité c'est un pochetron, un pochetron honteux qui se cachait sous des façons collet monté. — (Pierre Michon, Le Roi vient quand il veut : Propos sur la littérature, Albin Michel, 2007)
- N’êtes-vous pas honteux de vous être emporté de la sorte ?
- Qui cause de la honte.
- C’est une chose honteuse.
- Un crime honteux.
- Un honteux trafic.
- Un procédé honteux.
- Qui est en lien avec les organes sexuels.
- Et à l'été de la Saint-Martin, l’oie est à point. Et l’oie, on s’en fourrait jusque-là, même les morceaux honteux. Et pas que l’oie, d’ailleurs. Du potage gras, et des huîtres […]. — (Jean-Luc Hennig, Érotique du vin, éd. Zulma, 1999, page 91)
- Nerf honteux (ou pudendal) — Vaisseaux honteux, artère ou veine honteuse
- (Belgique) Mauvais, vilain.
- C’est devant lui qu’un brave Belge apostropha une servante, qui vidait son eau sale jusque dans la direction de son pantalon : « Alleye, honteuse ! » — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Salons et Journaux, Grasset, 1917, réédition Le Livre de Poche, page 305)
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injurieux
?- Qui offense ; qui outrage.
- Oui, je le soutiens, la superstition est plus injurieuse à Dieu que l’athéisme, […]. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Les apostrophes injurieuses, les interpellations violentes des réactionnaires, interrompirent cent fois les discours des orateurs des gauches. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- (Vieilli) (Plus rare) Qui provoque des dommages ou du dégât.
- C'est au moins l'opinion de plusieurs naturalistes distingués que cette substance n'est pas vénéneuse, qu'elle n'est pas même ostensiblement délétère et injurieuse à ceux qui s'exposent à son influence immédiate. — (J.-B. Meilleur, Le venin de crapaud, dans Le Naturaliste canadien, vol.2, n°8, juillet 1870, page 239)
- Mais pourquoi Malherbe traite-t-il d’injurieux ami ce pauvre monsieur Duperrier déjà si éprouvé par la perte de sa fille ? Injurieux ami ! convenez que le terme est dur. J’expliquai à cette poétique personne que cet « injurieux ami » qui la choquait si fort était une apposition, etc. etc. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, maison d'édition Calmann-Lévy, p. 240 → lire en ligne)
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lamelleux
?- Qui se laisse diviser en lamelles, en feuilles.
- Le talc est lamelleux.
- L’ardoise est une pierre lamelleuse.
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banlieue
?- (Géographie) Étendue de pays qui entoure une ville et qui en est souvent une dépendance.
- C’était la vilaine limite où l’on commence, par la laideur de la banlieue, à entrer dans l’activité du tourbillon de Paris. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 188)
- Nous rencontrons dans la banlieue de pauvres jardinets où les indigènes cultivent quelques légumes, et qu’ils ornent de saules, de sureaux et de groseilliers ; […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 35)
- L’opposition souvent faite entre banlieues françaises, réputées populaires et terres d’exclusion, et les banlieues anglo-saxonnes, réputées pavillonnaires et peuplées par les classes moyennes ou riches, est largement fausse. À Paris, la banlieue qui s’est d’abord développée, dans la première moitié du 19e siècle, est la banlieue bourgeoise (Maisons-Laffitte, Le Vésinet…), et c’est pour la desservir que le chemin de fer est apparu (ligne de Paris à Saint-Germain-en-Laye). — (techno-science.net)
- (Péjoratif) Espace populaire urbain habité principalement par une population en précarité économique et issue d’une immigration récente.
- “Meufs de (la) cité” sur France.tv : “Le pays d’origine de ces filles, c’est la banlieue” — (Emmanuelle Skyvington, Télérama, 2021.)
- De l’autre, ce sont les conflits autour de la définition et du contrôle (c’est-à-dire de l’appropriation) d’espaces d’appartenance collective — ce qu’on appelle de plus en plus, sans précision, « les banlieues », ou « les quartiers » (le pluriel sert à distinguer implicitement cette notion, purement politique, du concept spatial qu’est la banlieue ou le quartier…). — (Joseph Morsel, avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007.)
- L’autre jour, un ado, dans les clichés de la mode débile des banlieues, parlait à base de « yo » et de « wesh », ne sachant exprimer sa douleur abdominale : le nouveau beauf en quelque sorte ! — (Patrick Pelloux, On ne vit qu'une fois, Le Cherche Midi, 2014.)
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morbilleux
?- (Médecine) Relatif à la rougeole.
- La supposition d'un virus morbilleux et de la contagion de la rougeole conduisit un Anglais célèbre , le docteur Home, à tenter l’inoculation de cette maladie. — (Dictionaire des Sciences médicales, Paris : C.-L.-F. Panckoucke, 1820, vol.49, page 162)
- Il en est d’autres chez lesquels les taches morbilleuses ont continué de pousser durant huit jours, sans que ces sortes de rougeoles anomales offrissent plus de danger que les autres. — (M. Ramel, Mémoire sur la rougeole qui a régné à la Ciotat durant l’été de 1789, dans le Journal de médecine, de chirurgie et de pharmacie, 1790, volume 83, page 26)
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coqueleux
?- (Nord, Wallonie) Personne qui fait combattre des coqs.
- Laurent ne semble pas avoir été un "coqueleux" ou Zola ne s’est-il pas intéressé à ce jeu ? — (Henri Marel, Germinal: une documentation intégrale, 1989)
- Au fil des combats, une odeur de sang et de transpiration animale s’installe dans la pièce. Des plumes de duvet volettent et finissent par tapisser les épaules des coqueleux. Les dragons délaissent peu à peu leur habit d’apparat. — (Geoffrey Le Guilcher , Camille Millerand, Best-of : Raging poules, Le Nord, ses PMU et ses derniers éleveurs de coqs de combat, le 13 Août 2015 sur www.streetpress.com)
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onéreux
?- (Vieilli) (Littéraire) Pénible, difficile à supporter.
- Soyez sûre que les domestiques mettent toujours à contribution les bienfaits des maîtres ; qu’ils savent s’approprier de manière ou d’autre une partie de ce qu’on donne par leurs mains, et qu’ils exigent une reconnaissance très onéreuse de tout ce que le maître a fait gratuitement. — (Jean-Jacques Rousseau, Lettres morales [ou Lettres à Sophie], Lettre 6.)
- Qui implique une contrepartie financière, par opposition à gratuit.
- Un marché public étant toujours conclu à titre onéreux, les prestations doivent être effectuées en contrepartie d’un prix. — (DAJ, Le prix dans les marchés publics. Guide et recommandations. La formation et la variation des prix dans les marchés publics. Éléments juridiques et modalités pratiques. Version 1. Mars 2013. page 7.)
- (Par hyperbole) Qui impose des frais importants, qui est dispendieux.
- Condition onéreuse.
- Succession, tutelle onéreuse.
- Charge onéreuse.
- Cela lui est onéreux.
- Il n’a point voulu accepter ce don, ce legs, parce qu’il lui était onéreux.
- Le séjour dans cette ville est onéreux.
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rameux
?- (Botanique) Qui est partagé en branches, en rameaux.
- … oyez-vous point s'ébattre, dans la cour de votre Louvre, ces passereaux gourmands emmi cette vigne rameuse et feuillue? — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- À l'intérieur de la courbe s'élevait un chêne solitaire, rameux, énorme et bas, autour du tronc duquel régnait un banc de bois. — (William Faulkner, Sartoris, trad. René-Noël Raimbault & Henri Delgove, éd. Gallimard, 1937, rééd. Folio, p. 217)
- Se dit des bois des cerfs.
- Le bois rameux d’un vieux cerf.
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captieux
?- Qui tend à induire en erreur et à surprendre par quelque finesse, en parlant des raisonnements, des discours, etc.
- Tel le chien du chasseur, s’il a surpris un cerf, arrêté par un fleuve sinueux, ou saisi de frayeur à l’aspect d’un filet garni de plumes pourprées, il le poursuit sans relâche, il le presse de ses longs aboiemens : l’animal timide, qu’épouvantent tour à tour la toile captieuse et la rive escarpée, s’échappe en détours tortueux, et refait mille fois le chemin qu’il a fait : cependant, acharné sur sa proie, l’ardent limier la suit gueule béante ; il la touche, il semble la saisir, et l’on entend crier ses mâchoires grondantes : mais il n’a mordu que le vent. — (Jean-Nicolas-Marie de Guerle, L’Énéide de Virgile, traduction nouvelle, tome deuxième, Auguste Delalain, Imprimeur-Libraire, Paris, 1825, livre XII)
- Dès le lendemain matin […] le Carcan se rendrait chez le Pape et sans se laisser emberlificoter par de belles promesses et de captieux discours, le sommerait, soit de conduire Joséphine devant le maire, soit de lui verser la somme de cinq mille francs […] — (Louis Pergaud, « Joséphine est enceinte », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Il se sentait de plus en plus encerclé par les circonstances qu’il avait laissées se poser autour de lui. Et quel plus terrible signe que celui-ci : une logique captieuse le ramenait dans un milieu dont il avait essayé de s’arracher par toutes sortes d’éclats. — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931))
- Il […] recommence vingt fois, trente fois la même expérience, sachant combien est sournoise l’erreur et à quelles captieuses inductions la précipitation nous invite. — (André Gide, Journal 1889–1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 304)
- Les cinquante titres récupèrent et déroutent, avec un zeste d’ironie et, parfois, avec un léger effet captieux, le lexique sur la pandémie de COVID-19, le vocabulaire et les syntagmes titrés dans les journaux. — (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d'intérieur illustrés, Créatique, Québec, 2020, page 8)
- (Par extension) Sophistique.
- C’est un raisonneur captieux.
- Raisonnement captieux. Enfin, pour étouffer mes scrupules, il n’oublia aucun des captieux raisonnements que suggère la sagesse habituelle du monde. — (Honoré de Balzac, Le médecin de campagne, 1833)
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pouilleux
?- Qui a des poux.
- Un enfant pouilleux.
- Une tête pouilleuse.
- (Sens figuré) (Familier) (Péjoratif) Sale ; misérable.
- A les lire, il n’y avait de peuple plus barbare, plus détestable que les Serbes. Pouilleux, voleurs, régicides, ces Serbes abhorrés étaient encore des massacreurs. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915)
- On ne fait plus d’enfants, chez nous, sauf dans les coins pouilleux, dans les milieux de misère, certains samedis de paye, après stations devant les comptoirs des bistrots. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 75)
- Il appartient à cette sous-humanité qui a réussi sans pour autant se défaire de son origine pouilleuse. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 51)
- (Vieilli) Qualifie un sol ou une terre peu fertile.
- Néanmoins, si elle a quelques terres pouilleuses et stériles, elle a aussi d’excellentes prairies et des fonds de première qualité. — (Améric-Jean-Marie Gautier, Statistique du département de la Charente-Inférieure, page 288, 1839)
- (Régionalisme) Qui est planté de menthe pouliot (Mentha pulegium L., 1753) ou de serpolet (Thymus serpyllum L., 1753).
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insidieux
?- Qui tend des embûches, un piège à quelqu’un.
- Les pouvoirs centraux, des entreprises aux États et aux organisations clandestines, ont à portée de main les plus insidieuses possibilités de flicages de chacun de nos gestes, à chaque instant du jour et de la nuit, en quelque endroit que ce soit. — (Hervé Serieyx & André-Yves Portnoff, Aux actes citoyens ! De l'indignation à l'action, Maxima/Laurent Du Mesnil Éditeur, 2011)
- Qui est plein d’embûches, qui a le caractère d’un piège.
- Mais m’sieu le curé ne comprit pas sans doute le sens de cette insidieuse allusion ; […]. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- À l’abandon, les yeux clos, il se laissait envahir par cette torpeur insidieuse des sommets, où les muscles et l’esprit s’allongent avec volupté côte à côte. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 156)
- Les agressions insidieuses dirigées contre le cabinet sous le couvert de l'impôt sur le revenu avortèrent comme les autres. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Ce fut la halte solennelle à l’église, les chants dramatiques, les gestes rituels, l’odeur insidieuse de l’encens. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 45)
- Le venin insidieux du passé se mêle au présent et l'empoisonne. — (Moses Isegawa ; Chroniques abyssiniennes)
- Reste à voir s’ils parviendront à se débarrasser du mal plus insidieux qu’est le populisme autoritaire de droite qui anime encore une partie significative de son électorat. — (Pierre Martin, Destituer Trump: urgent… et probable, Le Journal de Québec, 14 janvier 2021)
- (Médecine) Qualifie une maladie chronique, dont le diagnostic est difficile.
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furieux
?- Qui est en fureur ; qui est en furie.
- Il vit, non loin du grand chemin, une femme éplorée qui appelait le Ciel et la Terre à son secours, et un homme furieux qui la suivait. […]. Cet homme l’accablait de coups et de reproches. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, 1748)
- L'homme emporté et furieux ne connaît personne, il se connaît à peine lui-même. Il n'est capable de rien entendre; la colère lui fait prononcer une multitude de paroles vagues, dont il perd jusqu'au souvenir; […]. — (« Œuvres oratoires de Jacques-Denis Cochin, curé de Saint-Jacques du Haut-Pas », dans la Collection intégrale et universelle des orateurs chrétiens, publiés par l'Abbé Migne, tome 98 (vol. 31 de la 2e série), Paris, chez J.-P. Migne, 1866, p. 587)
- Entendant leur cris, Océana sortie de la maison pour se trouver face à face à une quarantaine de femmes furieuses armées de torches. Elles commencèrent par lui crier de quitter l'île, qu'elle n'était pas à sa place ici. — (Viviane Traversy, Des étoiles dans les yeux, page 98, Éditions Melonic, 2004)
- Pour les Grecs, le cheval furieux est terrible à regarder et terrible à entendre, car le grincement des dents, le bruit du mors, rappellent le grondement des Érinyes : […]. — (Bernard Terramorsi, Le fantastique dans les nouvelles de Julio Cortazar: Rites, jeux et passages, page 38, Éditions L'Harmattan, 1994)
- (Par extension) Qui dénote ou qui exprime la fureur.
- J'avais beau plonger des yeux furieux dans ses prunelles sombres, je n'y trouvais ni contact, ni étincelle, rien qu'une veulerie menaçante noyée dans de l'eau morte. — (Max Olivier-Lacamp, Les deux Asies, Grasset, 1967)
- Et pendant ce temps-là voilà la foule qui s'amasse et, comme de juste, prend fait et cause contre moi, pousse des cris furieux et veut qu'on me conduise en prison. — (Anatole France, Rabamor, dans Récits de vieux marins,)
- Dans leurs rangs éclata une furieuse colère : elles ne se sauvèrent pas, mais se jetèrent sur les cailloux et se mirent à bombarder les crânes de la cavalerie qui avait chargé. — (Un militant syndicaliste franco-polonais: La vie errante de Tomasz Olszański (1886-1959), traduit par Mylène Mihout, p.289, Presses universitaires de Lille, 1993)
- Qui, dans sa folie, se porte ou peut se porter à des actes de violence.
- Ainsi il n'a rien à faire dans les premières loges de l'Hôpital-Général en 1717 pour le fou non furieux, pas plus que dans les chambres voûtées réservées au fou furieux en 1722-1723. — (Jacques Laplante, Psychothérapies & impératifs sociaux: Les enjeux de la connaissance de soi, page 29; De Boeck Supérieur, 1995)
- Qui est impétueux, véhément, violent.
- Pour lancer contre nous ces furieux prédicateurs, il faut que les chefs du clergé se soient sentis bien atteints. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, préface de la 3e édition, Hachette & Paulin, 1845, p.I)
- Il la couvrait avidement de caresses, murmurait les mots d'amour les plus doux, et tous deux se perdaient dans une extase furieuse et passionnée. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- Bientôt tes appels ne seront plus que rauquements de plus en plus sourds, beuglements de désespoir si fatigués qu’ils ne dépasseront plus ta gorge, étranglée de terreur par la furieuse certitude, la peur atroce et annihilante, la frayeur immonde de périr en Fagne : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Vers le soir je remarque que l’étai de foc s’use beaucoup et je me dispose à le réparer lorsqu’un coup de vent arrive si furieux et si sec que l’étai de foc et la bastaque bâbord, cèdent en même temps. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Hans avait une furieuse envie de rire au nez de ce polichinelle grandiloquent, à qui il ne manquait que la redingote, le col à manger de la tarte et l’écharpe mayorale pour personnifier le stupide-fonctionnaire-conscient-de-son-importance. — (Henri Ghils, La mare aux filles, Paris : Éditions du Grand Damier, 1955, chap. 6)
- (Sens figuré) (Familier) Qui est prodigieux, excessif, extraordinaire dans son genre. — Note : Dans cet usage, l’adjectif précède toujours le nom.
- C’est un furieux mangeur, un furieux menteur.
- Il s’est donné un furieux coup, une furieuse entorse.
- Il fait une furieuse dépense.
- (Héraldique) Se dit du taureau élevé sur ses pieds. À rapprocher d’acculé, cabré, effaré, effarouché, effrayé et forcené.
- Du Fenoil — d'azur, au taureau furieux et levé en pied d'or, et un chevron de gueules brochant sur le tout. — (Jacques Paul Migne, Encyclopédie théologique, t.13, p. 662, 1852)
- (Équitation) Qualifie une sorte d'allure de manège.
- Dans les passades, dites furieuses, le cheval est maintenu à la galopade jusqu'au milieu de la ligne droite, d'où il part au galop allongé jusqu'à deux ou trois pas de l'extrémité de cette ligne ; là on le remet à la galopade pour l’exécution de la demi volte ou de la demi pirouette ordinaire. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, page 245, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
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cagneux
?- Qui a les jambes tournées en dedans, rapprochées au niveau des genoux et écartées au niveau des pieds.
- Le vieil homme eut un geste agacé. Il était accroupi sous un acacia, les bras posés en équilibre sur ses genoux cagneux. Dans le soleil déclinant, sa peau était aussi noire et luisante que de la poix. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
- Le convoqué entra, voûté, cagneux, puant le bouc. — (Vladimir Volkoff, Les Faux Tsars, L’Âge d’homme, 1992, page 386)
- (En particulier) Tournés en dedans en parlant des genoux, des jambes.
- Lui, l’enfant unique et choyé, il avait bien ri au départ de cette fillette aux genoux cagneux, tirant sur sa jupe pour voiler la quasi maigreur de ses jambes de jeune pouliche. — (Laure Angélis, Ondine, Éditions Pierre Téqui, 1998, page 54)
- Qui a les pieds tournés vers l’intérieur en parlant des animaux, notamment des chevaux.
- Ce cheval est cagneux mais il a bon caractère.
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calleux
?- Qui présente des cals, des callosités sur la peau.
- Merci à mon tour pour ce que vous dites de mon fils, Belhumeur, répondit la vieille dame en serrant la main calleuse du chasseur. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- De tous les pays circonvoisins, des campagnes et des villes, malades et infirmes, paralytiques, culs-de-jatte et pieds-bots accouraient dans des carrioles, dans des calèches, sur des ânes, sur leurs moignons calleux. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
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bronchiteux
?- (Médecine) Personne atteinte d’une bronchite.
- Regardez cet homme et dites-vous bien que c’est votre image, malheureux bronchiteux, pauvres catarrheux, tristes asthmatiques ! — (Publicité pour le Sirop des Vosges Cazé, Le Petit Marseillais, 19 avril 1924 → lire en ligne)
- Le patron laissera donc mourir d’inanition le malheureux bronchiteux dont tu parlais. — (Yves Guyot, La Tyrannie socialiste, Ch. Delagrave, 1893, livre 2, pages 61-64)
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dieux
?- Pluriel de dieu.
- Ils n’avaient pas plus le droit d’auspicium, i.e. le présage envoyé par les dieux et consulté par certains magistrats, non plus que l’imperium, i.e. le pouvoir le plus élevé comportant la juridiction et le commandement militaires. — (Jean-Philippe Feldman, La bataille américaine du fédéralisme: John C. Calhoun et l’annulation, 2015)
- Chose très remarquable, Bullinger indique que la même expression Fils des Dieux en grec se calcule gématriquement par 3 123 = 21 × 153. — (Louis Colombelles, Une promenade au jardin des nombres, 1987)
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mystérieux
?- Qui contient quelque mystère, quelque secret, quelque sens caché. Se dit proprement en matière de religion.
- Les sens mystérieux de la Bible.
- (Sens figuré) Se dit en parlant des affaires humaines.
- Il y a quelque chose de mystérieux dans cette affaire.
- C’est un homme qui a une conduite mystérieuse.
- Ils ont eu ensemble un entretien mystérieux.
- (Par extension) Qui fait mystère de beaucoup de choses et souvent de choses qui n’en valent pas la peine.
- C’est un homme fort mystérieux, tout mystérieux.
- Il est mystérieux en toutes choses.
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poreux
?- Qui a des pores.
- Une pierre poreuse.
- Un vase poreux.
- (Par extension) Qui est perméable.
- […], et les sources étaient de plus en plus rares dans ces terrains composés en grande partie de trachytes fendillés et d’amygdaloïdes poreuses. — (Jules Verne, Un drame au Mexique, J. Hetzel et Cie, 1905, page 364)
- Bref, les frontières entre catholiques « observants », « traditionalistes » et « intégristes » semblent poreuses dans l’entre-soi versaillais. — (Josselin Tricou, « Entre masque et travestissement : Résistances des catholiques aux mutations de genre en France: le cas des "Hommen" », dans la revue Estudos de Religião, volume 30, n° 1, janvier-avril 2016, page 53)
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harmonieux
?- Qui a de l’harmonie.
- Ces couleurs sont harmonieuses.
- Cette poésie est harmonieuse.
- Au moment où la voiture parvint sur le pont de la Cise, plusieurs voiles blanches débouchèrent entre les îles de la Loire, et donnèrent une nouvelle harmonie à ce site harmonieux. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- À l’époque du frai, il pousse spontanément un petit cri peu harmonieux, qui participe de l'aboiement du roquet et du pépiement du poussin. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- Il est à peine besoin de prévenir quʼil nʼy a pas une question de lʼorthographe en Esperanto, que lʼorthographe est logique, cʼest-à-dire phonétique. Chaque lettre a un son unique, chaque lettre se prononce et la prononciation est harmonieuse et sonore. — (Camille Aymonier, L’Esperanto, 1902)
- Il ne savait aucune des paroles du grand choral de Luther, mais il ouvrait toute grande sa bouche et émettait des sons vastes, graves et partiellement harmonieux… — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 263 de l’édition de 1921)
- [Les «premiers de cordée»] vont dans la même direction et œuvrent à un projet commun, sans tensions, sans désaccords, sans discordances dans une société faussement harmonieuse où les conflits sont abolis et où comptent avant tout les compétences.— (Simon Blin, Myriam Revault d’Allonnes : «Le macronisme invoque sans cesse l’autonomie mais on n’est pas autonome tout seul», Libération, 19 janvier 2021)
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dieu
?- (Religion) Être surnaturel objet de déférence d’une religion.
- Rôde-t-il de par l’univers je ne sais quel dieu de la malédiction et du carnage ayant pouvoir à de certaines heures d’arracher de la vie les fils aînés de la famille humaine taillés pour lui faire obstacle ? — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Mais le diable a soufflé là-dessus, de son haleine fiévreuse et empestée, et les pires billevesées ont pris leur vol. L’homme a inventé les dieux et il a créé l’amour avec son cortège de sensibleries ridicules ou criminelles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 118)
- Malheur dieu pâle aux yeux d’ivoireTes prêtres fous t’ont-ils paréTes victimes en robe noireOnt-elles vainement pleuréMalheur dieu qu’il ne faut pas croire. — (Guillaume Apollinaire, « La Chanson du mal-aimé » in Alcools, 1913)
- Vivre comme un dieu exige que l’on cesse de croire aux dieux. Ainsi, la leçon des épicuriens est que la philosophie change les hommes en dieux en leur enseignant qu’il n’y a pas sur cette terre d’autres dieux qu’eux-mêmes dès lors qu’ils auront cessé de croire et vainement d’espérer. — (Robert Redeker, Les épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, p.72-73)
- (Sens figuré) Celui qui est l’objet d’un grand enthousiasme, d’une vénération profonde, d’une vive reconnaissance, d’un extrême attachement.
- Goldsmith, l’auteur d’Obermann, Charles Nodier, Maturin, les plus pauvres, les plus souffrants étaient ses dieux; elle devinait leurs douleurs, elle s’initiait à ces dénûments entremêlés de contemplations célestes, elle y versait les trésors de son cœur; […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (En particulier) Personne qui démontre un talent exceptionnel dans un domaine particulier.
- Il est le dieu du jazz.
- (Islam) Être ou objet adoré.
-
désavantageux
?- Qui cause ou qui peut causer du désavantage.
- Cette clause du contrat vous est désavantageuse.
- Cette affaire m’a été fort désavantageuse.
- Parti désavantageux.
- Ses affaires sont dans une situation désavantageuse.
-
enfeu
?- (Architecture, Funéraire, Religion) Niche dans un édifice religieux abritant un tombeau, un sarcophage ou une scène funéraire.
- Aucun texte ne précise si les gisants arrivèrent d’Italie avant que la décoration de l’enfeu ne soit commencée. — (Revue du Nord, Volume 63, 1981)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.