Dictionnaire des rimes
Les rimes en : fantassin
Que signifie "fantassin" ?
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- Qui concerne les fantassins.
- Nous le répétons, c’est précisément à cause de cela qu’elles [(les Amazones)] devaient être adoptées comme symbole de la cavalerie du beau sexe ; si elles eussent réellement combattu à cheval, il est probable qu’elles auraient acquis une renommée fantassine. Ainsi va le monde, ainsi vont les proverbes. — (Albert Cler, La Comédie à cheval : ou manies et travers du monde équestre, Ernest Bourdin, Éditeur, Paris, 1842)
- Pour lui, partout où l’on ne pouvait circuler à cheval, on était esclave, enfermé dans d’étroites limites. Le galop était une évasion ; le pas fantassin, une sujétion. — (Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 65)
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "fantassin".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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circonvint
?- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe circonvenir.
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fusain
?- (Botanique) Arbrisseau ornemental, à feuilles elliptiques à ovales ou lancéolées et acuminées, aux fleurs à quatre pétales, et dont les fruits sont des capsules ressemblant à des baies, lobées, de couleur rose à rouge.
- Tout un coin d’ordures embarrassé de vieux seaux et de terrines fendues, où verdissait dans une marmite un maigre fusain. — (Émile Zola, Nana, 1880)
- Elle coud, et me fait gentiment compagnie, si la pluie hache l’horizon marin. Elle coud aussi à l’heure torride ou les fusains tassent sous eux une boule ronde d’ombre. — (Colette, La couseuse, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, collection Livre de Poche, 1960, page 154)
- Le parfum des buis et des fusains mouillés monta du jardin. — (André Malraux, La Condition humaine, 1933)
- J'emprunte une allée bordée de fusains et débouche sur la cour centrale où un palefrenier et un maître de manège s'engueulent virilement. — (James Fillol, Une autre gloire : Souviens-toi d’où tu est tombé, Société des Écrivains, 2011, chapitre 23)
- (Par extension) Bois carbonisé de cette plante ou du saule, utilisé pour dessiner.
- Je suis tout heureux et très fier de ce que vous voulez bien penser des choses que j’appelle mes dessins à la plume. J’ai fini par y mêler du crayon, du fusain, de la sépia, du charbon, de la suie et toutes sortes de mixtures bizarres qui arrivent à rendre à peu près ce que j’ai dans l’œil et surtout dans l’esprit. — (Victor Hugo, Correspondance, 1860)
- Un trait de sanguine ou de fusain a fixé des mouvements de tendresse. — (Edmond et Jules de Goncourt, Journal, 1892)
- Tout le long du jour elle a les poches et la bouche pleines de bois de crayons, de gomme noire et infecte, de fusain et de papier buvard rose. — (Colette, Claudette à l’école, 1900)
- Et cependant, sans parler des nombreuses copies faites au fusain ou à la mine de plomb par cet écolier, comment ne pas être frappé du sentiment de la réalité dont témoignait un premier essai original, un pastel tenté d’une main très sûre? — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 13)
- Pour dessiner des plâtres, l’élève est armé d’un fusain. Grâce à ce bout de charbon les fils des meilleures familles se muent aisément en bougnats.La mie de pain efface le fusain. Il est noir, elle est blanche : Othello, Desdémone. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 125)
- (Art) Dessin fait avec ce bâtonnet.
- En plus de quelques photographies, j’ai de mon grand-père Froger un grand fusain, qui le représente probablement d’après nature, à l’âge de trente-deux ans. — (Pierre Froger, Autrefois… chez nous : Livre de raison d’une Famille de l’Ouest, Angers : chez H. Siraudeau & Cie, 1950, page 89)
- Chacun avait apporté quelque cadeau […] Burrieu une aquarelle, Sombaz sa propre caricature, et Pellerin un fusain. — (Gustave Flaubert, L’Éducation sentimentale, tome 1, 1869)
- Carrière a vu ces toiles-là, et les grandes sanguines […] et les profonds fusains où les formes enfantines et maternelles se pénètrent. — (Élie Faure, Histoire de l’art, 1921)
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fraîchin
?- Variante de fraichin.
- Un fumet âcre, une odeur de fraîchin, comme disent nos matelots lorsqu'ils veulent qualifier cette odeur que les grands poissons de mer laissent après eux, me mordait à la gorge, […]. — (Alexandre Dumas, Les baleiniers: voyages aux terres antipodiques : Journal du Docteur Maynard, tome 1, Paris : chez Calmann-Lévy, s.d. (1861 ?), page 298)
- Une odeur de vieille terre rancie, d’herbes spongieuses et de fraîchin montait de la tranchée, et envahissait l’habitacle par la fenêtre ouverte. — (Didier Daeninckx, Nazis dans le métro, 1995, page 63)
-
chicotin
?- Suc amer tiré de la coloquinte, de l’aloès.
- Cela est amer comme chicotin.
- Mais, bah ! près d’elle le chicotin serait doux comme miel. — (Honoré de Balzac, Le Père Goriot, 1834)
- Tous les bonbons ne sont que chicotin. — (Gresset, Ver-Vert ou le Voyage d'un perroquet de Nevers, 1734)
- (Mycologie) Synonyme de bolet de fiel (espèce de champignons).
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foin
?- Herbe fauchée et séchée qui sert principalement à la nourriture des chevaux et des bestiaux.
- Ici je ne vis que des hommes fort occupés de chevaux, de foin, et des autres genres de ravitaillement ; tout cela exactement fait, et sous la pression de cette continuelle peur. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 14)
- Moi aussi, les soirs trop chauds m’ont terrassée ; moi aussi, l’odeur musquée des foins, les roulades du rossignol m’ont livré à la folie, à la faute. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 10)
- Durant l’hiver, les bœufs et les moutons doivent se nourrir de foin, herbe séchée qui a poussé au printemps dans les prairies humides et ensoleillées. — (Brigitte Coppin, À la découverte du Moyen Âge, Père Castor Flammarion, 1998)
- Le moment est propice pour capter les couleurs de la campagne, plutôt jolie dans ce coin de pays : une botte de foin, une vieille grange, une vache. — (Le Devoir, 30-31 décembre 2006)
- Nous étions donc tous là ce samedi avec nos 17 enfants qui s’épivardaient dans les bottes de foin […]. — (Le Devoir, 4 mai 2007)
- Sur mes pantalons de cadre, devenus pantalons de berger, il y a maintenant du sang, du fumier, du placenta, de la laine, de la boue, du foin, de l’eau sale, des écorchures de canif émoussé, des traces de marqueur de bétail bleu, du pus, du piétin. — (Lefebure, Mathyas, D'où viens-tu, berger?, Montréal, 2006)
- Nourries au foin, les biquettes ne donnaient pas un lait aussi savoureux et parfumé. Rien ne valait les pâtures gourmandes du printemps et de l'été. — (Jérôme Deliry, L'Héritage de Terrefondrée, Éditions Calmann-Lévy, 2013, chap. 6)
- Herbe sèche avant qu’elle soit fauchée. Note : Ce terme est généralement utilisé au pluriel.
- Une pièce de foin. — Couper le foin. — Les foins sont beaux. — On coupe les foins. — La saison des foins.
- (Par analogie) Ensemble des fleurons tubulaires du capitule (fond) immature de l’artichaut.
- Prenez des artichauts que vous appropriez dessus et dessous faites-les cuire dans l'eau assez pour pouvoir enlever le foin mettez-les sur une tourtière avec huile, gousses d'ail, sel, poivre.— (Alexandre Dumas, Denis-Joseph Vuillemot, Petit dictionnaire de cuisine, 1882, page 57)
- (Au pluriel) (Familier) Fenaison.
- Depuis quand ce commerce-là durait-il ? Depuis les foins assurément, cela c’était indubitable, mais qui sait si auparavant déjà, il n’y avait pas quelque chose. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Québec) (Populaire) Argent.
- Je voudrais bien faire comme lui, mais pour ça, il faut avoir du foin. — Elle peut bien te payer ça, elle ne manque pas de foin.
- […] si nos experts économistes de la Commission Séguin (et de nombreux autres experts) ont raison, le Québec s'est fait avoir pour 50 millions de dollars par semaine depuis presque 10 ans. Pour ceux qui savent compter, tout cela commence à faire pas mal de foin. — (Le Devoir, 14 novembre 2006)
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concubin
?- Personne qui vit avec un partenaire en état de concubinage.
- Redoutant qu’à son retour son concubin ne lui fasse de vifs reproches et ne la frappe, elle décida de faire disparaître l’entant. — (Jean-Luc Viaux, L’amour infanticide, 2014)
- (Au pluriel) Les deux membres d’un couple en état de concubinage.
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biquotidien
?- Qui revient, qui paraît deux fois par jour.
- Une promenade biquotidienne.
- Janvier, il surveille l’agnelage et commence en février la traite biquotidienne qu’il poursuivra jusqu’en juillet. — (Hélène Leroy, Vieux métiers Tout un art, éditions Debaisieux, 2013, page 6)
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augustinien
?- Qui suit ou se rapporte à la philosophie de saint Augustin.
- Loin de paraître comme inconciliables avec la piété, les commentaires nouveaux pouvaient sembler à certains mystiques parisiens un compromis heureux entre le néoplatonisme augustinien, l’abélardisme aristotélicien et l’esprit positif des savants ou des astrologues. — (Matthieu-Maxime Gorce, L' essor de la pensée au moyen âge : Albert le Grand - Thomas d'Aquin, Paris : Letouzey et Ané, 1933, Slatkine Reprint, 1978, p. 55)
- Leszek Kolakowski a bien montré comment la publication de l’Augustinus a offert à l’Église l’occasion de se désaugustiniser : en dénonçant les cinq propositions de l’Augustinus, elle désavouait la théologie augustinienne et adoptait pratiquement la doctrine des jésuites. — (Barbara de Negroni, Grâce et liberté : de la théologie à la morale, in Cahiers philosophiques, 2010/2, n° 122)
- Relatif aux religieux de l'ordre des augustins.
- Alphabet augustinien, histoire, par ordre alphabétique, de l'ordre des augustins.
- Relatif à Aougny, commune française située dans le département de la Marne.
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dépeint
?- Participe passé masculin singulier du verbe dépeindre.
- Troisième personne du singulier du présent du verbe dépeindre.
- Dans ce psaume le Prophète témoigne sa confiance en Dieu, puis, dans le suivant, il bondit d’allégresse à la nouvelle de son retour dans la grande cité de Jérusalem, dont il dépeint la magnificence, la concorde et la paix. — (Auguste Latouche, Psaumes de David, 1841)
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châtain
?- De couleur châtain, souvent en parlant des cheveux.
- Signalement du chevalier de Maison-Rouge : cinq pieds trois pouces, cheveux blonds, yeux bleus, nez droit, barbe châtaine, menton rond, voix douce, mains de femme. — (Alexandre Dumas et Auguste Maquet, Le Chevalier de Maison-Rouge, 1845)
- Mesnil André a sorti sa glace et son peigne, et cultive comme une plante rare sa belle barbe châtain. — (Henri Barbusse, Le Feu, Chapitre II, 1916)
- On distingue sept teintes naturelles de cheveux, réparties, en France, selon les proportions suivantes : 50 % de cheveux châtains, 20 % de cheveux gris, 10 % de cheveux blonds et noirs, 5% de cheveux roux et 2,5% de cheveux bruns et blancs. — (Pierre Bouhanna, Soigner et entretenir ses cheveux: Les nouveaux traitements du cheveu, Alpen Editions s.a.m., 2006, page 14)
- Ayant les cheveux de cette couleur.
- Jamais il n’avait vu une beauté plus correcte. Grande, magnifique, elle était une Junon châtaine, d’un châtain doré à reflets blonds. — (Émile Zola, Une page d’amour, Première partie, ch. I, Georges Charpentier, Paris, 1878, p. 13)
- Les deux enfants, du reste gracieusement attifées, et avec quelque recherche, rayonnaient ; on eût dit deux roses dans de la ferraille ; leurs yeux étaient un triomphe ; leurs fraîches joues riaient. L’une était châtaine, l’autre était brune. — (Victor Hugo, Les Misérables, tome I, livre quatrième, 1890)
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babouin
?- Espèce de singe de la sous-famille des cercopithécinés.
- Bien que tous les babouins puissent parfois se tenir debout, leur mode normal de progression est à quatre pattes, ce qui est d’ailleurs beaucoup plus naturel pour des créatures ayant abandonné la vie en forêt pour la vie en plaine [2].
- De même, dans un documentaire saisissant, on voit un léopard poursuivre et tuer une mère babouin. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 194)
- Ces babouins, qui forment de véritables troupes, ont des mœurs des plus étonnantes : ils adoptent par exemple des chiens qui leur servent de chiens de garde ! — (Didier Raoult, Épidémies. Vrais dangers et fausses alertes, Michel Lafon, avril 2020, page 93)
- (Péjoratif) Vieillard laid et ridicule.
- C’est un vieux babouin.
- (Vieilli) Figure grotesque des corps-de-garde, que l'on faisait baiser aux soldats par punition [3].
- Petit bouton qui vient aux lèvres après avoir bu dans un verre malpropre.
- Sa gueule est juteuse, elle est pleine de babouins — (Ch. VIRMAÎTRE, Dict. d’arg. fin-de-s., Suppl., 1899, page 30.)
- (Sens figuré) (Familier) Enfant étourdi et mal élevé.
- C’est un petit babouin.
- Faites taire ces petites babouines.
- Allons donc, petit babouin.
- (Vieilli) (Argot) (Au pluriel) Lèvres, bouche [3].
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muscadin
?- (Histoire) Mot de la Révolution française utilisé sous la Convention (1793) pour stigmatiser les contre-révolutionnaires ou supposés tels, puis appliqué à partir de la réaction thermidorienne (fin 1794) à la « jeunesse dorée » antirépublicaine, caractérisée par son élégance excentrique.
- Hier, un homme, connu par son patriotisme, passait dans le palais de la Révolution, qui est le repaire des agioteurs. Il entendit six jeunes gens, je dirai plutôt des muscadins, ce nom qu’une jeunesse orgueilleuse s’est fait donner, et qui attestera à la postérité, qu’il a existé en France, au milieu de sa révolution, des jeunes gens sans courage et sans patrie. — (Bertrand Barère, Intervention à la Convention, séance du 5 septembre 1793, in Histoire parlementaire de la Révolution française, tome 29, Philippe-Joseph-Benjamin Buchez, Roux-Lavergne, 1836, page 44)
- — Bon ! dit le chef de la patrouille, et qui me répondra de toi, monsieur le muscadin ?— Danton. Cela te va-t-il ? est-ce un bon patriote, celui-là ? — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes, 1849)
- Les incroyables et les muscadins, qui furent les élégants et les raffinés de la jeune génération, étaient arrivés à défigurer la parole, en imitant une sorte de gazouillement d’oiseau. Les femmes agrémentaient cette espèce de gamme susurrante, avec des soupirs, des intermittences dans la voix, des demi-sourires et des roulements d’yeux languissants. Les hommes, qui affectaient de prendre, en parlant, les poses les plus nonchalantes, émaillaient leurs discours de « paole d’honneu » et de « je vous zu-e ». — (Paul Lacroix, Directoire, Consulat et Empire : mœurs et usages, lettres, sciences et arts, France, 1795–1815, Librairie de Firmin-Didot et Cie, Paris, 1885, deuxième édition)
- Au premier étage, il y avait d’abord la chambre de « Madame », très grande, tendue d’un papier à fleurs pâles, et contenant le portrait de « Monsieur » en costume de muscadin. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1897)
- (Par extension) (Désuet) Petit-maître, homme qui affecte beaucoup d’élégance dans sa mise.
- Je ressemblais plutôt à un Esquimau qu’à un Français moi qui jadis passais pour le plus joli des muscadins. — (Honoré de Balzac, Le Colonel Chabert, 1844)
- Il y eut un dîner à mourir d’ennui tant ces gens firent de salamalecs ; ils avaient avec eux leur fils, un muscadin, un pisse-vinaigre en perruque. — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957, traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959, page 103)
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humain
?- Relatif à l’espèce humaine.
- Aucune forme humaine ne surgit entre les halliers, aucun bruit humain ne m’arrive. Partout le silence et partout la solitude ! — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- Lorsque l’on ne peut faire autrement que d’affronter le mauvais temps, les forces humaines se décuplent et l’esprit devient plus clairvoyant. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- – « Tu es si humain ! » lui disait parfois ma mère, avec un accent d’indéfinissable suspicion.Elle ajoutait, pour ne le point trop blesser :– « Oui, tu comprends, tu étends la main pour savoir s’il pleut. » — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 68)
- La justice, en tant qu’elle veut l’inviolabilité de la personne humaine par le seul fait qu’elle est humaine, ne saurait considérer l’homme que dans l’abstrait. — (Julien Benda, La trahison des clercs : Appendice des valeurs cléricales, 1927, édition 1946)
- Elle se passa les doigts sur les paupières, les yeux reprirent une expression humaine comme si elle revenait d’une pâmoison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Ne revenez plus, monsieur, autrement vous tueriez aussi la mère, car la puissance de Dieu est infinie, mais la nature humaine a ses limites. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l'art littéraire chinois, dans Choix d'études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- Qui est sensible à la pitié, secourable, bienfaisant.
- Cet homme est très humain et fort sensible aux misères d’autrui.
- Je ne connais pas de cœur plus humain.
- Avoir, montrer des sentiments humains.
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latin
?- (Histoire) Qui est originaire ou se rapporte aux Latins, les habitants du Latium.
- La mythologie latine.
- (Par extension) Romain, relatif à l’empire romain.
- Le droit latin.
- Empire latin d’Orient.
- (Linguistique) Relatif au latin, la langue.
- La littérature française du moyen-âge n'a guère que des antécédens latins. Les poésies celtique et germanique n’y ont laissé que de rares et douteux vestiges ; la culture antérieure est purement latine. C’est du sein de cette culture latine que le moyen-âge français est sorti, comme la langue française elle-même a émané de la langue latine. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- L’homme ne doit savoir littérairement que deux langues, le latin et la sienne ; mais il doit comprendre toutes celles dont il a besoin pour ses affaires ou son instruction. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, pages 166-167)
- « Votre castillan et notre français, et l’italien encore ne sont que des dialectes issus du latin parlé », poursuivit Joanny, récitant malgré lui sa grammaire ; « ce sont des langues vulgaires, d'anciens patois de paysans. Un temps viendra, vous dis-je, où de nouveau on enseignera le latin dans toutes les écoles de l'Empire, le latin classique, et où tous les vulgaires seront oubliés. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, pages 143-144)
- Toute la nuit, il avait rêvé qu’il récitait un discours latin en présence de l’Archevêque, et il lui avait semblé prononcer, ore rotundo, un nombre infini de belles terminaisons et de nobles désinences : abunt, arentur, ibus, arum… — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 210)
- Les plus énormes bêtises qui sortaient de la bouche de Johnson prenaient en effet je ne sais quel accent de véracité qui tenait sans doute au style de l’orateur, à la parfaite symétrie de ses phrases et à son redoutable arsenal de mots savants à désinences latines. — (Julien Green, Samuel Johnson, dans Suite anglaise, 1972, Le Livre de Poche, page 12)
- Le jeune jésuite chargé de la classe de latin lit à haute voix les thèmes des élèves sur un ton de persiflage, pour faire rire. Michel en particulier, nouveau venu expulsé depuis peu par une institution laïque, sert de cible.– Voici, Messieurs, du latin de lycée.– Cela vous changera de votre latin de sacristie. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 225)
- Qui s’exprime dans cette langue.
- Les auteurs latins.
- – Je prenais sur mes nuits pour parfaire ma connaissance des maîtres latins. Car je les préfère aux Grecs. Ceux-ci sont plus élégants, peut-être. Mais les autres sont plus vigoureux, et ont davantage le sens du droit. — (Pierre Benoit, Le lac salé, 1921, réédition Le Livre de Poche, page 203)
- (Religion) Relatif à l’Église catholique romaine.
- L’église latine ; de rite latin.
- Qui a certaines caractéristiques des habitants du Latium, des anciens Romains et, par extension, des peuples qu’ils ont longtemps et durablement colonisés et influencés.
- Il releva ses cheveux. Sa beauté était célèbre à Tolède : nez aquilin, yeux très grands, le masque conventionnel de beauté latine. — (André Malraux, L’Espoir, 1937, page 622)
- Qui a pour origine la langue latine, qui à l’origine parlait le latin.
- Les peuples latins.
- (En particulier) Espagnol, portugais et italien par opposition à anglo-saxon.
- Amérique latine.
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esterlin
?- (Histoire) Monnaie d’argent ayant circulé en France capétienne et en Angleterre, y compris sur les vastes possessions françaises des Plantagenets, rois d’Angleterre, (Normandie, Anjou, Saintonge, Poitou, Aquitaine, Guyenne) et demeurée monnaie anglaise, après son interdiction en France par Louis IX, qui avait réintroduit la monnaie d’or sur le territoire du royaume de France.
- D’abord monnaie du royaume d’Angleterre, l’esterlin l’emporte même en Ecosse sur la monnaie écossaise, mais il n'est pas moins la monnaie la plus abondante dans les domaines continentaux du Plantagenêt. — (Jean Favier, Les Plantagenêts, 2004)
- Poids dont se servaient les orfèvres et qui valait environ 1,5 gramme.
- Il y a cent soixante esterlins au marc.
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airain
?- (Fontainerie) (Vieilli) Métal rouge connu sous le nom de cuivre rouge, que l'on mélange avec la calamine pour faire le cuivre jaune, et avec l'étain pour faire le bronze ou la fonte.
- (Vieilli) ou (Littéraire) (Chimie) Alliage de différents métaux dont le cuivre est la base ; bronze.
- Pendant longtemps l’airain satisfit à toutes les exigences de la civilisation ; il servait aux arts de la paix comme à ceux de la guerre, et si quelques autres métaux comme l’or, l’argent, le plomb, le mercure, étaient déjà connus des anciens, on ne les appliquait qu'à des usages très limités. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 177)
- Et, frappant du doigt une cloche sombre et nue, qui rendit un son grêle :— Celle-ci, reprit-elle, est une sainte villageoise du Ve siècle. C’est une fille spirituelle de saint Paulin de Nole, qui le premier fit chanter le ciel sur nos têtes. Elle est d’un métal rare, qu’on a nommé airain de Campanie. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 119)
- Dans l’airain de Corinthe entrait une certaine quantité d’or et d’argent.
- (Littéraire) Objet de ce métal.
- Comme ils parlaient de la sorte, la lourde cloche de l’église de Saint-Michel de Templestowe […] vint couper court à leur contestation. Leurs oreilles furent successivement frappées par ces mornes vibrations, […] avant que l’oreille se sentît remplie de nouveau par la répercussion du glas de l’airain. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Sa voix sonore tinte comme de l’airain. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Les carnets d'un fou, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 313))
- (Sens figuré) Symbole de la dureté.
- Sa vitalité était prodigieuse ; avec son poumon abîmé il vivait, au fond, en bravant toutes les lois de la médecine, mais une formidable volonté de vivre, un sentiment d’airain du devoir à accomplir le maintenait debout. — (Stefan Zweig, traduit par Dominique Tassel, Le Monde d’hier, Gallimard, 2013, page 443)
- Les injures s’écrivent sur l’airain et les bienfaits sur le sable, on se souvient longtemps des injures et on oublie vite les bienfaits.
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corinthien
?- Qui provient de Corinthe.
- Qui appartiennent à l’ordre corinthien.
- La moulure E est une scotie, nommée rond creux ou nacelle ; elle sert aux bases des colonnes Ionique, Composite & Corinthien, pour faire opposition aux tores qui sont des moulures convexes ; ce qui forme une agréable diversité lorsqu'elles sont séparées par des listeaux. — (Charles Dupuis, Traité d'architecture, comprenant les cinq ordres des anciens, part.1, 1782, page 16)
- Les colonnes, toutes d’un seul morceau, n’ont guère plus de dix à douze pieds jusqu’au chapiteau d’un corinthien arabe plein de force et d’élégance, qui rappelle plutôt le palmier d’Afrique que l’acanthe de Grèce. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- A quelques pas derrière la source, il y avait un petit temple grec, cinq colonnes corinthiennes soutenant une coupole ronde. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- À l'intérieur, quatre colonnes corinthiennes et les colonnettes cannelées du chancel supportent le jubé de bois, orné de panneaux en bas-relief polychrome. — (Alain Stéphan, Guide du Finistère, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2004, page 25)
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diluvien
?- Qui a rapport aux inondations.
- Roches diluviennes.
- Dépôt diluvien.
- Terrains diluviens.
- (Sens figuré) Qui ressemble au déluge par son abondance.
- […], Henri dégusta, quelques secondes, le spectacle désolant de ces ombres errantes et pataugeantes, semblables à des bêtes d’un autre âge, grouillant dans un décor diluvien. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- […] ; les pluies y sont bien plus fréquentes que dans le reste de l’île, et ce sont des pluies diluviennes qui tombent sans trêve pendant deux ou trois jours. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 47)
- À peine nos tentes sont-elles dressées, qu’une averse diluvienne s’abat sur le camp. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 131)
- Ces travaux urgeaient spécialement dans l’Auvergne montagneuse où le réseau routier déjà insuffisant fut gravement endommagé par les pluies diluviennes de l’automne 1787. — (Daniel Martin, La Révolution en Auvergne, Bourbonnais et Velay, Éditions Bouhdiba,, 1993, page 68)
- Excessif, exubérant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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éthiopien
?- Relatif à l’Éthiopie, aux Éthiopiens.
- 17 février 1941. Je dois rejoindre Harrar, en territoire éthiopien, et me mettre en contact avec les patriotes favorables à l’empereur. La meilleur façon d’y arriver reste la voie ferrée qui va de Djibouti à Addis-Abeba, en passant par Dire Dawa. Signé : cap. Koïnsky. — (Hugo Pratt, « Les Scorpions du Désert, Brise de mer (épisode 5) », 1992, dans Les Scorpions du désert - L’intégrale, Casterman, 2009, page 291)
-
félin
?- Qui se rapporte au chat ou aux félidés.
- La race féline.
- (Sens figuré) Qui a l’attitude ou le caractère des félins et plus spécialement du chat.
- Une position féline.
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acousticien
?- Spécialiste de l’acoustique.
- (Par apposition) — J’ai vu, dans ma longue carrière d’ingénieur acousticien, bien des matières excellentes conductrices du son, mais jamais je n’en rencontrerai une seule comparable, même de loin, à celle dont sont pétris les murs de l’hôtel Terminus à Marseille. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895,)
- Audioprothésiste.
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diététicien
?- Spécialiste dont le métier est d’équilibrer le régime ou la pratique alimentaire de ses patients.
- […]: aujourd'hui condamné par les diététiciens au point d'être interdit dans les restaurants, le beurre noir s'obtient tout simplement en faisant chauffer du beurre (de préférence clarifié) jusqu'à coloration. — (Marie-Hélène Baylac, Dictionnaire gourmand: Du canard d'Apicius à la purée de Joël Robuchon, Omnibus, 2014)
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fedayin
?- (Histoire) À l’époque médiévale, membres de la célèbre secte des Assassins (nizârites).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Histoire) (France) Membre de l’armée de lutte pour l’indépendance de l’Algérie.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Combattant palestinien engagé dans la lutte contre Israël.
- C’est pendant la guerre de 1956 que les premiers fedayin apparaissent dans la bande de Gaza, nous l’avons déjà écrit. — (Lucas Catherine, Palestine: la dernière colonie ?, 2003)
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convins
?- Première personne du singulier du passé simple de convenir.
- Deuxième personne du singulier du passé simple de convenir.
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bouquin
?- (Familier) Livre.
- Il n’y a bouquin en Italie où je ne veuille perdre la vue pour l’amour de vous et du grec. — (Paul-Louis Courier, lettre à Étienne Clavier, Milan, 13 octobre 1809)
- Ce qui m’étonne, c’est que le propriétaire dudit bouquin ne semble pas le lire de droite à gauche. Est-ce qu’il ne serait pas imprimé en caractères chinois ? — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- […]; la confiance que les hommes du XVIIIe siècle avaient dans les capacités industrielles de l’État, paraît puérile à toutes les personnes qui ont étudié la production ailleurs que dans les insipides bouquins des sociologues; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.III, Les préjugés contre la violence, 1908, page 141)
- Car autant il aimait passer son temps devant l’écran, autant il avait horreur de devoir se pencher sur des bouquins, tout spécialement sur la « grosse brique » censée lui révéler tous les secrets des systèmes d’exploitation. — (Jacques Dessaucy, La fille du pape, Éditions Saint Honoré, 2014, page 86)
- […] ; oui, je pars à Bamako toute la semaine et pour ne pas trop m'ennuyer dans ma piaule, je viens chercher un bouquin distrayant, qu'est-ce que tu aurais à me conseiller ? Tant qu'à faire, j'aimerais autant que ce soit un bouquin amusant […]! — (Jean-Charles Garoche, Je l’ai échappé belle, Éditions du Panthéon, 2013)
- Confortablement installée à ma fenêtre, je goûtais la morsure du soleil, un bouquin à la main, quand une puissante impression scénique m’a saisie. — (Yseult Rontard, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 23/04/220 de Philosophie Magazine)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.