Dictionnaire des rimes
Les rimes en : enfreindre
Que signifie "enfreindre" ?
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- Violer, transgresser, ne pas respecter, en parlant d’un traité, d’une loi, d’un privilège, d’une ordonnance, d’une règle, etc.
- Et attendu, en fait, que Duval-Laignier est poursuivi pour avoir enfreint l'usage du ban de vendanges qui n'aurait pas cessé d'être en vigueur dans la commune de Condé-les-Herpy, antérieurement à 1791 , comme depuis cette époque; […]. — (« Cour de cassation : Ministère public contre c. Duval-Laignier », du 24 février 1836, dans le Journal du Palais, tome 27 (1835-1836), Paris : chez F.-F. Patris, 1842, p. 1106)
- Tout maquillage m’était défendu. Dans la famille, seule ma cousine Magdeleine enfreignait cet interdit. — (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958, réédition Le Livre de Poche, pages 227-228)
- Mais que dit, ou plutôt que fait l'Union européenne ? Elle ergote, ratiocine, tergiverse, louvoie, au point d'accréditer l'idée fâcheuse que, dans cette communauté de 27, il en coûte plus de transgresser les règles de bonne gestion que d’enfreindre celles d'une bonne démocratie. On punit la Grèce mais on ferme les yeux sur la Hongrie. — (Vincent Giret, Salami, dans Libération (journal), no 9532, page 3, 4 janvier 2012)
- « Nous disposons de politiques strictes en matière de commentaires et retirons proactivement les commentaires qui enfreignent ces règles », indique un porte-parole d’Amazon. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 14 septembre 2022, page 15)
- (Pronominal) (Sens passif) Être transgressé, ne pas être respecté.
- Mme d’Orbe préside aux festins de vendange et au salaire des ouvriers selon la police établie, dont les lois ne s’enfreignent jamais. — (Jean-Jacques Rousseau, Julie ou la Nouvelle Héloïse, Marc-Michel Rey, Amsterdam, 1761)
Mots qui riment avec "indre"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "enfreindre".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : indre .
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gindre
?- (Désuet) Ouvrier d’une boulangerie, celui qui pétrit le pain.
- Le gindre a le sentiment de la pâte; ses doigts exercés lui indiquent quand il doit redoubler d'énergie. — (Bulletin des travaux de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure, Rouen, 1857-1858)
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plaindre
?- Prendre en pitié les maux d’autrui, en être touché, témoigner la compassion que l’on éprouve pour quelqu’un.
- Vraiment, par expérience, je plains le jeune prêtre que l’on envoie, pour ses débuts, évangéliser la Beauce. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière ! Les maux les plus affreux sont amassés sur toi; Le noir enfer, séjour rempli d'effroi, T’attend au bout de la carrière. — (Mort du pécheur, dans Félix Dupanloup, Manuel des petits séminaires et des maisons d'éducation chrétienne, p.106, 2e éd., 1844)
- (Pronominal) — Si donc l’histoire récompense l’abnégation résignée des hommes qui luttent sans se plaindre et accomplissent sans profit une grande œuvre de l'histoire, comme l'affirme Renan, nous avons une raison nouvelle de croire à l'avènement du socialisme, […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.330)
- Employer, donner avec répugnance, à regret, d’une manière insuffisante.
- Il ne faut pas plaindre sa peine, ses pas, son temps quand il s’agit d’obliger.
- Il ne plaint pas la dépense, Il dépense volontiers.
- Verse tout plein,Il semble que tu nous le plains. — (Jean-Joseph Vadé, La Pipe cassée, chant premier, dans Catéchisme poissard, 1758)
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contraindre
?- Obliger quelqu’un par la force, la violence morale ou la menace, à faire quelque chose contre son gré.
- […], Bédouin, vêtu d’un pantalon de gendarme, d’un habit rouge, coiffé d’un bicorne et nanti de sa hallebarde de suisse, vint le prendre à son banc, et, de force, le contraignit à se mettre à genoux au milieu de la nef. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Puisqu’il ne faut jamais mentir, alors il faut mentir de temps en temps : l’obligation d’être véridique à tout prix contraint à mentir quand la vérité elle-même est plus fallacieuse que le mensonge. — (Raphaël Enthoven, Le Mensonge, Philosophie Magazine n° 20, novembre 2009)
- Une fois même, il bondit si haut et avec une telle rapidité qu’il fut, avec tout l’équipage, pris du mal des montagnes et contraint de redescendre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 231 de l’édition de 1921)
- Atteint d’un mal nommé porphyrie, le pauvre garçon est contraint de s’abreuver de sang humain pour conjurer sa langueur chronique. — (François Rivière, Dracula, cent ans et toutes ses dents, dans Libération (journal), 31 décembre 1987)
- J’ai rencontré, parmi mes camarades de réserve, de hauts fonctionnaires, des chefs de grandes entreprises privées. Tous, comme moi, s’effaraient d’être contraints à des besognes paperassières que, dans le civil, ils auraient abandonnées aux plus modestes de leurs sous-ordres. — (Marc Bloch, L’étrange défaite, chap. 3 : La déposition d’un vaincu, 1940)
- (Justice) Forcer, à donner ou à faire quelque chose.
- Après la guerre, le traité de Versailles avait alors contraint l’Allemagne à céder ses colonies aux nations vainqueurs. — (Chronique du XXème siècle, Éditions Chronique, 2013, page 1894)
- J’enverrai les huissiers pour le contraindre.
- Contraindre quelqu’un pour les dépens du procès, pour une dette.
- (Par extension) Elle sera libre de se décider : je ne veux pas la contraindre.
- Obliger par quelque considération à s’abstenir de quelque chose, à se refuser quelque chose.
- Je ne prétends pas vous contraindre.
- Se contraindre devant quelqu’un.
- Il sait bien se contraindre quand l’occasion l’exige.
- C’était Julie qui se cachait le visage dans son mouchoir et qui sanglotait. Le soir, elle était encore plus triste, si c’est possible ; mais elle faisait des efforts inouïs pour se contraindre devant sa sœur. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 104)
- (Par extension) Contraindre ses goûts, son humeur.
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déteindre
?- Dépourvoir de sa teinture.
- Le soleil déteint toutes les couleurs.
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enceindre
?- Environner, entourer, enfermer. Il ne se dit que des choses et en particulier des ouvrages de guerre qui servent à circonscrire.
- Enceindre une ville de murailles. Enceindre de fossés, de palissades.
- …tandis que les hommes, demeurés suspendus sur les flancs de la meule, se cramponnaient énergiquement aux cordages flottants qui l’enceignaient. — (Ernest Capendu, Blancs et Bleus, 1880)
- Au fond, dans le coin de droite, il, y avait un de ces grands lits appelés, à la duchesse avec un ciel de lit de même dimension, supporté par quatre, colonnes, et supportant à son tour des rideaux de grosse serge verte qui, une fois hermétiquement clos, enceignaient la couche de telle façon qu’ils en rendaient l’intérieur complètement impénétrable aux regards. C’était une sorte de petite chambre dans la grande. — (Jacques Sincère, Le Sorcier de Septêmes, Le Roman, Journal des feuilletons Marseillais, 1873, page 27)
- Rachel levait les bras au ciel en appelant à l’aide. Pintschew regarda autour de lui. Du toit surgissaient des milliers de langues de feu qui se tordaient, s’étendaient et les enceignaient de toutes parts. Deux hommes y appliquèrent une échelle garnie à ses extrémités de lambeaux de toile mouillés, Pintschew tomba à genoux sur la frise du toit et se mit à prier. — (Leopold von Sacher-Masoch, Pintschew et Mintschew. — Récit Juif, Hachette, 1879, page 36)
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lindre
?- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de lindern.
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de lindern.
- Première personne du singulier du subjonctif présent I de lindern.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent I de lindern.
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monocylindre
?- (Mécanique) Moteur thermique à explosion ou diesel qui ne compte qu’un seul cylindre.
- Sur le monocylindre on recherche pour chaque carburant le réglage de la carburation (hauteur de cuve) donnant le maximum de détonation. — (Norbert Champsaur, Étude sur la transmission de la chaleur à l’eau de refroidissement dans un moteur d’aviation, Gauthier-Villars, 1932, page 90)
- Les mesures sur le monocylindre à accès optiques permettent de rechercher une explication aux différents comportements observés sur banc classique en estimant les interactions aérodynamique/combustion. — (La Combustion dans les moteurs d’automobile : simulation, validation, les moteurs de synthèse, Groupement scientifique moteurs, Institut français du pétrole, Éditions TECHNIP, 1991, page 20)
- (Par extension) Véhicule doté d’un tel moteur. — Note : Dans ce cas, il peut être au féminin si le genre du véhicule l’est aussi.
- Des débuts dans le cambouis jusqu’aux yeux, à gonfler des mobs, et à distiller des carburants féroces, pour que le ridicule piston du monocylindre balance ses cinquante centimètres cubes d’une haleine de Belzébuth : éther, huile de ricin, Mercurochrome… — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 2)
- […] pour ne pas se laisser dépasser par un confrère, il doit acheter sa première voiture, une monocylindre Rover, bruyante et capricieuse, qui est souvent obligée de terminer la montée des côtes en marche arrière […] — (Jacques Leclaire, Francis Brett Young : un témoin de l’avènement de l’Angleterre contemporaine, Université de Rouen, 1969, page 24)
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dépeindre
?- Décrire et représenter par le discours.
- Les chrétiens s'efforcèrent d'agir sur l'opinion publique en diffusant une série de libelles, […], où les juifs étaient dépeints sous les traits les plus odieux. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- […] les effroyables mugissemens de l’Etna retentirent longtemps avant que les beaux vers de Virgile en dépeignissent l’horreur […] — (Julien-Joseph Virey, Recherches médico-philosophiques sur la nature et les facultés de l'homme, 1817)
- Tout incitait donc un auteur de romans, à l'époque où Jane Austen commençait à écrire les siens, à dépeindre une héroïne à la santé fragile et à la beauté délicate. — (Pierre Goubert, Jane Austen: étude psychologique de la romancière, Publications Univ Rouen Havre, 1975, p. 88)
- Ahurissant : on la juge pour la complicité dans des crimes abominables, et Monique Olivier se dépeint en ménagère effacée, régalant son tyran de mari de cacasse à cul nu et de tarte au sucre. — (Stéphane Durand-Souffland, Frissons d'assises: L'instant où le procès bascule, Denoël, 2012)
- (Rare) Enlever, faire disparaitre la peinture de quelque chose.
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feindre
?- Présenter une chose comme réelle en lui donnant une fausse apparence.
- En effet, Lequeu, bien qu’il feignît de s’isoler dans sa lecture, était secoué de sursauts violents. — (Émile Zola, La Terre, cinquième partie, chapitre IV)
- Les uns et les autres ne discernaient pas ou feignaient de ne pas discerner l'idée-maîtresse de Waldeck-Rousseau. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- L’injurieur peut pousser encore plus loin l’outrage en feignant de s'adresser uniquement à ce témoin pour injurier l'autre à la troisième personne, considérant l’injurié comme absent et cherchant à lui enlever ainsi toute possibilité de répliquer. — (Christine Sautermeister, Céline vociférant ou l'art de l'injure, Société d'études céliniennes, 2003, page 8)
- Les scandales se répètent, les politiques, chaque fois, feignent de tomber des nues, ingénus comme Adam. — (On ira tous au "Paradise", Le Canard enchaîné, 15 novembre 2017)
- (Absolument) — Savoir feindre. - Avoir l’art de feindre.
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geindre
?- Variante de gindre.
- Et Mahoudeau exagérait ses brutalités voulues, les mains convulsées, ainsi qu’un geindre dont les poings pétriraient un monde — (Émile Zola, L'Œuvre, 1886)
- Avoue-toi cela, Vingtras ; ne mets pas à ton acquit la pâleur qui t’a envahi la face devant le geindre fusillé ! — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
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peindre
?- Enduire ou couvrir de peinture, de couleur ou de pigments.
- La façade était peinte en blanc et les arêtes de la corniche se rehaussaient d'un filet rouge qui en accentuait le profil. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Le sanctuaire, dont les piliers sont décorés des statues des Apôtres, était entièrement peint. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Au Québec, nous avons une distinction sémantique entre peinturer et peindre, le premier étant ce que n'importe qui fait sur les murs, le second étant l'action de l'artiste… — (Anne-Marie Beaudouin-Bégin, La langue affranchie, se raccommoder avec l’évolution linguistique, Québec, Éditions Somme toute, 2017, page 19)
- Car la mode, c’est aussi les millions de tonnes de crèmes, poudres, laits, lotions, maquillages, démaquillants, prémaquillants, produits à se peindre, à se bronzer, à ôter la peinture, à s’oindre, à s’enduire, à se désenduire, à se pommader, à se friser, à s’onduler, à se défriser, à nourrir les cheveux, les laver, les traiter, les dépelliculer, les blondir, les faire briller, les remplir de reflets, les décolorer, les recolorer, les soigner, les faire respirer, les faire pousser, repousser, ôter les duvets superflus, maigrir, mincir, grandir, développer les seins, gommer les hanches, affiner la taille, avaler l’estomac, fondre les kilos en trop, exalter le buste, renforcer les appas défaillants… — (Jeune Afrique, 1969, n° 435 à 451, page 52)
- Représenter une personne ou une chose, par des lignes et par des couleurs.
- […] : il engagea plusieurs de ses amis à se laisser peindre par elle, et ces essais commencèrent à lui donner de la réputation. — (Marie-Jeanne Riccoboni , Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Et je vais te peindre couchée, grandeur nature. Et quand ça y sera — et ça y sera, je t’en fous mon billet — tu verras quelque chose, Tsoin-Tsoin. Les plus calés — tiens, même Carlaine — en baveront des ronds de chapeau. — (Pierre Duniton, Les loisirs du gabelou, Éditions Victor Attinger, 1930, page 67)
- Selon les statuts de cette société savante, ses futurs membres s'engageaient à offrir, pour leur intronisation, leur portrait grandeur nature. Bach fit donc peindre son portrait par Elias Gottlob Haussmann, le peintre officiel de Leipzig. — (Philippe Charru et Christoph Theobald, L'esprit créateur dans la pensée musicale de Jean-Sébastien Bach, Éditions Mardaga, 2002, page 269)
- Donc, l'art de la peinture esquisse et restitue en image les Grâces et donne de la consistance à leur corps par les couleurs ; désormais, il les peint toutes trois en pied et les présente nues, sans vêtements ni voiles. — (Marina Loukaki, Les Grâces à Athènes : Éloge d’un gouverneur byzantin par Nikolaos Kataphlôron, Éditions De Gruyter, 2019, page 83)
- Peindre un plafond, le décorer de figures ou d’ornements.
- (Sens figuré) Décrire, représenter quelque chose par des mots qui font image.
- Louis XVI n'était pas précisément tel qu'on s'était attaché à le peindre pour l’avilir : ce n'était ni l’imbécile abruti qu'on exposait au mépris du peuple, ni l'honnête homme bon et sensible que préconisaient ses amis. — (« Notices historiques sur la Révolution », dans Mémoires de Mme Roland, éditées par J. Ravenel, volume 1, Paris : chez Auguste Durand, 1840, page 286)
- Dans leurs oupa-oupa, qui passent avec raison pour des danses très obscènes, les acteurs peignent par des pantomimes expressives toutes les passions qui les exaltent. — (Thomas Arbousset, Tahiti et les îles adjacentes, 1867)
- C'est par les lettres qu'il écrivait, les livres qu'il aimait, les amis qu'il choisissait, par ce perpétuel mélange de documents et de témoignages, qu'il est possible de le peindre dans sa première jeunesse. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 20)
- La Fontaine et La Bruyère n’énoncent rien de fatal ou d’éternel quant aux vilenies qu'ils peignent. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue et augmentée, Grasset, 1946, page 194, note 2)
- Mais ce n’est ni à leur décision, ni à leur volonté, ni même, quoi qu’ils aient pu en dire, à leur sens de l’humour, qu’ils durent d’échapper, quelque temps encore, à un avenir qu’ils peignaient complaisamment aux couleurs les plus sombres. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 83)
- Il peint si vivement la colère, la douleur, la joie, la crainte, qu’il en inspire les sentiments. — Peindre le vice avec les couleurs les plus propres à en donner de l’horreur.
- Achever de peindre, se dit d’un dernier trait qui s’ajoute à ceux qui nous font connaître quelqu’un et en complète la ressemblance.
- Ceci achève de le peindre.
- (Pronominal) (Sens figuré) Se traduire, se manifester.
- Habitué à tout supposer, le brigadier aurait peut-être conçu des soupçons à l'aspect de cette physionomie ouverte où se peignaient si fidèlement les mouvements de l'âme. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Les visages se peignirent de lassitude. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 11)
- (Pronominal) (Sens figuré) Représenter ses pensées, son style pour faire connaître son caractère et ses inclinations.
- Cet auteur se peint dans ses ouvrages.
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teindre
?- Faire prendre à une étoffe ou à autre chose une couleur différente de celle qu’elle avait, en la plongeant dans un liquide spécial.
- Si on mélange ensemble une solution de chlorure ferrique et une solution de prussiate rouge, on obtient une solution rouge qui teint en bleu de Prusse les fibres végétales plongées dans la liqueur, tandis que les fibres animales ne teignent pas. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Cette industrie du drap est en effet l'une des plus complexes, et le nombre des opérations nécessaires pour transformer la laine brute en produit fini est très élevé. Il fallait trier la laine, la teindre, la mélanger, la carder, la filer, la tisser, dégraisser le tissu, le fouler, le lainer, le tondre, l'épinceter, et enfin lui donner de l'éclat en le pressant. — (André Maurois, histoire de l'Angleterre, Fayard & Cie, 1937, page 235)
- Elle teignait au henné la paume de ses mains. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Donner une couleur à ce qui vient en contact avec elles, en parlant des choses.
- Après la bataille, la rivière était teinte de sang.
- Les mûres teignent les mains, le linge.
- Des restes d’anciennes enluminures presque effacées teignaient les murailles de couleurs étranges, et ajoutaient encore à la singularité de l’effet. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Pronominal) Teindre une partie de son corps.
- Se teindre les cheveux, la barbe, les sourcils, etc.
- Pourquoi t'es-tu teinte PhilamintePourquoi t'es-tu teinte, c'est affreuxJ'aimais beaucoup mieux ta vieille teinteJ'aimais beaucoup mieux tes vieux cheveux. — (refrain de la chanson "Pourquoi t'es-tu teinte ?", paroles de Jean Nohain, musique de Mireille, 1933)
- (Pronominal) (Absolument) Donner à ses cheveux, à sa barbe une couleur artificielle obtenue par la teinture.
- J’enviais ce quinquagénaire aux joues de fille qui cirait sa moustache et teignait son toupet. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 78)
- C’est pour ça que tu t’es teint le sourcil ? Pour la fête ? Tu veux que je m’en teigne un aussi ?— (J.K. Rowling, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, traduit de l’anglais par Jean-François Ménard, 2005)
- Les jeunes femmes ont un sens aigu de ce qu'il convient de faire et de ne pas faire quand on a cessé d'être jeune. « Je ne comprends pas, disent-elles, que passé quarante ans on se teigne en blond ; qu'on s'exhibe en bikini ; qu'on coquette avec les hommes. Moi, quand j'aurai cet âge-là... » — (Simone de Beauvoir, La Force des choses, Gallimard, 1963, chapitre 6)
- Elle en oublie de se teindre les cheveux, ou, pour parler son langage, de se les rincer, comme elle le fait chaque semaine, à l’aide d’une forte décoction de café. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 311)
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astreindre
?- Contraindre à quelque chose.
- Il nous semble être retourné au collège, de nouveau nous marchons en rang, nous faisons des devoirs et surtout des pensums, et l'on nous astreint au silence... — (Jean Heimveh, Question d'Alsace, 1889)
- Jamais aucun oncle n’astreignit aussi implacablement ses petits-neveux à écouter le tic-tac de sa grosse montre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 36 de l’édition de 1921)
- Les mêmes juifs d'Arles avaient été astreints à travailler à la construction du pont de la Crau. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Pronominal) — Si les ouvriers agricoles de l'Hérault avaient la sagesse de s'astreindre à la parcimonie des gens de l'Ariège ou de la Lozère, je ne doute pas qu'ils se trouveraient très heureux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il faut s’astreindre régulièrement à arracher les baobabs dès qu’on les distingue d’avec les rosiers auxquels ils ressemblent beaucoup quand ils sont très jeunes.— (Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, Reynal and Hitchcock, 1943)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.