Dictionnaire des rimes
Les rimes en : fléchir
Que signifie "fléchir" ?
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- Faire ployer, courber. Les escrimeuses fléchissent les genoux (1)
- Fléchir la tige d’un arbre.
- Fléchir quelque partie du corps.
- Le muscle qui fléchit la première phalange du petit doigt.
- (Sens figuré) Fléchir le genou, les genoux devant quelqu’un, s’abaisser, s’humilier devant lui.
- L’amour ne sourit qu’allié à l’audace. Et celui qui fléchit le genou devant l’objet des désirs de son cœur et s’engage dans la voie des scrupules d’amour s’expose aux pires douleurs. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 128-129)
- (Sens figuré) Amener à compassion ; toucher de pitié ; attendrir ; adoucir.
- En vain l’ambassadeur de France tenta de fléchir les négociateurs américains. Ils se montrèrent implacables. Il fallait se soumettre ou faire banqueroute. — (Camille Aymard, Devons-nous payer l'Amérique ?, Éditions Ernest Flammarion, 1932, page 119)
- Son repentir devrait fléchir les cœurs les plus durs, les plus barbares.
- Fléchir la dureté, la cruauté d’un tyran, le courroux d’un maître.
- (Intransitif) Plier ; se courber.
- La notion de raideur sur prothèse du genou est relative. Un genou normal fléchit jusqu'à 150° mais la flexion d'un genou prothétique dépasse rarement 120°. — (M. Mathieu, Reconstructions massives par allogreffe osseuse ..., dans Reprises de prothèses totales du genou, sous la direction de Philippe Burdin & Denis Huten, éd. Elsevier, 2003, page 145)
- (Sens figuré) L’aile droite de l’armée fléchissait, Elle ne pouvait plus garder sa ligne, sous la poussée de l’ennemi.
- (Sens figuré) Se soumettre, s’abaisser.
- Je craignais, en levant les paupières, d’apercevoir le visage devant lequel tout genou fléchit. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 186)
- Tout le monde fléchissait devant lui.
- Tout doit fléchir sous les lois de la destinée.
- (Sens figuré) Fléchir sous le joug, S’y soumettre.
- Cesser de persister dans des sentiments de dureté ou de fermeté.
- Quoi qu’on fasse, je ne fléchirai pas.
- Il ne sait ce que c’est que fléchir.
- Il commence à fléchir.
Mots qui riment avec "ir"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "fléchir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .
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conspire
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de conspirer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de conspirer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de conspirer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de conspirer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de conspirer.
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débâtir
?- (Couture) Ôter les bâtis d’une couture.
- Débâtir une jupe.
- (Rare) Démolir, déconstruire un bâtiment.
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départir
?- Séparer.
- Départir les voix, les avis dans un scrutin ou une discussion électorale. - Départir l’or de l’argent.
- Distribuer, attribuer en partage.
- Il semble que les Liméniennes absorbent à elles seules la faible portion d’énergie vitale que ce climat chaud et énervant départit à ses habitants. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Je veux « rejoindre » l’employé qui a la nostalgie du bureau et ne saurait se livrer à la moindre spéculation en dehors du service ; celui-là est un sage, il construit du bonheur avec les éléments mesquins que le sort lui a départis. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Il vint donc rôder autour de l'oratoire et y pénétra même, dans le temps que Ninon s'y trouvait encore. Elle le reconnut malgré l'obscurité, comprit fort bien ce qu'il souhaitait d'elle, fit le signe de la croix et alla vers l'époux que le ciel lui avait départi. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 161)
- Et comme ces reflets étranges, uniques, que seule l'approche de la tempête où tout va sombrer donne aux roches qui avaient été jusque-là d'une autre couleur, je compris que le gris plombé des joues raides et usées, le gris presque blanc et moutonnant des mèches soulevées, la faible lumière encore départie aux yeux qui voyaient à peine, étaient des teintes non pas irréelles, trop réelles au contraire, mais fantastiques, et empruntées à la palette, de l'éclairage, inimitable dans ses noirceurs effrayantes et prophétiques, de la vieillesse, de la proximité de la mort. — (Marcel Proust, Le Temps retrouvé, 1927)
- Et elles en auront quand une aide vraiment importante leur sera départie chaque fois qu'elles auront ainsi augmenté leurs charges. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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étourdir
?- Frapper soudainement d’une commotion cérébrale qui suspend la fonction des sens.
- Il lui donna sur la tête un coup de bâton qui l’étourdit.
- Il tomba tout étourdi du coup.
- Le grand bruit du canon, des cloches, des tambours étourdit.
- La trépidation du bateau, de l’automobile étourdit.
- (Familier) (Par ellipse) Importuner ; fatiguer ; lasser.
- Il a toujours méprisé les vanteries ridicules dont il arrive assez ordinairement que la noblesse étourdit le monde. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Gornay)
- (Par analogie) Rendre presque ivre.
- Antoine fit une valse avec Charlotte, ce qui l’étourdit passablement car il en avait perdu l'habitude. — (Oscar Casin, Deuil dans la forêt, Cressé : Éditions des Régionalismes, 2014, page 93)
- Il suffit de deux ou trois verres de vin pour l’étourdir.
- (Sens figuré) Abasourdir, hébéter.
- Cette nouvelle, cette défaite, ce coup imprévu les a étourdis.
- (Sens figuré) Endormir une douleur physique, empêcher qu’elle ne soit aussi sensible.
- Ce remède ne guérit pas, il ne fait qu’étourdir la douleur
- (Sens figuré) Faire que l’esprit soit moins occupé d’une souffrance morale, en soit distrait.
- Si je pensais que le souverain bien fût la joie, je ne douterais point qu'on ne dût tâcher de se rendre joyeux, à quelque prix que ce pût être, et j'approuverais la brutalité de ceux qui noient leurs déplaisirs dans le vin, ou les étourdissent avec du pétun. — (René Descartes, « Lettre à Élisabeth Egmond, du 6 octobre 1645 », dans Correspondance avec Élisabeth, Presses électroniques de France, 2013)
- (Cuisine) Faire subir une légère cuisson à une viande.
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obéir
?- Se soumettre à une demande, une règle ou une obligation d’une personne ; exécuter un ordre donné.
- Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ? — (Voltaire, Dictionnaire philosophique : Fanatisme)
- La partie habitable de l’aéronef était éclairée et retentissait du va-et-vient de l’équipage obéissant au branle-bas. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 240 de l’édition de 1921)
- Ni l’un ni l’autre n’eurent jamais à mon égard cette peur de n’être pas obéi qui rend les chefs méchants ; ils me sentaient fidèle et ils n’avaient pas tort. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937)
- Pour [la philosophe Hannah] Arendt, quiconque se contente de « faire son travail » et d’obéir docilement aux ordres sans jamais s’interroger sur les conséquences de ses actes, quiconque se soumet aveuglément à l’autorité permet au mal de s’immiscer sournoisement. — (Nathalie Elgrably-Lévy, Exercer son humanité pour contrer les dérapages, Le Journal de Québec, 19 février 2021)
- (Sens figuré) Céder à.
- Obéir à la force, à la nécessité.
- Obéir à l’instinct, à sa nature.
- Être soumis à ; subir l’action de, en parlant des choses.
- Les soirées entre Coréens obéissent toujours au même schéma : on boit l'apéritif (du soju ou de la bière) chez l'un, puis on va dîner dans l'un de ces restaurants où l'on est accroupi devant une table basse ; […]. — (Jean Piel, Corée, tempête au pays du Matin-Calme, Arles : chez P. Picquier, 1998)
- Répondre à la sollicitation.
- Ses doigts malhabiles, enflés par la goutte, lui obéissaient très mal. — (Ivan Tourgueniev, L'Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Encore une fois, je ne me sens point de colère contre les adolescents qui, sous le nom d’esthètes, obéissaient aveuglément aux fantaisies saugrenues de certains faiseurs, dont le nom ,[…], a perdu aujourd'hui les trois quarts de son prestige. — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 39)
- Tout corps matériel obéit à la loi de gravitation universelle.
- Être soumis à l’autorité d’un prince, d’un empire.
- Les provinces qui obéissent au roi.
- Les peuples qui obéissaient à l’empire romain.
- Prendre la direction donnée, en parlant de navires, de véhicules.
- Obéir à la barre, au gouvernail.
- Obéir bien au coup de volant.
- Se laisser gouverner, manier aisément, en parlant d’un animal.
- Ce cheval obéit bien à l’éperon, à la main, aux aides.
- (Pronominal) Obéir à soi-même.
- Autrement dit : celui qui obéit à un autre le fait parce qu'il ne peut s'obéir (et donc se commander) à soi-même. — (André Stanguennec, Le questionnement moral de Nietzsche, 2005, page 96)
- (Au passif) Être écouté par quelqu’un qui répond à la demande formulée.
- Maintenant, comment serais-je certaine d’avoir été obéie ? — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- C’était Abraham centenaire, père d’Ismaël et d’Isaac, époux de sa sœur Sara, maître obéi de sa servante Agar. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VII)
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garnir
?- (Militaire) Armer, munir un dispositif de défense d'éléments ou de troupes nécessaires à sa défense, à sa protection.
- Le gouverneur de la forteresse avait fait ses préparatifs de défense. Des monceaux de pavés garnissaient le haut des tours, entourant les canons, pour lesquels on avait élargit les meurtrières. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Ce n’est pas tout : le sommet des tours était garni de hourds en charpente que l’on posait également en temps de guerre. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Garnir un port de vaisseaux.
- Fournir, pourvoir des choses nécessaires.
- Garnir une maison de meubles.
- Garnir une bibliothèque de livres, un buffet de vaisselle.
- (Absolument) Garnir un étui, un nécessaire.
- Avoir la bourse bien garnie, le gousset bien garni.
- Garnir un lit, y mettre des matelas, des draps, des couvertures.
- (En particulier) Meubler.
- Chambre garnie, maison garnie, chambre, maison que l’on loue fournie de toutes les choses nécessaires.
- Chambre garnie, appartement garni à louer.
- Loger en garni, c’est-à-dire en chambre garnie.
- Habiter en garni, un garni.
- Orner ; accessoiriser.
- Le fruit de l’épine-vinette est utile pour conserver et confire et pour garnir les plats. — (Th.W. Forsyth, Traité de la culture des arbres fruitiers, page 197, 1803)
- Les cordons ovigères ressemblent à de flexibles tubes de cristal, que garniraient de petites perles noires. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- Pour ne pas se griser, malgré les nombreuses libations inhérentes à des fêtes de ce genre, on garnissait de lierre, bouteilles, lampes et meubles ! — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Rembourrer.
- Renaud leva ses bras maigres que les gants de six onces garnissaient comme deux paquets de pansement et sourit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Faire garnir une porte de bourrelets, pour empêcher le vent de pénétrer.
- Garnir des fauteuils, un canapé, etc. Les rembourrer de crin, de laine, etc.
- Compléter.
- Pour remettre la machine en mouvement, on dirige d'abord l'arbre moteur dans le sens du vent, puis on écarte les voiles afin de garnir de nouveau les ailes. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 116)
- Les meubles qui garnissent un appartement.
- Les statues qui garnissent une terrasse.
- Les cheveux qui garnissent le derrière de la tête.
- (Cuisine) Enrichir ; rendre plus copieux.
- Faites une pâte à koulibiac, puis garnissez l'intérieur de tranches de saumon épluché et débarrassé des arêtes. — (Tante Marie, La véritable Cuisine de Famille, Paris : A. Taride, s.d., 30e éd., p.339)
- Choucroute garnie, choucroute à laquelle sont ajoutées des saucisses ou des tranches de jambon, etc.
- Assiette garnie, assiette de charcuteries diverses.
- Remplir ou occuper un certain espace.
- De hautes et superbes futaies garnissent encore une grande partie de nos vallées et de nos montagnes. Elles recouvrent un sol riche et fertile, et tout à fait propre à la culture. — (Thomas Couët, Le bois, voilà l’ennemi !, Revue Franco-Américaine, 1909)
- Une foule de curieux garnissaient les deux côtés de la route.
- La salle se garnit, commence à se garnir de monde, elle s’est garnie en un instant.
- Doubler ou renforcer avec quelque chose, pour faire durer plus longtemps, en parlant de choses.
- Garnir des bas.
- Garnir un chapeau en dedans d’une coiffe et d’un cuir.
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remplir
?- Emplir de nouveau.
- Ce tonneau, qui était plein, a fui ; il faut le remplir.
- Il faut remplir la pièce de vin à mesure que le niveau baisse.
- (Plus courant) Emplir entièrement, rendre plein, combler.
- Dès avant l'hibernation, les ovaires s'étaient considérablement accrus et remplissaient la cavité générale ; ils ont encore un peu grossi pendant l'hibernation aux dépens des réserves nutritives accumulées dans l'organisme. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- Ce coffrage est rempli de mortier autolissant et autonivelant et peut recevoir tous les revêtements classiques de sols. — (L'Architecture d'aujourd'hui, n° 267 à 269, Armand Margueritte, 1990, page 174)
- La bouteille est à moitié, il faut la remplir ou la vider. — Remplir ses caves de vin, ses greniers de blé.
- La salle commençait à se remplir de spectateurs.
- Les bébés ont rempli leurs couches.
- Le mérite des Allemands, c’est de bien remplir le temps, le talent des Français, c’est de le faire oublier. — (Germaine de Staël, De l’Allemagne, 1810)
- Compléter.
- (En particulier) Écrire ce qui manquait à l’endroit qu’on y avait laissé en blanc, sur un document, un questionnaire, etc.
- Remplir une quittance, une formule, etc. — Remplir un blanc seing.
- (Dentelle) Faire ou refaire à l’aiguille les ornements à du point, à de la dentelle, à un canevas, ou en ajouter de nouveaux.
- Remplir du point, de la dentelle. — Remplir un canevas, une toile, un dessin.
- (Par hyperbole) Abonder dans un lieu, ou s’y étendre beaucoup, en en occupant une grande partie.
- Les meubles remplissent votre appartement.
- La fumée remplit cette chambre.
- Remplir l’air de ses cris.
- (Sens figuré) Combler d'un sentiment.
- Il y a des engueulades qui rougissent les yeux, bleuissent les joues, crispent les poings, arrachent les cheveux, cassent les œufs, renversent les éventaires, dépoitraillent les matrones, et me remplissent d'une joie pure. — (Jules Vallès, L'Enfant, chap. 8, Le Siècle, 1878 & Éditions Charpentier, 1879)
- Cette nouvelle a rempli nos cœurs de tristesse, a rempli notre maison de deuil, d’affliction. — Remplir les peuples de crainte, d’étonnement, de joie. — Il nous a remplis d’admiration.
- Il s’est rempli la tête de visions, de chimères.
- (Sens figuré) Occuper ou employer, en parlant du temps, de la durée.
- Cette guerre a rempli une période de trente années.
- La lecture et le jeu remplissent ses soirées.
- Cette occupation remplira ses loisirs.
- (Sens figuré) Exécuter ; accomplir ; effectuer ; réaliser.
- On l'appelle aussi Sant Tu-pé-du, me dit Jeanne Ar Prat, une paysanne de l’endroit, qui remplit les fonctions de sacristine et est venue m'ouvrir la chapelle. — (Anatole Le Braz, Les Saints bretons d'après la tradition populaire en Cornouaille, Les Annales de Bretagne, 1893-1894, Paris : Calmann-Lévy, 1937, p.4)
- Remplir un devoir, des devoirs, son devoir, ses devoirs. — Remplir une tâche, une mission, un contrat.
- (Sens figuré) Occuper une fonction, un emploi, une place, et s’acquitter des devoirs, des obligations qu’elle impose.
- Cet homme remplit bien, remplit mal sa place.
- Il remplit sa place imparfaitement, indignement.
- (Sens figuré) Présenter l’accomplissement de tout ce qu’une idée promet, de tout ce qu’elle renferme.
- Et l’on voit arriver le petit jour. Nos yeux se remplissent d’espoir, nous ne sommes qu’à un kilomètre du dégrad. — (Albert Londres, L’Homme qui s’évada, page 95, Les éditions de France, 1928)
- Remplir l’idée qu’on doit avoir, qu’on s’est faite de quelque chose, de quelqu’un,
- Cet ouvrage remplit parfaitement l’idée qu’on se fait du poème épique.
- Démosthène remplit entièrement l’idée du parfait orateur.
- Il est loin de remplir l’idée que j’avais de lui.
- Cet homme a rempli sa destinée.
- (Pronominal) (Populaire) Manger, boire avec excès.
- Se remplir de viandes, se remplir de vin,.
- Se remplir le ventre.
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déchire
?- (Rare) Action de se déchirer, défonce.
- Est-ce qu’une grasse mat après une grosse déchire doit compter autant de points qu’une grasse mat pour le plaisir?? — (Rando V.T.T de Guérande)
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mir
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du mixe de l’Isthme.
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rétrécir
?- Rendre plus étroit, moins large.
- Vrai que la sécheuse fait rétrécir les vêtements, mais jamais autant que le frigo. — (Michel Beaudry, La leçon virale, Le Journal de Montréal, 22 mai 2021)
- Rétrécir un chemin, une rue.
- (Sens figuré) …
- Cette éducation lui a rétréci l’esprit.
- Ce genre de vie a rétréci ses vues.
- Ses idées se sont rétrécies.
- (Intransitif) Devenir plus étroit.
- Prélavez le textile, qui tend à rétrécir au lavage, et prenez-en compte ce facteur au moment de votre achat : le retrait du denim peut être important. — (Christelle Beneytout, Guide des tissus par projets de couture, Eyrolles, 2015, page 137)
- Cette rue va en rétrécissant.
- (Pronominal) Devenir plus étroit.
- Mais, malgré les efforts du chevalier blanc, la nature, opiniâtre, avait une furieuse tendance à gagner un peu plus chaque année et le Trou à se désapprofondir et à se rétrécir inexorablement. — (Robert Chapuis, La Guerre en culotte courte dans la vallée de Courbet, 2016)
- Cependant, au cours de nos travaux, l’espace libre se rétrécit, comme la peau de chagrin de Balzac, avec une déconcertante rapidité. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
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décatir
?- (Art) Débarrasser du cati, de l’apprêt que le fabricant a donné à une étoffe de laine.
- Cet apprêt et le brillant qu'on a donné au drap ne seraient pas durables : ce drap se tacherait et se retirerait lorsqu'il viendrait à être mouillé, si on ne le décatissait pas en le faisant passer dans une vapeur humide et sans pression. — (M. Alcan, « Tissus », dans le Dictionnaire de l'industrie manufacturière, commerciale et agricole, tome 10, Paris : chez J.-B. Baillière, 1841, p. 654)
- Sa cravate montrait des signes d’usure et il s’habillait en drap recardé que la première pluie décatissait. — (Roger Ferlet, De la soie dans les veines, Paris & Genève : Éditions Jeheber, 1958, chap 14)
- (Sens figuré) (Familier) Abîmer ou éprouver par l’âge.
- Plus petit que son jeune subordonné, il était puissant comme un taureau et sa carcasse ne se décatissait que lentement et à contrecœur. — (Irvine Welsh, Recettes intimes de grands chefs, traduit de l'anglais par Laura Derajinski, Vauvert : Editions Au diable Vauvert, 2007, chap. 2)
- Mormont mort, le commandement passerait à ce débris de ser Ottyn Wythers, tant souffreteux que décati. — (George R. R. Martin, A Storm of Swords, Traduction de l’anglais par Jean Sola, 2003)
- « Elle se laisse aller » était la condamnation fatale, le pire crime que l'une d'elles puisse commettre. Pourtant, Sara trouvait que c'étaient les hommes qui, avec le temps, avaient tendance à se décatir. — (Judy Astley, Les Maris des autres, traduit de l'anglais (États-Unis) par Leslie Damant-Jeandel, Éditions Milady, 2013)
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blondir
?- (Cuisine) Rissoler légèrement pour colorer à peine.
- Blondir un oignon.
- (Cuisine) Ajouter de la farine à un corps gras chaud, jusqu’à coloration dorée et constitution d’un roux blond.
- Rendre blond.
- Car la mode, c’est aussi les millions de tonnes de crèmes, poudres, laits, lotions, maquillages, démaquillants, prémaquillants, produits à se peindre, à se bronzer, à ôter la peinture, à s’oindre, à s’enduire, à se désenduire, à se pommader, à se friser, à s’onduler, à se défriser, à nourrir les cheveux, les laver, les traiter, les dépelliculer, les blondir, les faire briller, les remplir de reflets, les décolorer, les recolorer, les soigner, les faire respirer, les faire pousser, repousser, ôter les duvets superflus, maigrir, mincir, grandir, développer les seins, gommer les hanches, affiner la taille, avaler l’estomac, fondre les kilos en trop, exalter le buste, renforcer les appas défaillants… — (Jeune Afrique, 1969, n° 435 à 451, page 52)
- (Intransitif) Devenir blond.
- La moisson commence à blondir.
- Les épis commencent à blondir.
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maigrir
?- Devenir maigre.
- Tu maigris à vue d’œil, tu ne te nourris plus assez. — (Chantal Chawaf, Issa, Éditions Flammarion, 1999, page 30)
- (Transitif) Faire paraître maigre.
- Ce costume et cette coiffure vous maigrissent.
- Je l’ai trouvé bien maigri à la suite de cette maladie.
- (Transitif) (Désuet) Faire maigrir.
- Et pourquoi la maigrissez-vous ? — (Honoré de Balzac, Maître Cornélius, 1831)
- De trop fortes pluies pourrissaient les semences, des coups de grêle hachaient le blé en herbe, un vent de foudre versait les tiges, deux mois de sécheresse maigrissaient les épis ; et c’étaient encore les insectes qui rongent, les froids qui tuent, des maladies sur le bétail, des lèpres de mauvaises plantes mangeant le sol : tout devenait une cause de ruine, la lutte restait quotidienne, au hasard de l’ignorance, en continuelle alerte. — (Émile Zola, La Terre, première partie, chapitre V)
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honnir
?- Blâmer quelqu’un en lui faisant honte, en le vouant au mépris public.
- Il fera certainement de bons ouvrages, moyennant quoi il mourra de faim, sera honni et persécuté ; mais il faut que chacun remplisse sa destinée. — (Voltaire, Lettre à Monsieur de Cideville, Ferney, 31 auguste 1765, dans Œuvres complètes de Voltaire : Correspondance, Paris, Lefebvre & Cie, 1830, volume 10, page 29)
- Elle honnit le carton-pâte et l’ornement en staff, l’orviétan des charlatans littéraires, le tarabiscotage des épithètes, qui sont trop souvent l’essentiel d’un livre consacré aux splendeurs factices d’un climat africain. — (Pierre Mannoni, Les Français d’Algérie : Vie, Mœurs, Mentalité, 1993)
- Je ne vomirai pas sur les chaussures de l'ancêtre que je honnis d'avoir voulu me faire valser. — (Wendy Delorme, Insurrections en territoire sexuel, éditions Au diable Vauvert, 2009, page 140)
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querir
?- (Archaïsme) Variante de quérir.
- Le Roy ordonna aussi tost aux Officiers de sa Garde robe d’aller querir un de ses plus beaux habits — (Charles Perrault, Le chat botté, dans Histoires, ou Contes du temps passé, page 92. 1697)
- Va querir une échelle. — (Émile Zola, La Terre, deuxième partie, chapitre IV)
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accueillir
?- Action de faire un accueil, de recevoir en bien ou en mal quelqu’un ou quelque chose qui arrive.
- Ainsi présentée, la demande ne pouvait pas ne pas être accueillie, mais ce ne fut pas sans déchirements. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Et quand elle se sentit définitivement seule et abandonnée, Yasmina se rendit chez ses deux amies qui l’accueillirent avec joie. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Mais un grand escogriffe en smoking et coiffé d’une casquette à carreaux sortait de la limousine et accourait vers les trois femmes qui l’accueillirent fraîchement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Devant la réprobation presque unanime qui accueillit mon exposé, je me décourageai et me ralliai à l’interprétation probabiliste de Born, Bohr et Heisenberg […]. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l'Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
- D'abord réservées aux scientifiques, les Pyrénées ont ensuite accueilli un tourisme prudent en attendant les pyrénéistes, ivres de conquêtes. — (André Lasserre, Petite histoire de la Bigorre, Éditions Cairn, 2015)
- On utilise sans vergogne l’arrière-pays, du moins sa partie non protégée, non mise en réserve pour accueillir des décharges intempestives, les fûts toxiques, les activités polluantes et les ayatollahs de l'écologie. — (Bernard Préel, Les deux songes de la ville, Éditions Descartes, 1995, page 91)
- Au début de cette même année, un énorme charivari avait accueilli la pièce d'un tout jeune auteur. Paris en bruissait encore et il n’était pas de jour sans qu'on en dît pis que pendre ou la portât aux nues : Hernani, d'un certain Hugo. — (Patrick Tudoret, Juliette, Éditions Tallandier, 2020)
- (Sens figuré) Surprendre.
- La tempête, le vent les accueillit. Le détachement, en approchant du bois, fut accueilli à coups de fusil.
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amollir
?- Rendre mou et maniable.
- L'hiver était rude. Sur les routes que le court dégel de midi amollissait vaguement, la boue se ridait, se hérissait en lilliputiennes murailles et les sillons durcis qui bordaient les ornières ne s'affaissaient point. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La constipation se guérit en insinuant du beurre dans l’anus de l’animal pour amollir la fiente ; la tirer ensuite avec le doigt, ce qui se nomme défienter : suppositoires de savon ; lavemens comme aux tranchées. — (abbé Rozier, J.A. Mongez le jeune, M. de la Métherie, Observations sur la physique, sur l’histoire naturelle et sur les arts, 1786, page 97)
- J’attendais un miracle, un fabuleuse révélation au moment où l’Eucharistie fondrait dans ma bouche. J’appréhendais aussi de l’avaler, la sachant trop large pour mon gosier, et ignorant qu’elle fût susceptible de s’amollir, tel un cachet. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, réédition Folio, page 83)
- (Sens figuré) Affaiblir, efféminer.
- La volupté amollit le courage.
- La retraite fortifie la vertu, la vie dissipée l’amollit.
- Pour gagner ce cœur de petite fille, qui se montrait si froid et si dur, madame Donis avait cru qu’elle devait commencer par l’amollir. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- (Pronominal) Devenir mou.
- La terre commence à s’amollir.
- (Pronominal) Devenir moins net.
- Il ne pleut pas vraiment encore, mais une espèce de bruine doit flotter dans l’air, car les contours s’amollissent. — ( Philippe Delerm, La sieste assassinée, Gallimard, collection Folio, 2001, page 9)
- (Pronominal) (Sens figuré) S’affaiblir, devenir efféminé.
- Son courage s’amollit.
- Il s’est amolli dans les voluptés.
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fleurir
?- Produire des fleurs, se couvrir de fleurs, ou être en fleurs.
- Mon Dieu, mon Dieu ! quand on vient des pays où fleurit l’oranger, où trillent les cigales saoulées de soleil, comment se plaire ici ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C’était un soir de mai. Les marronniers venaient de fleurir devant la mairie. On guettait les asperges dans les jardins. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- (Sens figuré) Être dans un état de prospérité, de splendeur ; être en crédit, en honneur, en réputation.
- Dans un siècle où fleurissent les arts.
- Les peintres et les poètes qui fleurissent à cette époque.
- Les sciences et les beaux-arts fleurissaient.
- (Sens figuré) Se développer, apparaître.
- Il se gratte le front qu’un prurit tenace ne cesse de taquiner, et où fleurissent des taches rougeâtres. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 257)
- Joseph le vit disparaître avec une certaine irritation et il le jugea un peu dur, malgré ce sourire de pasteur qui fleurissait à tout moment sur sa bouche. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 194)
- Et si, aujourd’hui, il devient possible de tendre la perche, ce n’est pas comme une invitation à l’échange, au dialogue ou au débat d’idées… C’est un selfie stick uniquement destiné à prendre un reflet de soi-même qui fleurit sur les lieux touristiques. — (Elsa Godart, Je selfie donc je suis: Les métamorphoses du moi à l'ère du virtuel, éd. Albin Michel, 2016, chapitre 1)
- [Les grelots] ont d’abord chanté dans mon cœur, puis ils ont fleuri à mon chaperon— (Farce enfantine de la tête du dragon, in Tréteau de marionnettes, traduction de Robert Marrast et Pierre Darmangeat, 1971)
- (Transitif) Parer d’une fleur, d’un bouquet.
- Qui vous a fleuri de la sorte ? — Cette année, on ne fleurira pas la tombe du soldat inconnu.
- (Par extension) (Sens figuré) Orner.
- Les Palmes académiques, dont le Quatorze Juillet va fleurir tant de boutonnières, m'ont laissé toute une suite d'impressions désastreuses. — (Maurice Talmeyr, « Causerie », dans la La Revue hebdomadaire, 1re année, tome 2, Paris : Librairie Plon, 1892, page 153)
- (Pronominal) Prendre des fleurs pour en faire un bouquet ou pour s’en parer.
- – Madame, Monsieur, en voulez-vous de nos belles violettes, de nos jonquilles ? C’est deux sous. Fleurissez-vous ! Fleurissez-vous ! — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 17)
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émir
?- Chef d’une tribu ou d’un territoire dans les pays musulmans.
- À Dubaï, les émirs rivalisent en construisant des édifices plus prestigieux les uns que les autres.
- — Tu dresseras la tente ! dit Ouroz au saïs. Et que mon lit soit épais et tendre et bien protégé du froid. Je veux une nuit d’émir. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Quant à son père, Jules, il était mort alors qu’il était encore très jeune, des suites d’une blessure reçue au cours d’une escarmouche dans la plaine de la Mitidja en Algérie. Son escadron avait été surpris par les rebelles d’Abd el-Kader, un émir anticolonialiste qui mena la vie dure aux troupes françaises. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, 2018)
- (Noblesse) Titre de dignité que les musulmans donnent à ceux qui descendent de Mahomet par les femmes.
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pétrir
?- Malaxer de la farine détrempée avec de l’eau pour en faire de la pâte.
- Pétrir du pain, un gâteau.
- Ce boulanger pétrit bien sa pâte, son pain.
- Ce boulanger pétrit bien.
- (Par extension) Presser et malaxer pour faire prendre une forme, modeler, façonner.
- Pétrir de l’argile.
- On dit que pétrir, c’est modelerMoi je dis que péter, c’est démolir. — (Stupeflip. L.E.C.R.O.U., extrait de l’album Stupeflip, 2003.)
- (Par extension) Presser fortement avec les mains pour donner une autre forme ou pour assouplir.
- Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel… qu’il hurlait… et de flancher du genou, et de pétrir son menton à main que veux-tu, et de piauler, les yeux au blanc. — (Gérard-Fernand Bianchi, Brune intestine, Éditions Éphémère/Lulu.com, 2015, chapitre 12)
- Anaïs pétrissait son grand mouchoir, puis le dépliait pour le refroisser à nouveau. — (Serge Montigny, Meurtres pour dames, Librairie des Champs-Élysées, 1978, chapitre II)
- (Sens figuré) Façonner, travailler en profondeur.
- À ses débuts, il avait acquis une véritable célébrité par la façon habile dont il pétrissait la matière électorale et en tirait ce qu’il voulait. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- (Sens figuré) Produire un bruit désagréable semblable à ces cris et gémissements.
- Certains peuples sauvages pétrissent la tête des enfants nouveau-nés.
- Façonner d’une matière, d’un matériau, etc.
- J’ai vu, dans ma longue carrière d’ingénieur acousticien, bien des matières excellentes conductrices du son, mais jamais je n’en rencontrerai une seule comparable, même de loin, à celle dont sont pétris les murs de l’hôtel Terminus à Marseille. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895)
- « L’être humain est pétri de contradictions », dit l’adage. — (Richard Martineau, Qui est la vraie Lise Payette?, Le Journal de Québec, 27 janvier 2021)
- (Sens figuré) (Voix passive) Imbiber de sentiments.
- Être pétri d’orgueil, de bons sentiments, etc.
- On pourrait dire de son beau visage aux traits délicats, comme d’ailleurs de toute sa personne, qu’ils sont « pétris de bonté »… elle irradie des plis autour de ses lèvres, de ses yeux clairs délavés, et même des petites poches qu’il a sous les yeux… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 196)
- Son visage avait la pâleur et l’éclat des perles, ses cheveux la profondeur sombre des nuits étoilées et son tempérament était pétri de bonté et de tendresse. — (David Lelait-Helo, Si l’amour m’était conté: 50 passions du monde entier, Univers Poche, 4 février 2016)
- Mais l’impérialisme, de par ses progrès mêmes, est pétri de contradictions ; les forces révolutionnaires doivent savoir préparer leur action pour être prêtes au moment où ces contradictions éclateront, et profiter ainsi du déséquilibre pour faire sauter le maillon le plus faible du système. — (Nguyen Khac Vien, propos cités par Jean Chesneaux, Le Vietnam : études de politique et d’histoire, éditions François Maspero, collection « Petite collection Maspero » no 24, 1968, pages 101-102 → lire en ligne)
- Pour les sceptiques pyrrhoniens, le monde semble à tel point pétri de contradictions qu’il vaut mieux s’abstenir de s’interroger, afin de ne pas déchoir dans une agitation frénétique. Peu importe que le monde soit porteur d’une vérité ou d’une autre : ses contradictions apparentes le rendent trop complexe pour qu’on puisse y réfléchir sans trouble. — (Thibault Isabel, Manuel de sagesse païenne, Le Passeur éditeur, 2020, page 33 → lire en ligne)
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élégir
?- (Technologie) Alléger, amincir une plaque ou une poutre de bois en réduisant son épaisseur.
- En aménagements paysagers, alléger le poids d'un sol en terre végétale en diminuant son épaisseur par la construction d'un vide enterré.
- (Par extension) (Rare) Réduire, amoindrir.
- Qui n'a vu dans les villes ces copies de tableaux célèbres (...) que des artistes-mendiants esquissent à la craie à même le pavé des quartiers passants et que, la nuit venue, (...) on foule aux pieds : Vénus et Jocondes effilées, dont le sourire bave et s'élégit sur un menton qui s'écaille et s'écharne (...)? — (Anne F. Garréta, La Décomposition, 1999)
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nadir
?- (Astronomie) Point situé sous l’observateur en suivant la verticale tirée du point où il se tient et passant par le centre de la Terre, ou dirigée dans le sens de la gravitation.
- En deux points du globe, ayant respectivement la lune au zénith et au nadir, la surface des océans a tendance à monter créant une pleine-mer.
- (Par analogie) Valeur la plus basse dans une série.
- La livre sterling, déjà fortement dévaluée depuis le référendum sur le Brexit du 23 juin 2016, a réagi, en approchant de son nadir. — (Eric Albert, Brexit : face au risque de « no deal », la livre sterling proche du plus bas niveau de son histoire, Le Monde. Mis en ligne le 2 août 2019)
- (Par extension) Le pire moment, ou le moment où il y a le moins d'espoir et le moins de réalisation.
- Dans les existences les plus illustres comme dans les plus obscures, n’y a-t-il pas pour l’animal comme pour les secrétaires généraux un zénith et un nadir, une période où le pelage est magnifique, où la fortune rayonne de tout son éclat. — (Honoré de Balzac, Les Employés, 1838, édition définitive)
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lotir
?- Diviser un domaine en lotissements.
- Lotir une propriété, un parc.
- (Vieilli) Répartir en lots.
- Lotir une succession, les effets d’une succession.
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repolir
?- Polir de nouveau.
- Il faut plusieurs jours pour repolir le miroir d’un grand télescope.
- Cette glace fondait un tantinet à midi mais regelait le soir, et, chaque matin, on commençait par la repolir avec amour. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les crêtes se ciselèrent et s’amincirent. Des couloirs burinèrent profondément les faces, et les tourmentes polirent et repolirent les grandes dalles jusqu’à leur donner l’aspect du bronze. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, pages 279-280)
- Repolir de l’argenterie, de l’acier.
- (Sens figuré) Améliorer, en parlant de tout ouvrage, y compris ceux de l’esprit.
- Vingt fois sur le métier remettez votre ouvragePolissez-le sans cesse, et le repolissez. — (Nicolas Boileau, L'Art poétique, chant 1, 1674)
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compatir
?- Être touché de compassion pour les maux d’autrui.
- On semble plutôt compatir au chagrin que dissimule son visage fermé, admettre sa réserve et la dignité qu'il met dans ces formalités pénibles. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Compatir, c'est communier avec cette personne qui souffre. C'est prêter attention à ce que te disent, bien souvent sans aucun mot, son corps et son esprit. C'est lui offrir ta pure présence, parfois par la simple lumière de ton regard, parfois par l'entremise de ta main doucement caressante. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, p. 144)
- Souffrir les fautes, les faiblesses de son prochain avec indulgence.
- La multitude elle-même, qui est la critique la plus sévère de la conduite des classes supérieures, compatissait aux folies du prieur Aymer. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.