Dictionnaire des rimes
Les rimes en : entrebâille
Que signifie "entrebâille" ?
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- Intervalle produit par ce qui est entrebâillé. Déverbal de entrebâiller.
- Il pensa à cette jeune femme qui se desséchait dans l’entrebâille d’une porte, à une dizaine de mètres au-dessous de lui. — (Jean Giono, « Le hussard sur le toit », 1951, réédition Folio Plus, page 141)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "entrebâille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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patouille
?- (Familier) Boue, gadoue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marine) (Argot) Mer.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Patouillet.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Cuisine) Préparation culinaire.
- Cela ne ressemblait à rien mais elle adorait les patouilles, le riz qui colle, les nouilles trop cuites, le pain trop blanc. — (Sandrine Collette, Ces orages-là, J-C Lattès, 2021)
- La patouille bourguignonne.
- (Par extension) Lieu où l’on prépare la patouille, cuisine.
- (Par extension) Tout type de plat cuisiné, popote.
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crachouille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de crachouiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de crachouiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de crachouiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de crachouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de crachouiller.
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mandrill
?- (Zoologie) Espèce de grand singe africain, de la famille des babouins, dont la face est sillonnée, et chez le mâle rouge et bleue.
- Le plus impressionnant de tous les babouins est probablement le mandrill (Mandrillus sphinx) de l’Afrique occidentale. Il est plus localisé dans les forêts que la plupart des autres espèces et vit en petit groupe de six jusqu’à une douzaine. Il est omnivore et très habile à attraper les oiseaux et les petits mammifères. — (Boulenger E. G. Les singes, 1952, Payot (Bibliothèque scientifique))
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lipophile
?- (Chimie) Qualifie la portion de certaines molécules ayant une affinité avec les solvants organiques, et évitant d’être en contact avec un solvant polaire, comme l’eau.
- La chaîne carbonée de l’éthanol est lipophile, contrairement à son groupe hydroxyle.
- Les savons sont des molécules dont une partie est hydrophile, l’autre lipophile, soluble dans un corps gras.
- Les molécules de tensioactifs utilisées dans les émulsions d’huile dans l'eau ayant une extrémité hydrophile (attirée par l’eau) et une extrémité lipophile (attirée par l’huile), elles se disposent à la surface des gouttelettes en présentant leur extrémité lipophile vers l’intérieur de la goutte et leur partie hydrophile vers l'extérieur, ce qui empêche les contacts directs entre les gouttes. — (Katharina Landfester, Des mini-émulsions aux microcapsules, Pour la Science, 25 janvier 2014)
- (Par extension) Se dit d’une substance chimique très soluble dans les corps gras.
- Une pommade lipophile pénètre mieux la peau.
- Quand les émulsions sont fortement battues, à proportions d’huile et d’eau fixées, les gouttelettes d’huile sont plus nombreuses et plus petites : les arômes lipophiles ont moins de distance à parcourir pour atteindre la surface des gouttes. — (Hervé This, Le goût de l’aliment, Pour la Science, 1er juin 2000)
- Comme le THC, le cannabidiol est lipophile et s'accumule dans les tissus gras au premier rang desquels le cerveau. — (Céline Deluzarche, Cannabidiol : qu'est-ce que c'est ?, Futura-Sciences)
- La plupart des 1500 molécules chimiques de pesticides et autres substances organiques (qui comportent de nombreux atomes de carbone) actuellement en circulation en Europe et dans le monde sont précisément lipophiles. — (Pyrénées françaises : un cocktail toxique « impressionnant » détecté dans les lacs de montagne, Altitude News, 7 juin 2022)
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bouvreuil
?- (Ornithologie) Petit passereau d'Eurasie ou des Açores, voisin des pinsons, au bec gros et court, dont le plumage est de plusieurs couleurs (ailes et queue noires, croupion blanc), et qui chante assez agréablement.
- Pour la vie… comme deux bouvreuils ! ajoute en souriant la dugazon, qui n’a point oublié que ces oiseaux sont cités pour la fidélité de leurs amours.— (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre XXII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Alors que ces jeunes oiseaux ne peuvent pas apprendre des chants qui sont très différents de celui de leur espèce, d’autres oiseaux, comme le bouvreuil, peuvent apprendre le chant d’espèces très différentes. — (David McFarland,Le comportement animal: psychobiologie, éthologie et évolution, 1985)
- Et mon amie au chardonneret était difforme, et mon amie au bouvreuil était phtisique. — (Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, éditions Livre de poche, 1963, page 135)
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coquille
?- Enveloppe protectrice, dure et calcaire des œufs et de la plupart des mollusques.
- Coquille d’œuf.
- Enveloppe protectrice de l’homme, protégeant la personnalité.
- Ah! pourquoi ne peut-on pas briser cette transparente et dure coquille qui nous enferme chacun seul avec soi? — (Beauvoir, Tous hommes, 1946, page 57)
- Se renfermer, se retirer dans sa coquille.
- On sent, lorsqu’il en laisse échapper quelque chose, avec quelle joie il se renfermait dans sa coquille, comme ces insectes qui se cachent à l’approche de l’homme. — (Musset, Le Temps, 1831, page 143)
- Fossile d’une coquille de mollusque.
- Les fossiles mêmes […] que l’on trouve par couches au dessous de la terre végétale, tels que […] les bancs de coquilles. — (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814)
- On voit dès lors qu'il n'est point indifférent de représenter une coquille d'une manière ou d'une autre, et qu'il importe au zoologiste ou au paléontologue de donner aux géologues des points de comparaison sur lesquels ceux-ci puissent s'appuyer pour reconnaître l'état des couches à l'instant où les êtres qui y sont enfermés ont été recouvert de nouveaux dépôts. — (« Quelques considérations sur la station normale comparative des coquilles bivalves », par Alcide d’Orbigny, séance du 6 mars 1843 de la Société géologique de France, dans le Bulletin de la Société Géologique de France, Paris, 1843, page 296)
- La fromentelle est un calcaire jaunâtre, très-dur, coquillier, passant presque à la lumachelle. Les coquilles y sont tellement agrégées qu’il n’est guère possible d’en déterminer même le genre. — (Nicolas-Armand Buvignier, Statistique géologique, minéralogique, minérallurgique et paléontologique du département de la Meuse, Paris : J.-B. Baillière, 1852, page 390)
- Coque de noix, d’amandes, etc.
- Quant aux fruits qui viennent au sommet des grands arbres, ils sont, pour l’ordinaire, revêtus de coques dures et d’enveloppes molles ou élastiques, dont l’épaisseur est proportionnée à leur volume. Ainsi, la noix est revêtue de ses coquilles et de son brou. — (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814, page 95)
- (En référence au poussin sortant de l’œuf) Enfance.
- Un lycéen, qui sort de sa coquille,Tout triomphant,Dans ses bras m’étouffant,De me faire un enfantMe proteste qu’il grille. — (Béranger, Chans., t. 1, Bonne fille ou Mœurs du temps, 1829, page 41)
- Oh ! ce sera une excellente élève, maintenant qu’elle est sortie de sa coquille ! — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, éd. Casterman Poche, page 267)
- (Ornithologie) Ensemble de plumes dressées en forme de coquille chez des pigeons.
- (Par extension) (Art) Objet en forme de coquille ou de conque marine.
- Paire de flambeaux portant une coquille sur le binet, un ornement rocaille sur le fût, et des canaux tournants sur la cloche. — (Exposition rétrospective de l'art français au Trocadéro (catalogue), Paris : Impr. L. Danel, 1889, page 217)
- (Papeterie) Sorte de papier collé, dont la marque est une coquille.
- David essaya de fabriquer une cuvée de pâte collée pour coquille, et il obtint un papier rêche comme une brosse, et où la colle se mit en grumeleaux. — (Honoré de Balzac, Illusions perdues, troisième partie : Les Souffrances de l’Inventeur)
- (Typographie) Erreur de typographie ; bourdon ; mastic.
- […] ; partant, un bon compositeur fait rarement des bourdons, et le meilleur est sans contredit celui qui, outre qu’il ne laisse que peu de coquilles ou de fautes légères à corriger, n’est pas du tout bourdonniste. — (A. Frey, Nouveau manuel complet de Typographie, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée par M. E. Bouchez, Manuels-Roret, 1857, part. 1, page 108)
- Une revue parisienne venait de publier un de ses poèmes avec des fautes d’impression, coquilles aussi larges que des bénitiers, vastes comme la conque d’Aphrodite. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 127)
- Un jour il y eut un affreux scandale. Un typographe facétieux et spirituel — comme il n’en manque pas chez les Parigots — remplaça ce cadeau, un serpent qui se mord le dos, sujet en bronze et en argent, par cet autre : un sergent qui se mord le dos, sujet en bronze et en argent. Le numéro du Gaulois fit prime, à cause de cette incomparable coquille. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Salons et Journaux, Grasset, 1917, réédition Le Livre de Poche, page 287)
- (Escrime) Élément concave d'une épée séparant la lame du manche.
- C’est toujours au nom de la loyauté, de la foi conjugale, du respect des aïeux, de l’intégrité du blason, qu’il tire du fourreau sa grande épée à coquille de fer, souvent contre ceux qu’il aime de toute son âme, et qu’une nécessité impérieuse l’oblige d’immoler. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- —Les coquilles tintent, ding-don ! — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897, acte 1, scène IVTexte sur Wikisource)
- (Sport) Accessoire servant à protéger des coups l’organe génital masculin.
- (Technique) Portion indivisible du cylindre d’impression des timbres-poste par rotative.
- En France, le cylindre porte quatre coquilles en typographie ou trois en taille-douce. — (Glossaire sur Leportaildutimbre.fr)
- (Cuisine) (Vieilli) Fourneau vertical qui sert à rôtir la viande.
- (Cuisine) (Bourgogne) Marmite en fonte.
- (Cuisine) (Nord de la France) Nom donné, par analogie de forme, à une brioche recouverte de grains de sucre, censée représenté l'enfant Jésus emmailloté et que l'on mange à Noël.
- (Métallurgie) Moule autour duquel passe de l’eau pour refroidir le métal en fusion après une coulée.
- (Bijouterie) Outil qu’utilisent les lapidaires pour maintenir les pierres pendant la taille.
- (Héraldique) Meuble représentant une coquille Saint-Jacques dans les armoiries. Elle est généralement vue de dessus et le pied tourné vers le chef. À rapprocher de conque, coquille Saint-Jacques, huître et vannet.
- De gueules à une coquille d’argent, qui est d’Artzenheim → voir illustration « armoiries avec une coquille »
- (Christianisme) Ornement en forme de coquillage sur une tombe destiné à recevoir de l’eau bénite ou du lait.
- La coquille creusée parfois dans la pierre tombale sert à recevoir de l’eau bénite le jour des Trépassés, ou du lait qui, mieux l’eau, doit blanchir le défunt. — (Michel de Mauny, Le Pays de Léon : Son histoire, ses monuments, Éditions Régionales de l’Ouest, Mayenne, 1993, 2e édition, page 362)
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épontille
?- (Marine) Étai vertical qui soutient un pont de navire ou supporte un navire en construction dans un chantier.
- Fry et Craig, rampant sur les genoux, regagnèrent la partie de la coursive éclairée par le grand panneau, et remontèrent les entailles de l’épontille. — (Jules Verne, Les Tribulations d’un Chinois en Chine, J. Hetzel et Compagnie, 1879, page 157)
- Il se tenait raide sur son siège, sa grosse tête carrée vissée à son cou, comme une épontille de fer rivée au pont d’un navire. — (Liam O’Flaherty, Le Mouchard, traduction de Louis Postif, Le Livre de poche, numéro 506, 1965, page 19)
- Pilotis.
- […]: ce qui devient chez nous l’élément noble de la construction n’est qu’un rappel de l’architecture primitive, de la barbare maison de bois, maison soutenue par des épontilles. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 73)
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discophile
?- Collectionneur de disques de musique.
- Le discophile peut donc être assuré d’acquérir avec ces deux disques l’interprétation la plus riche et la plus fidèle d’une musique qui ne souffre pas la médiocrité. — (La Nouvelle revue des deux mondes, 1962)
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ductile
?- Qui peut s’étirer sans se rompre.
- Les gypses les plus fins, les pierres les plus ductiles, les ardoises les plus homogènes; les argiles les plus pures. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 89)
- On a pu comprendre que mon caractère n'était pas, en ce temps, des plus faciles, ni si ductile que je l'ai peut-être aujourd'hui ; mais je sais bien pourtant que ce n'est qu'avec Louis que j'ai pu quereller de la sorte, tandis que je crois bien que lui ne querellait pas qu'avec moi. — (André Gide, Si le grain ne meurt, Gallimard, 1976, page 357)
- L’argent et l’or sont des métaux ductiles.
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torpille
?- (Zoologie) Espèce de poisson voisin des raies, au corps arrondi et ayant un appareil électrique qui a la propriété de donner une commotion électrique à celui qui le touche.
- Mais pour ces deux femmes initiées aux mystères de son amour, sa contenance, le son de sa voix, l’expression de ses regards, eurent un peu de la puissance attribuée à la torpille. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
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éfaufile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe éfaufiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe éfaufiler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe éfaufiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe éfaufiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe éfaufiler.
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morfile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe morfiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe morfiler.
- Oui, Théodore Calvi morfile (mange) sa dernière bouchée, dit le Biffon. Ah ! ses largues doivent joliment chigner des yeux, car il était aimé, le petit gueux !' — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe morfiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe morfiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe morfiler.
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fenil
?- (Agriculture) Lieu où on entrepose le foin.
- Il entrait dans la grange et ouvrait la lucarne du fenil, sur l’écurie, pour donner le fourrage aux bêtes. — (Erckmann-Chatrian, L’Ami Fritz, 1864)
- Assez souvent, le matin, il voyait un chemineau descendre du fenil. Le chemineau lui donnait un grand coup de chapeau et le père Renon lui demandait s’il avait bien dormi. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, pages 91-92)
- La main de l’enfant, traînante, perçoit dans l’herbe l’humidité du soir. C’est l’heure des lampes. Un clapotis d’eau courante mêle les feuilles, la porte du fenil se met à battre le mur comme en hiver par la bourrasque. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, collection Livre de Poche, 1960, page 22)
- Il résistait, se dérobait, hennissait, et à la fin il n’eut plus d’autre moyen que de l’amener jusqu’à la cour, puis de pousser le lourd chariot à force d’homme assez près du fenil pour transborder le fourrage. — (Howard Phillips Lovecraft, La Couleur tombée du ciel, 1927 ; traduit de l’américain par François Bon, 2015, pages 36-37)
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fille
?- Femme depuis sa naissance jusqu’à son mariage.
- Nous autres jeunes filles françaises, nous sommes livrées par nos familles comme des marchandises, à trois mois, quelquefois fin courant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dès minuit, le père Canquoëlle pouvait ourdir toutes les trames, recevoir des espions et des ministres, des femmes et des filles, sans que qui que ce soit au monde s’en aperçût. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
- Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- (Spécialement) Jeune fille encore vierge.
- Que cherche Colombe ? Depuis qu’elle n’est plus fille, tient-elle à devenir la femme de tout le monde ? J'ai honte de mon amie. — (Éric-Emmanuel Schmitt, Le Poison d’amour, éditions Albin Michel, Paris, 2014, page 116)
- Enfant de genre féminin considérée par rapport à ses parents.
- […] il vint des Vieux Marais habiter à Manise comme brigadier, avec sa fille, une belle bachelle de dix-sept ans tout au plus. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il traita d’abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l’étonnait guère attendu qu’elle était la fille de sa mère, […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quand il a des filles, un père de famille ne doit pas plus laisser introduire un jeune homme chez lui sans le connaître, que laisser traîner des livres ou des journaux sans les avoir lus. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dans chaque dechra on trouve une à deux familles maraboutiques. Les mrabtin font remonter leur généalogie au prophète Mohamed par l'intermédiaire de sa fille Fatima et de son gendre Ali. — (Aīssa Ouitis, Les contradictions sociales et leur expression symbolique dans le Sétifois, Société nationale d'édition et de diffusion, 1977, page 94)
- (Par extension) Femme célibataire.
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Maman s’imaginait que toute la ville connaissait mon aventure. Personne ne voudrait plus m’épouser. Elle avait cette idée fixe que je resterais fille. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 46)
- (Vieilli) (Par ellipse) Fille d’honneur ; demoiselle d’honneur.
- elle [Louise de Savoie] mena toutes ſes filles — (Mme de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678)
- (Vieilli) Servante ; employée.
- En sabots, les manches relevées sur leurs bras blancs, les filles balayaient le devant des boutiques. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 158)
- (Par ellipse) (Familier) Fille de joie ; prostituée.
- La place Pigalle, passé deux heures du matin, est le refuge des noctambules professionnels. Des musiciens, des nègres, des filles, des invertis se donnent rendez-vous dans les bars et voient souvent l’aube se lever sans que la chance leur ait souri. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le long des boutiques éclairées, des ombres se succédaient sans hâte. Il y avait des nègres, quelques Chinois, des blancs. Tous reluquaient les filles. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 41)
- Il arrive aussi, mais cet usage tend à disparaitre au début de la IIIe République, que les filles racolent en arpentant à tour de rôle le trottoir situé devant la maison. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
- (Poétique) (Littéraire) (Soutenu) Descendante issue de telle ou telle lignée, ou native de tel ou tel pays.
- La fille des césars.
- Une fille du peuple.
- (Christianisme) Nom que l’on donne aux religieuses de certaines communautés.
- Les filles de saint Vincent de Paul.
- Les filles du Carmel, de la Charité.
- (Sens figuré) (Vieilli) Établissement qui est de la fondation et de la dépendance d’un autre.
- Ces abbayes sont filles de Cîteaux.
- C’est une fille, une des filles de Cluny.
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aréostyle
?- (Antiquité) Ordonnance d’architecture suivant laquelle l’entrecolonnement est au moins de quatre diamètres ou huit modules.
- Le pycnostyle et le systyle, à moins qu’il ne s’agît de monuments à proportions colossales, étaient si resserrés, qu’ils ne permettaient pas à deux personnes de passer à la fois ; le diastyle et surtout l’aréostyle offraient, au contraire, un tel écartement, que l’architrave, fléchissant sous son propre poids, était en danger de se rompre, ce qui forçait à renoncer à l’emploi de la pierre pour le faire dès lors en bois. — (Article Entre-colonnement dans l’Encyclopédie du dix-neuvième siècle, tome XI, Paris, 1858)
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quintefeuille
?- Plante de la famille des rosacées, ainsi nommée parce que sa feuille a cinq folioles.
- […], cependant que les intègres moutons du Bon Pasteur brouteraient, en bénissant Dieu, les quintefeuilles et les trèfles d’or dans les pâturages enviés de la Terre de promission. — (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs, Joseph Victorion et Cie, 1906)
- Bien sûr, il n’attendait pas un miracle de cette longue feuille rugueuse couverte d’un duvet blanchâtre, mais il eut soudain une envie désespérée de chercher, dans cette prairie aux couleurs chatoyantes et aux odeurs capiteuses, les plantes médicinales dont le nom lui revenait à la mémoire : l’aconit, la belladone, l’ergot de seigle, la stramoine, la jusquiame, le colchique, la digitale, l’adonis, le sénevé, le raisin d’ours, la gentiane, le muguet, la saponaire, la prêle, la potentille, la quintefeuille, le tussilage, le millepertuis, le genévrier, la mille-feuille, l’orchidée, l’aunée, le mélilot et la myrtille. — (Branimir Šćepanović, La Bouche pleine de terre, 1975. Traduit du serbo-croate par Jean Descat, 1975. Éditions du Rocher, 2008, pp. 77-78.)
- (Héraldique) Meuble héraldique représentant une fleur à cinq pétales.
- Dans les attributions d’office, seulement six types de motifs végétaux sont employés, seuls ou en nombre : la gerbe, le trèfle et la rose, chacun sur deux écus ; la quintefeuille, le palmier et la fougère sur un écu.— (Revue française d'héraldique et de sigillographie, Volumes 71 à 72, ( 2002 ).)
- Écu à la quintefeuille posé diagonalement. Assez fréquente, notamment dans la France du nord et de l’ouest, la quintefeuille, formée de cinq pétales autour d’un cœur circulaire, est la représentation médiévale de la rose héraldique . — (Mémoires de la Commission départementale d'histoire et d'archéologie du Pas-de-Calais, Volumes 22 à 23, ( 1985 ).)
- Quintefeuille: Fleur à cinq pétales ou fleurons arrondis, ayant chacun une pointe, dont le centre est percé en rond, de manière que l’on voit le champ de l’écu à travers.— (Pierre Charles Armand de Loizeau de Grandmaison, Dictionnaire héraldique, contenant l’explication et la description des termes et figures usités dans le blason, des notices sur les ordres de chevalerie, les marques des charges et dignités, les ornements et l’origine des armoiries, les rois d’armes et les tournois, etc., ( 1852 ).)
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scribouille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de scribouiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de scribouiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de scribouiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de scribouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de scribouiller.
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distille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de distiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de distiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de distiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de distiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de distiller.
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tambouille
?- (Populaire) Mauvaise cuisine, nourriture grossièrement préparée.
- A Tours, un jour de l’hiver 39-40, dans le froid glacial de cette saison-là (je me rappelle avoir été la nuit précédente garde d'écurie, à grelotter, à surveiller les chevaux qui s’embarraient et à balayer le crottin), le colonel vint goûter la tambouille. — (Jean Ferniot, La Petite Légume, collection Roue libre, Mercure de France, 1974)
- Je vais veiller à ce qu’on prépare ma tambouille, afin d’être prêt à repartir dès que ce damné soleil sera un peu plus bas sur l’horizon. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 230)
- Il faut dire que c’est bien pratique pour rehausser vite fait le goût d’une tambouille maison. — (Des ronds dans le bouillon cube, Le Canard Enchaîné, 6 septembre 2017, page 5)
- (Populaire) Toute cuisine, nourriture.
- Ils ne donneront leur plein rendement sportif, que s'ils ont vie régulière, bonne tambouille, femme attentive et chaste, et aussi l'air de la campagne. — (G-A Gonnet, in La Vie parisienne, 13 janvier 1934, page 815)
- Il paraît qu’autour de la maison de ce curé, c’est plein de gens qui campent, qui dorment, qui font leur tambouille, qui attendent. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 251)
- Dans l’embrasure d’un mâchicoulis ouvert on faisait du feu à même les dalles pour de petites tambouilles particulières : du thé, du café, du chocolat pour ceux qui possédaient encore un peu de ces denrées. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 375)
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enrouille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe enrouiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe enrouiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe enrouiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe enrouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe enrouiller.
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idylle
?- Petit poème à sujet pastoral ou amoureux.
- Oh ! les chastes églogues ! Oh ! les idylles chantées par les poètes ! Oh ! les paysanneries enrubannées et naïves qui défilent, conduites par la muse de Mme Deshoulières, au son des flageolets et des tambourins ! — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- Dans un souvenir pastoral, les vers d'une triste idylle écrite par La Fontaine flottèrent devant sa mémoire rêveuse. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- (Sens figuré)
- Liaison romantique, aventure amoureuse qui ne reste pas toujours chaste.
- Devant ce réveil navré de Paris, elle se trouvait prise d'un attendrissement de jeune fille, d'un besoin de campagne, d'idylle, de quelque chose de doux et de blanc. - Oh ! vous ne savez pas ? dit-elle en revenant à Steiner, vous allez me mener au bois de Boulogne, et nous boirons du lait. — (Zola, Nana, 1880)
- Moi qui connais bien Hélène, je n'ai guère été étonné de la voir entamer une idylle avec un homme jeune, de vingt ans son cadet. Elle est ce qu'on appelle aujourd'hui une cougar. — (François Robin, Landerneau revivra : Une ville en campagne, L'Harmattan, 2013, p.210)
- Amour naïf et tendre vécu affectivement par deux êtres dans la fraîcheur d'un sentiment idéalisé. Relation rêvée dans un climat idéal.
- Partie de la trop aimable idylle florianesque, son histoire d'amour peu à peu s'était assombrie jusqu'à prendre les couleurs arrières du roman flaubertien, qui dit l'universelle maldonne. — (Philippe Berthier, Figures du fantasme: un parcours dix-neuviémiste, Presses Universitaires du Mirail, 1992, p.164)
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grappille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe grappiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe grappiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe grappiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe grappiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe grappiller.
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godille
?- Aviron placé à l’arrière d’un canot, d’une embarcation légère et qui les fait avancer par un mouvement spécial.
- Une godille fut installée, qui permettait de gouverner l’appareil. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- Un jour, en bateau, voulant manier la godille à grand renflement de biceps, il tombait dans la Loire ; une autre fois, qu’il caracolait à la portière du landau, sa bête le serrait si durement contre la roue, qu’on était obligé de le garder et cataplasmer à la chambre plusieurs jours. — (Alphonse Daudet, L’immortel, 1888)
- Il était rouge d’avoir couru et il haletait tandis que le vieux François poussait lentement son bachot à la godille. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 28)
- (Ski alpin) Technique de descente en ski, consistant à enchaîner des virages courts et serrés.
- Mouvement de base en natation synchronisée.
- Petit instrument de pêche en eau douce permettant d’animer un leurre recouvrant un hameçon.
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souquenille
?- (Désuet) (Habillement) Long vêtement fait de grosse toile, que prenaient les cochers et les palefreniers pour s’en couvrir quand ils pansaient les chevaux.
- Quitterons-nous nos souquenilles, monsieur ? — (Molière, L'Avare, III, 2)
- Voulez-vous gager que je l'épouse avec la casaque sur le corps, avec une souquenille si vous me fâchez ? — (Marivaux, Les Jeux de l'amour et du hasard, III, 7)
- L’épicière le contemplait d’un œil sépulcral que recouvrait parfois sa paupière longue comme une souquenille. — (Kléber Haedens, L’été finit sous les tilleuls, Le Livre de Poche, 1966, page 108)
- Mauvais vêtement, guenille, loque.
- M'ayant revêtu d'une vieille souquenille, ils me mirent dehors par les épaules. — (Lesage, Gil Blas, I, 13)
- Presque tous étaient vêtus de longues souquenilles sordides en lambeaux. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Après deux mois passés à suer dans d’infâmes souquenilles kaki, quelle volupté de revêtir enfin un dolman de toile immaculée ! — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 202)
- La composition de sa souquenille défiait toute investigation : les manches et les pans étaient si graisseux, si luisants qu'on aurait dit du cuir de bottes ; par derrières ballottaient quatre basques d'où le coton s'échappait par touffes. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Au balcon armorié sont suspendues des souquenilles et derrière une descente de lit infâme se cache une mégère en camisole qui raccommode une chaussette ; çà et là, entre une casserole et un vieux pot une tête de peu apparaît dans une fenêtre. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 73)
- Vêtement du clown paillasse.
- Le matador était un vieux coquin vêtu d’une souquenille usée, chaussé de bas jaunes, trop à jour, ayant l’air d’un Jeannot d’opéra-comique, ou d’un queue-rouge de saltimbanque. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Florissac, en jeune pitre, un papillon balancé à un fil de fer lui dansant devant le nez, le feutre posé à la Jeannot, la souquenille de paillasse au dos, ressemblait à l'Antinoüs dans une toile à matelas. — (Goncourt, Ch. Demailly, 1860)
- Lévite.
- Je revois encore un pieux pèlerin, vêtu de la souquenille des juifs polonais : il déchiffrait les inscriptions hébraïques. — (Vogüé, Morts, 1899)
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scille
?- (Botanique) Plante bulbeuse dont l’espèce la plus connue, la scille maritime, a un bulbe épais et était employée comme diurétique et tonicardiaque.
- Quels parterres auront pu ainsi être établis artificiellement dans les bois d’agrément avec les pervenches, les primevères, les scilles, les cyclamens, les sceaux de Salomon, les galanthes, les nivéoles, le saxifrage ombreux, etc... : […]. — (G. Plaisance, Demain la forêt, Paris : SEDES, 1964, chap. 2)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.