Dictionnaire des rimes
Les rimes en : fioriture
Que signifie "fioriture" ?
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- (Musique) Trait composé de gammes diatoniques ou chromatiques, trait en tierces ascendantes ou descendantes, etc.
- Sa voix avait gagné en force et en étendue, et les fioritures infinies du chant italien brodaient de leurs gazouillements d'oiseau les phrases sévères d'un récitatif pompeux. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- (Par extension) Surabondance d’ornements dans le style et d’un excès d’inutile virtuosité.
- Il adore le paradoxe, il touche au sérieux, au burlesque, et je ne saurais vous dire avec quel art, quel tact, quel goût infini il parcourût avec cette femme dont il ne savait ps le nom, toutes les gammes vulgaires et toutes les fioritures élégantes de la conversation de chaque jour. — (Alexandre Dumas fils, La dame aux camélias, 1848, réédition Le livre de poche, pages 9-10)
- Les demeures des paysans frappaient les regards : de belles izbas en bois, sans ornement ajourés et autres fioritures, mais admirablement charpentées. — (Nicolas Gogol ; « Les âmes mortes », 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Plutôt que d'avoir des obsèques manquant de fiorituresJ'aimerais mieux, tout compte fait, me passer de sépulture. — (Georges Brassens, Les Funérailles d'antan, 1960)
Mots qui riment avec "ur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "fioriture".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ur , urs , ure , ures , ûre et ûres .
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brûlure
?- Impression que le feu, un corps très chaud ou une substance corrosive font sur la peau ou sur quelque autre matière et qui va jusqu’à les altérer ou même jusqu’à les détruire partiellement.
- Se faire une brûlure au visage, à la main. Panser une brûlure. C’est un trou de brûlure.
- Une brûlure de robe. (Par analogie)
- (Par analogie) Sensation de chaleur excessive qu’on éprouve.
- Elle en avait contracté l'eczéma de la face, une éruption suintante qui la dévorait de sa brûlure atroce. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Agriculture) Altérations produites sur les végétaux au printemps, soit par l’action du soleil, soit par l’effet de la gelée ou du vent.
- Les pêchers sont très sujets à la brûlure.
- (Agriculture) (Vieilli) (Désuet) Maladie du mouton.
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égratignure
?- Action d’égratigner ou résultat de cette action.
- Une égratignure au visage.
- Se faire une égratignure.
- ne pouvoir souffrir la moindre égratignure, être peu endurant ou trop délicat.
- (Sens figuré)
- De Gaulle que tant de tempêtes avaient assailli sans jamais l'ébranler, s'évanouit et disparut à la première égratignure que lui fit un parlement-croupion. — (François Mitterrand, Le coup d'État permanent, 1965)
- (Par extension) Blessure légère et peu dangereuse.
- Ce n’est qu’une égratignure.
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étalingure
?- (Marine) Fixation de l’extrémité d’un câble, d’une chaîne sur l’organeau d’une ancre.
- (Marine) Fixation de l’autre extrémité dans la cale ou le puits à chaînes (la baille).
- (Marine) Petit bout qui relie la fin de la chaine de mouillage au bateau (anneau en fond de cale de rangement de mouillage. Cela évite de perdre l’intégralité de son mouillage (chaîne et ancre) en cas de mauvaise manœuvre de mouillage et en même temps, cela permet de conserver une partie sectionnable au couteau, sous charge, en cas de besoin pour larguer le mouillage.
- L’amarrage que l’on nomme étalingure peut être réalisé à l’aide d’un cordage, frappé d’un côté sur la chaîne par un nœud de chaise cousu, bloqué de l’autre par un nœud en huit dans une cloison ou frappé par un nœud sur une membrure ou un piton au fond du bateau. — (Le Cours des Glénans, Le Seuil, 1995, p. 419)
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magistrature
?- Dignité, charge de magistrat.
- Il est nécessaire de dire quelques mots de deux magistratures qui, bien moins importantes, quant à l’étendue réelle de leurs attributions, le sont cependant beaucoup par l’influence et la considération qu’elles donnent à ceux qui en sont revêtus. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Vieilli dans la magistrature, où il avait pris une roideur et une sévérité de profession, il donna sa démission de président de chambre, en 1851. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Corps des magistrats de l’ordre judiciaire.
- Cet homme fait honneur à la magistrature.
- Entrer dans la magistrature.
- Magistrature assise, les juges et conseillers.
- Magistrature debout, les membres du parquet.
- Magistrature suprême.
- Temps durant lequel un magistrat exerce ses fonctions.
- Le fait a eu lieu durant sa magistrature.
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damassure
?- (Tissage) Dessin figuré sur la toile damassée, en la tissant.
- Il est ainsi nommé, parce qu’en effet ses veines sont disposées de la même manière que le linge damassé. Il est d’un rouge plus brun, et le clair de la damassure fait valoir agréablement ses ondes. — (Louis-Georges-Isaac Salivet, Manuel du tourneur, volume 1, page 34, 1816)
- Je n’ai pas besoin d’ajouter que tous ces détails pris parmi la damassure sont exécutés de la manière la plus large et la plus ferme, et offrent un très-curieux spécimen du goût et de l’état de la lingerie de luxe à la fin du XVIIe siècle. — (A. Du Chatellier, Les cabanes de Belle-Isle-en-Terre - Le château de Tonquédec - Le serviettes de Louis XIV à Lannion, Bulletin monumental, Société française d'archéologie, page 95, 1865)
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puériculture
?- (Didactique) Art d’élever les jeunes enfants.
- (En particulier) Science des méthodes et des procédés propres à développer les jeunes enfants au plan physique et psychologique.
- L'usage de la tétine, encore appelée sucette, a toujours été un objet de polémique. […]. Si la tétine est aujourd'hui très répandue, son utilisation n'a donné lieu qu'à très peu d'écrits dans les manuels de puériculture ou dans les ouvrages de psychologie. — (Mylène Hubin-Gayte, Les bébés, Le Cavalier Bleu éditions, 2001, page 77)
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aperture
?- (Botanique) Zone de moindre résistance à la surface du grain de pollen par où germe le tube pollinique.
- (Phonétique) Écartement des organes au point d’articulation d’un phonème.
- Le canal buccal est l’espace compris entre la langue et la voûte palatine ; plus la langue s’élève et se rapproche de la voûte, plus le canal se rétrécit — et inversement. Un phonème est dit fermé lorsque le canal buccal réduit sa dimension verticale ; un phonème est dit ouvert lorsque le canal buccal augmente sa dimension verticale. Le degré d’ouverture du canal buccal est appelé aperture. — (François de la Chaussée, Initiation à la phonétique historique de l’ancien français)
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serrure
?- (Serrurerie) Mécanisme permettant d'ouvrir ou de fermer une porte, un panneau, un vantail, etc., au moyen d’une clé.
- La clef introduite dans la serrure refusa de tourner et comme le secrétaire la retirait, la porte s’ouvrit toute seule. Voilà qui était bizarre : elle n’était pas verrouillée alors qu’elle aurait dû l’être à double tour. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ruisselant de sueur, Jimmy tourna la clef dans la serrure, ouvrit la porte, fit entrer Jim et la referma derrière lui. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Ouvre, que je te parle, intima Percebois, […]. La serrure claqua deux fois, suivie d'un bruit métallique : une targette que l'on tirait, peut-être une barre de porte enlevée à force. — (Patrick Breuze, La Malpeur, Presses de la Cité, 2010, chap. 4)
- (Chemin de fer) (1897) Serrure « Bouré » : Serrure de sécurité disposée sur les leviers de manœuvre (signaux, aiguilles, etc.) et rendant impossible une fausse manipulation. Du nom de son inventeur.
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abjure
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe abjurer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe abjurer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe abjurer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe abjurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe abjurer.
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râblure
?- (Marine) Rainure en forme de triangle pratiquée dans la longueur de la quille, de l’étambot ou de l’étrave, pour y placer l’extrémité des bordages.
- La râblure est le point délicat de tout bateau en bois.
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enluminure
?- Art d’enluminer.
- L’enluminure du XVe siècle.
- (Art) Ornements en couleur, tels que fleurons, vignettes, lettres ornées, sujets à personnages, qui décorent les manuscrits du Moyen Âge.
- … du docteur Huylten, qui ne détachait les yeux de sa bible jonchée de gothiques enluminures que pour admirer l'or et le pourpre de deux poissons captifs aux humides flancs d'un bocal. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Action d’enluminer ; ou résultat de cette action.
- Cette enluminure manquait à quelques endroits de la face et faisait singulièrement ressortir sa décrépitude et son teint plombé. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- Le procédé d'enluminure imaginé fut de découper dans des cartons imperméabilisés toutes les parties de l'image à colorier du même ton : […]. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, note bas de page 110, 1923)
- (Par extension) — Ce n’est pas un tableau, ce n’est qu’une enluminure.
- (Sens figuré) Style trop chargé de couleur.
- Dans un grand épanchement de clarté, je vois, sous les pins des promontoires, une côte éclatante, d'immenses baies toutes bleues, une théâtrale enluminure, où la ligne déchiquetée des porphyres limite en ses anfractuosités rougeoyantes l'azur doré de la mer. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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encastelure
?- (Médecine vétérinaire) État d’un cheval encastelé.
- Ces maladies sont le javart, la seime, la fourchette échauffée, le crapaud, la bleime, l’oignon, le clou de rue, l’encastelure. — (Charles Le Brun-Renaud, Manuel pratique d'équitation, 1886)
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caricature
?- Image satirique dans laquelle l’artiste représente d’une manière grotesque, bouffonne, les personnes qu’il veut tourner en dérision.
- La caricature est une arme très dangereuse. Les Français excellent dans la caricature.
- Yohanân ressemblait à une caricature de prophète : trop maigre, trop barbu, trop hirsute, couvert d'immondes peaux de chameau autour desquelles bruissaient et voltigeaient des mouches attirées par la puanteur. — (Eric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
- Quelles boules ! dit Bixiou à du Bruel, quelle belle caricature si on les dessinait sous forme de raies, de dorades, et de claquarts (nom vulgaire d’un coquillage) dansant une sarabande ! — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
- Ni les religions et leurs intégristes, ni les idéologies et leurs militants, ni les bien-pensants et leurs préjugés ne doivent pouvoir entraver le droit à la caricature, fût-elle excessive. — (Cabu, cité dans Le Canard enchaîné, 14 janvier 2015)
- (Par extension) Portrait grossier ou peu flatteur d'un personnage, souvent en parlant d’ouvrages littéraires.
- La caricature qu’elles avaient faite de l’étrangère, et le portrait flatteur qui était venu ensuite, avaient également de la ressemblance avec mademoiselle de Risthal. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
- (Sens figuré) Personne ridiculement accoutrée.
- Voyez cette femme : quelle caricature !
- (Sens figuré) Représentation outrée.
- A. Comte avait fabriqué une caricature du catholicisme, dans laquelle il n'avait conservé que la défroque administrative, policière et hiérarchique de cette Église ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.194)
- Et pour les hacktivistes, l'humour est aussi un outil. « On accepte toutes les caricatures, tous les foutages de gueule, affirme Okhin, parce qu'on sait que nos adversaires ne les acceptent pas du tout. — (Amaelle Guiton, Hackers: Au cœur de la résistance numérique, Au Diable Vauvert, 2013)
- La conséquence est simple : nous devons accepter par avance les caricatures de nous-même, car le caricaturé accepte d'être caricaturable. La raison critique est actrice de ses propres progrès. — (Charles Coutel, Les philosophes des Lumières, nos contemporains, dans Marianne, n°878 du 8 janvier 2016, page 58)
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éraflure
?- Écorchure légère faite en effleurant.
- Une éraflure d’épingle, d’épine, etc.
- Dites-moi, continua-t-il, ce gentilhomme n’avait-il pas une légère cicatrice à la tempe – Oui, comme le ferait l’éraflure d’une balle. — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, 1844)
- Il crut reconnaître sur ces murailles des éraflures de pointes d'épée, sur les dalles lavées, des éclaboussures noirâtres. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
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mouillure
?- Action de mouiller ou état de ce qui est mouillé.
- Est-ce bon à manger ? On ne saurait le dire, concentré sur la sensation de mouillure et d’abandon. La figue impose la sexualité du reproche. — (Philippe Delerm, Le trottoir au soleil, Gallimard, 2011, collection Folio, page 23)
- La mouillure du papier avant l’impression.
- (Linguistique) Action de mouiller une consonne, palatalisation.
- La mouillure du « n ».
- Traces laissées par l’humidité.
- Il y a des mouillures dans ce livre.
- Exemplaire avec mouillures.
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tellurure
?- (Chimie) Combinaison de tellure et d’un corps simple.
- Un tellurure d’or, corps composé qui se trouve fréquemment sur terre, et dans celui-ci, s’il y a soixante-dix pour cent de tellure, j’estime qu’il y a trente pour cent d’or! — (Jules Verne, Hector Servadac, 1877)
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endure
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de endurer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de endurer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de endurer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de endurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de endurer.
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ligure
?- Relatif à la Ligurie ou sa culture.
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impure
?- Féminin singulier de impur.
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froidure
?- (Littéraire) Température basse de l'atmosphère. Manifestation(s) particulière(s) de cette température.
- Leur pelage était encore roux en dessus, et d'un gris jaunâtre en dessous.[…]. Il fallait attendre et les laisser «mûrir», […], c'est-à-dire blanchir sous la froidure de l'hiver. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Dans le Grand Nord, ce territoire de froidure dont les conditions climatiques seraient un défi pour la grande majorité des gens ? — (Denise Bombardier, Le Canada, quel pays de fous !, Le Journal de Québec, 3 décembre 2022)
- (Poétique) L’hiver.
- Le ciel tisse une couverture en laineL'été prépare ses quartiers d'hiverMais n'aie pas peur de la froidure, HélèneJe te réchaufferai, je te réchaufferai — (Charles Aznavour, chanson Je te réchaufferai, album Aznavour-65, 1965)
- (Médecine) Lésion de la peau due au froid.
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bitture
?- (Marine) (Vieilli) Portion déterminée d’un câble qui doit filer librement avec l’ancre sur laquelle il est étalingué, et qu’on élonge sur le pont en direction des écubiers, quand on se prépare à mouiller.
- Le tour de bitte doit être pris à l’avance en dedans et sur l’avant de la bitture préparée, sauf à filer plus de câble dehors si le cas l’exige, sans décapeler le tour de bitte. — (Jean-Baptiste Philibert Willaumez, Dictionnaire de marine avec huit planches, 1831, p. 80)
- Les deux ancres de bossoir furent bientôt prêtes à être mouillées, les bittures des câbles furent prises et ensuite les travailleurs regardèrent autour d’eux. — (James Fenimore Cooper, traduction de Defauconpret, Le Lac Ontario, Jouvet et Cie, Garnier frères, 1870, p. 252)
- (Familier) (Vieilli) Variante graphique de biture, l'ivresse.
- N'aspirons-nous le grand air que pour l’ineffable joie d'engloutir impunément du piqueton jusqu'au gobichonnage majeur, jusqu'à prendre une bitture ? — (Auguste Luchet, Les mœurs d'aujourd'hui : le tabac, le jeu, le canot, le pourboire, la blague, la pose, le chantage, le loyer, la boutique, l'exil, Paris : chez Coulon-Pineau, 1854, p. 47)
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injure
?- Insulte, outrage, ou de fait, ou de parole, ou par écrit.
- Louer les princes des vertus qu’ils n’ont pas, c’est leur dire impunément des injures. — (François de La Rochefoucauld, Maximes et Réflexions morales (320), 1664)
- La veille du jour où il arrêta Eugène sur le cours Sauvaire, il avait publié, dans l’Indépendant, un article terrible sur les menées du clergé, en réponse à un entrefilet de Vuillet, qui accusait les républicains de vouloir démolir les églises. Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 99)
- Il cracha une injure, s’élança et réempoigna la jeune femme qui, cette fois, se débattit en vain. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, première partie, chapitre V)
- J'aurais voulu qu'ils se missent en colère, qu'ils me dissent des injures ou qu'ils me montrassent le poing, car c'était leur impassibilité qui me rendait fou. — (Jacques Boucher de Perthes, Voyage a Constantinople par l'Italie, la Sicile et la Grèce, 1855, vol.2, chap.68, p.494)
- (En particulier) Parole offensante, outrageante.
- […] les discussions avec les camarades se réglaient toujours à la manière antique, par des bordées d’injures qui précédaient le crêpage en règle des tignasses. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Et elle me bombarde, d’une voix mauvaise, avec un accent crapuleux, d’une bordée d’injures grasses. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 159)
- Ainsi, lorsque l’injurieur (celui qui prononce l’injure) s'adresse à un injuriaire (celui à qui s'adresse l’injurieur) à propos d'un injurié (celui dont parle l’injure) : c'est l’injure référentielle, car l’injurié dans le discours est le référent, et l’injurieur ne s'adresse pas directement à lui mais à l’injuriaire. La relation est, schématiquement de type triangulaire.Ou bien , lorsqu'un injurieur s'adresse à un injuriaire qui est en même temps l’injurié : c'est l’injure interpellative. La relation est ici duelle. — (Évelyne Larguèche, L’injure, la société, l’islam. Une anthropologie de l’injure, dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, Aix-en-Provence : Édisud, 2004, n° 103-104, page 31)
- (Sens figuré) Dégradation, la ruine, la perte de certaines choses par l’effet des intempéries, de la durée, de l’âge.
- Ces monuments, ces édifices ont éprouvé, ont ressenti l’injure du temps.
- Cette statue est exposée aux injures de l’air, du temps.
- L’injure de l’âge.
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rembourrure
?- Bourre en crin qui sert à rembourrer.
- Cette membrure métallique est solidement fixée à la rembourrure par l’intermédiaire des pièces métalliques extérieures qui servent à accrocher les traits et à passer les guides. — (Office National de la Propriété Industrielle, Brevet d'invention, 1902, 5, page 11)
- Grosse toile qui enveloppe la matière servant à rembourrer les tabourets, les chaises, les canapés.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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fourrure
?- (Habillement) Peau de certains animaux, précieuse par la couleur, la longueur, l’épaisseur du poil, et dont on peut se servir pour doubler, garnir ou orner les robes, etc. : on en fait aussi des manchons, des bonnets, des manteaux, des paletots, etc.
- À ce moment, il aperçut un ours superbe, un grizzly à fourrure noire, de haute taille, qui marchait sur ses pieds de derrière en longeant la voie, troublé sans doute par cette lutte des éléments qui impressionne si vivement les animaux. — (Jules Verne, Le Testament d’un excentrique, 1899, livre 2, chap. 12)
- Suzanne, en minaudant, me parle d'un manteau de fourrure, véritable occasion pour cet hiver et qu'il ne faudrait pas laisser passer ! — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 230)
- […],et une peinture sous verre, fixée sur la façade, représentait une femme appétissante aux yeux noirs qui, frileusement, s'emmitouflait de fourrures. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Héraldique) Se dit de l’hermine et du vair (ainsi que des dérivés) qui sont techniquement des semés d’un meuble spécifique avec des couleurs particulières qui n’ont pas besoin d’être énoncées (ce qui les distingue des autres semés qui nécessitent d’indiquer les couleurs du champ et des meubles). Autre différence avec les semés, les meubles utilisés sont considérés comme faisant partie intégrante du champ et n’introduisent pas de surcouche.
- Écartelé d’hermine et de vair, qui est de Campagne-lès-Hesdin → voir illustration « écartelé d’hermine et de vair »
- (Mécanique) Pièce qui sert à empêcher toute vibration dans un ensemble mécanique.
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encolure
?- (Hippologie) Partie du corps qui s’étend, chez un animal, depuis la tête jusqu’aux épaules et au poitrail.
- Bientôt le Sultan arrive; les tambours battent, les clairons sonnent aux champs; les fantassins présentent les armes et les cavaliers s’inclinent sur l’encolure de leurs chevaux en criant. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 119)
- Les femmes « youyoutèrent » à gorge déployée, et nous échangeâmes congratulations et compliments, l’un flattant l’encolure du mulet, notre héros, l’autre exagérant les mérites du conducteur bédouin. — (Évelyne Berriot-Salvadore, La Méditerranée et ses cultures, éditions du Cerf, 1992, page 184)
- (Sens figuré)
- On sait que Geffroy a publié une sorte d’encyclopédie des musées d’Europe, qui est le plus beau, le plus complet et le meilleur des cicérones de notre temps, battant, à cent encolures, tous les ouvrages similaires. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Au temps de Judas, Grasset, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 361)
- (Anatomie) Même partie chez l’humain.
- C’est un bel homme bien en chair, élégant en effet, quoique de massive encolure, avec de larges épaules, des joues pleines, de beaux yeux noirs caressans. — (Ernest Duvergier de Hauranne, Huit mois en Amérique, Revue des deux mondes, Vol. 2005, 1866, page 495)
- (Par extension) (Couture) Partie d’un vêtement qui entoure le cou.
- L’encolure d’une chemise, d’un pardessus.
- (Sens figuré) (Familier) Air, apparence.
- Il a l’encolure d’un sot.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.