Dictionnaire des rimes
Les rimes en : fluette
Que signifie "fluette" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Féminin singulier de fluet.
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "fluette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
-
guignette
?- (Ornithologie) Chevalier gambette.
- La guignette est estivale et commune sur les berges sablonneuses des rivières du département. — (Revue francaise d’ornithologie: 1909-1901, volume 1, 1910)
-
chouette
?- (Génériquement) Oiseau rapace de l'ordre des strigiformes, généralement nocturne, qui, à la différence du hibou, n’a pas d’aigrettes.
- […] cela me serait insupportable, d’autant plus que, la nuit venue, je ne verrai rien, n’étant point nyctalope comme les hiboux, les chouettes, les hulottes et les chats de gouttière. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre II, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- (Ornithologie)(Spécifiquement) (Sens propre) Nom normalisé donné à deux genres (i.e. Strix et Pulsatrix) de rapaces nocturnes de la famille des strigidés comprenant 24 espèces quasi cosmopolites (étant absentes seulement du continent antarctique), dépourvues d'aigrettes, possédant un disque facial ovale ou elliptique bien délimité impliqué dans la localisation des sons, et dotées de pattes emplumées aux talons forts munis de puissantes serres.
- (Ornithologie)(Vieilli) Ancien nom générique de divers oiseaux de l'ordre des strigiformes datant d'avant la normalisation des noms français d'oiseaux (vers 1981), qui était utilisé pour désigner quelques espèces rencontrées en Europe par juxtaposition au nom vernaculaire de ces dernières, e.g. chouette effraie (pour désigner l'effraie des clochers), chouette chevêche (pour désigner la chevêche d'Athéna), la chouette chevêchette (pour désigner la chevêchette d'Europe), etc., et qui continue d'être employé de manière informelle par tradition.
- Chaque année, il y a dans les combles d'un ancien colombier un nid de chouette-effraie, un de chouette-chevêchette dans un trou de poirier, dans le jardin un grand nombre d'insectivores, et dans les écuries de vingt-cinq à trente nids d'hirondelles rustiques. — (M.F.Lescuyer,Étude sur les oiseaux: architecture des nids, Paris: J.B. Baillière & Fils, 1875, p.61)
- (Familier) Employé en accompagnement des mots généraux tels que bidule, machin, truc pour désigner des objets inconnus.
- C’est quoi c’bidule truc machin chouette ?
- (Baie de Saint-Brieuc) Araignée de mer (crabe).
- Ainsi, dans la baie de Saint-Brieuc, on appelle le dormeur un « poing clos », une étrille, un « cerf anglais », et une araignée de mer, une « chouette ». — (Bretagne Magazine, été 2009)
- (Entomologie) Papillon de jour de la famille des lasiocampidés (Lasiocampidae).
- La chenille de la chouette se nourrit sur des cyprès, des genévriers, des thuyas ou des chênes.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée le corps tourné de façon à voir une aile, la face de front. À rapprocher de hibou et hulotte.
- De sinople à une chouette contournée d’argent allumée, becquée et armée d’or, adextrée d’un pal du même chargé d’un pal d’azur surchargé de deux feuilles de chêne aussi d’or l’une sur l’autre, qui est de Les Choux du Loiret → voir illustration « armoiries avec un chouette »
- (Jeux) variante du backgammon se jouant à plus de trois joueurs.
-
languette
?- Partie d'objet taillée, découpée en forme de petite langue.
- Tailler un morceau d’étoffe en languette.
- (Par analogie) (Technique) Petite pièce d'appareil ou d'instrument de forme allongée ayant une fonction particulière.
- J'avais oublié le cran d’arrêt : je pèse sur cette languette amovible qui poussée en arrière découvre une lettre majuscule gravée, une esse, initiale du mot sûreté. — (Gaston Cherpillod, Les Changelins, L'Âge d'Homme, 1981, p.147)
- (En particulier) (Désuet) Aiguille d’une balance
- (Musique) Petite pièce de métal, qui, en s’élevant ou s’abaissant, ouvre ou ferme les trous faits à un instrument à vent.
- (Bijouterie) Petit morceau d’argent ou d’or que les orfèvres laissent en saillie à chaque pièce qu’ils fondent et qui sert à faire l’essai avant de marquer la pièce du poinçon légal.
- (Menuiserie) Espèce de tenon continu formé par le rabot sur l’épaisseur d’une planche et fait pour entrer dans une rainure.
- (Maçonnerie) Séparation de quelques pouces d’épaisseur, faite de pierres, de briques ou de plâtre, dans l’intérieur des souches de cheminée, dans un puits mitoyen, etc.
- (Mécanique) Petite pièce de métal de forme rectangulaire que l'on actionne pour déclencher un mécanisme.
- [...] les fauteuils, sur plusieurs rangées, basculent en arrière comme ceux des avions, si l'on actionne une languette de fer; [...]. — (Angelo Rinaldi, L'éducation de l'oubli, 1974)
-
billette
?- (Vieilli) Petit écriteau qu’on met aux endroits où un péage est établi pour avertir les passants d’acquitter le droit.
- (Vieilli) Pièce constatant qu’on a acquitté les droits de douane ; on parle aussi d'acquit.
- « As-tu une billette ? » dit-il. Comme Angelo ne comprenait pas, il lui expliqua que c’était une sorte de passeport que le maire du village devait lui donner et sans lequel on ne le laisserait pas passer. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 76)
-
frisquette
?- (Imprimerie) (Vieilli) Châssis que les imprimeurs mettent sur la feuille blanche, afin d’empêcher que les marges et tout ce qui doit demeurer blanc ne soient maculés.
- Abattre la frisquette sur le tympan.
- Découper la frisquette.
- Arts graphiques
- Feuille de papier ou de matière plastique, adhésive ou non, que l'on découpe pour protéger certaines parties d'un dessin quand on y applique de l'encre ou de la peinture, notamment au moyen d'un aérographe. Le terme anglais Frisket tend à remplacer le mot français.
-
étête
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe étêter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe étêter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe étêter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe étêter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe étêter.
-
bourrette
?- (Soierie) Soie grossière ou étoffe faite avec cette soie.
- L'autre côté est disposé pour mèches de laine cardée, bourrettes et déchets de coton. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature, 1re partie, Encyclopédie Roret, 1914)
-
faite
?- Féminin singulier de fait.
-
bandelette
?- Élément en forme de petite bande.
- Tout au fond à gauche, une bandelette d’un azur plus foncé, ébréchée çà et là, indique une chaîne de montagnes, les Vosges sans doute. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 79)
- Petite bande avec laquelle on entoure et on lie quelque chose.
- […], et elle enroula tout autour une bandelette verte trois fois croisée afin d'en exalter les reflets par la soie. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- […] ; deux bandelettes serrant ses cheveux ondés sont prises sous l’étole et vont s’entrecroiser par-derrière à la chute des reins. — (Gustave Flaubert & Maxime du Camp, Nous allions à l'aventure par les champs et par les grèves, 1886, rééd. Le Livre de Poche, 2012)
- Petite bande dont les prêtres païens se ceignaient le front ou qui servaient à orner les victimes.
- Les bandelettes sacrées.
- (Architecture) Petite moulure plate et unie, plus étroite encore que la plate-bande.
- (Antiquité) Bande de tissu qui entoure les momies égyptiennes.
- Le manuscrit trouvé sur le corps de Pétéménon, fils de Cléopâtre, était placé entre les premiers tours des bandelettes, mais de manière à être visible lorsqu'on ôtait le couvercle du sarcophage peint qui renfermait la momie proprement dite. — (Frédéric Cailliaud, Voyage à Méroé, au fleuve Blanc, au-delà de Fâzoql, t.4, 1827, page 27)
-
aveuglette
?- (Vieilli) Aveuglement.
-
espagnolette
?- (Serrurerie) Ferrure à poignée tournante servant à fermer et à ouvrir les châssis d’une fenêtre.
- Les malles allaient être faites, lorsqu’il voulut rouvrir un volet, que le vent venait de rabattre ; mais, par la fenêtre entrebâillée, ce fut un tel engouffrement, qu’elle dut accourir à son secours. Ils pesèrent de tout leur poids, ils purent enfin tourner l’espagnolette. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XI)
- Depuis une demi-heure je me trempais jusqu’aux os d’une radée qui ne décessait pas, quand j’entends le bruit d’une espagnolette. — (Alphonse Daudet, La Petite paroisse, 1895)
- À peine avait-il eu le temps de se refourrer dans sa cachette d’ombre, que l’espagnolette de la fenêtre grinça, puis celle de la persienne, qui s’ouvrit toute grande.— (Jean Richepin, La Glu, édition de 2010 chez José Corti (originale de 1881), page 208)
- (Textile) Sorte de ratine fine, anciennement fabriquée en Espagne, qui a été imitée en France.
- L’espagnolette est l’étoffe des redingotes et des manteaux. — (Marie Chiozzotto, « Les apparences vestimentaires de Louis XV : la composition de la garde-robe du souverain pour l’année 1772 », Apparence(s) : Histoire et culture du paraître, numéro 4 « Apparences vestimentaires en France au xviiie siècle », 2012, lire en ligne)
- (Rare) Jeune fille espagnole.
- Comment, petite espagnolette, ne savez-vous pas que nous avons condamné à la déportation tous les saints et toutes les saintes du paradis ? — (Charles-Pierre Ducancel, L’intérieur des comités révolutionnaires, ou Les aristides modernes, Paris : an 3 (1795), page 28)
-
collette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de colleter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de colleter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de colleter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de colleter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de colleter.
-
linette
?- (Botanique) Graine de lin.
- Arbitres des prix et sans aucune surveillance sur la qualité de la graine, les négociants du Nord préjudicient beaucoup a l’intérêt des cultivateurs et au commerce de la Bretagne. Ils ont encore à redouter les fraudes et les falsifications trop ordinaires aux marchands qui débitent la linette dans cette province. — (Le Fureteur breton, bulletin documentaire, volume 12, 1923, page 16)
- (Ornithologie) (Désuet) Nom de la linotte commune.
- (Ornithologie) (Désuet) Nom de l'hirondelle de mer.
-
simplette
?- Féminin singulier de simplet.
- Une chanson simplette.
-
échelette
?- Petite échelle.
- Compte par échelette, compte dans lequel les à-compte sont imputés sur les intérêts avant de l’être sur le capital.
- Petite échelle que l’on attache à côté du bât d’une bête de somme pour y placer, y accrocher, ce qu’on veut transporter, comme des gerbes, des bottes de foin ou de paille.
- Ridelle qu’on met sur le devant et sur l'arrière d’une charrette et qui sert à retenir le foin, la paille, les gerbes… pendant le transport.
- (Industrie) Instrument utilisé pour faciliter la lecture et le report des dessins dans les ateliers de tapisserie.
- (Musique) Régale, instrument formé de lames de bois dur qu’on touche avec une petite boule d’ivoire attachée à une petite baguette.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
cuisinette
?- (Bâtiment) Petite partie d’une pièce aménagée à usage de cuisine.
- Par logement vacant, on entend tout logement habitable, comprenant une cuisine ou une cuisinette, mais inoccupé lors du recensement, et qui était à louer ou à vendre. — (La Vie économique, volume 49, numéros 1 à 6, 1976)
- Françoise jouissait d’une chambre bien ordonnée – « j’ai le goût du ménage », disait-elle – avec pour appendicules une claire cuisinette, une douche, un petit rangement. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 115)
-
jaunette
?- Féminin singulier de jaunet.
-
obsolète
?- (Grammaire) Qui n’est plus utilisé, en parlant d’un mot, d’une locution.
- « Écornifleur » se compose du verbe « écorner » (dévaluer l’intégrité de) et du verbe obsolète « nifler », certes moins connu que son dérivé « renifler », mais de même sens. — (Bernie de Tours, Le Mauvais Tour de Babel : Pérégrinations ludiques au royaume des mots, Scali, 2007, page 263)
- (Par extension) Ancien ou suranné ; qui n’est plus utilisé, qui n’a plus cours.
- Les entreprises, en particulier, risquent aujourd’hui de conserver une organisation obsolète si elles n’investissent pas sur la capacité de chacun à se poser comme porteur à part entière des projets qu’elles défendent. — (Denis Pansu, « Les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs, nouveau modèle de communication en France ? », dans L’Idiot du village mondial : les citoyens de la planète face à l’explosion des outils de communication : subir ou maîtriser ?, Paris: Charles Léopold Mayer & Bruxelles : Luc Pire, 2004, page 191)
- Et elle repose, selon le père Émile Shoufani, grec catholique, sur un concept erroné ou tout au moins obsolète : les chrétiens de Terre sainte. Un mythe. — (Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre sainte : Disparition ou mutation, chap. 2, Albin Michel, 2007)
- Il est toujours possible, aujourd’hui, de dessiner et de produire des plans corrects avec une version 2000, c’est plus l’évolution de l’informatique (matériels et systèmes d’exploitation) qui rend le logiciel obsolète. — (Patrick Diver, Les Secrets du dessinateur AutoCAD, Paris : Pearson Education France, 2010, page 294)
- Formé sur le participe présent du latin obsolescere, le substantif obsolescence et son dérivé adjectival obsolescent sont des néologismes créés d’après l’anglais. Ils désignent tout ce qui est tombé en désuétude. Leur emprunt s’explique par le fait que l’adjectif obsolète, ayant le même sens et venu lui aussi de l’anglais d’après le latin obsoletus, a un champ d’application sémantique limité. Terme littéraire et vieilli, il se dit, non exclusivement mais surtout, de ce qui se rapporte à la langue, au vocabulaire, à la grammaire. Est obsolète ce qui est dépassé, suranné, désuet, vieillot, bref, ce qui ne fait plus partie des normes actuelles du langage. — (« obsolescence / obsolescent, ente / obsolète », Juridictionnaire, Centre de traduction et de terminologie juridiques (CTTJ), Faculté de droit, Université de Moncton & Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada, 2015)
- (Histoire naturelle) Peu apparent ; presque effacé.
- Sur ces sillons descendent obliquement de petites côtes longitudinales obsolètes, presque effacées, et dont plusieurs individus manquent tout-à-fait. — (Gérard Paul Deshayes, Description des coquilles fossiles des environs de Paris, vol. 2 : Mollusques, Paris : Béchet jeune, Baudouin frères & Treuttel et Wurtz, 1824, p. 652)
- Dessous des inférieures d’un jaune-ochracé plus ou moins pâle, avec la bordure d’un brun pâle, précédée de deux raies maculaires plus ou moins obsolètes, de la même couleur […] — (Jean-Baptiste Alphonse Dechauffour de Boisduval, Species Général des Lépidoptères, volume 1 (volume 9 de l’Histoire naturelle des insectes), Paris : Roret, 1836, page 496)
-
entremette
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe entremettre.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe entremettre.
-
montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
-
épithète
?- (Grammaire) Adjectif ou locution adjectivale située avant ou après le nom qu’elle qualifie[1].
- L’eau, par exemple, est indifférente à tel ou tel état : aussi, sans aucune sorte d’harmonie par elle-même, elle en acquiert au besoin par le concours des épithètes et des verbes : l’eau turbulente frémit, l’eau paisible coule. — (Antoine de Rivarol, De l’Universalité de la langue française, 1784)
- L’épithète morale et métaphysique a souvent sa magie que des milliers d’adjectifs chatoyants ne produiraient pas. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, Nouveaux Lundis, tome X, Michel Lévy frères, 1868, page 410)
- Au contraire des romanciers de son groupe, Flaubert n’a pas trop cherché l’épithète rare et n’a pas abusé des adjectifs. — (Albert Thibaudet, Gustave Flaubert, 1821-1880 : sa vie, ses romans, son style, Plon-Nourrit, 1922, page 273)
- Elle honnit le carton-pâte et l’ornement en staff, l’orviétan des charlatans littéraires, le tarabiscotage des épithètes, qui sont trop souvent l’essentiel d’un livre consacré aux splendeurs factices d’un climat africain. — (Pierre Mannoni, Les Français d’Algérie : vie, mœurs, mentalité, 1993)
- Alors que j'aurais juré posséder un vocabulaire étendu, ce sont toujours les mêmes tristes épithètes qui jaillissent sous ma plume. — (Antoine Bello, Enquête sur la disparition d'Émilie Brunet, 2010 ; édition Folio, 2012, page 123)
- (Par extension) Qualification d’une personne en bien ou en mal.
- Ce diable de marquis s’en est donné à cœur joie. Après le soufflet, sont venues les injures et une kyrielle d’épithètes, dont s… est la plus gracieuse. — (Eugène de Mirecourt, Mémoires de Ninon de Lenclos, Charaire, 1878, page 598)
- J’offre cinq cents francs de récompense à celui qui trouvera une épithète injurieuse ou infamante qui n’ait été appliquée à M. Thiers dans le Cri du peuple ou dans la Franchise. — (Aurélien Scholl, Les Scandales du jour, E. Dentu, 1878, page 203)
- Pour l’attaquer, tous les moyens avaient été bons, l’injure publique aussi bien que la calomnie hypocrite, et, pendant six mois, il avait eu le chagrin de se voir bafoué et insulté dans les mêmes journaux qui, quelques mois auparavant, ne citaient jamais son nom sans l’accompagner d’une épithète louangeuse. — (Hector Malot, Un mariage sous le second Empire, E. Flammarion, 1896, page 326)
- Il n’avait pas son pareil pour accoler une épithète vengeresse au nom d’un confrère déloyal. — (Gustave Le Rouge et Gustave Guitton, La Princesse des airs, 1902, 1re partie, chapitre 2)
- Euphorique n'est pas précisément l’épithète que l'on peut impunément accoler aux personnages houellebecquiens. — (Murielle Lucie Clément, Michel Houellebecq revisité: l'écriture houellebecquienne, éd. L'Harmattan, 2007, page 14)
- (Biologie) (Par ellipse) Épithète spécifique.
- L’espèce la plus courante, Centaurium erythraea, doit son épithète, qui signifie « rouge » en grec, à ses fleurs d’un beau rose vif.— (François Couplan, Les plantes et leurs noms : Histoires insolites, Quæ, 2012, page 40)
-
gosette
?- (Belgique) (Boulangerie) Chausson (spécialité pâtissière faite d’une feuille de pâte à tarte repliée sur des fruits cuits : pommes, abricots, cerises).
- Elle adore sa grand-mère qui lui prépare des gosettes aux pommes.
- Votre rissole doit avoir la forme d’un chausson ou d’une gosette, mais en plus petit. — (Myriam Esser-Simons, Balade culinaire à travers les siècles illustrée de nombreuses recettes: Depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. Volume 2 (deuxième partie) – Les entrées (suite), 2019)
-
patinette
?- Jouet d’enfant muni d’un guidon et composé d’une planche portée par deux ou trois roues sur laquelle on pose un pied, l’autre étant utilisé pour la propulsion.
- Cette cour, aux larges pavés qui avaient, jadis, retenti sous les sabots des chevaux de race et où, maintenant, cahotait une patinette montée par un moutard glapissant, nous la traversâmes sans mot dire. — (Léo Malet, L’Ours et la Culotte, 1955, chapitre VIII)
- Tout près, quelques enfants pas encore couchés faisaient des tours de patinette. — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 157)
- Engin de déplacement et de sport de conception identique au précédent mais prévu pour adultes. Spécifiquement conçue pour la vitesse, la patinette se caractérise par une roue avant de grande taille (650 à 700 mm). Certains modèles permettent d’atteler un chien de traîneau.
- En août 2003, Alpo Kuusisto a parcouru Paris-Brest-Paris en quatre-vingt-cinq heures en patinette.
- Skis très courts.
- (Sport) Sport pratiqué à l’aide de ces skis.
- (Lorraine) (Populaire) Carré de tissu à mettre sous ses pieds pour ne pas salir, ou, plus particulièrement, pour ne pas rayer le parquet.
- Te penseras à mettre tes patinettes, je ne veux pas que te me rayes le parquet !
-
avionnette
?- Avion de petite taille, utilisé pour des vols passagers.
- L'emploi de l’avionnette vulgarise l'aviation et fait mieux comprendre l'importance de la navigation aérienne comme moyen de transport. La multiplication des avionnettes engage le gouvernement à créer de nombreuses places d'aviation qui pourront servir comme terrains d'escale ou de secours aux grandes lignes aériennes. — (Oscar Bonomo, L'aviation commerciale par rapport aux autres moyens de transport, Librairie des Sciences Aéronautiques, 1926, p. 78)
- L’avionnette avait quitté la piste ; on la sentait s’élever par à-coups dans les airs, flageolant dans le vent. — (Christel Mouchard, Une fille dans la forêt, 2012)
- Danse parisienne durant laquelle deux partenaires s’élancent dans en ligne droite, écartent les bras, tournent sur eux-mêmes, et ralentissent, le tout pour simuler le décollage, le vol et l’atterrissage d’un avion
- Pourquoi !! Une époque où on osait danser « l’avionnette », les bras écartés en croix comme les ailes d'un avion ! Alors que dans les mines on faisait travailler les enfantsde douze ans ! — (Jean Freustié, La passerelle, Éditions Bernard Grasset, 1963)
-
omelette
?- (Cuisine) Mets composé d’œufs battus ensemble et cuits à la poêle souvent avec du beurre ou de l’huile.
- Quel beau feu de foyer pour sécher nos hardes, pendant que l’omelette sautait dans la flamme, l’inimitable omelette d’Alsace, craquante et dorée comme un gâteau. — (Alphonse Daudet, Alsace ! Alsace !, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 110)
- Mais en rentrant chez maître La Hurière, la première figure qu’aperçut notre gentilhomme fut celle de Coconnas attablé devant une gigantesque omelette au lard. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- La soif fut éteinte au moyen de trois ou quatre jarres d’eau, la faim apaisée par une omelette aux tomates, où il n’y avait pas trop de plumes pour une omelette espagnole. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- On leur fera une omelette et on leur donnera du « boustringue » et puis il y a du faro de première qualité et cela les apaise. — (Marie de Villermont, Contes belges, Éditions Lethielleux, 1913, page 8)
- – Et maintenant que j'ai parlé, j'espère qu'on ne verra plus Antoine Toquelot faire omelette avec des œufs de rossignol à l'ormeau de la Bastidone. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- Monsieur Bilit qui a cette habitude d’arriver n’importe quel soir de la semaine à l’improviste, et s’il se trouve que c’est l’heure du dîner, on met pour lui un couvert de plus et Véra que son appétit insatiable étonne et amuse, même si le repas est assez copieux, lui fait préparer pour son dessert une énorme omelette aux confitures, son plat préféré. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, pages 194-195)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.