Dictionnaire des rimes
Les rimes en : escourgeon
Que signifie "escourgeon" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Botanique) Sorte d’orge d’hiver, de la famille des Poacées, dont les épis comptent six rangs de grains, d’un bon rendement, dont le grain est propice à l’usage en brasserie.
- Les vilains vivaient dans les environs lépreux de la Cité, derrière les murs, sur des sols arrachés à la friche, recouverts de champs de gerzeau et d’escourgeon. — (Inès Nollier, Abélard : le philosophe du Christ, Pygmalion/G. Watelet, 1984, page 57)
- La céréale la plus cultivée pour brasser la bière est lʼescourgeon ou écourgeon, une orge hâtive semée en automne (« semée dʼhiver ») encore appelée orge dʼhiver ou orge de saison. — (Patrick Cerisier, Le commerce des grains dans la France du nord, fin XVIIe-1790 : Artois, Flandre, Hainaut, Cambresis. Thèse pour le doctorat dʼhistoire, université Charles-de-Gaulle Lille III, UFR des sciences techniques, 11 décembre 2004, Volume 1, 2004)
- Jam vint donc chercher Yoran un matin, comme convenu, peu avant le lever du jour, et ils rejoignirent la parcelle qui longeait l’orée du bois, orientée à l’est, où les hommes, la faux à la main, entamaient l’escourgeon à un rythme soutenu. — (Claire-Lise Marguier, Le Sceau de la reine, Rouergue, 2014, page 87)
- Ankylosée par la conduite, notre conductrice s’étire et fait quelques pas pour se désengourdir en regardant au loin, derrière les glissières d’autoroute, les prés, les champs de betteraves, de maïs et d’escourgeon, qui courent vers l’horizon. — (Christine Montalbetti, Le Relais des Amis, P.O.L, 2023, page 125)
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "escourgeon".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
adoptons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adopter.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adopter.
-
accusation
?- Action en justice par laquelle on accuse quelqu’un.
- Vers 1255, le bailli de Pont-Audemer, nommé Jean de Neuvy, était sous le poids des plus graves accusations, et parmi les nombreux méfaits qui lui étaient reprochés se trouvait l’impunité d'un assassinat commis sur un homme de Bourneville. — (Louis-Etienne Charpillon, Dictionnaire historique, géographique, statistique de toutes les communes de l'Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, page 532)
- Une accusation de complot contre la vie de Napoléon III fut abandonnée par prudence ; l’idée était dans l’air, on craignait d’évoquer l’événement. — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, p.22)
- Le lecteur trouvera regroupés dans ce volume les dossiers de chacun de ces Français pour les affaires particulières qui le concerne, considérées du point de vue de l'accusation. — (Bernard Lambert, Dossiers d'accusation: Bousquet, Papon, Touvier, 1991)
- Tout reproche, de toute imputation qu’on fait à une personne de quelque faute, de quelque défaut que ce soit.
- Plus tôt cette année, le parti avait dû répondre à des accusations de violences sexuelles visant Éric Coquerel et Taha Bouhafs. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 19 septembre 2022, page 4)
- Juste au moment du 18 brumaire, Burnel se faisait renvoyer de Guyane par les colons, sous l’accusation de négrophilie : en réalité, à un moment où la colonie étant menacée par les Anglais, il envisageait d’armer les Noirs. — (Yves Bénot & Marcel Dorigny, Rétablissement de l'esclavage dans les colonies françaises - 1802, Éditions Maisonneuve et Larose, 2003, p. 60)
- Le journal d'extrême gauche reprend à son compte cette accusation en montrant un remue-ménage des français au niveau du Gabon, bastion hexagonal par excellence. — (Babacar Mbaye Diop, Doudou Dieng, La conscience historique africaine, 2008)
-
adjugeons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adjuger.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adjuger.
-
abstenons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de s’abstenir.
- Première personne du pluriel de l’impératif de s’abstenir.
-
vision
?- (Didactique) Action, capacité de voir ; vue.
- Ses yeux, doués d’une extrême puissance de vision, comme tous ceux de ces indigènes nomades, habitués aux ténèbres des longues nuits de l’hiver arctique, ne pouvaient la tromper. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- […], nous passons sous le pont suspendu de Brooklyn et devant Manhattan et ses gratte-ciel, et ma dernière vision de New-York me laisse une impression de ville monstrueuse et titanesque. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Perception, en esprit ou par les yeux du corps, d’une réalité surnaturelle.
- Ce matin, je pense à la vision si grande d’avant-hier. Mais déjà je la revois avec moins d’émotion ; déjà, elle s’est un peu éloignée de mon cœur puisque un jour s’est passé. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- J'ai une hypothèse pour interpréter cette partie de saute-mouton : dans la Genèse XXX, 10, la vision de Jacob grâce à laquelle il accrut son troupeau aux dépens de Laban, une histoire de béliers noirs en rut... — (Olivier Pagès, Le Temple de Lanleff: Dossier, La TILV éditeur, 1998)
- Dans son ouvrage sur Sainte-Sabine, Gisela Jeremias interprète la scène du registre supérieur comme une vision à caractère apocalyptique, eschatologique et parousiaque, que renforcent la présence des lettres alpha et oméga ainsi que celle des Vivants. — (Anne-Orange Poilpré, Maiestas Domini: une image de l’Église en Occident, Ve-IXe siècle, Éditions du Cerf, 2005, p. 91)
- Chimère, image vaine que la peur, la folie, ou toute autre cause particulière produit dans l’esprit.
- Cette femme a des visions : seule dans sa chambre, elle croit apercevoir quelqu’un à ses côtés.
- (Sens figuré) Idée folle, extravagante.
- Une pure vision. C’est un homme à visions.
- Projection dans le futur ; imagination du futur.
- Et cette catastrophe en cours nous amène inévitablement aux mêmes conclusions : incompétence, inorganisation, absence de vision à long terme, improvisation. En résumé : nullité de nos dirigeants, et en particulier de ceux en charge du système de santé français. — (Riss, « Covid-19 : L’autre « étrange défaite » », le 27 mars 2020, sur le site de Charlie Hebdo (https:/charliehebdo.fr))
-
admirons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe admirer.
- Son corps avait la verdeur que nous admirons dans les feuilles nouvellement dépliées, son esprit avait la profonde concision du sauvage ; elle était enfant par le sentiment, grave par la souffrance, châtelaine et bachelette. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe admirer.
-
accouplons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accoupler.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accoupler.
-
abrogerons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe abroger.
-
garçon
?- Enfant ou adolescent mâle, par opposition à fille.
- De ces cervelles fines, la plus fine était la petite Brulette, emmi les filles, et des plus épaisses, la plus épaisse paraissait celle de Joseph, emmi les garçons. — (George Sand, Les Maitres sonneurs, Londres : George Bell & Sons (Les Classiques Français Illustrés, publiés sous la direction de Daniel O’Connor), 1908, page 4)
- Ses deux premières femmes n’avaient pas su lui donner de garçon : tant pis pour elles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- Devant nous, sur la chaussée, une bande de jeunes garçons s’efforçaient de maîtriser un kérabau emballé. — (Kazuo Ishiguro, Quand nous étions orphelins, traduit par François Rosso, Éditions Gallimard, 2014)
- Madame, les garçons sont les soucis des mères. — (Victor Hugo)
- (Par extension) Jeune homme.
- Pendant la fête, elle ne quittait pas mon bras et refusait de danser avec les autres garçons du village. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Il accordait à son frère une grande habileté. Selon lui, ce gros garçon endormi ne sommeillait jamais que d’un œil, comme les chats à l’affût devant un trou de souris. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 98-99)
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les garçons revenus du service militaire ont trouvé de plus en plus ennuyeuses les soirées du Causse enténébré et silencieux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- (Par extension) Homme de genre masculin.
- Je me rappelai la soirée et la nuit. Il y avait donc un garçon dans le lit. Quelle stratégie adopter ? — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 61)
- Je reçois bon nombre de messages me demandant d'expliquer la fin, et la quasi totalité en provenance de... GARÇONS ! — (Solange te parle, tweet du 17 octobre 2012)
- (Par extension) Homme célibataire.
- — Ainsi, vous êtes encore garçon ? reprit-elle lorsque l’Anglais lui eut fait observer que sa vie errante depuis trois ans eût été peu conciliable avec les liens de l’hyménée. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Si ce grand seigneur restait encore garçon, il y avait moins de sa faute que de celle de sa tante, qui ne connaissait pas les fables de La Fontaine. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 252 de l’édition Houssiaux de 1855)
- […]; sans doute, ils ont, eux aussi, certains du moins, des ascendants névrosiques, mais la mysophobie atteint le plus souvent des gens minutieux ou méticuleux par tempérament, par exemple, des vieilles filles ou des garçons âgés, célibataires. — (Édouard Gélineau, Des peurs maladives ou phobies, Paris : Société d’éditions scientifiques, 1894, page 92)
- Pinglet. — Toute réflexion faite, je ne dînerai pas ici… Tu vas chez ta sœur, je suis garçon… je vais m’offrir un petit repas fin au restaurant !… — (Georges Feydeau, L'Hôtel du libre échange, 1894)
- Être vieux garçon, ça a ses avantages et ses inconvénients. — (Jo Barnais , Mort aux ténors, ch. XIII, Série noire, Gallimard, 1956, page 113)
- (Travail) Employé subalterne affecté à un service particulier. Celui qui travaille sous les ordres d’un maître, d’un patron ou d’un chef.
- Bert effleura successivement un bon nombre de métiers : il fut groom dans un magasin de nouveautés et chez un médecin, garçon de pharmacie, apprenti plombier. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 11 de l’édition de 1921)
- (En particulier) Serveur d’un café, d’un restaurant ou d’un hôtel.
- Nous nous mîmes à table. J’avais recommandé la carte au garçon : mes convives parurent contents. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Garçon!… garçon!… des pieds de mouton à la poulette, et servez chaud… Allons, vivement. — (J. Gabriel et Charles Dupeuty, Fanfan le batonniste, acte I, scène 5, représentée au théâtre du Vaudeville le 30 août 1845 ; dans La France dramatique au dix-neuvième siècle : choix de pièces modernes, volume 13, Paris : C. Tresse)
- Les bistros regorgeaient d’hommes, de femmes endormis, que parfois le garçon réveillait pour qu’ils cédassent la place à de nouveaux venus. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il sollicita le garçon d’un timbre retentissant, en cognant bruyamment ses vastes pattes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 11)
- Paresseusement, Colombe égoutta les trois verres dans le seau à glace, avec une indifférence de vieux garçon, et les emplit de café tiède. — (Colette, Le toutounier, 1939)
-
abasourdiront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe abasourdir.
-
marron
?- Fruit rond comestible de certains châtaigniers, plus gros qu’une châtaigne ordinaire, de couleur brune.
- Chaud là, les marrons, chaud ! — (Ernest Grenet-Dancourt, Monologues comiques et dramatiques, Librairie Ollendorf, 1883, page 157)
- Quoique la châtaigne et le marron soient de la même espèce, on préfère le marron, parce qu’il est plus gros et plus sucré. — (Balthazar Georges Sage, Supplément aux institutions de physique, 1812, page 46 → lire en ligne)
- Sur le trottoir, un type en passe-montagne vendait des marrons chauds. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 152)
- Nous achetions des marrons pour nous chauffer les doigts dans la poche de nos pèlerines. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 124)
- Devant l’Uniprix t’avais l’hiver un marchand de marrons chauds, qui te les grillait juste devant toi dans une grande bassine en tôle avec des trous partout dans le fond et de la braise en dessous. — (Alain René Poirier, Souvenirs mélangés d’un Parisien malgré lui, 2017, page 178)
- Avec le succès de son entreprise, M. Chestnut décide de se développer et d’acheter le fonds de commerce de son confrère M. Marron, qui vend des marrons chauds au parc Montsouris. — (André Lévy-Lang, L’Argent, la finance et le risque, 2006, page 126)
- Le scientifique appelle marron le fruit du châtaignier qui ne possède qu’une amande sous le tégument coriace et châtaigne celui qui en possède plusieurs séparés par le tan. L’industriel et le commerçant … auraient tendance à élargir la notion de marron à toutes les châtaignes un peu grosses et dodues. Quant au gastronome, … de la purée ou de la crème de marron, … châtaigne blanchie, … on parle de boudins aux châtaignes et de dinde aux marrons ! — (Robert Bourdu, Le châtaignier, 1996, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 21)
- (Par analogie) Brun, couleur du fruit mûr. #a04000 #602000 #402000 Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
- C’était le papier marron qui avait toujours régné chez les miens : « Votre grand-mère adore le marron. » — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 135)
- Le marron est issu du mélange des trois couleurs primaires. Les nuances de marron sont donc infinies selon la proportion de ces trois couleurs, plus le noir et le blanc pour la désaturation. — (Allan Carrasco, Le Grand Livre de la Peinture sur Figurines, 2007, page 46)
- Le choix de la couleur divise la population : le vert ne plaît pas, le marron est jugé fade, le jaune trop voyant et le noir salissant. — (Benigno Cacérès, Le bourg de nos vacances, 1970)
- Malartic et Lampourde, dont l’attention était éveillée, aperçurent un homme de moyenne taille, mais singulièrement alerte et vigoureux, hâlé de visage comme un More d’Espagne, les cheveux noués d’un mouchoir, vêtu d’un caban de couleur marron qui en s’entr’ouvrant permettait de voir un justaucorps de buffle et des chausses brunes ornées sur la couture d’un rang de boutons de cuivre en forme de grelots. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, pages 111-112)
- (Sens figuré) (Populaire) Coup de poing, châtaigne, gnon.
- Il s’était trouvé un cloporte pour le dénoncer, le directeur ne voulait pas d’ennuis et, manque de bol, ça avait déclenché un foin du tonnerre de Zeus vu qu’il lui avait mis un marron dans la gueule, au cloporte, un putain de marron… Les cloportes, c’est tout ce que ça mérite… L’Abbé avait bien fait, considérait Baudelaire. — (Françoise Guyon, Le diable bat sa femme et marie sa fille, 2010, page 32)
- Y m’a filé une beigne,j’y ai filé un marron,m’a filé une châtaigne,j’y ai filé mon blouson. — (Renaud, Laisse béton, 1977)
- — Quand on a reçu un marron, on fait l’mort. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, Éditions Self, 1945, page 131)
- (Botanique) Marron d’Inde, graine non comestible du marronnier d’Inde.
- En 1825 , M. Vergnaud-Romagnési, dans ses travaux sur le marron d’Inde, dit que les marrons les plus avantageux rapportent 30 pour 100 de leur poids en belle fécule. — (Adolphe Thibierge et Dr Remilly, De l’amidon du marron d’Inde, ou des fécules amylacées des végétaux non-alimentaires, 1857, pages 101-102)
- Au fond une vingtaine de marronniers lâchaient comme des bombes leurs bogues piquantes sur la tête des enfants. Ceux-ci nous apportaient en cadeau des dizaines de marrons bien lustrés dont nous ne savions que faire. — (José Herbert, L’instituteur impertinent : Récit de vie, 2016)
- Quant au fruit à venir, le marron, c’est un excellent vasoconstricteur, base appréciée de médicaments pour traiter varices et hémorroïdes. — (Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, 2006 → lire en ligne)
- (Pyrotechnie) Pétard dont la détonation évoque l’éclatement d’une châtaigne sur le feu.
- Le tir de deux marrons d’air qui ont éclaté à 300 ou 350 mètres de hauteur a fait dans le nuage une large échancrure à travers laquelle apparut le ciel bleu ; deux autres marrons divisèrent le nuage en deux parties, qui prirent la direction des forces composant la résultante suivant laquelle se dirigeait sa masse. — (Congrès international de défense contre la grêle, Troisième Congrès international de défense contre la grêle et Congrès de l'hybridation de la vigne, 1902, tome 1, page 306)
- Peu d’instans après, le marron éclate en donnant une détonation sourde, et le glaçon se trouve brisé en morceaux assez petits pour passer sous les ponts ou dans les canaux d’une usine, sans causer aucun dommage. — (Bulletin des sciences technologiques, 1829, tome 12, page 363 → lire en ligne)
- Jeton servant à contrôler la présence d’une personne à son poste. Notamment en usage dans les mines, les casiers où ils se rangeaient se nommaient marronniers.
- Les marrons sont entre les mains des factionnaires : les rondiers les trouvent en faisant leur ronde et les déposent ensuite dans la boîte à marrons, dont le contenu est vérifié le matin par le capitaine d’armes. — (Robert de Parfouru, Manuel du marin, 1911, page 86)
- Un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d’en bas du bâtiment-neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons, − c’est le moyen qu’on employait pour s’assurer que les surveillants faisaient exactement leur service ; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Populaire) Tête.
- Il a reçu un coup sur le marron.
- (Technique) Grumeau de farine se formant dans la pâte à pain lors du pétrissage.
- Marron, grumeau dans la pâte mal pétrie. — (Prudence Boissière, Dictionnaire analogique de la langue française, 1862, page 1080)
- (Technique) Peloton coagulé dans une table de plomb mal fondue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- MARRON […] Sorte de grumeau qui reste dans le plomb mal fondu. — (Pierre Larrouse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1873, tome 10, page 1247)
- (Technique) Noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marbrerie) Partie très dure incluse dans le marbre et nuisant à son polissage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Plâtrerie) Grumeau dans le plâtre.
- Cette gâchée est pleine de marrons !
- (Coiffure) Grosse boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban.
- Étienne de Jouy, le célèbre librettiste d’opéra, s’étonne en arrivant chez un ami pour dîner d’y trouver le père de celui-ci en habit de droguet à fleurs avec une perruque à marrons, son ami vêtu d’un habit français, sa femme en grande robe à la Médicis, tenant sur son bras un châle indien ; sa fille est vêtue à la grecque, son fils aîné à l’anglaise et les petits en mameluks. — (Patrick Barbier, À l’Opéra au temps de Balzac et Rossini, 2003 → lire en ligne)
- Le costume des juges peut paraître grotesque à un étranger : non que leur robe rouge doublée de satin blanc et leur rochet d’hermine n’aient de l’éclat et de la dignité ; mais ils sont affublés d’une perruque à marrons et à petite queue retroussée en plusieurs nœuds, poudrée plus ou moins également, et jetée au hasard de travers sur leurs cheveux, qu’elle ne cache pas en entier et qui déborde de toutes parts. — (Basile-Joseph Ducos, Itinéraire et souvenirs d’Angleterre et d’Écosse, 1834, page 34)
- (Ichtyologie) Petit poisson méditerranéen de la famille des pomacentridés, aplati latéralement (Chromis chromis)[17].
- Le Marron, ſelon Willughby, eſt un petit poiſſon qui n’a qu’environ quatre pouces de longueur, ſur une épaiſſeur aſſez conſidérable. — (Encyclopédie méthodique, Histoire naturelle, 1787, tome 3, page 247 → lire en ligne)
- Le marron a la chair fade et pleine d’arêtes.
- (Cinéma) Copie intermédiaire d’un film permettant de travailler sur une copie sans abîmer l’original.
- La première étape de la restauration a donc consisté à tirer un nouveau marron image à partir du négatif original et de rajouter les éléments manquants grâce à ce safety. — (Béatrice Valbin-Constant, Camille Blot-Wellens, Restauration du film « Donne-moi tes yeux » de Sacha Guitry, 3 décembre 2007, www.cinematheque.fr)
- Lettres et chiffres découpés en à jour dans une feuille de métal, destiné à être utilisé en tant que pochoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Alpes) (Lanslebourg-Mont-Cenis) Porteur savoyard dans les Alpes, guide de montagne, en particulier en Maurienne au Mont-Cenis.
- Du Passeur au Guide. Alors, et alors seulement, les marrons de Novalaise prennent une autre figure, à l’image de la montagne. On voit ses marrons l’aider, lui expliquer ce qu’on trouve en montagne […]. — (Renaud de Bellefon, Histoire des Guides de Montagne : Alpes et Pyrénées, 1760-1980, 2003, page 123)
- Apparut alors, disent les textes, quoddam genus hominum qui « marrones » vocantur (une sorte d’homme qu’on appelait marrons). On relève marones, marronai, marronnes, marucci, mazanes, et, en Val d’Aoste plus particulièrement, celle de marronniers. Leur clientèle était faite de grands personnages : diplomates, ambassadeurs, parfois de papes, d’ecclésiastiques […]. — (Nicolas Giudici, La philosophie du Mont-blanc, 2003, Literary Collections)
- On les appelle ordinairement Marrons. Ils sont divisés en plusieurs bandes et ont des petites chaises qu’ils portent tousjours à la main Quand la neige ni y est pas assez forte ni assez gelée, ils portent sur ces chaises les voyageurs, mais quand le froid a rendu la neige bien dur, et ils accommodent leurs chaises de façon, qu’ils ne portent a plus les voyageurs, mais les font glisser sur la neige avec tant de vitesse, particulièrement à la descente du Mont-Cenis, qu’à peine les peut on suivre des yeux. — (Guido Bentivoglio, 1713, Mémoires du Cardinal Bentivoglio, page 39)
- (Argot) Bagarre, baston, rixe.
- Prens toutes tes Baioffes [armes à feu], car il pourra bien y avoir du marron. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Argot) Testicule.
- À ce moment précis, j’ai dû vraiment agacer les abeilles car, à peine avais-je grimpé un iota de plus que BEEUUINZZZ BZZZZZ, toute une brigade ou compagnie m’attaqua, et vas-y que je te pique de la tête aux pieds, partout, semblait-il, avec un acharnement particulier sur mes fesses, ma saucisse beige et mes deux marrons couleur foncée ! — (Saer Maty Ba, Le serment du maître ignorant, 2020)
- (Cameroun) Beignet à base de farine de manioc ou de maïs.
- Kanga, achète-moi des marrons !
- Dans le calendrier républicain, nom du 29e jour du mois de fructidor[18].
- Dans le calendrier républicain c’était le 29e jour dans le mois de fructidor, le jour du marron. — (Jean Mayet, 365 jours ou Les Éphémérides allant du XVIe au XXe siècle, 2013, page 500 → lire en ligne)
-
abaissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abaisser.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abaisser.
-
question
?- Interrogation, demande que l’on fait pour s’informer de quelque chose.
- Dumay ne demanda rien à son patron, il ne lui fit pas de questions sur ses projets. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 132 de l’édition Houssiaux de 1855)
- Ils firent mille questions sur Julien. Elle répondait à chacune, mais eut soin de taire l’idée funèbre qui les concernait. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, 1877)
- L’incrédulité de Bert était ébranlée. Il posait des questions, et le soldat y répondait complaisamment. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 24 de l’édition de 1921)
- […], n’avait-il point remarqué une superbe truite qui se calait sous un rocher de la rive.[…]. La question se posait seulement de savoir s’il la prendrait au filet ou à la main. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quand nous blâmons les Bas-Alpins de déserter leur pays, ayons la franchise de nous poser cette question : et moi-même, si j’avais vingt ans, y resterais-je ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L'a remplacée un petit bonhomme sans un poil sur le caillou, qui m'a bombardée de questions carrément barbantes, comme mes rêves, ma vie sexuelle et j’en passe. — (Meg Cabot, Missing, t. 1 : Coup de foudre , traduit de l'anglais (USA) par Luc Rigoureau, Hachette Livre, 2006, Le Livre de Poche Jeunesse, 2007, chapitre 14)
- (Grammaire) Type de phrase pour demander une information, généralement avec un syntagme ou un particule interrogatif, ou avec l’ordre des mots spécial. → voir phrase interrogative.
- (En particulier) (Dans la narration littéraire) Phrase dont le but est d’inviter un auditeur, un lecteur à donner une explication, un renseignement, ou tout cas appelant une réponse.
- Question. Où parlez-vous français ? Réponse. Je parle français à la classe de français. — (Arthur Gibbon Bovée, Première année de française: avec notation phonétique, page 53, Ginn, 1922)
- (En particulier) Interrogations que l’on adresse à un élève dans un examen.
- Cet élève répondit fort bien aux questions qu’on lui adressait.
- Proposition qu’il y a lieu d’examiner, de discuter, difficulté dont on cherche la solution.
- La question du déplacement des pôles n'a pas encore rallié, non plus, tous les suffrages, j'y ferai simplement allusion. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 51)
- La question soulevée par Hoffman est plutôt celle de l’effondrement des barrières entre les sphères économiques, politiques et culturelles avec la militarisation de la vie elle-même. — (Vincent Bonnecase, Julien Brachet, Crises et chuchotements au Sahel, 2013, page 233)
- Je n’insiste pas, car il existe des ouvrages sur ces questions, tels l’important mémoire de De Candolle et les travaux de A. Chevalier. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 97)
- La France demande que soit soumise au Tribunal de La Haye la question de savoir si le pacte franco-soviétique est compatible avec Locarno. — (Victor Margueritte, Le cadavre maquillé : La S.D.N. (Mars-Septembre 1936), Flammarion, 1936, page 34)
- La question d’argent devient épineuse. Je ne peux plus vivre que pauvrement dans cette grande ville. — (Albert Camus, L'Envers et l'Endroit, Gallimard, 1958, page 82)
- Cette anthropologie approximative du peuple satyresque laisse de côté l'embarrassante question des satyreaux, dont on se demande comment ils ont bien pu être engendrés dans cet univers sans femmes: […]. — (Françoise Lavocat, La syrinx au bûcher: Pan et les satyres à la Renaissance et à l'âge baroque, Librairie Droz, 2005, page 357)
- (Politique) Affaire considérable soumise à l’examen du gouvernement, d’une assemblée, du public.
- M. Thiers revint alors au pouvoir le 1er mars 1840. A cette époque, le problème de la question d’Orient s’agitait en Europe, […]. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Les rapports s’étaient tendus aussi entre les États-Unis et le Japon, à cause de l’éternelle question de la naturalisation des jaunes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 125 de l’édition de 1921)
- (Histoire) Torture qui était infligée aux accusés, en matière criminelle, pour leur arracher des aveux.
- Mais elle nia d’abord tout obstinément jusqu’à ce qu’on l’appliquât à la question ; alors, ne pouvant résister à l’excès de la douleur, elle avoua que depuis longtemps, et de concert avec le démon, elle avait pratiqué la magie et les maléfices, … — (E.T.A. Hoffmann, Le Diable à Berlin, 1820, Traduit par Henry Egmont)
- — Reste, reste, dirent toutes les femmes, reste, mon enfant, n’aie pas peur, et dis-nous bien ce que tu vois.— Eh bien, c’est qu’on a couché le curé entre deux grandes planches qui lui serrent les jambes, et il y a des cordes autour des planches.— Ah ! c’est la question, dit un homme de la ville. Regarde bien, mon ami, que vois-tu encore ? — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Sur 3 027 condamnés à des peines corporelles, 115 sont soumis à la question (3,7%), dont 63 à la question préparatoire et 52 à la question préalable. Rapportés au total des inculpés, ces chiffres montrent que la torture est une pratique exceptionnelle. — (Benoît Garnot, Les peines corporelles en Bourgogne, dans Beccaria et la culture juridique des Lumières, Droz, 2007, page 219)
-
accomplirons
?- Première personne du pluriel du futur de accomplir.
-
imagination
?- Faculté d’imaginer, de se représenter quelque chose dans l’esprit.
- Loin du danger, il ne rêve qu’exploits héroïques, entreprises surhumaines et gigantesques ; mais, quand vient le péril, son imagination trop vive lui représente la douleur des blessures, le visage camard de la mort, et le cœur lui manque ; […]. — (Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, volume 1, page 270, Charpentier, 1871)
- Il était la proie de Carmen […]. Et non seulement il la subissait, mais encore il la recherchait, épris de sa chair de grande amoureuse lascive et insatisfaite, parfois ruée dans des débordements insensés, de quoi combler l’imagination la plus follement macérée dans les laves de l'érotisme épuisant. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 103)
- Moyennant quoi rien ne réfrénait sa connardise que le manque d’imagination. Il ne faisait de doute pour personne que le connard n’était pas réformable. — (François Bégaudeau, Vers la douceur, Gallimard, 2009, page 59)
- Mais la figure de la quarante-huitarde en culottes partage dans l’imagination des humoristes la place avec des révoltées enjuponnées, montrant sans pudeur leurs jambes. — (Christine Bard, Une histoire politique du pantalon, éditions du Seuil, 2010, page 137)
- (En particulier) (Littérature) Faculté d’inventer, de concevoir, jointe au talent de rendre vivement ses conceptions.
- Ce poète, ce peintre a une imagination créatrice.
- Avoir l’imagination fertile, riche, heureuse, brillante, forte, hardie, fougueuse.
- Une grande vivacité d’imagination.
- Les écarts de l’imagination.
- S’abandonner à son imagination.
- Le feu de l’imagination.
- Littérature d’imagination.
- ouvrages d’imagination.
- Les arts de l’imagination.
- Roman plein d’imagination.
- (Par extension) (Plus rare) Produit de ces inventions talentueuses.
- — Ah ! ma pauvre fille, lui dit ce jour-là le docteur, peut-on perdre son temps à de telles imaginations ! — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre IV)
- À première vue, on attribuerait au gothique flamboyant cette maîtresse œuvre où l'on découvre bientôt les volutes, les ornements, toutes les riches imaginations de la Renaissance. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Pensée, conception.
- Une belle imagination. Une agréable imagination.
- Croyance, opinion qu’on a de quelque chose sans beaucoup de fondement.
- Ainsi va l'activité incessante de l'imagination humaine, défaisant, refaisant sans cesse, brodant le vieux, cousant le neuf; […]. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- La Vouivre, dans l’imagination du peuple séquanien, qui lui prête d'ailleurs une figure assez uniforme, est un serpent ailé, dont le corps est souvent de feu, […]. — (Désiré Monnier, Traditions populaires comparée, 1854, Chapitre 24, La Vouivre, page 99)
- Si le Dieu s’oubliait, devenait un tyran, voulait enténébrer l’imagination de terreurs serviles, l'esprit armé d'une telle langue, lui retrouvant ses origines, dirait : « Qui t'a créé, c'est moi. » — (Jules Michelet, Bible de l'Humanité, Calmann-Lévy, 1876, page 35)
- Cependant, ce que Jacques aimait en Yasmina, en son ignorance absolue de l'âme de la Bédouine, c'était un être purement imaginaire, issu de son imagination, et bien certainement fort peu semblable à la réalité... — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Ce miracle, ignoré du clergé local au XVIIe s., est sûrement le produit de l'imagination de certains spécialistes en hagiographie. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Fantaisie bizarre, idée chimérique et extravagante.
- Il y a toujours, dans l’imagination d'un gamin de quinze ans, quelque modèle dont il imite jusqu'à la voix. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 174)
- Quelques jeunes clubmen, dont l’imagination aventureuse s’était enflammée de patriotisme, s’entassèrent dans cinq ou six automobiles et partirent clandestinement pour Beacon Hill. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 234 de l’édition de 1921)
- Ne regardons donc plus comme des principes absolus des faits n’ayant jamais existé que dans l’imagination de ceux qui les ont conçus ; […]. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
-
accentuation
?- Action d’accentuer.
- Les règles de l’accentuation française.
- Les règles de l’accentuation grecque.
- Entendre bien l’accentuation.
- Cette accentuation est vicieuse.
- Son accentuation laisse à désirer.
- Dans ce contexte, on constate une accentuation d'une gestion managériale du sport. — (Marina Honta, Les territoires de l'excellence sportive, 2002)
- Même si la cadette admire son aînée, elle n'a pas ces coups de griffes, qui, par des accentuations syncopées, font d'Argerich l'interprète d'élection de ce concerto. — (Musique classique - Concerts chez soi, Le Devoir.com, 6 aout 2010)
-
pression
?- (Physique) Force appliquée à une unité de surface, ou grandeur scalaire, exercée par un fluide sur une surface, perpendiculairement à celle-ci.
- La formation du pétrole par le métamorphisme du sapropel est due à la chaleur et à la pression, et, peut-être, à la pression seule : mais ce phénomène géologique doit encore être étudié. — (Annales des travaux publics de Belgique, éditions Goemaere, 1907, page 168)
- Dans le Point-d’Interrogation, […], nous avons toujours quelque chose à faire. […]. Il y a le manomètre de pression d’huile et de pression d’essence à contrôler. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Sous l’influence des courants, des vents, et des variations de température, de formidables pressions se produisent ; le soulèvement et le chevauchement de la glace donnent naissance à des monticules ou « hummocks » qui se présentent en lignes perpendiculaires au sens de pression. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Viennent ensuite les conduites forcées qui mènent l’eau jusqu’aux turbines. Ces impressionnants tuyaux en acier de 1,9 à 2,3 mètres de diamètre peuvent supporter une pression de 28 bars. — (Ludovic Dupin, « La centrale qui a électrifié la Bavière », dans L’Usine nouvelle, no 3 252, 8 septembre 2011, page 8)
- Action de presser.
- On fait quelquefois de la piquette avec le marc définitif qu’on délaye dans un peu d’eau et qu’on soumet à une nouvelle pression. C’est un vin très-faible et qui s’aigrit facilement. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 135)
- Dès le premier jour, les chevilles tuméfiées par la pression du fer se déchirèrent. Une plaie se forma, sanieuse, putride, entourée d’une auréole d’inflammation violente. — (Georges Clemenceau, À l’Île du Diable dans L’Aurore, 9 juillet 1899 - En réunion dans Justice militaire, Stock, 1901, page 247)
- D’une lente pression du pouce le piégeur défonçait le bréchet. L’œil se ternissait, le col mollissait… — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Contrainte morale destinée à convaincre ou faire agir.
- Combault réfutant l’assertion du tribunal, qu’il y avait dans l’Internationale des chefs et des dirigés dit : « Chacun de nous est libre et agit librement ; il n’y a aucune pression de pensée, entre les Internationaux… » — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, page 23)
- Certains articles sentent la pression, tantôt légère, tantôt brutale. Il y a un mot pour ce genre de littérature.— Je sais : chantage. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 240)
- Les résultats des sondages d’Oristano semblent montrer que le changement dans l’utilisation des deux langues se fait très vite ([…]), tandis que les études détaillées d’Ottava et de Bonorva (Province de Sassari) mettent en évidence que l’italianisation à la campagne est freinée par le manque de mobilité sociale et par la pression normative du réseau sardophone campagnard ([…]). — (Rosita Rinler Shjerve, « Sardaigne », dans Kontaktlinguistik / Contact Linguistics / Linguistique de contact, tome 2, Berlin & New-York : Walter de Gruyter, 1997, page 1379)
- (Par ellipse) Bière servie à la tireuse, sous une pression de gaz.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Verre d’une telle bière.
- Servez-moi une pression bien fraiche.
- (Sport) Harcèlement de l’adversaire réduit à la défensive.
- (Basket-ball, Football) Marquage serré de l’adversaire en possession du ballon.
-
navigation
?- Le fait de naviguer, de voyager sur la mer, les rivières.
- Chemin faisant , j'eus le plaisir de voir plusieurs Portugaises qui soulevaient leurs jalousies pour nous examiner. Il y en avait très peu de jolies ; mais une navigation de trois mois, et la difficulté de les voir , les rendaient charmantes à mes yeux. — (Évariste de Parny, « Lettre à son frère, de Rio-Janéiro, septembre 1773 », dans le recueil Œuvres d'Évariste Parny, tome 1, Paris : chez Debray, impr. Didot l'aîné, 1808, p. 213)
- La navigation est facile et sûre dans ces parages.
- Les herbes gênent la navigation dans cette rivière.
- Métier du navigateur.
- Cet aperçu très superficiel montre en tous les cas le sérieux et l'aléa de la navigation dans ces régions. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Les peuples qui s’adonnent à la navigation.
- Cet auteur a fait un livre sur la navigation, sur l’art de la navigation.
- (Par extension) Voyage à travers les airs, à bord de tout engin volant.
- Navigation aérienne.
- Technique de repérage dans l'espace ; calcul des coordonnées géographiques.
- Finalement derrière une colline, droit devant moi, je vois juste la pointe du clocher de Fontenay-sous-Fouronnes. Je suis très fier de ma navigation à la boussole. Je tombe exactement sur mon objectif ! — (Claude Rigault, Compostelle : au-delà du chemin, à compte d’auteur (lulu.com), 2015, page 39)
- (Internet) Utilisation d’un navigateur pour accéder à des pages sur Internet.
- Il ne s’agit plus seulement de connaissances cantonnées, comme jusqu’à récemment, aux navigations et aux centres d’intérêt d’un individu. — (Eric Sadin, La start-up, c’est la conquête intégrale de la vie, interview dans Le Point n° 2345, 17 août 2017)
-
accommodons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accommoder.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accommoder.
-
modification
?- Action de modifier, résultat de cette action.
- Nous avons cependant indiqué quelles modifications délicates et surtout quelles précautions prenaient les chasselatiers de la moyenne Garonne pour obtenir des produits d’une haute valeur commerciale. — (Bulletin international du vin, volume 34, partie 1, 1961, page 28)
- (Didactique) Changement qui s’opère dans la manière d’être d’une substance.
- Les corps subissent différentes modifications suivant les milieux où ils se trouvent.
- Pour les assurances vie, les aggravations de risque se référant à une modification de l’état de santé en cours de contrat n’ont pas besoin d’être déclarées. — (Roland Bisenius, L’assurance du particulier – Tome 2: Assurances de personnes, 2004)
- Changement qui s’opère ou qu’on opère dans une chose quelconque.
- Parmi les modifications importantes, il faut encore citer la mise en place d'un système de réchauffage pour empêcher les carburateurs de givrer. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Il faut apporter quelques modifications à ces arrangements.
- Votre opinion est susceptible de beaucoup de modifications.
- J'ai fait des modifications à ton texte.
-
achetons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acheter.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acheter.
-
accrussions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif du verbe accroître (ou accroitre).
-
aboieront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe aboyer.
-
accourciront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe accourcir.
-
prénom
?- (Antiquité) Nom qui, chez les anciens Romains, précédait le nom de famille et qui distinguait chaque individu.
- César portait le prénom de Caïus.
- Le prénom de Cicéron était Marcus.
- Nom particulier qu’on donne à un enfant, généralement à sa naissance, venant avant et distinct du nom de famille, et qui sert officiellement à distinguer les individus.
- Qu’y a-t-il Héloïse ? Le prénom familier rompait l’envoûtement, conjurait le péril. Il la rejetait vers l’enfance, niait sa flamboyante puberté […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Ce n’est pas pour ta pomme, Boutros, déclara-t-elle sur un ton de mépris et en traduisant son prénom en arabe. — (Stefanàkis Dimitris, Jours d’Alexandrie, Éditions La Martinière, 2013)
- Le nom se compose tout d’abord du nom de famille, ensuite du prénom et, enfin, de ce que l’on appelle les accessoires du nom, pseudonyme, surnom et titres nobiliaires. — (Aude Bertrand-Mirkovic, Droit civil: personnes, famille, Studyrama, 2004, page 116)
- Eu égard à mon activité, la seule majusculisation de mes nom et prénom suffirait. DICK LAPELOUSE. Pas de chichi, pas de truc emberlificoté avec des termes en triphtongues pour définir la raison sociale. — (Sébastien Gendron, Le tri sélectif des ordures et autres cons, épisode 4, Éditions 12/21 (Univers Poche), 2013, chap. 6)
- (Métrologie) (Désuet) Préfixe du système métrique.
- Une mesure 10 fois plus grande que l’unité principale s’indique par le prénom déca ; 100 fois par celui d’hecto ; 1000 fois par celui de kilo , et 10000 fois par celui de myria. — (D.J. Tremblay, Tableaux de comparaisons des mesures, 1823)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.