Dictionnaire des rimes
Les rimes en : forint
Que signifie "forint" ?
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- (Numismatique) Monnaie de la Hongrie.
- Mille forints, c’est combien d’euros ?
- Le forint hongrois est totalement convertible avec les autres devises depuis 2001. — (Pierre-Antoine Dusoulier, Guide complet du forex, 2009)
- Un argent dont la Hongrie, en proie à une inflation galopante et une monnaie, le forint, en chute libre, a plus que jamais besoin. — (AFP, UE: la Hongrie, opposée à un prêt commun, va verser une aide à l'Ukraine, Le Journal de Québec, 24 novembre 2022)
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "forint".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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économétricien
?- Économètre.
- Pour présenter une solution, l’économétricien doit faire appel à ses connaissances en économie, en mathématiques et en statistique.
- Un économétricien peut bien revêtir d’oripeaux mathématiques n’importe quelle erreur d’observation, il ne transformera pas cette erreur en vérité, même si ses raisonnements sont corrects au point de vue formel. — (Revue de l’Institut international de statistique, Volumes 14 à 15, 1946)
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baragouin
?- (Familier) Langage incorrect et inintelligible.
- La chose mérite d'être soulignée, car cette mauvaise langue de Mme de Genlis reprendra à son compte un ragot particulièrement sot, faisant de l'anglais de Voltaire un baragouin insupportable. Voilà qui est absolument faux. — (Vincent Badaire, Ce diable d'homme ou Voltaire inconnu, TF1/Telecip & Hachette/CEDS, 1978, chapitre 5)
- (Péjoratif) Langue que l’on ne comprend pas.
- L’orfèvre. – La citadelle ! voilà ce que le peuple ne souffrira jamais, voir tout d’un coup s’élever sur la ville cette nouvelle tour de Babel, au milieu du plus maudit baragouin ; les Allemands ne pousseront jamais à Florence, et pour les y greffer, il faudra un vigoureux lien. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 5, 1834)
- Une soirée a suffit pour les faire dégringoler du trépied, ou plutôt du perchoir, d'où ils rendaient leurs oracles — dans quel baragouin, dieux du ciel ! — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 39)
- A quoy respondit Pantagruel. Mon amy je n’entends point ce barragouyn, et pourtant si voulez qu’on vous entende parlez aultre langaige. — (Pantagruel, Livre I, chapitre IX, édition Nourry, 1532)
- ... livre basty d’un espagnol baragouiné en terminaisons latines — (Montaigne, Essais, Livre II, chapitre XII, 1580)
- La mère se débattait, jurait qu’elle n’avait point vu de franc-tireur, l’autre disait qu’il était sûr. Enfin le vacarme se met à baisser, on n’entendait plus rien. Et puis, le sergent parle à ses hommes, dans leur baragouin. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 49)
- Est-il encore possible de faire chanter l’imparfait du subjonctif dans le « baragouin » parlé maintenant ? — (Renée Rennes citée par Alain Bouissière, Le Bar du subjonctif, Hatier, 1999, page 106)
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calédonien
?- (Géographie) Relatif à la Calédonie.
- Le mur d’Hadrien est construit à partir de 122 par les Romains sur toute la largeur de l’Angleterre pour protéger le Sud de l’île des attaques des tribus calédoniennes.
- (Panoramix) Comme nous, nos cousins calédoniens sont de farouches guerriers qui résistent depuis toujours à l’envahisseur romain […] — (Astérix chez les Pictes, p. 8)
- (Géographie) Relatif à la Nouvelle-Calédonie.
- L’Union calédonienne est un parti politique de Nouvelle-Calédonie qui milite pour l’indépendance de ce territoire.
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défunt
?- Décédé ; mort ; feu.
- Cet enfant est lord Fermain Clancharlie, fils légitime unique de lord Linnœus Clancharlie, baron Clancharlie et Hunkerville, marquis de Corleone en Italie, pair du royaume d’Angleterre, défunt, et d’Ann Bradshaw, son épouse, défunte. — (Victor Hugo, L’Homme qui rit, 1869, édition 1907)
- Le regard ankylosé par trop d’impérities, je cherchais un improbable mais tant espéré soutien au loin, partout et nulle part, peut-être vers le ciel où s'était machinalement orientée ma tête; ce ciel où avaient établi leurs pénates, mon défunt père et mes regrettées sœurs. — (Jean Richard Ndoumbe, Les douleurs de ma mère, Lulu.com, 2013)
- Feu. (Note : se place devant un nom pour indiquer que la personne est morte, invariable dans ce cas).
- — Défunt ma mère servait un homme de justice à qui Cambremer a tout dit par ordre du prêtre qui ne lui a donné l’absolution qu’à cette condition-là, à entendre les gens du port. — (Honoré de Balzac, Un drame au bord de la mer, 1834, réédition Gallimard, Folio, page 89)
- Chère enfant !… si défunt sa mère la voyait ne pas être ici la reine de la maison, elle en pleurerait dans son cercueil ! — (Honoré de Balzac, La marâtre, Éditions Michel Lévy, 1851)
- — Barberin ! m’écriai-je.— Défunt, c’est défunt Barberin qu’il faut dire. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- (Sens figuré) Détruit.
- Figure mélancolique, il méditait profondément devant le monceau de ferraille et de cendres qui représentait sa défunte motocyclette. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 64 de l’édition de 1921)
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muscadin
?- (Histoire) Mot de la Révolution française utilisé sous la Convention (1793) pour stigmatiser les contre-révolutionnaires ou supposés tels, puis appliqué à partir de la réaction thermidorienne (fin 1794) à la « jeunesse dorée » antirépublicaine, caractérisée par son élégance excentrique.
- Hier, un homme, connu par son patriotisme, passait dans le palais de la Révolution, qui est le repaire des agioteurs. Il entendit six jeunes gens, je dirai plutôt des muscadins, ce nom qu’une jeunesse orgueilleuse s’est fait donner, et qui attestera à la postérité, qu’il a existé en France, au milieu de sa révolution, des jeunes gens sans courage et sans patrie. — (Bertrand Barère, Intervention à la Convention, séance du 5 septembre 1793, in Histoire parlementaire de la Révolution française, tome 29, Philippe-Joseph-Benjamin Buchez, Roux-Lavergne, 1836, page 44)
- — Bon ! dit le chef de la patrouille, et qui me répondra de toi, monsieur le muscadin ?— Danton. Cela te va-t-il ? est-ce un bon patriote, celui-là ? — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes, 1849)
- Les incroyables et les muscadins, qui furent les élégants et les raffinés de la jeune génération, étaient arrivés à défigurer la parole, en imitant une sorte de gazouillement d’oiseau. Les femmes agrémentaient cette espèce de gamme susurrante, avec des soupirs, des intermittences dans la voix, des demi-sourires et des roulements d’yeux languissants. Les hommes, qui affectaient de prendre, en parlant, les poses les plus nonchalantes, émaillaient leurs discours de « paole d’honneu » et de « je vous zu-e ». — (Paul Lacroix, Directoire, Consulat et Empire : mœurs et usages, lettres, sciences et arts, France, 1795–1815, Librairie de Firmin-Didot et Cie, Paris, 1885, deuxième édition)
- Au premier étage, il y avait d’abord la chambre de « Madame », très grande, tendue d’un papier à fleurs pâles, et contenant le portrait de « Monsieur » en costume de muscadin. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1897)
- (Par extension) (Désuet) Petit-maître, homme qui affecte beaucoup d’élégance dans sa mise.
- Je ressemblais plutôt à un Esquimau qu’à un Français moi qui jadis passais pour le plus joli des muscadins. — (Honoré de Balzac, Le Colonel Chabert, 1844)
- Il y eut un dîner à mourir d’ennui tant ces gens firent de salamalecs ; ils avaient avec eux leur fils, un muscadin, un pisse-vinaigre en perruque. — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957, traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959, page 103)
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baisemain
?- (Féodalité) Hommage que le vassal rend au seigneur du fief en lui baisant la main.
- Il ne devait que le baisemain.
- Geste de politesse qui consiste à baiser la main d’une dame pour la saluer ou pour prendre congé d’elle.
- Aussitôt de tous les gradins partent des viva assourdissants ; les mouchoirs s’agitent ; les chapeaux des majos volent dans l’arène, et le héros vainqueur envoie modestement des baisemains de tous les côtés. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, page 49)
- Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n’employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu’ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain. Ce n’est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse. — (Léo Ferré, Poète… vos papiers !, préface, 1956)
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blondin
?- Jeune homme qui a les cheveux blond
- La directrice, d’un brusque sursaut, se redresse dans son fauteuil et considère l’enfant qui se tient debout devant la cheminée : un blondin de cinq ans et demi, à figure ronde, à l’air étrangement fermé. — (Léon Frapié, La ribouldingue, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 42)
- Mais elle n’osait rien demander et s’occupait seulement à faire taire trois petits blondins couleur d’épis brûlés, qui riaient autour de la nappe en croquant une bonne salade de radis noirs à la crème. — (Alphonse Daudet, Le mauvais zouave, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 47)
- Les chansons forment des vagues. Celle qui revient le plus souvent c’est :Là-haut sur la colline est un gentil moulinLe meunier qui l’habite est un petit blondinLes godillots sont lourds dans l’sacLes godillots sont lourds. — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 240.)
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gain
?- Profit que l’on tire d’une entreprise, d’un travail, d’un commerce, d’une vente, etc.
- Gain considérable.
- gain médiocre.
- gain illicite.
- gain honnête.
- Travailler pour le gain.
- Vivre de son gain.
- Il est âpre au gain.
- L’amour du gain.
- L’appât du gain.
- Il a dépensé en un mois le gain de dix années.
- Succès, victoire, avantage que l’on a dans une entreprise, dans une affaire.
- A la fin, il était si las de ce gain perpétuel, qu’il aurait donné tout au monde pour perdre une seule fois; mais son bonheur le poursuivait avec un acharnement implacable. — (Charles Deulin, Cambrinus)
- (Électronique) Rapport entre la valeur d'entrée et celle de sortie de la tension, de l’intensité ou de la puissance d’un montage. Il est généralement exprimé en décibel.
- En général, les transistors de puissance ont un gain plus faible que les transistors de faible signal.
- Le gain issu de cette fonction de transfert est représenté par la courbe rouge, « proche » du gabarit donné. — (François Lavallou, « Le complexe industriel », Les nombres complexes, Bibliothèque Tangente no 63, mai 2018, page 146.)
- (Par extension) (Télécommunications) Capacité d’amplification d’une antenne.
- Très grossièrement on peut dire que pour la même fréquence d’utilisation, les dimensions d’une antenne seront d’autant plus grandes que son gain sera élevé et son lobe principal plus étroit. — (Antenne radioélectrique sur l’encyclopédie Wikipédia )
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galopin
?- (Vieilli) Jeune garçon employé dans un atelier pour faire différentes courses.
- Renverrez-vous vos ouvriers ?… Mon avis est de laisser les choses comme elles sont, et d'avoir un galopin le plus tôt que vous pourrez ; car je regrette le temps perdu de Nicolas. — (Nicolas Rétif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, 1796, Bibliothèque de la Pléiade, tome 1, page 356)
- Petit garçon qui polissonne, principalement dans les rues.
- Invariablement les fonctionnaires, arrivés récemment ici des autres parties de la France, éprouvent de l’étonnement en voyant ces classes drues, ces hordes de galopins qui déambulent par les routes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Comme un seul homme, ils sautent sur leurs mobs et pèsent sur les pédales à grands coups de reins et de jarrets. Ils n’ont qu’une idée, les petits galopins : déguerpir. — (Joseph Joffo, Tendre été, Jean-Claude Lattès, 1981, chapitre 13)
- (Familier) Petit garçon quelconque qui a donné un sujet de mécontentement.
- Mais il ne s’était résigné au désir d’Angèle qu’à la condition d’oublier au collège de Plassans leur fils Maxime, un galopin de onze ans, sur lequel sa grand-mère avait promis de veiller. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Enfant (garçon ou fille).
- Et il voyait clair, brusquement, il voyait la femme qu’elle était devenue, lorsque, du galopin sans sexe, s’était dégagée cette créature de charme et d’amour, avec ses jambes longues et fuselées, son torse élancé et fort, à la poitrine ronde, au cou rond, aux bras ronds et souples. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VII)
- Garçon qui sert dans les cuisines.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Moitié d’un demi de bière, soit 12,5 centilitres.
- Le Balzar m’attirait ; je me rappelais que mon grand-père – mort depuis – m’y avait amené quelquefois, en 1913 : nous nous asseyions côte à côte sur la banquette, tout le monde nous regardait d’un air de connivence, il commandait un bock et, pour moi, un galopin de bière, je me sentais aimé. Donc, quinquagénaire et nostalgique, je poussais la porte de la brasserie et je me faisais servir un galopin. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 160)
- (Cuisine) Spécialité culinaire de la Picardie à base de brioche.
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déteins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déteindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déteindre.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe déteindre.
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feins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de feindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de feindre.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de feindre.
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biquotidien
?- Qui revient, qui paraît deux fois par jour.
- Une promenade biquotidienne.
- Janvier, il surveille l’agnelage et commence en février la traite biquotidienne qu’il poursuivra jusqu’en juillet. — (Hélène Leroy, Vieux métiers Tout un art, éditions Debaisieux, 2013, page 6)
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bohémien
?- (Vieilli) Homme d’une population européenne nomade.
- Ce qui a achevé de donner à ce coin perdu un caractère étrange, c’est l’élection de domicile que, par un usage traditionnel, y font les bohémiens de passage. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre I ; réédition 1879, page 6)
- Et lorsque Plassans était endormi, ils entendaient encore les querelles des bohémiens, les pétillements de leur feu, au milieu desquels s’élevaient brusquement des voix gutturales de jeunes filles chantant en une langue inconnue, pleine d’accents rudes. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- Artiste vivant en marge de la société.
- La première personne que j’avais rencontrée en entrant était Champfleury, un de ces bohémiens qui savent parfaitement se faufiler, un de ces écrivains-peuple auxquels on ne soupçonne pas de gants blancs. — (Edmond et Jules de Goncourt, Journal, 1863)
- Synonyme de pigeon de Bohême (race de pigeons).
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francolin
?- (Zoologie) Nom vernaculaire normalisé donné à cinq genres de gallinacés de l'Ancien Monde, de la famille des phasianidés et de la sous-famille des perdicinés, à la silhouette plus ou moins élancée, à la queue courte et redressée à la manière d'un palmipède, au bec assez long, incurvé et crochu, dont le mâle possède souvent une ou deux paires d'ergots aux tarses, et dont un grand nombre d'espèces habitent l'Afrique.
- Les Gallinacés sont représentés par la poule, l'unique volaille de basse-cour des Bédouins, l'outarde, assez fréquente dans les hautes plaines, la poule de Carthage, la perdrix rouge, le francolin, la caille […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 227)
- Côme était l’aîné, l’héritier du titre, et s’il est peu tolérable de voir un baron sauter dans les arbres comme un francolin, on peut encore moins l’admettre d’un duc, même enfant ; pour un titre aussi controversé que le nôtre, ce ne serait certainement pas un argument favorable que la conduite de l’héritier. — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957, traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959, page 86)
- Sitôt assis, il baissa la tête vers sa salade de betteraves et demeura muet comme un francolin pris. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 25)
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comblanchien
?- Calcaire compact de teinte beige (appartenant à l’étage du bathonien) et de dureté comparable à celle du marbre.
- Grande entrée en dalles de comblanchien, expliqua Letroc avec un geste simple. Et quatre portes-fenêtres doubles sur la pelouse. — (Alain Demouzon, Carrelage au sang, in Le Crime de la porte jaune et autres nouvelles, 1985)
- Un échantillon et une lame mince qui en est issue ont été soumis au professeur P. Rat qui a formellement exclu toute identification avec le comblanchien ou la pierre de Prémeaux utilisés en Côte d’Or. — (Robert Bedon, Alain Malissard, La Loire et les fleuves de la Gaule romaine et des régions voisines, 2001)
- Une brèche béante était cependant constituée par le vaste hall d’accueil, auquel on accédait par un vaste perron aux larges marches plates en comblanchien, et qu’il fallait considérer comme la vitrine et les degrés d’une suprématie que nul ne songeait sérieusement à contester. — (Hugues Pagan, Le Carré des indigents, Rivages/Noir, 2022, page 359.)
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gadin
?- Chute, en particulier chute de cheval.
- Il s’est pris un beau gadin.
- Courtial ! ton sphérique ! C’est la seule chose que tu saches faire ! Ailleurs tu prendras que des gadins ! C’est pas la peine que tu insistes ! Ton blot, c’est les ascensions ! — (Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, Denoël, Paris, 1936)
- – […] Chevau-légers !… Chevaux de bride et de remonte !… Chevaux d'artimon ! Chevaux de parade !… Dans tous les cas à la hauteur !… Ils ne pourront rien m'apprendre en Chine sur le cheval, la chevalerie, ses pompes, ses fers, ses avatars ! Je possède le métier dans la viande, j'ai pris des gadins par milliers !… — (Louis-Ferdinand Céline, Guignol’s band I, Denoël, Paris, 1944)
- Des flics allaient et venaient, débonnaires, surtout attentifs à ne pas poser leurs godasses sur des détritus, ce qui leur auraient fait perdre l’équilibre et ramasser un gadin incompatible avec leur dignité. — (Léo Malet, Le soleil n’est pas pour nous, SEPE, Paris, 1949)
- Mais, au tournant du Moulin, Saint-Martin ramassa un gadin colossal. — (Georges Perec, La Disparition, Gallimard, Paris, 1969)
- (Argot) Cheval.
- Petite sphère fixée à l’extrémité d’un flotteur utilisé pour la pêche à la ligne.
- (Lyonnais) (Parler gaga) (Parler dauphinois) Caillou.
- En plein cœur du patrimoine lyonnais, Le Petit Gadin fait un pied de nez au gros cailloux— (le Petit Gadin)
- Arrêtez de jeter des gadins après ces vaches !
- (Argot) Jeu d’adresse.
- (Par extension) (Familier) Intelligence.
- Ce type-là, il a l’air de rien, mais c’est tout dans le gadin.
- (Nouvelle-Calédonie) Nom vernaculaire du cerf de Java (Cervus timorensis ou Rusa timorensis)
- Pétez le gadin' avec le double narine : invitez vous à un coup’d’chasse avec tonton Marcel pour aller "péter le gadin". C’est "damé" de cerfs en brousse. "Quatquat" et double narine (fusil à deux canons) obligatoires. — (J’ai gouté pour vous le civet de cerf au soyo' sur bsenges.free.fr)
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chrétien
?- (Christianisme) Qui professe la religion issue des enseignements de Jésus-Christ.
- Le rapport qui existe entre la doctrine chrétienne et la rectitude des mœurs, Taine le lui avait montré : chaque fois que l’homme se fait païen, il se retrouve voluptueux et dur. — (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L’Église de Jésus, 1926, page 189)
- Sur le front, juste au milieu, la croix berbère était tracée en bleu, symbole inconnu, inexplicable chez ces peuplades autochtones qui ne furent jamais chrétiennes et que l’islam vint prendre toutes sauvages et fétichistes, pour sa grande floraison de foi et d’espérance. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Mais la grosse voix du curé, la voix claire des gamins arrivaient encore à son oreille et continuaient derrière elle :- Êtes vous chrétien ?- Oui, je suis chrétien.- Qu’est-ce qu’un chrétien ?- C’est quelqu’un qui, étant baptisé…, baptisé…, baptisé. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857)
- Qui appartient ou qui est propre au christianisme.
- Toutes les religions prêtent la main au despotisme ; je n’en connais aucune toutefois qui le favorise autant que la chrétienne. — (Jean-Paul Marat, Les Chaînes de l’esclavage, 1774)
- Les vieux symboles chrétiens, tant expliqués, tant traduits, présentent à l’esprit, dès qu’on les voit, une signification trop claire. Ce sont des symboles austères de mort, de mortification. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, page 181)
- (Par extension) Qui adopte un comportement généreux, supposé conforme aux préceptes de la religion de Jésus-Christ.
- Cette sollicitude ne la surprenait guère : Alice avait toujours eu cette espèce de charité très chrétienne, qui attendait que l'on fût au fond du trou pour vous tendre la main. — (Laure Pfeffer, Si peu la fin du monde, Éditions Buchet-Chastel, 2019)
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destin
?- Puissance mystérieuse à qui les anciens attribuaient le pouvoir de déterminer d’avance et d’une façon irrévocable la suite des événements.
- Il n’y a pas à dire, mais quand les dieux ou les destins, comme vous voudrez, ont décidé qu’ils vous feraient trébucher sur la route de la gloire ou de la fortune, il est inutile de regimber. — (Louis Pergaud, La Chute, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les petits cadeaux du destin entretiennent l’amitié avec soi-même. — (Jean Dutourd)
- Le destin varie peu ses effets, comme s’il s’en tenait à quelques moyens sûrs. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 129.)
- Sort d’une personne ou d’une chose, en tant qu’il résulte de forces extérieures invincibles ; ce qui arrive aux personnes, de bien ou de mal, indépendamment de leur volonté.
- Il venait de songer, comme à un aspect spécial de l’injustice irrationnelle du destin, que ces deux hommes vivaient, alors que Kurt était mort. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 346 de l’édition de 1921)
- Fouquet a dû croire que tout s’achète, même le destin. — (Paul Morand, Fouquet ou Le Soleil offusqué, Éditions Gallimard, 1961)
- (Poésie) Ensemble de la vie ; existence.
- Il a terminé son destin. — Trancher, abréger le destin de quelqu’un.
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falun
?- (Agriculture, Géologie) Assemblage de coquilles brisées qu’on trouve en masse à une certaine profondeur de terre et qu’on emploie en engrais comme la marne.
- Les grosses pierres, seules dans les champs, devaient provenir de glaciers disparus, et ils cherchaient des moraines et des faluns. — (Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Lemerre, Paris, 1881)
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céruléen
?- (Poétique) Qui est d’une couleur azurée, bleuâtre. Il se dit surtout des flots de la mer.
- Lady Diana entrouvrit ses jolies lèvres, laissa des volutes de fumée céruléenne monter en spirales lentes vers le lustre, et conclut :« Monsieur Varichkine, vous m’effrayez ! » — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 85)
- Harry Dickson contemplait fixement le firmament céruléen. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Bande de l’araignée, 1932)
- Bordé de croissants de lune et céruléen comme un matin d'été, son manteau devenait bleu sombre au fur et à mesure que, tout en rougissant un à un les croissants de lune, l'imbibait le sang. — (George R. R. Martin, A Game of Thrones, 1996, traduction de Jean Sola)
- Ils sont installés dans une petite case de roseaux, une paillote sur pilotis au-dessus d’un lagon céruléen. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 280.)
- Même pour une Aielle, elle était très grande – peut-être plus que lui – et arborait une chevelure évoquant la cannetille et des yeux d’un bleu céruléen. — (Robert Jordan, Les Feux du ciel, traduit par Jean-Claude Mallé, Bragelonne, 2013, ISBN 978-2-35294-664-9)
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néocomien
?- (Géologie) Qualifie un étage du Crétacé inférieur.
- La mer primitive […] baignait les derniers escarpements des collines néocomiennes de Nîmes, de Lunel et de Montpellier, et avait, à peu de chose près, pour rivage la ligne actuelle du chemin de fer de Tarascon à Cette. — (Charles Lenthéric, Le Rhône, histoire d'un fleuve, Plon, 1892, p. 26)
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dialecticien
?- Celui qui en pensant, parlant ou écrivant, applique les procédés de la dialectique.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu'on puisse trouver sous le ciel. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509, traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Le premier, Abélard avait eu l'idée de composer une somme théologique suivant la méthode des Dialecticiens, […] mais le traité qu'il écrivit tout d'abord […], comprend seulement l'étude de Dieu et de la Trinité. — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd.1966)
- C'est un merveilleux organisateur de mouvements de masses, de guerres, de lynchages, de persécutions, habile dialecticien, père de toutes les formations idéologiques, grand inquisiteur et amateur de guerres saintes... — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
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estonien
?- Relatif à l’Estonie, aux Estoniens.
- Pietr-le-Letton parcourut quelques journaux des yeux, accorda plus d’attention qu’aux autres au Revaler Bote, une feuille estonienne dont il n’y avait au Majestic qu’un vieux numéro, vraisemblablement oublié par un voyageur. — (Georges Simenon, Pietr-le-Letton, Fayard, 1931, réédition Le Livre de Poche, page 125)
- « Mais, me dit-il, c’est le seul roman français contemporain dont le héros est estonien. » J’ouvre des yeux ronds. « Mais si, voyons, insiste-t-il, à la fin le jeune mousse qui se retrouve dans l’île déserte avec Robinson après le départ de Vendredi se dit estonien. » — (Michel Tournier, Vendredi et les pirates, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 193)
- Après huit des vingt spéciales au programme de l’épreuve asphaltée, le pilote Hyundai devance son équipier estonien Ott Tänak et la Toyota du Britannique Elfyn Evans de respectivement 2 et 13 secondes. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 31)
- Relatif à l’estonien, la langue estonienne.
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doyen
?- Celui qui est le plus ancien suivant l’ordre de réception dans un corps, dans une compagnie.
- Le doyen de la Cour d’appel, des avocats, des généraux français, de l’Académie française.
- Doyen du Sacré Collège : Le premier cardinal-évêque.
- (Diplomatie) Nom désignant soit le nonce apostolique, soit l'ambassadeur ayant passé le plus de temps dans le pays d'accueil. Il a dès lors le rôle de porte-parole du corps diplomatique auprès du chef du protocole du pays d'accueil sur les questions administratives.
- (En particulier) (Christianisme) Titre de dignité ecclésiastique.
- Une bénédiction de calvaire eut lieu, il n'y a pas encore un an , à Lez-Fontaine, décanat de Solre-le-Château, diocèse de Cambrai. Cette bénédiction fut faite par M. Gérard, doyen, curé de Solre-le-Château, qui prononça un discours dans l'église, trop petite pour contenir tout le monde accouru à cette cérémonie. — (« Nouvelles ecclésiastiques », dans L'ami de la religion: journal ecclésiastique, politique et littéraire, n° 2177 du jeudi 7 novembre 1833, tome 78, Paris : chez Ad. Le Clère & Cie, 1834, page 42)
- Le doyen de Dame.
- Curé doyen : Curé d’un chef-lieu de canton.
- (Éducation) Titre de la première dignité dans les facultés d’une université.
- Doyen de la Faculté des lettres, de la Faculté de Médecine, etc.
- Le plus ancien en âge. On dit aussi en ce sens doyen d’âge, mais seulement dans les assemblées ou compagnies délibérantes.
- Si vous n’avez que soixante ans, je suis votre doyen.
- Il présidait l’assemblée, comme doyen d’âge.
- Le doyen, la doyenne de la Comédie-Française.
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féminin
?- (Grammaire) Qualifie un des genres de mots. Il est généralement — mais pas toujours — lié aux femmes.
- Le mot femme est un mot de genre féminin.
- 21 octobre 1940 – Dans la conversation je lui parle de je ne sais plus quelle femme intelligente et il m’interrompt d’un air excédé et prétentieux : « Oh ! ce féminin à l’adjectif intelligent ! » Une phrase comme celle-là pour moi c’est sans appel. J’aime mieux une gifle. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 98)
- Un seul sujet, dans les batailles actuelles, les rassemble sans l’ombre d’une hésitation : le point médian. Hommes ou femmes, conservateurs ou progressistes, ils rejettent énergiquement cette nouvelle graphie selon laquelle, dans un groupe comprenant des mots masculins et féminins, les genres sont emboîtés (exemple : des instituteur·trice·s). — (Raphaëlle Rérolle, Ecriture inclusive : malaise à l’Académie française, Le Monde. Mis en ligne le 13 décembre 2017)
- Stérilité –Jadis masculin,« COVID-19 » est féminin !« Malade » ? Épicène ! — (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d'intérieur illustrés, Créatique, Québec, 2020, page 56)
- Quand un membre du Collège veut renouveler son adhésion, on lui demande s’il est:– Féminin– Masculin– Agenre– Non conforme à un genre– De genre fluide– Non-binaire– Transmasculin– Transféminin– Bispirituel(le)– Bigenre– Cisgenre– De genre multiple– Autre. — (Richard Martineau, Les hommes, les femmes et les autres: rayon genre, on a l'embarras du choix..., Le Journal de Québec, 28 février 2023)
- Qui est propre et particulier aux femmes.
- Il trouva des papiers d’un caractère absolument privé, et, entre autres, d’ardentes lettres d’amour tracées d’une grande écriture féminine. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 90 de l’édition de 1921)
- Une seule usine, employant une vingtaine d'ouvriers, existe à Vatan et la main-d’œuvre masculine, hormis celle du bâtiment, se voit contrainte d'aller travailler dans les villes voisines. La main-d’œuvre féminine est plus favorisée. — (Marc Michon, Petite histoire de Vatan, impr. Lecante, 1971, page 57)
- Le blouson en jean, devenu un basique de la garde-robe féminine comme masculine, est le blouson le plus porté aujourd'hui. — (Christelle Beneytout, Guide des tissus par projets de couture, Eyrolles, 2015, page 156)
- En contrebas du hameau, une voix féminine a retenti : “Plume !” Obéissant à l’appel de sa propriétaire, la chienne est repartie fissa. Mais nous avions un nom. — (Martin Duru, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 25/03/220 de Philosophie Magazine)
- Qui ressemble aux femmes, ou qui tient des femmes.
- Cet homme a un visage féminin, une voix féminine, des manières féminines.
- (Marketing) Qui est destiné aux femmes.
- J’ai frémi plus d’une fois en lisant dans un magazine féminin la version « métropolitaine » d’une recette créole. On croirait qu’il suffit de mêler lait de coco, tomates et piment pour obtenir un curry ! Il faut aussi du temps, beaucoup de temps. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, page 321)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.