Dictionnaire des rimes
Les rimes en : flottille
Que signifie "flottille" ?
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- Flotte de plusieurs petits bâtiments.
- Vers ce même temps, le capitaine Robson étant à soixante milles du navire sur le cutter, attaqua une flottille de pirogues de Vilear et en prit quatorze. — (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des deux Mondes, 1830, tome 1)
- Toute la flottille de pêche se trouve, sans doute, en ce moment dans le golfe Kotzebue, à l’entrée du détroit. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "flottille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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coutil
?- (Textile) Toile faite de fil de chanvre ou de lin, mélangée quelquefois de coton, lissée et serrée.
- On y jette une botte de paille où le prisonnier est censé reposer et dormir,vêtu d’un pantalon de toile et d’une veste de coutil, hiver comme été. — (Victor Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné, 1829)
- La cour d’entrée était couverte d’une immense tente de coutil cramoisi avec des étoiles en or : rien de plus élégant. — (Stendhal, Le rouge et le noir, 1830, réédition Gallimard, 2020, page 389)
- Un domestique en veste de coutil, à la barbe grisonnante et embroussaillée, s’accrochait par-derrière la voiture. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- La jouissance arriveConvulsiveTachant d’un jet subtilLe coutil. — (Théophile Gautier, Œuvres poétiques complètes, Bartillat, 2004, page 618)
- (En particulier) Enveloppe en tissu revêtant les matelas.
- Les coutils à base de laine, conservant la chaleur, sont destinés aux faces hiver, tandis que les matériaux à base de coton ou de lin servent aux faces été, car plus légers. — (« L’importance du coutil », www.lematelas.fr, 2011)
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éosinophile
?- (Biologie) Qui a une affinité pour un colorant, l’éosine.
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tambouille
?- (Populaire) Mauvaise cuisine, nourriture grossièrement préparée.
- A Tours, un jour de l’hiver 39-40, dans le froid glacial de cette saison-là (je me rappelle avoir été la nuit précédente garde d'écurie, à grelotter, à surveiller les chevaux qui s’embarraient et à balayer le crottin), le colonel vint goûter la tambouille. — (Jean Ferniot, La Petite Légume, collection Roue libre, Mercure de France, 1974)
- Je vais veiller à ce qu’on prépare ma tambouille, afin d’être prêt à repartir dès que ce damné soleil sera un peu plus bas sur l’horizon. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 230)
- Il faut dire que c’est bien pratique pour rehausser vite fait le goût d’une tambouille maison. — (Des ronds dans le bouillon cube, Le Canard Enchaîné, 6 septembre 2017, page 5)
- (Populaire) Toute cuisine, nourriture.
- Ils ne donneront leur plein rendement sportif, que s'ils ont vie régulière, bonne tambouille, femme attentive et chaste, et aussi l'air de la campagne. — (G-A Gonnet, in La Vie parisienne, 13 janvier 1934, page 815)
- Il paraît qu’autour de la maison de ce curé, c’est plein de gens qui campent, qui dorment, qui font leur tambouille, qui attendent. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 251)
- Dans l’embrasure d’un mâchicoulis ouvert on faisait du feu à même les dalles pour de petites tambouilles particulières : du thé, du café, du chocolat pour ceux qui possédaient encore un peu de ces denrées. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 375)
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espadrille
?- Chaussure légère à semelle tressée de matières végétales.
- Une idée s’éveilla dans son esprit : on ne se chausse pas qu’avec des souliers de cuir et des sabots de bois ; il y a aussi des espadrilles dont la semelle se fait en roseaux tressés et le dessus en toile. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Vous connaissez ces villas baroques, édifiées au bord de la mer, à la ressemblance d’une pagode ou d’une mosquée, d’où sort, sur le coup de dix heures du matin, une énorme commère, confidentielle et rancunière, en espadrilles et en taffetas rose, coiffée d’un chapeau canotier, sa « pêche » à crevettes à la main. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/L’Entre-Deux-Guerres, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 199)
- En espadrilles, on est tout juste assez civilisé pour tutoyer le globe, sans l’appréhension rétive du pied nu méfiant, sans l’excessive assurance du pied trop bien chaussé. — (Philippe Delerm, La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997, page 64)
- Depuis plusieurs décennies, l’espadrille se distingue en emblème de la dolce vita et du farniente. — (Adèle Chivet, « Espadrille : ces cinq moments où elle détrône la sandale estivale », Le Figaro Madame, 19 juillet 2017)
- Un matériau en plastique transparent isole la partie en corde du contact du sol et, à l’intérieur, une première de propreté en cuir naturel et en mousse de latex limite les inconvénients de l’espadrille' traditionnelle, qui craint l’humidité. — (Frédéric Martin-Bernard, « L’Été des espadrilles pour les hommes », Le Figaro, 16 juin 2016)
- Les espadrilles de Benfodda lui ont donné des ailes. Le Catalan a terminé 90ème au classement sur 55 000 coureurs. 2h et 35 minutes pour battre les 42 kilomètres de pavés parisiens avec des semelles en cordes et des lacets autour des chevilles. — (Sylvie Bonnet avec Marc Tamon, « Il court le marathon de Paris en espadrilles catalanes », France 3 Occitanie, 10 avril 2018)
- (Canada) Chaussure de sport.
- Par son travail sur les costumes, Sophie Desmarais a mis en évidence les contrastes entre MTS [Marie-Stella, ainsi surnommée par ses camarades de classe] et Marie-Clown. Cheveux gaufrés, vêtements amples couleur saumon et bas de nylon donnent à la première une allure de gamine venue tout droit des années 80. À l’opposé, la seconde est clairement de son temps : jupe courte, chandail bedaine, bracelets clinquants, gomme à mâcher, maquillage, espadrilles. Toutes deux paraissent pourtant déguisées : pas encore adultes, encore un peu enfants. — (Daphné Bathalon, « Un pied dans le monde adulte : Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella? », in Jeu, n° 130, Éditions Quinze, 2009, page 11)
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tamil
?- Variante de tamoul.
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dodécastyle
?- Muni de douze colonnes, en parlant de la façade d'un temple.
- Un portique dodécastyle.
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guenille
?- (Familier) Haillon, chose sans valeur, sans importance, méprisable.
- Selon lui, le corps est une guenille dont il est honteux de s’occuper.
- Il n’a pas une guenille au cul qu’il ait gagnée par lui-même. Qu’il y vienne, vous verrez si je sais faire foutre le camp aux maquereaux ! — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 142)
- (Sens figuré)
- « Vous avez fait de mauvais devoirs cette semaine, me dit le professeur, qui n’y retrouve ni du Virgile, ni de l’Horace, si ce sont des vers ; ni des guenilles de Cicéron, si c’est du latin ; ni du Thomas, ni du Marmontel, si c’est du français. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Familier) (Régionalisme) Individu méprisable, vaurien.
- Ce type-là, c’est une guenille !
- (Familier) Appellation faussement insultante adressée à un enfant.
- – Lève-toi de ma route, guenille ! me criait-elle. Je vais t'ébouillanter si tu restes là, bouche ouverte. Tu attends des truffes ? — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- (Au pluriel) Vêtement misérable en lambeaux.
- Un vieillard et son enfant en guenilles tendirent leurs mains sales et calleuses vers nous. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
- Victorin examina d’un œil défiant ce soi-disant ermite en pèlerinage, et vit un superbe modèle de ces moines napolitains dont les robes sont sœurs des guenilles du lazzarone, dont les sandales sont les haillons de cuir, comme le moine est lui-même un haillon humain. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- (Au pluriel) Sorte de longs poils plus ou moins feutrés ou crasseux que portent certaine races de mules et de baudets.
- La nécessité des guenilles, des cadenettes et de la moustache aux talons n’est certainement pas démontrée d’une manière très-rigoureuse ; mais l’éleveur de mules repousserait le baudet qui ne les porterait pas. — (J. A. Barral, Journal d’agriculture pratique, volume 2, 1860, page 68)
- Le marchand de mules […] imite, au moyen de la bouse de vache ou du crottin délayé, les crottes ou guenilles qui pendent sur les fesses et le ventre des mules de bonne provenance qui ne sont pas débourrées. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- (Québec) Torchon, chiffon, débarbouillette.
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souquenille
?- (Désuet) (Habillement) Long vêtement fait de grosse toile, que prenaient les cochers et les palefreniers pour s’en couvrir quand ils pansaient les chevaux.
- Quitterons-nous nos souquenilles, monsieur ? — (Molière, L'Avare, III, 2)
- Voulez-vous gager que je l'épouse avec la casaque sur le corps, avec une souquenille si vous me fâchez ? — (Marivaux, Les Jeux de l'amour et du hasard, III, 7)
- L’épicière le contemplait d’un œil sépulcral que recouvrait parfois sa paupière longue comme une souquenille. — (Kléber Haedens, L’été finit sous les tilleuls, Le Livre de Poche, 1966, page 108)
- Mauvais vêtement, guenille, loque.
- M'ayant revêtu d'une vieille souquenille, ils me mirent dehors par les épaules. — (Lesage, Gil Blas, I, 13)
- Presque tous étaient vêtus de longues souquenilles sordides en lambeaux. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Après deux mois passés à suer dans d’infâmes souquenilles kaki, quelle volupté de revêtir enfin un dolman de toile immaculée ! — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 202)
- La composition de sa souquenille défiait toute investigation : les manches et les pans étaient si graisseux, si luisants qu'on aurait dit du cuir de bottes ; par derrières ballottaient quatre basques d'où le coton s'échappait par touffes. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Au balcon armorié sont suspendues des souquenilles et derrière une descente de lit infâme se cache une mégère en camisole qui raccommode une chaussette ; çà et là, entre une casserole et un vieux pot une tête de peu apparaît dans une fenêtre. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 73)
- Vêtement du clown paillasse.
- Le matador était un vieux coquin vêtu d’une souquenille usée, chaussé de bas jaunes, trop à jour, ayant l’air d’un Jeannot d’opéra-comique, ou d’un queue-rouge de saltimbanque. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Florissac, en jeune pitre, un papillon balancé à un fil de fer lui dansant devant le nez, le feutre posé à la Jeannot, la souquenille de paillasse au dos, ressemblait à l'Antinoüs dans une toile à matelas. — (Goncourt, Ch. Demailly, 1860)
- Lévite.
- Je revois encore un pieux pèlerin, vêtu de la souquenille des juifs polonais : il déchiffrait les inscriptions hébraïques. — (Vogüé, Morts, 1899)
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compile
?- (Musique) Compilation.
- (Familier) (Programmation) Compilation.
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fébrile
?- (Médecine) Qui a rapport à la fièvre, qui produit la fièvre.
- Chaleur fébrile.
- (Médecine) Ce qui est l’effet de la fièvre.
- Mouvement fébrile.
- Le délire fébrile, le vomissement, la diarrhée, etc. fébriles.
- (Médecine) Qui est accompagné de la fièvre.
- Les infections fungiques sont démontrées chez environ 5 % des patients présentant une neutropénie fébrile ; cette fréquence a tendance à augmenter dans de nombreux centres, au cours des dernières années. — (Jean-François Morère, Martine Piccart & Jean-Marc Nabholtz, Thérapeutique du cancer, Springer, 2001, p. 256)
- (Sens figuré) Excessif, désordonné, ardent ou agité.
- Une ardeur fébrile.
- Parole fébrile.
- Une éloquence fébrile.
- Je vous ai vu hier, vous étiez fébrile.
- Ils faisaient preuve d’une activité fébrile et désordonnée, gambadant, se bousculant, se donnant en spectacle, se livrant à mille facéties. — (Pierre Boulle, La Planète des singes, Julliard, 1994, page 133)
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francophile
?- Qui aime la France, sa culture, son histoire et/ou son peuple.
- Toilette du bataillon. Le barbier passe pour particulièrement francophile. Tout le monde va se raser chez lui. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- […] dans une rue proche de la Madeleine, où je la rencontrai en compagnie d’un diplomate balkanique, « grand francophile » à chapeau melon et élégance étriquée. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 90.)
- Enfin, en dépit de la prédominance du répertoire allemand, les fonctionnaires d’outre-Rhin ainsi que les militaires de la garnison stationnée à Strasbourg ne compensent guère l’absence de la bourgeoisie alsacienne francophile. — (Myriam Geyer, La vie musicale à Strasbourg sous l'empire allemand, 1871-1918, Ecole nationale des Chartes/Société savante d’Alsace, 1999, p. 131)
- Cette comparaison entre francophilie tchèque et polonophilie française nous paraît judicieuse et le caractère démagogique des manifestations francophiles sera souvent dénoncé. — (Stéphane Reznikow, Francophilie et identité tchèque, 1848-1914, Editions Champion, 2002, p. 235)
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gribouille
?- Niais qui, par crainte d’un mal, se jette dans un pire.
- (Par antiphrase) Fin comme Gribouille.
- Quiconque défend la République au nom de l’autorité est un Gribouille de l’Empire. — (Jules Vallès, L’Insurgé, Paris, Éditions Garnier-Flammarion, 1970, chapitre X, page 118)
- Il y a des malades qui se grattent et se donnent ainsi une espèce de plaisir trouble, mêlé de douleur, qu’ils payent ensuite par des douleurs plus cuisantes. De même que ceux qui toussent de tout leur cœur, ils arrivent à une espèce de fureur contre eux-même. C’est une méthode de Gribouille. — (Alain (philosophe), Propos sur le bonheur, Paris, 1928, Gallimard (Folio), page 144)
- Ce même comportement magique consistant à réaliser exprès ce dont nous avons peur pour nous en délivrer – cette politique de Gribouille – peut se retrouver dans le suicide qui, à bien des égards, tire son prestige du fait qu’il nous apparaît, paradoxalement, comme le seul moyen d’échapper à la mort, en disposant librement, en la réalisant nous-même ; mais, en nous suicidant, ce n’est pas une part du feu que nous faisons, c’est tout entier que nous nous y jetons – sans rémission. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 87)
- – Je n’aurai pas le courage.– Si c’est du courage, j’avoue que moi non plus, mais on peut toujours se réfugier quelque part au lieu de faire gribouille. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 387)
- En un mot la violence est choix de vivre à court terme... Et comme en fait l’acte est défendu, cette défense entraîne finalement la certitude qu’il n’y aura pas d’avenir. C’est pourquoi fréquemment le viol est suivi de meurtre. Bien sûr l’explication donnée : empêcher qu’elle parle. Mais c’est Gribouille. En fait il y a l’idée : empêcher qu’il y ait un après pour une conscience. — (Jean-Paul Sartre, Cahiers pour une morale, Paris, Gallimard, 1983, page 188)
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gerbille
?- (Zoologie) Petit rongeur appartenant à la sous-famille des Gerbilles, se distinguant facilement des souris et des rats par sa queue poilue.
- La gerbille est docile et facile à apprivoiser. — (Manon Tremblay, La gerbille, 2003)
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gracile
?- Qui est menu, léger, élancé, délicat.
- Elle est dramatiquement belle. Gracile et obscure. — (Anaïs Barbeau-Lavalette, La femme qui fuit, éditions Marchand de feuilles, Montréal, 2015, p. 327)
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écureuil
?- (Zoologie) Petit mammifère rongeur et arboricole doué d’une grande agilité et remarquable par sa queue touffue qui se relève en panache.
- On voit apparaître une diversité de dispositifs. Des écoponts, des écoducs, des tunnels, des ponts aériens, des banquettes sous les ouvrages pour les loutres et castors, des échelles de corde pour les écureuils… — (journal 20 minutes, 25 mai 2022, page 10)
- Les gerboises abondent dans la vallée du Tensift, et les écureuils dans toutes les régions forestières. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 226)
- Un sursaut interrompit sa songerie. Elle jeta un cri :— Engeance !Devant elle, à dix pas, un écureuil traversait la route, tranquillement. C’était signe de male-mort ; elle en eut l’haleine coupée. Elle passa vite et se retourna pour regarder la bête qui bondissait maintenant avec une agilité diabolique. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Dressé sur l’échelle légère et tremblante, en saule de marais, il cueillait sans relâche, leste comme un écureuil, promptement quoique sans se hâter […] — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 35)
- Elles mangent des sandwichs, des wraps et des chips, rient avec leurs collègues et amis, qui sont parfois au bout du fil. Et visiblement désopilants. Des écureuils et des pigeons attendent qu'on leur donne les restes. — (Justin Cartwright, Au paradis par la voie des eaux, traduit de l'anglais par France Camus-Pichon, Éditions Jacqueline Chambon (Actes Sud), 2017, chap. 8)
- (Par analogie) (Familier) Personne prévoyante par analogie avec un comportement de l’animal.
- Donc il a ce côté très radin... Un peu grippe-sou, écureuil. Donc c'est pas le genre à faire des cadeaux aux enfants. — (Jules Naudet, Grand Patron, fils d'ouvrier, Raconter la vie (éd. du Seuil), 2014)
- (Sens figuré) (Désuet) Personne vive, active, qui ne tient pas en place.
- C’est un écureuil.
- Il est vif comme un écureuil.
- (Entomologie) Synonyme de bombyx du hêtre.
- Communément appelé Écureuil, ou encore Bombyx du hêtre, Stauropus fagi est un papillon nocturne (ou Hétérocère) de la famille des Notodontidés, représentée en France par une cinquantaine d’espèces. Il est très largement répandu, mais n’est jamais abondant, du moins sur notre sol. — (André Lequet, L’Écureuil, dans Insectes, n° 173, Office pour les insectes et leur environnement (OPIE), 2014, page 13)
- (Pêche) (Familier) Sorte d'indicateur pour avertir des touches dans la pêche aux carpes et aux silures.
- Les écureuils assurent une bonne tension du fil et font office d'indicateurs de touches. Quand elles se produisent, ils remontent le long de leur tige. Le détecteur de touche sonore et lumineux appartient à la panoplie du carpiste moderne. — (Pascal Durantel, Pêche : l'encyclopédie, Éditions Artemis, 2003, page 344)
- L’écureuil s'abaisse et ne bouge plus. Prenez la canne en main et moulinez rapidement pour prendre contact avec le poisson et ferrez. — (Bernard Breton, Toutes les pêches en étang, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1997, page 83)
- (Désuet) Ancien nom vernaculaire du serran de sable (Diplectrum formosum, L. 1766), poisson des zones tropicales américaines atlantiques.
- On donne vulgairement le nom d’écureuil à un poisson désigné par Linné sous la dénomination de perca formosa, et devenu le lutsaccus sciurus de Lacépède. — (Encyclopédie du dix-neuvième siècle: répertoire universel des Sciences, des Lettres et des Arts, édité par Ange de Saint-Priest, Paris, 1850, volume 11, page 104)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté rampant, la queue le long du dos. À rapprocher de bièvre, castor, connil, lapin et lièvre.
- D’argent à l’écureuil contourné de gueules tenant une noisette du même, qui est de Soorts-Hossegor des Landes → voir illustration « armoiries avec un écureuil »
- Pompier ou secouriste qui a pour rôle de maintenir l’axe tête-cou-tronc de la victime lors d’une manœuvre de désincarcération, parfois à l’aide d’un collier cervical.
- L’écureuil est « celui qui se faufile dans le lit des autres sans leur permission », il aborde la victime par l’arrière pour commencer les soins avec la plus grande délicatesse possible : bilan, arrêt des hémorragies, pose d'un collier cervical pour le maintien de la tête, oxygénothérapie à l’aide d’un masque, etc.
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thermolabile
?- Qui change à la chaleur.
- Les protéines enzymatiques sont thermolabiles, contrairement aux coenzymes qui sont thermostables.
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russophile
?- Personne qui aime la Russie, sa culture, son histoire, sa langue ou son peuple.
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maxille
?- (Zoologie) Élément de la bouche des arthropodes.
- Les maxilles comprennent les palpes maxillaires placés latéralement , souvent nuls , et les galeae formant la trompe ou glossothèque , de dimensions très variables ; elle peut atteindre ou dépasser les premiers segments abdominaux, […]. — (Traité de Zoologie, tome 10 : Insectes supérieurs et Hémiptéroïdes, part. 1, par André Badonnel, Éditions Masson, 1951, p. 319)
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barbille
?- (Vieilli) Filament au flan des monnaies.
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inhabile
?- Qui manque d’habileté.
- Il a fallu que j’arrivasse à trente ans, que mes observations se soient mûries et condensées, que le jet d’une vive lumière les ait même éclairées de nouveau pour que je comprisse la portée des phénomènes desquels je fus alors l’inhabile témoin. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
- Les parents, en tenue de fête, avec une physionomie gauche et ces mouvements inhabiles des corps toujours courbés sur le travail, suivaient leurs mioches. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 35)
- Puis la gravure de cette dalle, l’inscription, sont tracées par un faussaire ignorant et inhabile. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- La belle-mère venait bien de temps en temps à la Cabane et aussi le père Claude, mais ils étaient gens de plaine, inhabiles au travail du Marais et, d'ailleurs, occupés au Paridier au-delà de leurs forces. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 37)
- Libre à d’autres de rire d'une lenteur apparente, d’une hésitation qui est scrupule, d’une méthode qu’on croit inhabile. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, page 86)
- (Droit) Qui n’a pas la capacité légale pour faire un acte.
- Pour être membre de l'assemblée des états de la province de Namur on doit être né dans le royaume ou dans ses colonies […] ou bien avoir le droit de voter dans les villes ou dans les campagnes sans se trouver dans l’un des cas qui rendent inhabiles à l'exercice de ce droit. — (Code administratif de la province de Namur, Namur : Dieudonné Gérard, 1827, page 3)
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bastille
?- Ouvrage, construction passagère ou permanente, qu’on élevait soit pour fortifier une place, soit pour l’assiéger.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Prison, en allusion à la Bastille parisienne.
- Ô sainte égalité ! dissipe nos ténèbres,Renverse les verrous, les bastilles funèbres. — (André Chênier)
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rétractile
?- Qui a la faculté de se rétracter, se retirer, se contracter.
- Je le dote d’un petit perfectionnement personnel : des griffes rétractiles, comme celles d’un chat, au bout des pattes. — (Bernard Werber, Nous les Dieux, Albin Michel, 2004, page 184)
- Câble USB rétractile.
- Certes point le bain bleu que nourrit ce ciel clair Mais la mer rétractile et septentrionale — (Lucie Delarue-Mardrus, Sirène, La Figure de proue, Eugène Fasquelle, 1908, page 80)
- (Par extension) Fait de se rétracter.
- Et moi qui craignais qu’elle s’en fût aperçue (et un certain mouvement rétractile et contenu de pudeur offensée qu’elle eut un instant après, me donna à penser que je n’avais pas eu tort de le craindre), j’acceptai de lutter encore, de peur qu’elle pût croire que je ne m’étais proposé d’autre but que celui après quoi je n’avais plus envie que de rester tranquille auprès d’elle. — (Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1919)
- La bouche aussi vivait comme sous les doigts, d’un tremblement rétractile, nue comme un petit cratère de gelée marine. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
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protractile
?- (Anatomie, Zoologie) Qualifie un organe qui s’allonge de lui-même.
- La langue est noire ou grisâtre, longue, molle, protractile, fourchue a son extrémité ; […] — (Dictionnaire universel d’histoire naturelle, page 252, Charles Dessalines d’Orbigny, 1849)
- (Par extension) Bouche de certains poissons (les poissons de fonds principalement) qui peut s'allonger vers l'avant et se rétracter ensuite, permettant ainsi de fouiner dans le sable et les sédiments.
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mobile
?- Qui se meut ou qui peut être mû, qui n’est pas fixe.
- Un petit levier, qui jusqu’ici s’obstinait à ne pas fonctionner, était devenu mobile. Il le poussa doucement vers la droite : l’aile gauche modifia mystérieusement sa bordure extrême, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 376 de l’édition de 1921)
- Le o haka mairi est un devoir filial important pour les japonais. Cependant, aujourd’hui, ces derniers sont plus mobiles qu’auparavant et ne vivent plus forcément dans leur ville natale. Revenir sur les tombes de leurs ancêtres peut s’avérer difficile, voire impossible s’ils vivent à l’étranger, et cela peut revenir très cher.— (Dantan, Le Shunbun no Hi : célébrer l’arrivée du printemps au Japon Le Journal du Japon le 20 mars 2017)
- Qui change facilement.
- Physionomie mobile.
- (Sens figuré) Caractère mobile, Caractère changeant.
- Imagination, esprit mobile, Imagination, esprit qui reçoit aisément des impressions différentes.
- (Informatique) Conçu pour les appareils mobiles.
- Une application mobile.
- Un système d’exploitation mobile.
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codicille
?- (Droit) Disposition ajoutée à un testament, pour le compléter ou le modifier.
- Il s’allongea de nouveau, s’ingéniant à rédiger des clauses testamentaires en faveur d’Edna, pour la plupart, […] et à stipuler divers menus legs, avec des codicilles de plus en plus fantasques et extravagants. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 150 de l’édition de 1921)
- – […] Tout le monde dit qu'il laisse 25.000 francs aux Petites-Sœurs.– Mère Toupain, bien que vous disiez tout le temps que le Bon Dieu n'est pas dupe, qu'est-ce que vous pariez que le Gabely-Mossé l'a roulé, vot' Bon Dieu.À la fin de son testament, de la main de Gabely-Mossé en effet, on lisait un codicille qui, subordonnant le don susdit à la réussite d'une opération malheureuse, le supprimait : « En fait de 25.000 francs, zut pour les Petites-Sœurs ! Le Seigneur l'Évêque se sera dérangé pour rien. » — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, pages 330-331)
- Alors cerné de près par les enterrements,J'ai cru bon de remettre à jour mon testament,De me payer un codicille. — (Georges Brassens, Supplique pour être enterré à la plage de Sète, 1966)
- — Marcel, légataire universel, avec la maison et son contenu, par préciput ! Je n'ai droit qu'à ma réserve. Et qu'est-ce que vous dites du codicille ? Ne cherchez pas mes bijoux : j'en ai disposé.— ll ne reste sûrement que des bricoles, fait une voix. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 39)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.