Dictionnaire des rimes
Les rimes en : feuillu
Que signifie "feuillu" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Botanique) Qui possède beaucoup de feuilles.
- Un cerisier feuillu.
- Tige bien feuillue.
- (Foresterie) Qualifie les arbres qui portent des feuilles, par opposition à ceux qui portent des aiguilles, les conifères.
- A l'heure actuelle, l'étendue inculte boisable en épicéa étant fortement réduite, son extension est due à la conversion de peuplements feuillus en pessières et au boisement de terres agricoles. — (Recherches économiques de Louvain, vol22, p. 566, Université catholique de Louvain, Institut des sciences économiques, 1956)
- Au XIVe siècle, a la fin de l'époque Kamakura (1185-1333), le chef d'un clan local implanta une forteresse entourée de levées plantées de sudajii, Cayiaiiopyis sieaoldi, feuillus sempervirents caractéristiques de la forêt lauriphylle. — (Andrée Corvol, Forêt et paysage : Xème-XXIème siècles, novembre 2011, p.24)
- (Vieilli) Qualifie un style touffu, difficile à comprendre.
- (Argot) (Désuet) (France) Qualifiait un officier supérieur, général ou maréchal, dont les galons étaient de feuilles de chêne.
- Alors vous direz votre obéissance, votre angoisse. Vous serez pathétique enfin ! amoureux, soldat dans l'âme, tout ce que vous voudrez, et pourvu que votre chef, galonné ou « feuillu », ait vraiment quelque bon sens, pan, pan! ça marchera. — (Le Correspondant, Vol.301, 1925, p.392)
Mots qui riment avec "u"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "feuillu".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : u , us , ut , uts , ûs , ût , ûts , ue et ues .
-
foutue
?- Féminin singulier de foutu.
- Maintenant, il allait devoir retrouver cette foutue campagne embrouillardée, l’herbe qui mouillait les pieds, et un air plus chargé d’eau que d’oxygène. — (Alain Demouzon, Le retour de Luis, 1977, chapitre 6)
-
griffue
?- Féminin singulier de griffu.
-
ardu
?- D’accès difficile.
- Montagne ardue.
- Chemin ardu.
- D’un côté c’était la mer dont les flots sautaient dans les basses roches, de l’autre, la côte droite, ardue, infranchissable. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 51, 2012)
- (Sens figuré) Qualifie des idées qu'il est difficile d’atteindre ou des questions qu’il est difficile de résoudre.
- Si le défi lancé en début d'année par mon colocataire m'avait semblé insignifiant à l'époque, il m'apparaît bien plus ardu aujourd'hui que l'échéance se précise. — (Richard Di Domenico, Moi, Lautrec / docteur litho - mister ribaud, Editions Phi, 2021)
- C’est une des plus ardues questions que j’aie ouï faire. — (Vincent Voiture, Lett. 56.)
- Esprits versés dans cette science ardue du pour et du contre. — (Voltaire, Jenni, 8.)
- […], mais son talent c’est précisément de mettre les problèmes les plus ardus à la portée des cerveaux les plus frustes. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
-
lapsus
?- (Linguistique) Erreur involontaire qui fait dire à une personne autre chose que ce qu’elle avait prévu d’exprimer.
- Nous sommes foudroyés, dit-il. Il voulait dire « fourvoyés », mais c'était là un lapsus léger et que rendaient excusable, d'ailleurs, ces circonstances exceptionnelles. — (Georges Courteline, Train 8 h 47, 1888)
- Un lapsus, une faute de prononciation, le soufflet sur la joue d’un clown, peuvent créer un accès irrésistible avant qu’aucun couple comparatif de concepts ait eu le temps d’intervenir. Le rire a jailli avec la rapidité du réflexe ; il est souvent aussi véloce que le geste d’un instinct élémentaire. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 43)
-
interrompue
?- Féminin singulier de interrompu.
-
concourue
?- Participe passé féminin singulier du verbe concourir.
-
goulue
?- Féminin singulier de goulu.
-
dissolu
?- Qui vit dans la dissolution, dans la débauche.
- Parmi les hommes dissolus et sans principes déjà trop nombreux dans l’ordre du Temple, on pouvait distinguer Albert. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
-
cousu
?- Lié par une couture.
- (Sens figuré) Qui est plein.
- Naturellement je redouble de vitesse… mais tout à coup… pif ! paf ! pan !… des coups de revolver plein l’escalier !… Il est cousu de revolvers, ce vieux trappeur ! — (Eugène Labiche, Doit-on le dire ?, 1872)
- Les truands se dissimulaient dans toutes les encoignures des maisons, et gare au bon bourgeois cousu d'or, qui rentrait trop tard chez lui. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 43)
-
accourut
?- Troisième personne du singulier du passé simple de accourir.
-
convenue
?- Participe passé féminin singulier de convenir.
- couvrue
-
vertu
?- (Au singulier) Disposition ferme, constante de l’âme, qui porte à faire le bien et à fuir le mal.
- La vertu est un effort fait sur nous-mêmes pour le bien d'autrui, dans l'intention de plaire à Dieu seul. — (Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, 1788)
- Supposez maintenant un demi-criminel, comme Lucien qui, sauvé d’un premier naufrage de sa vertu, pourrait s’amender et devenir utile à son pays, il périra dans les traquenards de l’instruction. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, troisième partie)
- Qu’est-ce que la vertu ? Au sens où l’entend son restaurateur, c’est sans doute la probité et le désintéressement, c’est ce genre d’intégrité qui rend un fonctionnaire ou un mandataire inaccessible à toutes les tentations, à toutes les corruptions […]. — (Anatole Claveau, « La Vertu », dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 43)
- Oscar Wilde n’inspire plus de colère, même aux sectaires de la vertu. Tous n’ont plus, pour lui et pour son martyre, que de la pitié douloureuse. — (Octave Mirbeau, La Mort de Balzac, 1907)
- Le texte exact de Platon est : « Dans l’ordre des vertus, la sagesse est la première; la tempérance vient ensuite; le courage occupe la dernière place. » Platon entend ici par courage […] l’aptitude de l’homme à affronter la mort. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue et augmentée, Grasset, 1946, p. 205, note 1)
- Privé de tout accommodement, de ses fards, de ses sourires et de ses ruses, le vice a peu de chance de séduire la vertu la plus chancelante. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928 ; Préface de la 3e édition de 1929)
- (Par extension) Personne vertueuse.
- Les vertus farouches n’aiment pas les demi-périls. — (Léon Frapié, La Boîte aux gosses, 1907, page 63)
- — Les qualités morales, n’est-ce pas ? Est-ce que c’est par là que M. de Sainte-Austreberthe brille ? Je vous demande pardon de n’avoir pas pensé à cela, mais je ne me doutais pas que M. de Sainte-Austreberthe avait de légitimes prétentions au prix de vertu. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Dispositions particulières propres à telle ou telle sorte de devoirs ou de bonnes actions.
- J’avais fixé à huit heures le moment du départ. Mais si l’exactitude est la politesse des rois, elle n’est pas assurément une vertu des caravaniers marocains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 26)
- La patience est la principale vertu réclamée à l’explorateur polaire, dit Nansen, mais la prévoyance est la seconde. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- M. Fabre représentait l’Honneur, la Loyauté, la Probité, la vie régulière et laborieuse, le livret de Caisse d’Épargne, le pain gagné à la sueur d’un front d’exploité, — bref tout ce que les bourgeois proclament des lèvres comme des vertus civiques. — (Émile Armand, La revanche des « bandits tragiques », dans Les réfractaires, no 2, février-mars 1914)
- Les vertus peuvent être trafiquées, les dépravations, elles, sont réelles. — (Klaus Kinski)
- Cette trahison se colore de grands mots. Aimer son pays c’est toujours, selon l’opinion régnante, aimer la gloire, la richesse, et le pouvoir. Cette vertu est un peu trop facile. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 236)
- Chasteté, pudicité, surtout en parlant des femmes.
- Au milieu d’un monde corrupteur, cette femme a su conserver sa vertu.
- Comme il affectait un profond mépris pour la vertu des femmes, il ne voulait point se persuader qu’aucune pût lui résister. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Pouvoir de produire un certain effet.
- Il est de fait que le mercure sur lequel on fait bouillir de l’eau, communique à ce liquide la vertu la plus vermifuge ; […]. — (Jean Antoine Chaptal, Élémens de chimie, volume 2, Deterville à Paris, 2e édition, an III (1794 ou 1795), page 373)
- Puis nous passons à l’histoire naturelle et étudions les mœurs des abeilles, des fourmis, des sauterelles et les vertus de certaines plantes médicinales. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 123)
- Ces messieurs étaient attablés autour de vichy-fraise et de vittel-cassis, innocents breuvages qui, […], jouissent d’une rassurante vertu, laissant le cerveau lucide quand on se voit obligé de boire souvent et qu’on ne veut pas courir le risque de s’enivrer. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- L’usage du cresson de fontaine est bien vieux, et de tout temps cette crucifère à goût poivré a passé pour avoir des vertus spéciales, dépuratives et antiscorbutiques, […]. — (Cultivez le cresson de fontaine : la santé du corps, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, page 28)
- (Religion) Un des chœurs de la hiérarchie des anges.
- Je sais que vous gardez une place au PoèteDans les rangs bienheureux des saintes Légions,Et que vous l'invitez à l'éternelle fête,Des Trônes, des Vertus, des Dominations. — (Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857, extrait du poème Bénédiction)
-
apparut
?- Troisième personne du singulier du passé simple de apparaître/apparaitre.
- De l’autre côté de la haie, sur le chemin, apparut un petit homme court, trompettant et précédant une grande voiture longue, que traînait un cheval gris. — (Émile Zola, La Terre, deuxième partie, chapitre III)
-
hypotendu
?- (Médecine) Atteint d’hypotension, c’est-à-dire dont la pression artérielle est basse.
-
inattendu
?- Auquel on ne s’attendait pas.
- L’invention des bateaux à vapeur parut si neuve, si inattendue, si importante, qu’on se refusa à y croire, même sur le témoignage des académiciens de Lyon. — (Achille de Jouffroy, Des bateaux à vapeurs, Duverger, 1839, page 21)
- La créativité ? De l’efficacité inattendue. Edward de Bono
- Au mois de janvier de cette année, me trouvant à Paris, […], je reçus de Maxime Du Camp l’invitation tout à fait inattendue d’assister à l’exécution de Troppmann. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887.)
- Louis X eut une réaction inattendue ; il se mit, sur son faudesteuil, à tressauter de rire. — (Maurice Druon, Les Rois maudits, tome 2, « La Reine étranglée »)
- J’aime [Edward de Bono] définir la créativité comme de l’« efficacité inattendue ». Nos deux acolytes vont plus loin. Ils disposent les deux composantes de cette définition sur deux axes, divisent chaque axe en trois degrés et expliquent que le challenge de la créativité n’est pas d’être inattendue et efficace mais d’être très inattendue et très efficace […].— (Jean-Louis Swiners et Jean-Michel Briet, L’intelligence créative, Maxima, 2004, page 10 (dans la préface d’Edward de Bono))
- Christophe Colomb passe à la postérité en découvrant de façon totalement inattendue un continent alors qu’il en cherchait un autre. Son aventure est un exemple parfait de sérendipité, un exploit lié à l’imprévu.— (Marie-Noëlle Charles, Ces petits hasard qui bouleversent la science, Le Papillon Rouge Editeur, 2012, page 247)
-
advenue
?- Féminin singulier de advenu.
-
haïku
?- (Poésie) Petit poème japonais de trois vers comportant respectivement 5, 7 et 5 mores (ou syllabes en français) et contenant un kigo (mot de saison).
- Il y a deux formes de poésie moderne dans le Japon : le haïku et le tanka.
- André Duhaime est un pionnier du haïku au Québec et par son écriture, et par ses initiatives pour encourager cette forme d'écriture. Dès 1981, il publie le premier de plusieurs recueils de haïkus, puis en 1990 un recueil de tankas. — (Nuit blanche n° 167, été 2022, p. 25)
- Ne décrivant ni ne définissant, le haïku (j’appelle ainsi finalement tout trait discontinu, tout événement de la vie japonaise, tel qu’il s’offre à ma lecture), le haïku s’amincit jusqu’à la pure et seule désignation. C’est cela, c’est ainsi, dit le haïku, c’est tel. — (Roland Barthes, L’empire des signes, Éditions du Seuil, 1970, page 114)
-
exclue
?- Féminin singulier de exclu.
-
fichue
?- Féminin singulier de fichu.
-
grue
?- (Ornithologie) Gros oiseau voyageur, de l’ordre des Échassiers, qui vole fort haut et par bandes.
- La grue a le bec et le cou fort longs.
- La grue craque, glapit, gruit ou gruine.
- Le petit de la grue est le gruau ou gruon.
- Du dehors, au ciel opaque, un bizarre cri rouillé pénétrait dans la chambre. Une sorte de roucoulement triste, qui semblait à la fois très proche et très lointain.– Qu’est-ce que c’est ? murmura Mme de Saint-Selve.– Les premières grues qui passent, dit Anne. L’hiver. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 113)
- À Saint-Genou on peut encore contempler les Dames Oiselles sculptées de l’église. Ce sont des grues serrant dans leurs pinces des pierres vivantes. Leurs cous sont noués, empêchant de la sorte le cri qui sort de leur gosier. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 181)
- Rien n’égale le ballet aérien des grues, ces oiseaux vêtus de gris, aux ailes ornées de longues plumes flottantes, un aigrette rouge sur la nuque. Il y a dans leurs vols une sauvagerie et une langueur amoureuse qui se communiquent à toute la faune présente. — (Michel Tournier, Selma Lagerlöf, la grande dame qui venait du froid, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 137)
- […] une grue à la patte relevée. « JE VEILLE », dit la devise. Une allusion au fait que ces oiseaux, pendant leur repos nocturne, désignent en leur sein des guetteurs qui doivent rester éveillés et pour cela tiennent un petit caillou dans leur patte : en cas d’endormissement sa chute les réveillerait. — (Diane Meur, « La carte des Mendelssohn », 2015, éd. Sabine Wespieser, Le Livre de Poche, page 171)
- (Technique) Machine de levage et de manutention réservé aux lourdes charges sur des chantiers.
- Une grue de chantier.
- Ici des charrettes s’avançaient dans l’eau à reculons pour recevoir des chargements ; là, des palans enlevaient des fardeaux, tandis que des grues descendaient des pierres, et que des cure-môles creusaient des atterrissements. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, tome I, livre II, Garnier, 1910, page 119)
- Les usines débauchaient, les chantiers restaient une patte en l’air, les grues rouillaient, ramollissaient et finissaient par se casser la gueule en s’affaissant comme des merdes, avec le petit bonhomme qui roupillait là-haut dans la cabine. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 93)
- (Familier) (Sens figuré) Prostituée, femme dissolue.
- Il l’avait traitée de grue, et ce fut de son air aimable de beau vendeur qu’il l’arrêta. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Pour un prince syrien comme lui, la filiation se fait par les mères — et, en fait de mères, il y a autour de ce fils de cocher, nouveau-né, une pléiade de Julies — et qu’elles exercent ou non sur le trône, toutes ces Julies sont de hautes grues. — (Antonin Artaud, Héliogabale ou l’anarchiste couronné, 1934, réédition 1997)
- 12 octobre 1940 – Deux vieilles grues de cinquante ans sont encore là, parce qu’elles ont pris trop d’élan à vingt ans. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 93)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée de profil, ailes repliées, debout sur sa patte senestre, la dextre étant repliée et saisissant un globe ou une pierre sphérique appelée vigilance. À rapprocher de héron.
- D’azur à une grue d’argent tenant sa vigilance du même, qui est de Pellegue de Gironde → voir illustration « armoiries avec une grue »
-
cabus
?- À tête pommée, en parlant de chou, de laitue, de rose.
- Mon oncle, sans vous commander, passez au jardin, rapportez-m’en quelqu'un, de ces bien pommés, bien cabus ! — (Pourrat, Gaspard des Montagnes, 1925, p. 242)
- La laitue cabusse, ou pommée. Sa feuille s'arrondit & tend d'elle-même à faire la pomme. Ce nom est devenu générique — (Encyclopédie œconomique ou Systême général : 1° d'économie rustique [...] 2° d'économie domestique [...] 3° d'économie politique [...], 1771, tome 9, page 40)
- La rose cent-feuilles (rose cabusse) est sans contredit la plus belle rose du monde — (Ludovic Chirat, Étude des fleurs : botanique élémentaire, descriptive et usuelle, 2e édition, Lyon, 1855, tome 3, pages 814-815)
-
couru
?- Fréquenté.
- Curiosité locale (une de plus) : chaque année, le syndicat intercommunal de Valberg règle de belles ardoises au restaurant Le Chalet Suisse, et invite une ribambelle de journalistes locaux et nationaux se passionnant visiblement pour le secteur. Et qui sont les proprios de cette table très courue ? — (Christophe Nobili, « La moralisation politique trouve un cador dans le Midi », Le Canard Enchaîné, 23 août 2017, page 4)
- Ce spectacle est fort couru.
- (Par extension) Recherché.
- Un prédicateur fort couru.
- Certain.
- – Il ne peut plus y avoir de surprise ?– Non : les carottes sont cuites, comme on dit.– Après la déposition de mon gendre, c'était couru.– Couru... couru... On ne sait jamais. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- L’une était plus belle que l’autre et c’était celle à qui aussitôt plaisait Bénédict. C’était couru, c’était déjà comme ça dans la petite ville où ils s’étaient ébattus, en marge de d’hôpital. — (Pierre Drieu la Rochelle, Gilles, Gallimard, Paris, 1939)
- Je devinais le coup… Manola allait descendre l’escalier dans un bel uniforme d’officier de marine… C’était couru… — (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Mort aux ténors, chapitre I, Série noire, Gallimard, 1956, page 12)
- L’Allemagne, réduite à elle-même. Le Rhin est traversé, c’était couru. — (Marguerite Duras, La Douleur, P.O.L., 1985, page 14)
-
dépendu
?- Participe passé masculin singulier de dépendre.
-
cornue
?- Récipient qui sert à distiller.
- Note : Il peut être de verre, de terre ou de métal, renflé, arrondi et se terminant à sa partie supérieure par un tuyau étroit recourbé que l’on nomme col.
- Non, rien, si ce n'est, avec le sifflement de la cornue étincelante, les rires moqueurs d'un salamandre qui se fait un jeu de troubler mes méditations. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- On obtient d’ailleurs artificiellement le réalgar en chauffant dans des cornues un mélange, en proportions convenables, de soufre et d’arsenic, ou d’acide arsénieux, de soufre et de charbon mais, d’après M. Guibourt, la densité du sulfure artificiel n’est que de 3.243 et ce composé diffère notablement par sens propriétés du réalgar naturel. — (Dictionnaire universel théorique et pratique, du commerce et de la navigation. tome 2. H-Z, 1859-1861, page 1295-1296)
- Papa est debout devant une des tables, revêtu d’une longue blouse blanche, il tient dans la main une cornue, il l’agite doucement au-dessus de la flamme et puis la lève et l’examine à la lumière. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 50)
- Le confinement de sa propre pensée à l’égard de l’environnement sus-jacent, de sa bulle ambiante, permet de mieux réfléchir, de communiquer subliminalement avec l’extérieur, de ratiociner la myriade d’observations organoleptiques acquises, de les distiller dans les cornues du laboratoire mental de la créativité et, enfin, de les faire fondre dans les creusets intellectuels miniaturés des haïkus. — (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d’intérieur illustrés. Créatique, Québec, 2020)
- Les récipients étaient des creusets, des coupelles et des bonbonnes, dont la cornue qui deviendra le symbole de la chimie. — (Claus Priesner, L’alchimie, science hermétique, Pour la Science, 1er octobre 2002)
- Ces hommes vindicatifs ont fermé mes laboratoires et mes magasins, confisqué mes bouteilles, mes alambics et mes cornues. — (Anatole France, L’île des pingouins, 1908)
- (Par analogie)(Sidérurgie) Récipient métallique servant à diverses opérations dans les usines sidérurgiques.
- la fin de l'opération, la cornue est inclinée et les scories sont déversées dans la poche à scories. — (Edmond Dourille , La sidérurgie dans le monde depuis 1952, Éd. La documentation française, 1981)
- (Œnologie) Récipient de bois servant à transporter la vendange. → voir comporte et gerle
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.