Dictionnaire des rimes
Les rimes en : espagnolette
Que signifie "espagnolette" ?
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- (Serrurerie) Ferrure à poignée tournante servant à fermer et à ouvrir les châssis d’une fenêtre.
- Les malles allaient être faites, lorsqu’il voulut rouvrir un volet, que le vent venait de rabattre ; mais, par la fenêtre entrebâillée, ce fut un tel engouffrement, qu’elle dut accourir à son secours. Ils pesèrent de tout leur poids, ils purent enfin tourner l’espagnolette. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XI)
- Depuis une demi-heure je me trempais jusqu’aux os d’une radée qui ne décessait pas, quand j’entends le bruit d’une espagnolette. — (Alphonse Daudet, La Petite paroisse, 1895)
- À peine avait-il eu le temps de se refourrer dans sa cachette d’ombre, que l’espagnolette de la fenêtre grinça, puis celle de la persienne, qui s’ouvrit toute grande. — (Jean Richepin, La Glu, édition de 2010 chez José Corti (originale de 1881), page 208)
- Le machin en fer où s’enfonce la tige de l’espagnolette lui tient lieu d’enclume, et d’enclume bien commode, même, grâce au trou qu’il y a au milieu. — (François Cavanna, Les Ritals, 1978)
- (Textile) Sorte de ratine fine, anciennement fabriquée en Espagne, qui a été imitée en France.
- L’espagnolette est l’étoffe des redingotes et des manteaux. — (Marie Chiozzotto, « Les apparences vestimentaires de Louis XV : la composition de la garde-robe du souverain pour l’année 1772 », Apparence(s) : Histoire et culture du paraître, numéro 4 « Apparences vestimentaires en France au xviiie siècle », 2012, lire en ligne)
- (Rare) Jeune fille espagnole.
- Comment, petite espagnolette, ne savez-vous pas que nous avons condamné à la déportation tous les saints et toutes les saintes du paradis ? — (Charles-Pierre Ducancel, L’intérieur des comités révolutionnaires, ou Les aristides modernes, Paris : an 3 (1795), page 28)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "espagnolette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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épaulette
?- Bande de toile, d’étoffe, de ruban, cousue à la partie du vêtement qui couvre le dessus de l’épaule.
- Les épaulettes d’une chemise, d’une robe.
- (Histoire, Militaire) Bande de galon rembourrée que les soldats portaient sur chaque épaule, qu’on porte encore sur certains uniformes d’apparat, et qui est ordinairement garnie à son extrémité d’une touffe de franges pendantes.
- Les colonels portent aussi deux épaulettes à graine d’épinard, mais tout en or ou tout en argent ; ils ont encore deux galons au haut du schakos. — (Paul Dupuy, Abrégé élémentaire des différences les plus remarquables entre la France et l’Espagne, 1829, page 158)
- Cette partie, appelée passementerie d’or et d’argent, comprenait les épaulettes, les dragonnes, les aiguillettes, enfin cette immense quantité de choses brillantes qui scintillaient sur les riches uniformes de l’armée française et sur les habits civils. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- — « À la santé du roi ! dit-il en buvant ; il m’a fait officier de la Légion d’honneur, il est juste que je le suive jusqu’à la frontière. Par exemple, comme je n’ai que mon épaulette pour vivre, je reprendrai mon bataillon après, c’est mon devoir. » — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Qu’importe à un homme de votre sorte de faire la guerre comme sous-lieutenant ou comme capitaine ? Laissez la petite vanité de l’épaulette aux demi-sots. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Ces deux amis, pour qui la différence des épaulettes n’existait plus, atteignirent Francfort au moment où Napoléon débarquait à Cannes. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Aujourd'hui) (Militaire) Bande de tissu sur un support rigide, portant l’indication d’un grade, que l’on glisse sur une patte d’épaule.
- (Entomologie) Pièce située à la base des ailes antérieures de hyménoptères.
- (Marine) Entaille dans l'arête d'une pièce de bois pour y faire rentrer un autre bois.
- (Typographie) Morceau de métal destiné à soutenir la partie supérieure de la colonne.
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couette
?- Sac de tissu rempli de plumes et servant (rarement) de matelas ou (le plus souvent) d’édredon.
- Il était étendu sur le dos, sage, dans sa gigoteuse, semblant dormir. Sauf qu'à proximité, sur la housse de couette, il y avait une trace de régurgitation. — (Hervé Jourdain, Psychose au 36, Éditions Les Nouveaux Auteurs, 2013, chap. 4)
- L’épaisseur duveteuse de la couette. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925)
- (Histoire) Couette à court : Droit féodal qu’avait le seigneur d’exiger de tous ses tenants cotiers une contribution de lits et de couvertures dans certaines solennités féodales.
- (Art) Pièce sur laquelle pose et pivote l’arbre d’une machine, le pivot d’un gond, crapaudine.
- (Marine) Glissière.
- Couettes mortes : Celles fixées à la cale de construction d’un navire et retenant entre elles les couettes vives qui coulissent contre elles pour descendre porter le navire à l’eau.
- Couettes vives : Pièces en bois, disposées parallèlement à la quille et supportant toute la charpente du ber qui maintient le navire.
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quintette
?- (Musique) Morceau de musique écrit pour cinq voix ou pour cinq instruments.
- Les quintettes de Beethoven, de Mozart.
- (Musique) Petit orchestre de cinq musiciens, particulièrement en jazz.
- — On ne peut pas, sans blesser les lois de l’harmonie, introduire un cinquième exécutant dans un quatuor ; autrement ça cesse d’être quatuor. — Ça devient un quintette, répondit Carolus. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème, 1848)
- Groupe de cinq personnes.
- Le quintette fait désormais face à plusieurs graves accusations, dont trafic d’armes à feu, trafic de stupéfiants, possession de produits de la criminalité et conduite dangereuse. — (Maxime Deland, Une québécoise dans une rafle de fentanyl, Le Journal de Montréal, 19 novembre 2022)
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dandinette
?- Pêche à la ligne utilisant un leurre, généralement un poisson d'étain garni d'hameçons, que l'on remue sans cesse et que l'on remonte par petites secousses.
- Autre anomalie : ce juriste, président de la « Canne Nantaise » et que j’ai vu maintes fois rejeter fort civiquement au bouillon des prises qui ne faisaient pas la taille, ose pêcher à la dandinette sur bord réservé. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956. p. 112.)
- Ce leurre lui-même.
- Alors qu'il jiggait le doré en face du barrage de Beauharnois avec de la 8 livres/test et une dandinette jaune de 3/4 d'once, Jeffrey Barone a eu toute une surprise et un combat spectaculaire lorsque ce beau maskinongé de plus de 20 lb a engouffré son offrande. — (Patrick Campeau, Trophées des pêcheurs, Le Journal de Montréal, 4 février 2023)
- Des hameçons d'os ou d'ivoire étaient utilisés pour la pêche à la dandinette par les Amérindiens.
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lichette
?- (Familier) (Absolument) Petite lèche de pain.
- En pleine miche il nous taillait des lichettes à tremper dans un doigt de vin d'Irancy. — (Jacqueline Gavet-Sénès, Jeannette et Paulo : Un amour fou, page 184, 2004)
- Mes deux compagnons n'étaient pas oubliés : j'aimais tellement mon Papillon que parfois je lui mettais un « soupçon » de beurre sur sa lichette ; je crois qu'il me remerciait avec ses bons yeux. — (Alexandre Andraud, Paysan et maître d'école: mémoires d'un pays au pied du Puy Mary, page 77, 1995)
- (Par extension) Petite quantité d’un liquide, d’un aliment.
- Bon ! (Voyant qu'elle reboit une lichette de vodka) D'abord molo avec la vodka hein ? — (Monique Lachère, Les harengs de la rue Nikolskaïa, page 33, 1997)
- On fait revenir un oignon en rondelles, on ajoute un demi verre d'eau de mer et un verre d'eau douce, du Cheddar coupé en lamelles, une lichette de vin ou de rhum, des épices, au gré de notre fantaisie, […]. — (Jean-Louis Vincent, Quatre mers et deux océans, page 100, 2009)
- (Québec) Action de sucer fortement la peau ou résultat de cette action ; suçon.
- Mise en application : viens là que j'te fasse une lichette, coquin !
- (Belgique) Petite attache, faite de tissu, d'une serviette ou chaînette métallique dans le col d'un vêtement (de pluie), servant à les suspendre.
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bicyclette
?- (Cyclisme) Véhicule muni de deux roues, propulsé à la seule force des muscles à l’aide d’un pédalier relié à la roue arrière au moyen d’une chaîne.
- — Ce qui fait la beauté de la bicyclette, c’est sa sincérité. Elle ne cache rien, ses mouvements sont apparents, l’effort chez elle se voit et se comprend, elle proclame son but, elle dit qu’elle veut aller vite, silencieusement et légèrement. — (Maurice Leblanc, Voici des ailes, 1898, réédition Éditions François Bourin, collection Libretto, 1999, page 19)
- Pascal tenait sa bicyclette entre ses jambes. Madeleine s’amusa de le voir. Il n’y touchait plus comme naguère avec des gestes de sportsman, il ne la regardait plus avec des regards d’amateur qui apprécie la résistance, qui juge la conception, les formes, les détails. C’étaient d’autres gestes et d’autres regards, doux, affectueux, imprégnés de respect et de gratitude. Il devina la pensée de Madeleine et lui dit en confidence :— Ce n’est plus une chose, Madeleine, ce n’est plus une petite bête d’acier, non… écoutez… c’est une amie. — (Maurice Leblanc, Voici des ailes, 1898, réédition Éditions François Bourin, collection Libretto, 1999, page 84)
- Ayant réquisitionné une bicyclette dans une boutique abandonnée, Bert l’enfourcha, et, maintenant en équilibre son chargement pharmaceutique, il revint à l’hôtel-hôpital. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- Je laisse à la garde d’un lieutenant d'artillerie quatre droguistes à bicyclette, d’allure allemande, qui prétendent aller à Mulhouse, leurs communes manquant d’aspirine. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Le cataphote rouge vacille et brille à l'arrière de la bicyclette et bouge suivant les zigzags et les mouvements que fait le cycliste invisible sur la selle. La bicyclette semble rester toujours à la même place. Monique Wittig, L'Opoponax, Éditions de Minuit, 1964
- Pierre Giffard est présenté de nos jours comme le vulgarisateur de la bicyclette. Il ne faut pourtant pas oublier le rôle capital de son prédécesseur, Marinoni, qui lui s’était donné pour mission de populariser et développer la bicyclette. — (Jacques Lablaine, L’auto-vélo: le journal précurseur du Tour de France, page 9, L’Harmattan, 2010)
- – Moi, je dis toujours « cyclisme », pas « vélo »...– Ah oui? – Oui, je pense qu'il y a un rayonnement supérieur dans le mot « cyclisme » qui convient mieux au sport en question.– Oui, c'est vrai, mais en même temps, le mot « vélo » fait un lien entre l'enfance émerveillée et le sport cycliste de haut niveau, si vous voulez...– Oui? Alors... c'est parce que moi...– C'est mieux « vélo » que « bicyclette », quand même. — (Philippe Brunel (premier intervenant) et Alain Finkielkraut, à l'émission « Répliques », France Culture, le 4 janvier 2020 (vers 4:00))
- (Football) Tir de volée en extension, tête en bas et dos au but, où l'impulsion et le tir sont réalisés avec la même jambe.
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poudrette
?- (Désuet) Petit ustensile où l’on mettait le sucre en poudre.
- Meringues farcies […] vous les saupoudrez de sucre fin mis dans une poudrette, et les mettez au four à une chaleur très-douce. — (J.-J. Machet, Le Confiseur moderne, Imprimerie de Guilleminet, Paris, 1803)
- (Agriculture) Excréments animaux ou humains desséchés et réduits en poudre, employés comme engrais.
- Il paroît encore, que je ne plante pas dans du terreau tout pur, encore moins dans la poudrette toute pure, comme font quelques Jardiniers ; il eſt bien vrai que les Orangers pouſſent aſſez bien dans cette poudrette pendant un an ou deux : mais il eſt vrai auſſi qu’ils n’y font aucune motte […] — (Jean de La Quintinye, Instruction pour les jardins fruitiers et potagers avec un Traité des Orangers, et des réfléxions ſur l’Agriculture, tome second, La Compagnie des Libraires, Paris, 1730, nouvelle édition revue et corrigée)
- À Paris et dans plusieurs autres villes, les matières fécales sont employées à la fabrication d’un engrais spécial qu’on appelle poudrette. C’est un engrais solide et pulvérulent. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Les matières fertilisantes, J.-B. Baillière & fils, Paris, 1925, 7e éd., p. 176)
- En 1820, toutes les grandes villes fabriquaient de la poudrette, parfois mélangée frauduleusement avec du charbon ou de la terre. — (Michel Vanderpooten, Les Campagnes françaises au XIXe siècle, 2005)
- La poudrette, tirée des enclos de nuit des animaux, composée de terre fine mélangée à des excréments desséchés et pulvérisés, évolue plus rapidement que le fumier vers des formes minérales. — (Philippe Lhoste, Michel Havard et Éric Vall, La Traction animale, Quæ - CTA - Presses agronomiques de Gembloux, Wageningen - Versailles - Gembloux, 2010, page 125)
- Vers la même époque, il était du meilleur ton de priser des matières fécales desséchées et mises en poudre : tout le monde sait l’histoire de Bassompierre, ouvrant sa tabatière pour offrir de la poudrette à la reine ! — (Augustin Cabanès, Mœurs intimes du passé : Usages et coutumes disparus - Série I, Ligaran, 2015)
- Jeu de la poudrette.
- (Pouldrette) Quand on dit que les enfans joüent à la pouldrette, on n’entend pas qu’ils s’amuſent ſimplement à paſſer de la pouſſiere entre leurs doigts. Cela ne les divertiroit pas fort. On entend qu’ils ſe jettent de la poudre les uns aux autres. — (Bonaventure des Périers, Obſervations ſur le Cymbalum Mundi, dans Contes et nouvelles, et joyeux devis, tome second, 1711)
- Le jeu de la poudrette est signalé à plusieurs reprises. Des enfants s’y amusent, en 1405, dans la région de Senlis ; d’après ce texte, il consistait à jeter de la poudre aux yeux (*), ou du moins un des participants jeta de la poudre aux yeux de ses camarades durant la partie. — (Roger Vaultier, Le Folklore pendant la guerre de Cent Ans d’après les Lettres de rémission du Trésor des Chartes, Librairie Guénégaud, 1965)
- Jeu de la poudrette : Quel était ce jeu de la poudrette dont il est question dans le Cymbalum Mundi de Bonaventure des Périers, et qui avait déjà laissé perplexe La Monnoye à la fin du XVIIe s. ? — (Intermédiaire des chercheurs & curieux, 1979)
- (Technique) Broyat de pneus usagés et d’autres produits en caoutchouc, recyclé.
- Il s’agit de le comprimer fortement dans une presse puissante pour expulser l’eau du latex et faire agglomérer les particules finement divisées de la poudrette. — (Le Caoutchouc et la gutta-percha, volume 19, 1922)
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prophète
?- (Bible, Religion) Personnage qui, par inspiration divine, prédit l’avenir, ou révèle aux hommes une vérité importante.
- Les deux voies naturelles pour entrer au cabinet des Dieux et y prévoir le cours des destinées sont la fureur et le sommeil. Ceci est plaisant à considérer : par la dislocation que les passions apportent à notre raison, nous devenons vertueux; par son extirpation que la fureur ou l’image de la mort apporte, nous devenons prophètes et divins. — (Montaigne,Essais,II, 12 Apologie de Raymond Sebond, 1595)
- Nous sommes obligés logiquement parlant, de considérer Nostradamus comme un excellent prophète, puisque tous les événements prédits dans ses Centuries se sont aussi parfaitement réalisés. — (Eugène Bareste, Nostradamus, 1840, page 79)
- La Moussotte ne se connaissait plus; elle en oublia de se peigner, cassa de la vaisselle et se répandit par tout le village en imprécations dont l’énergie ne cédait en rien à celle des prophètes de la Bible. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Nous ne savons rien du prophète lui-même, sinon le contenu et les circonstances concrètes de son intervention dans la vie de son peuple. — (Marc Girard, Aggée, prophète d’aujourd’hui : tout est à rebâtir !, 1994)
- (Par extension) Celui qui, par conjecture ou par hasard, annonce ce qui doit arriver.
- Les araignées, les araignées sont les véritables prophètes de la nature, les véritables aiguilles de l’horloge atmosphérique. — (Heinrich Zschokke, Le fugitif du Jura, ou le Grison : simple épisode des troubles de la Suisse en 1799, t.2, traduit de l'allemand par Adolphe Loève-Veimars, Paris, Charles Gosselin, 1829, page 103)
- Le monde musulman est un grand corps malade qui fait quelques progrès, mais je ne suis pas prophète, on ne sait pas dans quelle direction ça va basculer. — (Abdennour Bidar, Pour une réforme de l’islam, Télérama no 3393, janvier 2015)
- C’est un bon métier que celui de prophète, mais à la condition d’y éviter les trop grosses bourdes et de ne pas montrer aux simples mortels combien est peu sensible parfois l’écart entre une prédiction et une bévue. — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 39)
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casquette
?- Couvre-chef traditionnellement d’homme, fait d’étoffe ou de peau, qui a ordinairement une visière sur le devant.
- Pensant à son accoutrement, il se défit de son faux-col et de sa casquette blanche d’aéronaute, qui pouvaient le trahir […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l’édition de 1921)
- […] ils avaient des casquettes à visière de cuir et à galon d’or, comme les collégiens ou les « séminards » […] — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quand on se rappelle avoir vu passer aux mêmes endroits ces officiers gris, tout en hausse-cols et en casquette […], cela vous fait tout de même quelque chose. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Mais un grand escogriffe en smoking et coiffé d’une casquette à carreaux sortait de la limousine et accourait vers les trois femmes qui l’accueillirent fraîchement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le gosse séché et réconforté remonta sur le pont avec une superbe casquette de yachtman juchée sur le capuchon de son anorak. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l'allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- Apanage du bourgeois et du voyou, le feutre est un accessoire qui se perd. Symbole de civilité, de tact. Secours des timides mal entraînés à la galanterie. Hautement préférable à la casquette de base-ball, grossier couvre-chef avec sa visière aussi allongée qu'une langue d'iguane et aussi raide qu'une queue de poêle à frire, flanquée de deux porte-jarretelles croisés sur la nuque. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 2000, pp. 338-339)
- (Sens figuré) Ce que l’on représente dans un débat, une discussion, une négociation.
- Le maire [et enseignant] bénéficie d'une double casquette : il est à la fois agent de l'Etat et agent de la commune en tant que collectivité territoriale. — (Stessy Speissmann redevient enseignant, Vosges Matin, 15 mai 2016)
- (Familier) (Automobile) Accident de véhicule tout-terrain au cours duquel ce dernier bascule (par l’avant ou non) puis se retourne.
- Le 4x4 a fait une casquette dans les dunes, mais grâce aux arceaux, il y a eu plus de peur que de mal.
- (Commerce) Dernière étagère au sommet de la gondole permettant de placer de la décoration ou de déposer les produits qui ne rentrent pas dans le rayon.
- (Familier) Mal de crâne ; gueule de bois.
- Cette dernière se prend au jeu et entame une partie de « chat-bite »… Par chance, la femme de mon voisin ne s’en aperçoit pas, et pour cause, elle tient une de ces casquettes ! — (Jyhel, La Bulle du Temps, Éditions Publibook, 2011, page 85)
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bluette
?- (Sens propre) Faible étincelle.
- C'est proprement la bluette que vous voyez, pâle et faible, luire, et s'évanouir presque aussitôt, sans produire ordinairement d'autre effet, sans laisser aucune trace sensible d'elle-même, lorsque vous cherchez du feu sous la cendre pour le rallumer; […]. — (François Guizot, Dictionnaire universel des synonymes de la langue française, Paris : Didier & Cie, 1863, 6e éd., p.108)
- Et le grillon s’était endormi, dès que la dernière bluette avait éteint sa dernière lueur dans la cendre de la cheminée. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Le froid avait repris, un froid sec qui faisait pétiller et crépiter les bûches enflammées avec de capricieuses étincelles et des bluettes qui tombaient sur le plancher où les écrasait une botte indolente. — (William Faulkner, Sartoris, trad. René-Noël Raimbault & Henri Delgove, éd. Gallimard, 1937, rééd. Folio, p. 416)
- (Sens figuré) (Par extension) Trait d’esprit plus brillant que juste.
- Nous avons des Pièces modernes qui n'empruntent point leur mérite des bluettes d'esprit, mais de la justesse de l’intrigue & de la vérité des caractères , qui forment un vrai comique digne de Molière. — (L'esprit des journalistes de Trévoux ou Morceaux précieux de Littérature, Paris : De Hansy le jeune, 1771, vol.2, page 457)
- (Sens figuré) Petit ouvrage ; ouvrage sans prétention ; badinage d’esprit.
- Cette comédie n'est qu'une bluette ; mais elle est très-agréable, & a eu du succès; le but moral en est bon, & plus d'une bourgeoise pourroit profiter de la leçon qu'elle renferme. — (L'Esprit des journaux, françois et étrangers, novembre 1786, page 341)
- L'histoire remontait à plusieurs années, mais tous continuaient de me brocarder à propos de bluettes que j'avais écrites avant de la rencontrer. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- Sentiment amoureux sans durée.
- Ne faites pas attention à toutes ces bluettes et toutes ces vapeurs. — (Alexandre Dumas, Joseph Balsamo, 1846)
- C'était une bluette du jeune temps. Une amourette bien innocente que la nôtre. Voilà le maximum de l'étreinte pédérastique auquel nous sommes parvenus : Un piano pour l'accompagnement. Un violoncelle. Et le susurrement d'un violon. — (Alexandre Lacroix, Quand j'étais nietzschéen, Éditions Flammarion, 2014, §.30)
- Chanson légère qui fait rêver.
- Je crus reconnaître Over the Rainbow, la chanson qu'interprétait Judy Gardland dans Le Magicien d'Oz. Jusqu'alors, je ne m'étais jamais vraiment penché sur cette bluette qui parlait d'espoir, de renaissance, d'amour, d'un certain idéal auquel on aspire tous au sortir de l'adolescence. — (Jean-Pierre Alaux, Une dernière nuit avec Jimmy, Calmann-Lévy, 2010, p. 137)
- Sous le cerisier le plus proche, Rinri me chanta des bluettes. Je ris, il prit la mouche : — Je pense ce que je chante. — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 73)
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embête
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de embêter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de embêter.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de embêter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de embêter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de embêter.
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musiquette
?- (Familier) Petite musique.
- La radio avait repris son train-train de musiquettes. — (Alain Demouzon, Section rouge de l’espoir, 1979, chapitre 9)
- Une horde d’anciens combattants, drapeaux et musiquette en avant, remontaient les Champs-Elysées pour aller donner du feu à leur malheureux pote. — (René Fallet, Le triporteur, Éditions Denoël, Paris, 1951, page 242.)
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coquette
?- Femme qui use de coquetterie.
- Variété de laitue.
- Boîte à herborisation.
- (Zoologie) Synonyme de zeuzère du poirier (papillon).
- Substantivement, par ellipse, pour une mouche coquette, grain de beauté factice placé sur la lèvre.
- En France , la mouche passionnée se plaçait au coin de l’œil , la majestueuse au milieu du front, l’enjouée sur les plis que fait la joue en souriant, la galante au milieu de la joue, la baiseuse au coin de la bouche, l’effrontée sur le nez, la coquette auprès des lèvres : la recluse cachait quelque bouton.— (Isidore Lebrun, La Bonne ville, 1826)
- La coquette est modeste. Une jeune femme qui plaçait alors une mouche sur les lèvres avait bonne envie de se la voir enlever par tout autre ravisseur que par le vent ou par les doigts de sa femme-de-chambre. — (L’esprit des journaux, 1805)
- On ne doit point semer son visage de mouches, deux ou trois suffisent. La mouche effrontée se campe sur le nez, la coquette auprès des lèvres. La receleuse est celle qui recele quelque rougeur ou quelque tache. Il y en a plusieurs autres: la mouche du Signal, du Rendez-vous, la précieuse, la mouche de débauche, l’assassine, la fripone, la gourgandine, les inséparables.— (François Gayot de Pitaval, Bibliothèque des gens de cour, ou Mélange curieux des bons mots d'Henry IV, de Louis XIV, de plusieurs princes et seigneurs de la cour, et autres personnes illustres, avec un choix de traits naïfs, gascons et comiques, de plusieurs petites pièces de poésies et de pensées, 1725)
- Testicule.
- Chang part en arrière, pousse un gémissement atroce et roule sur le plancher, les mains crispées sur ses « coquettes ». — (F. H. Ribes, KB-09 Section « K », éditions Fleuve Noir, 1973, chapitre XXI)
- (Ornithologie) Nom normalisé donné à deux genres de très petits oiseaux nectarivores de la sous-famille des trochilinés (colibris véritables, etc.) totalisant seize espèces caractérisées par leur taille souvent minuscule, et surtout par leurs plumes ornementales souvent spectaculaires telles huppes érectiles touffues, aigrettes, hackles, raquettes, filoplumes caudales très longues, etc., souvent grégaires, et propres aux forêts tropicales de l'écozone néotropicale (genres Lophornis et Discosura).
- Il y en a sur un buisson appelé la « coquette ; » au-dessus planent les colibris, rouges eux-mêmes sur la poitrine: on dirait des flammes. Ce sont les plus jolis petits êtres qu'on puisse se figurer; gras comme des bouvreuils, ils semblent pour ainsi dire assis sur l’air. La coquette et ses courtisans ailés présentent un spectacle ravissant. — (Frédérika Bremer, La Vie de famille dans le Nouveau-Monde: lettres écrites pendant un séjour de deux années dans l'Amérique du Sud et à Cuba, Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Tome III, Association pour la propagation et la publication des bons livres, Paris, 1854, page 138)
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gentillette
?- Féminin singulier de gentillet.
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ciboulette
?- Plante condimentaire vivace dont les feuilles, en forme de fin tube effilé, sont employées dans les assaisonnements.
- Certains prétendent que la ciboulette aurait encore du goût séchée ou lyophilisée ; nous ne faisons pas partie de ces crédules. — (Jean-Pierre Coffe, SOS Cuisine, Paris, Éditions Stock, 2006)
- Riche en silice et en essence sulfurée, la ciboulette est indiquée pour ses propriétés digestives. — (Cathy Selena, Mes petites soupes magiques, 2008)
- De la même façon, une céréale cultivée pourra souffrir de l'emploi d'un antigraminées. Les autres monocotylédones (famille des liliacées, par exemple l'ail, la ciboulette...) ne sont pas forcément sensibles aux antigraminées. — (Éliane Lachuer, Les produits phytosanitaires: Distribution et application, Dijon : Educagri éditions, 2003, 2007, rééd. 2012, t.1, page 187)
- L’observateur rapporte qu'une paysanne ayant vendu des oignons de perce-neige en guise de ciboulette, toutes les personnes qui en mangèrent furent surprises de vomissement, qui n'eurent aucunes suites fâcheuses. — (Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers, Neufchâtel : Samuel Faulche, 1765, vol.12, page 326)
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navette
?- (Tissage) Instrument de tisserand, qui sert à porter et à faire courir le fil, la soie, la laine entre les fils de la chaîne du métier à tisser. Elle est mobile et généralement formée d'une pièce de bois allongée et pointue aux extrémités, et creusée d’une cavité garnie d’une broche où s’enfile la canette. — (Blanquet, Technologie des métiers de l’habillement, 1948, page 97)
- […] ses deux garçons étaient tisserands, et dans ce vieux nid on entendait grincer les métiers et siffler les navettes du matin au soir. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- — Est-ce que vous croyez, s’écria-t-il insolemment, que vous allez me faire aller comme une navette ? Je saurai bien qui de vous deux a le magot. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- (Couture) Pièce du mécanisme d’une machine à coudre qui contient le fil de dessous.
- L’aiguille, dans son mouvement de descente, fait passer le fil à travers le tissu et le conduit vis-à-vis de la navette, où un petit mouvement vertical lui fait faire une boucle dans laquelle s’engagent la navette et son fil [...]. — (Thérèse de Dillmont, Encyclopédie des ouvrages de dames, Bibliothèque D.M.C., Mulhouse, 1886, réédition Maxtor, 2012, page 24)
- (Par analogie) Petit récipient allongé, en forme de nef.
- Il portait à deux mains une navette remplie d’huile. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome 4, 1848, page 387)
- (Liturgie) Récipient contenant les graines d’encens.
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bercelonnette
?- Berceau léger monté sur deux pieds en forme de croissants, qui permettent de le mouvoir sans effort pour bercer.
- L’histoire de la bercelonnette est intimement liée à celle du berceau, déposé par le Mobilier national au musée des Arts décoratifs où il est conservé. — (Museé de l’Ile-de-France, Conseil général des Hauts-de-Seine, Entre cour et jardin: Marie-Caroline, duchesse de Berry, 2007)
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permette
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif de permettre.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de permettre.
- Le plus souvent les deux taillants sont parallèles ou se rapprochent à peine vers leurs extrémités, mais peuvent aussi converger au point qu’une diminution suffisante de largeur à l’une d’elles permette à la main d’empaumer la pièce et d’assurer une prise convenable comme le ferait un manche. — (Bulletin de la Société préhistorique française, 1961, volume 58, page 280)
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allumette
?- Bâtonnet de bois ou de carton recouvert, à une extrémité, d’un produit inflammable.
- Je m’apprête à allumer la lampe. Je frotte une allumette. Elle ne prend pas, le phosphore s’écaille, elle se casse. Je la jette, et, un peu las, j’attends… — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- On lui avait toujours dit que les allumettes étaient dangereuses pour deux raisons : parce qu’elles étaient du poison et parce qu’elles pouvaient mettre le feu. Par quoi allait-il commencer ? — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 143)
- Les allumettes étaient toutes là, avec une tête rouge. Il ne put s’habituer à l’idée qu’elles étaient de simples allumettes. Il ne put s’empêcher de les caresser du bout des doigts. Puis il serra la boîte dans sa main, de crainte qu’elles ne s’envolassent comme des oiseaux. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 143)
- Jim se curait les ongles à l'aide d'une allumette. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- En parlant des cafés, on ne saurait passer sous silence le bar-tabac. Car en France, le tabac, les cigarettes, les allumettes, les timbres-poste, les timbres fiscaux et les vignettes-auto se vendent dans les bars-tabac. — (E. Wesley O'Neill, La France d'aujourd'hui: une anthologie de conférences, University of Maine Press, 1968, page 48)
- Gaston craque dans l'âtre une longue allumette nommée « togearde » puisque fabriquée par les paysans de Toges, un village de l'Argonne ardennaise. — (Yanny Hureaux, Le pain de suie, Jean-Claude Lattès, 1999)
- Pâtisserie composée de pâte feuilletée glacée au sucre.
- Donnez-moi deux allumettes et une tartelette à la fraise.
- (Cuisine) Morceau de viande taillé en allumette, généralement du porc.
- (Île Maurice) Petite quantité, en parlant d'alcool, en France on dit plutôt un doigt.
- -Vous prendrez bien un verre ? - Oui, alors juste une allumette.
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chaufferette
?- Sorte de boîte percée de plusieurs trous dans le haut et dans laquelle on met généralement de la braise pour se tenir les pieds chauds.
- sa robe de laine verte laisse voir des sabots noirs souvent incendiés par sa chaufferette. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Je mords avec moins de plaisir dans celle qui est cuite au feu de la chaufferette que la tante tient toujours entre les jambes, et qui est le meuble indispensable des béates. — Huit jambes de béates : Quatre chaufferettes — qui servent de boîte à fil en été, et dont elles tournent la braise avec leur clef en hiver. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (…) ; j'étais assis sur une de ces hautes chaufferettes d'autrefois, à deux étages, si commodes pour les tout petits enfants qui veulent faire les câlins, la tête sur les genoux des grand'mères ou des grand'tantes… — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- Tous les jeudis, des habitués venaient faire une partie de boston. Félicité préparait d’avance, les cartes et les chaufferettes. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1897)
- Au fond de la pièce, près du fourneau, la vieille femme se tenait assise dans son fauteuil rouge, une capeline sur la tête et les épaules, les mains jointes au creux du tablier, les pieds sur une chaufferette. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 29)
- Hochant la tête, elle remuait avec le crochet du fourneau les cendres de sa chaufferette. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 31)
- Appareil portable permettant de se réchauffer.
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poète
?- Celui qui fait des vers, qui se consacre à la poésie.
- Un ouvrier en phrases occupé d’ajuster des mots est bien ennuyeux. Un poète, mademoiselle, n’est pas plus la poésie que la graine n’est la fleur. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Mais il était poète aussi et la poésie, à cette époque d’absolutisme et de barbarie, était chose dangereuse lorsqu’on avait l’esprit aussi caustique que Thierrat ; […]. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Poète, il voulait être poète, créer des rythmes nouveaux, des sensations neuves et souffler au ciel toutes les sottises qui tourbillonnaient dans son cerveau. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 67)
- L’artiste, le poète et le touriste se réjouissent ici d’un pittoresque qui fait le désespoir de l’agriculteur. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’aisance avec laquelle les poètes juifs maniaient le vers français permet de supposer que leur talent a dû s’exercer dans les genres les plus variés. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Le poète se souvient de l’avenir. — (Jean Cocteau, Journal d’un inconnu, 1953)
- — Ouais ! Ouais ! Tu es un poète, nous le savons. (Il prononçait « pouate ».) Il n’y a pas de mal à ça. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 26)
- Alors que le romancier, riche de son don d’ubiquité, peut se dédoubler en autant de personnages que son humeur daigne susciter au fil des pages, le poète reste fixé à la finitude de son expérience, à la racine de son cri. — (Jean-Pol Madou, Édouard Glissant : de mémoire d’arbres, 1996, page 16)
- Stendhal disait que le drame, avec les poètes, c’est que tous les chevaux s’appellent des « destriers ». — (Fabrice Luchini, Comédie française, Flammarion, J’ai lu, 2016, page 176)
- Celui qui a le don de la poésie.
- Cet homme est né poète.
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bouffette
?- Petite houppe qu’on attache à divers objets pour servir d’ornement.
- Il faut des bouffettes à ce harnais.
- On se sent transporté dans un monde inouï, impossible et cependant réel. ― Les troncs d’arbre ont l’air de fantômes, les hommes d’hyènes, de hiboux, de chats, d’ânes ou d’hippopotames ; les ongles sont peut-être des serres, les souliers à bouffettes chaussent des pieds de bouc ; ce jeune cavalier est un vieux mort, et ses chausses enrubannées enveloppent un fémur décharné et deux maigres tibias. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Le théâtre de Marseille avait prêté les costumes ; l’or, la soie, le velours, les étendards brodés, les écus d’armes, les cimiers, les caparaçons, les rubans, les nœuds, les bouffettes, les fers de lance, les cuirasses faisaient flamber et papilloter l’Esplanade comme un miroir aux alouettes. — (Alphonse Daudet, La défense de Tarascon, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 61)
- Le premier mouvement des chiens avait été de suivre leur maître, mais je leur ordonnai de rester près de moi, et, habitués à obéir, ils revinrent sur leurs pas. Je m’aperçus alors qu’ils étaient muselés, mais au lieu d’avoir le nez pris dans une carcasse en fer ou dans un filet, ils portaient tout simplement une faveur en soie nouée avec des bouffettes autour de leur museau ; pour Capi, qui était à poil blanc, la faveur était rouge ; pour Zerbino, qui était noir, blanche ; pour Dolce, qui était grise, bleue. C’étaient des muselières de théâtre. — (Hector Malot, Sans famille, Dentu E., 1887, pages 1-347)
- (En particulier) Nœuds de ruban un peu renflés qui font partie de certains ajustements d’homme ou de femme.
- Leurs robes […] offraient à l’œil plusieurs rangs de garnitures, où brillaient l’or, l’argent, les perles, au milieu de bouffettes de gazes et de guirlandes de fleurs artificielles. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T. 2 ,4, 1833)
- (Histoire, Marine) Troisième voile du grand mât de galère. [2]
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cadenette
?- (Coiffure) Longue mèche de cheveux qui pend sur la tempe gauche, tel que la portait le sire de Cadenet.
- Il y avait toujours là Christian IV, avec sa belle cadenette tressée à côté de sa joue large, doucement bombée. — (Rainer Maria Rilke, Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, 1929 ; traduit de l’allemand par Maurice Betz, 1966, page 103)
- (Vieilli) (Coiffure) Coiffure militaire consistant en deux tresses de cheveux de chaque côté de la tête, qui fut portée par les grenadiers et les hussards du xviie siècle au début du xixe siècle.
- La nécessité des guenilles, des cadenettes et de la moustache aux talons n’est certainement pas démontrée d’une manière très-rigoureuse; mais l’éleveur de mules repousserait le baudet qui ne les porterait pas. — (J. A. Barral, Journal d’agriculture pratique, 1860, volume 2, page 68)
- Les jeunes gens portaient les cheveux en cadenette à la guise des militaires. — (Édouard Lairtullier, Les Femmes célèbres de 1789 à 1795, et leur influence dans la Révolution, tome 2, 1840, page 295)
- Les cheveux, tressés en cadenettes bleues, couvraient les oreilles. — (Pierre Benoit, Le Lac salé, 1921, rééd. Le Livre de Poche, page 234)
- Dreadlock.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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proxénète
?- (Sexualité) Personne qui tire profit de la prostitution d’autrui ou bien la favorise.
- Les scandales des procès des proxénètes belges ont montré que ce règlement parfait avait bien quelques inconvénients. — (Yves Guyot, La Prostitution, 1882)
- Sans doute, comme il le disait à Odette, il aimait la sincérité, mais il l’aimait comme une proxénète pouvant le tenir au courant de la vie de sa maîtresse. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n° 1924, 1987, page 354)
- En fait, il est établi que les « candidates » étaient placées au « pouf » par des proxénètes exerçant entre Belgique et Méditerranée. Et la gérante du foyer, qui conservait 2 francs par jeton pour ses frais de gestion, envoyait régulièrement à ces messieurs — ou à leur « boîte aux lettres » — les mandats résultant du labeur de ces dames. — (Le Monde : les grands procès, 1944-2010, sous la direction de Pascale Robert-Diard et Didier Rioux, éditions Les Arènes, 2009, page 258)
- (Vieilli) Courtier, celui qui négociait un marché.
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galipette
?- Cabriole, pirouette.
- [...], et hop, d’une galipette j’étais dans mes draps qui sentaient bon la lessive, [...]. — (Marie Cardinal, Les mots pour le dire, Le Livre de Poche, page 85)
- (Danse, Sport) Roulade.
- (Par analogie) Ébat amoureux. — Note : il est souvent employé au pluriel dans l’expression faire des galipettes.
- Ma parole, s’ils se mariaient, leurs nanas ne l’auraient pas belle. Ce serait ou la grosse crise de neurasthénie, ou les galipettes avec un rigolo du quartier. — (Frédéric Dard, Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, page 97)
- A propos de con, à propos de cul… Venons-en au "SEX" ! Autrefois, on appelait ça le "café du pauvre", la partie de galipette. Même quand on tirait le diable par la queue, il y avait toujours un petit morceau de tarte aux poils ou de jambes en l'air à se mettre sous la dent. Ben au jour du jour d'aujourd'hui, aussi ça, y a même plus. — (Yan Lindingre, « L'Édito : Sea, Sex and Sun », dans Fluide glacial, n° 446, août 2013)
- (Cuisine) (Rare) (Anjou) Gros champignon souvent cuisiné farci. (Note : ce champignon était ramassé le lundi, il était gros car avait poussé pendant tout le dimanche où personne ne cueillait de champignons, son nom vient du fait qu'a cause de sa taille, sa tête avait culbuté sur le côté, par la suite nom donné aux champignons malformés)).
- Sur ce poids, il y a toujours 10 p.100 qui présentent toujours quelques altérations; c'est la galipette, payée moitié prix, soit 0 fr 50 au lieu de 1 fr le kilogramme. — (Bulletin: Documents officiels, statistique, rapports, comptes rendus de missions en France et à l'étranger, volume 17, Imprimerie nationale, 1898)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.