Dictionnaire des rimes
Les rimes en : essart
Que signifie "essart" ?
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- Terre qu’on a déboisée pour la défricher.
- Les clairières des forêts calcaires ont la flore des essarts; celles des forêts marneuses ont la flore des ruz marneux. A cette dernière viennent s'ajouter les sceaux de Salomon et les prêles des forêts, le chèvrefeuille à fruits bleus. — (Bulletin de la Société neuchâteloise de géographie, vol. 18-19, Neuchâtel, 1907, page 38)
- Il semble, d'après les exemples ci-dessus, que le régime juridique de l’essart ne soit pas le même que celui des rizières. — (André-Georges Haudricour, La technologie, science humaine: recherches d'histoire et d'ethnologie des techniques, 1988, page 239)
- L’essart ne permet d'obtenir que quelques récoltes, avant de disparaître sans que l'on ait pu réellement prévoir sa durée de vie ou ses résultats agronomiques. — (Pascale de Robert, Apprivoiser la montagne: portrait d'une société paysanne dans les Andes (Venezuela), IRD Éditions, 2001, page 200)
- Taillis qu’on défriche après chaque coupe.
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "essart".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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foutoir
?- (Vieilli) (Vulgaire) Lieu de prostitution
- L’autre jour tu as été reçu dans le foutoir d’Alexine, rue Duphot. Mais maintenant que nous te connaissons, tu peux venir chez moi. — (Guillaume Apollinaire, Les Onze Mille Verges, 1907, chapitre 3)
- Et ce sont des pauses et des gestes toujours plus obscènes, des mouvements de solitude vulgaires, un foutoir insensé, sans qu’il y puisse jamais toucher. — (Gérard Ansaloni, Les dix rouleaux de Touenhouang, Éditions La p’tite Hélène, 2018)
- (Populaire) Désordre extrême, chaos.
- Je me souviens parfaitement de cette chambre. C’était dans l’appartement d’une très vieille dame russe, pas loin du Trocadéro. Un sinistre foutoir. — (Pascal Lainé, La dentellière, Gallimard, 1974, réédition Folio, page 165)
- Comment pouvez-vous faire de quelque chose d’aussi simple un tel foutoir ? — (Pierre Bouvier, Thé et œufs brouillent la « special relationship » entre le Royaume-Uni et les États-Unis, Le Monde. Mis en ligne le 25 juin 2020)
- Il s’agit d’élargir à tous les contenants ou presque le principe de récupération le plus efficace : la consigne. Pourquoi ? Parce qu’elle donne une valeur à ce qui serait considéré autrement comme résidus. Et permet de mieux recueillir ceux-ci (par rapport au foutoir du bac bleu). — (Antoine Robitaille, Parlons «vidanges»!, Le Journal de Québec, 2 février 2021)
- Quand on est rendu à faire croire à de jeunes esprits que le genre est une construction sociale, on comprend vite que l’université est devenue un véritable foutoir. — (Robert Leroux, L’université ou la fabrique des médiocres, Le Journal de Montréal, 7 mai 2021)
- On se demande comment il peut vivre dans un tel foutoir !
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ivoire
?- Substance dure, blanche, opaque qui est la matière principale des dents et des défenses d’animaux comme l’éléphant, l’hippopotame, le morse.
- Sa spécialité consistait à scier les dés et à les piper. Il m’expliqua l’opération, car achetant lui-même l’ivoire, il le débitait en petits cubes dont il forait certains côtés pour les bourrer de plomb. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Des Soudanais vendent des porte-cigarettes en ivoire, des colliers pour les femmes, des fouets de cuir. — (Paul Nizan, Aden Arabie, chapitre V, Rieder, 1932 ; Maspéro, 1960, page 76)
- À l’intérieur, son plafond est de style mudéjar, à caissons de bois de cèdre incrusté d’ivoire. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 58)
- (Par ellipse) Objet d’art travaillé en ivoire.
- Les ivoires du Louvre.
- (Anatomie) Substance majoritaire constituant la dent et plus généralement l’organe dentaire.
- (Poétique) D’un blanc parfait.
- Un cou d’ivoire, un cou bien fait et très blanc.
- L’ivoire de son cou, de son sein, etc.
- Les vêtements noirs, adoptés alors par la cour et dont la forme fut même fixée par un édit, relevaient encore l’ivoire de ses bras, découverts jusqu’au coude et ornés d’une profusion de dentelles qui sortaient de ses larges manches. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Couleur qui rappelle celle de l’ivoire. #FFFFD4
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couguar
?- Autre nom du puma.
- Tout en songeant à la fille qui gît près des marécages, il entend le cri d’un couguar et une oie sauvage le survole. — (Diane Carter, Le Cri du Bayou, 2014)
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cougouar
?- Autre nom du puma.
- Il est difficile à apprivoiser et se distingue en cela du cougouar ou puma appelé encore lion d’Amérique. — (Jules Macé, Les merveilles de la vie animale: Les mammifères, 1876)
- Je ne savais pas ce que tu étais. Tu as surgi de nulle part, et je t’ai pris pour un cougouar… — (Octavia E. Butler, Novice, traduit de l’anglais américain par Philippe Rouard, Au diable vauvert, 2008, page 80)
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ébauchoir
?- Outil de sculpteur qui sert à ébaucher des œuvres dans des matériaux souples (terre glaise, cire).
- On lui donna la chambre, et il y fit apporter une selle, des ébauchoirs et de la terre glaise. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème , 1848)
- Six à sept mois passèrent, les doigts du sculpteur désapprirent à tenir l’ébauchoir. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- Tarière pour commencer un trou que l’on finit avec d'autres outils.
- Outil de menuisier ressemblant à un ciseau à bois épais mais moins épais qu'un bédane et qui sert à ébaucher les mortaises rectangulaires.
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ksar
?- Village fortifié que l’on rencontre dans les pays du Maghreb.
- Dans le ksar oranais où il vivait, il avait trouvé des camarades français très distingués, très lettrés, et dont l’un possédait une assez vaste bibliothèque. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ces chasseurs du Sahara sont des hommes rudes et primitifs, vivant à ciel ouvert, sans résidence fixe. Quelques-uns laissent leurs familles très loin, dans les ksour, d’autres sont de véritables enfants des sables, errant avec femmes et enfants – mais ceux-là sont rares. — (Isabelle Eberhardt, Dans la dune)
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fermoir
?- Sorte de fermeture, serrure ou ressort s’appliquant à certains objets, tels que livres, colliers, bracelets, médaillons, coffrets, etc.
- Mettre des fermoirs à un in-folio.
- Des fermoirs d’or.
- Des fermoirs d’argent.
- Le fermoir de ce collier, de ce bracelet est usé, risque de s’ouvrir.
- Sur un fauteuil, devant lui, était posé un vieux coffret recouvert en peau et fermé de fermoirs en cuivre brillant. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Il tenait à la main un petit sac de voyage en toile cirée. Ses mains tremblantes en cherchaient le fermoir, comme s’il eût voulu l’ouvrir. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, réédition Cercle du Bibliophile, page 134)
- Noémi n’est plus la Doña Sol des familles : correcte et quelconque dans sa robe de taffetas à corsage montant, ses lèvres sèchement closes comme le fermoir d’un sac de dame nous renseignent seules sur son manque de bonté. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 197)
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égard
?- Action de prendre quelque chose en considération, d’y faire attention, d’en tenir compte.
- Il aura quelque égard à ma prière.
- Vous n’avez eu nul égard à mes représentations.
- Il faut avoir égard au mérite des personnes.
- Sans avoir égard, aucun égard aux prières, aux sollicitations.
- Les juges ont prononcé sans avoir égard à la requête, sans aucun égard, sans le moindre égard pour les raisons alléguées.
- — Si je n’avais pas eu égard aux volontés de mon père, j’aurais nettement signifié à M. de Sainte-Austreberthe que je ne voulais pas le voir. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- (Par extension) Déférence, marque d’estime, de considération. — Note : Dans cette acception on l’emploie souvent au pluriel.
- Ouvre, que je te parle, intima Percebois, avec si peu d’égard qu'on l'eût dit parlant à un vermineux. — (Patrick Breuze, La Malpeur, Presses de la Cité, 2010, chapitre 4)
- Manquer aux égards que l’on doit aux vieillards.
- C’est un manque d’égards que rien ne saurait excuser.
- Je sais que vous aurez pour mon malade tous les égards possibles. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 171)
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entoir
?- (Désuet) Synonyme de greffoir, qui est aujourd’hui le seul usité.
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hoir
?- (Désuet) (Droit) Héritier, ordinairement en ligne directe.
- La substitution avec fidéicommis sert à transmettre le patrimoine à un hoir en passant d’abord par un autre. — (Philippe Maurice, La famille en Gévaudan au XVe siècle (1380-1483), 1998)
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grattoir
?- Outil ou instrument utilisé pour gratter ou pour racler.
- Un grattoir de pare-brise.
- Un grattoir de peinture.
- Dans le compartiment, il n’y a que le mode d’emploi du véhicule, un grattoir à givre, un roman policier, un pistolet automatique et une liasse de billets de cinq cents euros épaisse comme un steak américain. — (Sébastien Gendron, Révolution, 2017)
- Instrument propre à gratter le papier, le parchemin, etc., pour en enlever l’écriture ou les taches.
- Effacer des mots avec un grattoir.
- Type d’outil préhistorique en silex taillé et retouché.
- Grille ou lame où l’on gratte ses chaussures avant d’entrer dans une maison; décrottoir ; gratte-pieds.
- Outil manuel d’ajusteur, généralement de section triangulaire, qui fonctionne par arrachement d’un copeau.
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nasillard
?- Qui nasille.
- Et, de ce ton nasillard et monotone qui n’appartient qu’aux fonctionnaires publics, il lut: […]. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes,)
- Ou bien, elle chantait, et cette voix lente, lente, douce et un peu nasillarde était comme la cadence de son rêve, à lui. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
- S’accompagnant de son gimbri, il nous chante, d'une voix tantôt gutturale, tantôt nasillarde, d’interminables mélopées, que l’assistance reprend aux refrains avec des battements rythmiques des mains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 33)
- Deux escaliers, sous un maigre lumignon, plongent aussitôt vers un sous-sol d’où la musique sonore et nasillarde de l’accordéon monte avec des accords de banjo. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Sur ces entrefaites elle a rencontré par hasard une de ses anciennes copines, une nommée Suzanne, une brune en minijupe, une sorte de grande sauterelle à la voix nasillarde. — (Daniel Apruz, La Bêlamour, éditions Buschet/Chastel, 1970)
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grilloir
?- Fourneau pour griller les étoffes qui doivent être rases.
- (Par extension) Emplacement où se fait cette opération.
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captatoire
?- (Droit) Qui a rapport à la captation.
- Tentatives, manœuvres captatoires.
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drakkar
?- (Histoire, Marine) Bateau léger à voiles et à rames, à l'étrave très relevée, utilisé par les Vikings du haut Moyen Âge.
- Toutes ces données expliquent la remarquable tenue à la mer et la rapidité du drakkar, la légèreté et la maniabilité, le faible tirant d’eau permettant des manœuvres faciles, même sur les hauts fonds. — (Serge Sochon, Alerte ! Drakkars sur la Seine ! - Le siège de Paris par les Vikings, 1993)
- (Héraldique) Meuble représentant le bateau du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil, équipé de boucliers, arborant une tête de dragon ou une spirale en proue et muni d’une voile rectangulaire. À rapprocher de bateau, flobard, gabarot, galère, navire, nef et vaisseau.
- D’or au drakkar de gueules, à la voile d’argent chargée d’une tête de cheval de sable, voguant sur une rivière d’azur, qui est de la commune de Dannevoux de la Meuse → voir illustration « armoiries avec un drakkar »
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fouettard
?- Qui fouette ou menace d’un fouet.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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clochard
?- (Péjoratif) Personne sans domicile fixe qui mène une vie de mendicité, qui refuse les contraintes sociales ou est contrainte à la misère.
- Qu’est-ce qu’elle faisait de mal, la pauvre bougresse, pour qu'on la... Vingt dieux ! ça doit venir d'un des clochards qu’elle fréquentait. Ou d’un des hommes-sandwiches… Pourtant, y avait pas de raison qu’ils la tuent. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Il avait cependant assisté […] à une rafle sur les quais de tous les mendigots et clochards qu’une brigade de flics avait cernés. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 79)
- Vendeur - J’ai horreur des clochards, ils sont répugnants et ils ont le cerveau tellement ramolli qu’ils ne respectent plus rien.Richard - En tous cas vous lui avez sucré son envie de toucher les cailloux...Lapinot - Et à moi mon envie de vous acheter quoi que ce soit… Vous correspondez trop bien à votre propre description du clochard. — (Lewis Trondheim, Pichenettes, 1995)
- L’hiver 1953-1954 fut particulièrement rude. Des clochards moururent de froid, ainsi qu’un enfant dans une famille mal logée. — (Bertrand Marchand, Paris, histoire d’une ville XIXe-XXe siècle, Éditions du Seuil, 1993, p.279)
- De même, en marge de la société, le clochard n’en est pas moins touché d’une certaine façon par la grâce. Peut-être d’ailleurs quittera-t-il le purgatoire terrestre pour le paradis, le jour du grand départ. C'est en tout cas ce que veut croire Bruant non sans une pointe d’ironie lorsqu’il achève son premier recueil par la mort du grelotteux : […]. — (Solange Vernois, « La souffrance sociale dans les chansons d’Aristide Bruant illustrées par Steinlen », dans Histoires de la souffrance sociale : XVIIe-XXe siècles, sous la direction de Frédéric Chauvaud, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 57)
- (Péjoratif) (Par extension) Toute personne à l’allure débraillée, peu soignée.
- (Péjoratif) (Sens figuré) Tocard, pauvre type.
- « Espèce de clochard ! Me touche pas et touche pas à mon Audi ! C’est une voiture à 30 000 euros » — (« « Touche pas à mon Audi » : un policier municipal agressé en plein Paris », le 14 janvier 2022, sur le site du journal Valeurs actuelles (www.valeursactuelles.com/))
- « Ce clochard, il ne me fait jamais la passe », soufflait le champion du monde de 22 ans, en colère après l'attitude jugée égoïste de Neymar dans une vidéo dévoilée par Canal +. — (« «Ce clochard, il ne me la passe pas»: tension et explication entre Mbappé et Neymar », le 27 juillet 2021, sur le site du journal Le Figaro (www.lefigaro.fr))
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instar
?- Voir à l’instar de.
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émouchoir
?- Queue de cheval attachée à un manche et dont on se sert pour chasser les mouches.
- Deux danseurs évoluent de chaque côté, faisant voltiger par-dessus les têtes un émouchoir en crins de cheval, qu’ils rattrapent tour à tour. — (Gaston-Jules Decorse, Du Congo au Lac Tchad: la brousse telle qu’elle est : les gens tels qu’ils sont : carnet de route, 1906)
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flemmard
?- (Familier) Qui a la flemme, qui manque de courage pour faire quoi que ce soit.
- Le point principal, pour moi, c’est la flemme. Pour moi ce n’est pas une excuse la flemme. Vous êtes flemmards ? Ben je vais vous [ses élèves] déflemmardiser. — (Georges-Alain Schertenleib et Nicole Chatelain, Travailler en classes culturellement très hétérogènes Pratiques mobilisées par les enseignantes et enseignants à l’école primaire, Revue hybride de l’éducation, volume 3, n° 1, printemps 2019)
- Je ne crois pas aux ruptures. Les humains sont beaucoup trop flemmards pour ça. — (La Quadrature du Net, Un tiers médiaire, 17 octobre 2018 → lire en ligne)
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hagard
?- le vieil anglais hauke, aujourd'hui hawk, « faucon », avec le suffixe péjoratif -ard ;
- le scandinave hak-r, « tête chaude », avec le même suffixe.
- Huet[3] avait proposé l'allemand Hag, ancien français hague[1] (d'où haie), « lieu propre à rendre fier celui qui l'a pour défense » ; l'explication est mauvaise, mais l'étymologie est bonne[3], car un auteur du XIVe siècle dit que le faucon hagard est celui qui est de mue de haie :N'est mestiers c'om m'apaie [apaise]Par tels discours ; ne sui muiers de haie — (Ménagier, II, 317).Le faucon hagard est le faucon qui mue de haie, c'est-à-dire dans les haies, et non en domesticité[3]. Mais il s'agit vraisemblablement d'une étymologie populaire[1].
- Apparenté[1] à l’anglais haggard, lui-même issu du français mais à rapprocher de hag (« sorcière, vieille femme ») ; étymologie avancée[1] par Kluge pour l'allemand hager (« maigre, hâve ») mais non retenue par la suite[1].
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gars
?- (Familier) Garçon.
- Il était mort. On n’en disait pas davantage.Félicité tomba sur une chaise, en s’appuyant la tête à la cloison, et ferma ses paupières, qui devinrent roses tout à coup. Puis, le front baissé, les mains pendantes, l’œil fixe, elle répétait par intervalles :— Pauvre petit gars ! pauvre petit gars ! — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- D’un coup d’œil scrutateur, le père l’examinait et le gars, craignant d’être fouillé, commençait à n’en pas mener large. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- […] et, fort beau gars encore, malgré sa corpulence, présentait dans l’ensemble l’allure d’un écuyer de cirque. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- C’est un type. Mais que j’te prévienne, pas fortiche du tout, ni mariole. Un gars quoi ! Un bon gars. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Tu as pourtant l’air d’un gars costaud, un gars à qui on ne la fait pas, avec ton blouson, tes santiags et ta banane. Un vrai rocker… — (Didier Kiefer, Le Cri du baby-foot au fond du sous-marin, Éditions Publibook, 2010, page 74)
- (Familier) Fils.
- Le père Jouen tomba la face contre terre, et le gars de la mère Alison le porta dans la barque. — (Charles-Philippe de Chennevières-Pointel, Contes normands par Jean de Falaise, 1e édition 1869, 2018, La Piterne)
- (Familier), (au pluriel) Individus quelconques, sans rendre visible la diversité de genre du groupe.
- Un vieillard aux cheveux gris, le gardien de nuit, entonna une vieille chanson qu’aimaient chanter, avant la révolution, les gars de l’usine française, à Tsaritsyne. — (Vassili Grossman, Vie et destin, traduction de Alexis Berelowitch, L’Âge d’Homme, 1995)
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hart
?- Espèce de lien fait d’osier, ou d’autre bois souple, dont on lie les fagots, les bourrées, etc.
- …on laisse le bout supérieur de ce mât déborder le soin pour pouvoir y attacher, avec des harts, des playons, au bout desquels sont pareillement attachées de grosses pierres, qui empêchent que le vent n'emporte la pointe de la meule. — (Henri-Louis Duhamel Du Monceau, Éléments d'agriculture, tome 2, 1762)
- Le saule, le peuplier, le noisetier, l'aune, le bouleau, le hêtre et le chêne, sont les essences de bois que l'on doit préférer pour les fascines, les harts, clayons et piquets, à employer pour la confection des matériaux de sape. — (Joseph Laisné, Aide-mémoire portatif à l'usage des officiers du génie, 1839)
- Il poussa la barrière qui cria dans sa hart, et à pas lents il s’avança vers la maison.— (Hector Malot, Sans famille, Dentu E., 1887)
- Avec une longe ou même avec une simple hart nouée autour des cornes, un enfant promène la vache le long des chemins herbus, là où la pâture n’appartient à personne,— (Hector Malot, Sans famille, Dentu E., 1887)
- La botte de fougère fut coupée et serrée dans une hart de saule de façon à pouvoir être facilement transportée dans l’aumuche. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- …des chênes bien droits, bien drus, du bois de marine extra. Ils les attachaient sur des futailles, en radeaux que reliaient l'un à l'autre des harts grosses comme des poignets d'enfants, des harts que seul savait fabriquer le Baptiste Chapelle. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Corde avec laquelle on étranglait les criminels.
- On lui donna certaine somme.Il devait au bout de dix ansMettre son âne sur les bancs ;Sinon, il consentait d’être en place publiqueGuindé la hart au col, étranglé court et net,Ayant au dos sa Rhétorique,Et les oreilles d’un Baudet. — (La Fontaine, VI, 19, Le Charlatan)
- Vous avez fait là, drôle, une réponse qui mériterait la hart ! Savez-vous à qui vous parlez ? — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- — Oui, à mort ! hurlèrent une centaine de furieux, comme si la grande masse leur eût donné la réplique.— A la hart ! à la hart ! cria le grand ensemble ; vive le roi !— Non ! non ! pas de potence ! cria la majorité, vive Colbert! — (Alexandre Dumas, Le vicomte de Bragelonne, tome 1)
- Ces considérations nous portaient donc à croire que l’histoire des bouts de corde était le produit de l’imagination de quelque amateur de l’horrible, de ces gens qui ne peuvent voir une hart se balançant à une branche d'arbre sans que leur esprit frappé ne mette un pendu au bout, avec des corbeaux décrivant leur affreuse courbe autour du supplicié pour en choisir les meilleurs morceaux; […]. — (Corneille Trumelet, Une page de l'histoire de la colonisation algérienne : Bou-Farik, Alger : chez Adolphe Jourdan, 1887, page 5)
- Et de par le roi, le cri fut fait à son de trompe, par tous les carrefours, que les aventuriers, gens de peu, faux mendiants et traîneurs de rues, vidassent les lieux, sur peine de la hart. — (Marcel Schwob, Les Boute-feux, dans Cœur double, Éditions Ollendorff, 1891, page 196)
- (Par extension) (Art) Chevillette de fer en demi-cercle et fixée à la muraille, sur laquelle le gantier et le peaussier passent et étirent les peaux.
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accroire
?- Fausseté, chose que l’on veut faire croire qui n’est pas vraie.
- Bast ! dit en riant Brancabanda : alons-donc ! vous voudriez me faire des accroires, & me persuader que des vessies sont des lanternes. — (Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Le Nouvel Abeilard ; ou Lettres de deux amans qui ne se sont jamais vus…, 1778, page 167)
- On ne se fait pas trop d’accroires. D’abord, on n’est pas des vrais musiciens purs et durs mais on a été très chanceux jusqu’ici. Pour ce qui est des attentes quant au succès de l’album, on n’en a pas vraiment. — (Tricot Machine n'a pas été changé par le succès le 20 mars 2010, sur lapresse.ca)
- D’ailleurs, l’on peut même se demander si cette pandémie ne sera pas libératrice de cette tendance québécoise à chercher à atténuer la réalité ou à refuser de l’affronter. À se faire des accroires, comme disaient nos ancêtres. — (Denise Bombardier, Les Québécois, champions du paradoxe, Le Journal de Québec, 5 février 2021)
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égrugeoir
?- Petit récipient ordinairement de buis (en France), dans lequel on égruge du sel, du sucre.
- Et prompt comme un écureuil, il saute sur un égrugeoir dont il renverse le sel, et se présente pour trinquer avec la compagnie. — (Jean-Eugène Robert-Houdin, Confidences d’un prestidigitateur, volume 1, 1859)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.