Dictionnaire des rimes
Les rimes en : encart
Que signifie "encart" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Cartographie, Imprimerie) Document isolé ou fraction de document, carte ou imprimé quelconque, inséré dans un ouvrage, libre ou relié avec les cahiers[1].
- Depuis quelques jours, des encarts publicitaires apparaissent automatiquement à l'écran du tableau de bord, qui font notamment la promotion pour des assurances, à chaque stop et aux feux rouges. Autrement dit, quand votre voiture est à l'arrêt. — (Pubs dans la voiture à chaque feu rouge : Stellantis franchit le pas, la fonctionnalité bientôt dans votre Peugeot ? A.L., La Montagne, 11 février 2025)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "encart".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
-
colcotar
?- (Chimie) Peroxyde rouge de fer qui provient de la calcination du sulfate de fer, sa formule est Fe2O3. Sesquioxyde de fer.
- Les autres noms du colcotar sont le rouge d’Angleterre, rouge de Prusse ou le safran de mars astringent.
- Amanda portait – sancta simplicitas – un pantalon bouffant d’ottoman incarnat, un ras du cou corail, un caraco purpurin, un obi colcotar, un foulard carmin, un vison nacarat ; bas rubis, gants cramoisi, bottillons minium à hauts talons zinzolins. — (Georges Perec, La Disparition, Gallimard, Paris, 1969)
- Le colcotar sert a polir les verres d’optique. — (Revue d’histoire des sciences et de leurs applications, volumes 23 à 24, 1970)
-
recevoir
?- Accepter, prendre ce qui est donné, ce qui est présenté, ce qui est offert sans qu’il soit dû.
- Les oumana des douanes jurent sur le mechaf el-kerim de ne rien détourner des droits perçus et de ne plus recevoir de pots-de-vin des commerçants. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- Toucher ce qui est dû, en être payé.
- Vainement avaient-ils stipulé qu'on ne pourrait les rembourser qu'en écus ; il n'en fallait pas moins qu'ils reçussent leur remboursement en assignats. — (Recueil alphabétique des questions de droit, qui se présentent le plus fréquemment dans les tribunaux, par le citoyen Merlin, tome 5, Paris : chez Danel, chez Rondonneau, & chez Portmann, an XII, page 407)
- A mesure qu’augmentait les émissions de papier-monnaie, s’accentuait la dépréciation du mark, et de plus en plus les particuliers s’efforçaient, quand ils recevaient des billets, de les échanger aussitôt contre des marchandises. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpression 2e édition revue), page 93)
- Recevoir le revenu d’une terre, le prix d’un loger, le salaire d’une peine, le prix d’un travail. - Recevoir des appointements, des gages.
- Se faire procurer ; en parlant de tout ce qui est délivré, fourni.
- Un va-et-vient fut envoyé aux deux hommes ; ils reçurent par son intermédiaire, marteaux, masses et ciseaux, ainsi que des sacs de toile qu’ils renvoyaient dès qu’il étaient remplis d’échantillons […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Recevoir sa ration. - Les soldats ont reçu des vivres pour trois jours.
- Ce régiment a reçu des recrues. - L’armée va recevoir des renforts. - Les assiégés reçurent des secours.
- (En particulier) Se faire remettre entre ses mains, se faire parvenir, en parlant des choses qui sont envoyées ou adressées à quelqu’un.
- Recevoir des lettres. - Recevoir un paquet, un colis. - Recevoir une requête, une pétition, un mémoire. - Recevoir une dépêche.
- (Par analogie) Accueillir une ou des personnes qui sont adressées à quelqu’un.
- Il répéta ce qu'il m'avoit fait dire par M. de Saci, savoir, que la volonté du roi étoit que nous ne reçussions plus à l'avenir de filles pour être religieuses, jusqu'à ce que le grand nombre que nous étions fût diminué et réduit à cinquante professes de chœur […]. Il ajouta que l'intention de Sa Majesté étoit aussi que nous renvoyassions, toutes nos pensionnaires, et que nous n'en reçussions plus à l'avenir, jusqu'à nouvel ordre. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, Port-Royal, tome 5, 5e édition, Paris : Librairie Hachette, 1888, page 170)
- Recevoir un messager, un courrier, un parlementaire, des députés.
- Accepter en parlant des biens qui arrivent, des choses qui sont données, accordées, comme grâce, faveur, récompense, etc., soit par Dieu, soit par les hommes.
- Recevoir des grâces de Dieu, des grâces d’en haut. - Recevoir des inspirations du ciel. - Les dons, les avantages, les agréments qu’il a reçus de la nature.
- Recevoir un service de quelqu’un. - Recevoir des politesses, des civilités. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves d’estime, d’amitié, d’attachement, etc.
- (Sens figuré) Être nommé dans une fonction.
- Recevoir le bâton de maréchal de France, le chapeau de cardinal, la croix de la Légion d’honneur, etc.
- Subir, éprouver des maux, quelque chose de fâcheux, soit par hasard, soit par la volonté d’autrui.
- Recevoir un coup, des coups, un soufflet, un choc, une blessure. - Recevoir une balle dans la cuisse. - Recevoir la mort.
- Recevoir un dommage. - Recevoir un outrage, une offense, un affront, une injure. - Recevoir des reproches, des remontrances. - Recevoir un châtiment, une punition.
- Recevoir le prix de ses forfaits. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves de haine, d’aversion, de mépris, de mécontentement, etc. Recevoir un mauvais accueil.
- (Au sens physique & au sens moral) Subir, éprouver des impressions, des modifications, etc.
- Le miroir reçoit les images des objets. - La cire reçoit toutes les formes qu’on veut lui donner. - Recevoir l’impulsion, le mouvement.
- Ce passage peut recevoir divers sens, diverses significations, diverses interprétations. - L’armée reçut une nouvelle organisation.
- On dit dans une acception analogue :Recevoir un nom, une dénomination, etc.
- Se faire transmettre, communiquer.
- Recevoir la vie, l’existence. - Les parents de qui elle a reçu le jour.
- Recevoir une bonne, une mauvaise éducation. - Recevoir de l’instruction. - Recevoir des leçons. - Recevoir de bons, de mauvais exemples.
- Ces peuples ne reçurent la civilisation qu’au troisième siècle.
- Se faire transmettre pour exécution, pour indication.
- Les artilleurs, qui, à la capitulation, avaient reçu l’ordre de cesser le feu, n’avaient pas quitté leur poste, […]. Les soldats déclarèrent qu’ils n’avaient pas eu une seule occasion de tirer, et ils brûlaient du désir de montrer ce qu’ils savaient faire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 235 de l’édition de 1921)
- Le 7 mai au matin, 151 bombardiers américains reçoivent la mission de détruire les installations ferroviaires de Mohon ; […]. — (Gérald Dardart, Les Ardennes dans la guerre, 1939-1945, De Borée, 2008, page 357)
- (Religion) Se faire donner des sacrements.
- Recevoir le baptême. - Recevoir la confirmation. - Recevoir les ordres. - Recevoir l’absolution.
- Tirer ; emprunter ; faire venir.
- Quelques blancheurs commencent à nuancer l’horizon vers l’est. Les nuages du zénith en reçoivent une première coloration. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Cet escalier reçoit son jour du haut du bâtiment. - Les usages qu’un peuple a reçus d’un autre peuple.
- Recueillir, contenir les choses qui viennent y aboutir ou qui viennent s’y rendre.
- Une autre voiture à deux roues […] était là aussi un peu à l’écart. Cette voiture était destinée […] à recevoir le corps après le supplice et à le porter au cimetière. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française d’Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- On ménage une porte d’entrée, à laquelle on parvient avec une échelle, et on forme des compartiments en planches pour recevoir le grain. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Nouveau dictionnaire d’agriculture, Pourrat, 1836, volume 12, page 67)
- Dans cette partie de son cours, la Lanterne reçoit les eaux de nombreux ruisseaux ou « rus » provenant des vallons tourbeux voisins. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, page 6)
- Recueillir, retenir, en parlant des personnes.
- Recevoir dans une cuvette le sang qui coule d’une saignée. - Je lui ai jeté un paquet, il l’a reçu adroitement. - Il tombait et se serait tué si je ne l’eusse reçu entre mes bras.
- Se faire donner certaines paroles ou certains écrits, pour servir d’assurance, de gage, etc.
- J’en ai reçu sa parole. - J’ai reçu sa parole qu’il n’en ferait rien. - J’en ai reçu la promesse, l’assurance. - Il a reçu ma foi, mes serments.
- Se faire confier.
- Recevoir de l’argent en dépôt. - Recevoir une confidence. - J’ai reçu sa déclaration sous le sceau du secret. - Recevoir les dernières volontés de quelqu’un.
- Accueillir, agréer, accepter.
- Je reçois vos offres. - Il en a reçu la proposition avec joie.
- La proposition qu’il a faite a été bien reçue, mal reçue. - Son compliment n’a pas été bien reçu. - Je ne reçois pas votre excuse.
- Accueillir des personnes qui viennent à vous.
- Recevoir un ambassadeur, le recevoir avec magnificence. - Il m’a reçu à bras ouverts, cordialement, avec de grandes démonstrations de joie.
- Je me suis présenté chez lui, mais il n’a pas voulu me recevoir. C’est un homme qui reçoit fort bien son monde, qui sait recevoir son monde. Absolument,
- (Absolument) Il sait recevoir.
- Admettre chez soi les personnes par qui l’on est visité.
- Ces marchands sont généralement des hommes d'excellente éducation, parlant plusieurs langues avec cette facilité propre aux peuples Scandinaves ; ils nous recevaient chez eux avec beaucoup de grâce, et nous offraient des cigares et du vin d’Espagne, ce « soleil en bouteilles » si précieux dans les contrées hyperboréennes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 58)
- J’étais alors d’une candeur stupéfiante et d’une délicatesse de sentiment si raffinée que, pour recevoir galamment une « femme mariée » qui me venait voir, j’avais allumé toutes les bougies de mes deux candélabres. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- (Absolument) Madame une telle ne reçoit pas aujourd’hui. - Le ministre reçut hier. - On reçoit demain à l’Élysée.
- Pontagnac. — Cher monsieur, ma femme reçoit tous les vendredis, si vous voulez nous faire l’honneur… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Donner retraite ; donner asile chez soi.
- Tel qu’il est aujourd’hui installé, l’asile de la rue Lecourbe peut recevoir 200 enfants. Il comprend trois divisions : le grands, les petits et les infirmes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, page 161)
- Admettre.
- Après un certain temps, on n’est pas reçu à demander les arrérages d’une rente échue. - Un tel homme est mal reçu à se plaindre. - Recevoir quelqu’un au nombre de ses amis. - Il a été brillamment reçu à son examen.
- (Justice) On l’a reçu partie intervenante. - On l’a reçu à prouver.
- Installer dans une charge, dans une dignité, dans un emploi, etc., avec le cérémonial ordinaire.
- Le jour qu’il fut reçu conseiller à la Cour de Cassation. - Cet officier fut reçu à la tête des troupes, à la tête de son régiment.
- Ce candidat était admissible, mais il n’a pas été reçu. - Il a été reçu docteur depuis peu. - Se faire recevoir avocat.
- Se soumettre, déférer à quelque chose, comme à une loi, à une règle, à une vérité reconnue.
- Recevoir une décision avec respect, avec une parfaite soumission. - Recevoir de nouvelles lois.
- Le droit romain n’était reçu qu’en quelques provinces de France. - Il n’a d’autres opinions que celles qu’il reçoit d’autrui.
- C’est un principe que tous les mathématiciens ont reçu. - Recevoir comme une vérité incontestable.
- Être doté de.
- Ce coffrage est rempli de mortier autolissant et autonivelant et peut recevoir tous les revêtements classiques de sols. — (Armand Margueritte, L’Architecture d’aujourd’hui, n° 267 à 269, 1990, page 174)
- (Pronominal) Prendre contact avec le sol.
- Mokkhi enleva ses sandales et se reçut au sol sur ses pieds nus. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
-
bavoir
?- (Puériculture) Petite pièce de tissu qu’on attache sous le menton des jeunes enfants pour recevoir la bave, la salive qui coule souvent de leur bouche.
- Vaut-il mieux, pour cadeau de baptême du petit Landry, offrir un bavoir ou une timbale ? — (Les Œuvres libres, n° 181, éditions A. Fayard, 1936, p. 13)
- […] et l'enfant raconta que, lorsque sa maman l'avait chargée de laver les petits vêtements qui habillaient Blanche-Neige le jour où on l'avait trouvée, elle avait remarqué que cette petite broche était épinglée au bavoir du bébé — (Noël Aubled, Blanche-Neige, Paris : éditions A. Lahure, 1939)
- Alors elle sortit les brassières, les bas, les bavoirs du petit, les sarraus de Lalie et ses rubans de cheveux. Puis, toutes ces choses étendues sur la table, elle vida son flacon, goutte à goutte comme elle eût jeté de l’eau bénite.— Mignons, que cela vous porte bonheur ! — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- C’est un bavoir d’enfant, blanc et brodé de points bleus comme ceux que portait Philippe quand il était petit. — (Jean Freustié, Marthe, ou, Les amants tristes, 1958)
-
camard
?- Qui a le nez plat et écrasé.
- Comme pour faire contre-poids à cette circulation exagérée, une pauvre vieille dame paralytique, au masque bistré et camard, restait immobile sur sa chaise comme une idole indoue. Ses yeux seuls montraient qu’elle était vivante. Toutes les fois qu’il passait près d’elle, traînant le pied, le fantôme éreinté du domestique blême lui lançait un long regard d’envie : elle était assise ! — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 100)
- L’industrie de ce misérable était de n’avoir pas de nez et de contrefaire le chien, ce dont il s’acquittait à merveille ; car il était plus camard que la mort elle-même, et faisait plus de train à lui seul que tous les pensionnaires de la barrière du combat à l’heure du déjeuner. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- On entrevoit , au-dessus des lames, et des houles, derrière les épaisseurs de la brumes, un linéament qui est un être ; un front bas, un nez camard, des oreilles plates, une bouche démesurée où il manque des dents, un rictus glauque, des sourcils en chevrons, et des gros yeux gais. — (Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer, 1866)
- La face humaine de Javert consistait en un nez camard, avec les deux profondes narines vers lesquelles montaient sur ses deux joues d’énormes favoris. […]. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Par hyperbole) — Loin du danger, il ne rêve qu’exploits héroïques, entreprises surhumaines et gigantesques ; mais, quand vient le péril, son imagination trop vive lui représente la douleur des blessures, le visage camard de la mort, et le cœur lui manque ; […]. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, Charpentier, 1871, volume 1, page 270)
- (Par extension) Qualifie aussi le nez lui-même.
- C’était un homme de belle prestance, blond, l’œil profondément enfoncé sous l’arcade, le nez camard, les pointes de la moustache relevées à angle droit, et de longues mains blanches. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 146 de l’édition de 1921)
- (Serrurerie) Qualifie un pêne de serrure taillé en biseau et par extension la serrure elle même.
- Serrure camarde, Serrure dont le pêne est taillé en biseau. — (Nouveau Larousse Illustré en 7 volumes Paris 1904)
-
bétoire
?- (Normandie) Puisard de plus de 10 mètres de profondeur, souvent plongé dans la marne, servant à recueillir les eaux usées et les eaux de pluie.
- Gouffre où se perdent les cours d’eau, en pays calcaire.
- Ces bétoires s'agrandissent insensiblement, parce que l'eau, entraînant avec elle les parties les plus déliées de la terre, mêlées au sable , & déplaçant aussi les sables du fond , se creuse une route plus évasée au centre du bétoire ; ce qui produit des éboulemens le long des bords supérieurs de l'entonnoir. — (Encyclopédie méthodique, tome 3 : Géographie-physique, par M. Desmarest, Paris : H. Agasse, 1809, p.132)
- Pourtant, dans la région, il y a des bétoires, des trous naturels dans lesquels s’engouffrent les eaux de pluie. — (Professeur Canardeau, Vous reprendrez bien un peu de pesticides ?, Le Canard Enchaîné, 16 août 2017, page 5)
-
binard
?- (Technique) (Vieilli) Chariot à quatre roues d’égale hauteur, où les chevaux sont attelés deux à deux, avec un plancher sur lequel les maçons mettaient de grands fardeaux.
- La silhouette trapue d’un binard chargé de cubes de pierre blanche se détachait de la façade d’un cabaret, où les rouliers devaient attendre une heure moins chaude pour se remettre en route. — (Jean Ray, La Cité de l’indicible peur, 1943)
- On transporte non plus des arbustes, mais des arbres ; sur des “binards”, les gros chariots à roues pleines servait aux pierres de taille, […]. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 103)
-
lavoir
?- (Architecture) Bassin public alimenté en eau aménagé pour rincer le linge.
- (Par extension) Emplacement dans une ville où l’on peut laver le linge moyennant une rétribution.
- Et voici le lavoir tari, où l’on peut vérifier, dans la vase qui garde les empreintes, quels chevaux ont l’habitude de se baigner. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 127)
- Il y avait beau temps, au lavoir communal ou sous les auvents d’aisseaux qu’on échangeait d’oreille à oreille de petites réflexions et qu’on se faisait part d’observations particulières […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Par analogie) Sorte de vaste bac avec un plan incliné pour laver le linge.
- Je gagnai le vestibule à tâtons, entre la cuisine et la buanderie. Je cherchais toujours. Disparue, l’essoreuse à linge, remplacé, l'ancien lavoir. À la place, un évier moderne. — (Mary Marcus, Le refuge des souvenirs, traduit par Brigitte Hébert, Presses de la Cité, 2017)
- (Par extension) (Québec) Blanchisserie.
- Elle venait encore au lavoir, il y a quelques années, par plaisir, seulement pour rincer. — (Bernard Augereau, Les dits du linge, 2001)
-
excrétoire
?- (Physiologie) Qui produit l’excrétion.
- Jusqu'ici, le langage banni à l'antenne correspondait à celui qui « décrit des activités sexuelles ou excrétoires ». — (Les gros mots ont désormais droit de cité à la télé américaine, Figaro.fr, 15 juil 2010)
-
hospodar
?- (Noblesse) Titre des monarques de Valachie et de Moldavie.
- Son arrière-grand-père avait été hospodar, ce qui équivaut au titre de sous-préfet en France. — (Guillaume Apollinaire, Les Onze Mille Verges, 1907)
- Il se dépeuple — ah ! où sont maintenant les papes, les explorateurs, les hospodars, les académiciens, les sars, les Mandrin ? — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944, Édition Folio, 2003, page 145)
- (Sens figuré) Notable, personnage puissant.
- Elle avait donc tenté de s’aboucher avec des hospodars de la halle au blé, des gens riches si jamais il en fût ! — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, Jean Gay, libraire-éditeur, 1876, page 64)
-
nénuphar
?- (Botanique) Nymphéacée qui a de larges feuilles rondes et de grandes fleurs en forme de roses simples.
- Tandis que le courant du milieu entraîne vers la mer les cadavres des pins et des chênes, on voit sur les deux courants latéraux remonter le long des rivages, des îles flottantes de pistia et de nénuphar, dont les roses jaunes s’élèvent comme de petits pavillons. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- La Thève bruissait à notre gauche, laissant à ses coudes des remous d'eau stagnante où s’épanouissaient les nénuphars jaunes et blancs, où éclatait comme des pâquerettes la frêle broderie des étoiles d’eau. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- Ils pensaient au départ qu’il s’agissait du Victoriana amazonia, l’une des deux variétés connues de nénuphars géants, dont le nom vient de la reine Victoria. — (journal 20 minutes, édition Grand Paris, 8 juillet 2022, page 31)
- On coupa des baguettes et l’on chercha des perches légères, mais aucune ne se trouva être assez grande pour atteindre la grenouille, qui bâillait toujours, la gueule ouverte, sur sa feuille de nénuphar. — (Louis Pergaud, Un sauvetage, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ils étaient parvenus sur le bord d’une immense pièce d’eau. Vers leur droite elle fuyait à perte de vue, de place en place ornée de nénuphars et de nymphéas, parmi lesquels s’élevaient des oiseaux gris et lumineux dans les premières lueurs du jour. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Cet étang que tu avais vu sur un tableau, bordé de joncs, couvert de nénuphars… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio.)
- (Pharmacologie) (Par métonymie) Rhizome du nénuphar.
- Un cataplasme de nénuphar et de concombre. — (Honoré de Balzac, Annette et le Criminel, tome 2, page 205, 1824)
- (Pharmacologie) (Par métonymie) Fleur du nénuphar.
- Le sirop de nénuphar ordinaire, c’est-à-dire préparé avec les fleurs. — (Denis Diderot, Jean le Rond d’Alembert, Encyclopédie, tome 11, Paris, 1765)
-
entonnoir
?- Instrument formé d'un cône renversé, dont la pointe est prolongée par un tube à l'aide duquel on verse un liquide dans un récipient.
- Sur les murs, plusieurs dessins représentaient des petits malades en compagnie du docteur Lebillon, souvent équipé d’un stéthoscope qui ressemblait à un anaconda ou d’un otoscope en forme d’entonnoir géant. — (Laurent Bénégui, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, Julliard, 2012, chapitre 11)
- Entonnoir Büchner : équipement de laboratoire utilisé pour la filtration sous vide.
- (Par analogie) Tout ce qui en rappelle la forme.
- Lac, vallée en entonnoir.
- Le cirque de Malaga est d’une grandeur vraiment antique et peut contenir douze ou quinze mille spectateurs dans son vaste entonnoir, dont l’arène forme le fond, et dont l’acrotère s’élève à la hauteur d’une maison de cinq étages. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Entonnoir de mine, d’obus, de volcan.
- Mais c’est justement ce précédent qui m’inspirait une certaine assurance, car je partageais un peu la superstition des vieux guerriers, selon lesquels c’est dans l’entonnoir tout fraîchement ouvert qu’on est le plus en sûreté. — (Ernst Jünger, Orages d’acier, 1961 ; traduit de l’allemand par Henri Plard, 1970, page 362)
- Toutes les recherches sur la résurgence de la Fontaine de Vaucluse n'ont pas vraiment percé le secret de cet entonnoir de 300 mètres.
- Mettre les mains en entonnoir autour de la bouche.
- Entonnoir nuageux : appendice nuageux conique en rotation sous un nuage convectif.
- (Anatomie) Sorte de fossette entre la base du pilier antérieur de la voûte du cerveau et la partie antérieure du point de réunion des nerfs optiques.
-
falloir
?- Être de nécessité, de devoir, d’obligation, de bienséance.
- Rabalan se sentit troublé. Du moment que le maire affirmait d’une façon aussi autoritaire qu’il était sorcier, il fallait le croire… Ça l’étonnait pourtant. — (Octave Mirbeau, Rabalan,)
- Les prairies, émaillées de saxifrages, sont clôturées de murs en pierres sèches qu'il nous faut franchir à tout instant. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 35)
- …mais l’on n’était qu’en juin et, sauf pour les poires de moisson qui mûrissent en août, il fallait encore attendre longtemps avant de savourer concurremment les pommes du verger et la vengeance désirée. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La malheureuse était grise et il allait falloir bientôt la transporter dans une salle du premier pour l'y laisser cuver son vin. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- En vain l’ambassadeur de France tenta de fléchir les négociateurs américains. Ils se montrèrent implacables. Il fallait se soumettre ou faire banqueroute. — (Camille Aymard, Devons-nous payer l’Amérique ?, Éditions Ernest Flammarion, 1932, page 119)
- Il eût fallu hurler pour échanger la moindre phrase. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Hier, en France, il fallait être humanitaire, kantien, philosémite. Actuellement, la mode, chez nous, penche vers un christianisme édulcoré. — (Louis Thomas, Arthur de Gobineau, inventeur du racisme (1816-1882), Paris : Mercure de France, 1941, page 43)
- Puisqu’il fallait qu’elle suât, elle devait boire beaucoup. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- À une époque où les artistes de jazz apparaissent de plus en plus souvent sur scène, il peut sembler surprenant qu'il ait fallu attendre 1956 pour voir réalisé un microsillon contenant l'enregistrement d'un récital de Garner. — (Boris Vian, « Errol Garner … sur scène », dans Derrière la zizique, Paris : C. Bourgois, 1976, Le Livre de Poche, 2012)
- Non mais, qu’est-ce qu’ils venaient nous casser les pieds, tous ces Parisiens, avec leurs modes modernes, que tu savais jamais ce qu’il fallait faire pour qu’on se foute pas de ta poire ? — (Paul Fabre, Le solitaire de Costejourdes, Éditions L’Harmattan, 2013, page 35)
- Il fallut qu’Abdel Latif insistât, et elle accepta enfin, comme à regret. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Les gros livres reliés de cuir où il eût fallu puiser les dates des batailles, les manuscrits jaunis desquels il eût fallu tirer la concordance des personnages, les bibles couvertes de toiles d'araignée qu'il eût fallu sortir de leur sommeil, tous ces objets, […], ne pouvaient servir car les ours en avaient lacéré les pages. — (Jean-Christophe Duchon-Doris, Les Ours polaires, Paris : chez Seghers, 1991)
- (Mathématiques) Il faut et il suffit que… « si et seulement si » ou équivalence.
- Encore faut-il que… il est du moins nécessaire, malgré tout, que…
- Ni le docteur ni Thérèse ne rient de ma plaisanterie. Il faut qu’ils ne l’aient pas comprise. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éditions Le Livre de Poche, 1967, page 207)
- Être ce dont on a besoin.
- Pour que l’apothicaire du roi fût heureux, il lui faudrait que le roi eût un estomac et délicat et fort, qu'il eût en même temps besoin de beaucoup de médecines, et qu'en même temps il pût en bien supporter l'effet. — (Amans-Alexis Monteil, Histoire des Français des divers états, tome II : XVe siècle, livre 2, Bruxelles : chez Wouters, Raspoer & Cie, 1843, page 127)
- Les gazelles et les outardes ne manquent pas non plus, mais il faudrait organiser des battues pour s’en emparer. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 123)
- Je maintiens, et il est impossible de me démentir, que personne ici ne peut dire approximativement ce qu'il faudra; ce qui est certain, c’est qu’il faudra une somme considérable. — (Emmanuel Arago, « Assemblée nationale législative : séance du 19 avril 1850 », dans les Comptes rendus des séances de l’Assemblée nationale législative, tome 7 (8 avril - 15 mai 1850), Paris : chez Panckouke, 1850, page 210)
- Quelles sont donc les causes de ces insuccès ? Il n’y en a qu’une : c’est que ces sociétés n’ont pas le directeur qu’il leur faut. Sans un directeur qui joue le rôle d’entrepreneur, ils ne peuvent pas réussir. — (Maurice Block, Les progrès de la science économique depuis Adam Smith, éditions Guillaumin, 1890, page 309)
- — Si ça vous dit, Monsieur Duprez, je peux préparer un couscous pour ce soir ? J’ai tout. Seulement faudrait pas trop tarder à me le dire, pour le bouillon. — (André Pierrard, Le janissaire, Dunkerque : Éditions des Beffrois-Westhoek, 1983)
- Ce qu’on doit donner d’argent à quelqu’un pour un prix, pour un salaire.
- — Mais combien vous faut-il pour votre voyage ? Je vous dis que je ne suis pas en fonds. — (Walter Scott, « Les aventures de Nigel », chapitre 34, traduit de l’anglais, Œuvres complètes de Sir Walter Scott, tome 48, Liége : chez Fr. Lemarié, 1828, page 191)
- Misérable, maître chanteur, quelle somme vous faut-il pour que vous me laissiez mon enfant ? — (Éveline Le Maire, La maison d'émeraude, Paris : Librairie Plon, 1926, chapitre 26)
- Il demande plus qu’il ne lui faut.
-
aérogare
?- (Aviation) Aéroport. — Note : semble vieilli dans cette acception.
- Après une présentation rapide de l’aérogare n° 1 de Roissy-en-France, avec son corps central et ses sept satellites, l’auteur décrit successivement les divers équipements réalisés dans cet ensemble. — (Revue générale de l'électricité: organe de l’Union des syndicats de l’électricité, 1973, n°82, p.V)
- Il y a d’abord la ville mal éclairée, ensuite l'autoroute sur laquelle on glisse dans une lumière irréelle et, enfin, barrant le chemin, éblouissante comme un feu d’artifice, tiède : l’aérogare. — (Marie Cardinal, La souricière, Presses Pocket, page 171).
- Ensemble des bâtiments destinés aux voyageurs et aux marchandises empruntant la voie aérienne.
- Il existe une aérogare en plein Paris, aux Invalides.
- L'aérogare d'Orly-Ouest.
-
musard
?- (Vieilli) (Familier) Qui passe son temps à muser, à ne rien faire, désoeuvré, flâneur, oisif.
- Un coup de sifflet de Zirone – coup de sifflet de gamin musard - fit envoler tout un groupe de ces pigeons bleus … — (Jules Verne, Mathias Sandorf)
- Mademoiselle, haussant les épaules, nous rentre à l’hôtel, traînardes, égrenées, si musardes qu’elle doit toujours en attendre quelqu’une au détour des rues. — (Willy et Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, page 188)
- La chambre d’un vieil homme n’a pas besoin d’être coquette ; il suffit qu’elle soit propre et Thérèse y pourvoit. Celle-ci est, de plus, assez imagée pour plaire à mon esprit resté un peu enfantin et musard. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; édition Le Livre de Poche, 1967, page 206)
- Antoine ne répondait aux menaces paternelles que par des paroles de défi. Ainsi, non seulement il était musard, paresseux, indiscipliné, mais il manquait encore à ses devoirs de piété filiale. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 31)
- Il réfléchit quelques instants, et de sa voix musarde, collant aux mots comme ses semelles au cambouis du chemin :– C’est fini pour eux, pas pour nous !… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 20)
-
entoir
?- (Désuet) Synonyme de greffoir, qui est aujourd’hui le seul usité.
-
placard
?- Assemblage de menuiserie, qui s’élève au-dessus d’une porte et va ordinairement jusqu’au plafond.
- Il faut un placard au-dessus de cette porte.
- Armoire pratiquée dans un enfoncement de mur.
- Il y a des placards des deux côtés de la cheminée.
- (Mobilier) Meuble ou petite pièce, fermé par une porte et destiné au rangement.
- […], puis mon geôlier m'enferma dans une petite pièce obscure. C'était un cachot, presque un placard, où la lumière du jour n'entrait jamais. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Tu connais l'histoire de Barbe-bleue ? Sa femme ouvre un placard, plein de souvenirs, plein de femmes pendues dans le passé, plein de femmes aimées, oubliées ... — (Armand Salacrou, Une femme libre, acte III, 1934)
- Vous pouvez aller prendre un café si ça vous dit, j’en ai une pleine cafetière. Vous trouverez les tasses dans le placard au-dessus de l’évier. — (Arnaldur Indridason, Étranges rivages, traduit de l’islandais par Eric Boury, éditions Anne-Marie Métailié, 2013, chapitre 13)
- (Vieilli) Ce qu’on plaque, ce qui est plaqué → voir placage.
- Un placard de couleur.
- Un placard de pommade.
- signé & scellé de cire Rouge en placard — (1585)
- en forme de placards in folio — (François II, Lyon, 1560) Un placard (5)
- (Spécialement) (Foresterie) Numéro de parcelle, peint ou cloué régulièrement le long de ses limites.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Médecine) Éruption cutanée.
- Je me levai, heureuse de lui rendre ce mince service et regrettant de ne pas avoir à accomplir pour elle quelque répugnante corvée, comme de vider son bassin ou d’assécher au tampon d’ouate, une par une, les pustules sanieuses de son placard, qui reprenait mauvaise allure. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 192)
- Écrit, imprimé qu’on affiche dans les rues.
- Toutes les voitures ont encore leur peinture et leurs placards. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Des affiches de mai 68 aux murals républicains de Belfast, des caricatures anti-tsaristes de la révolution russe de 1905 au drapeau arc-en-ciel des militants pacifistes, des placards « ouvriers » de Jules Grandjouan au badge « Touche pas à mon pote » de SOS racisme, […]. — (Xaviez Crettiez & Pierre Piazza, « Introduction » de Iconographies rebelles : Sociologie des formes graphiques de contestation, n° 91-92 de la revue Cultures & Conflits, Éditions L'Harmattan, automne-hiver 2013, p. 12)
- Dès la Renaissance, les colporteurs, en plus de vendre objets , bibelots, proposent des almanachs, des placards et des libelles, sur lesquels sont fréquemment représentés des apparitions d'animaux exotiques aperçus dans les campagnes françaises […] — (Julien Duriez, « Félins mytères dans nos campagnes », La Croix, 22 juillet 2016, page 21)
- Défense leur en ayant été faite , ils affichèrent des Placards aux Portes des Halles dans lesquels ils commandaient aux Marchands d'aller vendre leurs draps au Vieux Palais sans les vendre à l'Eglise. — (Histoire de l'église cathédrale de Rouen, métropolitaine et primatiale de Normandie, divisée en cinq livres, François Pommeraye, Rouen, 1686)
- Écrit injurieux ou séditieux, qu’on rend public en l’affichant ou en le distribuant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Imprimerie) Épreuve imprimée d’un seul côté de la feuille permettant les corrections avant mise en page.
- Qui ne sait qu’en imprimerie les placards sont précisément l’opposé des bons à tirer. — (Honoré de Balzac, Correspondance, 1836, page 107)
- Drumont, qui a apporté, en placards, un chapitre de son livre (...) nous lit ce chapitre ayant pour titre L'Héritier et où il vaticine au temps présent le peuple. — (Edmond de Goncourt, Journal, 1888, page 830)
- Le paragraphe que nous avons choisi ne contient pas de dialogue , car les dialogues sont présents dès le manuscrit et non modifiés ni amplifiés dans les dactylogrammes, placards et épreuves en page. — (Michel Cousin in James Joyce, Ulysse, Gallimard, bibliothèque de La Pléiade, 1995, Hadès - Notice page 1222)
- Le facteur apportait enfin de gros paquets mous, on coupait les ficelles avec des ciseaux ; mon grand-père dépliait les placards, les étalait sur la table de la salle à manger et les sabrait de traits rouges ; à chaque faute d’impression il jurait le nom de Dieu entre ses dents mais il ne criait plus sauf quand la bonne prétendait mettre le couvert. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 39)
- (Argot) (Prison) Prison.
- À force de péter des lourdes, tu vas finir par te retrouver au placard. — (Philippe Normand, Dictionnaire des mots des flics et des voyous, Livre de Poche, 2012)
- - En admettant, encore une supposition, qu’on soit cinq sur l’affaire, ça laisserait, net, combien à chacun ?- Vingt ans de placard. Les bénéfices, ça se divise, la réclusion, ça s’additionne. — (Michel Audiard, dialogues du film Le cave se rebiffe, de Gilles Grangier, 1961)
- Par analogie avec le meuble où l’on remise les choses pour une longue période pour parfois les y oublier, purgatoire, mise à l’écart, le plus souvent professionnelle.
- Il est dans un placard au ministère.
- placard doré.
- Par analogie avec le meuble où sont précieusement stockées des archives qui ne voient jamais le jour, lourd secret, chose secrète.
- À la table, tout le monde se régale, cependant je ne sais pas si c'est le moelleux du clacos, les 12,5 % du Pessac-Leognan ou l'amidon du pain mais après une trêve de courte durée, le sujet « j'étais un bizuth hier et aujourd'hui je t'emmerde » vient de ressortir du placard. — (Laurent Moreau, 5 gars, 3 filles, trop de possibilités, Numeriklivres, 2017)
- Un cadavre dans le placard.
- (Par extension) Secret personnel autour de son allosexualité non révélée (homo-, bi-, trans’...).
- être dans le placard, sortir du placard.
- (Argot des Gadz’Arts) Cuite.
- Il s’est pris un beau placard hier..
- (Argot) (Désuet) Somme versée à un pourvoyeur pour l’achat d’une prostituée ; d’où le surnom de placardeur pour le pourvoyeur.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- décoration Objet de forme rectangulaire servant à y accrocher des barrettes (ou barrette Dixmude) lors de cérémonie officiel (militaire)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
déchargeoir
?- Conduite destinée à l’évacuation d’un trop-plein de liquide.
-
pouvoir
?- Être capable de ; avoir la faculté de ; être en état de ; être en mesure de.
- Un léger souffle l’avertissait de ces présences. Geisha le comparait à ces vagues vents coulis traversant certaines pièces bien closes sans qu’on puisse découvrir d’où ils viennent. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 53)
- Elles deux ne pouvaient passer pour des aristocrates ; au mieux pouvait-on les prendre pour des hoberelles d’une lointaine province. — (Gérard Hubert-Richou, Le Sceptre et le Venin, Boulogne-Billancourt : MA éditions, 2013, chap.L.)
- Je ne peux plus me concentrer avec tout ce bruit. — Je n’en peux plus, je suis épuisée.
- Il avoit cependant assez de goût pour sentir qu’on auroit pu choisir un meilleur juge, mais il prenoit la vanité satisfaite pour de la confiance. — (Madame de Genlis, Nouveau contes moraux et nouvelles historiques, Imprimerie de Crapelet, 1802, pages 1-47)
- Avoir la possibilité matérielle de faire quelque chose.
- Je peux venir par le train de 8 h 17 ou celui de 9 h 43.
- Nous n’y pouvons rien. (nous n’avons pas la capacité d’influer sur le cours des choses)
- Avoir la permission de faire quelque chose.
- Parmi ces observations il en est que nous ne pourrons publier que lorsque les événements en cours, sans lesquels, d'ailleurs, nous n'eussions certainement pas vu l’embâcle de la Meuse, seront terminés. — (M. F. Kaisin jr, « Réflexions sur les phénomènes de chevauchement, à propos de l'embâcle de la Meuse en 1940 », dans les Annales de la Société scientifique de Bruxelles, vol. 60, 1940, page 8)
- Tu peux fumer si tu le souhaites.
- Exprime une possibilité, un choix, qui s’offre à une personne.
- Les négociants en ânes qui vivaient hors de chez eux à longueur de temps et étaient absents huit à neuf mois dans l'année ne pouvaient éviter d'avoir une maîtresse quelque part. — (Liu Zhenyun , En un mot comme en mille, traduit du chinois par Isabelle Bijon & Wang Jiann-Yuh, Éditions Gallimard, 2013, chap. 2)
- Je peux appeler un médecin si tu ne te sens pas bien.
- Dans cette affaire, nous pouvons tout nier en bloc, ou décider de faire amende honorable.
- (En particulier) (Ironique) Utilisé pour une proposition insultante, dans le but de faire taire, d’envoyer promener.
- Ta facture ! Mais merde avec ta facture ! Tu peux te la rouler et te l’enquiller où je pense, ta facture !
- Exprime une éventualité, une probabilité, ou une hypothèse. On peut dire aussi : « Il se peut que … » (+ subjonctif).
- Je sais bien que les Français peuvent, en cas de guerre , compter sur leur armée , qui est peut-être la plus brave du monde. Mais est-elle suffisamment organisée ? — (Joseph Grandgagnage, De la Belgique en cas de guerre, Bruxelles : Librairie Polytechnique, 1840, p. 23)
- Ne comptez pas sur lui, il peut partir du jour au lendemain.
- À cette époque, il peut pleuvoir plusieurs fois par jours.
- Si vous ne faites pas attention, vous pouvez vous faire très mal.
- Ne t’impatiente pas ! Elle a pu être prise dans les embouteillages.
- (Interrogatif) Fait appel à la bonne volonté de l’interlocuteur.
- - Peux-tu m’ouvrir ce bocal s’il te plait ? - Oui, je veux bien essayer.
- (Proverbial) Définit un souhait, un désir.
- Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ! Si la jeunesse avait de l’expérience et que la vieillesse eût de la force !
- (Transitif) S’emploie au subjonctif présent par une manière de vœu, de souhait.
- Puissé-je ne pas en arriver là !
- Puisse le ciel vous donner de longs jours !
- Puissiez-vous réussir dans vos projets !
- Puissent vos projets réussir !
- Puisse-t-il arriver bientôt !
- (Intransitif) Se dit encore pour marquer la possibilité de quelque événement, de quelque dessein.
- Un accident pourrait arriver.
- Cela se peut faire.
- Cela pourrait bien être.
- Cela se peut.
- Cela ne se peut pas.
- Il pourrait bien en mourir.
- (Impersonnel) Employé soit seul, soit avec le pronom se, dans cette acception.
- Il se peut que votre projet réussisse.
- Il pourra venir un temps meilleur.
- Il pourra, il pourrait arriver que… Il se pourrait que…
-
broutard
?- (Élevage) Veau ou agneau élevé en plein air, nourri au lait maternel et au pâturage.
- Mes fils adhèrent, en 1969, à la coopérative Beef-Grill Champagne qui leur fournit des broutards, dits babys. Ce sont des taurillons venant de régions où ils vivaient une grande partie de l’année dans de bonnes pâtures. — (Mémoires de la Société d’agriculture, commerce, sciences et arts de la Marne, volume 107, page 376, 1992)
-
flemmard
?- (Familier) Qui a la flemme, qui manque de courage pour faire quoi que ce soit.
- Le point principal, pour moi, c’est la flemme. Pour moi ce n’est pas une excuse la flemme. Vous êtes flemmards ? Ben je vais vous [ses élèves] déflemmardiser. — (Georges-Alain Schertenleib et Nicole Chatelain, Travailler en classes culturellement très hétérogènes Pratiques mobilisées par les enseignantes et enseignants à l’école primaire, Revue hybride de l’éducation, volume 3, n° 1, printemps 2019)
- Je ne crois pas aux ruptures. Les humains sont beaucoup trop flemmards pour ça. — (La Quadrature du Net, Un tiers médiaire, 17 octobre 2018 → lire en ligne)
-
écritoire
?- Godet où l’on prend de l’encre avec la plume et qu’on appelle plus ordinairement encrier.
- Ne parlons pas de cela, dit le juif en pâlissant et tirant à la hâte une écritoire de sa ceinture. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ? D’écritoire, Monsieur, ou de boîte à ciseaux ? » — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897)
- (Par métonymie)(Mobilier) Petit meuble qui contenait ou renfermait les choses nécessaires pour écrire : encre, papier, plume, canif, etc.
- […] la place du candidat était marquée à l'autre bout, et directement en face; une écritoire et des feuilles de papier, placées sur le bureau, annonçaient l’intention, soit de prendre des notes, soit de rédiger le procès-verbal de la séance. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- En ce moment fortuné arriva la troisième lettre de Leuwen. Les premières avaient fait un vif plaisir, mais on n’avait pas eu la moindre tentation d’y répondre. Après avoir lu cette dernière, Bathilde courut chercher son écritoire, la plaça sur une table, l’ouvrit, et commença à écrire, sans se permettre de raisonner avec soi-même. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Cette pièce était meublée d’un petit lit de fer, […] ; en face de la couche, une table, couverte d’un tapis et d’une écritoire, et un prie-Dieu au-dessus duquel était cloué un Christ ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Pièce où l'on écrit, bureau.
- Mais à Kirchberger qui l'interrogeait sur le Nouvel homme il avait aussi confié en septembre 1792 sa lassitude de l'écriture : « J'ai assez séjourné dans mon écritoire ; je ne dois plus m'enfoncer dans ce genre d'occupation, et désormais [...]». — (Louis-Claude de Saint-Martin, Lettre à un ami, Éd. Jérôme Millon, Grenoble 2005)
-
flambart
?- Nom donné par les marins normands au feu Saint-Elme.
- Petit navire en usage sur la côte de Normandie.
- Nom qui s’est donné quelquefois aux pirates portant avec eux le fer et la flamme.
- Charbon à demi consumé qui jette encore de la flamme et de la fumée.
- Graisse que les charcutiers recueillent à la surface de l’eau dans laquelle ils font cuire les diverses parties du porc.
- Ne pourra être employé aucunes graisses appelées flambart pour l’ensimage des draps et serges, mais seulement du saindoux de porc du plus blanc, Règl. sur les manuf. août 1669, art. 53.
- (Familier) Joyeux compagnon, surtout en parlant des masques en temps de carnaval.
-
broussard
?- Habitant de la brousse.
- Pour nombre d’africains citadins francophones, broussard est péjoratif, presque synonyme d'arriéré!
- Un jour, un broussard vint en Land-Rover au restaurant. — (Bernard Lacombe, Chroniques toubabes, 2001)
- Et « après quoi, vient le retour au poste, dans la maison, tout est à recommencer, puis ils faut réparer les dégâts causés par le voyage, c’est toute la vie de la broussarde ». — (Luc Courtois, Jean Pirotte, Françoise Rosart, Femmes des années 80, 1989)
- (En particulier) (Nouvelle-Calédonie) Caldoche vivant dans la brousse (hors de Nouméa et de sa banlieue) et menant une vie rurale[1].
-
combinard
?- Personnage qui recourt à des combinaisons douteuses, à des combines, pour arriver à ses fins.
- C'est un politicien c'est-à-dire un « combinard » ; un homme au génie néfaste et vain qui croit à son importance. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 94, page 23, 7 novembre 1917)
- Un combinard astucieux.
- Je ne suis ni un opportuniste, ni un combinard, ni un intrigant. — (Monique Surel-Tupin, Charles Dullin, 1984)
-
char
?- (Charronnerie) Chariot élevé.
- À mesure que les deux chars funéraires, sur lesquels étaient placés les corps du duc de Montebello et du général Saint-Hilaire, passaient, les troupes présentaient les armes et les tambours battaient aux champs. — (« Variétés : Extraits des derniers Papiers de France », dans L’Ambigu ou Variétés littéraires et politiques, no CCLIX du 10 juin 1810, édité par Jean-Gabriel Peltier, tome 29, Londres : Imprimerie de Vogel & Schultze, 1810, page 518)
- Les charrettes et les chars étaient là dès potron-minet, voire dès la veille, car le marché était clappé dès prime ; il durait jusqu’à midi. — (Alain Derville, Saint-Omer : des origines au début du XIVe siècle, Presses universitaires du Septentrion, 1995, page 189)
- Le char, avec ses éléments en fer, ses décorations en bronze et ses restes de bois minéralisés, a été retrouvé dans les ruines au nord de Pompéi, au-delà des murs de la ville antique. — (La Presse canadienne, Un char de cérémonie intact a été découvert sur le site archéologique de Pompéi, site radio-canada.ca, 27 février 2021)
- Char à bancs : Voiture longue et légère, garnie de plusieurs bancs et ordinairement ouverte de tous côtés, ou fermée seulement par des rideaux de toile.
- Char de deuil : Chariot à quatre roues, couvert d’un poêle et dans lequel on transporte les corps au cimetière.
- (Antiquité) Véhicule hippomobile à deux roues utilisé dans l’Antiquité.
- Les Romains organisaient des courses de chars.
- (Par ellipse) (Militaire) Véhicule militaire armé, blindé et motorisé dont l'équipage embarqué se compose de plusieurs soldats d’infanteries.
- Le 26 octobre, une dépêche annonça que les Anglais avaient pris Bois-le-Duc après une attaque de nuit exécutée par des chars lance-flammes « au clair de lune artificiel ». — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944–1945, Fayard, 1952, page 117)
- Le 10 au matin, de nombreux chars ennemis débouchent de cette tête de pont et, débordant nos points d’appui qui continuent à tenir, franchissent la Retourne entre Roizy et Neuflize, puis poussent en direction de Ménil-Lépinois. — (Rémy, Chronique d’une guerre perdue, volume 6, 1983, page 13)
- À cause des obstacles de chaque côté de la grand-route, il éprouva des difficultés à faire tourner ses chars et half-tracks pour les lancer à l’attaque. — (Charles B. Mac Donald, Noël 44 : La Bataille d’Ardenne, traduit par Paul Maquet et Josette Maquet-Dubois, Luc Pire Éditions, Bruxelles, 1984, page 287)
- Entre juin 2004 et la semaine dernière, plus de 170 Américains ont été tués en Irak par des bombes sophistiquées EFP, des engins capables de détruire un char Abrams […] — (Le Devoir, 12 février 2007)
- Ellipse de char allégorique, véhicule décoré ou thématique lors de fêtes ou carnavals.
- Les chars du carnaval de Rio sont magnifiques.
- Les chars de la Marche des Fiertés.
- (Canada) (Louisiane) (Missouri) (Familier) (Automobile) Voiture, automobile.
- Ça arrive à manufacture les deux yeux fermés ben dur,Les culottes pas zippées, en retard…Ça dit que ça a fait un flat ou que l’char partait pas […] — (Réjean Ducharme et Robert Charlebois, Mon pays, c’est pas un pays, c’est un job, 1970)
- Les symboles qui permettaient autrefois d’identifier la virilité (la cigarette, l’alcool, les chars, le sport) sont en déclin, sauf pour le sport. — (Le Devoir, 22 septembre 2006)
- […] un imbécile parlant dans son cellulaire tout en conduisant son char va faillir vous rentrer dedans et ne s’en rendra même pas compte et continuera de parler dans son cellulaire, car il s’agit d’une conversation très importante qui ne peut attendre […] — (Le Devoir, 31 octobre 2006)
- (Canada) (Désuet) Wagon.
- C’est une belle paroisse, et qui m’aurait bien « adonné » ; du beau terrain « planche » aussi loin qu’on peut voir, pas de crans ni de bois, rien que des champs carrés avec de bonnes clôtures droites, de la terre forte, et les chars à moins de deux heures de voiture… — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- J’ai dix, onze ans [dans les années 1920]. Assis près de la voie ferrée, j’attends le passage du train CNR. Papa, absent depuis deux semaines, revient de la Beauce : « Surveille le deuxième “char”, tu verras un mouchoir blanc, c’est moi qui reviens… » — (Benoît Lacroix, Rumeurs à l’aube, Éditions Fides, 2015, page 218)
- Le gaz est tellement cher que les voleurs de chars font du covoiturage. — (Michel Beaudry, À l’usure, Le Journal de Montréal, 23 octobre 2021)
- Note : À une époque, on différenciait les gros chars (trains) des petits chars (tramways).
- (Guadeloupe) Autocar.
- Pour la première fois depuis sa prestation de serment, une impression de solitude le glaça : celle d’être un aveugle tâtonnant parmi les voyants, si cordiaux, si prévenants, alors que, tout autour de lui, s’exhibaient ironiquement les letchis maraudés, les tourterelles braconnées, les chars en surcharge, les bœufs en divagation, les bébélés cueillis sur l’étendoir de la voisine, les cacas déposés en lieux interdits. — (Jypé Carraud, Tim-Tim-Bois-Sec, éditions Payot et Rivages, 1996, collection Rivages/Mystère, page 40)
- Blague, bluff.
- Sans char !
- Arrête ton char, veux-tu ?
- (Suisse) Jeu du moulin, jeu de société et de réflexion à deux joueurs, sans hasard.
- Jouer au char, ou jouer aux chars.
- (Métrologie) (Suisse) (Désuet) Mesure de capacité.
- Genève. Le char = 12 setiers = 288 quarterons = 576 potsLausanne. Le char (fuder), mesure légale du canton de Vaud = 16 setiers (eimer) = 48 brocs (gelten) = 480 pots (mass) = 4800 verres (becherlein) = 24000 pouces cubes de VaudL’ancien char se divisait en 18 setiers = 432 quarterons = 864 pots — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.