Dictionnaire des rimes
Les rimes en : expresse
Que signifie "expresse" ?
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- Féminin singulier de exprès.
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Mots qui riment avec "esse"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "expresse".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : esse , esses , aisse , aisses , èce , èces et ess .
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relaisse
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe relaisser.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe relaisser.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe relaisser.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe relaisser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe relaisser.
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méconnaisse
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif de méconnaître (ou méconnaitre).
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de méconnaître (ou méconnaitre).
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tendresse
?- Qualité de ce qui est tendre ; il ne se dit qu’au sens moral de la sensibilité à l’amitié, à l’amour, aux affections de la nature.
- Sa sœur ? Malgré l’hypocrite tendresse de ses dédicaces, il ne l’aimait pas, et elle non plus, au fond, ne l’aimait pas… — (Octave Mirbeau, La Mort de Balzac, 1907)
- Il avait grandi dans le giron de la famille, entouré de la tendresse de tous […]. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La tendresse d’un père pour ses enfants. — Aimer avec tendresse. — Tendresse de cœur. — Tendresse maternelle. — Il lui a donné mille marques de tendresse, de sa tendresse.
- Amour.
- Déjà, Jacques aimait Yasmina, follement, avec toute l’intensité débordante d’un premier amour chez un homme à la fois très sensuel et très rêveur en qui l’amour de la chair se spiritualisait, revêtait la forme d’une tendresse vraie… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Vous recherchez chaleur et tendresse. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 13)
- (Au pluriel) Caresses, témoignages d’affection.
- Il me fait mille tendresses. Défiez-vous de toutes ses tendresses.
- possesse
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acquéresse
?- (Droit) (Vieilli) Celle qui acquiert quelque chose.
- Il est intéressant de noter que certains féminins sortis de l’usage courant sont cependant conservés dans la langue juridique, comme demanderesse, défenderesse, venderesse, acquéresse et bailleresse. — (Michaël Lessard, Suzanne Zaccour, « Quel genre de droit ? Autopsie du sexisme dans la langue juridique », dans Revue de droit de l'Université Sherbrooke, no 47, 2017, page 227-298 [texte intégral])
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ogresse
?- (Mythologie) (Fantastique) Ogre femelle.
- Ces petites Ogresses avoient toutes le tein fort beau — (Charles Perrault, Le Petit Poucet, dans Histoires, ou Contes du temps passé, page 210. 1697)
- (Sens figuré) Femme avide de jeunes gens.
- — Oui, dis-je, mais selon Simon, elle le mange des yeux pendant que lui mange son « quatre-heures ». Peut-être qu’un jour ça ne lui suffira plus…— Qu’est-ce que tu veux insinuer ? Mais qui t’a appris…— C’est vrai, dit à mi-voix le Doyen, qu’il y a des ogresses… — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 21)
- (Désuet) (Argot) Femme qui louait aux prostituées tout ou partie de leur toilette.
- Les filles publiques nomment ainsi les revendeuses qui leur louent la pièce qui manque à leur toilette, au besoin même la toilette tout entière ; elles ne pouvaient vraiment choisir un nom plus caractéristique, et qui exprimât mieux l’idée qu’elles voulaient rendre ; rien, en effet, ne peut être comparé aux ogresses [...]. — (Eugène-François Vidocq, Dictionnaire argot-français, réédition : Éditions du Boucher, 2002, page 99)
- (Vieilli) (Argot) Tenancière de tapis-franc ou de maison close ; femme proxénète, maquerelle.
- Les dispensés, les vieilles bêtes, les ogresses du trottoir et les femmes du monde sur le retour contemplent d’un œil béat ce spectacle nauséabond. Le départ de la classe fait baver d’aise les catins et les bistros. — (Laurent Tailhade, Discours pour la Paix, Lettre aux conscrits, L’Idée libre, 1928, pages 21-30)
- Un repris de justice, qui, dans cette langue immonde, s’appelle un ogre, ou une femme de même dégradation, qui s’appelle une ogresse, tiennent ordinairement ces tavernes, hantées par le rebut de la population parisienne ; forçats libérés, escrocs, voleurs, assassins y abondent. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, § 1, 1842-1843)
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annesse
?- Troisième personne du singulier du passé simple de annettere.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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ivresse
?- État d’une personne ivre.
- L’ivresse qui dure longtemps chez les Sauvages, et qui est pour eux une espèce de maladie, les empêcha sans doute de nous poursuivre durant les premières journées. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- C’était une ivresse de respirer, de humer ces rayons solaires que le printemps rendait si vivifiants ! — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- À l’origine on ne vit dans les boissons fermentées qu’un moyen de se mettre en état d’ivresse. C’est l’étonnement provoqué sur des âmes simples par les propriétés exhilarantes de ces breuvages qui fit décerner à leurs inventeurs les honneurs divins. Tous les hommes ont le goût des excitants propres à leur procurer, avec l’oubli momentané de leurs maux, les jouissances d’une vie que l’imagination arrange quelques instants à son gré. L’ivresse, cette poésie des fonctions digestives, est même, selon une remarque de [[[w:Ernest Renan|Ernest]]] Renan, la seule forme sous laquelle les hommes sans culture puissent concevoir l’idéal. — (Louis Bourdeau, Histoire de l’alimentation, chap. V : Boissons distillées, collection Études d’histoire générale, Félix Alcan, Éditeur, Paris, 1894)
- Jamais il n’avait éprouvé une ivresse de volupté aussi aiguë et il eût voulu prolonger indéfiniment cette délicieuse torture. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- (En particulier) (Plus courant) État d’une personne enivrée par l’abus d’alcool.
- […] car, dans le naufrage de l’ivresse, on peut observer que l’amour-propre est le seul sentiment qui surnage. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- L’ivresse se lisait dans ses yeux, une ivresse crâne et satisfaite qui lui arrachait quelquefois de gros rires. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Les éléphants roses n'existent pas, l’ivresse n'abrite que les noirs serpents de la douleur et de la déchéance. On boit pour une seule raison : pas pour oublier que l'on boit, comme ce personnage du Petit Prince, mais pour oublier tout le reste et échapper à la dépression. — (Serge Reggiani, Dernier courrier avant la nuit, Éditions de l'Archipel, 1995, réed. revue & augmentée, 2003)
- Fréquent et insupportable à l’urgence, un agité, saoul, méchant et sale, hurle des grossièretés […] Les gendarmes refusent de s’en occuper. L’ivresse qui est une infraction sur la voie publique devient une maladie à l’hôpital. — (Claude Chopin, L’Hôpital : allô quoi ?, Éditions Edilivre, 2017, pagz 109)
- (En particulier) (Plus rare) Enthousiasme ; exaltation.
- […] Le Kalevala est un véritable éblouissement, auquel cette traduction de Gabriel Rebourcet rend sa faconde et son ivresse furibarde. — (André Clavel, « L’Iliade boréale », dans L'Express, n° 3081, 21 juillet 2010)
- Des années de frénésie et de farouche indépendance, dans l’ivresse de ses neuves et intactes illusions. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 25)
- marmiesse
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mairesse
?- (Administration territoriale) (France), (Canada), (Suisse) La première officière municipale d’une commune, municipalité ou (Canada) arrondissement, élue, en France, par les conseillers municipaux à l’issue des élections municipales, en Suisse et au Canada, directement par le corps électoral.
- Tel est le comble de cette histoire. Car la mairesse qui a eu ma peau a elle aussi été condamnée – pour avoir organisé un faux mariage. Elle a marié un homme dans le coma. — (Jérôme Morin, On ne réveille pas un fonctionnaire qui dort : Avant propos à la nouvelle édition, éditions de l’Archipel, 2014)
- Commémorations pour les héros et pour Hidalgo la mairesse de Paris, les à-côtés de la plaque, marchant à côté de leurs pompes… funèbres.D’un côté des héros, de l’autre des zéros pour l’orthographe. — (Guy Maillet, 2016, dépôt de bilan, des pots de départ et la farce tranquille !, Publibook, 2017, page 13)
- En ayant beaucoup d’élus sortants, la mairesse a un avantage organisationnel avec un parti financièrement en santé et des militants passionnés. — (Elsie Lefebvre, « La bataille de Montréal : où en sommes-nous? », dans Le Journal de Québec, 20 janvier 2021 [texte intégral])
- (Désuet) Épouse du maire.
- Au moral, la mairesse était, si vous voulez, du strass ; mais, pour les sauvages, le strass ne vaut-il pas le diamant ? — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre premier)
- Elle n’avait alors que cinquante-trois ans ; et, selon sa femme de chambre, devenue la femme d’un gendarme, une madame Soudry à qui l’on dit madame la mairesse gros comme le bras : « Madame était plus belle que jamais. » — (Honoré de Balzac, « Les Paysans », dans éditions Houssiaux, 1855 [texte intégral])
- On avait d’ailleurs, immédiatement après, un nouvel exemple de cette manière de former les féminins, car Françoise ajoutait : Mais sûr et certain que c’est à la Duchesse qu’est le château de Guermantes. Et c’est elle dans le pays qu’est madame la mairesse. C’est quelque chose. — (Marcel Proust, « Le Côté de Guermantes », dans Gallimard, 1921 [texte intégral])
- Certes, il existe le terme mairesse qui désigne traditionnellement la femme du maire (comme la préfète est aussi la femme du préfet) ; l’ennui, c’est que la terminaison en “esse” est souvent un peu péjorative […]. — (Claude Duneton, « Écrivain ou écrivaine ? Comment féminiser les fonctions ? », dans Science et Vie Junior, no 134, novembre 2000, page 87)
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nièce
?- Fille du frère ou de la sœur.
- Voilà le moment de donner des preuves de votre amitié à ma malheureuse nièce, et je vous prie de venir auprès d’elle, sans perdre un seul instant. Vous savez combien le marquis de St. Alban était cher à toute la famille, à moi, à ma pauvre nièce ; l’année ne se serait pas passé sans qu’il entrât dans cette famille qui l’honorait, le chérissait : hélas ! il n’est plus de bonheur pour moi, pour nous — (Gabriel Sénac de Meilhan, L'Émigré, Brunswick, Fauche et compagnie, 1797, p. 218).
- (Par extension) Fille du cousin ou de la cousine.
- « Tu as bien vu. C’était ma nièce, Zara-Maria, la petite-fille de [mon oncle] Oktavius. Elle se cherchait une chambre où se coucher. [...] » — (Jean Raspail, Hurrah Zara !, Paris, Albin Michel, 1998, page 129 sq.).
- Épouse du neveu
- senesse
- désobstruaisse
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drôlesse
?- (Péjoratif) (Populaire) Jeune femme, adolescente, avec éventuellement une nuance péjorative.
- Et que de Léonore on ne me parle plus ;La drôlesse me coûte et l’honneur et l’ouie,Et je ne l’en vois pas guéres moins réjouie. — (Paul Scarron, Don Japhet d’Arménie, acte III, scène 4, 1653)
- Si le curé, manipulant sa barrette aux arêtes luisantes de crasse, t’appelle Madame depuis ce baptême discret d’une bâtarde indiscrète qui braillait le sel à pleins poumons… s’il y en a qui disent : « Ma foi, elle se tient, elle ne se dérange plus », nous en connaissons d’autres dont les yeux luisent sur ton passage et qui pensent : « Drôlesse ! On t’a eue. On t’aura. Et tant qu’à faire, pourquoi pas moi ? » — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 308)
- Je n’aurai pas de rancune - pas assez de place dans mon chagrin - mais toutes les minauderies des drôlesses ne sauraient me réconcilier avec ceux que j’estime être aujourd’hui mes fossoyeurs potentiels. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 20)
- Femme de mauvaise vie.
- Innocent, il l’avait été si peu de temps, qu’avant sa quatorzième année, on l’avait renvoyé du lycée, pour avoir fait du scandale, en costume de collégien, aux courses de la Marche où il s’était montré dans la compagnie de deux drôlesses célèbres. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- S’il se marie un jour, ce qui peut très bien arriver, ce sera quand il sera tout à fait vieux, impotent et invalide. Alors, s’il est amoureux de quelque drôlesse, et il le sera ; si la drôlesse résiste, et il est probable qu’elle résistera, il l’épousera. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- […] et je me félicite d’avoir élevé le niveau mental de mes sujets en leur permettant de constater en paix la beauté des vierges, quand nos voisins fondent tout leur art sur la bedaine de quelques drôlesses. — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
- — Elle a couché ici ! Tu as osé la faire coucher ici, et dans le lit de ton pauvre frère ! Cette drôlesse ! — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 211)
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souplesse
?- Qualité de ce qui est souple, de ce qui se plie aisément.
- L'humidité donne de la souplesse et de l'élasticité aux fils, et c'est en vue de la facilité du travail que les filateurs maintiennent l'air de leurs salles de préparation et de métier à filer à un degré hygrométrique suffisant. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Il avait saisi l’arbre à pleins bras, […]. À chaque effort, il se haussait d’une demi-coudée. Dans ses reins se mouvaient des souplesses de lézard ; l’écorce pétillait sous ses orteils nus ; […]. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap.1, 1910)
- Le singe est un animal qui a beaucoup de souplesse.
- Ce cheval a de la souplesse dans les jarrets.
- (Sports d’hiver) Flexibilité.
- (Gymnastique) Renversement du corps vers l’avant ou vers l’arrière terminant en position verticale après un passage en pont.
- Les pouces joints, prêts à saisir la poutre, je ferme mon esprit à tout sauf à la trajectoire de la souplesse arrière — (Alpheratz, Requiem, 2015, page 22.)
- (Sens figuré) Qualité d'esprit, de style, de voix, etc., qui est souple
- Il a beaucoup de souplesse dans l’esprit.
- Il a une grande souplesse de talent.
- Son style a de la souplesse.
- Sa voix n’a aucune souplesse.
- (Sens figuré) Docilité, complaisance, soumission aux volontés d’autrui.
- Avoir de la souplesse dans les affaires.
- Il est difficile de réussir dans le monde, si on n’a pas à souplesse, si l’on manque de souplesse.
- Il a beaucoup, il a trop, il n’a pas assez de souplesse dans le caractère.
- (Œnologie) Caractérise un vin bien équilibré dont la teneur en tanin et en acide ne heurte pas le palais. Pour les vins qualifiés de souples, la rondeur l'emporte sur l'astringence.
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bassesse
?- (Péjoratif) Vice qui porte à des sentiments, à des actions, à des procédés indignes d’un honnête homme ou d’un homme de cœur.
- Bassesse d’âme.
- Bassesse de cœur.
- Bassesse de sentiments.
- Il s’est conduit avec bassesse.
- Louer avec bassesse.
- Il y a de la bassesse dans toutes ses actions.
- (Par extension) Les sentiments ou les actions mêmes qui marquent la bassesse d’âme.
- […] ; mais l’auteur, revoyant Paris après de longs voyages, croyait impossible d’obtenir un succès sans faire des bassesses auprès des journaux. Or, quand on fait tant que de faire des bassesses, il faut les réserver pour le premier ministre. — (Stendhal, De l’Amour, 1re préface de 1826)
- Il y exerce toute la vivacité de son esprit rebelle à ces combines, ces bassesses, ces tripotages, fricotages et grenouillages qui déshonorent à ses yeux la représentation des élus du peuple. — (Jean-Paul Clébert, Les Daudet: Une famille bien française (1840-1940), Presses de la Renaissance, 1988, chap. 18)
- Trivialité ignoble ou choquante.
- La bassesse d’une pensée, d’une expression.
- Cette bassesse de termes, de style contraste avec la dignité du sujet.
- (Vieilli) Basse naissance ; condition très obscure.
- La petite étrangère s’appelait Ernestine. Elle était allemande, et ne paraissait pas née dans la bassesse. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Entre amants il n’est plus ni grandeur ni bassesse,Je sais rendre un berger digne d’une déesse.— (Gabriel Gilbert, Les Amours de Diane et d’Endymion, Prologue ; Guillaume de Luyne libraire, Paris, 1657, page 2)
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finesse
?- Qualité de ce qui est fin, délié ou menu.
- De près, je pus remarquer la finesse de ses cheveux, qui eussent rivalisé avec ces fils de soie que les premières brises de l'automne détachent du manteau de la Vierge; …. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes,)
- […], et l'on y voit de grands troupeaux de mérinos, remarquables par leur bonne conformation et l'abondance et la finesse de leurs toisons […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 103)
- Le cachemire n'est pas ondulé comme la laine; il est souple, soyeux et brillant. Son élasticité est plus grande que celle de la laine, de même que sa finesse et sa souplesse; […]. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- La proportion nécessaire pour empêcher le gonflement dépend de la nature de la houille, du degré de finesse du poussier, du degré de finesse de l’infusible, de la densité apparente du mélange et de la loi de chauffage. — (La Vie technique et industrielle, 1926, vol.8, page 237)
- La finesse des bas nylon est évaluée en deniers et inscrite sur la pochette ; le chiffre correspond au titrage du fil ; plus il est bas, plus le fil, donc le bas, est fin. — (Geneviève de Corbie, Savoir équiper et entretenir sa maison, Paris : chez Gautier-Languereau, 1965)
- Qualité ce qui a une forme délicate et agréable.
- Quant aux « désespoir du peintre », la finesse des petites taches rouges sur le blanc des pétales m'attirait sans que jamais j'aie pu savoir pourquoi leur irréalité me troublait autant. — (Jeannine Burny, Le jour s'en va toujours trop tôt: sur les pas de Maurice Carême, page 13, éditions Racine, 2007)
- La finesse des traits. - La finesse des contours dans un dessin, dans une figure.
- (Gravure, Peinture) Manière de peindre, de graver, de dessiner légère, délicate et gracieuse ; effet qui en résulte.
- Finesse de pinceau, de burin, de touche.
- (En particulier) (Au pluriel) Effets de touche, de ton, remarquables par leur légèreté, leur grâce, leur délicatesse.
- Finesses de touche. - Finesses de ton.
- Délicatesse, en parlant des sens.
- Il a l’ouïe d’une grande finesse. - Les aveugles acquièrent en général une grande finesse de tact.
- (Sens figuré) Délicatesse de l’esprit, du goût, du jugement.
- Finesse de goût, de tact. - Un esprit doué de beaucoup de finesse.
- (Par analogie) Qualité des choses faites pour être appréciées par le goût et par la pénétration d’esprit.
- Cela est dit, est exprimé avec finesse. - Il ne sentit pas d’abord toute la finesse de cette réponse. - La finesse de ses railleries. - Des jugements pleins de finesse.
- La chose même qui est difficile à sentir, à saisir, à pénétrer.
- Les artifices et les mystères du style chinois sont sans nombre; ici le titre lui-même, Printemps et Automne, n'est probablement pas sans quelque secrète intention et quelque finesse cachée. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- C’est une finesse de langage que peu d’étrangers sont capables de sentir. - Savoir toutes les finesses d’une langue, d’un art.
- (Absolument) La finesse d’esprit.
- Il y a beaucoup de finesse dans ses yeux, dans son regard, dans sa physionomie.
- Pascal oppose l’esprit de finesse à l’esprit de géométrie.
- Il y a beaucoup de différence entre l’esprit de Géométrie et l’esprit de finesse. (…) Dans l’esprit de finesse les principes sont dans l’usage commun, et devant les yeux de tout le monde. — (Pascal, Pensées, éd. 1670)
- Ruse ; artifice. Invention cousue de fil blanc, machination particulièrement habile ou ridicule. Mensonge.
- Le duc et la duchesse mouraient de rire à tous ces propos , comme gens qui avaient fabriqué l'aventure, s’applaudissant de la finesse et de la dissimulation que montrait la Trifaldi. — (Cervantes, L'ingénieux hidalgo don Quichotte de la Manche, traduction L. Viardot, 1836, tome 2, page 402)
- Mais il n’importe pas seulement de connaître les finesses du métier, il faut surtout être perspicace pour ce qui est répréhensible, nous voulons parler des moyens frauduleux auxquels se livrent peu ou prou tous ceux faisant commerce de chevaux. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Découvrir une finesse. - Finesse grossière. Finesse colossale - Ses finesses ne trompent plus personne.
- "Colossale finesse" est un oxymore (figure de mots) et une antiphrase (figure de sens). L'expression s'est popularisée depuis belle lurette pour désigner une balourdise, venant de la part de gens qui se croient plus malins que les autres.
- Les apprentis - manipulateurs ont montré là l'étendue de leur colossale finesse.
- Comme il vit qu’elle ne lui nommait point M. de Nemours, il lui demanda en tremblant si c’était tout ce qu’elle avait vu, afin de lui donner lieu de nommer ce prince, et de n’avoir pas la douleur qu’elle lui en fît une finesse. — (Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves, 1678, réédition Garnier-Flammarion, 2009, Quatrième Partie, page 215.)
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diablesse
?- (Mythologie) Démone, diable femelle.
- À mort ! à mort ! la diablesse ! et vive la vieille Angleterre ! — (Eugène Sue, Les Mystères du peuple, tome IX, Administration de librairie, Paris, 1849, page 290)
- (Sens figuré) Femme méchante et acariâtre.
- Tu en répondras à notre seigneur, alors, vieille diablesse, dit l’homme en se retirant. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Fille ou femme turbulente, espiègle ou malicieuse.
- Ah ! lorsque les filles s’intéressent aux marguerites, aux pleines lunes et aux quartiers […] l’amour est proche, la chute n’est pas éloignée. Mais pour un homme seul, avec une diablesse de cet âge, que faire sinon la marier ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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prêtresse
?- (Religion) Femme qui exerce une fonction sacrée et qui préside aux cérémonies d’un culte religieux.
- Par exemple, avez-vous quelquefois réfléchi à certains mots irréguliers de notre langue qui ne prennent pas le féminin, comme les autres mots de la même famille, tels que : poëte, auteur, écrivain, peintre, sculpteur, architecte, compositeur, littérateur, etc. ? Pourquoi ne dit-on pas : peintresse, architectesse, poëtesse, comme on dit : prophétesse ou prêtresse ; ni sculptrice ou autrice, comme on dit : actrice ou lectrice ; ni littérateuse ou compositeuse, comme on dit : chanteuse ou danseuse ; ni écrivaine, comme on dit : souveraine ? Pourquoi, dans ces cas-là, faut-il avoir recours à la périphrase : une femme auteur, une femme peintre, une femme compositeur, et ainsi de suite ? — (Émile Deschamps, « Mémoire sur les femmes littéraires », dans L’investigateur : journal de la Société de l’Institut historique, 1847, vol. 7, 2e série, page 121 [texte intégral])
- Prêtresse d’Apollon, de Diane.
- (Sens figuré) Elle vint à lui, et, avec cette instinctive science de l’amour qui devait faire d’elle la plus conquérante des prêtresses de l’amour, Marion Delorme lui jeta ses bras autour du cou. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Désuet) Épouse d’un prêtre, dans les rites non latins de l’Église catholique, les Églises orthodoxes ou les Églises orientales.
- Les femmes des curés sont appelées prêtresses par honneur, mais n’exercent aucune fonction sacerdotale. — (Gérard de Nerval, Voyage en Orient, Calmann Lévy, Paris, 1884 (1re édition 1851), page 303)
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apparaissent
?- Troisième personne du pluriel du présent de l’indicatif de apparaître (ou apparaitre).
- Et à vrai dire, les lieux communs qui se présentent ici à l’exploration apparaissent également à leur tour comme lieux philosophiques dès qu’on cherche à les définir en les parcourant selon la méthode philosophique. — (Gilbert Boss, Lieux communs, 2007)
- Troisième personne du pluriel du présent du subjonctif de apparaître (ou apparaitre).
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périthèce
?- (Mycologie) Formation reproductrice (ascocarpe) particulière à certains champignons ascomycètes et lichens en forme d’urne ou de bouteille et ouverte à son sommet par une ostiole.
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justesse
?- Qualité de ce qui est juste, exact, convenable, tel qu’il doit être.
- Existe-t-il un type de preuves incontournables qu’il suffirait d’évoquer pour persuader de la justesse de sa position ses opposants les plus tenaces ? — (Louis Dubé, L’argument déterminant et les théories du complot, dans Le Québec sceptique, n° 67, p.5, automne 2008)
- Cette balance est d’une extrême justesse.
- La justesse d’une arme à feu.
- La justesse de la voix.
- La justesse d’une expression.
- La justesse d’une idée, d’une observation, d’un raisonnement.
- Des réflexions pleines de justesse.
- Manière de faire une chose avec exactitude, avec précision, sans faute ni écart.
- Faisons aimer aux jeunes les justesses et délicatesses grammaticales en les initiant au grotesque et au ridicule des expressions incorrectes. — (Henri Pradel, Du plaisant au sérieux, Siloe, 1948, page 58)
- Il joue du violon, il chante avec justesse.
- Il écrit, il pense, il parle avec beaucoup de justesse.
- Répondre avec justesse.
- Ce récit a été fait avec une parfaite justesse d’inflexions. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre XXII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Qualité qui fait apprécier les choses d’une manière exacte.
- La justesse de l’oreille.
- La justesse du coup d’œil.
- La justesse de l’esprit.
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délaisse
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de délaisser.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de délaisser.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de délaisser.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de délaisser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de délaisser.
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vidamesse
?- (Histoire) (Noblesse) Propriétaire d’un vidamé.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Histoire) (Noblesse) Épouse d’un vidame.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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recomparaisse
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe recomparaître (ou recomparaitre).
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe recomparaître (ou recomparaitre).
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.