Dictionnaire des rimes
Les rimes en : embouchoir
Que signifie "embouchoir" ?
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- Bout d’une trompette ou de tout autre instrument à vent qui se sépare de l’instrument et qu’on y adapte lorsqu’on veut en tirer des sons.
- (Cordonnerie) Instrument de bois en forme de pied dont on se sert pour élargir les chaussures ou pour empêcher qu’elles ne se déforment.
- On voyait qu’il avait un faible pour les vieux godillots forestiers, les seuls à bénéficier d’embouchoirs. — (Yann Queffélec, L’homme de ma vie, Éditions Guérin, 2015, page 42)
- (Armurerie) Anneau qui unit l’extrémité supérieure du fût et du canon d’une arme à feu.
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "embouchoir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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instar
?- Voir à l’instar de.
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brouillard
?- (Météorologie) Un amas de fines gouttelettes d'eau, ou parfois de fins cristaux de glace, plus ou moins épais, et ordinairement froid, qui obscurcit l’air.
- Ayant donc présupposé ceci, vous devez savoir que la manière selon laquelle s'engendre , & produit l'eau qui pleut, les brouillards, les bruines, les tonnerres, les neiges, & les autres choses que vous demandez, est telle: c'est qu'avec la chaleur du Soleil, & par son influence, & des Estoiles en leur mouvement se lèvent au dessus de la terre, de la Mer, des fleuves, & des lacs, plusieurs fumées, & vapeurs, desquelles aucunes sont seiches , fort chaudes, & subtiles, comme la petite fumée d'une torche, & cela s'appelle exhalation; il y en a d'autres plus épaisses, & plus humides, & non chaudes en tel degré, qui se nomment vapeurs: comme celles-là que nous voyons monter de l'eau mise devant le feu. — (Les diverses leçons de Pierre Messie ... mises de castillan en françois par Claude Gruget, parisien, avec sept dialogues de l'auteur, dont les quatre derniers ont été de nouveau traduits en cette quatrième édition..., Pero Mexía, 1526)
- Un brouillard fumeux, ressemblant à celui de l’été indien, enveloppait toutes choses et ajoutait naturellement à mon incertitude. — (Edgar Allan Poe, Le cottage Landor, dans Histoires grotesques et sérieuses, traduction de Baudelaire, 1856)
- La plaine était ténébreuse. Des brouillards bas, courts et noirs rampaient sur les collines et s’en arrachaient comme des fumées. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862, tome 1, livre 7, chapitre V)
- Sur les paquebots, ne se trouverait-il pas, pendant l'hiver, à la merci des coups de vent ou des brouillards ? Est-il donc si rare que les meilleurs marcheurs des lignes transocéaniennes éprouvent des retards de deux ou trois jours ? — (Jules Verne, Le Tour du monde en quatre-vingts jours, chapitre V, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873, page 21)
- Les brouillards furent fréquents, et tellement épais parfois, qu'il eût été imprudent de s'écarter du fort. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1 partie, chapitre 22, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873, page 190)
- Longue marche dans le brouillard. Le régiment tousse, moins la compagnie du lieutenant Viard, où la toux est punie et où les soldats se rattrapent sur l'éternuement. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Le dirigeable commençait à se livrer à des exploits de jiu-jitsu atmosphérique, et Bert se trouva balloté dans une obscurité pluvieuse où il ne distinguait autre chose qu'un brouillard qui se déversait tout autour de lui. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910)
- On ne voyait pas très loin devant soi, car le brouillard couvrait le Marais. C’était un brouillard à plusieurs étages nettement marqués : épais comme du lait au ras du canal, il s’éclaircissait soudain à hauteur des frênes et n’était plus qu’une légère buée flottante à la pointe des peupliers. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 71)
- Autour du bateau on ne voyait rien qu’un brouillard plus ou moins dilué, de la compote de pluie, comme disait un des hommes. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, pages 84-85)
- Nous recommençâmes à descendre dans le brouillard et le noir. D'autres chefs nous pressaient ; le terrain était inégal et bourbeux ; les chevaux se faisaient tirer. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 16)
- Mais loin de son Plateau, Arsène André étouffait. L'air résineux lui manquait, les brouillards de la Meuse lui enflammaient la gorge. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Par analogie) Ciel présentant l’apparence du brouillard.
- J'étais alors enveloppé dans une nuée de moustiques blancs qui ne piquaient pas, mais dont le bruit m'étourdissait. Je restai bien cinq minutes dans ce brouillard vivant, pareil à ces tourbillons d'éphémères que l'on prendrait pour de la neige — (François-Auguste Biard, Deux années au Brésil, 1862)
- (Sens figuré) Obscurité d’un discours, d’une situation, etc.
- Les patrons de bars et restaurants restent dans le brouillard. Seule certitude : ils n’accueilleront pas de clients dans leurs établissements le 20 janvier, comme ils auraient pu un temps l’espérer. — (Laurence Girard, Covid-19 : pas de date de réouverture pour les bars et restaurants, Le Monde. Mis en ligne le 5 janvier 2021)
- (Médecine) (Vieilli) Obscurcissement de la vue.
- (Par extension) (Sens figuré) Obscurcissement de l'entendement, de la compréhension.
- (Comptabilité) Livre sur lequel on prend note des opérations de banque ou de commerce, à mesure qu’elles se font, pour les reporter ensuite sur le livre-journal, sans surcharges ni ratures.
-
coaltar
?- Goudron obtenu par la distillation de la houille.
- Ici, rien n’est triste ; au contraire, tout y porte à la gaité… C’est le bruit joyeux d’une ville militaire, le mouvement pittoresque, l’activité bigarrée d’un port de guerre. L’amour y roule sa bosse, y traîne le sabre en des bordées de noces violentes et farouches. Foules pressées de jouir entre deux lointains exils ; spectacles sans cesse changeants et distrayants, où je hume cette odeur natale de coaltar et de goémon, que j’aime toujours, bien qu’elle n’ait jamais été douce à mon enfance. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900, page 431)
- Je sens l’odeur de la caserne. Mon nez me dénonce le mélange nauséeux de la sueur, du cuir et du coaltar. — (Jules Romains, Les Copains, 1913, page 179)
- L'atmosphère sentait la cigarette de tabac blond et la peinture fraîche, avec, de temps à autre, une bouffée de coaltar qui venait du dehors. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Eaux infernales, 1934)
- Ils viennent d'apercevoir le bateau. Leur vieux bateau. Il a besoin d'être écopé, l'eau affleure le caillebotis. Mais le fond a été repassé au coaltar, le bordé repeint, les tolets graissés. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 149)
- L’étoupe est de la filasse de lin ou de chanvre qui sert à calfater, à combler les espaces entre les différentes pièces de la coque. Ensuite, on passe un mastic, le brai et du goudron, le coaltar . — (Colette Vlérick, La fille du goémonier, 1998)
- (En apposition) Matière visqueuse, sirupeuse, dense.
- Rouge-coaltar, gros vin rouge.
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inquart
?- (Chimie) Action de joindre trois quarts d’argent contre un d’or pour en faire le départ.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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articulatoire
?- Relatif à l'articulation.
- Le bilingue hautevillois ne semble pas avoir deux systèmes articulatoires complétement différents pour le français et pour le patois, comme c'est souvent le cas chez ceux qui parlent, depuis leur plus tendre enfance, deux langues de civilisation comme le français et l'anglais. Ceux-ci n'articuleront pas de façon identique le fr. chou et l'anglais shoe. — (André Martinet, La Description phonologique avec application au parler franco-provençal d'HAUTEVILLE (Savoie), Genève : Librairie Droz & Paris : M. J. Minard, 1956, p.53)
- On doit accepter les erreurs articulatoires car leur correction articulatoire n’est pas ici le but poursuivi. — (A. Lanteri, Restauration du langage chez l’aphasique, 2009)
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drayoir
?- (Vieilli) Variante de drayoire.
- Puis, la seconde opération, le débourrement, confiée aux drayeurs au chevalet (époileurs), consiste à débarrasser avec leur drayoir (boutoir) la face externe des peaux des poils rongés par le mélange de lait de chaux et d’orpiment (sulfure d’arsenic) et à écharner au drayoir (tranchet) les restes de chair et de graisse des faces internes. — (Jean-Pierre Gonay, Albert Briffoz, Luc Desamore, Théodule Guiot, Ghislain Bouvy, Bulletin du Cercle historique de Durbuy: Trimestriel n° 127: mars 2014, 2014)
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fumigatoire
?- (Médecine) Qui sert à faire des fumigations.
- Appareil fumigatoire.
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désespoir
?- Perte d’espérance ; état d’une personne qui a perdu toute espérance.
- Cuba n’était pas encore colonisée et servait de refuge aux malheureux Indiens que le désespoir chassait d’Hispaniola ; les forêts en étaient remplies, et plus d'une fois ils attaquèrent les naufragés. — (Washington Irving, Voyages et découvertes des compagnons de Colomb, Paris : librairie Hachette & Cie, 3e éd., 1893)
- L'artiste, le poète et le touriste se réjouissent ici d'un pittoresque qui fait le désespoir de l'agriculteur. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- J’essaie de donner mauvaise conscience à mon désespoir. — (Jean Rostand, Inquiétudes d’un biologiste, 1967)
- D'ailleurs, de tous nos généraux, Wimpffen reste le seul à parler encore d'une percée vers l'est. Au reste, même à ses yeux, ce n'est plus désormais qu'une solution de désespoir, un moyen de sauver, sinon l'armée, du moins son honneur. — (Raymond Bongrand, 1870, Alsace, Metz, Sedan, Éditions des Dernières nouvelles d'Alsace, 1970, page 298)
- Chacun mourait un peu du lourd désespoir dominical qui menaçait la campagne vide. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 176.)
- État violent de l’âme causé par une affliction qu’on ne cherche pas à surmonter.
- Peu à peu, après le grand désespoir de la première heure, la paix s'est faite dans le cœur de Jacques. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Bientôt tes appels ne seront plus que rauquements de plus en plus sourds, beuglements de désespoir si fatigués qu'ils ne dépasseront plus ta gorge, étranglée de terreur. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- — Quand j'atteignais un rat d'un bon coup de fouet, le ronge-maille sifflait avec fureur, hérissait tous ses poils et s'élançait avec désespoir contre le fouet lui-même, instrument de sa torture. — (Anonyme, Varia, dans Revue moderne, V.41, 1867, page 668)
- En général, la vue se heurte à des rochers serrés, à des amoncellements de prisons. Cette concentration trahit un désespoir paralysant comme une crampe : une sorte d’agoraphobie caractérise ces gravures. — (Carl Einstein, Gravures d’Hercules Seghers (1585-1645), Revue Documents n°4, septembre 1929)
- (Par hyperbole) Contrariété, souci.
- Je suis sûr que j'ai rencontré depuis deux jours dans les rues les philosophes les plus illustres et les fonctionnaires les plus influents. C'est mon désespoir de ne pas les connaître. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Ce qui désespère.
- La conduite de ce jeune homme est le désespoir de ses parents.
- (Par extension) Jalousie ou envie de ce qui semble inaccessible.
- Pour le désespoir des femmes, sa toilette était irréprochable, et toutes lui envièrent une coupe de robe, une forme de corsage dont l'effet fut attribué généralement à quelque génie de couturière inconnue. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (En particulier) Chose qui est en un si haut degré d’excellence qu’elle passe pour inimitable.
- "L’Iliade " d’Homère est le désespoir, fait le désespoir de tous les poètes.
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cauchemar
?- Oppression ou étouffement qui survient quelquefois durant le sommeil, mais qui cesse dès qu’on se réveille.
- Être sujet au cauchemar.
- (Par extension) Rêve pénible ou effrayant, provoquant l'angoisse.
- Elle eut peur ainsi qu’on a peur la nuit dans les cauchemars mauvais, dans les remords, quand l’ombre est dense et pèse, après le crime, comme un châtiment. Elle fut honteuse à cause de son passé, le revit d’un seul coup avec éblouissement et pensa : Je suis la dernière des dernières. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 180)
- Il m’arrivait de me réveiller la nuit, au milieu d’un cauchemar où les poteaux sinistres et le blême tranchet de la guillotine semblait attendre que mon tour arrivât de faire connaissance avec eux. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Durant la même nuit, Feempje qui n’avait jamais de cauchemar s’était débattu, en grognant et en poussant des plaintes, contre il n’aurait pu dire quelles terrifiantes figures. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 55)
- […] ce cauchemar dont j’avais si peur et que j’identifiais plus ou moins avec le ronflement de mon père, souffle rauque entendu parfois la nuit, bruit sinistre qui me semblait venir directement d’outre-tombe et que je confonds maintenant avec le râle de son agonie. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 113.)
- (Par extension) Situation qui laisse un mauvais souvenir ou que l'on redoute.
- Ma myopie renforçait encore l’impression d’irréel, de cauchemar que je ressentais et contre laquelle je m’efforçais de lutter, dans la crainte de voir se briser ma volonté. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s’accordait tantôt avec le complément d’objet direct tantôt pas, c’était un cauchemar. — (Akli Tadjer, Alphonse, Jean-Claude Lattès, 2005)
- (Par extension) Personne ou chose très ennuyeuse, très importune.
- Cette obligation est mon cauchemar.
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encart
?- (Cartographie, Imprimerie) Document isolé ou fraction de document, carte ou imprimé quelconque, inséré dans un ouvrage, libre ou relié avec les cahiers[1].
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battoir
?- (Technique) Instrument qui sert à battre.
- (Spécialement) (Désuet) Sorte de palette enduite de colle et de nerfs et recouverte de parchemin, à manche court pour jouer à la courte paume, à manche long pour jouer à la longue paume.
- Grosse palette de bois qui servait autrefois aux blanchisseuses à battre le linge.
- Elle jeta sur la berge un tas de chemises, retroussa ses manches, prit son battoir ; et les coups forts qu’elle donnait s’entendaient dans les autres jardins à côté. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Elles savonnent à tour de bras, frappent à tour de battoir le linge qui s’égoutte sur la planche. — (Joris-Karl Huysmans, Le Drageoir des épices, 1877)
- Agenouillé au bord du bassin, il le secouait et le cognait contre la margelle, comme on voit les laveuses, à grands coups de battoir, aplatir leur linge baveux. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 172)
- Financés à hauteur de 30 % par l’État, ces « lavoirs communs » plus ou moins rudimentaires permettent ainsi aux « lavandières » de lessiver leur linge avec de l'eau propre et de l'essorer efficacement sur les bords inclinés du bassin en le frappant avec un battoir, puis de le faire sécher sur place si elles ne disposent pas d'assez de place chez elles. — (Julien Arbois, Dans l'intimité de nos Ancêtres, City Éditions, 2014)
- (Par extension) (Sens figuré) Main de grande taille.
- Au bout de deux heures de cet exercice, il ruisselait de sang et de sueur, les mains, ou mieux les battoirs, rouges comme ceux d’un assassin, les pieds trempés de pourpre et toujours guilleret. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 140)
- Dans l’énorme battoir, le truc mincillot craquait. — (A. L. Dominique, Gaffe au gorille, Gallimard, 1954, page 121)
- De ses énormes battoirs, il me giflait à toute volée. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Gordon Gotch était assis derrière une table en merisier luisant. Il avait posé ses deux battoirs sur la table vide, les doigts croisés sur les grosses phalanges, comme un prêtre joint les mains face aux fidèles. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 44)
- (Vieilli) Instrument dont on se servait pour battre la terre de pipe.
- (Agriculture) (Vieilli) Battant de fléau.
- (Vieilli) Jeu où les enfants se frappent mutuellement les mains en cadence.
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ébarboir
?- (Art) Outil qui sert à ébarber.
- Enlever à l’aide d’un grattoir spécial, nommé aussi ébarboir, les barbes ou saillies irrégulières de métal bordant les tailles faites au burin ou les traits obtenus avec la pointe sèche. — (Jules Adeline, Lexique des termes d’art, 1884)
- (Plâtrerie) Grattoir à lame triangulaire montée perpendiculairement à l'axe du manche et utilisé entre autre pour ouvrir (élargir) une fissure avant de la combler.
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caviar
?- (Cuisine) (Indénombrable) Mets fait avec des œufs d’esturgeon, en particulier en Russie.
- Pendant de longues années, ce Russe envoya à mon père et au professeur Charcot, aux environs de la Noël, un pain de caviar exquis, non pas fluent, mais compact, analogue à la savoureuse poutargue des Martigues. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 160)
- Ce patrimoine c’est aussi le caviar de Chenac-Saint-Seurin-d’Uzet, l’architecture royannaise, évidemment. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 19)
- Au carrefour des années 1900, l’estuaire de la Gironde faisait partie des rares endroits où on pouvait trouver les esturgeons, localement appelés créac, en grande quantité. C’est spécifiquement au Saint-Seurin-d’Uzet (17), appelé capitale du caviar, que l’activité était la plus fructueuse. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 34)
- (Par extension) (Indénombrable) Mets fait avec des œufs autres que les œufs d’esturgeons.
- Du caviar d’escargot, de brochet…
- (Sens figuré) Mets rare et cher.
- (Cuisine) Mets dont la consistance rappelle les œufs d’esturgeon.
- Du caviar d’aubergine.
- (Football) Passe faite à un joueur lui donnant une occasion de but presque immanquable.
- Ben reçoit un caviar. — (Télé Images Kids, Pacte avec le diable, 2008)
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bavard
?- Qui a l’habitude de bavarder.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu'on puisse trouver sous le ciel. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509, traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Tout en procédant à sa toilette, elle parle toute seule, bavarde, gaie, animée, à cause qu’on est encore au printemps de la journée. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
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jaquemart
?- (Histoire) Figure de fer, de plomb ou de fonte, qui représente un homme armé, et qu’on mettait au Moyen Âge sur le haut d’une tour pour frapper les heures avec un marteau sur la cloche de l’horloge.
- Que le couvre-feu soit sonné par Jacques ou Martin, que t’importe, pourvu que tes jaquemarts le sonnent exactement ! — (Charles Deulin, Martin et Martine)
- Jouet se composant de deux figurines frappant alternativement sur une enclume placée entre elles.
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infusoire
?- (Zoologie) Animal unicellulaire vivant en suspension dans l’eau douce ou saumâtre et se nourrissant des infusions végétales.
- Plus la substance mise en expérience est putrescible, plus vite, a lieu l'apparition des infusoires. — (Les générations spontanées, dans Revue du Monde catholique, 1869, page 384)
- En juillet survint une période de conjugaison : beaucoup d’infusoires se conjuguèrent même avant, d'avoir entièrement digéré leur nourriture. Dans les cultures à inanition presque tous les individus se conjuguèrent; […]. — (« Hertwig (R.). — La conjugaison chez Dileptus gigas », dans L'Année biologique, volume 9, Paris : chez Masson, 1907, page 53)
- Et depuis le temps que le monde dure, que des familles où existe tel défaut sous une forme s’allient à des familles où le même défaut existe sous une autre, ce qui crée une variété particulièrement complexe et détestable chez l’enfant, les égoïsmes accumulés (pour ne parler ici que de l’égoïsme) prendraient une puissance telle que l’humanité entière serait détruite, si du mal même ne naissaient, capables de le ramener à de justes proportions, des restrictions naturelles analogues à celles qui empêchent la prolifération infinie des infusoires d’anéantir notre planète, la fécondation unisexuée des plantes d’amener l’extinction du règne végétal, etc. De temps à autre une vertu vient composer avec cet égoïsme une puissance nouvelle et désintéressée. — (Marcel Proust, Albertine disparue, 1925)
- Des plissures saillantes et grises remplacèrent l’aimable couleur de fruit mûr qu’elle avait inventée, et toutes ses chairs se rétractèrent doucement, prenant le chemin lent des infusoires. — (Jean Vautrin, Je mourrai et j’irai voir mon père, dans le recueil Baby Boom, 1985, p. 237)
- (Zoologie) Synonyme de cilié.
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découpoir
?- Instrument qui sert à faire des découpures.
- (Métallurgie) Disque de métal qui constituent les taillants d'une machine destinée à couper le fer comme une cisaille.
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gars
?- (Familier) Garçon.
- Il était mort. On n’en disait pas davantage.Félicité tomba sur une chaise, en s’appuyant la tête à la cloison, et ferma ses paupières, qui devinrent roses tout à coup. Puis, le front baissé, les mains pendantes, l’œil fixe, elle répétait par intervalles :— Pauvre petit gars ! pauvre petit gars ! — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- D’un coup d’œil scrutateur, le père l’examinait et le gars, craignant d’être fouillé, commençait à n’en pas mener large. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- […] et, fort beau gars encore, malgré sa corpulence, présentait dans l’ensemble l’allure d’un écuyer de cirque. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- C’est un type. Mais que j’te prévienne, pas fortiche du tout, ni mariole. Un gars quoi ! Un bon gars. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Tu as pourtant l’air d’un gars costaud, un gars à qui on ne la fait pas, avec ton blouson, tes santiags et ta banane. Un vrai rocker… — (Didier Kiefer, Le Cri du baby-foot au fond du sous-marin, Éditions Publibook, 2010, page 74)
- (Familier) Fils.
- Le père Jouen tomba la face contre terre, et le gars de la mère Alison le porta dans la barque. — (Charles-Philippe de Chennevières-Pointel, Contes normands par Jean de Falaise, 1e édition 1869, 2018, La Piterne)
- (Familier), (au pluriel) Individus quelconques, sans rendre visible la diversité de genre du groupe.
- Un vieillard aux cheveux gris, le gardien de nuit, entonna une vieille chanson qu’aimaient chanter, avant la révolution, les gars de l’usine française, à Tsaritsyne. — (Vassili Grossman, Vie et destin, traduction de Alexis Berelowitch, L’Âge d’Homme, 1995)
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gloire
?- Renommée brillante, universelle et durable, éclat que les vertus, le mérite, les grandes qualités, les grandes actions ou les grandes œuvres attirent à quelqu’un.
- Dire, publier quelque chose à la gloire de quelqu’un, dire, publier une chose qui lui fait honneur.
- Rendre gloire à la vérité, rendre témoignage à la vérité.
- Se faire gloire de quelque chose, s’en faire honneur, ou en tirer vanité.
- Ce n’est pas par gloire qu’il a dit cela, qu’il a fait cela, ce n’est pas par ostentation.
- La gloire du monde passe vite.
- Ainsi passe la gloire du monde (sic transit gloria mundi)
- Pourquoi restaurer les histoires vermoulues et poudreuses du moyen-âge, lorsque la chevalerie s’en est allée pour toujours, accompagnée des concerts de ses ménestrels, des enchantements de ses fées et de la gloire de ses preux ? — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Les gens de lettres, quand ils en reparlent, citent avec convoitise la somme qu’il a rapportée à son auteur. Le succès monétaire est la forme bourgeoise la plus élevée de la gloire, celle que prisent et que préfèrent les artistes et les écrivains modernes. — (Paul Lafargue, « Sapho », paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886)
- Quand je revins avec une gloire si chèrement payée, au prix de tant de fatigues et de sang, je la trouvai mariée à un petit seigneur gascon dont le nom ne fut jamais cité au-delà des limites de son mesquin domaine. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Il n’y a pas à dire, mais quand les dieux ou les destins, comme vous voudrez, ont décidé qu’ils vous feraient trébucher sur la route de la gloire ou de la fortune, il est inutile de regimber. — (Louis Pergaud, « La Chute », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- L’anecdote est flatteuse pour la gloire de Raschi. Il ne lui manque que d’être vraie. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Par extension) Personne dont les actions, les talents, les œuvres, etc., sont célèbres.
- Plus de deux siècles plus tard, Constant Coquelin, ému par la déchéance de quelque ancienne gloire des tréteaux, crée une maison de retraite pour comédiens. — (Christophe Barbier, Dictionnaire amoureux du théâtre, Plon, 2015)
- (Plus rare) Chose unique et remarquable.
- Mais à trente yards, à peu près à l’est de cet arbre se dressait la gloire de la vallée, l’arbre le plus magnifique, sans aucun doute, que j’aie vu de ma vie. — (Edgar Poe, « Le Cottage Landor », dans Histoires grotesques et sérieuses, traduction de Charles Baudelaire, 1871)
- (Religion) Hommage rendu à Dieu.
- Rendre gloire à Dieu.
- Toutes nos actions tendent à la plus grande gloire de Dieu.
- (Religion) Éclat ; splendeur.
- Vous me l’aviez donné, vous me le reprenez :Gloire à vous ! J’oubliais beaucoup trop votre gloireDans la langueur d’aimer mieux les trésors donnésQue le Munificent de toute cette histoire. — (Paul Verlaine, « Lucien Létinois », dans Amour, 1888, Paris : Éd. Vanier, 1905)
- (Religion) Béatitude dont on jouit dans le paradis.
- Ce martyre ne seroit-il pas plutôt un très grand honneur pour nous ? Et plût à Dieu que nous méritassions la gloire que vous nous donnez sans y penser! — (Pierre Bayle, « Avis aux Réfugiez sur leur prochain retour en France », 1690, dans les Œuvres diverses de Pierre Bayle, tome 2, La Haye : chez P. Husson, etc., 1725, p. 628)
- Il faut songer qu’à cette époque il y avait en Afrique un assez grand nombre de montanistes qui exaltaient beaucoup la gloire du martyre et n’admettaient point que l’on eût le droit de fuir la persécution. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. VI, La Moralité de la violence, 1908, p. 258)
- (Peinture religieuse) Cercle de lumière, auréole qui se met autour de la tête des saints ou des personnes illustres par leurs vertus.
- (Peinture religieuse) Représentation du ciel ouvert, avec les personnes divines, les anges et les bienheureux.
- Le lustre du vestibule, allumé derrière elle, lui faisait une gloire de volubilis en verre bleu et d’arceaux chromés. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, p. 141)
- C’est là plus qu’une métaphore. Hippocrate fut représenté à l’époque byzantine comme un Christ en gloire tenant ouvert son livre des Aphorismes. — (Jacques Jouanna, Hippocrate, Fayard, 1992)
- (Sculpture religieuse) Assemblage de rayons divergents, entourés de nuages, et au centre desquels on figure ordinairement la trinité sous la forme d’un triangle.
- On y voit : au-dessus du maître-autel, une gloire en bois peint et doré, rappelant le prodige dit : le Saint-Sacrement de miracle. — (Guide Diamant, Lille, Roubaix, Tourcoing, Champs de bataille, Éd. Hachette, 1921)
- (Théâtre) Machine suspendue et entourée de nuages, sur laquelle se placent les personnages surhumains qui doivent descendre du ciel ou y monter.
- On fait descendre et monter les gloires au moyen de contrepoids.
- (Sens figuré) La matinée était déjà très chaude : les cigales grésillaient éperdument, et une large buse rousse planait là-haut, au milieu d’une gloire dorée. — (Marcel Pagnol, Le Temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 83)
- (Météorologie, Optique) Phénomène optique de rétroréflexion où l’on voit son ombre projetée sur un nuage et entourée d’un halo irisé.
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discrétoire
?- Assemblée de religieuses ou de religieux qui forment le conseil de la supérieure ou du supérieur.
- Depuis janvier 1903, le discrétoire de Montréal discutait dʼune éventuelle fondation à Trois-Rivières. — (Guy Laperrière, Les congrégations religieuses, de la France au Québec 1880-1914, Tome 2: Au plus fort de la tourmente 1901 - 1904, 1999)
- Lieu ou se tient ce conseil.
- Le discrétoire, qui, primitivement, était la salle où se réunissait le conseil du supérieur ou de la supérieure, avait fini par s'appliquer au conseil lui-même. — (Vie et Langage, Numéros 190 à 201, 1968)
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départ
?- Moment précis de l'action de partir.
- Le lendemain, il faut nous séparer d'hôtes qui pour nous sont devenus des amis. "Le noir corbeau du départ croasse, comme dit le proverbe persan, sur nos têtes". Mais le souvenir de notre séjour à Upsal et de l'hospitalité que nous y avons reçue ne s'effacera pas dans nos cœurs. — (Albert Vandal, En karriole à travers la Suède et la Norwège (1876))
- Il y a là un mouvement considérable, toute l’animation des départs et des arrivages. Bakou est le port le plus fréquenté et le plus sûr de la Caspienne. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Depuis son départ de Rejkjavik en Islande, le 9 août, on en est sans nouvelles, et malgré ma grande confiance en lui, je suis fort inquiet. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le départ fut fixé aux derniers jours d'octobre 1838. Louis Pasteur ne devait pas partir seul. Son plus cher camarade d'enfance, Jules Vercel, allait aussi à Paris pour préparer paisiblement son baccalauréat. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 15)
- Action de quitter, de sortir, de partir.
- Parmi les départs, relativement fréquents étaient donc ceux qui se faisaient, non pas en direction du domicile des intéressés, mais vers ce bâtiment pudiquement baptisé « réserve » qui, caché par un rideau d’arbres au fond du parc, faisait office de dépositoire mortuaire avant l’enlèvement des corps par les familles. — (Bernard de Fligny, Le tiercé de la mort, Librairie des Champs-Élysées, 1981, chapitre II)
- Il est sur le départ
- Depuis le départ de son mari, elle se rend au cimetière tous les jours.
- Depuis son départ en Angleterre, elle m’a écrit trois lettres.
- Les départs de France sont nombreux en cette saison.
- Démission.
- Son départ de la société nous pose des problèmes.
- Philippe fait son pot de départ à onze heures.
- (Par euphémisme) Décès.
- L'autrice décède à Barbizon le 3 novembre 1939, son départ étant très peu mentionné par les journaux de l'époque. — (Nuit blanche, n° 161, hiver 2021, page 21)
- Action de démarrer.
- Le départ de la fusée impressionne.
- Début.
- Dès le départ de la course, il prend la tête.
- Faux départ, se dit quand un ou plusieurs chevaux devancent le signal lors d'une course hippique.
- Il me semble qu'il prend un bon départ.
- Il s'agit d'une course en départ lancé.
- Source, origine.
- Le départ de l'alimentation vient de ce coffret électrique.
- Nous retiendrons donc que, par définition, les appareils de coupure, ainsi que l’appareillage de mesure et de protection propre à un départ, sont regroupés dans une cellule. Un poste comporte donc autant de cellules que de départs qui sont raccordés à ses jeux de barres. — (Jean-Michel Delbarre, Postes à haute et très haute tension → lire en ligne)
- Début.
- Le salaire de départ n'est pas très élevé.
- Au départ, tout allait bien,…
- Cet élément est le point de départ de vos recherches.
- Tout ce chemin parcouru pour revenir au point de départ.
- (Armement) Sortie d’un projectile hors de l’instrument qui le lance, sous l’action d’un agent de propulsion.
- Lancement.
- Le départ du lecteur de DVD a été lent.
- Lieu début, provenance.
- Les voitures se trouvent sur la ligne de départ.
- Il t'attend sur le quai de départ.
- Le train au départ de Paris est parti à sept heures trente.
- Action de départager.
- Il racontait d’étranges choses qui ne nous troublaient pas un instant ; nous faisions à peine le départ entre la légende et le vrai ; c’était plutôt la vie qui nous paraissait fantastique, extravagante, incroyable. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 46)
- Avec quelle reconnaissance je lus, au sortir de ma rhétorique, les pages où Schopenhauer tente d'établir le départ entre l'esprit de l'historien et celui du poète […] — (André Gide, Si le grain ne meurt, réédition Le Livre de poche, 1954, page 204)
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fouinard
?- (Familier) et(Péjoratif) Aimant fouiner, curieux de ce qui concerne les autres.
- Elle a un petit regard fouinard qui ne trompe pas: elle adore se mêler de ce qui ne la regarde pas.
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déversoir
?- Orifice par où s’écoule le trop-plein d’une conduite ou d’un réservoir d’eau.
- De longues prairies en pente douce encadrent la rivière, qui semble vouloir se cacher sous des rideaux d’arbres et de buissons, mais qui, par moments, découvre, comme malgré elle, son miroir immobile retenu par une écluse et ses trois ou quatre déversoirs inclinés où l’eau se presse, bouillonne et se donne des airs de torrent. — (George Sand, La Famille de Germandre, Michel-Lévy frères, 1861, p. 204)
- Le Niagara n’est pas un fleuve, pas même une rivière : c’est un simple déversoir, une saignée naturelle, un canal long de trente-six milles, qui verse les eaux du lac Supérieur, du Michigan, de l’Huron et de l’Érié dans l’Ontario. — (Jules Verne, Une ville flottante, J. Hetzel, 1884, p. 179)
- (Par extension) Tout dispositif qui sert à juguler un excédent.
- Mais une politique, à la fois bourgeoise, mercantile et bigote, va supprimant tous les déversoirs où se répandraient tant d’aptitudes et de talents. — (Honoré de Balzac, Un prince de la bohème dans Œuvres complètes, t. 12, A. Houssiaux, 1855, p. 104)
- Une population stable et dense, qui n’a pas de déversoir pour son trop-plein, et où tous les capitaux sont appropriés et en mains est naturellement plus sensible à l’intérêt de conserver qu’à celui d’acquérir ; elle estime très haut le prix de l’ordre et les avantages d’une bonne police. — (Émile Boutmy, Éléments d’une psychologie politique du peuple américain, A. Colin, 1902, p. 253)
- (Technologie des réacteurs nucléaires) Cylindre situé à l’intérieur de la cuve du circuit primaire et concentrique à celle-ci, qui assure la remontée le long de la cuve d’une fraction du sodium froid et son retour par débordement vers le collecteur froid.
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gabarre
?- Variante orthographique de gabare.
- Passionné dès l’enfance pour les voyages, M. Caillié, âgé de 16 ans, et ne possédant que 60 fr., s’embarque sur la gabarre la Loire, qui allait au Sénégal de conserve avec la Méduse. — (Revue littéraire, 1830)
- Un jour, en buvant le verre de goutte chez nous, avec Sandrot, un grand canalou avait annoncé une drôle de nouvelle : des bateaux à moteur allaient être mis en service ! Non pas des gabarres halées par un tracteur à moteur comme on en avait vu passer quelques-unes déjà, mais des péniches équipées d’un moteur et d’une hélice. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 150)
- Le fleuve aidait à les porter ensuite jusqu'à Bordeaux : une aquatinte de Louis Burgade, vers 1830, nous montre un portefaix qui décharge une gabarre venue de Langon et empile du faissonnat face au quai Louis XVIII. — (Jacques Sargos, Histoire de la forêt landaise: du désert à l'âge d'or, éditions L’Horizon chimérique, 1997, page 148)
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cabochard
?- (Vieilli) Qui a mauvaise tête, en parlant d’un animal, généralement un cheval, un chien ou un âne qui a du mal à obéir.
- Malgré son trench-coat vert bouteille, son chapeau avachi et sa tête de cheval cabochard, il avait l'air d'un instituteur en balade avec les premiers de sa classe. — (Paul Berna, Le cheval sans tête, 1955, réédition Le Livre de Poche, 1980, page 177)
- (Familier) Têtu, qui n’en fait qu’à sa tête.
- Quatre filles telles que nous, c’est donc si difficile à caser, à planter solidement quelque part ?… Ni méchantes, ni bêtes, ni laides, un peu cabochardes seulement… — (Colette, Le toutounier, 1939)
- (Par extension)
- Il avait une façon à lui de regarder son moteur avec l’air de dire :— Faudrait pas essayer de me jouer des tours, toi !Il lui parlait, lui donnait des coups de clef anglaise, rusait avec lui, finissant toujours par en avoir raison, alors pourtant que c’était un vieux moteur assez cabochard. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 86)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.