Dictionnaire des rimes
Les rimes en : enclore
Que signifie "enclore" ?
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- Entourer d'une clôture, enfermer, placer à l'intérieur d'une enceinte close.
- Ainsi fut surprise et enclose dans un filet à maille de fer la coupable Aphrodite chez le dieu des batailles. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Le XVlle siècle en [les cours] usa fréquemment, mais seules les gravures nous en donnent une idée, car le confort les fit tous ou presque tous enclore. (Palais de Justice de Rennes). — (Jean de La Varende, Versailles, Paris, édition Henri Lefebvre, 1959, page 137)
- (Sens figuré) Contenir en limitant.
- L'exagération rhétorique essaie, autrement dit, de clore et d’enclore la signification des énoncés qu'elle engendre. — (Patrick Moreau, « Le règne des hyperboles », dans Argument, XXVI, 2, printemps-été 2024, p. 23)
- La situation de chaque être, enclos dans le sac de peau qui le contient et le délimite, est de radicale solitude. — (Jean-Louis Servan-Schreiber, Le Retour du courage (1986), Albin Michel, 2022, page 55)
- (Par extension) Soumettre à enclosure; s’approprier un bien commun.
- Après avoir enclos et privatisé les communs, le marché capitaliste et ses institutions précipitent aujourd’hui le ravage de la biodiversité, le bouleversement climatique et l’atomisation sociale. — (Reporterre, tribune Contre l’apocalypse climatique, les soulèvements de la Terre, 10 mars 2021 → lire en ligne)
- Clore de murailles, de haies, de fossés, etc.
- Je vous dis qu’ils ont enclos un espace de plus de quinze cents mètres de côté, avec des ronces artificielles et des fils de fer barbelés, jusqu’à trois mètres de hauteur… — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 24 de l’édition de 1921)
- (Pronominal) Entourer ses biens, sa maison, sa ville, de clôtures, des murailles, de fortifications.
- Tout propriétaire a le droit de s’enclore.
Mots qui riment avec "or"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "enclore".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : or , ors , ort , orts , ord , ords , aur , aurs , aure , aures , orps , ore et ores .
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corrobore
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de corroborer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de corroborer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de corroborer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de corroborer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de corroborer.
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photophore
?- Se dit de tout ce qui porte une source lumineuse.
- (En particulier) Coupe décorative en verre ou terre cuite, destinée à recevoir une bougie ou une veilleuse.
- Le photophore jette sur le papier sa lumière jaune. Bizarre destinée, celle qui, à seize ans, sans que j’aie su au juste pourquoi, a décidé un jour que je me préparerais à Saint-Cyr, a fait de moi le camarade d’André de Saint-Avit. — (Pierre Benoit, L’Atlantide, Albin Michel, 1920, p. 9-14)
- Ils pénétrèrent dans le gourbi de l’adjudant, une sorte de cube en branchages, à l’entrée voilée par une toile de tente. M. de la Ferté s’assit sur une caisse de conserves, dressée devant la table pliante, qui supportait un photophore. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 234.)
- Des photophores accrochés le long des murs de pierre distillent une lumière d’ambre et des ombres mouvantes. — (Philippe Delerm, Quiproquo, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 1999, page 15.)
- Quelque peu rassérénée, Mercedes se lève à tâtons, allume un photophore (le dernier qui marche encore) et, tenant par sa poignée la petite boule à l’éclat falot, gagne la cuisine. — (Jean-Marc Ligny, Exodes, L’Atalante, 2012, Gallimard Folio SF, 2016, page 214)
- Ancien système de bouée lumineuse de signalisation maritime, qui fonctionne par l'hydrolyse du phosphure de calcium, qui produit de l'hydrogène phosphoré inflammable spontanément.
- L'éclaireur de M. Holmes, c'est le photophore expérimenté en 1857 à Paris et essayé l'année suivante par M. T. Silas à bord de la Bretagne, commandée par M. Pothuau; MM. Sayferih et Silas s'étaient proposé dès cette époque de mettre à la disposition de la marine une lumière inestinguible, et ils avaient tiré parti des propriétés du phosphure de calcium. — (H. de Parville, Journal des débats politiques et littéraires du 23 Mai 1873)
- (Biologie) Organe électroluminescent présent chez divers animaux marins, y compris des poissons et des céphalopodes.
- Les photophores des poissons des grandes profondeurs ont pour fonction d’attirer les proies ou d’effrayer les prédateurs.
- (Médecine) Partie d’un endoscope destinée à éclairer les organes et les cavités internes.
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doryphore
?- (Antiquité) Lancier, soldat porteur de lance dans certaines armées grecques.
- L’armée du roi se compose de soixante mille combattans, cent trirèmes et une quantité innombrable de vaisseaux de transport. Il a en outre mille doryphores couverts d’armures en or, et quatre-vingts chars de guerre. — (Ph. Le Bas, Sur la découverte d'un manuscrit : la traduction de Sanchuniathon par Philon de Byblos, dans La Revue des deux mondes, 1836, 4e série, vol.7, p.559)
- À la mi-décembre, les Byzantins marchent vers la seconde armée vandale. Les doryphores et les hypapistes de la garde à cheval chargent et dispersent les hommes de Tzazo, qui tombe dans la mêlée. — (Patrick Louth, La civilisation des Germains et des Vikings, Genève : éd. Famot, 1976, page 72)
- (Par extension) Statue qui représente ce soldat.
- Cette statue du Doryphore ou Porte-Lance était étudiée par tous les artistes grecs; et Lysippe lui-même, orfèvre dans sa jeunesse, disait qu'elle l'avait fait sculpteur : non parce t’elle créait un type qui devait sans cesse être reproduit, mais, au contraire, parce que cette statue avait la vérité pour base, et qu'elle démontrait comment on devait saisir la nature par ses plans, ses grandes divisions, en un mot, par ses grands aspects. — (Gustave Eyriès, Simart, statuaire de l'Institut : étude sur sa vie et sur son œuvre, Paris: chez Didier & Cie, 1860, page 423)
- Le plus célèbre des canons grecs est celui de Polyclète (quatre siècles et demi avant J. C.), qui avait composé un Traité des proportions, avec un modèle de marbre très-connu sous le nom de Doryphore, ou porte-lance. — (« Anatomie », dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, dirigé par Amédée Dechambre, tome 4 (Amp-Ang), Paris : chez Victor Masson & chez P. Asselin, 1866, p. 232)
-
dévore
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dévorer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dévorer.
- La possession-destruction s’actualise quand le sujet, possédé par exemple par une bête humanisée et hommisée qui le dévore de l’intérieur, finit par mourir de cachexie, comme chez A. Doremieux : « Symbiose phase un » (in Couloirs sans issue) ou « Les bêtes » (Promenades au bord du gouffre). — (Louis-Vincent Thomas, Fantasmes au quotidien, 1984)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dévorer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dévorer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de dévorer.
-
sonore
?- Qui rend un son.
- Tous les hommes, […], écoutaient nonchalamment, sans y prêter grande attention, un mauvais phonographe, aux accents métalliques. Du pavillon sonore sortaient des paroles qui serrèrent le cœur de Bert d’une angoisse nostalgique […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 385 de l’édition de 1921)
- Les cris des coqs, les sabots des ânes poussés par l'encouragement sonore et monotone des paysans, réveillèrent Elhamy le lendemain. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- Qui donne beaucoup de son, qui a un beau son.
- Deux escaliers, sous un maigre lumignon, plongent aussitôt vers un sous-sol d'où la musique sonore et nasillarde de l'accordéon monte avec des accords de banjo. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Qui renvoie bien le son, où le son résonne bien.
- Le vieillard et sa fille […] distinguèrent alors un bruit d'éperons et un cliquetis d'épées qui retentirent sous le sonore péristyle du château. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Qui est mal isolé.
- Le palier était sombre, sonore. On entendait les bruits sourds de la maison comme les borborygmes d'un corps au repos. — (Henri Troyat, A demain Sylvie, J'ai lu, page 153)
- Qui est relatif au son.
- Le yé-yé désigne un genre, l'ensemble des exhibitions de mineurs ignares, exhibitions vocales ou instrumentales, individuelles ou collectives, caractérisées par leur outrance sonore et leur indigence d’expression. — (Jean-Louis Gérard, L'imposture Yé-Yé, dans Le Monde libertaire, n°107, décembre 1964, p.7)
- (Phonétique) Se dit d’une consonne dont la prononciation s’accompagne d'une vibration des cordes vocales.
- En français, les consonnes orales sonores sont b, d, ɡ, v z, et ʒ ; les autres sont dites sourdes.
-
mordore
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe mordorer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe mordorer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe mordorer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe mordorer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe mordorer.
-
claymore
?- (Armement) Large et grande épée à deux mains qui était utilisée par les guerriers écossais.
- — Je choisis le pistolet, dit Burlington.— Moi, dit Escrik, l’ancien combat de champ clos à la masse d’armes et au poignard.— Moi, dit Holderness, le duel aux deux couteaux, le long et le court, torses nus, et corps à corps.— Lord David, dit le comte de Thanet, tu es écossais. Je prends la claymore.— Moi, l’épée, dit Rockingham.— Moi, dit le duc Ralph, je préfère la boxe. C’est plus noble. — (Victor Hugo, L’Homme qui rit, 1869, édition 1907)
- Je me souvenais de la longue vendetta qui opposa à travers l’histoire d’Écosse les Macfarlanes et les Macgregors, au temps où les chefs de clans maniaient trop fréquemment la claymore et le dirk ! — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 220)
- riotord
-
enclore
?- Entourer d'une clôture, enfermer, placer à l'intérieur d'une enceinte close.
- Ainsi fut surprise et enclose dans un filet à maille de fer la coupable Aphrodite chez le dieu des batailles. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Le XVlle siècle en [les cours] usa fréquemment, mais seules les gravures nous en donnent une idée, car le confort les fit tous ou presque tous enclore (Palais de Justice de Rennes). — (Jean de La Varende, Versailles, Paris, édition Henri Lefebvre, 1959, page 137)
- (Par extension) Soumettre à enclosure; s’approprier un bien commun.
- Après avoir enclos et privatisé les communs, le marché capitaliste et ses institutions précipitent aujourd’hui le ravage de la biodiversité, le bouleversement climatique et l’atomisation sociale. — (Reporterre, tribune Contre l’apocalypse climatique, les soulèvements de la Terre, 10 mars 2021 → lire en ligne)
- Clore de murailles, de haies, de fossés, etc.
- Je vous dis qu’ils ont enclos un espace de plus de quinze cents mètres de côté, avec des ronces artificielles et des fils de fer barbelés, jusqu’à trois mètres de hauteur… — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 24 de l’édition de 1921)
- (Pronominal) Entourer ses biens, sa maison, sa ville, de clôtures, des murailles, de fortifications.
- Tout propriétaire a le droit de s’enclore.
- avord
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endors
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de endormir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de endormir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de endormir.
-
anaphore
?- (Grammaire, Linguistique) Mot ou syntagme qui, dans un énoncé, assure une reprise sémantique d’un précédent segment appelé antécédent ou, plus simplement, rappelle par un moyen grammatical une idée déjà exprimée ou un fait qui s’est déjà produit.
- Dans la phrase « Jean n’avait pas de stylo : je lui ai prêté le mien. », « le mien » est une anaphore dont l’antécédent est « stylo ». De même dans la phrase « Oui, vous êtes déjà venu lundi, je le sais…», « le » forme une anaphore dont l’antécédent est « vous êtes déjà venu lundi ».
- (Littérature) (Rhétorique) Figure de style consistant en la répétition, la reprise d’un même segment ou d’un même mot, en tête de vers, ou en tête de phrase.
- Son anaphore, qui reflète probablement les traditions pré-nicéennes de la Cappadoce, comporte une préface dont la partie finale ne se distingue pas vraiment du type représenté par la préface déjà citée des Constitutiones Apostolorum VIII : la cour céleste chante le trisagion. — (Cinquante années d'études médiévales à la confluence de nos disciplines : actes du colloque organisé à l’occasion du cinquantenaire du CESCM, Poitiers, 1er-4 septembre 2003, Université de Poitiers : Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, Éditions Brepols, 2005, p. 359)
- Comme dans la phrase suivante l’auteur utilise une anaphore en répétant le mot Paris : "Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !..." — (Charles de Gaulle Discours)
- durfort
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modulor
?- (Mathématiques) Suite numérique dont chaque terme est obtenu en multipliant le précédent par le nombre d’or.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Architecture) Système de mesure appliqué par Le Corbusier pour harmoniser les proportions des ouvrages d’architecture.
- Après la guerre, il [Le Corbusier] chercha à appliquer le modulor, système de proportions qu'il établit entre 1942 et 1948 et édifia notamment les Unités d'habitation de Marseille (1947-1952), Nantes-Rezé (1952-1957), Briey-en-Forêt (1955-1960). — (Le Petit Robert 2, Paris, S.N.L.-Le Robert, 1975, s.v. Le Corbusier)
-
thor
?- Séparer.
-
gonophore
?- (Botanique) Prolongement du réceptacle qui porte les étamines et le pistil.
- La bractée et le gonophore ne sont reliés que de façon très lâche. — (Université d’Aix-Marseille. Station marine d’Endoume: Recueil des travaux. Bulletin, numéros 38 à 39, 1965)
- blancafort
- liliflore
- isidore
-
pupivore
?- (Vieilli) Qualifie un insecte dont la larve vit dans le corps de chrysalides, ou par extension de larves, et s’en nourrit.
- Par ces mœurs, la troisième tribu des Pupivores de Latreille n’est pas pupivore, mais zoophage, et se rapproche des Tenthrédines qui le sont aussi. Le nom de la famille est donc impropre, en ce qu’il ne convient pas à toutes les tribus ; on peut même ajouter qu’il convient à peu d’espèces, sa signification étant : « vivant de nymphes », tandis que la plupart des Ichneumonides vivent dans les larves, et quelques-uns dans les œufs des Insectes, et qu’un petit nombre d’entre eux seulement est destiné à vivre dans les nymphes. — (Amédée Lepeletier de Saint Fargeau, Histoire naturelle des Insectes, tome premier : Hyménoptères, page 6, Paris, Roret, 1836)
-
instaure
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de instaurer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de instaurer.
- En séparant la prise de décision de son exécution, suivant une division taylorienne du management reproduisant le schéma de l’organisation scientifique du travail et de la spécialisation des hommes dans les fonctions, cette logique décisionnelle sociopolitise les rapports techniques de travail (rattachés aux modes d’organisation), instaure au sein de la structure technique de l’organisation des rapports sociaux de domination et, en même temps, confère au mouvement des rapports sociaux (formant le groupe social de base) une technicité, une productivité, un usage économique qu’ils n’ont pas naturellement. — (Serge Airaudi, Biorythme de l’entreprise et conquête de la frontière intérieure, 2004, page 95)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de instaurer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de instaurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de instaurer.
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onychophore
?- Se dit des serpents qui ont des ergots à la partie postérieure du corps.
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lendore
?- (Désuet) Personne lente, nonchalante, qui semble un peu endormie.
- Un lendore désigne une personne lente et qui manque d’énergie. — (Pierre-Louis Lensel, Le Duc du Maine, 2021)
- Je ne sais pas à quoi elle pense, cette lendore-là… — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- On les nommait autrefois des cagnards et des lendores, mais je ne sais trop comment les appeler maintenant. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1925, page 296)
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commodore
?- (Marine) Dans certaines marines, grade intermédiaire entre celui de capitaine de vaisseau et celui de contre-amiral.
- Le vieux commodore, complètement rallié à cet homme étrange, réclama l’insertion « intégrale » du discours Fergusson dans « the Proceedings of the Royal Geographical Society of London ». — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon, J. Hetzel et Cie, Paris, 1863)
- En face, une sorte de commodore américain, boulot et trapu, les chairs boucanées et le nez en bulbe, s’endormait. — (Joris-Karl Huysmans, À rebours, 1884)
- (Par extension) Titre de certains dirigeants de clubs nautiques.
- Je quittai l’embarcadère, remorqué par Bob Schultz et son yacht à moteur We Two, escorté par une vedette de la police américaine, et par le commodore du Morris Yacht Club dans son yacht à moteur. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Elle est sportive, et jetant sur ses épaules un peignoir chatoyant comme un oiseau de paradis, elle remonte le promenoir en plein air, vers la chaussée des élégances, où l’attend sa raquette en bois courbé de dix livres sterling, auprès d’un mari à mine de commodore, rose et appétissant, tel un jambon d’York. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 492)
-
métaphore
?- (Rhétorique) Figure de style qui consiste à remplacer un mot par un autre, présentant avec lui un rapport d’analogie.
- Les prophètes et les patriarches, ces saints de la vieille loi, et qui n'ont connu la vérité qu’imparfaitement et à travers des métaphores, ont le nimbe en argent. — (M. Didron, Iconographie chrétienne : Histoire de Dieu, dans la Collection des Inédits sur l'Histoire de France, 3e série : Archéologie, Paris : Imprimerie royale, 1843, p.169)
- Dès l’Antiquité, les poètes ont usé de métaphores guerrières pour décrire les effets de l’amour naturel. Le dieu d’amour est un « archer » qui décoche ses « flèches mortelles ». La femme « se rend » à l’homme qui la « conquiert » […]. — (Denis de Rougemont, L’Amour et l’Occident, édition de 1946)
- Voila comment, dans la plupart des poèmes arabes que l’on va lire, les métaphores même les plus complexes ne quittent jamais le champ des réalités pour celui des abstractions. — (Pierre Louÿs, La Femme dans la poésie arabe, dans Archipel, 1932)
- Ces docteurs confondent, par un grossier sophisme, un idéal qui, en tant que non changeant, peut par pure métaphore être qualifié de mort, avec les hommes, les êtres charnels […]— (Julien Benda, La Trahison des clercs : Appendice des valeurs cléricales, 1927, éd. 1946)
- Ils ne sont pas en peine d’être gouailleurs et d’employer avec la pratique un langage ambigu, la métaphore et l’hyperbole. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Nous utilisons souvent cette figure de rhétorique qui consiste à substituer la comparaison analogique sans signaler la ressemblance. La métaphore la plus scandaleuse de l'histoire du théâtre est le fameux « Vous êtes mon lion superbe et généreux » de Victor Hugo qui déclencha la bataille d'Hernani. — (Jean-Claude Martin, Comment avoir le dernier mot : Développez votre sens de la repartie pour toujours répondre du tac au tac !, Leduc.s Éditions, 2011, page 118)
- Mythologie du village français ? Oui, complètement ! C’est même drôle à quel point nous recouvrons la réalité par des métaphores et des mythes. Actuellement, ce sont l’image de la guerre et de l’abri qui dominent. — (Michel Eltchaninoff, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 21/03/220 de Philosophie Magazine.)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.