Dictionnaire des rimes
Les rimes en : fruit
Que signifie "fruit" ?
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- (Botanique) Partie d’une plante produite après la floraison et contenant une ou plusieurs graines.
- Il existe au Musée britannique un paysage du temps des Ptolémées où l’on voit, parmi les plantes qui y figurent, des Nelumbium reconnaissables à leurs feuilles orbiculaires et à leurs fruits en pommes d’arrosoir. — (Charles Joret, Les plantes dans l’antiquité et au moyen âge, histoire, usages et symbolisme ..., 1897, page 167)
- La partie comestible de la fraise n’est pas le fruit, au sens botanique du mot, car elle ne provient pas d’un ovaire. C’est un faux fruit formé par le réceptacle de la fleur qui est devenu rouge, charnu et sucré. Les fruits véritables sont les petits akènes blanchâtres portés par le réceptacle. — (Ferdinand Faideau, Cours complet d’histoire naturelle à l’usage des lycées et collèges. 2, Botanique élémentaire : organographie et classification., Larousse, 1907, page 64)
- Des canaux sécréteurs (appelés au niveau du fruit des bandelettes) se trouvent en plus ou moins grand nombre et expliquent l’emploi des fruits d’Apiacées comme condiment : Cumin, Anis vert, Coriandre... — (Jean-Louis Guignard, Frédéric Dupont, Botanique : Les familles de plantes, 2015, page 344)
- Les gousses et les samares sont des exemples de fruits secs. Les gousses s’ouvrent pour libérer leur graines, mais pas les samares. Les drupes et les véritables baies sont des fruits charnus simples ; elles proviennent d’une fleur avec un seul pistil et un ou plusieurs carpelles. Les fruits composés et multiples proviennent de plusieurs pistils ou de plusieurs fleurs. — (Peter H Raven, Kenneth A Mason, Georges B Johnson, Biologie, 2017, page 615)
- Les grains de céréales sont des fruits secs indéhiscents appelés caryopses qui ne contiennent qu’une graine. — (Jean- François Cruz, Djidjoho Joseph Hounhouigan, Michel Havard, La transformation des grains, 2019, page 17)
- Certains légumes sont donc bien botaniquement des fruits : tomate. courgette, aubergine... — (Collectif, Ferrandi. Légumes, 2020)
- (En particulier) (Courant) (Cuisine) Produit végétal sucré utilisé essentiellement comme dessert ou utilisé en cuisine pour préparer des desserts ou des préparations alimentaires sucrées (par opposition aux légumes).
- On distingue ordinairement les fruits, en fruits à noyau et fruits à pepin, en fruits rouges, en fruits d’été, en fruits d’automne, & en fruits d’hiver. Les fruits à noyau sont les prunes, les cerises, les pêches, les abricots. Les fruits à pepin sont les fraises, les framboises, les groseilles. — (Noël Chomel, Dictionnaire œconomique, contenant divers moyens d'augmenter son bien, et de conserver sa santé avec plusieurs remèdes, 1740, page 1251)
- Et pourtant les figuiers s'obstinent à pousser spontanément parmi les gravats et je me gorge, sans rien payer, de leurs fruits cramoisis. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- En France, le melon est essentiellement consommé en tant que fruit et apprécié pour sa saveur sucrée; et le cultigroupe Cantaloup charentais représente 80 % de la production. — (Claire Doré, Fabrice Varoquaux, Histoire et amélioration de cinquante plantes cultivées, 2006, page 438)
- Les fruits ramassés à terre sont en général plus susceptibles d’être pourris, et ils contiennent plus d’éthanol que ceux cueillis sur la branche. — (Jonathan Silvertown, Un dîner avec Darwin: Des cavernes aux cuisines, l’évolution, 2018)
- (Par extension) (Désuet) Dessert, tout ce qu’on sert au dernier service de table, après les viandes et entremets (dans ce sens, le mot n’a pas de pluriel).
- Servir le fruit.
- Il en est au fruit.
- (Droit) Produits ou revenus d’une terre, d’un immeuble, d’un fonds quelconque ou d’une charge.
- Le baillistre, aussi bien que le gardien, n’administre pas pour le compte du mineur, mais pour son propre compte : il a la jouissance du fief dont il fait les fruits siens, civils ou naturels. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l’Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e édition, 1956, page 228)
- C’est une maxime de droit, que tout possesseur de bonne foi fait les fruits siens.
- Rendre compte des fruits.
- Restitution de fruits.
- Les fruits échus.
- Les fruits, profits et émoluments d’une charge.
- Fruits naturels, les productions spontanées d’une terre, d’un fonds, comme le foin, le bois, le croît des animaux.
- Fruits industriels, les productions qu’on obtient par la culture, comme le blé, le vin, etc.
- Fruits civils, le loyer des maisons, les baux à ferme, les intérêts des sommes exigibles, etc.
- Fruits pendants par les racines, par racines, Les blés, les raisins, et généralement tous les fruits, lorsqu’ils sont encore sur pied.
- Les fruits pendants par les racines font partie du fonds.
- On ne peut saisir les fruits pendants par racine qu’après telle époque.
- (Soutenu) Enfant, par rapport à sa mère ou une union.
- Assis moi-même sous l’arbre, tenant ma bien-aimée sur mes genoux, et réchauffant ses pieds nus entre mes mains, j’étais plus heureux que la nouvelle épouse qui sent pour la première fois son fruit tressaillir dans son sein. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Elles s’enfuient ensuite vers leur demeure inexpugnable, portant dans leurs seins les fruits d’unions brutales et sans volupté. — (Renée Dunan, Ces Dames de Lesbos, 1928)
- (Sens figuré) Utilité, profit ou avantage qu’on retire de quelque chose.
- Les syndicats peuvent être fort utilement employés à faire de la propagande électorale ; il faut, pour les utiliser avec fruit, une certaine adresse, mais les politiciens ne manquent pas de légèreté de main. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre V, La grève générale politique, 1908, page 207)
- […], et cette année a vu éclore les fruits de projets longuement mûris et discutés, ainsi que d’autres partenariats plus rapidement conclus. — (Adrienne Alix, Lettre de la présidente, dans le Rapport annuel 2010 de Wikimédia France)
- Cette législation, a-t-il souligné, est le fruit d’un compromis qui a pris en compte les inquiétudes des partisans d’un contrôle des armes et les défenseurs du port d’arme. — (Le Monde.fr avec Reuters, Le gouverneur de Floride signe la loi sur le contrôle des armes, Le Monde. Mis en ligne le 9 mars 2018)
- Il s'est mis en frais pour la nouvelle édition du Siècle de Louis XIV; il n'a épargné aucun soin; et voilà que, pour fruit de ses peines, M. de La Beaumelle fait imprimer sous main une édition subreptice à Francfort, ville impériale, malgré le privilège de l'empereur, dont Walther est en possession. — (Voltaire, Lettre no 27, à M. Roques, d’avril 1752, dans « Correspondance générale », tome 4, dans les Œuvres de Voltaire, Paris : chez P. Pourrat frères, 1839, page 50)
- (Sens figuré) Effet ou résultat d’une cause, soit bonne, soit mauvaise.
- Comme en un concert d'instruments, on n'oit pas un luth, une épinette et la flûte, on oit une harmonie en globe, l'assemblage et le fruit de tout cet amas. — (Montaigne, Essais, Livre III, chapitre VIII, 1592)
- Si ces modèles se sont largement répandus, ce n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe des révélations d’Edward Snowden sur la surveillance massive pratiquée par la NSA et ses épigones. — (Amaelle Guiton, Terrorisme : Macron en marche contre la cryptographie, Libération. Mis en ligne le 10 avril 2017)
- Les grandes découvertes sont le fruit d’une longue patience.
- Ces mesures imprudentes ne tardèrent pas à porter leur fruit.
- La méthode a fait ses preuves: les cas enregistrés dans les CHSLD de la Mauricie au printemps ont nettement diminué après l’implantation de la stratégie. «Il a fallu inventer la recette. Tout ce qu’on fait aujourd’hui est vraiment le fruit du travail qui a été fait», a-t-elle affirmé. — (Patricia Hélie, Le savoir d'une infectiologue de la Mauricie exporté, Le Journal de Montréal, 18 novembre 2020)
- (Architecture) Non-verticalité du côté extérieur d'une muraille, le côté intérieur étant vertical (la muraille étant ainsi plus épaisse en bas qu'en haut ; beaucoup plus rarement, la muraille s’épaissit en montant, et l’on parle de contre-fruit.)
- Nous calculerons d’abord les dimensions de la base inférieure ; elles sont commandées par le fruit, c’est-à-dire par l’inclinaison donnée aux maçonneries pour assurer leur solidité. — (Antoine Dominique Eysséric et Joseph Casimir Pascal, Géométrie, Delagrave, 1880, page 288)
- (Argot polytechnicien) Personne qui ne remplit pas ou mal une fonction qu’elle occupe, et par extension, personne inutile, incapable, maladroite voire plus généralement imbécile.
- Le respo matos est vraiment un fruit cette année, tout est toujours en bazar dans le local.
- N’essaie pas de faire affaire avec eux, il n’y a que des fruits dans ce binet.
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "fruit".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
-
fuit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe fuir.
- Bonjour ! vous seriez gentil s’il vous plaît de me détordre mon garde-boue, il fait un bruit insupportable, et puis vous regarderez par la même occasion si le radiateur ne fuit pas. — (Gilbert Pineau, Le déclic, 1970, chapitre III)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif passé simple du verbe fuir.
-
ennemie
?- Femme qui nous est hostile, ou à qui l’on est hostile.
- Chacun finit par se moquer effrontément des prétendues grandes qualités de celle qui devint ainsi l’ennemie des Sancerroises. — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)
- On remarqua beaucoup, à Plassans, une série d’attaques dirigées par le fils contre les personnes que le père recevait chaque soir dans le fameux salon jaune. La richesse des Roudier et des Granoux exaspérait Aristide au point de lui faire perdre toute prudence. Poussé par ses aigreurs jalouses d’affamé, il s’était fait de la bourgeoisie une ennemie irréconciliable, lorsque l’arrivée d’Eugène et la façon dont il se comporta à Plassans vinrent le consterner. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 98)
- Rô, qui faisait de la chair des pauvres gens qu’elle surprenait chaque jour, de coutumières ripailles, n’était pas seulement une redoutable ennemie, mais, douée par surcroît d’une subtile intelligence et d’une perversion inexplicable, elle savait tendre aux riverains de la côte, pièges et trébuchets, afin qu’y tombassent les imprudents égarés loin du bourg, les indigentes glaneuses de coquilles revenant de la marée, le bissac rempli de palourdes, sourdons, crabes, pétoncles et autres menues proies que leur dispensait à son reflux l’éternelle nourricière des besogneux pour qui le pain est toujours amer. — (Henri Mériot, Les Belles Légendes de Saintonge, La Découvrance éditions, page 72)
-
mycologie
?- Science qui étudie les champignons.
-
apostasie
?- (Religion) Abandon public d’une religion ou d’une croyance.
- Cette provocation a causé parmi les Juifs [...] un dernier sursaut de révolte, noyé dans le sang. La circoncision a été interdite, l'apostasie encouragée. La région a cessé de s'appeler la Judée pour prendre le nom de Palestine [...]. — (Emmanuel Carrère, Le Royaume, 2014, page 530)
- En Arabie saoudite, l'apostasie est passible de la peine de mort par décapitation au sabre. — (Reporters sans frontières, Rapport annuel 2005 : Arabie saoudite)
- Le 26 décembre dernier, [Mohamed Cheikh Ould El Mkhaitir] est passé en jugement au tribunal de Nouadhibou [...] et a été condamné à la peine capitale pour apostasie en vertu des lois de la République islamique mauritanienne. — (Zineb El Rhazoui, Mauritanie : esclaves contre dieux et maîtres, Charlie Hebdo, 7 janvier 2015)
- (Religion) (Spécialement) Abandon public de la religion catholique.
- Nous donnons le nom d’apostasie privée à la renonciation complète qu'un homme fait de sa religion , soit dans son cœur seulement, soit même au dehors par des discours, sans s'associer publiquement à une religion antichrétienne. — (« Apostasie », dans le Dictionnaire de théologie morale de l'Abbé Pierrot, tome 1, Paris : chez Jacques-Paul Migne, 1858, page 192)
- (Religion) Action de tout prêtre ou religieux qui renonce à ses vœux et à son habit.
- Le droit porte de plus la peine de l’excommunication contre l’apostasie de la religion. ([…]).Pour encourir cette excommunication, il faut deux choses : 1° qu'on ait fait profession solennelle de religion dans un ordre approuvé par le saint-siège. […]. 2° Que l’apostasie soit consommée. Clément VIII la déclare consommée quand le religieux a passé la porte extérieure du monastère avec la résolution de ne plus y rentrer. — (« Apostasie », dans le Dictionnaire de théologie morale de l'Abbé Pierrot, tome 1, Paris : chez Jacques-Paul Migne, 1858, page 194)
- Une méchante veste avait remplacé sa soutane. Sa tête était coiffée d’un bonnet rouge. Son visage suait la haine et l’apostasie. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 168)
- (Par extension) Abandon d’une doctrine, d’un parti, etc.
- Il fallait avoir l'âme de Julie pour sentir comme elle l'horreur d'une caresse calculée, pour se trouver autant froissée par un baiser froid ; apostasie du cœur encore aggravée par une douloureuse prostitution. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Bernstein, échappé de la dogmatique marxiste, raisonnait parfois à la manière des épistémologues de son temps, lesquels étaient néopositivistes et néokantiens. Mais, il n'était pas passé du marxisme au néokantisme par une apostasie. — (Alain Besançon, Les Origines intellectuelles du léninisme, chez Calmann-Lévy, 1977)
-
acrimonie
?- Agressivité verbale due à une mauvaise humeur.
- Cet homme est désagréable, car il ne sait pas parler sans acrimonie (humeur agressive).
- Il y a de l’acrimonie dans son caractère, dans ses discours.
- Réclamer avec acrimonie.
- Je constate que vous n’avez aucune acrimonie contre moi. J’aurais été désolée que vous en eussiez. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 373.)
- On décèle, dans la position de Howard, une certaine acrimonie, voire une acrimonie certaine. — (Matthieu Calame, Une agriculture pour le XXIe siècle, 2007)
- (Vieilli) Disposition à l’âcreté.
- Les médecins ont disputé longtemps sur l’acrimonie des humeurs.
-
ennemi
?- Concept antagoniste, en conflit avec un autre.
- Au milieu de la lutte contre le chaos, dans le sillage de la famine, survint une autre vieille ennemie de l’humanité : la peste, la Mort Pourpre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 417 de l’édition de 1921)
- L’eau est l’ennemie du feu.
- La folie est l’ennemie de la raison.
- Le temps est l’ennemi de la jeunesse.
- Ces individus sont des ennemis, car ils veulent les mêmes terres.
- Celui, celle qui veut du mal à quelqu’un.
- Bien, bien, ma cousine ! il y a deux façons de me servir : l’une en exterminant mes ennemis, l’autre en secourant mes amis. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre XI)
- Le parti adverse est un parti de concussionnaires, d’ennemis du peuple, traîtres à la patrie, vendus à l’ennemi, à quelque parti que tu appartiennes […] — (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- En passant au large d’El-Kçar, nous vîmes au flanc des montagnes des Ahl Serif le camp de Raïssouli, qui mettait à la raison les derniers partisans de son ennemi mortel le caïd Er-Remiki. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 241)
- Et puis, je peux faire clamser nos ennemis, en piquant d’une certaine façon un crapaud que j’aurai baptisé au nom de la personne condamnée. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Pour le Chili du XIXe siècle, qui faisait l’expérience d’un début d’industrialisation, l’ennemi et le partenaire principal était l’Empire britannique. — (Armando Uribe, Le Livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot et Françoise Campo, Seuil, 1974)
- (Religion) (Absolument) (Au singulier) Le diable ; le démon. Souvent capitalisé en Ennemi.
- (Courant) (Absolument) (Au singulier ou au pluriel) Nation armée avec laquelle une autre nation est en guerre.
- Tout ce qui sert votre ennemi vous nuit ; tout ce qui lui nuit vous sert. — (Machiavel, Maximes et pensées, traduction de Toussaint Guiraudet, Éditions André Silvaire, Paris, 1975)
- Les reflets du couchant, le vent de la mer nous viennent aussi ce soir de chez nos ennemis, de l’Est, du Rhin. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace – Août 1914, 1916)
- La soudaine irruption d’un ennemi prêt à l’offensive n’eut d’autre effet immédiat sur New York que d’accroître sa véhémence habituelle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 212 de l’édition de 1921)
- Passer à l’ennemi.
- Repousser l’ennemi, les ennemis.
- Mettre l’ennemi en fuite.
- De nouvelles troupes qui n’ont pas encore vu l’ennemi.
- Personne, groupe de personnes ou sentiment intérieur contre qui ou contre quoi l'on combat.
- Par contre, si je considère ma peur comme un ennemi, je cours un grand risque d’être vaincu. L'ennemi est sournois; il n’a pas les mêmes règles du jeu et je ne les connais d’ailleurs pas. Il ne s’annonce pas clairement et peut me surprendre par derrière. Je considère donc mon ennemi comme plus fort et plus rusé que moi. […] Je n’ai pas confiance en moi face à cet ennemi et je sais qu’il m’aura par ses ruses. — (Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, pages 151-152)
- (Sens figuré) C’est autant de pris sur l’ennemi : C’est toujours avoir obtenu quelque avantage, avoir tiré quelque parti d’une mauvaise affaire.
- Personne qui éprouve de l’aversion pour des choses bonnes ou mauvaises, justes ou injustes.
- Oui, nous nous avouons les ennemis de l’ordre, de cet ordre qui ne profite qu’à ceux qui, à force d’exploitation et de roueries, sont parvenus à empiler des millions dans leur coffre-fort. — (Virginie Barbet, dans le journal Égalité du 13 mars 1869 ; cité par Oscar Testut, L’Internationale, 1871)
- Ennemi de toute violence.
- (Proverbial) Le mieux est l’ennemi du bien. → voir mieux
-
aplati
?- Qui est rendu plat.
- (Sens figuré) Qui est épuisé.
- Qui a une forme plate.
-
apophonie
?- (Linguistique) Modification phonétique du timbre d'une voyelle dans un mot.
- L'apophonie a joué un grand rôle en latin ; elle explique que de con + facio, forme composée du verbe facio (« faire » d'où notre faire), on passe à conficio (d'où confire), par apophonie de /a/ en /i/ en syllabe ouverte, tandis que le participe passé passif est confectus (d'où confection), où l'apophonie se fait de /a/ vers /e/ en syllabe fermée.
- L’apophonie, en revanche, est un phénomène phonétique combinatoire qui a lieu ou non suivant l’environnement phonétique de la voyelle concernée. — (Marco Rühl, Linguistique pour germanistes: Une tentative de médiation entre la tradition française et la tradition allemande de l’étude de la langue allemande, 2000)
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actinométrie
?- (Météorologie) Mesure de l'intensité des radiations, notamment solaires.
- Des observations scientifiques y seront effectuées pendant l'été par quatre hommes; il s'agit d'actinométrie, magnétisme, glaciologie, séismologie. — (Société belge d'astronomie, Ciel et terre: Volumes 75 à 76, 1959)
-
agoraphobie
?- (Médecine) Peur irraisonnée des espaces libres et des lieux publics, de se retrouver dans une situation embarrassante dans de tels lieux.
- En général, la vue se heurte à des rochers serrés, à des amoncellements de prisons. Cette concentration trahit un désespoir paralysant comme une crampe : une sorte d’agoraphobie caractérise ces gravures. — (Carl Einstein, Gravures d’Hercules Seghers (1585-1645), Revue Documents n°4, septembre 1929)
- Les attaques de panique et l’agoraphobie sont des syndromes anxieux fréquemment rencontrés en pratique clinique : la souffrance et le handicap qu’ils entraînent en font un réel problème de santé publique. — (Dominique Servant, Attaques de panique et agoraphobie: diagnostic et prise en charge, 2001)
- Ce B.A-BA des phobies dresse un inventaire assez vaste des quelque six cents phobies répertoriées dans le monde. Il les sectionne en trois grandes parties distinctes : les phobies physiques (la claustrophobie, la thalassophobie, l’anémophobie...), les phobies mentales (l’agoraphobie, la bacillophobie, l’anorgasmophobie, la cafféapullophobie...) et les phobies animales (l'arachnophobie, la batracophobie, la musophobie...). — (La sélection Culture, sur le site Le guide gay.com (www.leguidegay.com), décembre 2008)
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fournit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de fournir.
- Cette tendance à exagérer les aspects évaluatifs des événements et à sur-généraliser dans le sens positif après un « succès » fournit des indications pour la prise en charge thérapeutique de la dépression. — (Aaron Beck, La thérapie cognitive et les troubles émotionnels, 2017, page 113)
- Troisième personne du singulier du passé simple de fournir.
-
midi
?- Moment où le Soleil est le plus haut dans le ciel, qui partage également la durée du jour entre le soleil levant et le soleil couchant.
- Le matin, le midi et le soir.
- Cette glace fondait un tantinet à midi mais regelait le soir, et, chaque matin, on commençait par la repolir avec amour. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La douzième heure depuis minuit.
- Il est tout juste midi et le tir de canon le proclame au-dessus de la vieille ville. — (Yves Rozier, Seth et le garçon-sirène, 2022)
- C’est Montparnasse, il est midi et quart. — (Marie Cardinal, La souricière, Julliard, 1965, page 110)
- Les charrettes et les chars étaient là dès potron-minet, voire dès la veille, car le marché était clappé dès prime ; il durait jusqu’à midi. — (Alain Derville, Saint-Omer : des origines au début du XIVe siècle, page 189, Presses Univ. Septentrion, 1995)
- (Rare) Deuxième repas de la journée, déjeuner.
- (Astronomie) Moment où le centre du soleil se trouve dans le méridien et où commence le jour astronomique.
- Un des quatre points cardinaux, plus couramment appelé sud.
- Albert et Ludwig se revirent avec plaisir, tous deux venaient de combattre contre les infidèles, l’un au midi, l’autre au nord, […]. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839, chapitre II)
- (Par extension) (Généralement avec une majuscule) L'ensemble des régions, des pays du Sud de l'Europe.
- Un homme du Midi.
- Les littératures du Midi.
- Dans le midi français, le chêne kermès est connu comme un nanophanérophyte, mais en Afrique du Nord il est fréquemment macrophanérophyte, atteignant jusqu’à 10-12 mètres de haut. — (Annales de le Faculté des sciences de Marseille, Imprimerie marseillaise, 1967, page 155)
- Exposition qui, étant en face du soleil à midi, reçoit toute la chaleur de ses rayons.
- Cette colline est exposée au midi.
- L’exposition de cette chambre est au midi.
- Son appartement est au midi.
- Elle, abritée un peu par son ombrelle, s’épanouissait, heureuse de ce bain de lumière, ainsi qu’une plante de plein midi. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VIII)
- (Sens figuré) (Poétique) Le milieu de la vie.
- Être dans son midi, à son midi.
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accalmie
?- (Marine) Calme momentané qui succède à un coup de vent très violent.
- Le lendemain, le vent s’établit au nord-ouest, il souffla en grande brise, et, pendant certaines accalmies, la pluie tomba avec abondance. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Bien que, par intervalles, de brèves et pâles soleillées courussent sur les chemins défoncés, sur les prairies semées de flaques miroitantes, on pressentait que l’accalmie serait de peu de durée, et que l’averse recommencerait avant la fin du jour. — (André Theuriet, La chanoinesse, part.3, chap.II, 1893)
- (Sens figuré) Période d’arrêt ou de calme succédant à une période d’activité ou d’agitation.
- Dieu consent enfin à interrompre la tâche pénitente de ses maux ; Il lui accorde de souffler et le Démon profite de cette accalmie pour entrer en scène. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Quand l’accalmie règne sur le front économique, c’est le moment de solidifier les mailles de notre filet social. — (Josée Legault, Quand tout coûte plus cher, Le Journal de Québec, 10 décembre 2021)
- Il s’est produit une accalmie inattendue dans notre commerce d’exportation. Ce malade est dans une période d’accalmie.
-
musicographie
?- Discours, écrit sur la musique, sans visée scientifique ni musicologique.
- Une grande part des écrits musicaux du XXe siècle relève de la musicographie. — (Joël-Marie Fauquet, Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle, 2003, p. 834)
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akinésie
?- (Médecine) Impossibilité ou difficulté d’initier des mouvements volontaires, due à des problèmes d’activation de zones du cerveau.
- On peut mettre en évidence l’akinésie par certaines épreuves : mouvement de marionnettes, mouvements alternatifs rapides. — (Alain Améri, Neurologie clinique : guide pratique, 1997)
- L’akinésie est un des symptômes cardinaux de la maladie de Parkinson.
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soumis
?- Qui est disposé à l’obéissance ou qui en a pris le parti après avoir résisté.
- Des sujets soumis.
- Un fils soumis et respectueux.
- Les tribus, hier encore rebelles, et maintenant soumises.
- Un air soumis, des paroles soumises.
- Fille soumise — Prostituée inscrite à la police.
-
écrit
?- Recouvert de signes graphiques, se dit spécialement d’un papier, d’un parchemin, etc., sur lequel on a écrit ; antonymes : blanc, vierge.
- Ce n’est pas un papier blanc, c’est un papier écrit.
- Papier écrit des deux côtés.
- Inscrit, marqué, enregistré au moyen de l’écriture ; antonyme : oral.
- Une autorisation écrite.
- Demain, vous aurez une interrogation écrite.
- (Droit) Qui a une valeur juridique fondée sur la jurisprudence, un code, etc. ; antonyme : coutumier.
- C’est un pays de droit écrit.
- Marqué.
- Cet homme porte le malheur écrit sur son visage.
- Il portait son crime écrit sur son front, sa condamnation écrite sur le front.
- Mot exprimant le fatalisme.
- Il était écrit là-haut que ce jour-là, il me faudrait passer par toutes les émotions. Cette dernière fut si forte, que je ne trouvai rien à dire ; je restai assis, les bras croisés, attendant ce qui allait arriver. — (François-Auguste Biard, Deux années au Brésil, 1862)
- Qui suppose un travail de composition, de rédaction, rédigé, soutenu, littéraire.
- Quant à la forme, pas la moindre recherche ni même la moindre élégance; rien de la grâce ni de la finesse de son style écrit. Il parle pour se faire comprendre, voilà tout. — (Lemaitre, Les Contemporains,1885, p. 199)
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agi
?- Participe passé masculin singulier de agir.
- Ils ont tous en commun — et bien que nous ne puissions être les fabricateurs de notre histoire, mais seulement les acteurs — de nous doter d’une certaine façon et dans une certaine mesure de la capacité de « désagir » ce que nous avons « agi », de maîtriser au moins partiellement les processus que nous avons déclenchés. — (Revue d’économie politique, 1978, volume 88, page 418)
-
acabit
?- Albert Dauzat déduit ce mot de l’occitan acabir ; Oscar Bloch et Walther von Wartburg le déduisent de l’occitan cabir ; tous deux du latin capere, acabit rejoignant ainsi acheter par son étymologie lointaine ; mais l’ancien occitan acabir n’offre aucune acception relevant de capere et cabir, bien attesté aux sens de « contenir », « être contenu, demeurer », fait difficulté pour expliquer le sens de acabit ;
- Ernst Gamillscheg (Etymologisches Wörterbuch der französischen Sprache) déduit l’ancien occitan acabir du latin caput ; de là acabir au sens de « mener à bonne fin, réussir » (→ voir acabar), mais il fait difficulté pour expliquer le sens de acabit. Remarquons que acabit n’est attesté dans aucune autre langue romane ; un emprunt fait au quinzième siècle d’un mot occitan attesté ni à cette époque ni en occitan moderne est peu vraisemblable, un hiatus chronologique et sémantique les sépare.
- qu’aujourd’hui
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agacerie
?- Manières ou paroles par lesquelles on cherche à attirer l’attention de quelqu’un. — Note d’usage : Il s’emploie surtout en parlant des femmes.
- […] les témoignages que nous venons d’entendre pourraient nous porter à croire que, dans cette malheureuse affaire, notre frère a été entraîné par des agaceries et des illusions infernales ? — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Presque toujours le condamné, soit qu’il ait le bon ou le mauvais poignard, est obligé d’aller faire des agaceries au tigre, pour le contraindre à sortir de sa cage, et l’exciter au combat. — (Honoré de Balzac, Voyage de Paris à Java, 1832, réédition Gallimard, collection Folio, pages 46-47)
- La petite Moïna, son aînée de deux ans, provoquait par des agaceries déjà féminines d’interminables rires, qui partaient comme des fusées […]. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- On ne pouvait rien voir de plus gracieux que cette svelte blondine, jeune, gaie, folâtre ; pas un homme qui eût résisté à ses agaceries. — (Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 2)
- Après avoir fait gambades sur gambades, exécuté des voltiges hardies autour de sœur Rose très émue, fait niches sur niches et mille agaceries aux militaires qui jouaient à la drogue et dont les pinces en bois posées sur le nez des perdants me faisaient toujours rire, j’étais, on le pense, très animé, très emporté ; […]. — (P.-J. Stahl, Les quatre peurs de notre général : Souvenirs d’enfance et de jeunesse, Paris : Bibliothèque d’Éducation et de Récréation (éd. J. Hetzel & Cie), s. d. (vers 1881), page 11)
- Les ridicules agaceries qui avaient autrefois un caractère de niaiserie, d’insouciance, semblent trahir maintenant une certaine application volontaire qui ne me permet pas de les mettre tout à fait au compte d’une curiosité maladive commune à beaucoup de ses pareilles. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, page 88)
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assis
?- Placé sur son séant.
- Il est assis.
- Un vestibule étroit séparait la cuisine de la salle où Mme Aubain se tenait tout le long du jour, assise près de la croisée dans un fauteuil de paille. — (Gustave Flaubert, Trois Contes, 1877)
- Destiné à faire asseoir.
- Une place assise.
- Solidement établi.
- Une réputation assise.
- « On se croirait chez Barnum.– Gérard ! Vous êtes cruel !… Vous ne respectez pas les situations les plus assises.– Surtout quand elle sont assises sur une chaise percée. » — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 12)
- (Héraldique) Se dit d'un quadrupède représenté le postérieur à terre, les pattes arrière repliées, les antérieures éventuellement posées au sol.
- Écartelé : au premier et au quatrième de sinople à l’étoile d’or accompagnée de trois gerbes de blé du même, au deuxième d’azur aux deux colombes affrontées d’argent, membrées de gueules, posées sur un mont d’or et surmontées d’une étoile du même, au troisième de gueules au bièvre assis d’or, la queue d'argent, qui est de Housséville → voir illustration « bièvre assis »
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saisi
?- Pris par une étreinte vigoureuse ou subite.
- Le voleur saisi au moment où il s'échappait.
- Retenu par acte de saisie.
- Ses meubles sont saisis.
- La partie saisie.
- Tiers saisi.
- Muni, nanti.
- Le greffe tient bonQuand une fois il est saisi des choses. — (Jean de la Fontaine)
- Saisi d'une affaire, qui a à décider cette affaire.
- Lorsque les saints entraient en séance à Westminster, ils récitaient des prières, cherchaient le Seigneur des journées entières, et expliquaient l'Écriture : cela fait, ils s'occupaient des affaires dont ils se croyaient saisis. — (François-René de Chateaubriand)
- Qui s’est emparé de.
- Des portes du palais saisi pour ce perfide,En fait votre prison, et lui répond de vous. — (Pierre Corneille, Sertorius, 1662)
- (Sens figuré) Qui est captivé, dominé par quelque chose.
- Frappé subitement d'une vive émotion.
- (Cuisine) Qui a été exposé à un grand feu et qui est grillé extérieurement et rose encore intérieurement.
- Une viande bien saisie.
- (Haïti) Qui est surpris, étonné.
- Je suis vraiment saisie de te voir. Où étais-tu passée ? — (Renauld Govain, Plurilinguisme, pratique du français et appropriation de connaissances en Haïti, 2009, page 291)
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allégorie
?- Expression de la pensée se prêtant à une interprétation figurée, indépendamment de son sens littéral et permettant de frapper les esprits.
- Exemple d'allégorie, sur la mort : Je vis cette faucheuse, elle était dans son champ. Elle allait à grands pas, moissonnant et fauchant. — (Victor Hugo)
- J’ai toujours été séduit par les allégories, leçons par l’image en même temps qu’énigmes à résoudre, et souvent attirantes figures féminines fortes de leur propre beauté et de tout ce qu’un symbole, par définition, a de trouble. — (Michel Leiris, L’Âge d’homme, 1939, collection Folio, pages 51-52.)
- La Bible ou les livres saints des autres religions sont de grands poèmes contemporains de l’époque orale où, l’écrit n’existant pas, les rythmes et les cadences, les périodes et les allitérations, mais aussi les allégories et les paraboles, les mythes et les apologues facilitaient la mémorisation, donc la récitation, donc la pratique religieuse. — (Michel Onfray – La chanteuse et le philosophe - Le Point no 2252 - 5 novembre 2015)
- (Art) Représentation concrète et imagée par des éléments descriptifs d’une idée abstraite.
- Le bandeau, les ailes et l’enfance de Cupidon sont une allégorie qui représente le caractère et les effets de la passion de l’amour.
- Les mystères des Grecs et des Égyptiens étaient remplis d’allégories.
- Les allégories en peinture sont généralement froides.
- En peinture, lʼusage de lʼallégorie fait partie des procédés maniéristes auxquels lʼartiste peintre nʼa que trop souvent recours, à défaut de lʼinspiration. — (Marie-José Pernin Segissement, Nietzsche et Schopenhauer : encore et toujours la prédestination, 1999)
- (Rhétorique) Métaphore prolongée dans plusieurs descriptions d’une chose abstraite par du concret.
- Saint Augustin le déclare expressément : « une chose notifiée par allégorie est certainement plus expressive, plus agréable, plus imposante que lorsqu’on l’énonce en des termes techniques. » — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
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suffit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de suffire.
- Son Diable amoureux, où la passion est kabbalistiquement analysée, suffit à lui assurer l’estime et la sympathie, non l’admiration des adeptes. — (Stanislas de Guaita, Essais de sciences maudites, tome 1 : Au seuil du mystère, 2015)
- Ainsi il se détache du monde et de la société, il se construit un univers qui se suffit à lui-même et qui, à force de se déconcrétiser et de se dématérialiser, se fige, se pétrifie pour n’être plus qu’une image, qu’une ombre idéalisée, une illusion, une chimère. — (Raymond Lauener, Robert Walser ou La primauté du jeu, 1970, page 201)
- Troisième personne du singulier du passé simple de suffire.
- Joint à la panique qui le tenaillait, cet effort suffit à l’épuiser : ce n’est pas impunément que vingt années durant on se laisse décalcifier par les travaux de bureau. — (André Benzimra, Le livre où rien n’était écrit, nouvelle, 1969)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.