Dictionnaire des rimes
Les rimes en : effilochure
Que signifie "effilochure" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Bout de fil qui s’effiloche.
- Résultat de l’effilochage.
- Des coups de brise montent par moment de la vallée, ébouriffent les effilochures de la corde, remuent doucement un très vieil anneau blanchi qui achève de pourrir à l’angle proche d’un rocher. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 291)
- Pas une tache, pas un accroc, pas une effilochure ne devaient troubler la pureté de notre travail. — (Jean-Paul Bouillon, Paul-Louis Rinuy, Antoine Baudin, L’art du XXe siècle: 1900-1939, 1996)
- Il pendait en guirlandes de loques autour de moi, serré à la taille par une ficelle, frissonnant dans le lit du vent aigre de toutes ses effilochures. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 18)
Mots qui riment avec "ur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "effilochure".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ur , urs , ure , ures , ûre et ûres .
-
rancissure
?- Caractère, état de ce qui est rance.
- Sa tête bourdonnait, des éclairs lumineux passaient devant ses yeux ; de son ventre noué, douloureux, montaient des borborygmes en chapelets et de méchantes rancissures qui lui escaladaient l’œsophage à grands coups de crampons, pour finir en goût de fer au fond de la bouche. — (Pierre Pelot, Les Mangeurs d’argile, 1981, page 128)
-
diaprure
?- Diaprerie, irisation, variation de couleurs.
- Cette pierre précieuse présente de belles diaprures.
- À ce propos, on pourrait évoquer un monument artistique de quelque analogie, dans le sens du luxe, de l’apparat, de la diaprure: les salons des grands paquebots français modernes. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, Paris, 1959, page 236)
- Les chênes roussis par les gelées se dessinaient précisément dans la diaprure du ciel qui s’arrachait à sa nuit et tout recommençait. — (Alain Vircondelet, La Tisserande du Roi-Soleil, 1992)
- À cette époque, dit le journal d’un passager, nous traversâmes une mer qui était pleine de poissons volants, et d’étranges lueurs jouaient dans la diaprure de leurs ailes. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 76)
-
mâchure
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe mâchurer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe mâchurer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe mâchurer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe mâchurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe mâchurer.
-
frisure
?- Façon de friser.
- Cette frisure est belle.
- En entrant tu pourrais tâter ton gousset et croire qu’on va te demander cinq francs ; mais il n’est extrait de toute espèce de poche que dix sous pour une frisure, et vingt sous pour une coiffure avec taille de cheveux. — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- État de ce qui est frisé, en parlant de la chevelure.
- Le vent a dérangé ses frisures.
- Sa nuque penchée avait surtout une adorable jeunesse, d’une fraîcheur de lait, sous l’or des frisures folles. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893)
- Elle a perdu sa frisure de mouton, préparée par tant d’épingles doubles, et sa peau de fillette blonde miroite sur les joues comme une pomme frottée. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Livre de Poche, 1960, page 63)
- Le soleil brûlait le teint de la belle ; les frisures dont elle entourait son front et qu’elle avait chèrement payées chez un coiffeur de la ville, elle ne les avait plus trouvées, un beau matin, dans le tiroir où elle les plaçait chaque soir avant de se coucher. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 227)
- Ses vilaines épingles de fer quittèrent son prétentieux petit chignon, elle eut autour de sa tête sa chevelure, pas très longue, mais qu’une frisure vigoureuse répandit et enflamma. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 88)
- Je voulais aussi des frisures en éponge sur le front, des ceintures de cuir à me couper le souffle, des cols baleinés, de l’essence de violette sur mes mouchoirs. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 121)
- La frisure des plumes.
- Ensemble des petites boules de laine qui se forment sur un tissu quand on en frise le poil.
- Fil d'or ou d'argent utilisé dans certaines broderies.
- (Cuisine)(Bourgogne) Feuille de vigne en gelée. [1] [2]
-
sulfure
?- (Chimie, Minéralogie) Combinaison du soufre avec un métal ou un métalloïde.
- Le potelot, ou sulfure de molybdène natif, exposé au feu dans un vaisseau ouvert, exhale du soufre, & s'évapore presque tout entier en fumée blanche. — (Antoine-François Fourcroy, Élémens d'histoire naturelle et de chimie, 5e éd., tome 2, Paris : chez Cuchet, an II, page 436)
- On a remarqué que chez les saturnins la peau prend une teinte noirâtre quand elle est badigeonnée avec une solution de sulfure de potassium à 5 pour 100. — (Charles-Albert Vibert, Précis de toxicologie clinique et médico-légale, Paris, Baillière, 1907, page 257)
- L'extraction des graisses se fait par un dissolvant des matières grasses: benzine, sulfure de carbone, alcool, etc. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Les sulfures (COS, mono- et disulfures de méthyle et d’éthyle) sont analysés selon l’EPA par GC et détection par photométrie de flamme, après piégeage sur Tenax GC et élimination en amont du SO2 par un piège alcalin. — (Paul Degobert, Automobile et pollution, Éditions Technip, 1992, page 230)
- (Céramique) Boule presse-papiers contenant un décor noyé dans du cristal.
- Mais voici le palier éclairé par la lumière douce de vitrines où s'amoncelle un bric-à-brac, très bourgeois 1900, de petits bronzes, de sulfures, de biscuits de Saxe. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 37)
- Mais justement, rien ne me plaît de ce bric-à-brac suranné, ni les opalines de foire, ni les coupelles en Wedgewood, ni les sulfures mille-fleurs. — (Emmanuelle Bayamack-Tam, Si tout n'a pas péri avec mon innocence, Éditions P.O.L, 2013)
- Je dialoguais avec moi-même et ne me déplaçais jamais sans quelques-uns de mes objets fétiches : des crayons de couleur, ma collection de billes « tourbillon », une boule de sulfure dans laquelle était enfermé un papillon. — (Emmanuel de Waresquiel, Voyage autour de mon enfance, Tallandier, 2022, page 100)
-
assure
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe assurer.
- Je t’assure, Suzanne, ils feront très bien dans ta salle de séjour, ces fauteuils et ce canapé, bon il est un peu cra-cra, mais tu le recouvres d’un drap fleuri et te voilà vraiment chez toi ! — (Christine Cotaz-Bertholet, Lettres à Talitha, 1996)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe assurer.
- On peut toutefois essayer de lui télépathiser, il assure très bien la réception. — (Fanny Cornuault, La France des sectes, 1978, page 174)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe assurer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe assurer.
- Je me réfugiai sous mes draps jusqu’à ce qu’elle m’assure qu’elle venait juste pour une partie de gin rami. — (Kyril Bonfiglioli, Cachez-moi ça, 2020)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe assurer.
-
cénure
?- Cysticerque vésiculeux de Taenia multiceps.
- Le cénure se développe dans l’encéphale du mouton, entraînant le tournis, et, exceptionnellement dans celui de l’homme déterminant alors la cénurose cérébrale.
- Beaucoup de descriptions analogues et des cas de cénures non diverticulés existent dans la littérature. — (Annales de parasitologie humaine et comparée, Volume 24, 1949)
-
dénature
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dénaturer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dénaturer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dénaturer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dénaturer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de dénaturer.
-
candidature
?- Poursuite que fait un candidat d’un titre, d’un emploi.
- Annoncer sa candidature.
- Renoncer à la candidature.
- Candidature officielle.
- Il a posé sa candidature pour devenir membre du groupe.
- Mais il se flattait, […], d'arriver toujours bon premier, sans jamais poser sa candidature, sur la liste quadriennale des conseillers municipaux. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Belgique) Premier grade universitaire qui s'effectue en deux ou trois ans.
- Je suis en première (année) candidature en langues.
- Les candidatures ont été en grande partie remplacées par les baccalauréats en vertu du décret européen de Bologne.
-
dorure
?- Couche d’or fort mince appliquée sur la superficie de quelque ouvrage.
- […] un lit de parade, orné d’une infinité de dorures et de rideaux de brocart avec des galons et des franges d’or et d’argent. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Il gagna la grande salle de réception aux fauteuils surmontés de dorures. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- On suppute le prix d'une colonne, on marchande l'épaisseur des dorures, bientôt il ne sera plus permis d'allumer une rampe au fronton de l'Élysée, sans entendre crier quelque part qu'un mètre de gaz coûte vingt centimes, […]. — (Pierre Louÿs, Une fête à, Alexandrie, dans Archipel, 1896)
- Un jour blafard éclairait les dorures de la salle dont la partie inférieure restait plongée dans la pénombre. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
-
rivure
?- (Serrurerie) Broche de fer qui entre dans les charnières des fiches pour en joindre les deux ailes.
- RIVURE. Espèce de tête faite à l’extrémité d’une broche de fer pour l’assujettir dans un trou où elle passe. On fait une rivure à l’extrémité de petites groupilles [sic : goupilles] qu’on nomme rivures, et aussi au bout de certains clous que pour cette raison on appelle clous rivés. (Serrur.) — (Louis-Théodore Pernot, Dictionnaire du constucteur, Baudoin, Paris, 1829)
- (Technique) Action de river.
- Chaque virole peut être rivée sur elle-même et sur ses voisines, soit par recouvrement, soit avec couvre-joint. La rivure par recouvrement est la plus usitée quoique, appliquée aux joints longitudinaux, elle ait l’inconvénient d’altérer un peu la forme circulaire, et beaucoup plus l’uniformité de la répartition des efforts près du joint. Elle doit toujours, du reste, être à deux rangs pour atténuer le désavantage de sa direction. — (Charles Couche, Voie, matériel roulant et exploitation technique des chemins de fer, tome III, 1er fascicule, Dunod, Éditeur, Paris, 1874)
-
encolure
?- (Hippologie) Partie du corps qui s’étend, chez un animal, depuis la tête jusqu’aux épaules et au poitrail.
- Bientôt le Sultan arrive; les tambours battent, les clairons sonnent aux champs; les fantassins présentent les armes et les cavaliers s’inclinent sur l’encolure de leurs chevaux en criant. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 119)
- Les femmes « youyoutèrent » à gorge déployée, et nous échangeâmes congratulations et compliments, l’un flattant l’encolure du mulet, notre héros, l’autre exagérant les mérites du conducteur bédouin. — (Évelyne Berriot-Salvadore, La Méditerranée et ses cultures, éditions du Cerf, 1992, page 184)
- (Sens figuré)
- On sait que Geffroy a publié une sorte d’encyclopédie des musées d’Europe, qui est le plus beau, le plus complet et le meilleur des cicérones de notre temps, battant, à cent encolures, tous les ouvrages similaires. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Au temps de Judas, Grasset, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 361)
- (Anatomie) Même partie chez l’humain.
- C’est un bel homme bien en chair, élégant en effet, quoique de massive encolure, avec de larges épaules, des joues pleines, de beaux yeux noirs caressans. — (Ernest Duvergier de Hauranne, Huit mois en Amérique, Revue des deux mondes, Vol. 2005, 1866, page 495)
- (Par extension) (Couture) Partie d’un vêtement qui entoure le cou.
- L’encolure d’une chemise, d’un pardessus.
- (Sens figuré) (Familier) Air, apparence.
- Il a l’encolure d’un sot.
-
lecture
?- Action d’une personne qui lit à haute voix.
- Sa lecture est parfaite. Sa lecture est monotone.
- (En particulier) Reproduction par la voix d’un texte écrit ou imprimé.
- On fit la lecture du contrat de mariage en présence de tous les parents.
- J’ai assisté hier à la lecture d’une belle pièce.
- Ce discours est moins intéressant à la lecture qu’à l’audition.
- Cette pièce est de celles qui gagnent à la lecture.
- Action, habitude de lire seul et des yeux, pour son instruction ou pour son plaisir.
- Aristote n'a connu que le bras hectocotylisé des octopus, comme on peut s'en convaincre facilement par la lecture attentive des passages en question, mais il l'a connu fort exactement. — (Japetus Steenstrup, « La formation des hectocotyles chez les Argonautes et les Tremoctopus expliquée par la découverte d'organes analogues chez les Céphalopodes en général », dans les Archives des sciences physiques et naturelles, tome 36, Lausanne : chez Georges Bridel & Paris : chez G. Masson, 1882, page 76)
- Toute l’action, dans la lecture, est le fait de celui qui lit. Voilà pourquoi les liseurs les plus attentifs, les moins lassables, se recrutent parmi les gens habituellement environnés de repos, les gens qui ne voient pas beaucoup remuer le monde autour d’eux. — (La Revue de France, sous la direction éditoriale de Marcel Prévost & Raymond Recouly, La Renaissance du livre, 1922, vol. 2, no 5, page 686)
- Ce canapé restera pour moi celui de Guerre et Paix : on se souvient de la date et du lieu d’une lecture, quand elle a été une grande joie. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 23.)
- Les longs étés à Nollet, et les lectures dans la fraîcheur du salon, sur le canapé de Guerre et Paix, les lectures aussi de l’automne devant un grand feu, et les nuits tôt venues de l’hiver où dans un lit calfeutré on n’en finit plus de lire, tandis que le vent passe et tourne autour de la maison. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 87.)
- Sur le canapé du salon, qui serait plus tard celui de Guerre et Paix, commencèrent mes premières longues lectures de l’été, qui ont une saveur si particulière dans une pièce fraîche aux volets clos. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, pages 125-126.)
- Comme la lecture est l’acte le plus individuel qui soit (bien plus encore que l’acte sexuel), on comprend qu’elle soit un « horrible danger » pour toute inquisition réelle ou virtuelle. — (Philippe Sollers, Éloge de l’infini, Gallimard, page 367)
- S’emploie surtout au pluriel pour désigner ce qu’on lit, ce qu’on a lu.
- Les bonnes lectures, les mauvaises lectures.
- Il a bien profité de ses lectures.
- Instruction qui résulte de la lecture.
- Cette remarque pose, d’ailleurs, à l’historien, un problème. L’analyse qui est la sienne s’appuie sur SA lecture, véritable relecture dans un contexte parfaitement différent. — (Yvonne Turin, Littérature engagée et anticolonialisme européen dans l'Algérie du Centenaire: le cas singulier d'Albert Truphémus, dans la Revue d'Histoire moderne et contemporaine, tome XXIII, 1976, page 617)
- Non, ce dernier fut simplement effaré à la lecture des chiffres fournis par les grouillots du ministère de l’Éducation nationale qui, en bons subordonnés, travaillent, eux, et en plus font plaisir au chef ! — (Peggy Derder, Mon cas d'école, Flammarion, 2010, chapitre 1)
- C’est un homme qui n’a point de lecture, qui n’a aucune lecture, qui a beaucoup de lecture, qui est d’une prodigieuse lecture.
- Il est rempli, nourri de la lecture des anciens.
- Enseignement qui rend les enfants ou les illettrés capables de lire.
- Nouvelle méthode de lecture.
- Cette mère a appris à ses enfants la lecture et l’écriture.
- (Par extension) Se dit de textes particulièrement choisis pour développer l’art et le goût de la lecture chez les enfants.
- Premier livre de lecture.
- Lectures enfantines.
- Lectures pour les adolescents.
- (Par analogie) Observation visuelle.
- Cela tient de l’astrologie, de la tarologie, de la divination, des tables tournantes, de la chiromancie, ou de la lecture des viscères. Et pourtant, pendant ces trente dernières années, les dirigeants du monde occidental n'ont eu d'autre solution que de recourir à la kremlinologie pour tenter de comprendre les ressorts de la politique soviétique […]. — (Olivier Da Lage, Thomas Schreiber & Gérard Grizbec, Le Secrétaire général, Pierre Befond, Paris, 1987, chapitre 7)
- (Sens figuré) Interprétation.
- Si la lecture officielle russe de ces événements diverge (en faisant de la guerre du Donbass une simple révolte populaire réprimée par l’armée ukrainienne), elle fait aussi de Sloviansk un lieu incontournable. — (Benoît Vitkine, Le Donbass, objectif minimal de l’armée russe, Le Monde. Mis en ligne le 26 mars 2022)
-
grenure
?- État du cuir grené.
- (Beaux-arts) Action de grener les ombres d’une gravure. Résultat de cette action.
-
peignures
?- Pluriel de peignure.
-
saumure
?- (Cuisine) Préparation salée faite pour y conserver de la viande, du poisson, des olives, etc.
- La viande trichinée doit être rejetée de la consommation, et, comme il est facile qu'elle échappe à l'examen, il est toujours préférable de manger la viande de porc très cuite. Il ne faut pas croire que la saumure ou le boucanage suffisent à détruire la vitalité des trichines. — (Paul Cagny & Raoul Gouin, Hygiène et maladies du bétail, Éditions J.-B. Baillière et fils, 1909, page 365)
- Une saumure d’anchois.
- (Par extension) Eau salée.
- L’eau de mer, solidifiée par la congélation, se libère du chlorure de sodium, mais conserve les sulfates ; les embruns peuvent la saupoudrer de sels, et un peu de saumure reste emprisonnée. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
-
halogénure
?- (Chimie) Anion formé d’un élément chimique de la famille des halogènes.
- Le film à l’halogénure d'argent n’est cependant pas mort. — (Futuribles, numéros 304 à 309, 2005)
- L’invention porte sur un procédé pour déshalogéniser un halogénure aromatique, dans lequel un gaz hydrogène est amené en contact avec un mélange liquide qui est obtenu par addition d’un halogénure aromatique concerné dans de l’eau jouant le rôle de solvant ou un solvant organique conjointement avec un catalyseur du groupe platine hétérogène et un métal magnésium et/ou un métal zinc. — (site patentscope.wipo.int)
-
pâture
?- (Élevage) Nourriture des bêtes, des oiseaux, des poissons.
- […] la plus grande partie des richesses domestiques des propriétaires saxons se composait de nombreux troupeaux de porcs, et cela surtout dans le voisinage des forêts, où ces animaux trouvaient aisément leur pâture. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Derrière lui, notre bateau laissait un sillage écumeux au milieu de l’eau jaune, sur laquelle flottaient des débris de toutes sortes, des planches, des bouts de bois, des cadavres d’animaux tout ballonnés, des bouchons, des herbes ; de temps en temps un oiseau aux grandes ailes s’abattait sur ces épaves, puis aussitôt il se relevait, pour s’envoler avec un cri perçant, sa pâture dans le bec. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Parmi les facteurs locaux, nous citerons d'abord la dégradation des pâturages causée par les abus de la transhumance, d'immenses troupeaux ayant été amenés des pays du Sud pour y trouver, pendant l'été, leur pâture. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Je vérifiai mon révolver et bouclai mes cantines avec la quasi-certitude que le surlendemain nous servirions de pâture aux corbeaux du Saïs. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 280)
- (Élevage) Lieu où croît la nourriture des animaux qui paissent.
- Il fauchait les touffes d’échaudures qui poussaient dans la pâture de derrière. — (Daniel Bernier, Les terres meurtries, volume 2 : Léona, Éditions l'Archipel, 2004)
- La plus grande métairie en superficie était Mauvy : 140 hectares environ, mais la surface labourable ne représentait que 18 % des terres (25 hectares), car l’essentiel était constitué de bruyères (72 hectares), de pâtures (24 hectares) et de taillis (14,3 hectares). — (Isabelle Aristide, La fortune de Sully, Institut de la gestion publique et du développement économique, 1990, Open Edition book, 2014, page 311)
- Nourries au foin, les biquettes ne donnaient pas un lait aussi savoureux et parfumé. Rien ne valait les pâtures gourmandes du printemps et de l'été. — (Jérôme Deliry, L’Héritage de Terrefondrée, Éditions Calmann-Lévy, 2013, chapitre 6)
- Des épines il en fallait. Beaucoup. Des kilomètres d’épines pour limiter les pâtures. — (Gilles Clément, Éloge des vagabondes: Herbes, arbres et fleurs à la conquête du monde, 2014)
- (Agriculture) Action de faire pâturer.
- Il s'agit de prairies naturelles non retournables, mises en valeur par la fauche ou la pâture. — (Ingénieries : eau - agriculture - territoire, numéro spécial 2000, page 47)
- (Sens figuré) Nourriture.
- Ils étaient partis cependant, et j’avais longtemps attendu ma nourriture, ce qui n’est pas étonnant ; le sacristain goutteux était trop occupé de sa propre pâture pour songer à la mienne. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Sens figuré) Ce qui nourrit, ce qui rapporte, ce qui apporte quelque chose.
- Il sonda malicieusement ce caractère propre à se courber aux exigences d’un plan pourvu qu’il y trouvât sa 'pâture. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre septième)
-
fêlure
?- Fente d’une chose fêlée.
- La fêlure de ce vase est si légère qu’on ne la voit point, qu’elle ne paraît point.
- Il avait tiré la bague d’opale de son doigt. […] il examina un instant la fêlure qui la traversait. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, p.331, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie)
- (Sens figuré) (Familier) Dérangement de l’esprit.
- Cet individu divague : il a sûrement une fêlure.
-
bitture
?- (Marine) (Vieilli) Portion déterminée d’un câble qui doit filer librement avec l’ancre sur laquelle il est étalingué, et qu’on élonge sur le pont en direction des écubiers, quand on se prépare à mouiller.
- Le tour de bitte doit être pris à l’avance en dedans et sur l’avant de la bitture préparée, sauf à filer plus de câble dehors si le cas l’exige, sans décapeler le tour de bitte. — (Jean-Baptiste Philibert Willaumez, Dictionnaire de marine avec huit planches, 1831, p. 80)
- Les deux ancres de bossoir furent bientôt prêtes à être mouillées, les bittures des câbles furent prises et ensuite les travailleurs regardèrent autour d’eux. — (James Fenimore Cooper, traduction de Defauconpret, Le Lac Ontario, Jouvet et Cie, Garnier frères, 1870, p. 252)
- (Familier) (Vieilli) Variante graphique de biture, l'ivresse.
- N'aspirons-nous le grand air que pour l’ineffable joie d'engloutir impunément du piqueton jusqu'au gobichonnage majeur, jusqu'à prendre une bitture ? — (Auguste Luchet, Les mœurs d'aujourd'hui : le tabac, le jeu, le canot, le pourboire, la blague, la pose, le chantage, le loyer, la boutique, l'exil, Paris : chez Coulon-Pineau, 1854, p. 47)
-
emplanture
?- (Marine) Encaissement destiné à recevoir le pied d'un mât.
- Les mâts menaçaient de se rompre jusque dans leur emplanture. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846, pages 255-266)
- Sur chaque navire, […], les hommes amènent la vergue, la posent sur deux chevalets, ferlent la voile ; arc-boutés, ils font basculer les quatre cents kilos du mât trapu sur son emplanture, le couchent, sortent les avirons, les empoignent de leurs mains crispées par le froid, prennent la cadence de nage. Les Vikings remontent vers Rouen. — (Patrick Louth, La civilisation des Germains et des Vikings, Genève : éditions Famot, 1976, page 141)
- Ulysse seul peut conserver les oreilles ouvertes à la condition qu’il soit trois fois lié avec des cordes : les mains liées, les pieds liés et, debout sur l’emplanture, le thorax lié au mât. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection, Folio, page 166)
- (Aéronautique) Ligne de raccordement de l'aile au fuselage.
-
contracture
?- (Architecture) Rétrécissement qui se fait dans la partie supérieure d’une colonne.
- Rigidité plus ou moins considérable et prolongée des muscles.
- À noter que Jonathan se plaint d’une légère contracture à la cuisse, ce qui expliquerait en partie sa course moyenne. — (« JO : les Borlée en finale du 400m », LeSoir.be, 5 aout 2012)
- Un défaut d’occlusion de la mâchoire, un mauvais appui du pied sur le sol, des chocs et des traumatismes peuvent également déclencher des contractures et douleurs cervico-dorsales. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 22)
-
acuponcture
?- Variante orthographique de acupuncture.
- Pour tenter d’expliquer le fonctionnement de l’acuponcture, des médecins occidentaux ont suggéré que les aiguilles bloquent des voies nerveuses, empêchant les messages de douleur d’arriver au cerveau. — (Abayomi Sofowora, Plantes médicinales et médecine traditionnelle d’Afrique, 2010)
-
courbature
?- Lassitude extrême du corps et surtout des jambes provoquée par la fatigue, la maladie ou l’excès de sport.
- Le lendemain, c'est la roupillade prolongée, la courbature au réveil, l'impossibilité de besogner utilement. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 103)
- Douleurs musculaires sans gravité, consécutives à un effort physique.
- Elle se leva, étira la courbature de ses épaules, et toisa son mari. — (Colette, Duo, 1934)
- (Par extension) Lassitude de l'esprit.
- Nous étions secoués comme ces souris que l’on ballotte pour les étourdir et les tuer contre les parois de la souricière, et il fallait toute la sévère beauté du paysage pour ne pas nous laisser aller à la mélancolie et à la courbature. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Quelques lignes d’écriture avaient apaisé son âme, nourrie d’images, moins sensible aux choses qu’aux signes des choses. Mais il lui restait au cœur une courbature. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 308)
- Mais quelle courbature que d’avoir ainsi joué le rôle de monsieur gosse jusque dans un âge avancé, que d’avoir distribué à la ronde tant de verres de guimauve et de coquelicot ! — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux, Grasset, 1914, réédition Le Livre de Poche, page 49)
- Je gagnai la hutte-salle de bain. Mais ni l’eau chaude ni l’eau froide ne purent, comme elles le faisaient à l’ordinaire, détendre mes muscles ni mon humeur. La courbature était d’ordre moral. Tout m’irritait et particulièrement moi-même. — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
- Ils sont enfoncés dans un de ces immenses débats métaphysiques qui ne laissent derrière eux qu’une courbature de l’esprit et le sentiment d’une ardeur retombée. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 181)
-
râblure
?- (Marine) Rainure en forme de triangle pratiquée dans la longueur de la quille, de l’étambot ou de l’étrave, pour y placer l’extrémité des bordages.
- La râblure est le point délicat de tout bateau en bois.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.