Dictionnaire des rimes
Les rimes en : escalade
Que signifie "escalade" ?
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- (Histoire militaire) Assaut d’une position au moyen d’échelles.
- Il y avait trois cents hommes d’élite équipés pour l’escalade, couverts de fer de la tête aux pieds, le coutelas au poing et les pistolets à la ceinture. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, tome 2, 1833, première partie)
- L’ennemi entrait dans la ville par escalade ou par une brèche, sans que pour cela la garnison se rendît. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- (Par analogie) Éléments superposés en forme d'échelle.
- Les rues ombreuses, d’un à deux mètres de large tout au plus, s’élevaient en escalades hardies : les unes sur des degrés cailloutés, les autres par des pentes lisses qui se coupaient à angle droit ou se heurtaient brusquement en décrivant de rapides zigzags. — (Ernest Feydeau, "Alger" (1862).)
- (Par extension) Action de grimper.
- Gillonne tira l’échelle à elle, l’assujettit solidement ; et le prince, […], commença l’escalade, qu’il acheva sans accident. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- (Alpinisme) Action d’escalader, de monter sur une montagne ou grimper un rocher ou une falaise en utilisant des outils de sécurité.
- — Il y a l’alpiniste qui, sans guide, s'élance à l’escalade d'un pic inaccessible, roide dans une crevasse et ne retrouve plus le chemin du retour, se perd dans les neiges et meurt de froid. — (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- Il œuvre dans le domaine du plein air (randonnée pédestre, escalade, vélo, ski de fond, etc.) depuis une quinzaine d'années et a été recherchiste pour l'émission de télévision Oxygène (1992-1993). — (Yves Seguin, Randonnée pédestre à Laval, Ulysse, 2014, à propos de l'auteur)
- (En particulier) (Droit) Circonstance qui aggrave le délit.
- Vol avec escalade.
- (Sens figuré) (Par extension) Augmentation ou aggravation progressive par une suite de réactions mutuelles de plus en plus importantes.
- Savait-on au préalable qu'il faudrait utiliser la force pour avoir ne fût-ce qu'une quote-part dans le commerce épicier ? Mais alors, pourquoi ces tâtonnements, cette escalade de violence, rapide mais graduelle, qui s'étale sur toute une décennie pour n'atteindre son zénith que sous le gouvernement d’Albuquerque ? — (Luis Filipe F. R. Thomaz, « L'idée impériale manuéline », dans La Découverte, le Portugal et l'Europe, actes du Colloque, Paris, les 26, 27 et 28 mai 1988, publiés sous la direction de Jean Aubin, Paris : Fondation Calouste Gulbenkian, Centre culturel portugais, 1990, page 36)
- Dans la salle d’enchères de Christie’s à New York, jeudi 26 octobre, après une folle escalade ayant atteint une somme à six chiffres, le marteau a bien fini par tomber. — (Nicolas Six, Un tableau conçu par un programme d’intelligence artificielle adjugé 432 500 dollars, Le Monde. Mis en ligne le 26 octobre 2018)
- Lorsque les États-Unis ont intensifié les sanctions, l’Iran a progressivement et publiquement abandonné des portions de l’accord, alors qu’une série d'incidents en escalade a poussé les deux pays au bord de la guerre au début de l’année. — (Associated Press, « Iran : travaux de construction dans une usine d’enrichissement d’uranium souterraine », radio-canada.ca, 18 décembre 2020)
- (Histoire) (Suisse) Fête genevoise, en commémoration de la nuit du 11 au 12 décembre 1602, durant laquelle le duc de Savoie tenta, en vain, d’escalader Genève.
- - Mon ami, je pense que les affaires ne vous ont pas fait oublier qu’aujourd’hui nous fêtons l’escalade ?- L’escalade ! ah ! vraiment, oui, nous sommes au 12 décembre ! c’est un grand jour pour nous autres Genevois ; ce jour-là, nous ne faisons rien autre chose que chanter de vieilles chansons sur des airs baroques, et nous conter les uns aux autres, en grand détail, une histoire que nous savons tous. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, tome 2, 1833, première partie)
- (Néologisme) (Informatique) Transfert d’une demande de support client à une personne plus compétente.
Mots qui riment avec "ade"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "escalade".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ade , ades , oide , oides et ad .
-
lad
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du judéo-espagnol.
- laburgade
-
grade
?- Degré de dignité, d'honneur dans une hiérarchie.
- Monter en grade, se dit d’une façon générale de quelqu’un qui s’élève à un degré supérieur, dans sa condition, ses fonctions, son emploi, etc.
- Guillaume des Champeaux, né en Brie de parents obscurs, s'éleva par la réputation qu'il se fit, de grade en grade jusqu'à l'épiscopat. — (Denis Diderot, Opin. des anc. philos. (scolastiques))
- (Militaire) Degré dans la hiérarchie militaire.
- Il fut élevé au plus haut grade.
- Le grade de capitaine, de colonel, de général.
- Degré de la hiérarchie universitaire.
- Le grade de licencié, de docteur etc.
- On me propose toujours une année d’études libres dans Paris, durant laquelle je pourrais réfléchir sur l’avenir que je devrais embrasser, et aussi prendre mes grades universitaires. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 180.)
- Degré de la hiérarchie dans la fonction publique.
- Grades d’attaché, d’attaché principal, de directeur territorial.
- (Biologie) Groupe d'organismes vivants dont le plan d'organisation est relativement similaire.
- En parcourant les cabinets, les serres, la ménagerie et le jardin [du Jardin des Plantes, à Paris], on voit tous les genres et tous les grades, depuis l’insecte microscopique jusqu’à l’animal le plus colossal vivant ou empaillé. — (François-Xavier Garneau (1809-1866), Voyage en Angleterre et en France dans les années 1831, 1832 et 1833 (1855).)
- (Métrologie) (Géométrie) Unité de mesure d’angle plan égale à la centième partie d’un quadrant dans un système de division centésimale de la circonférence. Son symbole est gon.
- lachalade
-
incartade
?- Extravagance, folie que fait une personne.
- Il a fait mille incartades.
- Il fait chaque jour de nouvelles incartades.
- Je ne m’attendais pas à cette nouvelle incartade.
- Aux devoirs oubliés, aux leçons mal sues, aux incartades vulgaires, le pensum suffisait ; mais l’amour-propre offensé parlait chez le maître par sa férule. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
- – Le général Irénéïef est le plus aimable des compagnons, et je vous donne ma parole que ces petites incartades ne sont rien à côté de la joie que j'éprouve, grâce à vous, à ne plus être seul ici. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 144)
- Exaspéré, il chercha des prétextes de voyage, et partit plusieurs fois, pendant un jour ou deux, pour une ville éloignée. Comme ces notaires libertins qui prennent le train pour cacher leurs incartades dans de mauvais lieux étrangers, le vétérinaire roulait cent kilomètres pour entrer dans un confessionnal. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 94)
- C’était un nomme d’une exigeante nature. Il lui arrivait de se montrer sévère pour réprimer nos incartades ; plus tard, j’ai compris qu’il forçait sa véritable nature. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 276)
- Brusque sortie verbale, inconsidérée et blessante.
- Il lui a fait une incartade fort mal à propos.
- Tout le peuple écoutait et regardait. Voilà deux jours que son éminence s'évertuait à lécher ces ours flamands pour les rendre un peu plus présentables en public, et l'incartade était rude. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- D’abord réprimandée, puis suspendue pour cette « impardonnable incartade », Madame Mesley décida de prendre sa retraite l’année suivante. — (Guy Fournier, Le vilain mot en «n» divise Radio-Canada, Le Journal de Québec, 15 novembre 2022)
-
balustrade
?- (Architecture) Suite, rangée de plusieurs balustres portant une tablette d’appui et servant d’ornement ou de clôture.
- […], et le chat gris, un peu sauvage, nous regardait de loin, à travers la balustrade de l’escalier au fond, sans oser descendre. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Un énorme figuier faisait retomber comme un tapis par-dessus la balustrade ses branches cachées par les feuilles plates et ses fruits poudrés de lilas. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Durtal aboutissait à une terrasse dominant la ville et il s’accoudait à une balustrade de pierre grise, sèche, trouée […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- — Votre démon aime les souris. N'avez-vous pas ici un chat noir ? Un mistigri couleur de charbon trottait sur la balustrade, à la recherche d'une bonne fortune dotée de grandes oreilles roses et d'une queue de rat. — (Frédéric Lenormand, Le diable s'habille en Voltaire, Éditions Jean-Claude Lattès, 2013)
- (Par extension) Toute sorte de clôture qui est à jours et à hauteur d’appui.
- Brrr ! fit Bert, en se cramponnant à la balustrade, et quelques soldats auprès de lui firent entendre un murmure d’horreur. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 204 de l’édition de 1921)
- Il arrive, sans que nul puisse l’arrêter, jusqu’à la balustrade des remparts qui cède, et voilà, au douzième coup de midi, l’équipage au fond du ravin, la voiture en miettes, la femme morte. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 223)
-
bambochade
?- Peinture, dessin qui a pour objet la nature commune et grossière, la représentation des scènes rustiques ou populaires.
- Harlem, cette admirable bambochade qui résume l’école flamande, Harlem peint par Jean Breughel, Peeter Neef, David Téniers et Paul Rembrandt. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Tableau de ce genre.
- (Familier) Divertissement immodéré. → voir bamboche
- Le plus fort, c’est que ces pique-niques étaient extrêmement gais, pleins de chants, de farces, de bonhomie comme une bambochade de bons bourgeois, de gens bien portants aux environs de Paris. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 167)
- J'écoutais les matrones se plaindre du désordre régnant sur les lieux après les fêtes nocturnes. Leurs références aux bambochades et aux fredaines des bienfaiteurs me laissaient perplexe. — (Martine Desjardins, Méduse, 2020, édition Alto, page 43.)
-
glissade
?- Action de glisser involontairement ; effet qui en résulte.
- N’ayez pas de distraction et comptez, en cas de glissade, sur vos mains plus que sur vos pieds. — (George Sand, La Confession d’une jeune fille, L. Toinon, 1865, tome 2, page 66)
- Dans son trouble, il prit un tel élan qu’une glissade l’amena jusqu’au trou du souffleur et que, sans un heureux rétablissement, il serait tombé au plein milieu de l’orchestre. — (Albert Vanloo, Sur le plateau, souvenirs d’un librettiste, Librairie Ollendorf, 1913, chap. 11)
- La glissade de Bertara était visible sur la terre jaune humide, et, en bas, on voyait distinctement les traînées de ses mains et la trace de ses ongles incrustés dans le sol, dans les efforts qu’il avait dû faire pour arrêter sa chute. — (Jules Mary, La Marquise Gabrielle, J. Rouff, 1914, page 221)
- Et brusquement, je tourne à gauche... Le 4x4 part en glissade et s'arrête au milieu d'une petite place toute choupinou... — (David Duranteau, Le jour où mon pénis est tombé, Éditions Librinova, 2017)
- Action de s’élancer sur une surface lisse ; jeu auquel on s’amuse ainsi.
- Une glissade en « toboggan » ne s’oublie plus : c’est l’enivrement des espaces que l’on sent se dérober sous soi ; la sensation, pendant une minute, de la fuite irrévocable par delà les limites du connu... — (Sylva Clapin, Le Canada : la France transatlantique, E. Plon, Nourrit et Cie, 1885, page 118)
- Elle se surprit esquissant une glissade, sur un petit coin de glace bleue. — (André Maurois, Ni ange, ni bête, Grasset, 1919, 2e partie, chap. 7)
- Le reste de la place était couvert de petits pavés luisants, sur lesquels les enfants, sautant du tram, s’élançaient en de longues glissades vers la rue Bab-Azoun qui les menait en cinq minutes au lycée. — (Albert Camus, Le Premier Homme, Gallimard, 1994, page 197)
- (Par extension) Pente glissante ; glissoire.
- Deux grosses roches émergeaient du milieu de cette glissade, et des pins arrachés formaient de périlleux barrages contre lesquels l’écume se déchirait en réseau de dentelle. — (Léo Claretie, Vallée fumante, A. Mame et fils, 1900, p. 176)
- […] on avait établi, dans toutes les rues en pente avoisinant l’école, de superbes glissades. […] Mais la plus belle était celle de devant la cour où, selon une coutume immémoriale, on allait « luger » à toutes les sorties. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Sens figuré) Laisser-aller, relâchement, succession de fautes qui conduit à la chute.
- On voit aussi l’indigne imprévoyance des gens d’en haut, leur affreuse glissade en plein abîme, et leur air effaré, leur fausse audace de peureux qui tremblotent en fredonnant. — (Jules Michelet, Histoire de France : Louis XV, tome quinzième, Ernest Flammarion, Paris, 1893, p. 308)
- Nos systèmes de retraites actuels pavent de bonnes intentions un enfer, la glissade vers la société grisonnante, vers le ralentissement économique, vers l’impasse. — (David Cosandey, La Faillite coupable des retraites. : comment nos assurances vieillesse font chuter la natalité, Harmattan, 2003, page 174)
- Seul l’euro nous protège, pour un moment encore, d’une glissade vers l’abîme — (Jacques Attali, « Soyons sérieux ! » dans L’Express, 27 avril 2011)
- (Danse) Pas de danse que l’on fait en glissant [1].
- Oh ! vous appelez cela danser : faire trois pas en avant, avec les pieds en dedans, le corps penché et les épaules arrondies ; puis hasarder une glissade à droite sans quitter terre, et comme si vous étiez fixée au parquet ; puis, peu satisfaite de ce que vous trouvez à droite, essayer à gauche une glissade parallèle ; puis, n’ayant pu encore trouver ce que vous semblez chercher, vous décider tout à coup à traverser pour aller voir ce qui se passe en face de vous ; là, recommencer le même manège, un pas à droite, un pas à gauche, le même, toujours le même ; car, si vous faisiez un pas différent, on vous prendrait pour une femme de quarante ans. — (Delphine de Girardin, Œuvres complètes, tome 4, Lettres parisiennes : 1836-1840, H. Plon, 1861, page 61, 8 février 1837)
- (Aéronautique) Manœuvre d’accélération en descente.
- D’une brusque glissade sur l’aile, l’aéroplane échappait au tir des mitrailleuses boches. — (Arnould Galopin, Les Aventures d’un apprenti parisien : le tour du monde en hydroaéroplane, A. Michel, 1928, page 1572)
- (Québec) (Familier) Appellatiion enfantine pour désigner un toboggan d’un parc de jeux, d’une piscine, d’un plan d’eau…
- L’échelle de la glissade, c’est pas une place pour jouer.
-
estocade
?- (Anciennement) Épée longue et droite, sans tranchant.
- Ambroise parut bientôt au réfectoire, où les bénédictins récitaient malines en l’attendant ; il n’avait pas quitté son froc et sa cagoule, mais endossé par-dessous une cotte de mailles et posé sur sa tête un heaume dont la visière et le ventail fermés se recourbaient comme un bec d’aiglon, et dont le cimier représentait des os de mort en croix ; il s’était précautionné de deux épées, l’une courte dite braquemard, l’autre nommée estocade ou épée de longueur, outre une miséricorde pour achever un vaincu à terre. — (Paul Lacroix, Les Francs-Taupins, histoire du temps de Charles VII, Imprimerie de Walder, Paris, 1834, page 75)
- Grand coup allongé d’épée ou de fleuret donné avec la pointe de l’arme.
- Encore un mot. Ne vous faites pas un point d’honneur de ne pas rompre ; au contraire, faites-le marcher ; il manque d’haleine, essoufflez-le, et, quand vous trouverez votre belle, une bonne estocade dans la poitrine, et votre homme est à bas. — (Prosper Mérimée, Chronique du règne de Charles IX, Charpentier, 1842, page 100)
- La Goberge n’était brave naturellement qu’à coup sûr, et depuis que ses estocades lui avaient failli, ce spadassin frissonnait en regardant seulement la poignée de sa rapière. — (Auguste Maquet, Le Comte de Lavernie, L. de Potter, 1853, t. 3, page 256)
- De Morguen se rua sur lui tête baissée et lui porta sous le busc de la cuirasse une estocade bien roide, pour lui transpercer le ventre. — (Maurice Maindron, Le Tournoi de Vauplassans, E. Plon, Nourrit et Cie, 1895, page 184)
- Au commandement d’Alcide, péremptoire, ces ingénieux guerriers, posant à terre leurs sacs fictifs, couraient dans le vide décocher à d’illusoires ennemis, d’illusoires estocades. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Stelle, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 189)
- (Par extension) (Tauromachie) Coup d’épée porté par le matador pour achever le taureau.
- L’épée lui était entrée dans le front et avait piqué la cervelle, coup défendu par les lois de la tauromachie, le matador devant passer le bras entre les cornes de l’animal et lui donner l’estocade entre la nuque et les épaules, ce qui augmente le danger de l’homme et donne quelque chance à son bestial adversaire. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Les estocades produisent immédiatement la mort lorsque, pénétrant entre deux vertèbres, le fer tranche la moelle épinière, ou atteint ce que les toreros appellent la erradura. Le coup tue le taureau, même quand l’épée n'est entrée qu’à moitié. — (Théophile Gautier, La Peau de tigre, H. Souverain, 1858, t. 3, page 58)
- (Littéraire) (Sens figuré) Attaque violente et soudaine.
- Pour moi chétif, je fais la guerre jusqu’au dernier moment, jansénistes, molinistes, Frérons, Pompignans, à droite, a gauche, et des prédicants, et J. J. Rousseau. Je reçois cent estocades, j’en rends deux cents, et je ris. Je vois à ma porte Genève en combustion pour des querelles de bibus, et je ris encore ; et, Dieu merci, je regarde ce monde comme une farce qui devient quelquefois tragique. — (Voltaire, Correspondance, lettre à M. le cardinal de Bernis, 22 décembre 1766, dans Œuvres complètes, t. 41, L. Hachette, 1890, page 160)
- Brutalement, il se précipita sur elle, et, sans une parole, sans une caresse non plus, mais avec une force de rut extraordinaire, avec un élan de tout son être et de toute sa volonté, par une brève et décisive et profonde estocade d’étalon, il la viola, les yeux fermés lui aussi, et s’imaginant qu’il engrossait la terre elle-même. — (Jean Ridhepin, Le Cadet, G. Charpentier, 1890, page 121)
-
cyclades
?- Pluriel de cyclade.
- syphiloide
-
sérénade
?- Concert de voix ou d’instruments, que l’on donne le soir, la nuit, dans la rue sous les fenêtres de quelqu’un.
- À quoi pouvait-il s’attendre, si ce n’est à trouver sa maîtresse agréablement engagée avec un rival à son retour, et à voir sa sérénade, comme on l’appelle, aussi mal reçue que le miaulement d’un chat dans la gouttière ? — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Musique) Composition musicale, le plus souvent instrumentale, de forme libre.
- Les sérénades de Mozart, de Beethoven.
-
décade
?- Espace de dix jours.
- Après la dénomination des mois, nous nous sommes occupés des fractions du mois. Nous avons vu que les fractions des mois étant périodiques et revenant trois fois par mois et trente-six fois par an, étaient déjà fort bien nommées décades ou révolution de dix jours; […]. — (Calendrier républicain: décrété par la Convention Nationale, pour la IIIe année de la République française, Paris, 1795, p. 43)
- Il est vrai, de nouveau, que les gardes mobiles, le Comité des Forges, les planteurs de caoutchouc sont plus menaçants pour le destin des hommes que les discussions des congrès philosophiques et que les décades de Pontigny : congrès et décades ont quelques traits comiques qui inclinent à l’indulgence, qui retiennent de croire que M. Desjardins doive être combattu. — (Paul Nizan, Les Chiens de garde, 1932, page 52)
- Période de dix ans, décennie.
- […] il me paraît bon de débuter par un essai d’anticipations sur le développement et les transformations probables des moyens de locomotion terrestre, durant les prochaines décades. — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
- Mais une autre loi du langage est que de temps en temps […] il naît, on ne sait pas trop comment […] des modes d’expressions qu’on entend dans la même décade dites par des gens qui ne se sont pas concertés pour cela. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome 3, Le Côté de Guermantes, première partie, 1920–21, page 227 de l’édition Folio classique, Gallimard)
- Elle a cessé de croire aux esprits, et elle a inventé la décade suivante, l’électricité… — (Jean Giraudoux, Intermezzo, acte III, scène 1)
- (Physique) Facteur de 10 entre deux nombres.
- La décade supérieure de 100 Hz est 1 000 Hz, et la décade inférieure est 10 Hz.
- Si un diagramme de Bode montre une pente de −20 dB par décade après la fréquence de coupure, cela signifie que pour une augmentation d'un facteur 10 de la fréquence, le gain diminue de 20 dB.
- Partie d’un ouvrage composée de dix livres, dans les ouvrages qui sont structurés de cette façon.
- Les décades de Tite-Live.
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embuscade
?- (Militaire) Troupe de gens armés qui se cachent pour surprendre les ennemis.
- (Généralement) Manœuvre de surprise militaire ou endroit dans lequel on la dresse.
- Un pays de montagnes se passe plus facilement de cavalerie qu’un autre. Il ne s’agit pas de grandes batailles rangées, mais d’embuscades, de petits combats. — (Anonyme, La Neutralité de la Suisse, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Pour que les Comanches n’eussent pas pris plus de soin, il fallait qu’ils se crussent bien forts, ou bien qu’ils eussent préparé une embuscade dans laquelle ils espéraient faire tomber leurs trop confiants ennemis. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Renault Trucks Défense a donc développé et breveté une solution innovante pour transporter 15 200 lires de carburants sous haute protection tout en assurant la survivabilité des équipages en cas d’embuscade. — (Renault Trucks Défense, des solutions innovantes de protection, dans Arts&MétiersMag, n°349, octobre 2012, page 51)
- Renseignés sur l’embuscade, Fox et ses compagnons ont à nouveau l'avantage de la surprise, même s'ils sont loin d'être tirés d'affaire. Ils ne peuvent tenter un passage en force à Angour Adda et le seul moyen d'éviter le piège tendu est de traverser la vallée pour se faufiler sous les installations de l'armée. Un pari risqué. — (DOA, Pukhtu Primo, Folio Policier/Éditions Gallimard, 2017)
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capucinade
?- Plat discours ou acte de dévotion qui paraît ridicule et peu sincère.
- Ce sermon n’est qu’une capucinade. Il est tombé dans les capucinades.
- Rien ne manquait que deux ou trois capucinades pour que le malheur de sa vie fût en règle. — (Alfred de Musset, Fantasio dans la bibliothèque Wikisource , Acte II scène 7, Charpentier, 1888 → lire en ligne)
- – Vous l’entendez ? Eh bien ! il est pareil à cela tous les jours ; il n’a plus en bouche que des capucinades ; et quand j’ai bien trimé, faisant marché, cuisine et ménage, Monsieur cite son Évangile, trouve que je m’agite pour bien des choses et me conseille de regarder les lis des champs. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- Toutes les autorités sont réunies, ce 2 décembre 1804, à Notre-Dame : la famille impériale, les ministres, les maréchaux, les sénateurs, les conseillers d’État, les députés du corps législatif et les représentants des départements. Mais quelle signification peut avoir pour eux cette messe solennelle avec chœurs et grandes orgues ? Maréchaux et généraux viennent de cette armée de la République qui se moque des “capucinades” ; Talleyrand est un évêque apostat et Fouché le déchristianisateur de la Nièvre. — (Jean Tulard, “Napoléon Ier : le sacre ou la comédie du pouvoir”, Le Point, 28 novembre 2014)
- (Par analogie) — […] & on commente beaucoup sur cette effigie. On prétend que ce n’est qu’une copie, & que l’original est à Rome. En général, c’est un barbouillage, une peinture d’hôtellerie. Les gens sensés regardent toute cette allégorie comme une capucinade fort en vogue du tems de la Ligue. — (Note du 8 mars 1763, dans les Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la république des lettres en France, […], depuis 1762 jusqu'à nos jours, par feu M. de Bachaumont, tome 1, Londres ; chez John Adamsohn, 1777, page 212)
- lapouyade
-
pasquinade
?- (Histoire) Placards satiriques qu’on attachait à la statue de Pasquin à Rome.
- (Par extension) Railleries bouffonnes et triviales.
- Je n’aurais pas pardonné aux Excellences leurs pasquinades diplomatiques, si elles avaient dérangé ma vie. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
- Pour comble de malheur, un jeune homme ayant composé, à la mode de province, un impromptu sur les danseurs, on attribua cette pasquinade à Tchitchikov. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1925, page 199)
- Freemantle, homme grossier et sans grande imagination, a recours à la lamentable pasquinade que vous connaissez pour arriver à ses fins. — (Jean Ray, La Cité de l’indicible peur, 1943)
- Faire des pasquinades.
- Un faiseur de pasquinades.
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bronchade
?- (Désuet) Pour un cheval : action de broncher, résultat de cette action.
- Louis XIV dit […] qu’il avait le pied levé sur eux et que, s’ils faisaient la moindre bronchade, il leur marcherait à deux pieds sur le ventre. — (Gazier, Histoire générale du mouvement janséniste, depuis ses origines jusqu’à nos jours, tome 1, page 214)
- lasserade
-
colonnade
?- (Architecture) Ensemble de colonnes disposées à intervalles réguliers sur une ou plusieurs rangées, le long de la façade d'un édifice, autour d'une place publique etc.
- […] ; la façade de François Ier avec ses colonnades surchargées d’ornemens ; […]. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, Revue des Deux Mondes T. 1, 1831)
- Les Grecs vivaient au grand air. […]. Leurs lieux de réunion, cela est assez connu, étaient des places publiques, généralement voisines des portiques ou colonnades où l’on se réfugiait en cas de pluie. — (Pierre Louÿs, Sports antiques, 1901, dans Archipel)
- (Sens figuré) Parfois apparait une belle colonnade de cyprès, sombre évocatrice de l’Orient, […]. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- La colonnade de la place Saint-Pierre, dans la cité du Vatican, est due à l'architecte Bernini, dit Le Bernin.
-
ade
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 de l’adele.
- moutade
-
ramade
?- (Pyrénées) Réunion de plusieurs centaines de moutons.
- Le troupeau était si nombreux qu’on le divisa en trois ramades, dont chacune avait près d’un millier de têtes. — (Legoarant, cité par Littré)
- (Rare) Ensemble de branches feuillues.
- […] presque en même temps la lumière s’alluma sous la ramade et Jeanne apparut. — (Anne Philippe, Un été près de la mer, France Loisirs, page 83)
- (Occitanie) Giboulée.
- (Occitanie) Sévère réprimande.
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manade
?- (Provence) (Languedoc-Roussillon) Élevage de chevaux ou de taureaux de Camargue.
- Une manade est un élevage en liberté de chevaux Camargue, comprenant au minimum quatre juments reproductrices, stationnée toute l’année dans le berceau de la race, sur un territoire ne comportant pas plus d’une unité de gros bétail pour deux hectares, avec un minimum de 20 hectares d’un seul tenant en propriété ou en location. — (arrêté ministériel du 9 mars 1990)
- La bandido est le retour des taureaux à la manade. — (Colonel Pierre Biais, Du feu à l'incendie, Éditions Publibook, 2009)
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roucoulade
?- Bruit que font les pigeons et les tourterelles en roucoulant.
- Un pigeon ne passe pas inaperçu [...] ; mais je ne perçois pas plus de roucoulades que de symphonie de Beethoven dans les couloirs du métro. En fait de volaille, je ne perçois qu’un rossignol qui s’égosille sous les frais ombrages... — (Frédéric Dard (San-Antonio), Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, page 79)
- Il nous fait signe de rester immobiles, arrondit les lèvres, puis imite la roucoulade d’un oiseau chanteur. — (Jean Rolland, Une mission pour Florian, 1992)
- (Sens figuré) Parole douce, souvent répétitive ou peu nuancée.
- Est-ce sa faute ou celle de l’auteur ? comment passer si vite d’une diction large et sentie à une roucoulade sans expression ? — (Revue de Rouen et de Normandie, Société des émules, 1833)
- Enfin, depuis les Maures, la musique copte ou égyptienne s’est rangée au niveau de celle des races sémitiques et tatares : ce n’est plus qu’une sorte de roucoulade incertaine de motif, chargée de fioritures, sans modulation régulière, mais semée d’intonation dystoniques, qui, roulant au hasard sur une basse invariable, ressemble à part l’exagération des termes, aux divers bruits de la foudre, mêlés au sourd mugissement des vents. — (Dictionnaire de la conversation et de la lecture, tome 13, 1834)
- Vous comprenez, ma petite vieille, je vous ai fait des roucoulades comme ça, mais au fond je n’en pense pas un mot. C’était pour mon coup. — (Jean Anouilh, Le Bal des voleurs, 1938)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.