Dictionnaire des rimes
Les rimes en : euphuisme
Que signifie "euphuisme" ?
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- (Littérature) Style précieux qui était à la mode en Angleterre à la cour d’Élisabeth Ire.
- Le faux esprit régnait alors presque partout, – en Angleterre en Italie, en Espagne, en France, – sous différents noms. En Italie, c’étaient les concetti, ou le Marinisme ; en Espagne, les conceptos, ou agudezas (les pointes), ou le Gongorisme, ou le cultisme ; en Angleterre, l’euphuïsme ; en France, l’esprit précieux. — (Émile Deschanel, Boileau, Charles Perrault, Calmann Lévy, 1888, p. 140)
- (Par extension) (Littéraire) Style affecté.
- Plût à Dieu ! madame, nous ne serions pas obligés, quelques beaux esprits de mes amis et moi, de réveiller dans cette pauvre France, engourdie aux bas-fonds de la vulgarité roturière, la politesse des siècles monarchiques et chrétiens, la prudhomie du goût, les grâces de l’euphuisme et les allures fringantes du style gentilhomme. — (Hippolyte Rigault, Conversations littéraires et morales, Charpentier, 1859, p. 260)
- Ces mots s’appellent les uns les autres, éveillés par la consonance, et, sur ces sonorités, ils rebondissent en se multipliant. Ce sont les arabesques de style, les préciosités, les mignardises, l’euphuisme des époques entêtées de recherches. — (Gustave Larroumet, Petits Portraits et Notes d’Art, 1re série, Hachette, 1897, p. 285)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "euphuisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
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onanisme
- (Sexualité) Forme de masturbation ou de contraception naturelle, qui consiste à retirer son pénis du vagin de sa ou son partenaire, avant l’éjaculation, pour éviter la fécondation de l’ovule.
- Nous en donnerons encore une autre grave raison : c'est que ces actions solitaires et postcoïtales peuvent inspirer à la femme la passion de l’onanisme solitaire, comme l'expérience nous l'a appris depuis peu. — (Pierre-Jean-Corneille Debreyn, Moechialogie ou traité des péchés contre les sixième et neuvième commandements du Décalogue, Paris : chez Poussielgue-Rusand, 1845, page 401)
- Une de ces formes, qui apparaît finalement de plus en plus au premier plan et qui réalise la transition vers la vie sexuelle mûre, est l’onanisme (masturbation ; autosatisfaction). — (Michel Onfray, Antimanuel de philosophie, 2001)
- Le lendemain matin, Adams et moi prenons notre petit-déjeuner dans les cuisines quand nous assistons à un très étrange manège : quatre marmitons, penchés sur une poêle, se livrent à une séance collective d’onanisme. — (David McNeil, 28 boulevard des Capucines, Gallimard, 2012, collection Folio, page 59)
- (Catholicisme) Éjaculation en dehors du vagin, dont la masturbation.
- L’onanisme manuel est ainsi très fréquent chez les mâles sexués et en étant l’initiateur de tous les autres modes, comme il est démontré page 503 de l’Onanisme sous toutes ses formes, les pseudo-hermaphrodites sont prédisposés à toutes les aberrations antisexuelles. — (Pierre Garnier, Anomalies sexuelles apparentes et cachées, Paris : chez Garnier frères, 1889, page 194)
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fatalisme
- Doctrine exposant que la situation et les événements (désagréables) sont à mettre au compte de la fatalité, ou de la volonté divine. Négation du libre arbitre.
- Bêtises, bêtises ! je voudrais bien que vous vous donnassiez la peine d’étudier le fatalisme, religion de l'empereur Napoléon. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
- [À propos de] l’indiscrète manière d’attribuer à la providence les sottises ou les fautes des individus, et de trouver bien, les événements quels qu’ils soient, par le seul fait qu’ils sont accomplis, et par conséquent permis, ou voulus de Dieu. Ce charabia de piété mal entendue, en glorifiant tout abusivement, ressemble fort au fatalisme musulman. — (Amiel, Journal intime,1866)
- Claude Bernard explique très bien les deux termes : « Nous avons donné le nom de déterminisme à la cause prochaine ou déterminante des phénomènes. Nous n’agissons jamais sur l’essence des phénomènes de la nature, mais seulement sur leur déterminisme, et par cela seul que nous agissons sur lui, le déterminisme diffère du fatalisme sur lequel on ne saurait agir. Le fatalisme suppose la manifestation nécessaire d’un phénomène indépendant de ses conditions, tandis que le déterminisme est la condition nécessaire d’un phénomène dont la manifestation n’est pas forcée. Une fois que la recherche du déterminisme des phénomènes est posée comme le principe fondamental de la méthode expérimentale, il n’y a plus ni matérialisme, ni spiritualisme, ni matière brute, ni matière vivante ; il n’y a que des phénomènes dont il faut déterminer les conditions, c’est à dire les circonstances qui jouent par rapport à ces phénomènes le rôle de cause prochaine. » […] Comme le dit très bien Claude Bernard, du moment où nous pouvons agir, et où nous agissons sur le déterminisme des phénomènes, en modifiant les milieux par exemple, nous ne sommes pas des fatalistes. — (Émile Zola, Le Roman expérimental, 1880)
- (par extension) (Familier) Résignation devant le cours des choses, sur lequel on s’abstient d’agir.
- […] le fatalisme n’opposant aucune précaution contre la peste, ce terrible fléau y enlève très souvent une partie très considérable de la population. — (Adriano Balbi, La Population des deux mondes, Revue des Deux Mondes, tome 1, 1829)
- Et Yasmina essayait de le consoler, de lui inculquer son tranquille fatalisme.- Mektoub, disait-elle. Nous sommes tous sous la main de Dieu et tous nous mourrons, pour retourner à Lui… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Mais comment y parvenir, ajoutent-ils, considérant l’apathie formidable et le fatalisme de nos classes dirigeantes ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (par extension) Enchaînement fatal, inévitable, logique.
- Suis-je une brute inconsciente, livrée au despotisme de l’instinct, vouée au fatalisme de la perversité ? — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
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antiparlementarisme
- (Politique) Opposition au régime parlementaire et aux hommes politiques qui le composent.
- À la station Chambre des députés, le « dé » a été gratté : Chambre des putes. Signe d’antiparlementarisme. On dit en ce moment que cela conduit fatalement au fascisme. Mais l’individu qui a enlevé le « dé » voulait peut-être seulement s’amuser et amuser les gens. — (Annie Ernaux, Journal du dehors, 1993, réédition Quarto Gallimard, page 529)
- En trois ans et demi, le débat au Royaume-Uni s’est envenimé au point de nourrir l’antiparlementarisme. — (« Brexit : en finir avec un mauvais feuilleton », Le Monde.fr, 21 octobre 2019)
- Quel audacieux réformateur, quel tenant de l’antiparlementarisme a écrit ces lignes, propres à hérisser un Gérard Larcher, un Bruno Retailleau ou un Christian Jacob ? — (Les girouettes du Sénat, Le Canard Enchaîné, 7 mars 2018, page 2)
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empiriocriticisme
- (Philosophie) Positivisme épistémologique qui vise à développer un concept naturel du monde reposant sur l’expérience pure, et abstrait de la métaphysique et du matérialisme.
- Lénine est l’auteur de Matérialisme et empiriocriticisme, antérieur à son arrivée au pouvoir.
- C’est ainsi qu’est l’espèce : elle ramène tout à soi. On pourra toujours retrouver ce sens à la vieille sentence de Protagoras. C’est ainsi que les hommes vulgaires ont le dernier mot sur la philosophie qu'ils ont d’abord jugée par ses conséquences. C’est ainsi qu’Anytos juge Socrate, que Lénine juge l’empiriocriticisme. Il faut défendre enfin ces pensées de la foule contre la suffisance du penseur spécialisé. — (Paul Nizan, Les chiens de garde, page 12, 1932)
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jacobinisme
- (Politique) (France) Doctrine politique qui défend la souveraineté populaire et l’indivisibilité de la République française.
- Le 4 janvier 1934, dans le même journal, c'est M. Gaston Martin qui précise les caractéristiques du jacobinisme de demain : […]. — (Philippe Henriot, Le 6 février, 1934)
- (Par analogie) Cette doctrine réutilisée par le révolutionnaires russes.
- En gros on peut dire que la scission se fit et s'aggrava sur deux conceptions de la révolution russe imminente, l'une, la modérée, […]; l'autre qui entendait assurer la prééminence de la classe ouvrière par les moyens d'un « jacobinisme prolétarien ». Le mot est de Lénine, […]. — (Victor Serge, Portrait de Staline -1940)
- (Par extension) Centralisme.
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intuitionnisme
- (Logique, Mathématiques, Philosophie) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)…
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Philosophie) (morale) Doctrine selon laquelle les jugements moraux viennent d'un seul coup à l'esprit sans que nous ne sachions quels processus mentaux les ont produits.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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modérantisme
- (Politique) État d’esprit, tendance de ceux qui sont d’opinion modérée et qui s’opposent aux partis extrêmes.
- On se mouche comme à l’église avant que le sermon commence, et les durs-à-cuire, ceux qui ont pour opinion « qu’il faut que ce soit comme 93 », écoutent religieusement, tout en regardant de travers les voisins suspects de modérantisme. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
- Mes collègues furent moins sensibles à mon argumentation. Aux uns la solution que je proposais parut un peu bien radicale. Les autres la trouvèrent entachée de modérantisme. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Dans le numéro IV, Desmoulins souleva plus largement le voile et réclama l’institution d'un Comité de clémence qui lui « paraît une idée grande et digne du peuple français ». À la suite de l'exposé qu'il fit ainsi sur la modérantisme, le club des Cordeliers exclut Camille de son sein. — (Fernand Mitton, La presse française sous la Révolution, le Consulat, l’Empire, Paris : chez Guy Le Prat, 1945, page 159)
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zoomorphisme
- (Religion) Culte religieux qui donne aux dieux la forme d’animaux.
- Opinion où l’on était que des hommes pouvaient se transformer en animaux ; telle était la croyance aux loups-garous, à la lycanthropie, etc.
- Représentation d'un ou de plusieurs êtres humains sous une forme animale.
- Le fabuliste La Fontaine et le caricaturiste Grandville (1803-1847) ont eu recours au zoomorphisme.
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orphisme
- (Religion) Ensemble des doctrines et des mystères orphiques.
- L’orphisme, qui rappelle le poète Orphée et ses voyages, était au VIe siècle avant J.C. une philosophie ayant pour corps de doctrine et d’enseignement l’immortalité de l’âme et ses pérégrinations dans des cycles de réincarnations. — (Robert Bourdiu, L’If, Actes Sud, Le Nom de l’arbre, 1997, 96 pp., page 14)
- Nous pouvons ici songer à l'orphisme et au pythagorisme, dont les disciples prônent la diète sans viande. — (Alexia Renard et Virginie Simoneau-Gilbert, Que veulent les véganes?, Fides, 2021, p. 58)
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charisme
- (Christianisme) Don exceptionnel ou grâce, accordé par Dieu à une ou plusieurs personnes, comme le don de guérison, l'aptitude à « parler plusieurs langues », etc., non pour le bien de soi, mais pour le bien de tous.
- Chacun possède son charisme. C’est la forme particulière que prend le Saint-Esprit dans les divers individus. — (Revue de l’histoire des religions, page 453, Paul Alphandéry, 1899)
- La translation du corps de l’évêque myroblyte, de Myre à Bari où il repose depuis le 9 mai 1087, n'a pas interrompu le précieux charisme, le tombeau de saint Nicolas n'a point cessé d'être glorieux, et, comme tout pèlerin de Bari peut le voir de ses yeux, la « manne » ou liqueur miraculeuse continue à découler de ses ossements. — (Eugène Marin, Saint Nicolas: évêque de Myre (vers 270-341), Paris : Librairie Victor Lecoffre, 1917, page 143)
- (Christianisme) (Par extension) Depuis 1971, désigne le caractère collectif de cette qualité appliquée à un institut, une communauté ou une congrégation religieuse.
- Terme de plus en plus utilisé dans le vocabulaire de l'Église depuis le concile de Vatican II, le charisme désigne le caractère propre d'un institut ou d'une congrégation.— (Loup Besmond De SENNEVILLE – «Le charisme» - Journal La Croix, page 14, 13-14 septembre 2014)
- En ce sens, le charisme peut-être défini comme un moyen pour s'approcher d'un groupe social particulier, complète le dominicain Jean-Claude Lavigne. Ce moyen peut-être l'école, l'hôpital ou la présence dans les quartiers.— (Jean-Claude Lavigne – «Voici, je viens» : la vocation religieuse, Bayard, 2012)
- (Par extension) Aura indéfinissable, talent que semble posséder quelqu’un, souvent lié à sa prestance, qui est capable de susciter l’adhésion, la fascination d’un grand nombre de personnes.
- La force du charlatan, c’est son charisme, ce qui le rapproche à la fois du sorcier et du prophète mais il se compare mieux au premier qu’au second. — (Le Faire valoir, une introduction à la sociologie des phénomènes publicitaires, page 155, Gérard Lagneau, 1969)
- On ne présente plus le pur-sang arabe. Sa beauté, son charisme et toutes les légendes qui s'y rattachent en font un cheval à part. — (Laetitia Bataille, Races équines de France, France Agricole Éditions, 2008, page 35)
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aphorisme
- (Rhétorique) Courte phrase exprimant un principe ou un concept de pensée, souvent par un assemblage d’idées paradoxal, surprenant, voire comique.
- Par où, en généralisant, nous arrivons à cette conclusion inattendue : « la société perd la valeur des objets inutilement détruits, » — et à cet aphorisme qui fera dresser les cheveux sur la tête des protectionnistes : « Casser, briser, dissiper, ce n’est pas encourager le travail national, » ou plus brièvement : « destruction n’est pas profit. » — (Frédéric Bastiat, Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, 1850)
- Il émit quelques aphorismes indiscutables, tels que : « Il y a plus de goût à un grain de sel qu’à un muid de chaux, » ou : « Nécessité est de raison moitié. » — (Paul et Victor Margueritte, Les tronçons du glaive, 1900)
- « Le mouvement perpétuel est impossible : il faut se tenir loin de ceux qui le trouvent. »Cet aphorisme incisif et précis est de Joseph Bertrand ; il devrait être écrit sur les murs des bureaux de brevets, car il détournerait peut-être certains inventeurs de la poursuite d’une vaine chimère. — (Aimé Witz, Le mouvement perpétuel de deuxième espèce, dans La Revue scientifique, 2e sem. 1910)
- Un jour, en rentrant chez lui, il trouva sur la table une lettre, […]. Elle commençait d’un ton très décidé : […]. Suivaient quelques aphorismes d’une si frappante justesse que nous croyons devoir les reproduire : « Qu’est ce que la vie, Une vallée d’amertume. - Le monde, Un ramas d’êtres insensibles. » — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Quelque citation latine banale de ci, de là, un aphorisme philosophique ou pédagogique, une ironie forcée mais acerbe, rehaussent son prestige. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Parfois, certes, un aphorisme se réduit à un cliché ou à une vérité générale facilement « retournable », ou d’une application si large qu’il ne résiste pas à l’analyse. — (Maurice Hambursin, Textes en archipels : anthologie, 2000, page 53)
- L'aphorisme se rapproche de l'énigme et de l'oracle : à maints égard Apollon le patronne. — (Charles Le Blanc, Le complexe d'Hermès, Presses de l'Université d'Ottawa, 2009, p. 144)
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entrisme
- Stratégie d’organisation qui consiste à faire entrer de manière concertée des membres d’une organisation dans une autre organisation aux idées proches, mais concurrentes.
- Gramsci fait plus chic que Trotski mais prône le même entrisme. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 35)
- Je me vis comme une infiltrée faisant de l’entrisme rhétorique. — (Marie de Gandt, Sous la plume. Petite exploration du pouvoir politique, Paris, Éditions Robert Laffont, 2013, page 29)
- La première : ce sont des communicants qui ont piloté ce recrutement, sans se rendre compte des engagements de cette dame, qui manifestement, se présente à la CAQ sous le signe de l’opportunisme ou de l’entrisme. — (Mathieu Bock-Côté, Quand la CAQ se renie grossièrement, Le Journal de Québec, 1er février 2022)
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dimorphisme
- (Biologie) Existence de deux formes distinctes pour une même espèce animale ou végétale.
- Les abeilles femelles présentent un dimorphisme entre la classe des ouvrières et celle des reines.
- Dimorphisme sexuel, ensemble des caractères qui distinguent le mâle de la femelle dans une même espèce animale.
- (Minéralogie) Possibilité pour une substance de se cristalliser sous deux aspects différents.
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gauchisme
- Terme employé par une organisation politique pour qualifier la politique ou une organisation située plus à gauche qu’elle sur l’échiquier politique.
- Mai 68 est empreint d’un idéalisme politique qui tend vers le gauchisme et le maoïsme.
- L’Internationale syndicale rouge exclut ainsi pour gauchisme les syndicalistes allemands qui avaient refusé d’adhérer au syndicats réformistes, et par le biais d’un comité syndical anglo-soviétique, elle essaie d’avoir des liens avec le Trade Union Congress.
- Approche ou théorie politique adoptée par les personnes qui privilégient le rôle révolutionnaire des groupes par rapport aux partis politiques et aux syndicats traditionnellement de gauche.
- Courant politique appliquant, de façon implicite ou explicite, les principes de mouvements politiques de l'extrême gauche (tels l'anarchisme, le maoïsme et le trotskisme).
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japonisme
- Influence japonaise.
- (Art) Mouvement artistique de l’impressionnisme et de l’Art nouveau où se ressent l’influence de l’art japonais sur les artistes, premièrement français, puis occidentaux, caractérisé par la liberté de la composition, des couleurs et des motifs, par le manque de perspective et par les lignes fortes.
- Le japonisme[…] Vers 1875, l’influence du Japon sur les arts appliqués était beaucoup plus importante que celle des chinoiseries en France sur l’art du 18ème siècle. L’estampe en couleurs eut un effet rafraîchissant et revigorant sur l’art de Manet, Degas, Monet, Van Gogh et Toulouse-Lautrec. — (Maison des sciences de l’homme, Actes de la recherche en sciences sociales, 1979, p. 65)
- En 1900, la sixième exposition fut dédiée à l’art japonais et rendit hommage au japonisme en tant que mouvement artistique né de l’influence de l’art japonais en Europe. — (Klaus Carl, Klimt, 2011, ISBN 9781781608753, p. 226)
- Bretagne-Japon 2012, ce sont 12 musées bretons qui s’unissent pour présenter des collections rares et inédites au grand public : objets japonais et œuvres empreintes de japonisme. — (Ouest magazine, no 1, Synapse éditions, 2012, p. 14)
- (Désuet) Caractéristique propre aux Japonais.
- […] aux environs du milieu du cinquième mois, il est d’usage de porter le vêtement sans doublure […] Japonisme, pour indiquer la venue de la chaleur. — (Bulletin mensuel de la Société Impériale Zoologique d’Acclimatation, volume 5, page 38, 1868)
- (Désuet) Religion présente au Japon lors de son évangélisation au XVIe siècle, soit le bouddhisme ou le shintoïsme.
- À peine Laurent les eut-il quittés, que les bonzes et les idolâtres mirent tout en œuvre pour les ébranler et les ramener au japonisme. — (Lettres des Missions du Japon, page 308 (lettre de 1534 probablement traduite), Antoine Faivre, 1830, Rusand)
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hydrargyrisme
- (Médecine) Intoxication par le mercure [1], synonyme d’hydrargyrie.
- Selon l’historien M. Molina pourtant, l’hydrargyrisme ne semblait plus représenter à cette époque un danger pour les travailleurs du fond. — (Carmen Salazar-Soler, Anthropologie des mineurs des Andes: dans les entrailles de la terre, 2002)
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antiracisme
- Opposition philosophique au racisme et à ses diverses manifestations.
- Je mentirais si je dissimulais cette perpétuelle défensive, le sentiment de percevoir, avant même qu’il ne soit né, l’hostilité ou la condescendance de ceux avec qui vous êtes apparemment au mieux ou qui vont clamer par exemple leur antiracisme pur et dur. — (Claude Olievenstein, L’Homme parano, page 34, 1992, Odile Jacob)
- Prenez certains militants de l’antiracisme. Leur attitude a aussi, très souvent, tous les traits d’une foi. — (Joseph Facal, Tous les costumes de la religion, Le Journal de Montréal, 15 octobre 2020)
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mutisme
- (Médecine, Psychologie) État de celui qui est muet.
- Le mutisme est ordinairement une suite de la surdité de naissance.
- Je ne parle pas ici du mutisme causé par la destruction des nerfs récurrents ou par une attaque d’apoplexie : il n’est alors qu’un symptôme. Je passerai également sous silence le mutisme causé par les divers empoisonnements, parce que j’aurai à m’en occuper plus tard. Lorsque le mutisme est essentiellement nerveux, il constitue le seul symptôme de l’affection. — (Isidore Valleix, Guide du médecin praticien, volume 2, 1860)
- Lise était muette, mais non muette de naissance ; c’est-à-dire que le mutisme n’était point chez elle la conséquence de la surdité. Pendant deux ans elle avait parlé, puis tout à coup, un peu avant d’atteindre sa quatrième année, elle avait perdu l’usage de la parole. Cet accident, survenu à la suite de convulsions, n’avait heureusement pas atteint son intelligence, qui s’était au contraire développée avec une précocité extraordinaire ; non-seulement elle comprenait tout, mais encore elle disait, elle exprimait tout. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- (Par extension) Fait de ne pas parler, souvent pour exprimer un retrait, un rejet, un entêtement, etc.
- Jamais personne ne l’avait entendue chanter, et ce mutisme donnait lieu à de bizarres interprétations. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- Ses amis et ses compagnons de promenades lointaines, les spahis du Bureau arabe, s’étaient de nouveau retranchés dans un mutisme lourd, dans la soumission froide des premiers jours. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- Mais cette nouvelle surprise me coupait la parole : je ne répondis rien. Je donnai même à ce mutisme un air d’imbécillité pour laisser Mauricette expliquer elle-même son mystère. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre I)
- Le matin, chez Tante Madeleine, le grand-père, en proie au plus noir chagrin, avait accablé les siens de son mutisme. — (Pierre-Henri Simon, Les Valentin, 1931)
- Le mutisme, c’est l’absence de parole. Le silence n’est pas lié à la parole ou à l’absence de parole. — (Les crocodiles ne pensent pas! – Reflets du tantrisme cachemirien – Entretiens avec Éric Baret, Éditions de Mortagne, Boucherville (Québec), 1994, page 33)
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panafricanisme
- Mouvement politique et culturel qui considère l'Afrique, les Africains et les descendants d'Africains hors d'Afrique comme un seul ensemble visant à régénérer et unifier l'Afrique ainsi qu'à encourager un sentiment de solidarité entre les populations africaines.
- Dans le premier cas, il revêtira la forme d’un micro-nationalisme, dans le second, celui d’un macro-nationalisme, qui prend le nom de panafricanisme. — (Doudou Thiam, La politique étrangère des États africains, 1963)
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opportunisme
- Doctrine politique qui subordonne la marche des affaires aux circonstances.
- Il raconte comment un régime dont le totalitarisme même conduit à la folie, encourage les opportunismes les plus délirants. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 31 juillet 2022, page 23)
- Avec lui aussi disparaît l’inventeur de cette politique desséchante et funeste de l’opportunisme, qu'il appelait la politique de la sagesse et de la raison, qu'il considérait comme la politique des résultats et qui allait devenir, avec les Jules Ferry, les Rouvier, les Constans, les Méline, une politique de stagnation, d'impuissance, d'opposition à tout progrès démocratique et à toute réforme sociale […]. — (Alexandre Zévaès, Histoire de la Troisième République 1870 à 1926, Éditions Georges-Anquetil, 1926, p.218)
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alpinisme
- (Alpinisme) Sport qui consiste à faire des ascensions dans les Alpes et, par extension, dans n’importe quelles montagnes.
- L’alpinisme se développe de plus en plus.
- La passion, les émotions de l’alpinisme.
- Les surprises, les dangers de l’alpinisme.
- Lʼalpinisme nʼest plus maintenant quʼune question dʼargent et dʼorganisation. — (Yves Ballu, Les alpinistes, 1997)
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naturalisme
- (Didactique) Système de ceux qui attribuent tout à la nature comme premier principe.
- Le naturalisme de Lucrèce.
- Doctrine littéraire qui prétend s’inspirer directement et exclusivement de la nature.
- Et surtout, beaucoup d’indulgence, car le spectacle te semblera parfois d’un naturalisme plutôt cru. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- À distance, il est difficile de comprendre pourquoi cette « littérature de pontons » — suivant l’expression d’Huysmans — qu’était le naturalisme passionnait alors les esprits. Sans doute y avait-il là une réaction contre les fadeurs de Feuillet, de Feydeau, de Cherbuliez. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux, Grasset, 1914, réédition Le Livre de Poche, page 55)
- Approche des sciences humaines qui part du principe que tout phénomène peut être décrit objectivement, et est donc stable et prédictible.
- Sous sa forme la plus stricte, le naturalisme estime qu'il existe une réalité objective et authentique répondant à un certain nombre de règles. Cette réalité est tenue pour indépendante du chercheur et de l'expérience personnelle qu'en a ce dernier. — (Argument, vol. xxi, n° 1, automne-hiver 2018-2019, page 144)
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hépatisme
- (Médecine) Maladie du foie.
- Son action diurétique en fait un favori dans le traitement de lʼhépatisme, de lʼictère, des pierres aux reins et dans les engorgements lymphatiques. — (Sylvie Verbois, Plantes et herbes aromatiques. Saveurs et vertus, 2002)
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mimétisme
- (Biologie) Propriété que possèdent ou paraissent posséder certains êtres vivants de se rendre semblables par l’apparence, et notamment par la couleur, au milieu où ils vivent.
- (Zoologie) Capacité d’un être vivant à se rendre semblable par l’apparence à un autre être vivant.
- (Psychologie) Mécanisme du comportement humain qui consiste, pour l’enfant en particulier et l’homme en général, à imiter son entourage.
- Semblable à beaucoup de ces entrepreneurs dopés à l’hyper-croissance, Cyborg génère par atavisme, mimétisme cupide, conviction idiote ou crainte pleutre, un comportement déviant auprès de ses plus proches cadres. — (Jean Bouvier, Manager, et après ?, page 252)
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zwinglianisme
- (Religion) Doctrine réformatrice chrétienne, initiée par Ulrich Zwingli, prêtre zurichois du XVIe siècle.
- Ainsi, ceux qui s'étaient séparés de l'Église romaine appartenaient déjà à deux sectes très distinctes : les uns au luthéranisme, les autres au zwinglianisme, précurseur du calvinisme. — (Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, Vol.6, 1858, page 158)
- […] le luthéranisme. Celui-ci occupe une place intermédiaire entre le zwinglianisme et le calvinisme, surtout à l’égard des rapports de l’Église et de l’État, et de la discipline. Le zwinglianisme penchait plutôt du côté de la césaréopapie et d'un nationalisme étroit, et le calvinisme du côté de la théocratie et d’un cosmopolitisme ecclésiastique. — (Louis Thomas, La Confession Helvétique: études historico-dogmatiques sur le XVIe siècle, 1853, p.103)
- Il y a un genre de zwinglianisme sec et superficiel qui réduit la cène du Seigneur à n’être qu’un souvenir vide, et le baptême une pantomime à laquelle on se soumet par obéissance seulement. — (Le Chrétien évangélique, Vol.11, 1860, page 311)
- «Ulrich Zwingli a une affreuse réputation. Le «zwinglianisme» évoque la timidité, la modestie, le zèle. Mais aussi l’incapacité à jouir de la vie», note Peter Opitz, spécialiste du personnage. — (Céline Zünd, Zwingli, ce rebelle qui agite Zurich depuis cinq siècles, Le Temps SA. Mis en ligne le 17 février 2017, consulté le 18 février 2017)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.