Dictionnaire des rimes
Les rimes en : front
Que signifie "front" ?
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- Partie antérieure de quelque chose. → voir de front
- Représentation de quelques parties du cerveau , depuis le côté antérieur, ou le front, jusqu'au côté postérieur. — (Mémoires de l'Académie [royale] de Prusse concernant l'anatomie, la physiologie, la physique, l’histoire naturelle ; la botanique ; la minéralogie, volume 8, Jean Joseph Niel, 1774, page 468)
- (Anatomie) Partie supérieure de la face.
- De l’occiput au front, la tête semble rasée. — (Paul Gervais, Animaux nouveaux ou rares ... dans les parties centrales de l’Amérique du Sud, Bertrand, 1855, page 17)
- (Anthropologie) Partie du visage qui est comprise entre la racine des cheveux et les sourcils. → voir front bas et front haut
- Doués d’une force prodigieuse, les gens employés à ce métier de portefaix mettent sur leur dos, les sacs et les meubles les plus lourds : c’est leur front seul, ceint d’une corde plate, qui soutient tout le poids du fardeau. On les voit ainsi traverser la ville, chargés d’un piano ou d’une armoire à glace. — (Eugène Blairat, Tunis : Impressions de voyages, Paris : Librairie Ch. Delagrave, 1891)
- J’aperçois, dans le décor que la pénombre commence à envahir, le modelé de mon front, l’ovale de mon visage et, sous paupière clignante, mon regard par lequel j’entre en moi comme dans un tombeau. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Ses yeux bruns étaient bordés de noir ou plutôt meurtris ; sa lèvre supérieure était ornée d’un duvet brun qui dessinait une espèce de fumée ; elle avait les lèvres menues, et son front impérieux était rehaussé par une chevelure jadis noire, mais qui tournait au chinchilla. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- Ses petits cheveux filasse, frisottants, hérissés autour du front, lui donnaient un aspect farouche de méduse domestique tel qu’il fit reculer Théodule et Julot, venant, à la fin de la veillée, prendre des nouvelles de leur ami Le Mousse. — (Louis Pergaud, Le Retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ses cheveux, étalés en frange sur le front, s’y déroulaient avec une élégance foraine du meilleur aloi. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Je jette les feuilles dans un tiroir et, le front dans les mains, je me prends à rêvasser. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 205)
- Il releva ses lunettes d’acier sur son front totalement chauve et ses yeux papillotèrent […] — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Zoologie) Partie supérieure de la tête.
- Mais ces animaux à grand front manquent d’occiput, et le sommet de leur tête n’a qu’une petite étendue. — (Pline l’Ancien, Histoire des animaux, Lefèvre, 1845, Page 646)
- La surface, la ligne, le point le plus avancé d'une chose qui progresse.
- (Glaciologie) Le point inférieur d'un glacier.
- (Industrie minière) Façade de l'épaisseur d'une partie d'un gisement exploité en un passage, dans une carrière.
- Depuis le milieu de l'année 1984 et pour des raisons de productivité, l’abattage des terrains de découverture de la mine à ciel ouvert de Bellezane est réalisé avec des fronts de 15 m de haut. — (Les techniques, vol. 70, no 1 à 3, Société de l'industrie minérale, 1988, page 111)
- (Sens figuré) (Psychologie) Partie visible du soi.
- Etre jeune et Noir suffit à faire de nous des suspects, qu’on soit en survêt ou bien habillés. T’as l’impression que c’est collé sur ton front. A force, ça rend fou. — (Camille Bordenet, Le difficile dialogue sur les contrôles policiers : « J’ai vite capté qu’il fallait que j’aie le moins de contact possible avec le bleu-blanc-rouge », Le Monde. Mis en ligne le 26 juin 2020)
- (Poésie) (Soutenu) Expression de l’état intérieur. → voir marcher le front haut et marcher le front levé
- Il marche, le front calme, et le pas affermi. — (Troisième et dernière Encyclopédie théologique, J.P. Migne, 1864, page 1195)
- (Société) (Vieilli) Attitude sociale. → voir avoir le front et effronté
- De quel front osez-vous tenir un semblable langage ? — (Jean Chrysostome, Œuvres complètes, Bordes frères, 1867, page 169)
- Attitude adoptée, marquant la hardiesse, l’impudence.
- De quel front soutenir ce fâcheux entretien ? — (Jean Racine, Britannicus)
- Quoi ! Vous avez le front de trouver cela beau ! — (Molière, Le Misanthrope)
- Partie supérieure de quelque chose.
- Je me servirai donc du mot « cime » ou « front » pour l’opposer à la « base » qui est la partie pointue. — (Amédée de Foras, Le blason, Allier, 1883, page 437)
- (Métaphore) (Littérature) Partie la plus élevée d’un être.
- Chaque pas que fait le temps imprime alors sur les champs qui se dépouillent, ou au front des arbres qui jaunissent, un nouveau signe de caducité plus grave et plus imposant. — (Charles Nodier, Nouvelles, Charpentier, 1850, page 126)
- (Architecture) Façade d’un bâtiment.
- Ce nouveau passage doit même être prolongé le long du mur au nord de l’hôtel du Préfet de police, jusqu’à une autre galerie transversale qui le réunira sur le front du bâtiment projeté pour les Assises, à la galerie Lamoignon. — (Seine (France). Préfecture, Documents relatifs aux travaux du Palais de justice de Paris, Typographie Charles de Mourgues Frères, 1858, page 181)
- Ligne séparative entre deux choses mouvantes. → voir ligne de front
- Son pied colossal laisse une trace éternelle sur le front mouvant du désert. — (Le littérateur universel, volume 3, 1837, page 370)
- (Météorologie) Ligne évolutive d’une perturbation. → voir front froid, front chaud et front d’orage
- L’arrivée d’un front annonce donc un changement dans le temps. — (Atlas de la météo, Québec Amérique, 2003, page 59)
- (Militaire) Ligne marquant la zone des combats. → voir à front renversé et monter au front
- Fallait être complètement fou, mais quoi, j’étais jeune ! La bêtise de jeunesse, comme on dit. Je me suis dit : « ces ordures-là, je les mène pas en Suisse », et j’obliquais aussi sec sur Provins. Je retournais au front ! Crédié ! Avec mes malades de la poitrine ! Je voulais leur faire goûter l’air de là-bas, à l’air gorgé de poudre ! Ça les amuserait sûrement pas autant que l’air des montagnes suisses mais j’étais trop furieux ! — (Pierre Siniac, L’Unijambiste de la cote 284)
- Cela par esprit de repartie, pour la raison qu'à la mi-février les Allemands, profitant d'une relève sans doute nonchalante, avaient lancé une attaque surprise qui leur avait permis d'avancer sur un front d'un kilomètre et demi au sud de Ripont. Il s'agissait de regagner coûte que coûte le terrain perdu... — (Claude Duneton, Le Monument : roman vrai, Paris : Balland, 2003, nouvelle éd. augmentée, Presses de la Cité, 2014, chapitre 25)
- Loin des réalités du front, les civils se laissaient plus facilement bourrer le crâne, selon l'expression familière aux combattants. À moins qu'ils n'aient adopté, par conformisme, le langage imposé par la société. — (Rémy Cazals, Les mots de 14-18, Presses universitaires du Mirail, 2003, page 21)
- (Politique) Lieu d’expression des idées progressistes. → voir front commun
- Notre front idéologique n’a pas encore fait face aux exigences urgentes de la reconstruction socialiste, entreprise dans le pays. — (Vŭlko Chervenkov, L’éducation marxiste-léniniste et la lutte sur le front idéologique, Direction de la presse, Ministère des affaires étrangères, 1949)
- (Sociologie) Réceptacle des propositions sociétales.
- Si un discours peut être étudié en tant que front de propositions, ces propositions n’ont pas toutes la même efficacité. — (Régine Delamotte-Legrand, Morales langagières, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2008, page 172)
- (Histoire) Mouvement populaire qui s’oppose à un ordre établi. Note d’usage : Utilisé essentiellement avec une majuscule. → voir Front populaire et Front de libération
- Grèves des taxis et des minibus, manifestations de rue des militants du Front républicain, turbulence au sein du Rassemblement des républicains. — (Jeune Afrique économie, numéros 272 à 277, 1998, page 110)
- (Société) Domaine sur lequel les discussions sont vives.
- La pression est énorme sur le système de santé alors que l’on compte plus de 1200 hospitalisations. C'est critique sur ce front-là et c'est les soins à tous les malades qui sont en jeu. — (TVA Nouvelles, «Il y aura encore des hausses significatives», dit un microbiologiste, Le Journal de Montréal, 4 janvier 2021)
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "front".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
discrétion
?- Réserve, retenue, dans les actions et dans les paroles.
- Une indéniable sérénité se reflétait sur ses traits. Peut-être était-ce l’apaisante influence du cigare dont la bague rouge, ornée d’un somptueux écu gaufré d’or, indiquait sans discrétion le prix. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Et cette identité peut fort bien se décliner de la façon la plus typée qui soit : non seulement ces jeunes refusent d'abandonner leur identité Beatles au seuil de l'établissement qu'ils fréquentent, mais ils se réclament d'une posture rebelle qui ne prédispose ni à la discrétion ni à l’invisibilité. — (Christian Le Bart, Les fans des Beatles: Sociologie d'une passion, Presses universitaires de Rennes, 2000, p. 151)
- Voyant que je ne mangeais pas, Mlle Préfère fit mille efforts pour vaincre ce qu’elle était assez bonne pour nommer ma discrétion. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 198.)
- Agir, parler avec discrétion.
- Un zèle sans discrétion.
- User d’une permission avec discrétion.
- (En particulier) Qualité qui consiste à garder un secret.
- […], M. de Persigny discourait à perte de vue, au hasard de l’improvisation, sans se préoccuper de la discrétion de ses interlocuteurs. — (Gustave Rothan, Souvenirs diplomatiques : L'Europe et l'avènement du Second Empire, Éditions Calman-Lévy, 1890, page 165)
- Ne dévisage pas ainsi… Ici, la discrétion est de règle. On ne se connaît ou l’on ne se reconnaît pas. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 78)
- Le bitcoin est défini comme une donnée informatique qui passe directement de l’ordinateur du vendeur à celui de l’acheteur en P2P (peer to peer, d’ordinateur à ordinateur). Ces monnaies virtuelles représentent donc l’outil rêvé pour les transactions qui nécessitent une opacité extrême et une discrétion totale comme celles qui participent au blanchiment de l’argent sale. — (Michel Hautefeuille et Emma Wieviorka, La Légalisation des drogues : Une mesure de salut public, Odile Jacob, 2014)
- Droit ou pouvoir qu’on a de décider.
- Quelques maisons furent livrées au pillage, et trois des principaux habitants fusillés par jugement du conseil de guerre, exécution qui ne violait pas la capitulation, dont les clauses avaient mis les Véronais à la discrétion des vainqueurs. — (Abel Hugo, France militaire. Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837, Paris : Delloye, 1838, volume 2, page 182)
- Se remettre à la discrétion de quelqu’un dans une affaire, S’en rapporter absolument à son jugement, à sa décision, à sa volonté pour une affaire, dans la confiance qu’on a en sa justice et en sa sagesse.
- Laisser quelque chose à la discrétion de quelqu’un.
- Être à la discrétion de quelqu’un, Dépendre absolument de quelqu’un.
- Se rendre à discrétion, Se mettre à la merci du vainqueur.
- (Jeux) Ce qu’on gage ou ce qu’on joue, sans le déterminer précisément, et qu’on laisse à la volonté soit de celui qui gagne, soit de celui qui perd.
- Gagner, perdre une discrétion.
-
acérons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acérer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acérer.
-
relation
?- Lien, rapport d’une chose à une autre.
- Je ne vois aucune relation entre tout ça.
- Quelle est la relation de cause à effet ?
- Interaction, liaison entre personnes ou entités.
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l’art littéraire chinois, dans Choix d’études sinologiques (1921-1970), p.364, BRILL, 1973)
- Peu après la parution de Michel Strogoff, les relations officielles franco-russes connaissent un refroidissement passager suite à la crise de l'Orient et à l'affaire Hartmann – l'auteur d'un attentat manqué contre l’empereur Alexandre II, réfugié en France. — (Charlotte Krauss, La Russie et les Russes dans la fiction française du XIXe siècle (1812-1917): D'une image de l'autre à un univers imaginaire, Amsterdam & New-York : Rodopi, 2007, p. 220)
- Quelques relations s’étaient formées entre nous.
- Dès le premier jour, l’enfant prend contact avec ses camarades et entre socialement en relation avec eux.
- Mes relations se sont étendues.
- Avoir de bonnes, de fidèles relations.
- Il y a beaucoup de relations entre ces deux familles.
- L’importance des relations.
- Il a obtenu cet emploi par relations.
- Lorsque je me confessais à un abbé, je lui avouais mes relations avec Notre-Seigneur, avec la Vierge, avec les Anges ; aussitôt il me traitait de folle quand il ne m’accusait pas d’être possédée par le démon ; en fin de compte, il refusait de m’absoudre ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Les relations commerciales entre les pays d’Europe sont naturellement très importantes.
- Relations de bon voisinage entre deux États, entre deux nations.
- Relations commerciales, politiques.
- Le 13 novembre 1970, dans les premiers jours du gouvernement Allende, on réalisa au Chili une étude préliminaire sur les relations militaires de ce pays avec les USA. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
- Entre la petite Écosse, pauvre, calviniste et profrançaise, et la puissante Angleterre, épiscopalienne et traditionnellement hostile à la France, les relations n’ont jamais été de tout repos. — (Élie Barnavi, Vers une république d’Écosse ?, dans Marianne (magazine), n°772 du 11 février 2012, p. 53)
- (Spécialement) Liaison affective ou amoureuse.
- Elle entretient depuis quelques temps une relation avec un jeune homme charmant.
- Il vivent une relation parfois tumultueuse.
- (Par extension) (Familier) Personnes avec qui on est en rapport, sans être étroitement lié.
- Ce n’est point un ami, et je le regrette. C’est seulement une de ces relations intermittentes et lointaines comme chacun de nous en possède beaucoup à Paris. — (Octave Mirbeau, L’assassin de la rue Montaigne ,)
- Je connais une dame de fort bonne compagnie. Il défile chaque hiver devant ses sandwiches et ses amandes grillées quatre à cinq cents personnes dont une cinquantaine à peine sont de sa connaissance. Les autres, ce sont des relations. — (Maurice Bedel, Mémoire sans malice sur les dames d’aujourd’hui, 1935)
- Rien dans ses agissements, ses relations, n'était douteux. Plusieurs heures durant, vingt limiers du Bureau Central avaient travaillé d'arrache-pied sur cette matière, cherchant la faille par où pourrait s'insinuer le soupçon. Pour aboutir à délivrer vingt certificats de bonne vie et mœurs... — (Léo Malet, Johnny Metal et le dé de jade, Paris : G. Ventillard, 1947 & Paris : Fleuve Noir, 1984, chap. 17)
- (Par extension) Personne, entité avec laquelle on a des liens utiles ou de confiance.
- J’avais des relations dans ce pays-là.
- Il savait parfaitement que Craquot, statuaire de grand talent mais de pauvres relations, incapable de décrocher une commande, mijotait dans la gêne atroce. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 132)
- Mes relations (ah! mes relations)Sont (vraiment sont)Haut placées (très haut placées)Décorées (très décorées)Influents (très influents)Bedonnants (très bedonnants)Des gens bien (très très bien)Ils sont sérieux (trop sérieux)Mais près d´eux (tout près d´eux)J´ai toujours le regret deMes amis, mes amours, mes emmerdes. — (Charles Aznavour, chanson Mes emmerdes)
- (Mathématiques) Proposition qui lie un certain nombre d’éléments dans un ensemble.
- Prouvez qu’il existe une relation mathématique entre ces deux variables.
- (Mathématiques) Sur un ensemble E, partie du produit cartésien de E par E. Expressions utilisées : relation symétrique, relation réflexive, relation transitive, relation d'ordre, relation d'équivalence.
- Action de relater ; récit ou narration qu’on fait de ce que l’on a vu ou entendu.
- En France, on ne connaît guère l’Islande que par la relation, vieille de près d'un demi-siècle, du voyage exécuté à bord de la corvette la Recherche par la commission scientifique du Nord, sous la direction de M. Gaimard et sous les auspices du gouvernement de Louis-Philippe. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 4)
- Le feuilletoniste entama une relation emberlificotée dont Frédéric Daglan perdit vite le fil. — (Claude Izner, Le léopard des Batignolles, chapitre IX, page 214. Éditions 10/18, collection « Grands détectives » no 3808, 2005.)
- À beau mentir qui vient de loin. Le vieil adage hypothèquera pendant longtemps la postérité de la relation de voyage, comme le rappelle la célèbre boutade de Rousseau dans la note X du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité (1755), qui provoquera comme on le sait la diatribe de Bougainville contre les philosophes de cabinet. — (Alain Guyot & Roland Le Huenen, L'Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand : l'invention du voyage romantique, Presses de Paris Sorbonne, 2006, page 164)
- Il a donné une relation de ses voyages.
- La relation du siège d’une ville, d’un combat naval.
- Sur la relation d’un tel, on n’a point douté du fait.
- (Spécialement) (Philosophie) Rapport qui est entre deux personnes, entre deux choses que l’on considère ensemble, et respectivement l’une à l’autre.
- La relation du père au fils, et du fils au père.
- La relation entre l’œil et l’objet.
- Une relation de cause à effet.
- (Bases de données) Lien entre des champs selon une clé : table de base de données relationnelle.
-
abâtardiront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe abâtardir.
-
affadissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe affadir.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe affadir.
-
adoption
?- Action d’adopter.
- Tibère n’était fils d’Auguste que par adoption.
- Déterminer les formes et les effets de l’adoption.
- L’adoption confère le nom de l’adoptant à l’adopté.
- (Par extension) Action d’admettre, de recevoir comme sien, soit au propre, soit au figuré.
- L'adoption du moteur à réaction a bouleversé l'industrie aéronautique dans les années cinquante.
- L’adoption de ce châle a rendu leur costume plus décent en voilant, dans son ampleur, le nu et les formes un peu trop fortement dessinées. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Il a ajouté que l'Angleterre ne lui semblait pas absolument mûre pour l'adoption du système métrique, […]. » — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- L'adoption des toilettes portées dans les villes, c'est déjà le prodrome de cette tentation qui finit par aboutir à la désertion des campagnes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (En particulier) (Informatique) Adoption d'un processus orphelin par un autre plus ancien.
- (En particulier) (Lexique inconnu !) Adoption d'un texte de caractère par exemple législatif.
- L'« adoption » est l'acte officiel par lequel la forme et la teneur du texte d'un traité sont fixées. En règle générale, l' adoption du texte d'un traité s'effectue par le consentement des États participant à son élaboration. Tout traité négocié dans le cadre d'une organisation internationale est habituellement adopté par une résolution d'un organe représentatif de l'organisation dont la composition correspond plus ou moins au nombre des États qui participeront éventuellement au traité en question. Un traité peut aussi être adopté par une conférence internationale spécialement convoquée à la majorité des deux tiers des États présents et votants, à moins que ces États ne décident, à la même majorité, d'appliquer une règle différente. — (Article 9, Convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités.)
- Lorsque, dans les traités, il est fait référence à la procédure législative ordinaire pour l' adoption d'un acte, la procédure suivante est applicable. — (Chapitre 2: Actes juridiques de l'Union, procédures d' adoption et autres dispositions - Section 2: Procédures d' adoption des actes et autres dispositions — Article 294 du TFUE.)
- Tout projet ou proposition de loi est examiné successivement dans les deux Assemblées du Parlement en vue de l' adoption d'un texte identique. — (article 45 de la constitution de 58)
-
étions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait de être.
- Grant et moi y étions tout à l’heure et je me suis remaquillée. — (Patricia Wentworth, La trace dans l’ombre, traduction de Corine Derblum, chapitre 4)
- Nous en étions certains.
-
appellation
?- Action d’appeler.
- Appellation à haute voix, familière, injurieuse.
- (Spécialement) Façon de dénommer quelqu’un ou quelque chose.
- Ces nodules sphéroïdes ou cylindroïdes, si singulièrement affublés, en Champagne, comme en Picardie ou en Haute-Normandie, de l’appellation imprévue de pierres de tonnerre ou de pierres de foudre sont formés de cristaux prismatiques de bisulfure de fer irradiant de leur centre. — (Stanislas Meunier, « Recherches sur la craie blanche », dans le Compte rendu de l’Association française pour l'avancement des sciences, actes du congrès de Reims - 1907, partie 2, 1908, p. 378)
- […], on les désignait généralement, le premier sous le nom de gros Zidore, le second sous celui de gros Léon, appellations qui leur seyaient d’autant mieux qu’ils avaient conquis, comme il convenait à leur âge et à leur position sociale, la pointe de bedon qui confère toute son importance au campagnard cossu. — (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- L’autre, sec, noueux, noiraud, correct à la façon d’un danseur salarié, répondait à l’appellation du « Mondain ». — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- L’appellation « hydroxyde d’ammonium » de cette bouteille contenant de l’ammoniaque, nom donné à une solution aqueuse d’ammoniac, est incorrecte. — (John C. Kotz & Paul M. Treichel Jr, Chimie générale, traduit de l'anglais, De Boeck Supérieur, 2006, page 345)
- Action de nommer chaque lettre de l’alphabet.
- (Droit) Appel d’un jugement. — Note : Il ne se dit guère que dans les formules des arrêts et des jugements.
- La Cour a mis l’appellation à néant.
- Le jugement sera exécuté nonobstant opposition ou appellation quelconque.
-
vocation
?- (Religion) Mouvement intérieur ressenti comme un appel de Dieu à se consacrer à son service.
- De là vint l’usage, pour les matrones et les jeunes filles nobles, de prendre le voile et de se réfugier dans les couvents, non pas parce qu’elles y étaient appelées par la vocation, mais seulement pour préserver leur honneur de la méchanceté sans frein de l’homme. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Inclination que l’on ressent pour un état.
- Charles résolut de hasarder sur le tapis rouge de la Guerre son audace provençale qu’il prit, à l’exemple de tant d’autres, pour une vocation. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- La vraie marque d'une vocation est l'impossibilité d'y forfaire, c'est-à-dire de réussir à autre chose que ce pour quoi l'on a été créé. L'homme qui a une vocation sacrifie tout involontairement à sa maîtresse œuvre. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 52.)
- La nostalgie d'une vocation est elle-même une vocation. — (Julien Green, Journal, 10 décembre 1961)
- Le statut d’entrepreneur individuel spécialisé dans la chnouf semble en contradiction avec une vocation de pédagogue se destinant à enseigner les valeurs du sport. À moins de se spécialiser dans le cyclisme. — (Bourse d'études, dans Marianne (magazine), n°772 du 11 février 2012, page 43)
- Disposition, talent.
- De ces leçons, de ces efforts, il en était résulté ce phénomène, assez ordinaire chez les natures poussées par la vocation, que, sans le savoir, Modeste composait, comme on peut composer sans connaître l’harmonie, des cantilènes purement mélodiques. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- M. Tom Smallways était fruitier de son état et jardinier par vocation, et Jessica, sa modeste épouse, vaquait aux soins de la boutique. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 6 de l’édition de 1921)
- Fonction supérieure que l'on croit devoir remplir pour des raisons morales ou transcendantes.
- La vocation de l’homme est d’être utile à ses semblables.
- Il remplit sa vocation en soulageant les infortunés.
- But, utilité, fonction, raison d'être.
- [...] les deux types de société qui s'affrontent depuis la victoire, à la fin des années 1920, de la révolution bolchevique en Russie, exaltent le travail en oubliant que les machines n'ont d'autre vocation que de nous en délivrer. — (Virgil Tanase, Saint-Exupéry, Gallimard, « folio - biographies », 2013, page 193)
-
abrogions
?- Première personne du pluriel de l’indicatif imparfait du verbe abroger.
- Première personne du pluriel du subjonctif présent du verbe abroger.
-
accouchons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accoucher.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accoucher.
-
garçon
?- Enfant ou adolescent mâle, par opposition à fille.
- De ces cervelles fines, la plus fine était la petite Brulette, emmi les filles, et des plus épaisses, la plus épaisse paraissait celle de Joseph, emmi les garçons. — (George Sand, Les Maitres sonneurs, Londres : George Bell & Sons (Les Classiques Français Illustrés, publiés sous la direction de Daniel O’Connor), 1908, page 4)
- Ses deux premières femmes n’avaient pas su lui donner de garçon : tant pis pour elles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- Devant nous, sur la chaussée, une bande de jeunes garçons s’efforçaient de maîtriser un kérabau emballé. — (Kazuo Ishiguro, Quand nous étions orphelins, traduit par François Rosso, Éditions Gallimard, 2014)
- Madame, les garçons sont les soucis des mères. — (Victor Hugo)
- (Par extension) Jeune homme.
- Pendant la fête, elle ne quittait pas mon bras et refusait de danser avec les autres garçons du village. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Il accordait à son frère une grande habileté. Selon lui, ce gros garçon endormi ne sommeillait jamais que d’un œil, comme les chats à l’affût devant un trou de souris. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 98-99)
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les garçons revenus du service militaire ont trouvé de plus en plus ennuyeuses les soirées du Causse enténébré et silencieux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- (Par extension) Homme de genre masculin.
- Je me rappelai la soirée et la nuit. Il y avait donc un garçon dans le lit. Quelle stratégie adopter ? — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 61)
- Je reçois bon nombre de messages me demandant d'expliquer la fin, et la quasi totalité en provenance de... GARÇONS ! — (Solange te parle, tweet du 17 octobre 2012)
- (Par extension) Homme célibataire.
- — Ainsi, vous êtes encore garçon ? reprit-elle lorsque l’Anglais lui eut fait observer que sa vie errante depuis trois ans eût été peu conciliable avec les liens de l’hyménée. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Si ce grand seigneur restait encore garçon, il y avait moins de sa faute que de celle de sa tante, qui ne connaissait pas les fables de La Fontaine. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 252 de l’édition Houssiaux de 1855)
- […]; sans doute, ils ont, eux aussi, certains du moins, des ascendants névrosiques, mais la mysophobie atteint le plus souvent des gens minutieux ou méticuleux par tempérament, par exemple, des vieilles filles ou des garçons âgés, célibataires. — (Édouard Gélineau, Des peurs maladives ou phobies, Paris : Société d’éditions scientifiques, 1894, page 92)
- Pinglet. — Toute réflexion faite, je ne dînerai pas ici… Tu vas chez ta sœur, je suis garçon… je vais m’offrir un petit repas fin au restaurant !… — (Georges Feydeau, L'Hôtel du libre échange, 1894)
- Être vieux garçon, ça a ses avantages et ses inconvénients. — (Jo Barnais , Mort aux ténors, ch. XIII, Série noire, Gallimard, 1956, page 113)
- (Travail) Employé subalterne affecté à un service particulier. Celui qui travaille sous les ordres d’un maître, d’un patron ou d’un chef.
- Bert effleura successivement un bon nombre de métiers : il fut groom dans un magasin de nouveautés et chez un médecin, garçon de pharmacie, apprenti plombier. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 11 de l’édition de 1921)
- (En particulier) Serveur d’un café, d’un restaurant ou d’un hôtel.
- Nous nous mîmes à table. J’avais recommandé la carte au garçon : mes convives parurent contents. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Garçon!… garçon!… des pieds de mouton à la poulette, et servez chaud… Allons, vivement. — (J. Gabriel et Charles Dupeuty, Fanfan le batonniste, acte I, scène 5, représentée au théâtre du Vaudeville le 30 août 1845 ; dans La France dramatique au dix-neuvième siècle : choix de pièces modernes, volume 13, Paris : C. Tresse)
- Les bistros regorgeaient d’hommes, de femmes endormis, que parfois le garçon réveillait pour qu’ils cédassent la place à de nouveaux venus. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il sollicita le garçon d’un timbre retentissant, en cognant bruyamment ses vastes pattes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 11)
- Paresseusement, Colombe égoutta les trois verres dans le seau à glace, avec une indifférence de vieux garçon, et les emplit de café tiède. — (Colette, Le toutounier, 1939)
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aidons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe aider.
- « Le pays dans lequel nous intervenons importe peu. Nous aidons nos collègues français », avance le chef du détachement Cristian Buhaiànu. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 2)
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe aider.
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abstrayons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de abstraire.
- Première personne du pluriel de l’impératif de abstraire.
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admirons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe admirer.
- Son corps avait la verdeur que nous admirons dans les feuilles nouvellement dépliées, son esprit avait la profonde concision du sauvage ; elle était enfant par le sentiment, grave par la souffrance, châtelaine et bachelette. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe admirer.
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religion
?- Système de représentation du monde et de croyances fondé sur la foi, et consolidé par l’accomplissement de rites dans le cadre d’un culte rendu à une ou plusieurs puissances, souvent célestes.
- Et que se peut refuser la faiblesse humaine, pendant que le monde lui accorde tout ? N’est-ce pas là qu’on apprend à faire servir à l’ambition, à la grandeur, à la politique, et la vertu, et la religion, et le nom de Dieu ? — (Bossuet, Oraison funèbre d’Henriette d’Angleterre, 1670)
- La femme de l’orateur ayant mis la tête à la fenêtre, et avisant un homme qui doutait que le pape fût antéchrist, lui répandit sur le chef un plein… O ciel ! à quel excès se porte le zèle de la religion dans les dames ! — (Voltaire, Candide, ch. 3, 1759)
- L’aumônier répondit : Que sa religion, son état, les bonnes mœurs et l’honnêteté ne lui permettaient pas d’accepter ces offres.Orou répliqua : — Je ne sais ce que c’est que la chose que tu appelles religion ; mais je ne puis qu’en penser mal, puisqu’elle t’empêche de goûter un plaisir innocent, auquel nature, la souveraine maîtresse, nous invite tous ; de donner l’existence à un de tes semblables ; de rendre un service que le père, la mère et les enfants te demandent ; de t’acquitter avec un hôte qui t’a fait un bon accueil, et d’enrichir une nation, en l’accroissant d’un sujet de plus. — (Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, 1796)
- Son enfance s’était passée calme et décolorée dans les pratiques religieuses ou plutôt superstitieuses qui, au Mexique, forment le fond de la religion. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Je crois confusément à beaucoup de choses ; par dessus tout, à l’existence de Dieu, sinon aux dogmes de la religion […] — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Les ouvriers n’ont même pas complètement tort lorsqu’ils regardent la religion comme un luxe bourgeois, parce qu’en effet la religion n’a pas de ressources pour faire perfectionner les machines et pour donner des moyens de travailler plus rapidement. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La Morale des producteurs, 1908, page 363)
- Toutes les religions et toutes les morales ont tendu à jeter un voile sur la gesticulation fornicatoire qui est, cependant, à la base de la vie […] — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 118)
- La Gaule était restée longtemps en dehors de cette christianisation. Pendant près de deux siècles, le paganisme résista aux entreprises de la nouvelle religion. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- […] et c’est seulement après 1967 que le philosophe laïque syrien Sadiq Jalal al-Azm refusa hautement de voir dans la religion une voie d’avenir efficace. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, pages 108-109)
- L'adoption de la thèse de Rudolf Otto sur le numineux et le sacré conduit Jung à préférer l'ancienne étymologie romaine du mot « religion » – religere – qui signifie « observer, scruter avec soin », plutôt que celle plus couramment adoptée depuis saint Augustin – religare – qui signifie « relier ». Car si la religion a en effet une fonction de reliance, si elle favorise et maintient une cohésion au sein d'un groupe humain (que ce soit une tribu, un royaume ou une civilisation), elle repose d'abord et avant tout sur une expérience du numineux. C'est dans un second temps que la religion devient une tradition […]. — (Frédéric Lenoir, Jung – Un voyage vers soi, Albin Michel, 2021, page 179)
- (Religion) Culte qu’on rend à la divinité.
- Affichant non sans panache un athéisme militant, il appelle à en finir avec une certaine tolérance envers les religions monothéistes, intrinsèquement intolérantes et pétries de haine. — (Basile de Koch, Histoire universelle de la Pensée : de Cro-Magnon à Steevy, 2005)
- La religion antique, chrétienne, hindoue, juive, japonaise, musulmane ; une religion de la nature, païenne, primitive, polythéïste ; une fausse religion, une religion nouvelle.
- La religion dominante; une religion minoritaire, opprimée, persécutée, disparue.
- (Par extension) Une religion laïque.
- (Sens courant) Doctrine religieuse.
- Les Deux sources de la morale et de la religion est un ouvrage de Bergson (1932).
- Le livre de M. Charles Baudelaire intitulé Les Fleurs du Mal est un défi jeté aux lois qui protègent la religion et la morale. […] À côté de ces pièces et de quelques autres où l’immortalité de l’âme les plus chères croyances du christianisme sont mises à néant, il en est d’autres qui sont l’expression de la lubricité la plus révoltante […] — (Rapport de la Direction Générale de la Sûreté publique du 7 juillet 1857, au Ministre de l’Intérieur)
- […] et, quand M. de Bonald est venu réclamer à la Chambre, en 1816, au nom de la religion catholique redevenue religion de l’État, le rétablissement de l’indissolubilité du mariage, il s’est bien gardé de réclamer en même temps et au même titre le rétablissement de l’éternité des vœux ecclésiastiques. — (Alexandre Dumas fils, La Question du divorce, 12e édition, 1880, page 176)
- Foi ; croyance ; piété ; dévotion.
- La religiosité, soit au lieu de la réalité l’apparence, remplace donc la religion au Morvan, du moins d’après quelques écrivains. — (abbé Guignot, Essai sur Quarré-les-Tombes ; ses sarcophages mérovingiens et sa station préhistorique, impr. Bousrez, Tours, 1895, page 49)
- Toute l’histoire de Julie était dans ce cri profond, cri de nature et d’amour auquel les femmes sans religion succombent ; Arthur la saisit et la porta sur le canapé. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (En particulier) Conception particulière de la foi qu’un croyant fidèle à l’Église exprime dans son œuvre.
- La religion de Pascal, de Claudel, de Mauriac, de Bernanos, de Teilhard de Chardin.
- Une religion qui serait seulement faite de conventions extérieures, d’attitudes et de formes serait sans action sur la conscience et ne changerait rien aux secrets de la vie intime. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Philosophie, principe fondamental assimilable à une religion chez une personne.
- La gratitude est la religion de Montaigne. — (Alain Legros, Montaigne en quatre-vingt-jours, Albin Michel. 2022, page 76)
- (Droit canon) État des personnes s’étant engagées par des vœux solennels à suivre une règle au sein d’un ordre monastique.
- Ce bénédictin a trente ans de religion.
- Mademoiselle X., en religion sœur sainte Geneviève, sœur Angèle.
- (Désuet) (Absolument) Ordre de Malte.
- Ce chevalier avait servi tant d’années la religion. — Les galères de la religion.
- Scrupule, obligation rigoureuse qu’on s’impose, respect de règles presque sacrées.
- Si tu veux être un homme remarquable, il faut faire de ta parole une seconde religion, et y tenir comme à ton honneur. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Si l’orthographe est devenue une religion, Monsieur P. passe à coup sûr auprès des téléspectateurs pour en être le grand-prêtre.
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aciération
?- Aciérage.
- De 1816 à 1856 aucune théorie nouvelle, aciération ou trempe, n'apparaît : la technologie a la priorité. — (Philippe Mioche, Denis Woronoff, L'acier en France: produits et marchés, de la fin du XVIIIe siècle à nos jours, 2006)
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construisons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de construire.
- Première personne du pluriel de l’impératif de construire.
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adhésion
?- Action d’adhérer.
- Quand l'auteur anonyme de l’acte d’accusation écrit que le complot « résulte aussi bien du fait de l’adhésion respective du Comité de la Troisième Internationale, du Parti Communiste et de la Fédération des Soviets à l'Internationale de Moscou », il juge lui-même sa propre accusation. — (Henry Torrès, Histoire d'un complot, Paris : Éditions Clarté, 1921, p.18)
- Parce qu'elle est mutilation psychologique, et s'accompagne généralement de pratiques mortificatoires, l’adhésion idéologique doit être considéeée comme un état morbide, même si elle est socialement acceptée, devenant par là psychose socialisée. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 45)
- Ce n'est pas chaque fin de semaine que le peuple suisse se rend aux urnes pour se prononcer sur un acte de politique étrangère tel que l'adhésion de la Suisse à l'ONU. — (Éric Roethlisberger, Dialogue de Suisses sur l'adhésion à l'ONU, 1986)
- En effet, la forte mobilité du personnel de la direction fonctionne aussi comme un puissant système d'incitation au légitimisme, c'est-à-dire à l’adhésion aux raisons et intérêts de l'institution budgétaire. — (Alexandre Siné, L'ordre budgétaire: l'économie politique des dépenses de l'État, Éditions Economica, 2006, page 256)
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fusion
?- (Physique) Liquéfaction d’un corps par l’action de la chaleur.
- La fusion de l’acier pour qu’il ait les qualités qu’on recherche ne peut se faire avec un flux où il entre des matières charbonneuses; celles-ci dans la fusion le rendent intraitable. — (Résultat des expériences & observations de MM. De Ch… & Cl… sur l’Acier fondu, dans Journal de physique, de chimie, d’histoire naturelle et des arts, juillet 1788, volume 33, page 46)
- Je vous demande pardon […], mais cette eau ne peut aucunement provenir de la fusion de la glace. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- La valeur la plus forte pour les échantillons obtenus par voie électrolytique ne peut être attribuée à un état allotropique particulier du métal, car après fusion, le coefficient d’aimantation de ces échantillons n’a pas changé. — (Pierre Curie, Propriétés magnétiques des corps à diverses températures; Annales de Chimie & de Physique, 7e série, tome V, juillet 1895)
- Dissolution d’un corps dans un liquide auquel on le mélange.
- (Économie) (Sens figuré) Regroupement de deux entreprises en une seule.
- CERALIMENT.LU.BRUN à Augy fabrique des biscottes, du pain grillé, des biscuits et réalise de la panification fraîche. C’est une filiale de la GÉNÉRALE BISCUIT, l’un un des premiers groupes européens né de la fusion successive de plusieurs entreprises concurrentes. — (Raphaël Brun, Économie industrielle de l'Yonne, Institut d'économie régionale Bourgogne-Franche-Comté, 1981, page 67)
- (Politique) Regroupement de deux entités politiques pour en faire une seule.
- De même que les duchés de France, jadis indépendants, durent se fusionner en une nation, de même à présent les nations auraient dû s’adapter à une fusion plus vaste, […]. — (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 120, Mercure de France, 1921)# (Sens figuré) Alliance ; mélange.
- (Politique) (Spécialement) Regroupement de deux ou plusieurs municipalités ou communes pour en faire une seule.
- Par arrêté préfectoral du 20 juin 1978, la fusion-association intervenue entre les anciennes communes de Boissy-sur-Damville, de Créton et de Morainville-sur-Damville pour donner naissance à la commune de Buis-sur-Damville a été transformée en fusion simple. — (Recensement général de la population de 1982 : population de la France : régions, départements, arrondissements, cantons, communes, Institut national de la statistique et des études économiques (France), 1983, page 15 de Eure)
- Les communes bruxelloises sont fières comme Artaban de ne pas avoir fusionné. Une fusion, ce serait une atteinte autoritaire à la démocratie communale, qui existe depuis des siècles dans nos contrées. — (Geert Van Istendael, Le labyrinthe belge, Le Castor Astral, 2004, page 149)
- (Sens figuré) Addition de deux éléments distincts pour en faire un tout.
- La fusion mer-montagne est le miracle de certaines îles – la Corse, la Réunion, les Canaries –, de la Riviera italienne et française, du Pays basque espagnol. — (Pascal Bruckner, Dans l'amitié d'une montagne, Grasset, 2022, page 173)
- (Fusion nucléaire) Fusion nucléaire.
- Aujourd’hui, la spectroscopie du plasma solaire coronal est étroitement tributaire de celles des plasmas de fusion, et réciproquement. — (Evry Schatzman et Françoise Praderie, Les Étoiles, CNRS Éditions, Savoirs actuels, 1990, page 71)
- (Psychologie) État dans lequel une personne confond ses désirs et ses sentiments avec ceux d'un proche.
- Dans la fusion, deux personnalités sont mélangées, il n'y a pas de séparation : l'enfant, l'adulte restent emprisonnés dans une matrice qui empêche d'être véritablement soi-même. Celui qui se laisse prendre dans la fusion n'a plus son désir propre, il intègre le désir de l'autre comme le sien. […] Il peut y avoir emprise sans fusion alors que dans la fusion il y a toujours emprise. — (Simone Pacot, L'évangélisation des profondeurs (1997), Points, 2015, page 141)
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acidulons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe aciduler.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe aciduler.
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adoucissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adoucir.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adoucir.
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marron
?- Fruit rond comestible de certains châtaigniers, plus gros qu’une châtaigne ordinaire, de couleur brune.
- Chaud là, les marrons, chaud ! — (Ernest Grenet-Dancourt, Monologues comiques et dramatiques, Librairie Ollendorf, 1883, page 157)
- Quoique la châtaigne et le marron soient de la même espèce, on préfère le marron, parce qu’il est plus gros et plus sucré. — (Balthazar Georges Sage, Supplément aux institutions de physique, 1812, page 46 → lire en ligne)
- Sur le trottoir, un type en passe-montagne vendait des marrons chauds. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 152)
- Nous achetions des marrons pour nous chauffer les doigts dans la poche de nos pèlerines. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 124)
- Devant l’Uniprix t’avais l’hiver un marchand de marrons chauds, qui te les grillait juste devant toi dans une grande bassine en tôle avec des trous partout dans le fond et de la braise en dessous. — (Alain René Poirier, Souvenirs mélangés d’un Parisien malgré lui, 2017, page 178)
- Avec le succès de son entreprise, M. Chestnut décide de se développer et d’acheter le fonds de commerce de son confrère M. Marron, qui vend des marrons chauds au parc Montsouris. — (André Lévy-Lang, L’Argent, la finance et le risque, 2006, page 126)
- Le scientifique appelle marron le fruit du châtaignier qui ne possède qu’une amande sous le tégument coriace et châtaigne celui qui en possède plusieurs séparés par le tan. L’industriel et le commerçant … auraient tendance à élargir la notion de marron à toutes les châtaignes un peu grosses et dodues. Quant au gastronome, … de la purée ou de la crème de marron, … châtaigne blanchie, … on parle de boudins aux châtaignes et de dinde aux marrons ! — (Robert Bourdu, Le châtaignier, 1996, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 21)
- (Par analogie) Brun, couleur du fruit mûr. #a04000 #602000 #402000 Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
- C’était le papier marron qui avait toujours régné chez les miens : « Votre grand-mère adore le marron. » — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 135)
- Le marron est issu du mélange des trois couleurs primaires. Les nuances de marron sont donc infinies selon la proportion de ces trois couleurs, plus le noir et le blanc pour la désaturation. — (Allan Carrasco, Le Grand Livre de la Peinture sur Figurines, 2007, page 46)
- Le choix de la couleur divise la population : le vert ne plaît pas, le marron est jugé fade, le jaune trop voyant et le noir salissant. — (Benigno Cacérès, Le bourg de nos vacances, 1970)
- Malartic et Lampourde, dont l’attention était éveillée, aperçurent un homme de moyenne taille, mais singulièrement alerte et vigoureux, hâlé de visage comme un More d’Espagne, les cheveux noués d’un mouchoir, vêtu d’un caban de couleur marron qui en s’entr’ouvrant permettait de voir un justaucorps de buffle et des chausses brunes ornées sur la couture d’un rang de boutons de cuivre en forme de grelots. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, pages 111-112)
- (Sens figuré) (Populaire) Coup de poing, châtaigne, gnon.
- Il s’était trouvé un cloporte pour le dénoncer, le directeur ne voulait pas d’ennuis et, manque de bol, ça avait déclenché un foin du tonnerre de Zeus vu qu’il lui avait mis un marron dans la gueule, au cloporte, un putain de marron… Les cloportes, c’est tout ce que ça mérite… L’Abbé avait bien fait, considérait Baudelaire. — (Françoise Guyon, Le diable bat sa femme et marie sa fille, 2010, page 32)
- Y m’a filé une beigne,j’y ai filé un marron,m’a filé une châtaigne,j’y ai filé mon blouson. — (Renaud, Laisse béton, 1977)
- — Quand on a reçu un marron, on fait l’mort. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, Éditions Self, 1945, page 131)
- (Botanique) Marron d’Inde, graine non comestible du marronnier d’Inde.
- En 1825 , M. Vergnaud-Romagnési, dans ses travaux sur le marron d’Inde, dit que les marrons les plus avantageux rapportent 30 pour 100 de leur poids en belle fécule. — (Adolphe Thibierge et Dr Remilly, De l’amidon du marron d’Inde, ou des fécules amylacées des végétaux non-alimentaires, 1857, pages 101-102)
- Au fond une vingtaine de marronniers lâchaient comme des bombes leurs bogues piquantes sur la tête des enfants. Ceux-ci nous apportaient en cadeau des dizaines de marrons bien lustrés dont nous ne savions que faire. — (José Herbert, L’instituteur impertinent : Récit de vie, 2016)
- Quant au fruit à venir, le marron, c’est un excellent vasoconstricteur, base appréciée de médicaments pour traiter varices et hémorroïdes. — (Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, 2006 → lire en ligne)
- (Pyrotechnie) Pétard dont la détonation évoque l’éclatement d’une châtaigne sur le feu.
- Le tir de deux marrons d’air qui ont éclaté à 300 ou 350 mètres de hauteur a fait dans le nuage une large échancrure à travers laquelle apparut le ciel bleu ; deux autres marrons divisèrent le nuage en deux parties, qui prirent la direction des forces composant la résultante suivant laquelle se dirigeait sa masse. — (Congrès international de défense contre la grêle, Troisième Congrès international de défense contre la grêle et Congrès de l'hybridation de la vigne, 1902, tome 1, page 306)
- Peu d’instans après, le marron éclate en donnant une détonation sourde, et le glaçon se trouve brisé en morceaux assez petits pour passer sous les ponts ou dans les canaux d’une usine, sans causer aucun dommage. — (Bulletin des sciences technologiques, 1829, tome 12, page 363 → lire en ligne)
- Jeton servant à contrôler la présence d’une personne à son poste. Notamment en usage dans les mines, les casiers où ils se rangeaient se nommaient marronniers.
- Les marrons sont entre les mains des factionnaires : les rondiers les trouvent en faisant leur ronde et les déposent ensuite dans la boîte à marrons, dont le contenu est vérifié le matin par le capitaine d’armes. — (Robert de Parfouru, Manuel du marin, 1911, page 86)
- Un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d’en bas du bâtiment-neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons, − c’est le moyen qu’on employait pour s’assurer que les surveillants faisaient exactement leur service ; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Populaire) Tête.
- Il a reçu un coup sur le marron.
- (Technique) Grumeau de farine se formant dans la pâte à pain lors du pétrissage.
- Marron, grumeau dans la pâte mal pétrie. — (Prudence Boissière, Dictionnaire analogique de la langue française, 1862, page 1080)
- (Technique) Peloton coagulé dans une table de plomb mal fondue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- MARRON […] Sorte de grumeau qui reste dans le plomb mal fondu. — (Pierre Larrouse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1873, tome 10, page 1247)
- (Technique) Noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marbrerie) Partie très dure incluse dans le marbre et nuisant à son polissage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Plâtrerie) Grumeau dans le plâtre.
- Cette gâchée est pleine de marrons !
- (Coiffure) Grosse boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban.
- Étienne de Jouy, le célèbre librettiste d’opéra, s’étonne en arrivant chez un ami pour dîner d’y trouver le père de celui-ci en habit de droguet à fleurs avec une perruque à marrons, son ami vêtu d’un habit français, sa femme en grande robe à la Médicis, tenant sur son bras un châle indien ; sa fille est vêtue à la grecque, son fils aîné à l’anglaise et les petits en mameluks. — (Patrick Barbier, À l’Opéra au temps de Balzac et Rossini, 2003 → lire en ligne)
- Le costume des juges peut paraître grotesque à un étranger : non que leur robe rouge doublée de satin blanc et leur rochet d’hermine n’aient de l’éclat et de la dignité ; mais ils sont affublés d’une perruque à marrons et à petite queue retroussée en plusieurs nœuds, poudrée plus ou moins également, et jetée au hasard de travers sur leurs cheveux, qu’elle ne cache pas en entier et qui déborde de toutes parts. — (Basile-Joseph Ducos, Itinéraire et souvenirs d’Angleterre et d’Écosse, 1834, page 34)
- (Ichtyologie) Petit poisson méditerranéen de la famille des pomacentridés, aplati latéralement (Chromis chromis)[17].
- Le Marron, ſelon Willughby, eſt un petit poiſſon qui n’a qu’environ quatre pouces de longueur, ſur une épaiſſeur aſſez conſidérable. — (Encyclopédie méthodique, Histoire naturelle, 1787, tome 3, page 247 → lire en ligne)
- Le marron a la chair fade et pleine d’arêtes.
- (Cinéma) Copie intermédiaire d’un film permettant de travailler sur une copie sans abîmer l’original.
- La première étape de la restauration a donc consisté à tirer un nouveau marron image à partir du négatif original et de rajouter les éléments manquants grâce à ce safety. — (Béatrice Valbin-Constant, Camille Blot-Wellens, Restauration du film « Donne-moi tes yeux » de Sacha Guitry, 3 décembre 2007, www.cinematheque.fr)
- Lettres et chiffres découpés en à jour dans une feuille de métal, destiné à être utilisé en tant que pochoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Alpes) (Lanslebourg-Mont-Cenis) Porteur savoyard dans les Alpes, guide de montagne, en particulier en Maurienne au Mont-Cenis.
- Du Passeur au Guide. Alors, et alors seulement, les marrons de Novalaise prennent une autre figure, à l’image de la montagne. On voit ses marrons l’aider, lui expliquer ce qu’on trouve en montagne […]. — (Renaud de Bellefon, Histoire des Guides de Montagne : Alpes et Pyrénées, 1760-1980, 2003, page 123)
- Apparut alors, disent les textes, quoddam genus hominum qui « marrones » vocantur (une sorte d’homme qu’on appelait marrons). On relève marones, marronai, marronnes, marucci, mazanes, et, en Val d’Aoste plus particulièrement, celle de marronniers. Leur clientèle était faite de grands personnages : diplomates, ambassadeurs, parfois de papes, d’ecclésiastiques […]. — (Nicolas Giudici, La philosophie du Mont-blanc, 2003, Literary Collections)
- On les appelle ordinairement Marrons. Ils sont divisés en plusieurs bandes et ont des petites chaises qu’ils portent tousjours à la main Quand la neige ni y est pas assez forte ni assez gelée, ils portent sur ces chaises les voyageurs, mais quand le froid a rendu la neige bien dur, et ils accommodent leurs chaises de façon, qu’ils ne portent a plus les voyageurs, mais les font glisser sur la neige avec tant de vitesse, particulièrement à la descente du Mont-Cenis, qu’à peine les peut on suivre des yeux. — (Guido Bentivoglio, 1713, Mémoires du Cardinal Bentivoglio, page 39)
- (Argot) Bagarre, baston, rixe.
- Prens toutes tes Baioffes [armes à feu], car il pourra bien y avoir du marron. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Argot) Testicule.
- À ce moment précis, j’ai dû vraiment agacer les abeilles car, à peine avais-je grimpé un iota de plus que BEEUUINZZZ BZZZZZ, toute une brigade ou compagnie m’attaqua, et vas-y que je te pique de la tête aux pieds, partout, semblait-il, avec un acharnement particulier sur mes fesses, ma saucisse beige et mes deux marrons couleur foncée ! — (Saer Maty Ba, Le serment du maître ignorant, 2020)
- (Cameroun) Beignet à base de farine de manioc ou de maïs.
- Kanga, achète-moi des marrons !
- Dans le calendrier républicain, nom du 29e jour du mois de fructidor[18].
- Dans le calendrier républicain c’était le 29e jour dans le mois de fructidor, le jour du marron. — (Jean Mayet, 365 jours ou Les Éphémérides allant du XVIe au XXe siècle, 2013, page 500 → lire en ligne)
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accompagnons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accompagner.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accompagner.
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admettons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de admettre.
- Première personne du pluriel de l’impératif de admettre.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.