Dictionnaire des rimes
Les rimes en : frangine
Que signifie "frangine" ?
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- (Familier) Sœur, sœurette.
- Il poursuivit : — T’es ma frangine et si j’te parle, c’est parce qu’on est, les deux… on est… Il ne trouvait pas les mots nécessaires, alors il avoua : — J’dois d’la galette, rue de l’École. — Assez ! gémit la jeune fille. — (Francis Carco, Les Innocents, La Renaissance du livre, Paris, 1916)
- (Argot) (Par extension) Femme ou jeune fille.
- Lui aussi avait du succès auprès des frangines… Il pouvait s’envoyer toutes les pépées qu’il voulait. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XXII, Série noire, Gallimard, 1956, page 199)
- À bien y regarder, ces braqueurs, c'étaient pas des pégreleux mais des frangines ! Trois gazelles, avec plus de testostérone que le pauvre mariole que je suis, apparemment. Quand elles ont aperçu les flics, elles ont toutes plongé dans la marave, sans un fétu de pétoche. — (Hugo Martinez, « L’Éternel Instant », dans Christophe Sibieude (directeur), SHORT numéro 19, Short Éditions, Grenoble, 2017)
Mots qui riment avec "ine"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "frangine".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ine , ines , inne , innes , îne , înes , yne et ynes .
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coquine
?- (Péjoratif) (Méprisant) Celle qui a un caractère vil, qui est capable de friponneries, de vols, d’actions déshonnêtes.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Celle qui est débauchée, qui a beaucoup d’amants ou de maitresses.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Amante habile au jeu de la séduction et de l’amour.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Familier) Celle qui a de la chance.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Familier) Enfant vive et espiègle.
- Tu veux que je te dise ma coquine, déjà quand tu avais dix ans, tu étais la plus rigolote des mistinguettes ! Ch’suis si heureuse que tu redeviennes comme ça ! — (Ch. Prat, Bruissements d’ailes, Éditions Publibook, 2006, p. 221)
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alvine
?- Féminin singulier de alvin.
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hémolysine
?- (Biologie) Substance provoquant une hémolyse.
- On fait varier la quantité d’hémolysine utilisée pour sensibiliser les globules rouges. — (Bulletin de l’Association des diplômés de microbiologie de la Faculté de pharmacie de Nancy, Numéros 113 à 120, 1969)
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cabotine
?- (Théâtre) (Péjoratif) Comédienne ambulante.
- (Par extension) (Théâtre) Tout comédien sans talent.
- L’appartement, très riche, avait des coins de bohême, où l’on retrouvait la cabotine. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- (Sens figuré) Celle qui affecte dans la vie privée des attitudes de théâtre.
- Contre l'oubli, les cabotines illustres et périmées ont une suprême ressource : elles organisent leur publicité sur un collier de perles qui leur a peut-être été offert par un admirateur, qu'elles ont sans doute perdu, qui leur a certainement été rapporté par un inconnu. — (Georges de La Fouchardière, « Devant la tribune », en préface à Le Collier de Bellone : Âneries, palabres, mensonges - et document officiels - relatifs à la Guerre, recueillis par Ermenonville, Paris : Éditions du Progrès civique, s.d. (1921), page III)
- Ah ! ah ! ah ! voilà avec quoi elle se tue, un accessoire de théâtre !… Va donc… cabotine ! — (Georges Feydeau, Un fil à la patte, 1894)
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latine
?- Féminin singulier de latin.
- A la différence des gens de condition élevée, il n’a pas été formé à une culture classique qui a pour effet de dénationaliser les intelligences, si j’ose ainsi dire, en les accommodant à la manière grecque et latine. — (préface du livre : François Cadic, Contes et légendes de Bretagne, librairie Galles, Vannes, 1950, page 5)
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méléagrine
?- (Malacologie) Huître perlière de la mer Rouge et de l’océan Indien.
- Perle naturelle et perle de culture ne présentent aucune différence, toutes deux étant produites par une méléagrine.
- Le naissain des Méléagrines (Meleagrina Martensi Dunker) est recueilli sur des collecteurs en bambou par des plongeuses bien entraînées, appelées « âma » en japonais. Les jeunes Mollusques sont placés dans des cages treillagées pour être à l’abri de leurs dangereux ennemis pendant la période au cours de laquelle ils peuvent le moins bien se défendre. — (Lucien Pohl, « L’application des méthodes japonaises à la méléagriniculture et à la margariculture », extrait du Bulletin de la Société Océanographique de France, no 30, Blondel La Rougery, Paris, 1926, page 2)
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dandine
?- Tige en métal servant à agiter le vin pendant le collage.
- (Pêche) Variante de dandinette, méthode de pêche à la ligne qui consiste à animer un leurre de mouvements verticaux répétitifs.
- [Ce leurre] se prête notamment bien à des animations en dandine verticale qui vous permettent d’exploiter toute la hauteur de la colonne d’eau. — (Pascal Durantel, Le lipless en profondeur, Le Chasseur français, mai 2017)
- Également appelée pêche à la dandine, cette technique ancestrale et universelle connaît un regain de popularité spectaculaire avec le développement de la pêche verticale profonde, notamment en lac de barrage. — (La pêche à la dandinette, carnassiers.com)
- La pêche en dandine consiste à effectuer des mouvements de montée et de descente d’un leurre métallique lourd (tête plombée et leurre souple, cuiller ou jig) pour rechercher des petits poissons pélagiques sous la surface comme des poissons de grandes profondeurs au delà de 80 mètres. — (Pêche en dandine, pechemer.com)
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damasquine
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe damasquiner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe damasquiner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe damasquiner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe damasquiner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe damasquiner.
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gouine
?- Mot normand[1] signifiant autrefois « femme » du terme scandinave kvinna (même sens). Le mot est plus tard devenu péjoratif. Le normand a aussi les termes gouënipe ou couénipe « femme de mauvaise vie ».
- Auguste Creuzé de Lesser[2] tire ce mot de la reine Goïne (à rapprocher avec le gaélique coinne, « femme », l’anglais queen, « reine ») qui trompait son mari et le fit périr pour fuir avec son amant :« Quoiqu’en amour à la bonté j’incline,Je n’en ai pas pour la reine Goïne ;Et jusqu’à nous son nom un peu changéVint justement en proverbe érigé. » — (La Table ronde, 1810)
- Auguste Scheler[3] soulignant que l’ancien français avait godine (sens identique), propose une racine god : le verbe godailler (« boire avec excès ») ayant subi lui aussi une évolution vers gouailler (« s’amuser ») d’où gouaille. Cette racine, selon ce même auteur faisant référence au philologue allemand Friedrich Christian Diez, n’est pas issue du latin gaudere (« jouir »), mais est plutôt d’origine celte et se retrouve dans le gallois god (« luxure »), l'ancien français godon (« femme de mauvaise vie ») ou, plus proche de nous, godelureau.
- De l’arabe قينة, qayna (le « ق -q » arabe étant souvent retranscrit en « g », comme dans le mot qahba donnant gaupe, et comme il est fréquemment prononcé dans certains dialectes, tel قلب qalb (« cœur » en français), prononcé « galb » en Tunisie et dans la Péninsule arabique). Une qayna était une esclave-musicienne au Moyen-Orient, d'où la réputation de femme de mauvaise vie.
- Probablement issu plus ou moins directement de la racine indo-européenne gʷḗn ("femme"). À rapprocher du sens 2.
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piscine
?- (Antiquité) Bassin destiné à l'élevage de poissons.
- J'ai vu la piscine, ou plutôt l'emplacement de la piscine que le divin Auguste a fait combler, et dans laquelle Pollion jetait quelquefois à ses murènes des esclaves tout vivants à dévorer. — (Charles Dezobry, Rome au siècle d'Auguste, Éd. Dezobry et Madeleine, Paris 1847)
- (Natation) En référence aux coutumes de l’époque de la Rome antique, bassin où l’on se baigne en commun et en toute saison.
- Bains de piscine.
- (Par extension) Bassin de natation dont l’accès est public ou privé et ensemble des installations qui l’entourent.
- À Saint-Georges, un hôtel possédait une magnifique piscine, où je vis plusieurs fêtes nautiques. Il y avait de bons nageurs et nageuses et deux excellentes équipes de water-polo. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Celles-là, elles friment, parce qu'elles ont toutes, au poignet, un bracelet en plastique bleu, qui leur permet d'aller se baquer dans leur piscine résidentielle. — (Sylvie Gaillaguet, Les Ganguesses: roman noir, Ultima Necat Éditions, 2017, chap. 32)
- Cabines, plongeoirs d’une piscine.
- Piscine en plein air. — Piscine couverte. — Nager en piscine.
- (Religion) Bassin pour des rites purificatoires. Bassin où se plongent les fidèles pour se purifier dans certaines religions.
- La piscine probatique qui était proche du parvis du temple de Jérusalem où Jésus guérit un paralytique (cf. Évangile selon St Jean, V) et où on lavait les animaux destinés aux sacrifices.
- Dans les sacristies, on jette l’eau, qui a servi à nettoyer les vases sacrés et les linges d’autel, dans la piscine.
- Les piscines de Lourdes où s’opèrent les guérisons miraculeuses.
- (Religion) Petite cuve destinée à recevoir l’eau des ablutions, les cendres des objets bénits…
- Piscine des fonts baptismaux, destinée à l'écoulement des eaux et piscine sacrée, dans la sacristie ou l’église même.
- (Équitation) Bassin en forme de large rigole où l’on fait passer les chevaux pour leur nettoyer les pieds, dans une écurie.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Pisciculture) Bassin où l’on fait éclore des œufs de poissons.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Ingénierie nucléaire) Bassin contenant de l’eau ou de l’eau lourde et destiné à immerger la matière fissile et servant de modérateur d'irradiation, de réfrigérant et de protection.
- Un réacteur à piscine est aussi appelé pile-piscine.
- Surnom donné au siège de la DGSE et, par assimilation, à la DGSE elle-même.
- Dès son retour à la «piscine », Sarton fut averti que le grand patron désirait le voir immédiatement dans son bureau. — (Michel Noir, L'Officine, 2014)
- (France) (Argot scolaire) Période de formation intensive reposant sur des projets devant être réalisés par les élèves.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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érythrosine
?- Matière colorante rouge, obtenue par lʼ'action de lʼiode sur la fluorescéine.
- Dans ces essais, on a utilisé lʼérythrosine comme colorant sensibilisateur susceptible de déplacer la gélatine. — (M. Morand, A. Vassy, Colloque sur la sensibilité des cristaux et des émulsions photographiques, Paris, Septembre 1951, 1953)
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lamine
?- (Biologie) Type de filaments intermédiaires assurant la structure du noyau de la cellule.
- Leur projet : puisqu’on ne peut plus défarnésyler la lamine, un concept thérapeutique pourrait viser plus tôt dans son processus de maturation. — (Serge Braun, On peut changer le monde en vendant des crêpes et des ballons, 2014)
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maroquine
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe maroquiner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe maroquiner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe maroquiner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe maroquiner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe maroquiner.
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fine
?- (Typographie) Terme utilisé communément dans l’imprimerie et par les typographes pour désigner une espace insécable, mais d'une largeur fixe non justifiable (en cas de justification des lignes complètes de paragraphes entre les deux marges), et plus fine (entre un sixième et un quart de cadratin, selon les polices de caractères utilisées) que l’espace normale (un demi cadratin) séparant les mots ; la fine est utilisée soit en juxtaposition avec certains signes de ponctuation, soit aussi (dans les conventions typographiques françaises) comme séparateur de groupes de chiffres dans un nombre ou un numéro.
- On insèrera en français une fine avant les signes de ponctuation double comme les deux-points, le point-virgule, le point d’exclamation, le point d’interrogation, ainsi qu’à l’intérieur des guillemets français, ou parfois aussi après une puce ou un tiret demi-cadratin en tête d’un élément dans une liste ou énumération afin que les premiers termes de chaque élément apparaissent verticalement alignés en cas de justification des paragraphes. On utilisera aussi la fine comme séparateur de groupes de chiffres dans les nombres et numéros.
- Les fines typographiques juxtaposées aux signes de ponctuation dans les documents déjà mis en page sont le plus souvent codées U+2009 (un cinquième de cadratin, soit 0,2 em) dans les normes Unicode et ISO/IEC 10646. Cependant les typographes francophones recommandent traditionnellement souvent plutôt U+2005 (la fine d’un quart de cadratin, soit 0,25 em), contrairement aux typographes anglophones qui lui préfèrent traditionnellement U+2006 (la fine d’un sixième de cadratin, soit 0,166 em, presque invisible et très souvent omise). La différence de largeur entre les fines dépend de la façon dont sont conçues les polices de caractères utilisées, et notamment de l’approche incluse dans les glyphes eux-mêmes, puisque les typographes français ont souvent utilisé dans leurs polices une avance plus réduite que les typographes anglophones, afin de faire tenir plus de texte dans les lignes de paragraphes, sans trop augmenter le nombre de pages dans les ouvrages imprimés. Les polices de caractère modernes tiennent compte de la conception de leur glyphes pour ajuster la largeur de la fine typographique U+2009 qu’elles contiennent. Les autres fines à largeur constante U+2005 et U+2006 sont réservées aux typographes pour le rendu final des documents déjà totalement mis en page, avec des polices de caractères bien déterminées.
- Dans certains cas, la fine typographique U+2009 peut être partiellement justifiable (et légèrement agrandie) mais uniquement en cas d’activation de la justification des espaces d’approche intercaractère. La justification usuelle des paragraphes ne fait souvent pas appel à cet ajustement (nécessaire seulement dans la présentation de colonnes de texte très étroites afin d’éviter des espacements excessifs entre les mots lorsque les paragraphes sont justifiés), mais ne justifiera que les autres espaces. Les autres espaces fixes U+2000..U+2006, exprimées en cadratins, ne sont normalement pas affectées par la justification, et sont donc recommandées chaque fois que l’espace doit absolument conserver une largeur fixe, mais elles restent sécables.
- Toutefois, toutes ces fines ont le défaut de rester encore sécables (à cause d’une omission non corrigeable dans les propriétés Unicode du caractère U+2009), et une autre fine de largeur équivalente (mais insécable) a été ajoutée plus récemment (depuis Unicode 5.1) pour corriger ce défaut, codée U+202F. Cette dernière n’est pas encore supportée par nombre de polices, et les navigateurs internet ou moteurs de rendus, s’ils la traitent correctement comme insécable, omettent souvent de la remplacer par U+2009 quand cette dernière est disponible dans les polices utilisées. Pour ces raisons, la fine typographique devrait plutôt être représentée en SGML de façon symbolique avec « &nnbsp; », afin que les moteurs de rendus puissent déterminer plus librement le caractère Unicode équivalent à utiliser ; en HTML cependant (et aussi dans les documents graphiques SVG), cette référence symbolique (absente de leurs normes) n’est que rarement supportée par les moteurs de rendu : on lui préférera alors «   » (U+2009), un caractère bien supporté mais rendu insécable par une propriété CSS « white-space:nowrap ».
- (Vieilli) Eau-de-vie de raisin, en particulier cognac, de qualité supérieure. Apocope de fine champagne.
- — Je veux, dit Bénin, un grog au rhum.— Tiens ! moi aussi.— Je ne connais pas ça messieurs…, mais j’ai de la fine que je ne vous dis que ça.— Donnez de la fine ! — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 83)
- Sur ces mots, il a commandé trois nouvelles fines à l'eau. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre IX, Série noire, Gallimard, 1956, page 89)
- Ce traitement, on l’imagine N’est que pour la petite angine,Car s’il s’agit d’une grosse angineFaut ajouter un litre de fine. — (Jean Constantin, La petite angine, 1960)
- L’oncle Jules rapportait du Roussillon des raisins à l’eau-de-vie, des gâteaux mielleux qui collaient aux dents, un foie d’oie comme un cœur de veau, de la fine d’avant le déluge, et des R remis à neuf. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 26)
- Toute seule au barDans un coin noirUne blonde platineSirote sa fine — (Chagrin d'amour (groupe), Chacun fait (c'qui lui plaît), 1981)
- (Industrie minière) Fraction fine issue d’un concassage ou d’un broyage.
- Les opérations de broyage marquent usuellement le terme des opérations d’épuration des fines, que celles-ci soient destinées à l’agglomération ou à la carbonisation. — (Ch. Berthelot, Épuration, séchage, agglomération et broyage du charbon, Paris : chez Dunod, 1938, page 362)
- Aphérèse de perle fine.
- Et voilà au cou de Bertille, médusée, deux cents fines tirées du profond des mers chaudes où le requin parfois vient croquer du plongeur. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 114)
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clémentine
?- (Botanique) Fruit comestible du clémentinier, semblable à une petite orange sans pépins et qui appartient à la famille des agrumes. Son aussi parfois vendu sous cette appellation des tangors de petite taille, divers hybrides de mandariniers comme les clémenvillas ainsi que des satsumas (citrus unshiu) et des hybrides de satsuma.
- La clémentine tend à remplacer la mandarine sur les marchés, et les variétés sont de plus en plus nombreuses. — (Jean-Marie Polese, La culture des agrumes, 2008)
- Bébé dépiautait une clémentine. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 103)
- Pendant ce temps, épluchez et hachez les clémentines. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 14 décembre 2022, page 14)
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cuisine
?- (Construction) Pièce où l’on prépare et fait cuire les aliments.
- Zaheira disparut vers la cuisine, revint avec des plats alléchants, disposa gentiment l’eau et le pain sur la table. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- Gaspard vit avec joie la femme poser une soupière fumante sur la table de la cuisine. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Après avoir calculé le temps nécessaire pour sortir de la cuisine et venir tirer le cordon placé sous la porte, il resonna encore de manière à produire un carillon très significatif. — (Honoré de Balzac, Le Curé de Tours, 1832)
- (Par métonymie) Ensemble du personnel travaillant dans cette pièce à l’élaboration des plats.
- (Par métonymie) Ensemble d’ustensiles servant à préparer les aliments et qu’on peut transporter d’un lieu dans un autre.
- La poussière de craie donnait soif et cet automne était chaud. Je me souviens d’avoir bu un jour peut-être dix quarts de bouillon brûlant pris à la cuisine roulante. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 111, Hartmann, 1937)
- (Par extension) Ordinaire d’une maison, repas qu’on y prépare habituellement.
- Cela intéressait vivement notre maître d’hôtel pourtant, car le voici ceint de son blanc tablier, la mine souriante, la bouche en cœur, le visage jambonné par la chaleur des fourneaux et venant connaître notre opinion sur sa cuisine. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Action de préparer à manger.
- Mais avec un petit poële net, propre, chauffé par l’électricité et pourvu de thermomètres, avec des températures absolument contrôlables et des écrans protecteurs, la cuisine pourrait devenir une distraction et un amusement même pour les dames âgées ou valétudinaires. — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
- Il me quitte ; il doit acheter du jambon et du vinaigre, car les officiers l’ont naturellement chargé de leur cuisine, comme ils en chargent immanquablement tout professeur, tout prêtre, tout poète. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (Cuisine) Art d’apprêter les mets, les aliments.
- Ils étaient parfaitement d’accord, surtout sur la nécessité d’appeler toute la pharmacie de la nature au secours de la cuisine. Piments, poudres anglaises, safraniques, substances coloniales, poussières exotiques, tout leur eût semblé bon, voire le musc et l’encens. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; collection Folio, page 61)
- C’est chez la veuve Thorsdal que j’appris à savourer les délices de la cuisine islandaise. Le dîner se composait invariablement de poisson bouilli. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 45)
- Au début du XXe siècle, la papesse de la cuisine bourgeoise, la célèbre madame Saint-Ange, écrira avec émotion, à propos d'un plat traditionnel dans les bonnes familles : « […]. » — (Maguelonne Toussaint Samat, Histoire de la cuisine bourgeoise: du Moyen Âge à nos jours, Éditions Albin Michel, 2001, page 120)
- Fierté des maîtresses de maison formées aux traditions familiales, la blanquette est, révérence gardée, à la cuisine française ce que Molière est au théâtre. — (Sylvie Girard-Lagorce, Grandes et petites histoires de la gourmandise française: traditions et recettes, Plon, 2003, De Borée, 2005, page 95)
- La cuisine française, ça me semble vieux et prétentieux, alors que la cuisine japonaise, ça a l’air… eh bien, ni jeune ni vieux. Éternel et divin. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 112)
- (Sens figuré) (Familier) Manœuvre ; intrigue.
- La cuisine électorale, parlementaire.
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myéline
?- (Neurologie) Substance de protection des fibres nerveuses.
- La leucodystrophie, comme de nombreuses autres maladies orphelines, provoque une dégénérescence de la myéline.
- [La sclérose en plaques] le mécanisme de cette maladie correspond dans tous les cas à une atteinte de la gaine de substance blanche qui entoure les fibres nerveuses du système nerveux central, il devient possible de décrire ces signes comme étant « une dissémination spatiale et temporelle de signes compatibles avec une atteinte de la myéline centrale ». — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 431)
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magazine
?- Publication périodique, généralement illustrée.
- Les journaux et les magazines qui alimentaient les cerveaux américains (…) devinrent instantanément un feu d’artifice où les illustrations et les titres de colonnes s’enlevaient comme des fusées et éclataient comme des bombes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 212 de l’édition de 1921)
- J’ai frémi plus d’une fois en lisant dans un magazine féminin la version « métropolitaine » d’une recette créole. On croirait qu’il suffit de mêler lait de coco, tomates et piment pour obtenir un curry ! Il faut aussi du temps, beaucoup de temps. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, page 321)
- « Kamala et moi, on aime faire des marches en parlant, une dizaine de kilomètres, et quand on voit des escaliers, on les monte en courant », a-t-il dit au magazine Men's Health. — (AFP, Doug Emhoff, mari de Kamala Harris et premier « Second gentleman », Le Journal de Montréal, 8 novembre 2020)
- Émission périodique de radio, télévision, sur un sujet déterminé.
- Magazine féminin.
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capeline
?- (Vieilli) Capote légère de femme qui tombe sur les épaules.
- Devant l’auberge, elle questionna une bourgeoise en capeline de veuve, et qui précisément cherchait une cuisinière. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Puis, en bas, dans des casiers, sur des tables, au milieu d’un empilement de coupons, débordaient des articles de bonneterie vendus pour rien, gants et fichus de laine tricotés, capelines, gilets, tout un étalage d’hiver aux couleurs bariolées. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- […] et elle était apparue debout, les mains ouvertes devant les épaules, haussant la tête sous une capeline de corail qui tremblait le long des joues. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- J’étais dans ma chambre, deux heures plus tard, quand ma mère entra portant sa capeline de voyage et un long châle de Paisley. — (Julien Green, Le voyageur sur la terre, 1927, réédition Le Livre de Poche, page 216)
- Au fond de la pièce, près du fourneau, la vieille femme se tenait assise dans son fauteuil rouge, une capeline sur la tête et les épaules, les mains jointes au creux du tablier, les pieds sur une chaufferette. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 29)
- (Histoire) Casque de fer qui faisait partie de l’armure.
- (Chirurgie) (Vieilli) Sorte de bandage.
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gazoline
?- (Automobile) Essence liquide, très volatile, obtenue à partir de la distillation du pétrole.
- Au premier étage, un quinquet à la gazoline fumait à côté d'une large porte vitrée sur laquelle, en caractères dépolis, le mot Salone était inscrit. (— (Gide, Les Caves du Vatican, 1914, page 782)
- L’Internationale n'est pas riche, en ce moment, et les envois de matières premières sont bien nécessaires. Enfin, ils font ce qu'ils peuvent : gazoline, pétrole, armes, instructeurs. — (Malraux, Conquér., 1928, page 74)
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encline
?- Féminin singulier de enclin.
- Peu encline à l’immobilisme et à la réclusion, elle sillonnait la ville et nous nous retrouvions à la terrasse du Cala au-dessus des galets gris et du vacarme des vagues, ou dans le quartier de Rímac au pied du Cerro San Cristóbal de l’autre côté du pont gardé par un blindé sur roues, ancien bourg colonial espagnol devenu cour des miracles, estropiés et chiens des rues, vendeurs de cocaïne au regard désazimuté, minuscule église où le bedeau interrompt l’étude d'un magazine pornographique pour encaisser nos piécettes d’un nuevo sol pour les cierges. — (Patrick Deville, Taba-Taba, 2017)
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lésine
?- (Vieilli) Épargne sordide et raffinée jusque dans les moindres choses.
- Le maître donna des signes de plus en plus évidents d’avarice ; il se livra d’autant plus à cette passion, que ses cheveux grisonnaient chaque jour davantage : lésine et tête chenue font, on le sait, bon ménage. — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Mlle Verne est une sœur de curé : indiscrète, infaillible, vieille et vierge. Elle régit la paroisse ; et contre la majorité du village qu’elle hait et qui le lui rend sans lésine, elle dirige, d’un verbe impératif, le clan de résistance réactionnaire que tout église groupe dans son ombre. — (Roger Martin du Gard, Vieille France, Gallimard, 1933 ; édition Le Livre de Poche, page 47)
- Le décor ne lui apprenait rien, sinon que tout suait la lésine, et même la ladrerie. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Mystère des sept fous, 1933)
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colombine
?- Fiente du pigeon et, par extension, des volailles.
- Les colombines ou résidus de poulailler sont des engrais de premier ordre. — (Paul Sabatier, Leçons élémentaires de chimie agricole, p. 212, G. Masson, Paris, 1890)
- On estime à une centaine de francs la valeur de la colombine produite dans un colombier de 700 à 800 pigeons . On peut admettre qu'un pigeon moyen produit dans le cours de l'année de 8 à 10 litres de cet engrais. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Le matières fertilisantes, Paris : J.-B. Baillière & fils, 7e éd., 1925, p.181)
- (Botanique) Ancolie.
- L'ancolie est aussi appelée gant de bergère, gant de Notre-Dame, cornette, aiglantine, colombine ou encore tourette.
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pelletiérine
?- (Chimie) Alcaloïde toxique, tiré de l'écorce du grenadier, de formule chimique brute C8H15NO, parfois utilisé comme vermifuge. Il s'agit d'un liquide incolore dont le point d’ébullition se situe à 195°C.
- L’écorce et les racines contiennent des alcaloïdes, dont la pelletiérine, vermifuge efficace contre le ténia. Elle est inscrite au Codex de la Pharmacopée française depuis 1937. — (Jean-Paul Curtay, La grenade dans les traditions médicinales, medicatrix.be)
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opine
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de opiner.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de opiner.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de opiner.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de opiner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de opiner.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.